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vendredi, 24 février 2012

ABOBO ATTEND ANNE OULOTO DE PIED FERME

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Après avoir fait énormément de zèle dans les communes pro-Gbagbo, et singulièrement à Yopougon, pour mettre en oeuvre son "Opération pays propre", Anne Ouloto traîne les pieds et peine à s'imposer dans les communes pro-Ouattara. Si cette politique est si salutaire comme elle le dit à l'envi, pourquoi n'a-t-elle pas commencé dans les quartiers pro-Ouattara, au nom du rattrapage ethnique de son patron? Ou était-ce simplement un autre instrument pour tourmenter et sévir contre les partisans de Laurent Gbagbo? La Ministre de la Salubrité est attendue sur cette question. Qu'elle nous démontre le contraire en attaquant les communes d'Adjamé (foutoir national) et d'Abobo (no man's land hors république). La Côte d'Ivoire la regarde. Fernand Dindé.


Lu dans quotidien ivoirien pro-Ouattara "Nord-Sud":


Traoré Lamine (chauffeur de wôrô-wôrô) :

«Le déguerpissement ne peut pas marcher à Abobo»

« Je suis contre le déguerpissement d'Abobo. Il y a trop de misère dans le milieu du transport ici. Si on vient nous chasser de l'endroit où nous nous débrouillons, la situation va empirer. La mairie nous propose la nouvelle gare d'Andokoi. C'est éloigné. »

Koné Mamadou (chauffeur de wôrô-wôrô) :

«On ne bouge pas»

«Nous n'allons pas accepter qu'Anne Ouloto nous chasse de notre gare. Il nous faut d'abord un endroit accessible avant de nous déguerpir d'ici. Sinon, on ne bouge pas. La nouvelle gare d'Andokoi est faite pour les gbakas (Ndlr : mini-cars transport en commun), pas pour les wôrô-wôrô.»

Djénéba Cherif (vendeuse devant la mairie) :

« Il faut laisser Abobo tranquille »

«Le déguerpissement ne nous arrange pas. Il faut qu'Anne Ouloto laisse cette affaire d'Abobo-là. La mairie nous demande d'aller à Andokoi, ce qui ne nous arrange pas. C'est trop loin et trop coûteux pour nous les petites commerçantes. Dans le marché aussi, il n'y a pas de place. Où voulez-vous qu'on aille ? C'est de cette activité que nous vivons.»

Ténin Chérif (vendeuse devant la mairie) :

«Elle est femme, nous aussi...»

«A la gare d'Andoikoi, les places sont trop chères : 400.000 Fcfa. Et puis, le commerce ne marche pas là-bas. C'est trop reculé. Anne Ouloto dit qu'elle arrive ici. C'est une femme. Nous sommes aussi des femmes. Nous l'attendons à Abobo.»


Extrait du quotidien ivoirien pro-Ouattara "Nord-Sud".


Source: FACEBOOK GBAGBO KAFISSA