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vendredi, 20 décembre 2013

SOMMET DE BRUXELLES - MERKEL BLOQUE LES FONDS DE L'UNION EUROPEENNE POUR LES MISSIONS AFRICAINES DE LA FRANCE

 

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Et vlan ! ! ! Voici ce qui arrive quand on veut faire financer ses errements et ses turpitudes par les autres et en tirer seul les dividendes. Vous avez liquéfié la Centrafrique en lui imposant un chef rebelle, assumez aujourd'hui les dérives qui s'y déroulent. Bien fait pour vous! Chaque mort en Centrafrique est de la responsabilité directe de la France. Qu'elle assume! Et seule. Bonne lecture. Fernand Dindé.



L'UE ne mettra pas de fonds à disposition pour soutenir les opérations de l'armée française en Afrique. Selon la chancelière Angela Merkel, un financement n'est possible que lorsque les partenaires européens sont également impliqués dans la prise de décision de la mission.

La France ne recevra aucune aide financière des autres pays de l'UE pour ses opérations militaires en Afrique. Le plan du président français François Hollande a échoué principalement à cause de la résistance de la chancelière allemande Angela Merkel.

«Nous ne pouvons pas financer de mission militaire dans laquelle nous ne sommes pas impliqués dans le processus de décision», a déclaré Mme Merkel dans la nuit de vendredi pendant le sommet de l'UE à Bruxelles. Cependant, elle a expliqué qu’il y a «des raisons de croire qu'une intervention en Centrafrique était nécessaire.»

La chancelière a indiqué clairement qu'elle et les autres pays de l'UE attendaient à l’avenir un comportement différent de la France. Il ne suffit pas d'obtenir une décision du Conseil de sécurité de l'ONU pour une mission militaire. Celui qui aspire à une coresponsabilité européenne doit, dans le même temps, s’accorder avec ses partenaires européens et s'efforcer d’obtenir une décision de l’Union européenne.

(Source: Spiegel/AFP)


Traduction: Nathalie Yamb

 

Source: SPIEGEL.DE

vendredi, 08 novembre 2013

ALLEMAGNE: LA DECOMPOSITION RAPIDE DE LA FRANCE VA ENTRAINER L'ENSEMBLE DE L'EUROPE VERS LE BAS


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À l’instar de Jacques Schuster du journal Die Welt, les Allemands s’inquiètent de la menace que la France fait peser sur l’Europe.

 

Notre voisin languit depuis des années mais la société française n’est pas prête au changement. Chaque faillite est acceptée. Le pire c’est que les Français vont nous entraîner dans leur chute.

Les États peuvent-ils échouer ? Sont-ils en mesure de se rendre compte que finalement il n’y a plus une pierre à retourner ?[1]​ Serait-il possible que la phrase d’Hölderlin soit erronée : « Quand il y a un danger, les secours s’organisent. » Mais que faire si l’état d’urgence est décrété et que les aides sont absentes ?

Qui regarde l’autre rive du Rhin vers la France est saisi d’horreur. Ce pays qui croupit depuis des années  est en voie de décomposition rapide. Depuis près d’une décennie, les experts ont mis en garde la France contre sa relégation, mais rien n’a changé. Vous pouvez constater le champ de ruines qui ne cesse de s’agrandir. La France ne tremble pas en dépit du fait que depuis 2009, plus de mille usines ont fermé ! (la plus récente étant celle de Peugeot à Aulnay qui a arrêté sa chaîne de production jeudi dernier)

Chirac et Sarkozy n’ont fait aucune réforme sérieuse.

Il y a sept ans le philosophe Pascal Bruckner dit à ses compatriotes que la France devenait progressivement lilliputienne. Comme ils ne voulaient pas entendre la vérité, ils s’enfermèrent dans une « combinaison unique d’arrogance et de haine de soi ». Mais très peu de ses compatriotes entendirent l’appel de Bruckner et très peu aussi sont ceux qui étaient prêts à accepter des changements drastiques[2].

