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vendredi, 07 décembre 2012

OPERATION DE SECOURS A AWA EHOURA: ON PEUT ENCORE GARDER ESPOIR EN L'HUMANITE!


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Chers amis, Chers lecteurs,

 

Par mailing-list, le 26 NOVEMBRE et par posts sur mon blog et ma page Facebook, le 27 NOVEMBRE 2012, j'ai lancé avec votre appui à tous, une nouvelle opération en faveur de la soeur Awa Ahoura, socialement marquée par une maladie au long court et un licenciement abusif et inhumain de la nouvelle direction de la RTI.

L'ayant rencontrée durant de longs mois dans le cadre de la première phase 2012 de cette opération de secours (qui s'achève du reste le 31 décembre 2012, pour cette année), j'ai dû vous ameuter à nouveau, chers amis, frères et soeurs, et chers lecteurs, pour vous demander le renouvellement de cette action en sa faveur, au titre de l'année 2013, aux fins de lui permettre de faire face aux graves conséquences sociales qu'a généré dans sa vie le mal qui la ronge, le diabète.

Merveilleuse a été ma surprise de voir que mon appel n'est pas resté lettre morte. Bien au contraire, il a été repris par plusieurs sites et journaux ivoiriens, ainsi que sur Facebook, abondamment. C'est ici le lieu d'adresser mes sincères remerciements à la Rédaction du quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier", aux sites "Ivorian.net", "AbidjanTalk", "Afrik53", "Akendewa.org", "Akendewa.net", "Telediaspora.net", à l'internaute Boni Jean-Eudes de la page Facebook "Côte d'Ivoire Libre" qui m'a été d'une aide précieuse, aux centaines de Facebookers ivoiriens et autres qui ont démultiplié l'information, à la blogueuse Yehni Djidji et à tous ceux que je n'ai pu citer.

Grâce à ce travail conjugué, Awa Ehoura a retrouvé le sourire, je peux vous l'attester, à l'issue de mes deux visites des mardi 4 et mercredi 5 DECEMBRE 2012 derniers, à MPOUTO. Pas seulement pour les dons qui lui ont été faits à cette occasion, mais aussi pour les nombreux, très nombreux appels qu'elle a reçus du monde entier, matins et soirs. Venant de vieilles connaissances, d'anciens élèves (Awa a enseigné l'Histoire-Géographie) ou ex-collègues journalistes ou handballeuses, d'amis perdus de vue depuis une petite éternité, de parfaits inconnus épris de compassion et d'amour... d'humanité tout simplement, pour elle. Des plus illustres aux plus modestes. Des plus prévisibles aux plus inattendus. Qui pour lui envoyer un transfert d'unités, qui pour des paroles de réconfort, qui pour annoncer un don, qui pour soulager sa conscience, qui pour pleurer avec elle. De chaudes larmes ont été versées pour Awa, au téléphone.

Comme elle l'a elle-même dit pour rire, le seul continent d'où on ne l'a pas encore appelée, c'est peut-être l'Asie. C'est vous dire l'adhésion et la solidarité qu'a suscité cette initiative.

Ce qui me permet d'affirmer, sans risque de me tromper, que les Ivoiriens sont formidables et que des hommes et des femmes, pas forcément nantis mais profondément humains et compatissants donnent encore à espérer de l'humanité.

Les dons continuent à arriver. Surtout les dons occasionnels, spontanés, ponctuels. Nous avons aussi enregistrés plusieurs nouveaux donateurs permanents qui s'engagent pour le volet médical, et d'autres, pour le volet domestique de notre opération. C'est à ce niveau que je voudrais encore renouveler mes encoragements à tous les Ivoiriens, à tous les amis et frères, à tous les internautes, à s'inscrire comme donateurs permanents pour que notre soeur ne manque de rien, tout au long de l'année 2013. En attendant que se manifeste la grâce de DIEU pour une très nette amélioration de son état de santé, voire une guérison miraculeuse (qu'est-ce qui lui est impossible?) et une reprise d'activités professionnelles ou génératrices de revenus.

