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samedi, 30 mars 2013

JE PERSISTE ET JE SIGNE: OÙ SE TROUVE AU JUSTE LE VILLAGE D'ALASSANE OUATTARA?

 
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Pour la énième fois, Ouattara est hors de la Côte d'Ivoire. Certains parlent même du 80 au 88ème voyage hors du pays en moins de 2 ans!!! Est-il vraiment le Président de la Côte d'Ivoire, ce monsieur? Et puis, pour une nouvelle fois, il part se reposer à Mougin, en France. Pourquoi ne se repose-t-il JAMAIS en Côte d'Ivoire? Ce qui m'amène à rééditer mon article du 29 novembre 2011: "Où se trouve au juste le village d'Alassane Ouattara?". Bonne (re)lecture!


La plupart des chefs d'Etat, pour ne pas dire tous, aiment bien effectuer leur retraite dans leur ville natale ou leur village.

Ainsi, le président Félix Houphouët-Boigny se retirait à Yamoussoukro, qu'il a d'ailleurs érigé en capitale. Pour Henri Konan Bédié, c'est à Daoukro, sa ville natale ou à Prépréssou, son village qu'il a ses arrières. Le général Guéi Robert, on s'en souvient, s'était reclus à Kabakouma, dans sa région de Man. Le président Laurent Gbagbo, pour se changer les idées, se repliait à Mama, dans son département natal de Gagnoa, où il s'est bâti une coquette petite maison de repos.

D'autres chefs d'Etat africains ont ainsi rendu célèbres leurs villes natales. On peut, pêle-mêle, citer le village du président burkinabé, Ziniaré, à quelques encablures de chez nous, Syrte du guide libyen Kadhafi, Gbadolité du président zaïrois Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wa Zabanga, Franceville du patriarche gabonais Omar Bongo, Piya du président togolais Gnasimgbé Eyadéma et j'en passe.

A défaut, ils se choisissent un point de chute comme le Général De Gaulle, né à Lille et qui a choisi comme son « home », le petit village de Colombey-les-deux-églises, où il repose justement à jamais.

Mais en la matière, le chef de l'Etat ivoirien restera une énigme ! Aucun point de chute, en Côte d'Ivoire ! Pas même à Kong dont il se réclame et où il ne dispose pas de la moindre case. Pas plus qu'à Dimbokro, qui passe pour être sa ville natale. Ses vacances ou ses retraites ? Il les prend en France. Curieux non, pour un président qui se réclame de la Côte d'Ivoire ? Depuis que nous avons découvert cet homme que nous a présenté le « vieux », Houphouët, pas un seul village ivoirien n'a eu l'honneur de le recevoir pendant 4 week-ends, en 20 ans, comme un fils du terroir. Pourquoi donc ?

« Quand ça chauffe, il est en France, alors que les autres, quand ça chauffe, ils sont chez eux au village. Dans quel village il est allé se reposer même un jour, en Côte d'Ivoire ? », me disait un villageois, jeune planteur de cacao, originaire du centre de notre pays. « Violente question ! », comme disent les Ivoiriens. En 7 mois de règne, il est allé 8 fois en dehors de la Côte d'Ivoire. Les Européens et les Français le voient plus que l'Ivoirien de l'intérieur du pays. Il compte même encore passer deux semaines de vacances en France, dans le mois de décembre. Pour les fêtes de fin d'année?

Au final, nous ne pouvons nous empêcher de nous poser cette question capitale qui nous taraude les méninges, depuis un moment qu'il est président de la Côte d'ivoire : « Où se trouve donc le village d'Alassane Ouattara ? »


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !

 

DINDE Fernand AGBO

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mardi, 29 novembre 2011

OÙ SE TROUVE AU JUSTE LE VILLAGE D'ALASSANE OUATTARA?


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La plupart des chefs d'Etat, pour ne pas dire tous, aiment bien effectuer leur retraite dans leur ville natale ou leur village.

Ainsi, le président Félix Houphouët-Boigny se retirait à Yamoussoukro, qu'il a d'ailleurs érigé en capitale. Pour Henri Konan Bédié, c'est à Daoukro, sa ville natale ou à Prépréssou, son village qu'il a ses arrières. Le général Guéi Robert, on s'en souvient, s'était reclus à Kabakouma, dans sa région de Man. Le président Laurent Gbagbo, pour se changer les idées, se repliait à Mama, dans son département natal de Gagnoa, où il s'est bâti une coquette petite maison de repos.

D'autres chefs d'Etat africains ont ainsi rendu célèbres leurs villes natales. On peut, pêle-mêle, citer le village du président burkinabé, Ziniaré, à quelques encablures de chez nous, Syrte du guide libyen Kadhafi, Gbadolité du président zaïrois Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wa Zabanga, Franceville du patriarche gabonais Omar Bongo, Piya du président togolais Gnasimgbé Eyadéma et j'en passe.

A défaut, ils se choisissent un point de chute comme le Général De Gaulle, né à Lille et qui a choisi comme son « home », le petit village de Colombey-les-deux-églises, où il repose justement à jamais.

Mais en la matière, le chef de l'Etat ivoirien restera une énigme ! Aucun point de chute, en Côte d'Ivoire ! Pas même à Kong dont il se réclame et où il ne dispose pas de la moindre case. Pas plus qu'à Dimbokro, qui passe pour être sa ville natale. Ses vacances ou ses retraites ? Il les prend en France. Curieux non, pour un président qui se réclame de la Côte d'Ivoire ? Depuis que nous avons découvert cet homme que nous a présenté le « vieux », Houphouët, pas un seul village ivoirien n'a eu l'honneur de le recevoir pendant 4 week-ends, en 20 ans, comme un fils du terroir. Pourquoi donc ?

« Quand ça chauffe, il est en France, alors que les autres, quand ça chauffe, ils sont chez eux au village. Dans quel village il est allé se reposer même un jour, en Côte d'Ivoire ? », me disait un villageois, jeune planteur de cacao, originaire du centre de notre pays. « Violente question ! », comme disent les Ivoiriens. En 7 mois de règne, il est allé 8 fois en dehors de la Côte d'Ivoire. Les Européens et les Français le voient plus que l'Ivoirien de l'intérieur du pays. Il compte même encore passer deux semaines de vacances en France, dans le mois de décembre. Pour les fêtes de fin d'année?

Au final, nous ne pouvons nous empêcher de nous poser cette question capitale qui nous taraude les méninges, depuis un moment qu'il est président de la Côte d'ivoire : « Où se trouve donc le village d'Alassane Ouattara ? »


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !

 

DINDE Fernand AGBO

mercredi, 24 novembre 2010

DEBATS DES JEUNES SUR RTI LA 1ère : LE RHDP PASSE A LA CHAPE, LA MESSE A ETE DITE


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Véritablement, le débat d'hier, mardi  23 novembre 2010 entre les jeunes LMP, Charles BLE GOUDE et KONATE Navigué et ceux du RHDP, KOUADIO KONAN Bertin dit « KKB » et ZASSO Patrick, aura été édifiant, plaisant et révélateur à plus d'un point.

Nous avons apprécié le niveau relevé des discussions pour ce qui est des trois premiers cités. En revanche, nous avons été interloqué par le comportement grotesque et brouillon (quasi délinquant) du jeune RDR, ZASSO Patrick, balançant des insolences à tout-va et faisant des affirmations graves du genre « Nous avons le film de l'assassinat du Général GUEI », avec l'intention clairement affichée d'incriminer le FPI et le candidat Laurent GBAGBO. Un CD a même été exhibé sur le plateau à l'attention de BLE GOUDE et KONATE Navigué. Très révélateur ! Notre lecture est simple, trivial : si ZASSO Patrick a le film de l'assassinat du Général GUEI, il faudra qu'il soit entendu, de façon urgente et impérieuse, par les autorités judiciaires ivoiriennes pour que son témoignage soit versé au dossier de cette scabreuse affaire non encore élucidée. Car, dans notre entendement, seuls ceux qui ont tué l'ancien Chef de l'Etat ivoirien peuvent avoir tourné la vidéo de son exécution et en détenir le support numérique. Qu'un tel document audiovisuel puisse exister et que personne ne l'ai jamais produit depuis la mort violent du Général, laissant toute la Côte d'Ivoire dans un flou artistique sur l'identité des vrais auteurs de cet homicide, n'est pas acceptable. C'est même plus que suspect.