Il y a seulement ​​un terrain sur lequel la société française est sortie brusquement de sa léthargie. Il s’agit d’un mouvement de révolte arborant un bonnet rouge au lieu du bonnet phrygien mais qui reprend la même antienne que celle des révolutionnaires sur les barricades :

« Liberté, Égalité, Fraternité », mais, en réalité, leur message est le suivant : « Prudence, prévoyance et protection de nos emplois. »

Les récentes manifestations en Bretagne attestent que les agriculteurs et les camionneurs ont réussi leur pari de renverser l’écotaxe que la capitale voulait lever pour remplacer les poids-lourds par des trains. Il ne semble pas que le président Hollande soit capable de briser la force des contre-révolutionnaires. Pourquoi devrait-il être plus fort que ses prédécesseurs Chirac et Sarkozy qui ont fait si peu ou rien pour réformer en profondeur ce pays ?[3]

La dette française va bientôt dépasser le seuil critique de 100% du PIB

Le pays coule et la seule chose qui augmente est le chômage qui s’établit à 11% pour la population active et à 26% chez les jeunes. La dette s’élèvera à 95% du Produit intérieur brut à la fin de l’année. Le manque de ressources financières conduit Paris à réduire son investissement dans la recherche à 2% alors que Berlin y consacre 4%. Par ailleurs, les exportations ont chuté de 20% depuis 2005. L’OCDE a mis en garde contre le danger que Paris court à subventionner les industries les moins avancées.

La France n’est plus en mesure de continuer dans cette voie sans issue. Mais toute faillite, tout licenciement, ou toute mauvaise nouvelle est acceptée comme un coup du sort. Contre cet état d’esprit on ne peut rien faire.

« Aucune force ne peut agir contre l’esprit destructeur d’une nation si elle n’est pas elle-même inconsciente ou morte », disait Hegel. C’est une mauvaise chose car les Français vont finalement tirer vers le bas toute l’Europe [4]

 

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  1. Ce n’est pas l’opinion du gouvernement socialiste qui invente chaque semaine une nouvelle taxe en espérant revenir, un jour, à la barre mythique de 3% de déficit budgétaire comme s’y est engagé le ministre de l’économie Pierre Moscovici (un ancien énarque) auprès de la commission européenne.
  2. La potion libérale est toujours refusée par les docteurs Knock sortis de l’ENA qui sont aux commandes de l’économie française depuis 1974 avec le succès que l’on connaît. Aucun budget n’a été équilibré depuis leur accession au pouvoir. Nous doutons que leur maître à penser Lord Keynes approuverait leur politique de relance par le déficit budgétaire qu’ils mènent inlassablement depuis quarante ans. 
  3. C’est la question que la « fausse droite » UMP aurait dû se poser quand elle était au pouvoir. 
  4. Un sondage d’IFOP commandité par le Journal du Dimanche, montre que 91% des Français ne sont pas satisfaits de la politique du président, 40% demandent un changement de sa politique et 30% de son gouvernement. Ce sondage est consternant car il prouve, une fois de plus, que les Français misent toujours sur un changement de tête pour faire des miracles plutôt que sur un remplacement de son modèle collectiviste qui nous conduit à la ruine, à la guerre civile, et à la fin de l’Union européenne comme le craignent les Allemands qui ont su se réformer à temps. La France ne sait pas se réformer en paix, elle ne fait que des révolutions sanglantes quand la pression devient intenable. On approche rapidement de ce seuil de non-retour. Le gouvernement socialiste en est-il conscient ?

