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lundi, 30 janvier 2012

LA LIBYE SOMBRE DANS LE CHAOS

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Les autorités libyennes de transition ne parviennent plus à contenir le mécontentement d'hommes armés jusqu'aux dents.


Y a-t-il encore un gouvernement en Libye ? Trois mois après la mort de Muammar Kadhafi, le pays semble inexorablement sombrer dans le chaos. En à peine quatre jours, les autorités libyennes de transition ont essuyé quatre revers de taille, comme un symbole patent de leur échec. Samedi, le siège du Conseil national de transition (CNT) à Benghazi (Est), pourtant berceau de la révolution, a été envahi par les manifestants, après avoir été visé par des grenades. Le lendemain, c'est le vice-président Abdelhafidh Ghoga qui a été contraint à la démission, après avoir été victime jeudi d'une agression à l'université de Ghar Younès.

Lundi, ce sont des partisans pro-Kadhafi lourdement armés qui, à la surprise générale, ont repris dans le sang le contrôle de la ville de Bani Walid, ex-bastion kadhafiste au Sud-ouest de Tripoli. Au centre de la tourmente, le président du Conseil national de transition, Mustapha Abdel Jalil, a exclu pour l'heure une démission du CNT. Brandissant la menace d'une "guerre civile", l'homme fort de la Libye nouvelle a accusé des "mains cachées" d'être responsables des dernières violences. Pourtant, aux dires des habitants de Benghazi, il est d'ores et déjà le prochain sur la liste.

Les mystères du gouvernement

"Le CNT est plus affaibli que jamais", estime Hasni Abidi (1), directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (Cermam). "Il a voulu jouer le rôle de l'armée égyptienne, en se portant garant de la transition. Mais il n'en a ni l'étoffe ni les moyens", ajoute le chercheur. "Il n'a jamais été conçu pour durer, et se heurte désormais aux aspirations de la population." De l'aveu des Libyens, le CNT n'a jamais rompu avec l'ère Kadhafi. Formée d'anciens apparatchiks de l'ex-régime libyen, en décalage complet avec les aspirations de la jeunesse révolutionnaire, l'institution pèche par un mode de gouvernance opaque, toujours basé sur le clientélisme de ses cadres. Ces derniers se réunissent dans des "lieux secrets" pour statuer sur l'avenir du pays.

Le même mystère entoure la redistribution des richesses du dictateur disparu, que la communauté internationale a décidé de débloquer. "Les salaires des fonctionnaires, y compris rebelles, qui étaient payés jusqu'à la chute du régime, ne sont plus versés aujourd'hui", révèle Patrick Haimzadeh (2), diplomate en Libye de 2001 à 2004. Autre anomalie, la nomination en novembre dernier du technocrate Abdel Rahim al-Kib au poste de Premier ministre, chargé de former un nouvel exécutif, alors que les principales décisions restent l'apanage des dirigeants du CNT. Symbole de cette contradiction, l'existence au CNT de responsables chargés de la sécurité, de la défense et de l'information, alors que ces mêmes postes sont également assurés par des ministres du nouveau gouvernement.

Véritable guerre civile

Mais le véritable fléau qui frappe la Libye nouvelle reste la prolifération d'armes à travers le pays. Si celles-ci ont permis aux troupes rebelles de se débarrasser du Guide libyen, elles approvisionnent désormais allègrement les milices tribales, aussi bien en Cyrénaïque (Est) qu'en Tripolitaine (Ouest). Et les combattants ne sont prêts à les rendre sous aucun prétexte, à moins d'obtenir une place de choix au sein du nouveau pouvoir. De retour de Libye, Patrick Haimzadeh décrit une véritable "guerre civile" entre tribus rivales : "L'État n'existe plus. Les gens sortent la kalachnikov au moindre problème. Ils n'ont aucun intérêt à rendre les armes, pour rejoindre une armée sous-payée, commandée par des généraux qu'ils ne reconnaissent pas." D'après le diplomate, ils sont dorénavant nombreux dans le pays à rejeter systématiquement toute loi proposée par le CNT, peu importe son contenu.

Une réalité d'autant plus inquiétante que les autorités se trouvent totalement désemparées, face au poids grandissant des comités révolutionnaires armés se créant dans chaque quartier. Il en existerait plusieurs centaines rien qu'à Tripoli. "Le CNT a clairement peur de se heurter à une opposition farouche", note Hasni Abidi. Dans ce contexte de guerre, l'hypothèse de la tenue en juin d'élections pour une assemblée constituante semble plus qu'improbable, d'autant plus que la Libye ne possède aucune culture politique. D'ailleurs, sous la pression de la rue, le CNT n'a eu d'autre choix que de reporter sine die, dimanche, l'adoption de la loi électorale qui régira la future élection.