Nous sommes convaincus de deux choses : soit ce CD ne contient vraiment pas de quoi fouetter un chat et ne devra être mis au compte que d'un effet médiatique de fort mauvais goût, soit il révèle effectivement les coupables de ce crime odieux, auquel cas il faudra s'adresser au RDR pour en savoir plus. Une chose est certaine : ce CD n'incrimine pas le candidat LMP. Car si tel était le cas, le film qu'il contient n'aurait pas mis tant de temps à être produit, tant les ennemis du Président Laurent GBAGBO sont nombreux et déterminés à obtenir sa tête sur un plateau d'argent. De ce point de vue, nous ne pouvons qu'être sereins.

Mais révélation pour révélation : Or donc des responsables du RHDP « appellent les gens la nuit » pour s'épancher !!! Par courtoisie, Charles BLE GOUDE qui savait ce que « KKB » et lui s'étaient dit une semaine avant, a répété plusieurs fois pendant ses interventions : « Je n'ai pas affaire au PDCI, c'est le RDR qui m'intéresse sur ce plateau » ; en fait, et nous l'avons compris, c'était pour ménager celui qui lui avait fait des confidences sincères, sept jours auparavant, et qu'il voulait épargner d'un coup de massue foudroyant, en direct sur les antennes. Mais les élucubrations de KOUADIO KONAN Bertin sur les nouvelles amours de BEDIE et de OUATTARA et ses attaques contre la gestion du Président GBAGBO pendant ces huit années de crise majeure auront eu raison de sa patience. Il lui a donc balancé, à brûle-pourpoint, cette question assassine : «  Monsieur KOUADIO KONAN Bertin ne pense pas ce qu'il dit sur ce plateau, j'en suis certain. KKB, peux-tu me regarder dans les yeux et déclarer, ici devant tous, que tu ne m'as pas appelé à 2 heures du matin, il y a une semaine, pour me dire au téléphone que je ne sais pas avec quelle bouche je vais dire à mes militants de voter Alassane OUATTARA ? ». KKB n'a pas manqué de s'esquiver dans des affirmations peu convaincantes, mais sans jamais nier les propos et la grave accusation de BLE GOUDE. Donnant la preuve que l'alliance BEDIE-OUATTARA est contre-nature et la confirmation que l'appel de BEDIE à voter ADO n'est pas du tout du goût de ses militants et même de ses plus proches  collaborateurs; qui s'obstinent pourtant (contre toute logique) à tenir un discours contraire à leurs plus intimes convictions. Problème d'honneur et de dignité. Combien KKB et les autres ont reçu comme argent pour trahir leurs convictions et vendre ainsi leur patrie ? On ne le saura peut-être jamais. L'histoire retiendra leur forfaiture. Pour le reste des temps.

Au cours du débat, les jeunes du RHDP ont constamment reproché au candidat LMP et au FPI de ne pas avoir été capables de produire des résultats, en matière de développement, malgré les milliers de milliards gérés pendant ces dix dernières années. Bien malin d'attaquer un pouvoir, de lui faire la guerre, l'empêcher par toutes les diableries insurrectionnelles de gouverner et, tout en même temps, lui demander des résultats ! Les jeunes LMP n'auront pas manqué de le leur dire. Mieux, de leur démontrer magistralement ce qu'est la guerre et ce que sont ses conséquences qu'ils feignent de ne pas voir. L'histoire contemporaine nous a bien montré que les Etats-Unis, le pays le plus puissant et le plus sécurisé de la planète, a eu son espace aérien violé et subi une terrible attaque, le 11 septembre 2001. Bilan : plus de 3000 morts, deux tours majestueuses, symbole de la prospérité et de l'orgueil américains, soufflées, un traumatisme montre, effroyable, indélébile dans l'esprit de toute une nation. Comme le dit un ami : « Personne ne peut être prêt contre la guerre, contre morts et destructions planifiées et programmées. Personne ! Rien ne peut et ne doit justifier la guerre, rien ! ».

Le clou de ce débat fort intéressant aura été la conclusion de Charles BLE GOUDE, dernier intervenant du jour, qui a produit deux preuves irréfutables de la nationalité burkinabé dont s'est prévalu Monsieur Alassane Dramane OUATTARA avant son entrée dans la vie politique ivoirienne : Dans un livre universitaire américain titré « The Directory of Fellows » qu'il a brandi sur les antennes, il révèle qu'ADO a été répertorié comme diplômé aux Etats-Unis en qualité d'étudiant burkinabé. Et dans un journal Frat-Mat de 1982 sorti pour la circonstance, il apporte la preuve qu'Alassane OUATTARA a été décoré, à Abidjan, avec Monsieur Charles Konan BANNY, impétrant ivoirien, en tant que cadre burkinabé de la BCEAO. Il ne pouvait avoir fin plus foudroyante à cette émission pour le RHDP, la réplique étant impossible (émission achevée) et les faits étant totalement avérés. La messe était dite.

C'est une clameur de joie et d'applaudissements qui est montée dans le ciel d'Abidjan, dans certains quartiers, à la fin de l'émission. Preuve que la prestation de Charles BLE GOUDE et de KONATE Navigué aura été plus qu'honorable. Cela promet pour le « Face à Face » du jeudi 25 novembre 2010, à 21 heures. Oui, la messe a été dite. Place au « Woody ». Pour le coup de grâce.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !



DINDE Fernand AGBO

lundi, 15 novembre 2010

COTE D'IVOIRE : LE DEUXIEME SURSAUT NATIONAL EST EN MARCHE !



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Dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, une horde d'affreux attaque la Côte d'Ivoire dans une tentative de coup d'état qui se mue en rébellion armée. Notre beau pays est alors coupé en deux. Dans un sursaut mémorable, les patriotes ivoiriens font écran à la sinistre entreprise pour indiquer aux nageurs en eaux troubles qui ont porté le glaive dans le sein de la mère-patrie que leur projet ne peut prospérer. A travers des marches, des manifestations monstres qui ont battu tous les records de mobilisation et des levées de fonds, les dignes fils de la Côte d'Ivoire ont donné la preuve de leurs nouvelles dispositions d'esprit : un peuple épris de liberté, de paix, prêt au sacrifice pour son pays et qui n'entend pas laisser prospérer ceux qui clament leur amour pour la Côte d'Ivoire mais qui ne manquent aucune occasion de faire couler le sang de ses fils. Drôle d'amour que celui-ci ! A la vérité, ces hideux n'ont jamais aimé ce pays ou du moins ne l'aiment que pour le fauteuil présidentiel qu'ils convoitent.

Ce sursaut digne des plus grandes révolutions de l'histoire du monde a eu l'adhésion de quelques nations sœurs, telle que l'Angola à laquelle nous devons une fière chandelle, et des jeunesses de la quasi entièreté de l'Afrique noire venues affirmer leur opposition aux prétentions néocoloniales d'états impérialistes qui ne doivent leur développement qu'à la prédation impitoyable qu'ils exercent sur des états plus faibles, y entretenant (comme en Côte d'Ivoire) une instabilité politique permanente qui leur sert de terreau fertile aux chantages les plus démoniaques et les plus éhontés.

Tout le monde le savait, en Côte d'Ivoire. Mais il a fallu attendre novembre 2004, deux années après le début de cette crise qui nous aura traînés de capitale africaine en capitale africaine en passant par le centre de rugby de Linas-Marcoussis en France à la recherche de la paix, pour que les vrais parrains et les véritables commanditaires de notre mise à mort tombent le masque : Jacques CHIRAC et l'exécutif français ! Nous avons ainsi pu voir la France (se prévalant d'un droit de réplique suite au prétendu bombardement d'un camp français à Bouaké, le 6 novembre, par des aéronefs ivoiriens) clouer au sol à coup de missiles et d'obus la faible aviation ivoirienne qui s'était aventurée dans une opération de libération baptisée « Dignité », dernier sursaut d'honneur pour s'affranchir d'une rébellion qui n'avait que trop duré et dont les tergiversations étaient devenues plus qu'insupportables. Une opération, menée du 4 au 6 novembre 2004, pour laquelle elle avait pourtant donné quitus aux autorités ivoiriennes !