Pour rappel, les inscriptions se font à l'adresse e-mail: dindefernand2@yahoo.fr. L'engagement pour les soins médicaux (médicaments, visites et contrôles médicaux, analyses, rééducation à la PISAM) s'élève à 10.000 Francs CFA par mois et celui relatif au volet domestique (alimentation sous régime, factures, scolarité et entretien des enfants, déplacements en taxi du fait des complications neurologiques, etc), à 1.000 FCFA par mois (les 1.000 F CFA sont à envoyer sur le Numéro ORANGE MONEY: 07 04 71 11).

Les dons en provenance d'Europe et notamment de France, peuvent être déposés à celle que j'appelle affectueusement "La belle dame au grand coeur", "la première donatrice", parce qu'inspiratrice et instigatrice de l'opération "Donateurs pour Awa Ehoura" et aussi, du fait de son assiduité dans les dons, sa fidélité dans l'engagement, sa générosité remarquable et son attachement à Awa: L'ivoiro-française Rita Fourlin, joignable au 0033 634 930 081 ou +33 634 930 081.

Ceux de la région abidjanaise peuvent déposer leurs dons aux coordinateurs de la zone, Mr KONAN  (Cell. 08 08 01 11) et Mr AHOGNY (Cell. 05 46 02 84).

Ne pouvant toucher et appeler individuellement chacun de vous, la bien-aimée Awa Ehoura me charge de vous transmettre sa reconnaissance infinie et sa grande émotion pour tous les gestes tellement touchants que vous avez eus à son égard, pour vos appels, vos commentaires aimables et compatissants sur les réseaux sociaux, sites et blogs, vos visites et pour tous vos dons (en espèces et en nature).

Dans l'attente de vous faire un point plus précis des promesses et certainement des contributions, au prochain post relatif à l'opération, veuillez garder à l'esprit que nous recevons dès à présent vos engagements pour le mois de DECEMBRE 2012, les anciens donateurs, tout comme les nouveaux qui l'ont souhaité.

 

Soyez richement bénis!!! Bien à tous.

 

DINDE Fernand AGBO

mardi, 27 novembre 2012

OPERATION «20 DONATEURS POUR SECOURIR AWA EHOURA» - RELANCE 2013

 

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Chers lecteurs,

Le 22 janvier 2012, nous lancions l'opération "20 donateurs pour secourir Awa Ehoura" afin d'apporter un appui financier à l'ex-journaliste de la RTI, brillante présentatrice du 20H de la télévision nationale ivoirienne.

A cette date-là Awa se portait terriblement mal: crises de diabète à répétition. Plusieurs actions ponctuelles avaient alors été lancées en sa faveur (journalistes ivoiriens, Reporters Sans Frontières et particuliers), mais AUCUNE sur la durée.  

Tombée sous le coup de mesures repressives du nouveau régime ivoirien, elle avait vu ses comptes gélés, comme des centaines d'autres ivoiriens. Pour ne rien arranger, elle a été mise en chômage technique par la nouvelle direction de la RTI et vivait donc sans salaire et sans assurance santé, pour la grande malade qu'elle était et est toujours, d'ailleurs. Elle a été finalement licenciée par la direction de la RTI et vit sans ressources ni travail.

C'est ainsi que nous avons initié, sur une idée lumineuse de l'internaute RITAFLOWER, cette opération qui a vu l'adhésion de 23 personnes au total, dispersées dans le monde (Côte d'Ivoire, Afrique, Europe, Amérique), pour un engagement de groupe d'au moins 200.000 F CFA par mois (305 EURO, coût de ses soins mensuels), soient 10.000 F CFA par donateur et par mois. Avec plus ou moins de réussite.

L'opération arrive à son terme, fin DECEMBRE 2012, et plusieurs d'entre nous ne sont plus à mesure de continuer la belle aventure, pour des raisons diverses (engagement pris pour une seule année, problèmes de famille, problèmes personnels, diverses sollicitations, engagements multiples, etc). Il faut donc de nouveaux donateurs. Et nous espérons vivement pouvoir vous compter parmi nous.