 

Source: META TV.ORG

samedi, 24 août 2013

LA RESERVE FEDERALE DES ETATS-UNIS EMPECHE L'ALLEMAGNE DE RAPATRIER SON OR

 

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Washington empêche Berlin de récupérer son or



MICHEL COLLON : Nous avons parfois l'impression que les grandes puissances sont trop fortes et que les résistances ne pourront l'emporter. Un sentiment qui nous est aussi insufflé par les médias. En réalité, dans une économie capitaliste en crise profonde, les contradictions s'intensifient entre ces grandes puissances qui prétendent décider à notre place. Et profiter de ces contradictions offrira aussi plus d'espace aux résistances des peuples du Sud. L'article d'aujourd'hui éclaire une de ces contradictions : entre alliés, la confiance fout le camp !

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Les Etats-Unis refusent de rendre l’or que l’Allemagne a mis à l’abri dans la Réserve Fédérale des USA et a, par ailleurs, empêché les représentants allemands de visiter le coffre de la Banque Centrale de ce pays pour vérifier l’état des tonnes d’or entreposées.

 

La méfiance par rapport au dollar pourrait s’intensifier après que la Bundesbank allemande ait demandé le rapatriement de son or entreposé dans la Réserve Fédérale des États-Unis, mais que Washington ait refusé de le faire avant 2020.

L’agence d’information russe, RT, a publié que les représentants allemands se sont vus refuser le permis de visiter le coffre de la Banque Centrale des États-Unis.

« L’Allemagne, qui y a entreposé près de la moitié de ses réserves en or, a de bonnes raisons de s’inquiéter. En général, les institutions financières des USA sont connues pour vendre ce qui n’existe pas réellement », écrit RT sur la publication de son portail Web.

Ils citent l’exemple de 2012, lorsque la banque Goldman Sachs vendait des certificats d’or en assurant qu’ils étaient garantis par l’or authentique de ses coffres. Cependant, comme cela s’est su par après, il n’y avait pas d’or dans ces coffres, et la banque travaillait sur base d’un système de réserve fractionnaire, en supposant que peu de dépositaires exigeraient de récupérer leur or.

Le fondateur et président de l’Association Allemande de Métaux Précieux, Peter Boehringer, considère que ce refus des États-Unis est un mauvais signe.

« Nous avons exercé beaucoup de pression sur la Bundesbank, nous lui avons envoyé énormément de questions, ainsi que d’autres entités. Nous voulons savoir pourquoi elle n’agit pas en tant qu’audit approprié, pourquoi ils ne font pas pression sur la banque centrale de son partenaire, tout particulièrement sur la Réserve Fédérale, pour qu’elle soit un audit adéquat. Pourquoi n’est-il pas possible de rapatrier cet or ? Il y a donc énormément de questions sans réponses », dit-il.

« Les USA et la Réserve Fédérale financent actuellement entre 60 et 80% de la dette fédérale récemment publiée, les bons du Trésor. Et son achat libre est une mauvaise nouvelle pour la dette des USA. Cela met en évidence que quelque chose va mal pour la qualité du dollar des États-Unis comme monnaie de réserve. La Chine et l’Inde vont probablement consommer 2.300 tonnes d’or conjointement cette année, ce qui équivaut presque à 100% de la production mondiale », explique-t-il.

La Réserve Fédérale des États-Unis est une des organisations les plus secrètes au monde. Depuis bien des années, elle entrepose de grandes quantités d’or de différents pays. Si auparavant elle était considérée comme l’endroit le plus sûr pour les réserves de beaucoup de pays, maintenant la situation a changé, puisque l’or qui y est entreposé s’épuise du fait de sa vente, son cautionnement ou son utilisation comme garantie financière.

En janvier de cette année, la Bundesbank allemande a informé de sa décision de rapatrier 674 tonnes des réserves officielles d’or déposées à l’étranger d’ici 2020.

Jusqu’au 31 décembre 2012, la banque allemande conservait 31% de son or sur le sol allemand. Avec cette mesure, ils estiment que cette quantité s’élève à 50% avant le 31 décembre 2020.

« Les réserves d’or d’une banque centrale créent de la confiance », indique l’entité financière dans un communiqué qui assure que cette mesure augmentera la confiance en sa propre économie.

