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mardi, 19 octobre 2010

DES PISTES POUR COMBATTRE LA CYBERCRIMINALITE EN COTE D'IVOIRE

 

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Chers tous, la cybercriminalité en Côte d'Ivoire est une préoccupation majeure. J'en ai fait un sujet de recherche et d'étude sociologique dans le cadre de ma formation de Conseiller d'Education Permanente. Je vous livre, ici, le résumé de mes investigations. Plus bas, en WORD, le contenu de mon mémoire.

 

Dans le cadre de notre mémoire de fin de formation, nous avons choisi de travailler sur le thème « Contribution à la lutte contre la cybercriminalité des jeunes et celle les visant, dans les communes de Marcory et de Treichville, le cas des quartiers Anoumabo Sans-fil et Remblai, Arras et Belleville ». La préoccupation majeure étant de répondre à la question de recherche suivante : «Comment lutter plus efficacement contre la cybercriminalité des jeunes et celle les visant, en Côte d'Ivoire ?».

Pour se faire, les objectifs opérationnels suivants ont été assignés à la présente étude : décrire les rapports des jeunes avec la navigation sur Internet et la cybercriminalité ; identifier les facteurs psychosociaux qui les amènent à établir, maintenir ou entretenir ces rapports et ceux qui les disposent potentiellement à être des victimes de la cybercriminalité ; identifier les actions pouvant permettre aux pouvoirs publics ivoiriens de faire baisser le niveau de la cybercriminalité des jeunes et de celle les visant ; proposer des solutions et un plan d'action pour une lutte efficace contre la cybercriminalité, en Côte d'Ivoire.

Dans une première étape, nous avons fait l'état de la question et effectué une revue de littérature en rapport avec le thème et la question de recherche. Ensuite, les informations recensées nous ont permis de bâtir nos instruments d'investigation.

Le questionnaire nous a permis de recueillir les données auprès d'un échantillon de 231 enquêtés, composé de 209 jeunes internautes, 20 gérants de cyberespaces des communes de Marcory et de Treichville et de 2 autorités administratives concernées par la question cybercriminelle. Leur analyse révèle que 53,59% des répondants ont Internet pour loisir préféré et 68,90%, s'y connectent tous les jours. A 53%, ils ont pour sites de prédilection les sites de recherche et les sites de rencontres. 45,58% des répondants font des rencontres amoureuses sur Internet et à 42,70% d'entre eux, ces rencontres rapportent de l'argent. 31,58% pratiquent le « broutage », le « formate » ou les deux à la fois ; pour 44,98% des répondants, c'est l'attrait du gain facile qui est la raison principale des pratiques délictueuses des jeunes sur Internet. 50,72% des répondants, ne voient aucune valorisation des jeunes en rapport avec la pratique du « broutage » ou du « formate » et pour 52,15% des enquêtés, ces pratiques constituent une mauvaise action. Néanmoins, 51,20% pensent que ces pratiques rendent les jeunes utiles à leurs familles et à la société et pour 59,81%, elles sont une chance de devenir financièrement indépendants. 82,78% des internautes enquêtés sont pour l'abandon par les jeunes de ces pratiques illicites et 76,08%, prêts à s'engager dans une action de lutte contre la cybercriminalité. 80,86% des répondants sont favorables à l'introduction de l'éducation à la navigation dans les programmes scolaires et 73,21%, à l'interdiction et la répression des pratiques cybercriminelles par l'Etat de Côte d'Ivoire.

Aussi, pour nous inscrire dans cet élan, nous avons suggéré des actions principalement fondées sur la sensibilisation - par l'information, l'éducation et la communication - et la répression. L'Etat devra mettre en place un cadre législatif et réglementaire approprié, créer une police spéciale des cyberespaces et de la cybercriminalité, mettre sur pied une plate-forme multisectorielle et interministérielle de veille, de concertation et de collaboration et introduire l'éducation à la navigation à l'école, dès le cycle primaire, dans l'enseignement général, technique et professionnel. Relativement au fonctionnement des cybers, il devra prendre des textes engageant la responsabilité pénale des propriétaires et des gérants de cyberespaces laxistes et leur imposer la tenue rigoureuse d'un registre de fréquentation. Le ministère des NTIC devra instaurer dans les cybers un cahier de charges à observer strictement et mieux équiper et structurer le CICERT. Le Ministère chargé de la jeunesse devra créer une direction technique opérationnelle chargée de la question de la cybercriminalité des jeunes et de celle les visant et mener des actions de sensibilisation de grande envergure dans les communes, en collaboration avec les unions, organisations et associations de jeunesse. Le Ministère de l'Education Nationale rendra effective l'éducation à la navigation à l'école et interpellera les parents des élèves cybercriminels. Les parents, eux, devront surveiller et suivre la vie d'internautes de leurs enfants, et les jeunes, s'investir dans la sensibilisation de leurs amis et la création d'associations de lutte.

 

DINDE Fernand AGBO

 

Mon mémoire:

Pour l'obtenir en intégralité, bien vouloir m'écrire à cette adresse: dindefernand2@yahoo.fr

Ou l'acheter directement en ligne: ICI