Ayant eu plusieurs désistements en cours de parcours (8 donateurs sur 23), cette année 2012, ce qui nous a fragilisés et a réduit notre apport à Awa (qui en a subi des dommages), plus nombreux serons-nous, mieux cela vaudra. Car les droits de départ à elle payés par la télévision ivoirienne ont fondu comme neige au soleil, depuis bien longtemps, et l'assurance-maladie RTI qui lui a été laissée, par scrupule humanitaire et qui s'estompe en MARS 2013, n'opère que si elle assure elle-même les 20% du montant (fort élevé) des prestations hospitalières de la PISAM dont elle bénéficie, ou plus exactement, dont elle espère bénéficier. Elle ne travaille plus et n'a plus de ressources. Impossible donc pour elle de faire face à toutes ses charges de santé. Sauf si nous lui apportons notre soutien.

Ce manque de moyens est arrivé au point où des complications neurologiques sont venus se greffer aux symptômes classiques du diabète. Elle a du mal à marcher, souffre des nerfs des dents, perd progressivement de son acuité visuelle et de l'usage de ses mains. Pour y faire vigoureusement face, il lui faut beaucoup de soins et de séances de rééducation. Nous seuls pouvons l'y aider, parce qu'aussi curieux que cela puisse paraître, Awa Ehoura est, aujourd'hui, ETRANGEMENT seule. Où sont passés les nombreux amis, collègues et connaissances? Mystère!!!

Dans l'attente pour Awa de trouver une source durable de revenus, des ressources permanentes (par exemple: activités génératrices de revenus), nous devons donc continuer à prendre le relai pour assurer une vie plus ou moins acceptable à celle dont nous avons, en tant qu'Ivoiriens, tous tant apprécié le talent et que nous continuons d'aimer. Si vous désirez nous rejoindre, veuillez bien nous le signaler à l'adresse suivante: dindefernand2@yahoo.fr.

 

VOLET DOMESTIQUE DE L'OPERATION

 

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Ce premier volet (ci-dessus) ne concerne que les soins médicaux de notre soeur, c'est-à-dire l'aspect sanitaire. Mais l'expérience vécue dans la conduite de cette initiative en 2012, nous a montré que tout en se soignant, Awa doit pouvoir se nourir convenablement (régime alimentaire lié à son mal) et faire face à un certain nombre d'autres contingences (déplacements en taxi, appels téléphoniques, factures, scolarité et entretien des enfants, etc). De ce point de vue, l'année 2012 a été tout simplement désastreuse. Je l'ai rencontrée, ce jeudi 22 novembre, chez sa mère où elle vit temporairement; nous en avons longuement parlé. Elle en souffre dramatiquement! J'en ai eu la gorge nouée.

Ce faisant, j'ai décidé d'ouvrir un deuxième volet à notre opération pour permettre à Awa de faire face à toutes ses charges domestiques, de sorte que ne soient pas réduits à néant tous les efforts déployés pour lui assurer les soins spécialisés appropriés.

Pour ce faire, j'invite tous les Ivoiriens et autres donateurs qui souhaiteraient mettre à la disposition d'Awa de quoi vivre au quotidien, à bien vouloir donner, chaque mois, 1000 F CFA pour ses besoins domestiques; cette modique somme est expressément fixée pour permettre au plus grand nombre de participer au volet domestique de l'opération, sans pression. S'inscrire à la même adresse, pour un engagement d'une année (2013): dindefernand2@yahoo.fr. Ce qui fera une contribution annuelle de 12.000 F CFA (19 EURO) par donateur; ce volet sera entièrement indépendant du premier, relatif au soutien sanitaire. Ceux qui veulent commencer dès cette fin de mois de NOVEMBRE 2012 également, en ont la latitude. Cette aide sera d'autant plus importante pour elle que c'est bientôt la fin de l'année. Une manière pour nous de l'aider à passer les fêtes de fin d'année en toute quiétude. Je sais pouvoir compter sur votre promptitude et votre compassion.

Le paiement des 1000 F CFA sera entièrement centralisé sur le numéro ORANGE MONEY, 07 04 71 11, et chaque fin de mois, la somme collectée sera remise, main à main à Awa, en votre nom, pour ses besoins personnels, et un point régulier vous en sera fait, tous les mois, dans vos boîtes e-mail. 

