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lundi, 27 février 2012

COMMUNIQUE DE PRESSE DU COLLECTIF DES ETUDIANTS POUR LA REOUVERTURE IMMEDIATE DES UNIVERSITES PUBLIQUES

 

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Al Hosseine Gbané

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Collectif des Etudiants pour la Réouverture immédiate des Universités Publiques de Côte d'Ivoire (CERUPCI) que je représente dans ce communiqué est très préoccupé par la fermeture des universités publiques de Côte d'Ivoire notamment l'université de Cocody, l'université d'Abobo-Adjamé, l'URS de Korhogo et Daloa.

En effet, depuis le mois d'avril 2011, au sortir de la grave crise post-électorale qu'a connue notre pays, les universités publiques d'Abidjan ainsi que celles de Korhogo et Daloa ont été fermées par les autorités gouvernementales ivoiriennes. La réouverture de ces établissements avait été annoncée pour le mois d'octobre 2011. Malheureusement, le Président de la République lors d'une visite officielle au Togo, en novembre 2011, a dans son discours, fait mention du report de cette réouverture en octobre 2012. Cette fermeture prolongée des universités publiques constitue pour nous, une grave atteinte à notre droit à l'éducation.

Les quelques mois de fermeture initialement annoncés se sont donc prolongés et nous n'avons aucune certitude d'ailleurs sur la date d'octobre 2012. Ce délai permet, selon les autorités, de restaurer les locaux et de lutter contre les réseaux estudiantins qui se sont avérés préjudiciables à la sécurité et à l'équité au sein de l'université. Or, nous évaluons à 2% le nombre d'étudiants sensés appartenir à la FESCI, syndicat qu'accuse l'actuel pouvoir, à juste titre, d'avoir fait régner l'insécurité sur les campus universitaires. Sachant que le problème ne peut être traité dans des locaux vides, il faut d'évidence que l'université rouvre pour gérer la situation de violence et la circonscrire s'il le besoin s'en faisait sentir. Nous demandons instamment au gouvernement de ré-analyser cette situation.

Notons que la connaissance est la base de tout projet professionnel et au-delà, elle est le fondement de la démocratie. Or, les années blanches successives sont préjudiciables aux étudiants qui se retrouvent désœuvrés, dans l'incertitude et le stress de l'attente.

Bourses suspendues

Notons que cette fermeture des universités publiques handicape vivement les étudiants dont les parents n'ont pas les capacités financières nécessaires pour les inscrire dans des universités privées. Situation d'autant plus gênante que depuis 2009 les années blanches s'enchainent. On se retrouverait ainsi à la rentrée 2012-2013 avec quatre promotions de bacheliers et des centaines de doctorants en attente de soutenance. Ces derniers sont d'ailleurs particulièrement contrariés par cette décision qui ne leur offre aucune alternative. Les bourses des doctorants qui sont supposés assurer la relève de l'enseignement universitaire en Côte-d'Ivoire ont été suspendues par une décision unilatérale du Ministre de l'Enseignement supérieur qui considère qu'il ne s'agit pas d'une priorité. Les bacheliers de l'année scolaire 2009-2010 qui ont été orientés au titre de l'année universitaire 2010-2011 accumuleront deux années d'interruption d'études injustifiées. Notons que près de 60% de la population ivoirienne vit dans l'extrême pauvreté ce qui explique le besoin crucial de pouvoir s'appuyer sur l'enseignement public.

Cette période de vacuité freine l'avenir de la jeunesse et par voie de conséquence celui du pays qui a véritablement besoin d'une jeunesse bien formée et efficiente pour relever les défis du développement. Or, le développement d'une nation vient de la valorisation de ses ressources humaines. Tous les Etats qui progressent, se soucient de l'avenir social et du développement, font de l'éducation une priorité. Cependant, depuis les années 80 notre système éducatif connait une tournure de détérioration. Cette crise constante au fil des temps prend une allure étouffante puisque qu'elle débouche, aujourd'hui, sur la fermeture des universités publiques de Côte d'Ivoire alors que nous attendions des solutions et au contraire de nouvelles universités dans le pays. Cette décision, nous le répétons est inadmissible pour nous, les étudiants de Côte d'Ivoire et notamment par le collectif au sein duquel nous sommes réunis, qui représente l'ensemble des étudiants. Nous sommes indignés.

Décision inadmissible

Nous invitons massivement les étudiants de Côte d'Ivoire concernés, les parents d'élèves et tous ceux qui sont sensibles à notre cause, notamment toutes les associations défendant les droits de l'homme et l'éducation dans le monde, à soutenir notre action en participant à la signature d'une pétition en ligne à l'adresse suivante : http://campuslibre.wordpress.com

Nous demandons, entre autres, au gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour accélérer les travaux à l'université, pour la restauration des bâtiments de cours, plutôt que de privilégier la construction des murs d'enceinte qui pourraient être construits ultérieurement. Les cours pourraient reprendre durant la finalisation de cette phase des travaux. On peut imaginer, comme cela a été fait dans d'autres pays, la mise en place de grandes bâches en lieu et place des salles de cours dans l'attente de la finalisation des travaux. Quand il y a la volonté, on avance et on trouve les solutions.