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Par


(1) Auteur du livre "Où va le monde arabe : entre islamistes et militaires" (Éditions Encore d'Orient, février 2011)

(2) Auteur du livre "Au coeur de la Libye de Kadhafi" (Éditions JC Lattès)


Source: LE POINT.FR

lundi, 23 janvier 2012

LIBYE - LE RETOUR PETARADANT DE LA RESISTANCE VERTE A BANI WALID


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Moustafa Abdel Jalil menacé par ses propres renégats.

 

"Kadhafi c'est fini !"

C'est le cri de ralliement depuis des lustres des ennemis de la Libye et de l'Afrique, comme si la mort de Mouammar Kadhafi pouvait changer, à terme, la vraie aspiration des Libyens, la donne sociétale de la Jamahiriya. Avec une facilité déconcertante, certains nigauds, puisqu'ils ne suivent que les médias "mainstream" n'ont pas hésité à dire de nous que nous étions des mythomanes quand nous disions que tout allait mal, puisque "leurs" médias n'en parlaient pas.

Avec la bénédiction des soi disant grandes démocraties, la Libye s'enfonce. Alors que le projet de loi électorale scélérate indique que, "quiconque ayant des liens avec Mouammar Kadhafi ou le précédent gouvernement souverain libyen sera interdit de se présenter aux élections", une démocratie d'exclusion" comme nous l'avons toujours dit, tout va mal. Hier c'était à Benghazi, où renégats se faisaient face, on a appris ce matin que la résistance avait causé le chaos au sein des félons du CNT, traîtres à leur propre pays, à Bani Walid.

Selon les informations que nous venons de recueillir et contrairement aux affirmations de l'AFP, ce sont plutôt 11 renégats qui sont tombés ce matin et non 4, après une attaque fulgurante de l'armée de libération de la Jamahiriya. La base des renégats est encerclée et, le bilan des combats devrait apporter ce soir des informations catastrophiques pour le CNT. Avec plus de 30 blessés graves, et ceux qui priaient les pro-Kadhafi de leur laisser la vie sauve en échange de les rallier contre le CNT, nul ne sait où va la Libye.


Source: ALLAIN JULES

19:55 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Libye, Monde, Monde arabe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique, libye, la résistance verte, le cnt, bani walid | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 22 décembre 2011

LA LIBYE, UN PAYS EN DECOMPOSITION AVANCEE


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Libye - Le chaos s'installe peu à peu, lentement mais sûrement!

 

Alors que les nouvelles autorités libyennes ne savent plus où donner de la tête, c'est maintenant au tour du peuple de constater qu'il s'est trompé. Les soi-disant rebelles  défilent chaque jour dans les rues. Pas seulement en Libye, mais, au Maroc, en Grèce, en Turquie, en Tunisie et en Égypte. Ils lancent des cris d'orfraie, disent qu'ils sont maltraités dans les hôpitaux, ne sont pas payés, etc. Vous pouvez remarquer que ces gens ne sont soutenus nulle part.

C'est le visage hideux de ces bandits qui s'exprime dans toute sa splendeur. Pour le peuple donc, rien ne se passe. Syrte est complètement détruit. Ce n'est une découverte pour personne. Il n'y a rien sur les marchés, dans les hôpitaux. La tuberculose s'est déclarée, la typhoïde aussi, bref, de nombreuses maladies, suite à l'insalubrité des villes. Au temps de Kadhafi, la Libye était propre, même dans les coins les plus reculés. Les pauvres libyens voient dans leurs maisons aujourd'hui, des rats affamés, de vrais rats.

Selon nos informations, de nombreux renégats volent et s'enfuient vers les pays voisins. De nombreux veulent même présenter des excuses pour le mal qu'ils ont fait. Il se peut que de nombreux djinns aient prévu le pire pour les renégats. Du coup, ils sont convaincus que leurs péchés retombent sur eux. Sur le terrain, il ne se passe pas un jour sans que les félons aient des pertes humaines. Ce n'est que justice, d'autant plus que la bestialité de ces criminels et de leurs amis impérialistes de l'OTAN ont causé du tort à la Libye. Un bilan désastreux: 100.000 morts, 240.000 blessés, 78.000 disparus, 10.300 viols et 350.000 réfugiés.