Nota Bene: Ce numéro ORANGE MONEY concerne uniquement les donateurs vivant en Côte d'Ivoire et les 1000 F CFA ne concernent que le volet domestique de l'opération. Tous les donateurs pour ce volet, vivant à l'étranger, peuvent nous faire parvenir leurs dons (montant libre) par MONEYGRAM, RIA ou WESTERN UNION. Nous contacter INBOX (dindefernand2@yahoo.fr) pour les détails de la destination des mandats.

Dès cet instant, j'attends vos inscriptions pour l'année 2013 et vos contributions pour son cadeau de fin d'année et de nouvel an.

Soyez richement bénis pour chaque franc que vous consentirez à sacrifier pour cette bien-aimée soeur!

Bien à tous.

DINDE Fernand AGBO

vendredi, 27 janvier 2012

UNE COTE D'IVOIRE SANS COMPASSION NI DEMOCRATIE


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« La nouvelle Côte d'Ivoire », un refrain que nous avons entendu à moult reprises depuis la tristement mémorable date de la sanglante transition du 11 avril 2011. Nous avions espéré qu'après l'immense traumatisme causé, à cette occasion, au peuple ivoirien, cette « nouvelle Côte d'Ivoire » nous présenterait un visage moins hideux. Hélas, sa laideur historique (de mémoire d'Ivoiriens), ses rides affreuses et la cruauté de ses yeux injectés de sang ainsi que ses crocs insatiables de notre chair ne se sont pas adoucis ni revêtus d'un peu d'angélisme.

C'est, en effet, avec consternation que nous apprenons, ces dernières semaines, la dégénérescence de la santé de nos frères ivoiriens tombés sous le coup des sanctions et des mesures répressives du pouvoir Ouattara, pour le seul crime d'avoir été proches du président Laurent Gbagbo ou d'avoir travaillé sous sa gouvernance, au moment où Alassane Ouattara, du haut de son piédestal de l'Hôtel du Golfe, décrétait un arrêt de travail général pour asphyxier non pas un « adversaire » mais un « ennemi » politique, appelant et applaudissant au passage l'embargo meurtrier de l'Union Européenne contre la Côte d'Ivoire.


Ainsi, plus de 400 personnalités de la république, cadres, sympathisants de La Majorité Présidentielle (LMP), militants du FPI, militaires de divers rangs et journalistes ont vu leurs comptes mis sous scellé et leurs avoirs gelés. Au nombre de ceux-ci, l'illustre Ministre d'Etat Paul-Antoine Bohoun Bouabré, grand serviteur de l'Etat de Côte d'Ivoire, père du « budget sécurisé » et du « budget de sauvegarde », mort en exil, le mercredi 11 janvier 2012, à l'hôpital Hadassad Ein-Kerem de Jérusalem en Israël. On le savait très malade, souffrant d'une grave insuffisance rénale et ayant ses avoirs gelés.


Ne serait-ce qu'au nom de l'humanité qui nous lie et qui nous différencie des animaux, et qui démarque la société des hommes de la jungle, le gouvernement ivoirien ou même le chef de l'Etat, d'autorité, n'aurait-il pas pu faire une exception pour sauver celui qui a servi avec abnégation son pays et qui n'était d'ailleurs pas un acteur de premier plan de la crise postélectorale ? Pourquoi l'avoir contraint à manquer de soins et à dégrader ainsi irrémédiablement son état de santé au point d'en arriver à avoir urgemment besoin d'une greffe de reins ?


Pour pousser l'inhumanité à son extrême, le quotidien pro-Ouattara, Le Nouveau Réveil, croyant tenir un scoop et apporter un démenti aux allégations d'indigence sanitaire du Ministre d'Etat Paul-Antoine Bohoun Bouabré, barre à sa Une N° 2993 du jeudi 19 janvier 2012 : « Bohoun soigné dans l'hôpital le plus cher au monde et pendant 9 mois, il payait ses soins », avec en prime un véritable reportage sur l'hôpital israélien titré : « Tout sur le prestigieux centre médical Hadassa de Jérusalem ». Jouissance malsaine ! Jouissance impie ! Que gagne le pouvoir Ouattara à exposer ainsi un mort et à le poursuivre outre-tombe ?

