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vendredi, 10 janvier 2014

INELIGIBILITE D’ALASSANE OUATTARA POUR 2015 - L’EMBROUILLAMINI DU POUVOIR OUATTARA


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Koné Nabagné Bruno

LAURENT GBAGBO

(Extrait du Message à la nation , 25 Avril 2005)

« …C’est pourquoi, mes chers compatriotes, après avoir écouté toutes les couches socioprofessionnelles du pays, prenant acte de l’Accord de Pretoria et des recommandations du Médiateur, j’ai consulté le Président de l’Assemblée Nationale et le Président du Conseil Constitutionnel. Après quoi, j’ai décidé de mettre en oeuvre, l’article 48 de notre Constitution. A partir de maintenant, je prendrai les mesures exceptionnelles exigées par la situation. Dès cet instant, je décide:

Premièrement.

Uniquement pour l’élection présidentielle d’octobre 2005, conformément à la lettre du Médiateur Sud africain, les candidats présentés par les partis politiques signataires de l’Accord de Marcoussis sont éligibles. En conséquence, Monsieur Alassane Dramane Ouattara peut, s’il le désire, présenter sa candidature à l’élection présidentielle d’octobre 2005.

Pascal Affi N’Guessan, Président du FPI (Présentation des Vœux, 7 Janvier 2014)

«J’ai entendu dire dans un de ses discours (Ouattara, ndlr) que lui il préfère les actes et que les états généraux, c’est du bavardage. Mais quand il cherchait à être candidat, là il était d’accord pour les bavardages. Il a été partout, à Pretoria, à Accra, à Ouagadougou. Ce n’était pas pour bavarder ? Maintenant il n’aime pas bavardage ? Mais il ne sait pas qu’il y a bavardage devant parce que lui- même il n’est pas éligible. En 2010, c’est Laurent Gbagbo qui l’a fait candidat. Mais Laurent Gbagbo n’est plus là. Et c’est la constitution qui va s’appliquer. Or la constitution actuelle, c’est son totem».


Bruno Koné, Porte parole du Gouvernement: (8 Janvier 2014 à la sortie du Conseil des ministres)

« Monsieur Affi est responsable de ce qu’il dit. Nous lui laissons la responsabilité de ce qu’il a dit. Cela dit, les Ivoiriens savent, toutes les crises que notre pays a vécues sont venues. Et les Ivoiriens sauront le moment venu faire le tri entre ceux qui veulent réellement un avenir radieux, positif pour ce pays et ceux qui ont d’autres desseins ».

Joël N’Guessan, Porte-parole principal du RDR (8 Janvier 2014)

« …Le Président du Front Populaire Ivoirien (FPI), Monsieur Pascal Affi N’Guessan a, lors de la présentation des vœux de leur parti, montré une fois de plus son arrogance pour les nombreuses victimes de la crise postélectorale. Les thèmes forts de son message ainsi que le ton employé pour le dire démontrent à souhait le désir du FPI de Affi N’Guessan de replonger la Côte d’Ivoire dans le cycle de violences que nous avons connues sous le règne désastreux des refondateurs…«Monsieur Affi N’Guessan tente maladroitement de convaincre ses militants que la Président Alassane Ouattara n’est pas éligible pour l’élection présidentielle de 2015. Le disant, il veut faire ressurgir un vieux débat qui a empoisonné la vie politique ivoirienne de 1994 à 2010. Nous disons à Monsieur Affi N’Guessan que le rêve lui est permis. Les militants du RDR se demandent comment Monsieur Affi N’Guessan et ses camarades de parti vont opérer pour empêcher la candidature du Président Alassane Ouattara. Pour le RDR, ce vieux débat est clos et ne saurait prospérer. Le Président Alassane Ouattara est candidat un point un trait»,

Amadou Soumahoro, Secrétaire Général du RDR (RFI - Edition du 9 Janvier 2014 à 18H30)

«… Cette déclaration d’Affi N’Guessan n’a aucun intérêt car M. Ouattara avait promis de modifier tous les articles confligènes de la constitution, dont l’article 35 qui fixe les conditions d’éligibilité… Alassane Ouattara est un homme qui tient tous ses engagements. Je n’ai aucun doute que l’article en question sera modifié pour permettre à Alassane Ouattara d’être candidat étant donné que le RDR dispose d’une majorité confortable à l’assemblée nationale. Mais en plus, nous avons une alliance avec le Pdci-Rda, ce qui nous donne une majorité écrasante au parlement alors que le Fpi n’y est pas représenté …»