Effectuant un repli général sur Abidjan dans un objectif inavoué de représailles, le commandement des opérations spéciales françaises en Côte d'Ivoire et ses troupes, dirigés alors par le Général Poncet, sous le prétexte fallacieux de s'être égarés, se retrouvent comme par hasard, à l'Hôtel Ivoire, à 150 mètres de la résidence du Président Laurent GBAGBO. Parfait scénario de coup d'état. Mais c'était compter sans le peuple ivoirien : une marée humaine sans nulle autre pareille dans l'histoire de notre pays s'est déversée dans les rues d'Abidjan; et la commune de Cocody, devenue un véritable théâtre des opérations, s'est retrouvée bouclée par des patriotes déterminés et intrépides qui voulaient en découdre. Prise dans sa propre peur-panique devant ce sursaut national, l'armée française ouvre le feu sur une foule aux mains nues, le 9 novembre 2004, devant l'Hôtel Ivoire et à plusieurs points chauds d'Abidjan (les jours précédents: Pont Général de Gaulle, 43ème BIMA, Aéroport Félix Houphouët-Boigny). Bilan: des dizines de morts et des milliers de blessés. Oui, les 6, 7, 8 et 9 novembre 2004 sont à jamais gravés dans les annales ivoiriennes comme des jours de feu et de sang pour la liberté de notre peuple.

La France, surprise de la victoire des ivoiriens sur le plan de la communication tous azimuts et notamment sur Internet, va s'enliser dans les sables mouvants de la dénégation impudente, allant de mensonges grossiers en raccommodages frénétiques qui ne convainquent personne, pour en arriver, aujourd'hui, à traîner cette affaire comme un boulet au pied que les Ivoiriens ne lâchent pas. Un véritable passif entre les deux nations à solder au plus vite et à tout prix, pour une coopération et des relations plus saines.

Cette mobilisation mémorable aura marqué tous les esprits, en Côte d'Ivoire et en Afrique voire dans le monde. Mais à la faveur du 2nd tour de l'élection présidentielle, devant la configuration que prend cette dernière ligne droite, nous ne pourrons faire l'économie d'un deuxième sursaut national. En effet, Henri Konan BEDIE, candidat malheureux au 1er tour du scrutin présidentiel, dans une alliance contre nature avec celui qui a effroyablement ensanglanté notre beau pays et qui l'avait lui-même antérieurement éconduit du pouvoir, appelle le PDCI-RDA à voter Alassane Dramane OUATTARA et prend la tête de la présidence de campagne du candidat du RDR, sous la bannière du RHDP. Des milliers de ses partisans et militants ne le lui pardonnent pas. C'est, en ce moment, une véritable ruée vers la cause de La Majorité Présidentielle : sauver la Côte d'Ivoire de l'imposture étrangère et de la conspiration néocolonialiste.

C'est ainsi que nous observons (avec bonheur), à la télé, de nombreux désaveux à l'appel d'Henri Konan BEDIE par ses propres militants. Oui, le peuple ivoirien a mûri. On ne peut plus le tromper. Au rythme où vont les défections dans ses rangs, le 28 novembre 2010, le RHDP sera totalement coupé de sa base.

Mais le candidat LMP n'en reste pas là. Il ratisse large : il a fait appel, il y a quelques jours, aux candidats sortis de la course à la présidence. Notamment à Mme Jacqueline Lohouès OBLE, au Révérend TAGOUA Pascal, à DOLO Adama, TOHOU Henri, ENOH N'Douba et KOUADIO Siméon. L'adhésion de la présidente intérimaire du PIT, Mme Angèle GNONSOA, lui est également acquise, après la démission énigmatique de l'ex-candidat Francis WODIE de la tête du parti qu'il a fondé. Querelle interne ? L'avenir éclairera notre lanterne. Mieux, Angèle GNONSOA a lancé un appel télévisé au sursaut national à l'adresse de tous les Ivoiriens de tous les bords pour sauver notre pays du péril extérieur qui le menace ainsi que de ceux qui ont brûlé l'Ouest de la Côte d'Ivoire et qui veulent se faire passer, aujourd'hui, pour Blanche-Neige.

A cette liste, il faut ajouter Nanan Amon N'Douffou V, le roi du Sanwi (Aboisso), la jeunesse patriotique du PDCI-RDA à travers le « Mouvement Nationaliste du PDCI » d'Isidore Gauze, Daniel Félix Usher Assouan, fils de feu Arsène Usher Assouan, ancien maire de Cocody, grand baron et haut dignitaire du PDCI-RDA, qui a ouvertement désavoué « N'Zuéba », l'Association des artistes du « V » baoulé (dont les plus célèbres : Allah Thérèse, Sidonie la Tigresse, Amani Johnny, Tonton Etiennot), le député PDCI-RDA de la circonscription de Bouna (Région du Zanzan) et Président du Conseil Général de la même localité, Palé Dimaté, également Haute Autorité pour le développement du Zanzan, qui a déjà tranché en faveur du candidat LMP : « Soutenir ADO est une injure à la mémoire et à la conscience nationale ». Le groupe parlementaire Loyauté ne manque pas à l'appel avec les députés Djibo Aya Martine (PURCI), Oulé Tia (RPP), Siki Blon Blaise (UDPCI-Vgr), Dosso Vally, Sékongo Yaya, Gué Pascal et Yéo Adama, ainsi que le ministre d'Houphouët-Boigny, Emile Constant Bombet qui a lancé depuis son blog personnel un appel, à l'adresse de tous les militants du PDCI-RDA, « à se rassembler et à se mobiliser autour de Laurent GBAGBO, le candidat de la liberté politique » parce que « la Côte d'Ivoire a besoin de volonté et d'unité pour sortir des griffes des forces du mal » .

L'ami Saint-Ralph le disait sur le blog Aller de l'Avant : « Je ne suis pas convaincu que les Ivoiriens dans leur grande majorité votent pour un programme. Absolument pas ! Cette élection a une importance symbolique parce qu'elle contient l'idée de liberté et de dignité. C'est pour la dignité de la Côte d'ivoire que les ivoiriens doivent se prononcer. Nous réglons des comptes que nous aimerions définitifs. Il appartiendra surtout au vaincu de reconnaître que les Ivoiriens ne veulent pas du type de pays qu'il propose. C'est un message très fort qui va au-delà d'un simple programme de gouvernement ». Oui, les Ivoiriens iront voter, le dimanche 28 novembre 2010, non pas pour un projet de société ou un programme de gouvernement mais pour leur dignité, pour leur liberté, pour la souveraineté de la Côte d'Ivoire et pour l'espérance.

En avant pour le sursaut national, digne peuple d'Eburnie ! Haut-les-cœurs, patriotes ivoiriens de tous bords !


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


 

DINDE Fernand AGBO

EMILE CONSTANT BOMBET S'ADRESSE AUX MILITANTS DU PDCI-RDA ET LES APPELLE A VOTER GBAGBO

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COMMUNIQUE DE PRESSE DES PARTISANS DE M. EMILE CONSTANT BOMBET, VICE-PRÉSIDENT DU PDCI-RDA


Samedi, le 13 Novembre 2010


Monsieur le Président du PDCI-RDA,

Chers Militantes et Militants,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,


Il est des moments de l'histoire où le sort hésite entre le meilleur et le pire.

Des moments où tous les efforts accomplis peuvent être perdus ou, au contraire, tous les efforts accomplis peuvent déboucher sur des progrès durables. Nous sommes aujourd'hui dans l'un de ces moments.

C'est vrai pour l'action du PDCI-RDA dans cet arc de crise qui va dans notre pays du Nord au Sud et de l'Ouest à l'Est, en passant par les cercles politiques et militaires.

C'est vrai pour la Côte d'Ivoire, où l'accord de OUAGADOUGOU et les décisions prises face à l'arc de crise ont ouvert des perspectives qui restent à développer pour faire de l'union un acteur de survie de notre pays.

C'est vrai pour certains barons et jeunes loups du PDCI-RDA qui cherchent à retrouver le chemin du pouvoir au sommet de l'ETAT, alors que notre Parti n'est pas arrivé à convaincre la majorité des ivoiriens sur notre projet de société dont la volonté est de poursuivre des réformes nécessaires et indispensables au développement de notre Nation.