Nous demandons au gouvernement de régler les arriérés de salaire des professeurs en veillant à ce que l'ensemble des professeurs soit rémunéré pour éviter un mouvement de grève à la reprise des cours. Grève qui serait encore fortement préjudiciable aux étudiants. Toutes les propositions sont sur le texte court de la pétition mise en ligne.

 

Fait à Abidjan, le 19 janvier 2012.

 

Gbané Aleoussene
Contact : 02 65 11 43


Source: CONNECTION IVOIRIENNE

vendredi, 02 décembre 2011

COTE D'IVOIRE: SILENCE, ON ASSASSINE L'INTELLIGENCE!


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Tout ce que le pays a, patiemment, rassemblé pour la formation de sa jeunesse, a été pillé, volé ou saccagé, avec une violence et une haine indescriptibles. Il est vrai que les laboratoires étaient sous-équipés, mais ils fonctionnaient. Les ordinateurs contenaient des données sans prix. Mais la horde de pillards dans le sillage de Ouattara avait pour mission de tout voler et de tout détruire, méthodiquement, car tout cela était programmé. La preuve, c'est que ces actes  n'ont jamais été condamnés par les nouvelles Autorités.

Ainsi, le pillage du Centre National de Floristique sonne le glas du plus important herbier d'Afrique, constitué pendant plus de cinquante années de Recherche par le Professeur AKE Assi, et qui représente un trésor inestimable, dont la valeur est reconnue  par  toutes les universités du monde entier, puisque y figurent plus de 3000 plantes de notre Pays, dont de nombreuses espèces ont maintenant totalement disparu. Plus qu'un patrimoine national,  c'était un patrimoine mondial.

Par ailleurs, des travaux de Recherches dont beaucoup étaient sur le point d'être publiés ou soutenus, ont été victimes de la furia barbaresque ouattariste. Pourra-ton jamais les reconstituer un jour? Combien de temps cela prendra t-il? Mesure-t-on la détresse des Chercheurs?

Et pourtant, non seulement la carrière des enseignants, mais aussi et surtout la formation des cadres ainsi que le développement du pays en dépendaient. Et on se permet d'annoncer avec le sourire que l'Université est fermée... Pour combien d'années? C'est proprement désolant et ... révoltant!

Tout universitaire, de toutes les universités du monde,  comprend  et  mesure, immédiatement, la catastrophe qui, sur le plan scientifique et intellectuel, s'abat sur notre Pays.

Voilà comment Ouattara, sur ordre de Sarkozy, assassine l'intelligence en Côte d'Ivoire! Même Houphouët-Boigny dont les principaux opposants étaient des universitaires, n'a pas assassiné l'intelligence, source de réels progrès, dans  son pays.

Casser des bâtiments ou des monuments, ce n'est rien! Mais, gommer l'élite intellectuelle d'un  pays et programmer son non-renouvellement sont des crimes sans nom.  La Côte d'Ivoire sera, ainsi, le seul pays du monde où il n'y a  aucune université, parce que cela arrange un régime qui veut en profiter pour mieux asseoir sa dictature, pour la plus grande gloire de  la France qui voudrait que les Africains soient des éternels assistés aussi bien sur le plan scientifique que technologique.

Silence de l'UNESCO et de toutes les ONG d'ordinaire si fébriles lorsqu'il s'agissait de Gbagbo, leur cible favorite! Et pourtant, sous Gbagbo,  aucun universitaire n'a fait l'objet de brimades pour ses idées, aucun journaliste n'a jamais été arrêté pour ses écrits, encore moins emprisonné, alors que, profitant de cette liberté, certains se permettaient même de traiter Gbagbo de Hitler noir. Gbagbo n'a jamais déporté ses opposants. Gbagbo n'a jamais arrêté ni bloqué les comptes d'un seul homme

politique opposant ou non, et Ouattara en profitait pour lancer à travers le pays des propos séditieux, sans jamais avoir été inquiété. Mieux, sa pension d'ancien Premier ministre, lui était régulièrement versée, ainsi qu'une dotation de 800 millions  de francs CFA par an, pour le RDR, le parti de Ouattara (la même somme qui est allouée au FPI, le parti de Gbagbo). Sous Gbagbo, il n'y avait aucun réfugié politique. Voila maintenant le bourreau Ouattara qui traîne la victime Gbagbo devant le CPI avec la complicité active de la France. Mais s'il y a une justice, c'est Ouattara et sa horde d'assassins Soro y compris, qui vont se retrouver à la CPI, sans cela elle perd toute crédibilité et toute légitimité. Maintenant que la Côte d'Ivoire est soumise à une des dictatures les plus féroces de la planète, ces ONG sont devenues, subitement, muettes, tétanisées, probablement honteuses de découvrir avec horreur le monstre qu'elles ont contribué à créer. Un peu de courage, Messieurs et Mesdames les humanitaires de tous les pays! Ressaisissez-vous, l'erreur serait de persévérer dans le faux. L'histoire qui finit toujours par découvrir la vérité, eh oui, pourrait ne jamais vous le pardonner.


Professeur N'GUESSAN Yao Thomas

Ministre Délégué à l'Enseignement Supérieur du Gouvernement Aké N'GBO


Source: INDIGNEZ-VOUS HAUT ET FORT