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mercredi, 23 novembre 2016

DONALD TRUMP, LA RUSSIE ET LA SYRIE: A CONTRE-COURANT D'UN SYSTEME POURRI

 

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Usa : Donald Trump donne un nouveau coup de massue au "système" et tend la main au monde libre

 

Décidément Donald Trump n'a rien à cirer des jérémiades des dirigeants occidentaux totalement assujettis au "système" impérialiste et mafieux. En effet, devant les cris d'orfraie et les menaces à peine voilées de ceux-ci, lui demandant de clarifier sa position sur la Russie et même de s'éloigner d'elle, le président élu vient de leur envoyer une réponse cinglante à travers un échange téléphonique chaleureux qu'il a eu, hier Lundi 14 Novembre 2016, avec Vladimir #Poutine, le président de la grande #Russie.

Mieux, lors de cette conversation, les deux hommes politiques ont évoqué, entre autre, la nécessité de normaliser les relations russo-américaines qui traversaient une période difficile et cela dans tous les domaines dont ceux économiques et commerciaux et ont parlé de la nécessité d'unir les efforts dans la lutte contre le terrorisme, non sans avoir évoqué les voies consensuelles de règlement de la crise en #Syrie.

Cet échange fructueux, qui donne déjà de fortes migraines aux dirigeants occidentaux pro-système, réjouit naturellement le monde libre qui, bien que continuant son combat sans rien attendre de Trump, voit d'un bon oeil les signes de dégel des relations entre les Usa et la Russie (et le reste du monde). C'est aussi à cela que j'appelle les sceptiques panafricains, en général, et ivoiriens en particulier. Depuis longtemps nous nous sommes battus seul contre le monde coalisé, mais DIEU aidant, nos irréductibles ennemis tombent un à un, et des personnes plus sensées, qui ne nous sont plus totalement hostiles, sont aux affaires. Citons Antonio Guterès, nouveau SG de l'ONU, qui connait personnellement notre Leader L. #GBAGBO et pourquoi pas, Donald Trump, nouveau président élu des Usa. Alors sans abandonner notre combat d'orphelins, nous devons apprécier à sa juste valeur cet affaiblissement du camp ennemi, approcher et encourager les nouveaux dirigeants d'agir dans le sens de la liberté, la justice et la paix dans le monde.

Alors pour ça, nous disons à Donald Trump : "#Dodo félicitations encore et courage sur cette lancée, c'est le chemin, ne le quitte pas. Et surtout dans tes ballades, n'oublie pas de regarder du côté de la #Cpi, il y a des innocents là-bas." ON PROGRESSE !!!

 

Kakry Khaza / #REZOPANACOM

 

Source: PAGE FACEBOOK KAKRY KHAZA

 

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Usa : Quand Trump persiste et signe sur la Syrie

 

Hier, vendredi 11 novembre 2016, #Donald_Trump, le nouveau président américain a déclaré au Wall Street Journal que le principal objectif des États-Unis devait être d’aider Damas dans la lutte contre Daech en Syrie et non le départ de Assad. Voici quelques un de ces propos :

■ Mon approche envers la Syrie diffère de celle de mes prédécesseurs.

■ Soutenir le gouvernement syrien était la meilleure solution pour éradiquer les terroristes qui sèment le chaos dans ce pays.

■ On se bat contre la Syrie alors que celle-ci se bat contre Daech. On doit plutôt se débarrasser de ce groupe.

■ La #Russie forme actuellement une union étroite avec la Syrie, et d’autre part nous avons l'#Iran, qui est un allié de la Syrie. Nous soutenons des insurgés contre la Syrie et nous ne comprenons pas qui sont ces individus. Si les États-Unis attaquent #Assad, cela mènera à une lutte contre la Russie.

■ Mon gouvernement se concentrera sur la lutte contre Daech en Syrie et non sur le départ de Bachar al-Assad, le président de ce pays.

(Source : presstv.com)

Comme quoi, le monsieur semble sérieux dans sa posture anti-système. En attendant les actes, on peut déjà dire bravo et courage à Trump et espérer d'un monde plus juste et paisible. Alleeez Donald !!!

 

Kakry Khaza / #REZOPANACOM

 

Source: PAGE FACEBOOK KAKRY KHAZA

jeudi, 11 août 2011

PETROLE CONTRE NOURRITURE: LE QUAI D'ORSAY AU TRIBUNAL

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Total et Charles Pasqua ne sont pas les seuls à être jugés pour avoir bénéficié des largesses du régime de Saddam Hussein. D’anciens diplomates de très haut rang seront aussi au tribunal. Une nouvelle illustration des errements de la fameuse politique arabe de la France.

 

Le groupe Total, son PDG, Christophe de Margerie, et l’ex-ministre Charles Pasqua se retrouveront l’année prochaine devant le tribunal correctionnel de Paris. Le 28 juillet, le juge d’instruction Serge Tournaire a décidé d’envoyer en correctionnelle 19 personnes physiques et une personne morale (Total) pour des malversations présumées dans le cadre du programme de l’ONU «Pétrole contre nourriture». Total est poursuivi pour «corruption active, complicité et recel de trafic d’influence» et Charles Pasqua pour «trafic d’influence et corruption passive».