A la grande table où se prennent les décisions, de nouvelles classes politiques ont rejoint les anciennes classes connues. A juste titre, ces nouvelles classes politiques réclament la reconnaissance de leurs droits. Le PDCI-RDA les soutient mais le PDCI-RDA leur dit qu'il faut aussi accepter qu'avec ces droits viennent des devoirs, des responsabilités à assumer. Et il faut que ces nouvelles classes politiques au sein de notre parti comme les anciennes reconnaissent que leur réussite éclatante dans le PDCI-RDA leur impose de dépasser la stricte défense des intérêts égoïstes pour apporter leur contribution à la solution des problèmes dans notre pays.

Dans ce moment de l'histoire où le sort hésite, pour faire pencher la balance du bon côté, la Côte d'Ivoire a besoin de volonté et d'unité pour la tirer des griffes des forces du mal. Si notre patriotisme est hésitant, si au PDCI-RDA, nous ne parvenons pas à nous entendre sur les objectifs à atteindre entre la base et la tête, c'est parce que la tête n'écoute pas toujours la base. Si nous ne sommes pas capables au PDCI-RDA de jouer pour la Côte d'Ivoire, collectivement face au mal d'hier alors rien ne sera possible et nous aurons failli à notre devoir c'est à dire le choix de la démocratie contre le choix des hommes en armes dans les zones Centre Nord et Ouest.

Dans ce moment, où le sort hésite, la Côte d'Ivoire libre a besoin de chacun d'entre nous et en tant que Ministre d'HOUPHOUET, je rejoins donc le camp de la Majorité Présidentielle avec tous ceux qui ont une conviction au PDCI-RDA. J'affirme donc ma vision du PDCI-RDA et ma détermination en appelant les Militantes et Militants du PDCI-RDA à se rassembler et à se mobiliser autour de Laurent Gbagbo, le candidat de la liberté politique.

Mesdames et Messieurs, Militantes et Militants du PDCI-RDA,

La lutte contre le mal qui ronge notre pays demeure une priorité absolument majeure.

Je compte sur vous et chacun d'entre nous à porter ce message pour que le PDCI-RDA reste fidèle à son passé pour continuer à mieux apporter des idées nouvelles pour notre Nation. Il nous revient donc au PDCI-RDA de sortir le pays du train-train qui le mine depuis 1999.

Je vous remercie et que Dieu bénisse notre pays,


Fait à Abidjan, le 13 Novembre 2010

Le Ministre EMILE CONSTANT BOMBET et ses Partisans

 

Source: Le blog d'Emile Constant Bombet

LEANDRE SAHIRI: APPEL A TOUS LES IVOIRIENS ET IVOIRIENNES

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A l'occasion de ce 2ème tour de notre élection présidentielle, nous avons un défi à relever par rapport aux deux candidats en lice.

L'un clame, à tous venants, avoir les « solutions » à la crise que nous subissons depuis plus de 7 ans. Et quelles solutions ?  Déverser des milliards sur nous. Il s'agit, disons-le tout net, d'une promesse qui condamnera notre pays à la servitude volontaire. C'est de l'argent pour nous soumettre aux diktats des pouvoirs d'argent. C'est de l'argent pour nous livrer, pieds et poings liés, aux tenants et adeptes de l'esclavage permanent des Africains ; l'esclavage humiliant imposé par la force, institutionnalisé et réglementé par le « Code noir ». Promulgué en 1685 par Louis 14, roi de France,  le « Code noir », faut-il le rappeler, comporte, à sa base, un principe clair et précis : « les gens de couleur et plus précisément les gens à la peau noire doivent être, pour toujours et partout, vus et traités comme des biens meubles, transmissibles et négociables » (Article 44).  C'est ce principe-là du « Code Noir » qui a sous-tendu la traite négrière, la colonisation, et qui, aujourd'hui, sous-tend l'immigration, la Françafrique, l'Eurafrique.

Face à cette situation, force est de prendre notre courage à deux mains pour rejeter une telle promesse  et refuser de donner notre suffrage à un suppôt de l'Occident néolibéral, investi et patenté pour ressusciter, à nos dépens, la traite négrière, environ trois siècles après son abolition. Il nous en a suffisamment donné, déjà, les indices et les signaux.

Face à la situation actuelle, libérons-nous du poids de nos traditions, de nos attaches régionales, ethniques et religieuses. Mettons-nous au-dessus des contingences immédiates. Comportons-nous en êtres pensants et intelligents. Evitons de nous conduire comme des bêtes à visages humains. Refusons d'être manipulés, d'être utilisés comme des militants écervelés exécutant, stupidement et moutonnièrement, des mots d'ordre, contre et envers nous-mêmes. Ne privilégions pas nos intérêts individuels et partisans. N'offrons pas, naïvement, la corde pourpendre. nous

Même si nous avons été déçus par certains compatriotes mal inspirés ;  même si nous avons des appréhensions ; même si nous sommes en proie au doute et à l'incertitude, agissons, avec tous les compatriotes qui ne veulent pas de l'asservissement, pour gagner cette dernière étape de la lutte contre la recolonisation de notre pays. Soyons tous et toutes, ce jour-là du 2ème tour du scrutin, et présent(e)s, et prêt(e)s, pour remporter la victoire, pour consacrer notre rejet de l'esclavage moderne et pour proclamer, aux yeux du monde entier, notre grandeur et notre humanité. Faisons de ce jour du 2ème tour du scrutin, une date glorieuse que nous garderons ineffaçablement gravée dans nos cœurs et dans nos mémoires, une date illustre dont nous enseignerons, avec fierté, la signification à nos enfants, pour que ceux-ci, à leur tour, fassent connaître à leurs fils et à leurs petits-fils l'histoire de notre lutte ardente pour notre liberté. Pour notre souveraineté. Pour notre dignité.

Ivoiriens et Ivoiriennes, pour des raisons qui s'appellent le bon sens, l'honneur, l'intérêt supérieur de notre patrie, pour ne pas avoir à nous reprocher demain d'avoir bradé notre terroir à nous légué par nos aïeuls, pour ne pas avoir à regretter demain d'avoir agi sans réfléchir, réunissons-nous, comme les doigts d'une seule main, donnons nos voix au candidat Gbagbo Laurent. Au-delà de tout ce qu'on peut lui reprocher, Gbagbo Laurent a les acquis véritables et les aptitudes requises pour sauver et sauvegarder notre souveraineté. Gbagbo Laurent a le mérite d'œuvrer pour la dignité des Ivoiriens, des Africains, face aux néo-esclavagistes.

Certes, ce que nous demandons, ce à quoi nous aspirons, en tant qu'êtres humains et citoyens de notre pays, c'est : vivre décemment, en sécurité, en paix, en toute dignité en Côte d'Ivoire. Cette aspiration est légitime, comme le sont nos rancœurs et notre révolte face à nos conditions actuelles de vie... En effet, nous sommes révolté(e)s. Nous avons des griefs contre Gbagbo Laurent et son entourage. Mais, aujourd'hui, dans ce 2ème tour de notre élection présidentielle, il ne s'agit plus de Gbagbo Laurent, ni du FPI, ni du RHDP... Il s'agit de sauver la Côte d'Ivoire. Il s'agit de préserver le peu de liberté et de vie qui nous reste. Notre choix sera capital.

Voilà pourquoi, au 2ème tour du scrutin, je vous convie à voter Gbagbo Laurent.

Par nos suffrages à Gbagbo Laurent, sauvons notre pays qui est en péril de mort et prenons parti pour le sursaut national.


Vive la Côte d'Ivoire !  Vive l'Afrique !


Léandre Sahiri

Londres, 6 novembre 2010.

vendredi, 12 novembre 2010

SORTIR DEFINITIVEMENT DU VOTE ETHNIQUE ET RELIGIEUX

 

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Assurément, les Ivoiriens écriront une nouvelle page de la belle histoire de la Côte d'Ivoire, au soir du dimanche 28 novembre 2010. Tant ce défi s'impose comme un passage obligé pour l'éclosion de la « Nation Ivoire ». Nous les en savons absolument capables.