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Curieusement, quand dans nos investigations, nous avons cherché à lire le fameux article qui relatait tous ces faits et intitulé « Le régime Ouattara accusé pour rien : Bohoun Bouabré soigné durant 9 mois dans un hôpital de classe mondiale », plus aucune trace du papier. Le lien http://news.abidjan.net/h/423405.html, où était antérieurement logé le brûlot, affiche en anglais : « The page cannot be found ». En clair, « Page introuvable » ! Moralité de l'affaire, cet article n'est qu'un ramassis de mensonges grotesques. Sinon, pourquoi l'aurait-on retiré du Net ? Etait-il compromettant pour ses auteurs ? Etalait-il leur manque de professionnalisme et leur insensibilité déroutante ? Auraient-ils été soudainement saisis d'une tardive compassion humaine ou d'une subite résurgence d'humanité ? Il faudra le leur demander. Toujours est-il que le fameux article n'est plus en ligne.

Au demeurant, il ne doit pas être étonnant ni constituer un crime de lèse-majesté qu'un serviteur de l'Etat du rang de Paul-Antoine Bohoun Bouabré ait quelques amitiés et relations dans le monde, aux plus hauts niveaux. Aurait-il fallu, pour faire plaisir à Ouattara et à son régime en pleine dérive tyrannique, qu'il n'en usât pas une ultime fois, dans l'espoir de sauver sa vie et ne pas être ainsi prématurément arraché à l'affection profonde des siens ? Bien curieuse philosophie de la vie, tout de même !

Bohoun Bouabré aura tout tenté pour avoir la vie sauve. « Après la chute de Laurent Gbagbo, il avait dépêché des émissaires auprès du nouveau pouvoir d'Alassane Ouattara pour négocier le dégel de ses avoirs ou, à défaut, obtenir une prise en charge de l'Etat. Mais, cette demande lui avait été refusée », nous rapportait le site du journal d'actualité en continu, Jeune Afrique, le mercredi 11 janvier 2012, le jour même de son décès. Le nouveau régime ivoirien sombre dans la méchanceté aveugle et l'injustice vengeresse. Qui pourra l'arrêter ? La compassion naturelle a quitté la terre d'Eburnie. Requiem pour la Côte d'Ivoire fraternelle, où il faisait bon vivre même en temps de crise ! Haro sur une « Côte d'Ivoire nouvelle », sans âme !

Au-delà du cas retentissant qu'est celui du Ministre d'Etat Bohoun Bouabré, ce sont des centaines d'ivoiriens qui meurent en exil et dans notre pays, dans des camps de réfugiés ou de déplacés, dans des départements et régions pillés, dévastés, déshérités pour cause de guerre comme l'Ouest de la Côte d'ivoire, en silence, dans l'anonymat le plus complet et dans l'indifférence absolue d'Alassane Ouattara et son régime. Les vivants, grands malades en sursis ou illustres inconnus sinistrés de la guerre, sont en train de mourir sans que le gouvernement ivoirien ne s'en sente concerné ou ne s'en préoccupe, outre mesure. Simplement parce que leurs comptes ou ceux de leurs proches sont mis sous scellés et qu'ils ne peuvent plus faire fasse à leurs responsabilités familiales et sociales. Quand on sait qu'en Afrique, le cadre du village nourrit des dizaines de personnes et en scolarise ou prend en charge bon nombre d'autres, on imagine aisément la détresse et le désastre que vivent ces 400 personnes aux avoirs gelés et leurs familles. Alassane Ouattara n'en a cure. Une telle cruauté ne s'est jamais vue en Côte d'Ivoire, de mémoire d'ivoiriens. Aucun ivoirien n'en a jamais été capable.

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Nous avons actuellement, pendant sur le bras, les cas de l'animateur de Radio Côte d'Ivoire, Paul Dokui, malade et luttant contre la mort au Ghana, de la brillante présentatrice du 20h de la RTI, Awa Ehoura Tabitha, dont les avoirs ont été gelés, qui a été mise en chômage technique et qui n'arrive plus à se soigner convenablement (pour la grande diabétique qu'elle est), et dans une moindre mesure, de l'ancien directeur de Radio Côte d'Ivoire, le journaliste Eloi Oulaï, heureusement entouré par des amis médecins. Tous les trois ont vu leurs comptes mis sous scellé. La journaliste Awa Ehoura a récemment lancé un véritable SOS : « Qu'on débloque mon compte pour que je me soigne ». C'est finalement sous le poids moral de toute la mobilisation que les Ivoiriens ont mise en branle pour secourir la journaliste que les autorités judiciaires s'exécuteront. Le samedi 21 janvier 2012. Près d'une année après la décision scélérate. Qu'en est-il des 400 autres cas ? Pour l'heure, c'est le statu quo absolu.

