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mardi, 16 octobre 2012

LES CHARS SONT SORTIS, CE MATIN, A ABOBO

DEGUERPISSEMENT A ABOBO 2.jpg

Côte d'Ivoire: Situation chaotique à Abobo


On comprend désormais pourquoi la ministre Anne Ouloto mettait tant d'hésitation à achever son programme d'opération pays propre à Abobo. Il ne fallait pas toucher au nid d'abeilles que constitue cette commune aussi réputée pour ses attitudes de forbans et de peur que celle-ci n'infeste les rues et perturbe le bon déroulement des activités. Eh bien ! Au premier essai voici le résultat. Un véritable désordre organisé s'est installé à la rentrée principale de la commune ce mardi 16 octobre sous des tirs nourris de partout.

Et à l'évidence cette situation chaotique est même devenue le rendez-vous de tous les comptes notamment entre éléments FRCI reconnus et ceux bannis puis reconvertis en syndicats. Et dans la continuité des faits, les opportunistes et parasites ne peuvent que profiter de cette profonde lézarde pour multiplier les agressions de personnes en plus de la destruction de biens.

côte d'ivoire,les chars sont sortis ce matin à abobo

Ainsi sur le terrain au niveau de la grande place en face de la mairie il serait encore difficile de confirmer la domination et la maitrise de la situation par les éléments FRCI. Et comme constaté par notre équipe, les FRCI sont en ce moment forcés de sortir la grande artillerie d'armes lourdes et de lances roquettes pour faire face à la résistance d'anciens compagnons. En plus de cela les bulldozers qui doivent malgré tout poursuivre les opérations sont guidés au volant par des éléments FRCI en armes. A en croire le constat des faits, l'opération pays propre à Abobo serait désormais sous la tutelle du ministère de la défense au vu de la situation qui prévaut.

''On agresse comme on veut'', voici des mots de désolation et de frayeurs que nous ont aussi confié certains témoins à l'appui.

côte d'ivoire,les chars sont sortis ce matin à abobo

Et cette animation frénétique et anormale occasionnée se tient présentement partout dans plusieurs endroits de la commune dans l'impuissance des FRCI actuellement préoccupés à répondre à la résistance armée. Pour les premiers bilans on compte déjà 5 morts dont un élément des FRCI abattu en face de la mairie.

Par ailleurs, il faut aussi rappeler que la circulation à Abobo se fait actuellement dans un seul sens en passant par la route du zoo. Mais cette voie ne devrait bientôt être plus fiable vu les mouvements de violence se déplaçant vers la zone.


Adriel


Source: KOACI.COM

mercredi, 23 mai 2012

LIMOGEAGE DE BICTOGO, ON EN SAIT UN PEU PLUS SUR LES CONDITIONS

ADAMA BICTOGO 2.JPG


LE MEDIATEUR D'ALASSANE  DRAMANE OUATTARA DANS LA CRISE MALIENNE EST UN VOYOU 


Après le limogeage de Adama Bictogo, ministre de l’intégration dans le gouvernement pléthorique et clanique de Dramane Ouattara, les langues ont vite commencé à se délier.

Selon des sources proches du palais, Dramane avait déjà mis en garde les ministres Bictogo et Anne Ouloto suite au scandale révélé sur l'attribution du marché des ordures ménagères par la presse nationale. Il leur aurait dit en conseil des ministres '' si un autre scandale de se retrouve dans la presse, je serai obligé de me séparer de vous''. Par la suite l'appel d'offre lancé en septembre et remporté par la société de Bictogo créée en novembre avait été déclaré illégal par l’autorité d'attribution des marchés publics. Dès lors, les concernés ont compris qu'ils n'avaient plus droit à l'erreur mais Bictogo, sûr de ses entrées à la présidence ivoirienne continue tranquillement ses affaires. N'est ce pas lui l'un des grands financiers de la rébellion qui a endeuillé la Côte d'Ivoire? N'est ce pas lui qui grâce à ses manigances avec la société Amajaro représentée en Côte d'Ivoire par le fils de Dominique Ouattara a réussit à offrir des armes sophistiquées aux rebelles? N'est ce pas lui qui grâce à ses entrées au sein du régime Gbagbo et précisément auprès du ministre Tagro Désiré a pu livrer toutes les informations importantes à son chef?

Manque de pot pour lui, le scandale des déchets toxiques fait surface. Tout d'abord dans la presse nationale puis dans le journal Jeune Afrique à l’échelle mondiale. Le ministre est en colère car on lui avait promis de ne pas ébruiter cette affaire. Il faut noter qu'un groupe d’enquêteurs avait déjà dans un rapport remis au ministère de la justice mentionné le nom de l’infortuné comme l'un des bénéficiaires du détournement des fonds alloués par le Président Gbagbo pour le dédommagement des victimes. 