L’Allemagne possède la seconde plus grande réserve d’or au monde ; 3.396 tonnes. Au cours des prochaines huit années, 674 tonnes vont être rapatriées depuis New-York et Paris, avec pour objectif que 50% de cet or soit entreposé sur le sol allemand. 13% des réserves d’or allemandes sont entreposée à Londres et y resteront entreposées. Les réserves d’or déposées à New-York devraient passer de 45% à 37%. Les 374 tonnes actuellement entreposées à la Banque de France à Paris retourneront sur le sol allemand.

 

In Telesur

Traduit par San Felice pour Investig'Action

 

Source: MICHEL COLLON.INFO

samedi, 11 mai 2013

LE PACTE DE DISCIPLINE BUDGETAIRE - L'ALLEMAGNE EST-ELLE RESPONSABLE DE L'AUSTERITE EN EUROPE?

 

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Un projet de texte sur l'Europe du Parti socialiste décrit Angela Merkel comme la "chancelière de l'austérité" à "l'intransigeance égoïste". REUTERS/Fabrizio Bensch

 

Les socialistes français ont virulemment critiqué ce week-end la politique d'austérité budgétaire "imposée" par l'Allemagne. Une instrumentalisation démagogique qui cache une réalité politique plus complexe. Explications.

 

L'Allemagne impose un "diktat" de l'austérité en Europe. C'est ce qu'affirme la gauche française. Dans un projet de texte sur l'Europe publié la semaine dernière, l'aile gauche du PS accuse Angela Merkel d'être la "chancelière de l'austérité" à "l'intransigeance égoïste". Le texte a finalement été expurgé ce week-end des références mettant en cause la dirigeante allemande, sous la pression du Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Face au tollé provoqué dans la classe politique française, l'exécutif tente aujourd'hui de rassurer sur l'état du couple franco-allemand, tandis que Berlin fait mine d'ignorer ces critiques. Aussi pathétique et démagogique soit-elle dans ses relents antigermaniques, cette polémique n'en est pas moins révélatrice du constat d'échec de la politique d'austérité défendue par l'Allemagne.

Partout en Europe, aux Etats-Unis, et même dans les plus hautes sphères du FMI, des voix s'élèvent pour exiger de Berlin davantage de souplesse budgétaire et des mesures en faveur de la croissance, alors que le sud de la zone euro s'enfonce dans la récession.

>> EN IMAGES: Qui sont les porte-voix de l'anti-austérité?

Mais faire porter le chapeau à la seule Allemagne est un peu trop facile. "Prétendre que c'est l'Allemagne qui dicte l'austérité en Europe est faux et démagogique!", s'énerve l'eurodéputée centriste Sylvie Goulard. S'il est aujourd'hui impératif d'assainir les finances publiques, c'est parce que les précédents gouvernements ont laissé filé les déficits sans faire les réformes structurelles nécessaires".

Tous les pays européens acceptent l'austérité

"Cette stratégie de réduction des déficits sous le seuil des 3% du PIB est définie par la Commission européenne et acceptée à l'unanimité par tous les Etats membres, rappelle Christophe Blot, économiste à l'OFCE. L'Allemagne défend cette stratégie, mais elle ne l'impose pas. C'est le gouvernement français qui a voté le pacte de discipline budgétaire européen et c'est le même qui a adopté un budget 2013 de rigueur."

L'économiste souligne qu'à l'exception des Pays-Bas, qui ont renoncé mi-avril à mettre en oeuvre un nouveau plan d'austérité pour 2014, et par là même à tenir leur engagement vis-à-vis de Bruxelles de ramener le déficit à 3%, les autres pays européens en difficultés économiques se contentent de repousser le calendrier mais ne réduisent pas pour autant l'effort de consolidation budgétaire, qui varie de 1 à 3 points de PIB par an.