Si Total et Charles Pasqua seront les accusés «vedettes» d’un procès qui s’annonce spectaculaire, les autres personnes renvoyées devant le tribunal méritent également qu’on s’intéresse à elles. C’est notamment le cas de deux diplomates de très haut rang: Jean-Bernard Mérimée, ambassadeur de France à l’ONU de 1991 à 1995 et Serge Boidevaix, ancien secrétaire général du Quai d’Orsay. S’ils étaient jugés coupables, cela serait sans précédent pour des diplomates sous la Ve République. Et c’est aussi la fameuse politique arabe de la France et ses dérives qui se retrouveront au tribunal après avoir été déjà bien discréditées par les révolutions et les révoltes populaires des derniers mois. Le Quai d’Orsay avait bien tenté, y compris par une pétition, de faire porter la responsabilité de son aveuglement sur le seul chef de l’État, mais les compromissions avec les régimes douteux sont une tradition qui remonte à plusieurs décennies.

Ainsi, parmi les multiples «amis» de la France au Moyen Orient, il y aura eu, entre autres, Hosni Moubarak, Mouammar Kadhafi, Ben Ali, Bachar el Assad, Rafic Hariri, Hassan II et… Saddam Hussein.

Pétrole contre nourriture

Le programme pétrole contre nourriture avait été mis en place entre 1996 et 2003 par l’ONU pour permettre à la population irakienne de moins souffrir de l’embargo imposé au régime de Saddam Hussein après la première guerre du Golfe. Il autorisait l’Irak à vendre tous les six mois pour deux milliards de dollars de pétrole. L’exportation des barils, l’utilisation des revenus et la distribution des vivres et des médicaments à la population irakienne étaient placées sous la supervision de l’ONU. Toutes les opérations financières passaient par un compte bancaire ouvert par les Nations unies à la BNP à New York. En fait, le système a été totalement détourné via des commissions occultes et des surcharges et a servi à Saddam à détourner du pétrole et de l’argent et s’acheter ainsi des amitiés et des soutiens, en Russie, à l’ONU et en France. Selon une enquête du Congrès américain et en ajoutant le pétrole de contrebande, plus de 10 milliards de dollars auraient été ainsi détournés par Bagdad.

Illustration: en juin 1995, Jean-Bernard Mérimée, ambassadeur de France à l’ONU, annonçait être très satisfait des progrès que l’Irak avait fait en matière de désarmement et voulait que les sanctions économiques contre Saddam soient levées immédiatement. Il n’a pas obtenu satisfaction mais s’est vu gratifier quelque temps plus tard d’une somme correspondant à 2 millions de barils de pétrole… par le même Saddam.

Prises de positions pro-irakiennes

Selon un rapport de la police judiciaire:

«La plupart des personnes physiques qui ont perçu ces allocations ont eu à véhiculer une image positive du régime irakien avec prise de position pro-irakienne en contrepartie d’allocations pétrolières accordées par les autorités gouvernementales irakiennes de l’époque.»

Serge Boidevaix est soupçonné lui de s’être fait attribuer, via la Suisse, l’équivalent de 32,6 millions de barils de pétrole irakien entre 1998 et 2002. Ce fonctionnaire a été au cœur de la diplomatie gaulliste à partir des années 1970 et presque toujours aux côtés de Jacques Chirac. Il a été directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères Michel Jobert (1973-1974) puis conseiller pour les affaires internationales au cabinet de Jacques Chirac à Matignon entre 1974 et 1976. Il fut directement impliqué dans la politique irakienne de la France, notamment sur la coopération nucléaire, la livraison de la centrale d’Osirak et les ventes d’armes menées par Jacques Chirac.

Il a été directeur de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient au Quai d’Orsay (1980-1982) et secrétaire général adjoint du ministère (1985-1986). En 1992, il est nommé secrétaire général du Quai d’Orsay, par Jacques Chirac, le plus haut poste de l’administration des Affaires étrangères. Il sera récompensé encore une dernière fois en 2002, juste après la réélection de Chirac, en étant nommé à la présidence de la chambre de commerce franco-arabe.

Enquête américaine

C’est après que les choses se sont gâtées. L’ONU, sous la pression américaine, notamment du Government Accountability Office (GAO), l’organe d’enquête du Congrès, est contrainte d’ouvrir en 2004 une enquête sur les détournements de l’opération pétrole contre nourriture. Elle est confiée à Paul Volcker, ancien président de la Réserve fédérale américaine, et ira jusqu’à mettre en cause Kojo Annan, le fils du Secrétaire général de l’ONU d’alors, Kofi Annan.

Le mécanisme fonctionnait dans les deux sens. Il permettait via l’attribution de droits à des barils de récompenser des amis du régime et permettait à ce même régime de détourner de l’argent. Des intermédiaires et des groupes pétroliers payaient en échange de la fourniture de barils des commissions anormales et des pots-de-vin aux entreprises et aux banques contrôlées par le régime de Saddam Hussein. L’Irak de Saddam possédait des milliers de comptes bancaires secrets un peu partout dans le monde.

Même si l’affaire remonte maintenant à plus de dix ans, le déballage l’an prochain devant le Tribunal correctionnel de Paris s’annonce douloureux pour les institutions de la République. On comprend pourquoi le parquet avait requis un non-lieu dans cette affaire.


Eric Leser, in Le Nouvel Observateur du 10 août 2011.

 

Source: IVORIAN.NET