Ouattara qui avait fait de cette histoire de déchets toxiques l'un de ses slogans de campagne - qui ne se souvient pas du fameux ''NE DONNE PAS TA VOIX AUX DECHETS TOXIQUES''- est en colère. Non parce que son ministre est mis en cause mais le fait que l'affaire se retrouve dans les journaux démontre que la fuite vient du gouvernement. Hamed Bakayoko qui entretient d’excellentes relations avec Bechir Ben Yamed le patron de Jeune Afrique est soupçonné d'avoir vendu la mèche afin de se débarrasser d'un élément clé du dispositif Soro dans l'entourage de Ouattara. C'est un secret de polichinelle que les membres du gouvernement se livrent une guerre sournoise à laquelle Dramane n'est pas encore parvenu à mettre un terme. Après l’éviction de Soro de la primature, l’écurie de Hamed Bakayoko vient ainsi de remporter une deuxième bataille importante

Pris de court, il demande a son premier ministre d'obtenir le plus rapidement possible la démission de Bictogo. Lorsque ce dernier contacte le ministre tombé en disgrâce, celui-ci lui rétorque sur un ton menaçant que non seulement, il n'est pas le seul ministre à être cité dans cette affaire et qu'il n'a d'ordre à recevoir de lui - tout le monde sait que Ahoussou Jeannot n'a en vérité aucun pouvoir dans cette équipe gouvernementale- et ne se rend pas au rendez vous fixé par son chef. Ahoussou subit l’affront mais ne peut le laver. Il s'en remet donc à Dramane qui à son tour lui reproche sa mollesse. Tiraillé de toute part, il comprend qu'il est pris au piège dans une bataille de famille à laquelle il n'appartient pas.

Afin de liquider le problème, Dramane signe cet après midi un décret mettant fin à la fonction de son ministre après avoir pris le soin de l'en informer au téléphone. Une rencontre est prévue demain entre les deux hommes. La tournure prise par les évènements révèle en effet une bataille dans l'entourage du préfet installé par Sarkozy en terre ivoirienne. Ce qui est fréquent est qu'un ministre mis en cause dans une affaire de ce genre et qui ne se reproche rien démissionne de ses fonctions naturellement pour laisser le soin à la justice de l'innocenter. Pourquoi Bictogo a t-il refusé de démissionner? Pourquoi ni Ahoussou ni Dramane n'ont-ils pu l'y contraindre? Pourquoi Hamed Bakayoko sur qui pèsent de lourds soupçons n'est-il pas aussi débarqué? L'avenir nous situera!

Toujours est-il que des dossiers explosifs sur le clan Bakayoko Hamed sont annoncés dans la presse dans les jours à venir.

La 2ème partie pourrait s'intituler ''QUAND LE CLAN SORO CONTRE-ATTAQUE''.


Source: FACEBOOK STEVE BIKO

vendredi, 24 février 2012

ABOBO ATTEND ANNE OULOTO DE PIED FERME

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Après avoir fait énormément de zèle dans les communes pro-Gbagbo, et singulièrement à Yopougon, pour mettre en oeuvre son "Opération pays propre", Anne Ouloto traîne les pieds et peine à s'imposer dans les communes pro-Ouattara. Si cette politique est si salutaire comme elle le dit à l'envi, pourquoi n'a-t-elle pas commencé dans les quartiers pro-Ouattara, au nom du rattrapage ethnique de son patron? Ou était-ce simplement un autre instrument pour tourmenter et sévir contre les partisans de Laurent Gbagbo? La Ministre de la Salubrité est attendue sur cette question. Qu'elle nous démontre le contraire en attaquant les communes d'Adjamé (foutoir national) et d'Abobo (no man's land hors république). La Côte d'Ivoire la regarde. Fernand Dindé.


Lu dans quotidien ivoirien pro-Ouattara "Nord-Sud":


Traoré Lamine (chauffeur de wôrô-wôrô) :

«Le déguerpissement ne peut pas marcher à Abobo»

« Je suis contre le déguerpissement d'Abobo. Il y a trop de misère dans le milieu du transport ici. Si on vient nous chasser de l'endroit où nous nous débrouillons, la situation va empirer. La mairie nous propose la nouvelle gare d'Andokoi. C'est éloigné. »

Koné Mamadou (chauffeur de wôrô-wôrô) :

«On ne bouge pas»

«Nous n'allons pas accepter qu'Anne Ouloto nous chasse de notre gare. Il nous faut d'abord un endroit accessible avant de nous déguerpir d'ici. Sinon, on ne bouge pas. La nouvelle gare d'Andokoi est faite pour les gbakas (Ndlr : mini-cars transport en commun), pas pour les wôrô-wôrô.»

Djénéba Cherif (vendeuse devant la mairie) :

« Il faut laisser Abobo tranquille »

«Le déguerpissement ne nous arrange pas. Il faut qu'Anne Ouloto laisse cette affaire d'Abobo-là. La mairie nous demande d'aller à Andokoi, ce qui ne nous arrange pas. C'est trop loin et trop coûteux pour nous les petites commerçantes. Dans le marché aussi, il n'y a pas de place. Où voulez-vous qu'on aille ? C'est de cette activité que nous vivons.»

Ténin Chérif (vendeuse devant la mairie) :

«Elle est femme, nous aussi...»

«A la gare d'Andoikoi, les places sont trop chères : 400.000 Fcfa. Et puis, le commerce ne marche pas là-bas. C'est trop reculé. Anne Ouloto dit qu'elle arrive ici. C'est une femme. Nous sommes aussi des femmes. Nous l'attendons à Abobo.»


Extrait du quotidien ivoirien pro-Ouattara "Nord-Sud".


Source: FACEBOOK GBAGBO KAFISSA