Dans ce contexte, la poursuite de la récession est inévitable. Le retour de la croissance en zone euro n'est pas à attendre avant 2014, voire 2015. "Ralentir la consolidation budgétaire est une nécessité", estime Christophe Blot. L'Allemagne, qui est déjà à l'équilibre des finances publiques et cessera dans les deux prochaines années de faire des efforts de consolidation, n'est pas sourde à ces arguments.

"Les Allemands ont le même souci sur la croissance en Europe, explique Sylvain Broyer, économiste de Natixis. Ils ne s'opposent pas aux rallonges accordées par Bruxelles en termes de calendrier pour ramener les déficits sous 3% du PIB. Ce qui leur tient à coeur, ce sont les réformes structurelles et l'importance de garder le cap de la consolidation budgétaire."

L'Allemagne joue l'immobilisme en période électorale

L'Allemagne est le pays qui contribue le plus au sauvetage de la zone euro, via les plans d'aide à la Grèce, à l'Irlande, au Portugal, aux banques espagnoles et récemment à Chypre. Si les élus allemands, de gauche et de droite, ont toujours soutenu ces plans d'aide, l'opinion publique, elle, y est majoritairement hostile.

D'où le discours de fermeté budgétaire défendu par Angela Merkel. Il ne faut donc pas s'attendre à voir Berlin donner son feu vert à une politique de relance de la croissance en Europe, du moins jusqu'aux élections législatives qui auront lieu le 22 septembre prochain. "L'Allemagne ne fait pas de blocage, elle fait de l'immobilisme dans un contexte électoral", explique Sylvain Broyer.

Si les conservateurs d'Angela Merkel (CDU et CSU) remportent les élections et forment une nouvelle coalition avec les libéraux (FDP), le "nein" allemand à la relance ne risque pas de s'infléchir. Si, en revanche, les sociaux-démocrates (SPD) entrent dans une grande coalition gouvernementale, ce sont "les Allemands eux-mêmes qui pourraient proposer dès l'automne un vaste plan d'investissements et de croissance en Europe", prédit Sylvain Broyer.

 

Par Emilie Lévêque, publié le 29/04/2013.

 

Source: L'EXPANSION.COM

CE RAPPORT ALLEMAND QUI ETRILLE L'ECONOMIE FRANÇAISE

 

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Un rapport interne du ministère allemand de l'Economie, dirigé par le libéral Philipp Rösler (à gauche sur la photo), analyse en termes peu flatteurs la situation économique de la France. REUTERS/Fabrizio Bensch

 

Perte de compétitivité, délocalisations, coût élevé du travail, manque d'investissements... Un rapport non officiel du ministère allemand de l'Economie dresse un bilan au vitriol de l'économie française.

 

Voilà un rapport qui devrait mettre de l'huile sur le feu dans dans les relations du couple franco-allemand, déjà bien échaudé par la polémique suscité en France par le PS. Dans un projet de texte sur l'Europe publié la semaine dernière, les socialistes français accusent Angela Merkel d'être la "chancelière de l'austérité" à "l'intransigeance égoïste".

Réponse - non officielle - de l'Allemagne: la France menace de devenir "l'homme malade de l'Europe". C'est en tout cas ce qui serait écrit noir sur blanc dans un rapport au virtriol sur l'économie française qui circulerait dans les couloirs du ministère allemand de l'Economie, révèle le Handelsblatt. Le quotidien allemand de référence du monde des affaires en publie des extraits en Une de son édition de mardi 30 avril.

"L'industrie française perd de plus en plus en compétitivité, la délocalisation à l'étranger des entreprises se poursuit, la marge des entreprises est faible", est-il écrit dans ce rapport compilé par les fonctionnaires du ministère du libéral Philipp Rösler (FDP), selon le journal. Le document en question est "une note à usage exclusivement interne, pas destinée à être publiée", compilée par un service "qui analyse régulièrement la compétitivité des pays de la zone euro", a précisé plus tard à l'AFP le ministère, confirmant donc indirectement l'existence de ce rapport.