AUGUSTIN KUYO (Notre Voie du 10 Janvier 2014)

«… Amadou Soumahoro a apporté hier de l’eau au moulin d’Affi N’Guessan au sujet de l’élection présidentielle de 2015. Interrogé par Radio France internationale (Rfi), le secrétaire général du Rassemblement des républicains (Rdr) a déclaré qu’Alassane Dramane Ouattara sera bel et bien candidat à l’élection présidentielle de 2015 puisqu’il va modifier l’article 35 de la constitution qui le rend inéligible. Laissant clairement sous-entendre que si la constitution n’est pas modifiée, M. Ouattara ne pourra pas être candidat. »

CONCLUSION DU DEBAT

Affi N’guessan a donc raison. Au regard de la constitution ivoirienne en vigueur, Alassane Ouattara n’est pas éligible à l’élection présidentielle de 2015… Allons donc aux Etats généraux de la République pour en parler.


Une contribution particulière

vendredi, 18 octobre 2013

RATTRAPAGE ETHNIQUE: ÇA REPART DE PLUS BELLE

côte d'ivoire,Amadou Soumahoro, LIDER, Ouattara, Rattrapage ethnique,lider-ci.org

 

Les maires et présidents des conseils régionaux nouvellement élus ont été instruits hier par la direction du Rdr d’appliquer la politique de rattrapage ethnique et partisan d’Alassane Ouattara.

«Un maire ou un président de conseil régional qui embauche les jeunes, et en particulier nos jeunes qui ont mené le combat, contribue à la réalisation du programme de gouvernement du Chef de l’Etat» a déclaré le secrétaire général par intérim M. Soumahoro devant les élus locaux du parti au pouvoir hier au siège du Rdr.

Il a révélé qu’en faisant la promesse électorale de créer 1.000.000 emplois informels au terme de son premier mandat, le candidat Alassane Ouattara  comptait sur les élus locaux du parti.

 

Source: LIDER-CI.ORG

22:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : côte d'ivoire, amadou soumahoro, lider, ouattara, rattrapage ethnique, lider-ci.org | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 20 mars 2013

AMADOU SOUMAHORO «CIMETIERE» (SG DU RDR) MENACE DE MORT LE JOURNALISTE KRA BERNARD DU QUOTIDIEN «L’EXPRESSION»


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Le journaliste Kra Bernard du quotidien "L'Expression", pro-Ouattara et d'obédience RHDP


Alerte: Le SG du RDR menace un journaliste de mort

 

Salut à tous, à travers ce post, j’aimerais prendre à témoins tous les confrères de la presse nationale et internationale. Je viens de recevoir des menaces de la part du Secrétaire général du Rdr qui a décidé de s’attaquer à ma personne par tous les moyens.

Le contenu du coup de fil qu’il m’a passé ce jour (11 mars 2013, Ndlr) à 17H10 d’une durée de 2 minutes 30 est une menace de mort à peine voilée. Mais je tiens à préciser que Monsieur Amadou Soumahoro se trompe de combat. C’est lui qui est passé de l’opposition au pouvoir. L’Expression, journal pour lequel j’écris n’a pas changé de statut. Nous continuerons de faire des analyses constructives pour la défense des idées républicaines pour la renaissance de la Côte d’Ivoire.

Si pendant la crise nous n’avons pas cédé aux menaces, ce n’est pas aujourd’hui que nous allons faillir à notre devoir, celui de dire la vérité aux Ivoiriens. Toutefois, je tiens à prendre l’opinion nationale et internationale à témoin. A partir de ce jour, Monsieur Amadou Soumahoro pour qui, jusque là, j’ai beaucoup d’estime et de considération, sera tenu pour responsable pour tout ce qui m’arrivera aussi bien dans l’exercice de mes fonctions que dans ma vie de famille.

Je vous livre l’intégralité de son coup de fil.

 

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Amadou Soumahoro, SG du RDR. Cet homme est un terroriste aux yeux de qui même les proches ne trouvent pas grâce.