Quant à la démocratie, nous en faisons tout bonnement le deuil sous le régime Ouattara. Car comment comprendre qu'on fasse le tour du monde pour annoncer que la paix est revenue, que la démocratie est de retour, que l'état de droit est restauré et que la Côte d'Ivoire s'est retrouvée, et continuer de brider de la sorte l'opposition et la museler ?

Pour preuve, la cérémonie de présentation officielle du livre-témoignage de Charles Blé Goudé, « Côte d'Ivoire, traquenard électoral », prévue pour se tenir le mercredi 18 janvier 2012, au Baron de Yopougon et annoncée longtemps à l'avance, s'est achevée dans la plus grande confusion : un commando des FRCI, sous les ordres du lieutenant Seydou Traoré, s'est présenté aux portes de la salle avec pour instruction de prendre Martial Yavo, le président intérimaire du COJEP (Congrès Panafricain des Jeunes et des Patriotes de Charles Blé Goudé). Un tel ordre de mission n'étant pas du goût des participants à la rencontre, les membres du COJEP présents se constituent en bouclier humain pour faire échec au commando. Le commissaire Lézou du 16ème arrondissement de Yopougon, venu à la rescousse de l'escouade, instruit l'intervenant du jour de ne pas tenir de propos « subversifs ». Qu'appelle-t-il propos subversifs ? Relater des faits dont tous les ivoiriens ont été témoins, fin 2010 et début 2011 ? Au final, le désordre s'étant installé, l'organisateur principal (Martial Yavo) et l'intervenant du jour (Dr Augustin Guéhoun) ayant été exfiltrés, la cérémonie de dédicace du livre « Côte d'ivoire, traquenard électoral » n'a pu se tenir. La Côte d'Ivoire est en pleine anti-démocratie. Un régime stalinien n'aurait pas mieux fait.

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Un militant du FPI blessé par balle et gisant sur le podium du meeting


Que dire alors du meeting de rentrée politique du FPI, soutenu par le CNRD, à Yopougon place Ficgayo, le samedi 21 janvier 2012, qui avait recueilli tous les accords de façade des autorités ivoiriennes et qui s'est brutalement achevé dans le sang, par la faute des partisans de Ouattara, incorrigibles adeptes de la violence et du crime, payés et envoyés en mission punitive encadrée contre le FPI ? Une manifestation pacifique qui s'est soldée par au moins 2 morts et 67 blessés dont des cas graves. Quand est-ce qu'un meeting du RDR, ou même de l'opposition dans sa globalité, a subi pareille incursion, sous Gbagbo ? La presse proche de Ouattara, pour justifier l'injustifiable, reproche aux leaders du FPI d'avoir tenu des propos incendiaires et provocateurs (qui restent d'ailleurs à prouver). Loin de nous l'idée de défendre un quelconque propos mais, objectivement, le RDR est-il le mieux placé pour donner des leçons en la matière ? Les premiers spécialistes des propos guerriers et insurrectionnels sous Gbagbo n'étaient-ce pas Alassane Ouattara et Hamed Bakayoko, actuels chef de l'état et ministre de l'intérieur ? Ont-ils été un seul jour inquiétés ? Trois fois non ! De quoi se plaignent donc les militants et journalistes du RDR ?  

