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dimanche, 06 mars 2011

LAURENT GBAGBO A ADDIS-ABEBA: LE PIEGE

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Le panel des cinq chefs d'Etat mandatés par l'Union Africaine pour évaluer la situation de crise postélectorale en Côte d'Ivoire vient d'inviter le Président Laurent Gbagbo, le Président du RDR Alassane Dramane Ouattara et le Président du Conseil Constitutionnel Paul Yao-Ndré,  à se rendre à Addis-Abeba, pour leur faire connaître ses propositions.
Rappelons que ce panel doit faire aux parties antagonistes des propositions contraignantes, ce qui veut donc dire qu'aucune partie ne peut les décliner.

Cette invitation (à aller) si loin de la Côte d'Ivoire suscite des interrogations au sein du camp présidentiel, et beaucoup se demandent, en effet, si elle ne constitue pas en réalité, une manœuvre pour éloigner le Président Gbagbo de sa base afin de mieux le contraindre à accepter les propositions du panel, ou tout simplement pour l'écarter du pouvoir, là où les intimidations, les sanctions et autres menaces n'ont pas réussi à lui faire lâcher prise.

Et ils n'ont pas forcément tort car cela ressemble beaucoup à la tactique qui avait été utilisée pour renverser Ange-Félix Patassé, alors Président de la République Centrafricaine. Le Général Bozizé qui n'avait eu que 02% à l'élection présidentielle remportée par Patassé avait tenté un coup d'état contre ce dernier, alors qu'il se trouvait en exil à Paris.


Ce coup d'état qu'il avait même revendiqué avait lamentablement échoué et la France lui avait reproché d'avoir parlé trop vite, déclarant comme pour rassurer Patassé qu'elle ne permettra pas la déstabilisation d'un pays ami depuis le sol français. Mais ce n'était que partie remise puisque quelques temps après, Bongo Ondimba, Grand Maître de la Françafrique, organisa un sommet de chefs d'Etat et invita Patassé qui, sans prendre garde, s'y rendit. Il fut alors renversé pendant qu'il y était et on entendit le Gabon, le Congo et la France dire qu'ils ne reconnaissaient pas les gouvernements, mais les Etats. Et Patassé fut contraint à l'exil, au Togo.

Gbagbo qui est historien et contemporain de Patassé sait tout cela et donc forcément, sait aussi à quoi s'en tenir. Il partira à Addis-Abeba s'il veut, mais c'est Alassane Ouattara qui reviendra seul. On retardera volontairement le décollage de son avion pour que ce dernier s'installe d'abord au palais présidentiel, dans le sang s'il le faut. Et il sera contraint à l'exil. C'en sera alors fini de nos espoirs de démocratie pendant encore cinquante bonnes années. A bon entendeur..., SALUT !



Alexis Gnagno

Source: Facebook Alexis Gnagno

CONCLAVE D'ADDIS-ABEBA: «GBAGBO PAS BOUGER!»

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Les dernières nouvelles de la crise ivoirienne font état d'un certain conclave qui devrait se tenir à Addis-Abeba, dans les tous prochains jours (10 mars, plus exactement) entre le Président Laurent GBAGBO, le Premier Ministre Alassane Dramane OUATTARA et le Président du Conseil Constitutionnel de Côte d'Ivoire, Monsieur Paul YAO-NDRE, dans le cadre d'une réunion des Chefs d'Etats du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l'Union Africaine, pour soit dit dénouer la crise ivoirienne. C'est un piège insidieux tendu au Président de la République.

En effet, le parent RHDP d'un ami, membre de l'équipe de campagne du RHDP, le lui avait dit (cet ami joue le jeu depuis les élections, de sorte que ce parent le prend pour un militant du RHDP, ce qu'il n'a jamais été): « Le terminus de GBAGBO est arrivé. On va bientôt l'avoir. Nous sommes en train de convaincre ZUMA de le lâcher (France). On va le faire inviter en dehors de la Côte d'Ivoire et de là-bas, il sera mis aux arrêts pour le TPI. GBAGBO est fini! ».

Il a donné l'information bien avant l'arrivée de l'émissaire de l'UA, hier, samedi 05 mars 2011, à Abidjan, Monsieur Jean PING, Président de la Commission de l'Union Africaine, porteur d'une invitation adressée à chacune des 3 personnalités citées plus haut. Là où on attendait le panel annoncé des 5 chefs d'Etats africains. Plus que curieux et suspect. Et voici que tout se confirme, aujourd'hui. On comprend mieux le montage de la mort des 7 femmes d'Abobo suivi de la dernière sortie de la presse française (France 24 et iTélé), ainsi que l'enquête demandée à ce propos par le procureur de la Cour Pénale Internationale. « GBAGBO pas bouger ! », les Ivoiriens veillent au grain. Ils ne peuvent accepter que la victime soit traquée sans répit et que ses bourreaux (ceux qui ont attaqué la Côte d'Ivoire, une nuit de septembre 2002), se voient dérouler le tapis rouge et ne soient jamais inquiétés.

Une autre alerte fait état du projet d'abattre l'avion présidentiel à son retour d'Addis-Abeba, à partir du camp militaire français du 43ème BIMA, situé à quelques encablures de l'aéroport Félix Houphouët-Boigny, si la première option n'aboutissait pas. En clair, un remake du tristement célèbre scénario rwandais.

Si le panel s'estime incapable de proposer des solutions intelligentes et intelligibles, qu'il se déclare incompétent et que nous avisions.

 

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!


 

DINDE Fernand AGBO