«Bonsoir Mr, C’est Monsieur Kra Bernard? Ok, je suis Amadou Soumahoro, secrétaire général par intérim du Rdr. Nous sommes parvenus à la conclusion selon laquelle vous avez décidé de nous mener la guerre. Je ne vous connais pas, mais considérez à partir de cet instant où je vous appelle nous que sommes en guerre et cette guerre se fera au couteau. Vous avez décidé de nous combattre, nous vous combattrons aussi par tous les moyens. Quand on veut se battre avec un adversaire, on le prévient. Vous avez déclaré la guerre au Rdr, le Rdr se défendra par tous les moyens et vous verrez ce que ça va donner. Merci et au revoir».

 

Source: AbidjanPresse

vendredi, 23 mars 2012

AMADOU SOUMAHORO: DE L'IRRESPONSABILITE D'UN GARDIEN DU TEMPLE


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Si nous partons de l'idée que tout pouvoir émane de Dieu, il nous sera aisé de déduire que seul Dieu assure la protection du pouvoir. Mais l'immatérialité de Dieu fait du pouvoir militaire et du peuple, les délégataires du pouvoir de protection.

De façon pratique, l'armée s'investit dans la protection des frontières du pays afin d'éviter la déstabilisation de celui-ci par des forces étrangères. La police quant a elle, assure la sécurité intérieure et appuie l'armée en cas de coup de force. Il peut se trouver que, pour des raisons diverses, l'armée ne puisse pas venir à bout des assaillants, ou que ceux-ci occupent frauduleusement une partie du territoire. Dans l'un de ces cas, l'attitude du peuple, finit par révéler son rôle de gardien du temple. En effet, le peuple sent le besoin de faire bloc autour du chef, afin de lui assurer sa fidélité. Cette fidélité affirme nettement la légitimité du pouvoir.

La période de pénétration coloniale a démontré, à suffisance, le rôle de gardien du temple assigné au peuple. En effet, la conquête française n'a pas été facile, dans bien de régions, les guerriers, les chefs traditionnels, les populations ont résisté aux colons français. Ceux-ci, malgré leurs canons ont eu du mal a occupé les terres des autochtones. La même opération, à quelques différences près, a été constatée dans notre actualité récente.

En effet, au soir de l'attaque terroriste contre la Côte d'Ivoire le 19 Septembre 2002, les forces militaires, les populations ont fait front pour éviter que la Côte d'Ivoire échoue entre les mains des assaillants. L'armée, bien qu'ayant enregistré de maigres défaillances, a affirmé son allégeance au Président Laurent GBAGBO, jusqu'à ce que le 11 Avril 2011, la France réussisse son coup d'Etat et installe OUATTARA au pouvoir dans des fourgons bleu blanc rouge.

L'action de l'armée française a démontré deux choses diamétralement opposées. La première est que le Président Laurent GBAGBO bénéficiait d'une légitimité débordante. La seconde est que Dramane OUATTARA, jouissait d'une illégitimité qui crève l'œil au point où il a fallu une armée étrangère et des mercenaires pour lui confier le temple.

Le temple à lui confié a nécessairement besoin d'être protégé. Mais ici, contrairement à la logique des choses, ce sont les forces étrangères (Onuci et Licorne), quelques bidasses ivoiriens, des mercenaires burkinabés, certains guides éclairés qui jouent le rôle de gardiens. Concernant l'armée, ses déplacements sont vaillamment suivis par les cargos de l'ONUCI, affichant ici, le peu de confiance que le pouvoir place en l'armée. Alors si le pouvoir n'a pas totalement confiance en l'armée, fait-il confiance au peuple? En d'autres termes, existe-il une complicité entre le peuple et OUATTARA? A l'évidence non car, en Côte d'Ivoire ce n'est pas le peuple, d'ailleurs ignoré, qui défend bec et oncle OUATTARA, mais c'est la minorité concentrée au Rassemblement Des Républicains (RDR) aidée par des ressortissants de la CEDEAO. Cette minorité illuminée parle par le canal de son chef, Amadou SOUMAHORO. Le pouvoir a donc transféré cette confiance dans la personne d'Amadou SOUMAHORO, Secrétaire Général par intérim du (RDR), parti dont OUATTARA assure la présidence.