Il n'y a pas si longtemps de cela, dans notre jeune histoire, Alassane Dramane OUATTARA disait : « On ne veut pas que je sois candidat parce que je suis du nord et musulman ». Le décor était ainsi planté pour toutes les dérives ethniques et religieuses en Côte d'Ivoire. Cette phrase assassine s'est durablement incrustée dans le subconscient et l'inconscient profond de nos braves frères nordistes et musulmans qui, comme il fallait s'y attendre, ont fait un dangereux repli identitaire sur eux-mêmes et autour de ces deux véritables bombes sociologiques. Au point où, encore aujourd'hui, nous en voyons les effets induits et les conséquences confligènes.

Nous en voulons simplement pour preuve les scores fleuves d'ADO dans le nord de notre pays, à la faveur du premier tour de l'élection présidentielle ivoirienne : une moyenne de 85% dans les régions du Bafing, du Denguélé, des Savanes et du Worodougou. Dans cette partie du pays où les rebelles sont encore en armes, la pression sur les populations a été forte : Intimidation militaire et consignes de vote dans les mosquées. Voici à quoi on arrive quand on instrumentalise l'ethnie et la religion. Ce conditionnement mental et religieux s'est doublé d'une fraude massive sur les listes électorales des régions du nord au point de générer des scores surréalistes de plus de 150% de votes comparativement à leurs populations actuelles.

En ce qui concerne le candidat BEDIE, il ne l'a emporté que dans les villes du « V » baoulé (Centre) et dans la région du Bas-Sassandra (à Guéyo, Sassandra et Soubré soit 3 départements sur 5, dans le Sud-ouest), une circonscription qui compte une forte population allochtone baoulé. Nous ne pouvons pas nous permettre de continuer sur cette lancée, au risque de faire de notre pays une bombe identitaire, ethnique et religieuse.

Seul le candidat GBAGBO, dans cette grisaille, a donné la preuve qu'il a une étoffe véritablement nationale en engrangeant dans sa cagnotte des villes et des départements de toute part en Côte d'Ivoire, sauf naturellement au nord où les dés étaient déjà pipés avec des listes électorales totalement fantaisistes. Il s'est même payé le luxe de remporter des bastions du PDCI-RDA dans l'Est, comme la région du Moyen-Comoé (Abengourou).

Ce faisant, le 2ème tour de l'élection présidentielle doit marquer la fin de cette tendance que nous assimilons à un cauchemar dont nous devons très vite sortir, exorciser cet esprit sectaire dangereux qui tient captives des régions entières de notre pays. Et pour y parvenir, une seule option : voter massivement pour le candidat GBAGBO pour faire barrage aux quidams qui sont prêts à instrumentaliser l'ethnie et la religion pour parvenir à leurs fins. Il faut mettre de tels individus hors d'état de nuire. La nouvelle Côte d'Ivoire que nous voulons bâtir ne peut prendre le risque de revêtir ces oripeaux de tribalisme enragé et de régionalisme exacerbé.

Pensant à tort que son électorat le suivra comme le feraient des moutons de panurge, convaincu qu'il est de leur esprit étroit et de leur tribalisme (ce qui est une grave erreur car il s'agit désormais de la Côte d'Ivoire et non plus de sa petite personne), Henri Konan BEDIE, à la plus grande honte de ces militants que nous côtoyons tous les jours (et qui sont restés sans voix devant l'immensité de la bêtise) se fait investir par ADO comme son Président de campagne. Il pousse même l'outrance de sa naïveté à croire le champion des républicains quand il l'assure de « diriger la Côte d' Ivoire sous son autorité ». Peut-on être plus crédule et plus niais ? Impossible !

Assurément, pour accepter ce poste, BEDIE a dû être proprement « travaillé au corps », envoûté par l'un des gourous et des grands marabouts du « Brave tchè ». N'oublions pas qu'il a fait un tour au Sénégal et au Burkina Faso. Sinon, il est impensable que « N'Zuéba » puisse commettre une bévue de cette taille. LMP ne peut que s'en réjouir ! Cela fait tellement son affaire. Dans la mesure où cette décision incongrue de BEDIE démultiplie le nombre de ses militants mécontents, encore habités par un peu de fierté et de dignité (ce que N'Zuéba n'a plus)  qui sont désormais prêts et déterminés à voter le candidat GBAGBO. BEDIE, ayo ka ka ka !!!

Les levées de boucliers contre cette décision de BEDIE ne font que commencer et s'amplifieront inexorablement jusqu'à l'approche du 28 novembre. Un coup de pouce inespéré dont va bénéficier La Majorité Présidentielle. DIEU soit loué!


DINDE Fernand AGBO

LAURENT GBAGBO: "N'IMPORTE QUI NE PEUT PAS VENIR JOUER DANS NOTRE MAISON!"


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A l'occasion de sa première conférence de presse depuis l'annonce des résultats du premier tour du scrutin, tenue le mardi 9 novembre à son quartier général de campagne, le candidat Laurent Gbagbo, également président en exercice de la République de Côte d'Ivoire, a expliqué pourquoi les électeurs d'Henri Konan Bédié doivent voter pour lui au second tour et comment Alassane Dramane Ouattara, par ses actes, se révèle être le «candidat de l'étranger».

RTI: Monsieur le Président, on vous voit ce soir confiant. Sur quoi repose cette confiance pour le 2ème tour de l'élection présidentielle ? Que ferez-vous pour prendre les bastions de vos adversaires ? Par ailleurs, vous avez observé une grosse colère, la semaine dernière contre le Président sénégalais Wade, quelles étaient ces motivations ?

Laurent Gbagbo: Je ne comprends pas bien le sens de vos questions. Vous me demandez à moi sur quoi je me fonde pour avoir confiance en moi. Mais, c'est moi Gbagbo Laurent, j'ai toujours eu confiance en moi, ce n'est pas nouveau. Ensuite vous me demandez comment je vais faire pour prendre les bastions de mon adversaire. Je n'ai pas de bastions à prendre. On va au 2ème tour. Même si j'ai deux voix de plus que lui, j'ai gagné. Pourquoi vais-je aller prendre un bastion ? C'est pourquoi je vous dis que je vais gagner. C'est lui qui a des voix à rattraper sur moi. Moi je suis devant. Vous voulez savoir le pourquoi de ma grosse colère contre Abdoulaye Wade ? Je n'ai pas de grande colère. J'ai voulu simplement dire que la Côte d'Ivoire est la Côte d'Ivoire, qu'il faut qu'on nous respecte et que n'importe qui ne peut pas venir jouer dans notre maison : ça suffit.

AFP: Certains électeurs auraient été empêchés de voter dans la zone Nord, ça pose le problème de la sécurité.

Laurent Gbagbo : Concernant la sécurité, nous avons fait le point avec les responsables de la sécurité, nous avons tiré des leçons. Des décisions ont été prises de sorte qu'au 2ème tour, le vote se passe dans les conditions de sécurité plus idoines que ce qui a été observé lors du vote du 1er tour.

Fraternité Matin: Quelle est votre lecture et votre attitude face au Rhdp qui a appelé à voter le candidat Alassane Ouattara au 2è tour ?

Laurent Gbagbo : Le Rhdp a été créé il y a au moins cinq ans. Depuis cinq ans, je dis que je vais gagner. Ayant signé un accord, c'est donc normal qu'il lance un appel. Ce n'est pas nouveau. Mais malgré cette alliance, je vous dis que je vais gagner.

Rfi : Quel message adresserez-vous aux 25% d'électeurs qui ont porté leur choix dimanche 31 octobre sur le candidat Bédié ?

Laurent Gbagbo : Ce que je vais leur dire est simple. Il y avait comme candidat, Gbagbo, Bédié et Ouattara. Le premier tour a donné Gbagbo, Ouattara et Bédié. Bédié vous appelle à voter Ouattara. Regardez bien, si vous êtes des électeurs de Bédié. Le coup d'Etat de 1999 qui a chassé Bédié du pouvoir, regardez qui est en dessous. Si vous aimez Bédié, vous devez voter pour celui qui l'a fait venir d'exil plutôt que pour celui qui l'a fait partir en exil...

Le Temps: On a senti au 1er tour, vos électeurs trop confiants...Ont-ils bien investi le terrain ?

Laurent Gbagbo : Nous sommes premiers et de cette position, on ne peut pas dire que nos partisans n'ont pas travaillé. On peut leur demander de faire plus. Mais on ne peut pas se comporter comme si on avait perdu. D'autres avec 32% sont contents, pourquoi pas nous (rires) ? Cette élection fait entrer la Côte d'Ivoire dans une élection disputée, démocratique. Pour la première fois, on n'a pas des scores soviétiques. Nous allons gagner avec un score normal...