Le document fait état des "coûts du travail en forte hausse" en France, "du temps de travail le plus faible d'Europe", de "pression fiscale la plus élevée de la zone euro" ou encore d'un manque d'investissement dans la recherche et le développement, écrit le Handelsblatt, en général bien renseigné sur tout ce qui provient des services de Philipp Rösler. Le journal conclut sur deux pages d'analyse sur la France en notant que "le fier voisin" français "menace de devenir l'homme malade de l'Europe".

Berlin inquiet du rythme poussif des réformes en France

La publication de ce rapport intervient dans un contexte tendu des relations franco-allemandes, après les attaques frontales du Parti socialiste français contre la politique de la chancelière Angela Merkel, accusée d'étouffer la croissance en Europe pour des motifs "égoïstes". Berlin a tenté de minimiser la portée de ces critiques, et s'abstient de manière générale de montrer la France du doigt ces derniers temps.

Mais la presse allemande et nombre d'observateurs ont vu dans les attaques du PS une tentative de détourner l'attention du rythme poussif de mise en oeuvre de réformes en France. Dans le quotidien régional Kölner Stadtanzeiger mardi, le commissaire européen à l'Energie, l'Allemand Günther Oettinger, appelle Paris à passer à la vitesse supérieure. "Ma position est: nous sommes prêts à accepter le (déficit public) de 2013 seulement si des réformes structurelles sont mises en oeuvre. Des réformes du marché du travail, un temps de travail allongé, un plafonnement de la croissance des retraites, des suppressions de postes dans le secteur public", a dit le conservateur.

Paris ne respectera pas cette année le plafond de déficit public imposé par les règles européennes, et espère la clémence de ses partenaires en promettant des réformes et un respect du pacte de stabilité l'an prochain. Le gouvernement allemand a plusieurs fois signalé à demi-mot qu'il était prêt à faire ce geste vis-à-vis de son plus important partenaire.

 

L'Expansion.com avec AFP, publié le 30/04/2013.

 

Source: L'EXPANSION.COM

samedi, 19 janvier 2013

ALASSANE, LE BERLINOIS BARATINEUR

 

UNE L'ELEPHANT DECHAINE - ICH BIN EIN BARATINEUR.jpg


Ce jour (vendredi 18 janvier 2013), sous le coup de 14h30, le DG et le DP de "L’Éléphant Déchaîné" ont été entendus par le bureau des conseillers du Conseil National de la Presse (CNP), au sujet de la "UNE" du journal du mardi 15 janvier 2013 ("ICH BIN EIN BARATINEUR")

Des échanges qui ont duré une heure de temps, on retient que pour le CNP, le contexte, c'est-à-dire les mentalités en Côte d'Ivoire n'étant pas les mêmes que celles de la France où "Le Canard Enchaîné" a eu exactement la même "UNE" dans son édition du 11 novembre 2009, la même "UNE" utilisée par "L’Éléphant Déchaîné' est ici dans notre pays, un outrage. Et que "L’Éléphant Déchaîné", en écrivant "Ich Bin ein Baratineur" pour stigmatiser le fait que le candidat Alassane Ouattara a écrit dans son programme de gouvernement qu'il n'augmentera pas le prix du gaz et du carburant alors qu'il vient de le faire, c'est traiter le président de "menteur." 

Bien que sachant l'interprétation retenue à l'avance de la "UNE", le DP et le DG ont fait remarquer au CNP que Baratineur veut dire aussi "beau parleur, séducteur, grand orateur, etc". Mais le CNP dit que ce qu'il retient, c'est le sens "menteur".

Devant cela, le DG a appelé le bureau du CNP à prendre ses responsabilités et à sanctionner "L’Éléphant Déchaîné", s'il estime que le journal a commis une faute, puisque depuis sa création voilà 15 mois, le journal n'a violé aucune règle déontologique ni législative, selon les propres notations du CNP.