M. Amadou SOUMAHORO, l'autre Amadou GON Coulibaly, grand insulteur devant l'éternel, inaugure une nouvelle ère d'irresponsabilité de son parti. Rien qu'à l'entendre, les ivoiriens ont froid dans le dos. Ces propos volent de violence en violence, d'irresponsabilité en irresponsabilité montrant, par là même, le nécessaire besoin de recadrer l'homme. Nous avons la nette impression qu'il ne parvient pas à faire le départ entre les charges de Secrétaire Général de son parti et les pulsions d'un  militant de base d'Adjamé coupé des bienfaits de l'école. En sa qualité de Secrétaire Général par intérim, il a le devoir d'éduquer, de former et d'orienter dans le bon sens les militants de son parti. Le financement des partis politiques répond à cette exigence républicaine. L'exigence est d'autant plus forte que les fonds publics alloués au RDR proviennent de la poche des pauvres contribuables ivoiriens, qui en ont marre d'entendre les insanités débitées à tout bout de champ. Amadou SOUMAHORO a ouvert la voix à la répression des meetings du Front Populaire Ivoirien (FPI) en affirmant haut et fort : « Toute manifestation arrogante sera matée... ». Aussitôt dit, aussitôt fait. En Effet, Le FPI a reçu lors de ses différentes manifestations pacifiques, des déluges de haine et de feu. Des nervis chauffés à blanc par les propos d'Amadou SOUMAHORO ont démontré leur vampirisme sans bornes. En invitant ses militants à casser le FPI, Amadou SOUMAHORO, créait une infraction dont les contours ne manquent pas d'être flous. Que recouvre le terme « manifestation arrogante »? La tâche est laissée aux érudits du RDR, de donner un contenu à cette infraction. Et Dieu seul sait avec quel zèle ils le font bien!

Après avoir passagèrement cédé la parole à Alphonse Soro, qui pense à tord que ses menaces rangeront le FPI au placard, Amadou SOUMAHORO a encore repris la verge dont il se sert pour mâter les pro-GBAGBO. Comme un gamin il argue : « Désormais, nous allons demander à nos militants de se mettre en ordre de bataille pour mâter tous les militants du FPI qui s'attaqueront au Président Alassane... S'ils nous attaquent, nous allons répliquer du tic au tac... Tous ceux qui s'attaquent à OUATTARA vont au cimetière... ». De tels propos traduisent la nature du régime au pouvoir à Abidjan.

Le régime en place en Côte d'Ivoire, est un régime autocratique, fermé aux critiques qui ne peut supporter l'expression plurielle. Son pouvoir repose sur les pratiques qui nous rappellent bien la dictature mussolinienne. Il ne reste qu'à interdire les partis d'opposition, principalement le FPI et le tour est joué.

En outre, le fait de faire tacitement, de Amadou SOUMAHORO, le gardien du temple, le pouvoir confirme tout le bien que les ivoiriens pensaient de lui. C'est un pouvoir qui n'a aucune assise populaire et qui ne peut, en conséquence, compter sur le peuple pour sa protection et sa défense. Le pouvoir s'adosse piteusement à son ghetto électoral, le nord pris en otage. Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à consulter la cartographie électorale issue des élections présidentielles d'Octobre et Novembre 2010 et même des législatives 2011.

Dans un Etat civilisé lorsque l'on atteint  ce degré d'irresponsabilité c'est que l'on est dans une République bananière. Le pouvoir agit comme si la Côte d'Ivoire faisait partie du patrimoine du RDR qu'il faut par tous les moyens protéger contre des prétendus gangsters. Nous pouvons admettre que l'on critique le niveau de culture des élèves et étudiants ivoiriens. Mais nous accepterons difficilement que l'on soutienne que des leaders d'opinion ont une culture citoyenne et politique en deçà de la norme. Nous pensons sincèrement qu'Amadou SOUMAHORO est au dessus de la norme. C'est pourquoi, la justice impartiale et indépendante de OUATTARA, devrait pouvoir se pencher sur le cas de son gardien qui ne cesse d'appeler au meurtre. Aussi, prions-nous M. BANNY à ôter ses genoux du sol afin de tenir les pieds de SOUMAHORO. Qu'il l'invite à rendre humain ses propos car, être gardien du temple de OUATTARA, ne signifie pas « loubardiser » la politique ivoirienne. De plus, jouir abondamment de la qualité de gardien du temple, ne dépouille pas le pouvoir de son caractère temporel.

Que Dieu nous garde.