CNN: Quel défi de la consolidation de la paix, après l'élection au 2nd tour, vu les suffrages exprimés au Nord...

Laurent Gbagbo: Le Président de la République élu est élu pour tout le monde, pour toute la Côte d'Ivoire. Pour apporter l'instruction, la santé l'eau, l'électricité... Il y a beaucoup de sous-préfectures au Nord où j'ai gagné, chez Gnonzié, à Baya, à Niellé, à Sepiergo et ailleurs...Ce qui nous réjouit, c'est que nous sommes les seuls à avoir un électorat qui s'étend sur l'ensemble du territoire ivoirien. Ce vote est le début de la construction nationale. Beaucoup de ceux qui n'ont pas voté pour nous ne sont pas que du Nord. Nous devons à tous porter ce message : Gbagbo veut électrifier vos villages, Gbagbo vous tend les bras, Gbagbo veut construire pour vous des hôpitaux, Gbagbo veut faire pour vous l'école gratuite et obligatoire, voter la loi sur l'Assurance maladie uinverselle. Il faut dire à ceux qui n'ont pas voté pour nous que ces projets- là les concernent. Qu'ils soient du Nord, du Sud, de l'Ouest, de l'Est, du Centre... Ce n'est pas une question de Nord.

Reuters/BBC: Pendant votre campagne, vous et vos supporters utilisez contre Ouattara un langage un peu dangereux, un candidat étranger tandis que vous, vous représentez la Côte d'Ivoire... C'est comme si les autres ne sont pas de vrais ivoiriens...

Laurent Gbagbo : Non, c'est faux! J'ai dit que ce sont des candidats de l'étranger, je n'ai pas dit qu'ils ne sont pas de vrais Ivoiriens. Ce n'est pas la même chose. Peut-être parce que vous ne comprenez pas bien le français...

Reuters/BBC : Je ne vois pas la différence...

Laurent Gbagbo : Il y a une très grande différence, je vais vous l'expliquer tout à l'heure...

Reuters/BBC : Mais dans les têtes des gens au-dehors, ils pensent que...

Laurent Gbagbo : Vous n'êtes pas dans les têtes des gens. Laissez les têtes des gens tranquilles. Dites-moi ce que vous avez compris.

Reuters/BBC : Qu'est-ce qu'on doit comprendre alors ?

Laurent Gbagbo : A peine a-t-on proclamé les résultats du 1er tour que Ouattara, on lui envoie un avion et il va à Dakar. Ça, c'est un candidat de l'étranger. Et au moment où je vous parle, il est à Ouaga. C'est ça que j'appelle les candidats de l'étranger : des gens qui écoutent ce qu'on leur dit à l'étranger pour faire la politique en Côte d'Ivoire. Ce que vous vous dites là, et que je n'ai pas dit, a une histoire en Côte d'Ivoire. Et c'est Bédié qui l'a dit et je ne le dirai jamais. Puisque c'est moi qui ai signé les papiers pour que Ouattara soit candidat. Donc, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit...Mais le terme «candidat de l'étranger», je ne suis pas le premier en politique à l'utiliser. Jacques Chirac, dans son appel de Cochin, quand il était à l'hôpital de Cochin, avait dit en parlant de Giscard d'Estaing : «C'est un candidat de l'étranger». Pourtant, Giscard est un Français comme lui. Donc dire «candidat de l'étranger», ça veut dire celui qui travaille pour les intérêts de l'étranger. Je le maintiens et je le répète!

 

Source: SAOTI, le blog de Mahalia Nteby

lundi, 08 novembre 2010

IL Y A BEL ET BIEN UN CANDIDAT DE L'ETRANGER : LA COTE D'IVOIRE VERS UN 2ème SURSAUT NATIONAL

 

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Le candidat GBAGBO l'avait affirmé, péremptoire. Quelques sceptiques n'y ont pas cru. Nous en avons tous désormais le cœur net : l'étranger a bel et bien un candidat, dans l'élection présidentielle, en Côte d'Ivoire. Pour faire la nuance, je n'irai pas jusqu'à dire qu'il y a « un candidat étranger » mais, tout au moins, « un candidat de l'étranger » dans cette course au fauteuil présidentiel ivoirien.

Sinon, comment comprendre que le jeudi 4 novembre 2010, quatre jours après la tenue du premier tour du scrutin présidentiel et tout juste au lendemain de la proclamation par la CEI des résultats complets provisoires, le candidat Alassane Dramane Ouattara, attendu au Golf Hôtel où s'était massée une foule d'aficionados (le cœur entièrement à la fête) et de journalistes de la presse nationale et internationale (impatients de lui arracher ses premiers mots de candidat admis au second tour), ait fait faux bond à tout ce beau monde pour se retrouver au Sénégal ?

Pour ce tour de force, franchement, chapeau au champions des républicains ! Les pauvres fans, militants et hommes de presse ont dû prendre leur mal en patience et faire le pied de grue de 17 heures à 21 heures pour, finalement, se disperser la mort dans l'âme après 22 heures sonnantes. Pour de la foutaise... !

Bref, revenons-en à cette escapade impromptue qui a laissé tout le monde pantois : Quelle était l'urgence pour qu'ADO se retrouve au Sénégal avec autant d'empressement et de frénésie ? Lui seul pourra le dire avec précision. Mais pour ce que nous savons, le président Abdoulaye WADE, « l'autre parrain de la rébellion ivoirienne » lui a affrété son avion personnel (sans en souffler un traître mot à son homologue ivoirien!) pour un tête-à-tête  qui a été cause que le chef de l'Etat ivoirien a rappelé l'ambassadeur de Côte d'Ivoire au Sénégal. Deux peuples au bord de la fissure pour des intérêts particuliers. Et pour cause : Depuis Dakar, selon le communiqué officiel de la Présidence de la République, ADO et WADE, ont pris des contacts élargis dans toute la CEDEAO pour « neutraliser » le Président Laurent GBAGBO et installer le champion des républicains au pouvoir. On voudrait brûler la sous-région toute entière qu'on ne procéderait pas autrement. C'est donc avec raison qu'Abidjan crie au complot et à la conspiration.

Y a-t-il preuve plus patente de l'existence d'un candidat de l'étranger dans cette élection présidentielle ivoirienne ? Qui dit Abdoulaye WADE dit la françafrique, la France, ses intérêts et ses milieux ultralibéraux. Mais il faudrait peut-être comprendre la fébrilité d'ADO : Il a fait enrôler plus que de raison (à la fois ivoiriens et étrangers) dans le Nord, sur la liste électorale. Malgré cette manipulation abominable qui lui a donné des scores invraisemblables  de 100 à 250% par rapport à la population réelle actuelle dans son fief, il n'a pas été capable de battre le candidat LMP au premier tour, ni même d'approcher son score. Il a donc des raisons d'avoir des frayeurs car il n'est pas aussi populaire parmi les ivoiriens qu'il veut le faire croire. Le deuxième tour s'annonce donc périlleux pour lui, même si nous avons appris sur France 24, dimanche soir, que le candidat malheureux Henri Konan BEDIE, abonné aux mauvais choix et aux mauvais calculs politiques, a appelé ses militants à voter pour ADO. Il va récolter l'effet inverse parce qu'apparemment, il a oublié l'histoire récente de la Côte d'Ivoire et sa propre histoire : à savoir la rébellion sanglante qui a endeuillé le pays et le coup d'état du « brave tchè » qui l'a éjecté du pouvoir que lui avait transmis « le vieux », le président Félix Houphouët-Boigny. Les Ivoiriens ont pardonné mais n'ont pas oublié l'innommable.