Et qu'en tant que premier responsable, c'est en toute responsabilité qu'il assumera toute décision de cet organe, comme il le fera pour les décisions que prendra la justice ivoirienne, actionnée par le ministre de la justice, pour la même affaire, avec le même raisonnement.

Voilà, en attendant les futurs développements de cette affaire, ce qu'on peut dire pour cette journée.

Pour la justice, la procédure commencera peut-être la semaine prochaine...

Bon week-end à tous et que Dieu nous garde.

Voici l’article pour lequel le ministre de la justice annonce des poursuites contre «L’Eléphant Déchaîné ».

 

«Notre président sera aujourd’hui en visite officielle en Allemagne où il sera reçu par la femme forte de ce pays, Angela Merkel. C’est ce que l’Ambassadeur d’Allemagne en Côte d’Ivoire, Karl Prinz a déclaré le mardi dernier au sortir d’une audience que venait de lui accorder le chef de l’Etat ivoirien: «Le président de la République a été invité par la chancelière de la République fédérale d`Allemagne, Angela Merkel.

C`est la première visite d`un président de la République en Allemagne depuis plus de 20 ans ». Selon Karl Prinz-ils en ont de la chance les Ivoiriens-Angela Merkel a été « impressionnée par l`issue de la crise post-électorale, la sérénité avec laquelle le président Ouattara a pris le pouvoir…»

Toujours selon le diplomate, notre président sera reçu avec les honneurs militaires et aura un tête à tête avec la Chancelière allemande.

Mais la visite du chef de l’Etat ivoirien en terre allemande risque de ne pas être de tout repos. Du moins si les Ivoiriens vivant dans ce pays mettent à exécution leur menace de protestation dans les rues berlinoises contre la visite de notre président. Quels jaloux, ces « patriotes-résistants-en Allemagne », comme ils se font appeler! Ils ont même osé produire une violente déclaration signée par un certain Jean Marie Dekpai pour sonner la mobilisation pour une protestation vigoureuse. Autant dire que la police de Berlin dont on dit qu’elle ne tolère aucun désordre pendant les visites de personnalité de haut rang, aura fort à faire aujourd’hui.

Mais s’il y a agitation aujourd’hui dans les rues de Berlin, Angela Merkel pourrait demander au président ivoirien les motivations réelles des protestations contre sa venue. Et alors notre président pourrait dire :«Ils protestent parce que, ich bin ein Baratineur. J’ai promis pendant la campagne électorale de ne pas augmenter le prix de l’essence. Je viens d’offrir aux Ivoiriens, une augmentation du prix de l’essence en cadeau de fin d’année. J’ai promis pendant la campagne électorale de ne pas toucher au prix du gaz pour les ménages. Je viens d’augmenter de façon violente le prix du gaz. Sur ces deux promesses, je n’ai pas été fidèle mais ils verront bientôt la circulation de l’argent qui, pour le moment, est bien au travail… »

En effet, de tous les pays d’Europe, l’Allemagne est celui qui se porte le mieux économiquement. C’est donc un pays qui tient fermement son titre de leader de la zone euro que notre président va visiter aujourd’hui.

Alors qu’en Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire qui était la deuxième puissance économique après le géant Nigéria, vient, il y a de cela quelques jours, de perdre cette place au profit du Ghana.