Alain BOUIKALO

Juriste consultant

bouikhalaud@deboutciv.com

lundi, 24 octobre 2011

ELECTIONS LEGISLATIVES: LE RHDP AU BORD DE L'IMPLOSION


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Pdci-Rdr, y a palabre! « Les mercredi, jeudi et vendredi derniers, nous nous sommes réunis à la maison du parti (Pdci), et nous avons décidé de quitter le Rhdp, si le Rdr continue de ne pas venir aux réunions ». C'est sur un ton coléreux qu'un haut cadre du parti démocratique de Côte d'Ivoire, qui a souhaité garder l'anonymat, nous a joint hier dimanche 23 octobre 2011. Des propos qui traduisaient vraisemblablement un ras-le-bol. A l'entendre, le rassemblement des houphouétistes serait en ce moment grippé par une mésentente entre les deux ténors de cette coalition politique, à savoir le Pdci et le Rdr, sur la question des élections législatives de décembre 2011. Le parti d'Alassane Ouattara ne jouerait pas franc jeu avec celui de son aîné Henri Konan Bédié, sur la façon d'aborder ce scrutin, afin d'assurer une victoire à la coalition au pouvoir. Selon notre interlocuteur d'hier, le Rhdp avait convenu de faire des réunions périodiques pour définir les différents angles d'attaque des élections législatives, notamment en ce qui concerne le choix des personnalités devant défendre les couleurs des partis du Rhdp.

Le président du directoire de cette coalition, le professeur Alphonse Djédjé Mady, a lancé à cet effet, depuis le mois de mai 2011, une invitation à tous les partis politiques du Rassemblement des houphouétistes pour ces réunions périodiques. Tous ont répondu présent, souligne notre informateur, sauf le Rdr, qui a brillé par son absence jusqu'au 15 septembre 2011, où ce parti a participé à sa première réunion, avant de s'éclipser à nouveau. A l'approche des législatives, et ne voyant pas leur allié le plus sûr à la table de discussion, Djédjé Mady a donné un coup de fil au ministre Amadou Soumahoro, le secrétaire général par intérim du Rdr, l'invitant à prendre part aux réunions. «Je n'ai pas le temps», aurait répondu le successeur de Henriette Diabaté au poste de SG du parti à la case. Une réponse qui a fait monter d'un cran la colère chez les barons du vieux parti. Qui perçoivent dans l'attitude de leur allié au pouvoir, une volonté de les rouler dans la farine.

La réponse d'Amadou Soumahoro traduit-elle un boycott ou une réelle difficulté d'harmoniser les positions avec les alliés du Rhdp ? Il faut toutefois souligner que pour ces législatives 2011, selon le président Bédié qui en est le grand patron, «le Rhdp ira en rangs dispersés, mais pas opposés». Dans la stratégie, il s'agit de privilégier les partis dela coalition en fonction de leur zone d'influence et de partager les postes dans les zones jugées neutres. Ces principes de base devraient cependant faire l'objet de réunions pour définir le nombre de candidats à mettre dans la course au parlement, qui compte désormais 255 sièges.

Pendant plus de trois mois, le Rdr a boycotté ces réunions, créant ainsi la suspicion au sein du Rhdp. Amadou Soumahoro, qui devrait prendre part à ces consultations, serait en ce moment, selon de bonnes sources, coincé par le choix des candidats du Rdr. Il doit gérer plus de 900 demandes de candidature, presque le double de la répartition qui aurait été convenue avec le Pdci (environ 400).

Ce qui crée des difficultés de choix. Avec quels arguments allait-il alors se présenter à la maison du Pdci pour décider des postes de députés ? Par ailleurs, le secrétaire général par intérim du Rdr devrait tenir compte des consignes du président Alassane Ouattara, à savoir qu'il faut privilégier les candidatures des secrétaires départementaux au détriment de certains gourous du Rdr. Or justement, de nombreux barons du parti des républicains font face à une fronde parce qu'ils sont opposés à des secrétaires départementaux. Autant d'épines que Amadou Soumahoro doit retirer de son pied pour aller à la réunion du Rhdp. L'affaire grippe donc la machine houphouétiste à un mois des législatives.

Le haut cadre du Pdci qui nous a parlé hier pense qu'avec l'attitude du Rdr, «le projet de parti unifié et de gouvernement commun du Rhdp n'est qu'une vue de l'esprit». Pour lui, le Rdr veut purement et simplement doubler le Pdci. Les deux têtes fortes de cette coalition devraient prendre le taureau par les cornes afin d'éviter l'implosion.


Mamadou Ziao, in le quotidien ivoirien « L'Inter » N° 4020 du lundi 24 octobre 2011.