En plus, le candidat du RDR a besoin de 70% des voix de BEDIE pour gagner le deuxième tour, alors que le candidat LMP n'a besoin que de 47% de ces mêmes voix pour aplatir son adversaire. La pression n'est donc pas dans le camp qu'on croit. Malgré les alliances au sein du RHDP, cette mouvance est garantie d'avoir des insomnies et des nuits blanches jusqu'à la proclamation de la victoire du camp présidentiel. Ces mauvais politiciens, doublés de mauvais calculateurs, comprendront, enfin, que la démocratie n'est ni ethnique ni régionaliste et que - comme je l'ai déjà dit dans un post précédent - la sociologie politique n'est pas de l'arithmétique. BEDIE aurait pu prendre une retraite politique honorable et digne s'il avait fait le choix de sauver son pays de l'imposture étrangère. Que nenni ! La malchance, qui le suit inexorablement depuis 1999, lui colle « indécrotablement » à la peau et on ne peut vraiment rien faire pour lui s'il a une fois encore choisi le camp des perdants. Signant ainsi, à terme, la mort politique du PDCI-RDA.

L'enjeu donc, aujourd'hui pour le peuple de Côte d'Ivoire, c'est de barrer vaille que vaille la route aux conspirateurs de tout poil et de tout acabit qui convoitent ce pays pour ses richesses et cela, par les urnes, de façon tout à fait régulière et pacifique. Contrairement aux abonnés-aux-coups-d'états d'en face. Déjà, des cadres du PDCI-RDA, vrais patriotes, sont en campagne, pas pour GBAGBO, mais pour la Côte d'Ivoire parce qu'ils ont compris que leur pays est en danger avec ceux qui préparent leur deuxième tour de présidentielle au Sénégal. Nous sommes donc à l'aise pour déclarer, sans crainte de nous tromper, que le peuple de Côte d'Ivoire est en marche pour son deuxième sursaut national !

Hauts-les-cœurs, patriotes ivoiriens de tous bords !


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


DINDE Fernand AGBO

PDCI: UNE DEBACLE FONDATRICE?

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Cataclysme dans la vie politique ivoirienne : Henri Konan Bédié, président de l'historique  Parti Démocratique de Côte d'Ivoire, sera absent du 2nd tour de l'élection du 31 octobre 2010. Comment en est-on arrivé là ?

 

En 1892, Emile Zola écrivait le dix-neuvième et avant-dernier opus de la série Les Rougon-Macquart, La Débâcle. L'annonce des résultats provisoires quasi-complets de l'élection présidentielle ivoirienne aux premières heures du jeudi 4 novembre 2010, entérinant l'effondrement du PDCI, n'est pas sans rappeler la chute de l'Empire décrite par l'auteur, due dans les deux cas aux décisions néfastes prises par un état-major incompétent.

La sortie de route de Konan Bédié au premier tour de ce scrutin historique suscite la réminiscence de la présidentielle française de 2002, qui vit Jean-Marie Le Pen arrivé au 2nd tour, coiffant Lionel Jospin et l'historique parti socialiste au poteau. Alassane Dramane Ouattara, c'est Le Pen en pire. Le visage hideux du repli identitaire, les mains dégoulinantes de sang en plus.

Egorgeur de liberté et de prospérité, Alassane Dramane Ouattara s'autorise aujourd'hui à se poser comme solution au désastre qu'il a crée. Au lieu de rendre compte de ses crimes devant une cour de justice, il se retrouve au deuxième tour de l'élection présidentielle, usurpant la place de challenger, plus naturellement dévolue à Henri Konan Bédié. Passant par pertes et profits les aspirations de paix, de bien-être et de normalité de tout un peuple, qu'il veut diriger à tout prix mais envers lequel il n'a fait preuve d'aucune magnanimité, il a installé les Ivoiriens dans un quotidien de misère, de viol, de mort, de terreur et de ségrégation.

Commettant sa plus lourde erreur stratégique, Henri Konan Bédié s'est acoquiné avec Alassane Dramane Ouattara au sein du RHDP (Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix), créé le 18 mai 2005 à Paris. C'est précisément en scellant cette alliance contre nature avec l'homme à l'origine du coup d'Etat qui mit brutalement fin à son propre mandat à Noël 1999 qu'il entrainera le PDCI dans sa lente descente aux enfers. En effet, ce faisant, N'Zuéba poussera beaucoup d'adhérents du vieux parti historique vers la sortie, qui n'ont pas supporté l'idée de cette accointance scabreuse avec celui qui a ouvertement clamé qu'il mettrait leur pays à feu et à sang s'il n'accédait pas à la magistrature suprême, - et qui a exécuté sa menace sans sourciller, avec toutes les conséquences tragiques que l'on connait.

Cependant, comme chez Zola, l'histoire ne se terminera pas forcément sur cette note sombre. La voie royale pour transformer cette déroute électorale en pierre angulaire d'un avenir meilleur viendra du sursaut national dont les électeurs du PDCI sauront faire preuve pour barrer la route au vote et à la politique ethniques d'une laideur sans fin prônés par Dramane Ouattara.

Il ne s'agit pas de stigmatiser ceux qui ont suivi Ouattara dans son entreprise démoniaque. Son électorat, souvent défavorisé et illettré, a été terrorisé, manipulé, conditionné à outrance. Aux kalachnikovs intimidantes des Com'Zones s'est ajouté le mot d'ordre des imams, qui a été assené à l'envi dans les mosquées : celui ou celle qui ne votera pas Dramane s'opposera à la volonté du Tout Puissant. Un véritable lavage de cerveau. Le tribalisme comme solution totale. Toute une population prise en otage, complice volontaire ou non du glissement progressif de l'assouvissement d'une ambition personnelle vers un processus organisé et rationnalisé, en vue de l'anéantissement d'une Nation par petites étapes successives aboutissant à une transgression morale définitive.

Ses alliés politiques, quant à eux, se sont tout simplement laissé berner. La comparaison des résultats dans les régions du Nord et celle du Centre parle d'elle-même : Le score total du PDCI dans le Bafing, les Savanes, le Worodougou et le Denguélé est de 21 321 voix pour 476 974 suffrages exprimés, soit 4,47% (ce qui le place en dernière position à chaque fois) alors que le RDR obtient 26 631 voix dans la seule région des Lacs, soit la deuxième place avec 15,35% des suffrages exprimés. Cerise sur le gâteau, Ouattara se permet de rafler la commune de Treichville, bastion historique du PDCI dans Abidjan. Avec des alliés comme ça, pas besoin d'ennemis !

Une partie de l'électorat PDCI sera probablement tentée de choisir l'abstention comme solution le 28 Novembre. En tant que chef, deux options s'offrent à Henri Konan Bédié : se taire et laisser ses partisans choisir en leur âme et conscience. Ou alors, donner un mot d'ordre clair à ses troupes. Chemin de questionnement, de doute, d'indignation, et finalement, chemin de révolte, menant à une éprouvante mais nécessaire réflexion sur l'impact collectif de dérapages individuels. Ce cheminement fut aussi celui que Zola fit traverser à son héros dans la Débâcle : «C'était le rajeunissement certain de l'éternelle nature, de l'éternelle humanité, le renouveau promis à qui espère et travaille, l'arbre qui jette une nouvelle tige puissante, quand on a coupé la branche pourrie, dont la sève empoisonnée jaunissait les feuilles.» A l'aube du passage de témoin à ses héritiers, nul doute que Konan Bédié souhaite rester dans l'histoire comme celui qui a permis à la maison PDCI de renaitre de ses cendres et non comme le pyromane qui l'a menée à sa perte, et la Nation avec. Cela passe nécessairement par la recommandation d'un vote utile, pour la Côte d'Ivoire et donc inéluctablement contre Ouattara.


Mahalia Nteby in Agoravox le 6 novembre 2010


Source: SAOTI, le blog de Mahalia Nteby

vendredi, 05 novembre 2010

LA SOCIOLOGIE POLITIQUE N’EST PAS DE L’ARITHMETIQUE

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C’est avec amusement que j’ai vu le quotidien Le Patriote barrer sa Une d’hier du titre : 62,2% pour le RHDP ! Une manière d’annoncer qu’ils sont déjà les vainqueurs du deuxième tour de l'élection présidentielle ivoirienne. Comme si les voix des candidats malheureux de la mouvance allaient automatiquement passer au candidat du RDR. Non, messieurs et mes très chères dames, la sociologie politique n’est pas de l’arithmétique. Ce n’est pas parce qu’Henri Konan BEDIE est sorti du scrutin présidentiel comme le dindon de la farce, pour avoir fait une alliance contre nature dont il fait aujourd’hui les frais, que les suffrages de ses militants et partisans vont s’additionner à ceux d’ADO. Rien n’est moins sûr !