Au surplus, pourquoi le régime Ouattara, bien que détenant le pouvoir, est-il si frileux au point de bafouer, avec une telle goujaterie, le droit de réunion et de rassemblement, le droit de penser différemment, le droit d'expression, véritables piliers de la démocratie, jusqu'à se faire condamner par des alliés comme les Etats-Unis et l'ONUCI ? A la vérité, seul un régime d'exception, qui sait ne pas être parvenu au pouvoir par la voie démocratique, peut être aussi épidermique et réactionnaire. Le pouvoir Ouattara voudrait nous révéler, par ce trait psychologique très caractéristique, qu'il n'a pas gagné l'élection présidentielle de 2010 qu'il ne s'y prendrait pas autrement. Il fait preuve d'une frilosité déconcertante et d'une paranoïa que seuls ont les putschistes. C'est, de façon parfaite, le même manque de sérénité qu'on observe chez tous les voleurs et chez tous les usurpateurs. Le régime Ouattara en est-il un ? Ses actes le laissent penser. Vivement, le retour de la compassion et de la démocratie, en terre ivoirienne.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 426 du jeudi 26 janvier 2012.

dimanche, 22 janvier 2012

OPERATION «20 DONATEURS POUR SECOURIR AWA EHOURA»


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Notre soeur ivoirienne Awa Ehoura Tabitha, journaliste présentatrice du 20h de la RTI, est mal, très mal dans sa peau: crises de diabète à répétition. Tombée sous le coup de mesures repressives du nouveau régime ivoirien, elle a vu ses comptes gélés, comme des centaines d'autres. Pour ne rien arranger, elle a été mise en chômage technique par la nouvelle direction de la RTI et vit donc sans salaire et sans assurance santé, pour la grande malade qu'elle est.

Au-delà de toute considération politique, Awa Ehoura est une fille de la Côte d'Ivoire, qui a servi son pays avec abnégation et professionnalisme. Le mal qui la ronge s'inscrit dans une urgence humanitaire. Il faut secourir cette brillante présentatrice du 20h qui nous a épaté durant de longues années par la qualité de son travail et dont nous avons tous apprécié le talent journalistique dans tous nos ménages.

Depuis l'annonce de la dégénéresence de son état de santé sur Internet et dans la presse ivoirienne, plusieurs initiatives ont été prises pour lui apporter de l'aide, dont celle de Reporters Sans Frontières, qui lui accorde une prise en charge de 3 mois pour ses soins. Il lui faut, tous les mois, 200.000 FCFA (305 Euro) pour faire face à son traitement. Et après ces 3 mois, qu'advient-il d'elle?

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Pour faire face cette ponctualité dans laquelle s'inscrivent toutes les actions menées, en ce moment, en sa faveur et lui assurer une certaine durée de traitement, nous lançons l'opération "20 DONATEURS POUR SECOURIR AWA EHOURA", après avoir appelé l'intéressée et recueilli son assentiment. Sur l'instigation donc de frères et soeurs ivoiriens sensibles à son cas et, singulièrement, de notre soeur RITAFLOWER, bien connue sur ce blog et qui se signale comme la première donatrice, nous recherchons 20 personnes prêtes à débourser la somme de 10.000 FCFA (environ 15,3 Euro) ou plus, tous les mois, pendant toute l'année 2012, pour couvrir les frais mensuels de santé de la bien-aimée soeur.

L'opération sera menée en deux temps: 6 mois renouvelables. Au bout des 6 premiers mois, si aucune solution durable ne lui est trouvée (dégel de ses avoirs, reprise du travail, salaire, assurance maladie), l'opération sera reconduite. Si nous pouvons avoir au-delà de 20 personnes pour ce soutien fraternel, ce sera tant mieux pour elle, dans la mesure où les soins dû au diabète ne sont pas ses seuls besoins. Elle doit en avoir pas mal, en ce moment, pour quelqu'un qui n'a pas eu accès à son salaire depuis bientôt une année (scolarité et santé des enfants, popote, eau et électricité, etc).

Toute personne touchée par la situation de notre soeur est priée de s'inscrire auprès de nous, à l'adresse e-mail: dindefernand2@yahoo.fr. Prière, bien vouloir indiquer le montant de votre aide mensuelle. Le moyen de paiement vous sera indiqué par mail privé, ainsi que nos contacts téléphoniques, à toutes fins utiles. Un compte rendu fidèle et régulier vous sera fait, chaque mois, pour vous situer sur l'utilisation de vos dons à cette fille de la Côte d'Ivoire, dans la détresse. Le premier don sera effectué, fin janvier 2012. Agissez, promptement! Faites-nous confiance et que l'ETERNEL bénisse votre décision.


Que DIEU vous bénisse, richement!


DINDE Fernand AGBO