La pauvreté, comme l’a écrit le candidat Ouattara, touche plus de 50% de la population qui vit sous le seuil de la pauvreté (moins d’un dollar par jour) et que depuis la crise post-électorale électorale, cette pauvreté s’est transformée en misère. A cause de la cherté de la vie contre laquelle notre président avait pourtant déclaré la guerre dès sa prise de fonction mais qui, deux ans plus tard, se porte toujours comme un charme. Et qui se porte encore mieux depuis l’augmentation du prix du gaz. Alors que notre président avait écrit dans son programme de gouvernement ce passage émouvant : « (…)*Les femmes passent également une bonne partie de leur temps à aller chercher le bois de chauffe nécessaire à la cuisson des aliments : la tâche est tout aussi pénible, les dommages créés à nos ressources forestières sont parfois graves ; or, la Côte d’Ivoire dispose depuis quelques années de ressources en pétrole et en gaz : permettons à l’ensemble de la population d’accéder pour un prix très modique au gaz en bouteille. Là encore, il n’y a pas de difficultés techniques, nous disposons de ressources naturelles nécessaires et d’opérateurs économiques compétents… »

Et à présent, ce sont les ressources forestières qui, devant l’abandon de cette promesse de ne pas augmenter le prix du gaz, vont sans doute dire : « Der Kandidat wir baratinés ».

 

Alex Kassy

 

NB: «Ich bin ein Baratineur» est la «Une» du «Canard Enchaîné» du 11 novembre 2009». Après que Nicolas Sarkozy eut déclaré qu’il était à Berlin le jour de la chute du mur de Berlin. Alors qu’il n’y était pas, comme l’a révélé un journal allemand. Ce qui avait provoqué une grande polémique en France.

 

Source: La page Facebook du Directeur de Publication du bi-hebdomadaire satirique ivoirien, "L'Eléphant Déchaîné", Tiémoko Antoine Assalé

vendredi, 18 janvier 2013

EN VISITE DE TRAVAIL ET D'AMITIE EN ALLEMAGNE: ALASSANE OUATTARA PASSE UN MAUVAIS QUART D'HEURE A BERLIN

 

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Le chef de l’Etat ivoirien a passé, hier (jeudi 17 janvier 2013, Ndlr), un mauvais quart d’heure en Allemagne. Au pays d’Angela Merkel où il est en visite de travail et d’amitié, Alassane Ouattara n’a pas été partout le bien venu. Hier, à Ritz-Carlton, un hôtel 5 étoiles de Berlin, à quelques pas de Potsdamer Platz, où il est venu prendre ses quartiers, le nouvel homme fort d’Abidjan a reçu un accueil tel qu’il n’oubliera pas de si tôt son passage dans la capitale de la République fédérale d’Allemagne.

De nombreux patriotes ivoiriens auxquels se sont joints d’autres Africains, notamment des Camerounais et Congolais, qui semblaient le traquer depuis trois jours, lui ont réservé l’enfer à son arrivée dans ce réceptif hôtelier de luxe. Les manifestants qui étaient à une distance de seulement 12 m, lui criaient des propos hostiles tout en criant que le vrai président de la Côte d’Ivoire est Laurent Gbagbo. Ceci à la grande joie des journalistes à l’affût des informations croustillantes. «Nous l’avons hué et révélé aux journalistes qui est en réalité Alassane Ouattara. Et il s’est tellement senti humilié qu’à sa descente de voiture, qu’il faisait des signes du genre: approchez si vous êtes des garçons!», raconte un manifestant joint, au téléphone, sur place à Berlin.

Et comme s’ils s’étaient passé le mot, les employés de l’hôtel, chargés du protocole, les encourageaient au grand dam de l’hôte de marque. Mieux, la police allemande s’y est mise. «Notre temps de manifestation a été augmenté d’une heure et demie», ajoute notre interlocuteur. «La police nous a laissés à moins de 5 m quand Ouattara sortait », a ajouté notre interlocuteur.

«Aujourd’hui, c’était une grâce exceptionnelle du Seigneur», s’est-t-il réjoui tout en faisant toujours référence à la police.

La résistance de Paris avec à sa tête Willy Bla, porte-parole du CRI panafricain, a donné un cachet particulier à la manifestation de Berlin.

 

Robert Krassault, ciurbaine@yahoo.fr, in le quotidien ivoirien "Notre Voie" du vendredi 18 janvier 2013.


SourceTELEDIASPORA.NET