Même s’ils se sont fait avoir une première fois par leur champion, qui les a conduits dans le décor par ses mauvais calculs, je suis entièrement convaincu qu’ils sont désormais en mesure d’appréhender la dimension nationale et indépendantiste (et non ethnique et régionaliste) du combat du candidat LMP. Même si Henri Konan BEDIE donnait des consignes de vote à ses militants en faveur du RHDP, les informations et les contacts rapprochés que nous avons eu, ces derniers jours, nous conforte dans notre conviction qu’un nombre important de militants du PDCI et du RHDP voteront pour GBAGBO. Aucun d’eux n’est prêt à « vendre la Côte d’Ivoire » !

Que LMP soit donc rassuré, le scénario actuel est le meilleur que puisse espérer le camp présidentiel d’un second tour ! Comme l’a dit un ami, « la Côte d’Ivoire est face à son destin » et tous ses dignes fils doivent s’unir dans une totale UNION SACREE pour reprendre en main les destinées de leur pays ! Malgré la campagne souterraine de la France contre lui à travers France 24 qui ne manque aucune occasion de peindre en noir le candidat GBAGBO, le présentant tantôt comme un personnage haineux (ce qui est un affreux mensonge), un boulanger (cela dépend de qui le dit) et d’assassin (affaire KIEFFER), là où elle présente ADO comme « un économiste, un technocrate appliqué ».

Cette chaîne pousse l'incongruité jusqu'à présenter ces deux leaders politiques comme deux hommes qui « se vouent une HAINE RECIPROQUE », ce qui est très loin de la vérité. L'un, certes, éprouve pour l'autre une haine morbide et viscérale au point de lui mettre une rébellion sur le dos depuis huit ans mais l'inverse n'est pas vrai. Auquel cas, ADO n'aurait jamais été candidat à l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire. Cette faveur, il la doit à Laurent GBAGBO.

Qu’à cela ne tienne, le peuple digne de Côte d’Ivoire fera son choix. Avec maturité et détermination. Aucune de nos voix ne doit rester en dehors du décompte final. Mettons hors d’état de nuire tous les conspirateurs qui nous empoisonnent la vie depuis 10 ans, portés à bout de bras par l'exécutif français !


Haut-les-cœurs !


DINDE Fernand AGBO

jeudi, 04 novembre 2010

BEDIE MAUVAIS PERDANT? PAS SI SUR! PLUTOT VICTIME DE SES MAUVAIS CALCULS POLITICIENS



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Enfin !, l'élection présidentielle tant attendue en Côte d'Ivoire a pu avoir lieu, ce dimanche 31 octobre 2010. Malgré les appréhensions et les craintes plus ou moins fondées que le scrutin ne bascule dans une violence apocalyptique. La Côte d'Ivoire a hautement tenu son pari : Un taux de participation record estimé à plus de 80%, une couverture médiatique irréprochable (bravo la RTI !), un esprit civique et patriotique remarquable, une détermination citoyenne admirable, une campagne électorale mémorable malgré quelques frictions qu'on peut considérer comme mineures. Ce pugilat électoral fraternel s'est tout naturellement soldé par les scores suivants, en suffrage exprimé par candidat :

- 1er, Laurent GBAGBO : 1.755.495 voix soit 38,3%

- 2ème, Alassane Dramane OUATTARA : 1.480.610 voix soit 32,08%

- 3ème, Henri Konan BEDIE : 1.165.219 voix soit 25,24%

De sorte que tous, aujourd'hui, à savoir la Communauté Internationale, le corps diplomatique en Côte d'Ivoire, l'ONUCI et les observateurs dans leur grand ensemble, sont unanimes sur le fait que cette élection ait été juste et transparente. Il demeure néanmoins un couac : la protestation du PDCI qui dénonce « une volonté manifeste de tripatouillage », dixit DJEDJE Mady, son Secrétaire Général, pour justifier la débâcle. Mais tripatouillage de qui ? Bien malin qui pourra nous le dire quand on sait que tous les commissaires de la CEI sont du RHDP, en Côte d'Ivoire comme à l'étranger. Personne ne peut donc honnêtement accuser le candidat GBAGBO de fraude électorale. Il faudrait alors aller investiguer au sein du RHDP pour savoir « qui a traité qui ? », comme disent les ivoiriens.

Mais en réalité, BEDIE a-t-il vraiment tort de subodorer ou de crier à la fraude ? Non. Voici un seul fait qui pourrait lui donner raison : De tout temps, la ville de Bouaké a été considérée comme la deuxième ville de Côte d'Ivoire après Abidjan et a toujours obtenu les scores les plus élevés de l'intérieur du pays, en période électorale. C'est indéniable. D'où provient-il donc que Korhogo vienne lui ravir ce rang, et pire, devant Daloa et Abengourou, traditionnellement mieux coté que Korhogo ? C'est incongru et suspect. En termes de suffrages exprimés, Korhogo s'en sort avec 297.000 votes devant Bouaké, 290.000. Aucune logique ! Jamais Korhogo n'a eu autant de votants, même avec les projections les plus optimistes. L'explication vient du fait que l'opération d'identification au Nord a été un vrai chaos. En son temps, le président GBAGBO avait prévenu Monsieur Henri Konan BEDIE de ce grand risque pour le scrutin à venir, quand le PDCI s'était joint au reste du RHDP pour récuser les réserves du FPI relativement à la liste blanche qui devait servir aux élections.

BEDIE n'a donc que ses yeux pour pleurer, en ce moment. Il n'a même pas été capable de passer le premier tour, lui dont les militants célébraient déjà la victoire ! Nous avons encore souvenance que des militants du PDCI à Bouaké se plaignaient, en privé, à un ami et frère baoulé de ce que tous les maliens qu'ils connaissaient dans ladite ville se retrouvaient sur la liste blanche. Le PDCI n'avait pas alors jugé nécessaire de s'en plaindre, comptant sur son alliance avec ADO pour battre La Majorité Présidentielle à Bouaké et dans le Nord. Malheureusement pour lui, ses scores y ont été des plus catastrophiques. Même GBAGBO y a été mieux loti que lui. L'alliance n'aura été que de la poudre aux yeux.

Aux dernières nouvelles, il inciterait ses jeunes militants à battre le pavé et à manifester dans les rues. Trop tard, dirons-nous ! C'est avant cela qu'il fallait réagir. Pour l'heure, cet imbroglio est à la totale faveur du candidat GBAGBO. Car en réalité, BEDIE ne digère pas le fait qu'ADO, le faiseur de coups d'état, celui même qui l'a dégommé du pouvoir, a été légitimé devant lui, « le grand BEDIE », dans son statut d'ancien président. Cela, il ne peut le tolérer. La fronde qu'il lève, en ce moment, est pour dire vrai une campagne anti-ADO. L'alliance du RHDP, il faut se le dire franchement, ne survivra pas à cette levée de bouclier de « N'Zuéba ». Il n'existe plus de RHDP, pour le dire plus crûment. A la vérité, BEDIE ne devrait pas être considéré comme un mauvais perdant mais simplement comme une énorme victime de ses propres calculs politiciens. Car ses protestations sont justifiées et fondées mais il lui manque le courage politique pour dénoncer ouvertement les fraudes massives auxquelles s'est livré son allié, pendant l'opération d'identification. Il n'a donc qu'à s'en prendre à lui-même. Il avait été prévenu !

Il appartient désormais à LMP de manœuvrer dans ce flot de dépits du PDCI pour rallier à sa cause tous les militants du parti cinquantenaire. Car comme je connais mes parents baoulé (ma mère est de Tiébissou), qui ont fait un vote purement ethnique et régionaliste en faveur de BEDIE, ils ne voteront jamais un « kanga » (un étranger, un esclave), comme ils ont déjà commencé à le clamer dans nos quartiers et villages. Il faudra donc désormais faire alliance avec le PDCI pour débouter « l'intrus ». D'ailleurs, tous les sondages ont montré que le candidat GBAGBO passe sans ambages devant ADO, au deuxième tour présentant cette configuration, parce que la tendance est que les militants PDCI voteront pour LMP. Il s'agit aujourd'hui de sauver notre pays de l'imposture et du complot néo-colonialiste.

Debout donc, Peuple ivoirien, pour la victoire finale !

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !



DINDE Fernand AGBO