C'est ainsi que de  Tarhunah à Tripoli, en passant par Bani Walid, Zentan, Tobruk, Benghazi,  Misrata, Sabha ou Gadhames, ce n'est plus la joie pour le CNT. Demain la chute ? Nous l'espérons bien.


Source: Le blog d'Allain Jules

vendredi, 23 septembre 2011

LA LIBYE NE SERA JAMAIS CONQUISE !

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Tribune libre de Djerrad Amar.



Sept mois de bombardements par l’OTAN. Contre des civils, un carnage, de la rapine, des mensonges, de la tromperie, de la diversion et de la désinformation perpétuelle n’ont pas pu arriver à faire plier un peuple de 6 millions d’habitants et qui vient de surcroît de commencer sa résistance ! Quelle victoire a bien remporté l’OTAN ? L’OTAN – dont-il ne reste en Libye que la France de Sarkozy et la Grande-Bretagne de Cameron – connaît Pyrrhus !

Les retraits des villes des forces armées libyennes est, en effet, purement tactique car l’OTAN s’en sert comme argument– répondant à son objectif – pour viser les populations en bombardant en permanence les cités, en coupant l’eau et l’électricité mais aussi en empêchant l’approvisionnement des populations en nourriture et médicaments. C’est donc pour protéger les populations, en particulier, que ces retraits sont décidés.

Cette tactique s’avère un piège redoutable. Malgré le retrait, les « rats » de l’OTAN n’arrivent pas à occuper les villes, y compris Tripoli, car ils rencontrent une forte résistance de la population qui pratique maintenant la guérilla et subissent de lourdes pertes face aux tireurs d’élite et ce, par le témoignage même de « Reuters » qui rapporte que des centaines de cadavres « d’insurgés » jonchent les rues ayant reçu une balle soit au front soit au niveau du cœur. Ceux qui y entre n’en sortent pratiquement jamais. Selon des rapports que la presse ne diffuse pas, les « insurgés » refusent les ordres d’avancer. La débandade et la démoralisation sont réelles sur tous les fronts. De plus, l’OTAN n’arrive plus à mobiliser car la « chair à canon » n’est pas illimitée. Elle n’arrive plus à remplacer les centaines de morts que lui infligent les forces libyennes composées de dizaines de milliers de volontaires libyens (les renforts des tribus arrivent tous les jours) et de l’armée. Elle n’arrive pas aussi à renforcer un front par le transfert par manque d’effectifs au risque d’en dégarnir un autre.

Combien l’OTAN a bien pu avoir mobilisée ? 6000, 10 000 ? Exagérons à 20 000 !! Elle en a sacrifiée combien de ces clowns, sales, affreux et désorganisés ? Bien plus de 10 000. Il reste disons 10 000 au maximum (sans possibilités de remplacement sinon pourquoi en importer), totalement démoralisés car se sachant vaincus, sans but que de se faire un « capital » par le vol et la rapine (puis déguerpir), actes qui deviennent de moins en moins possibles depuis que les Libyens ont totalement réorganisés leurs troupes, changés de stratégie et de tactique face à la folie, aux turpitudes, l’empressement, la précipitation et les tâtonnements de l’OTAN. Donc 10 000 face à des dizaines de milliers motivés car défendant une cause juste ; leur pays et leur honneur ayant l’avantage du terrain, l’endurance et le temps. Au vu de l’évolution des choses ce nombre restant – inextensible –sera réduit à zéro en moins d’un mois !

C’est dans le sens de l’échec qu’il faut comprendre la diversion de Sarkozy et Cameron, singés par le vassal Erdogan de Turquie, à l’approche de la réunion du Conseil de Sécurité même s’il ne faut pas trop y compter. C’est bien de sortir de ce guêpier aux conséquences politiques et économiques, voire personnelles, désastreuses. « Nous vous avons aidé dans votre révolution, vous voici donc à la capitale, à vous de poursuivre maintenant les réformes en tenant vos promesses. Nous on se retire »semblent dire ces deux idiots utiles, à un CNT qui s’avère être un ramassis hétéroclites de bras cassés, désunis, incompétents, sans consistance et sans vision ni projet. Même l’ONU, si force de « police internationale» de 5 000 hommes il y aura, ne sera d’aucun secours ou utilité face à un peuple déterminé à défendre son pays. Le pétrole tant convoité ne dépassera pas les côtes libyennes. Il sera visé en priorité avec ses sociétés prédatrices, ses personnels, ses bateaux, ses pipe-lines etc. Toutes les forces étrangères, sur le sol libyen, seront la cible légitime des Libyens. Elles seront terrorisées et traquées en permanence jusqu’à leur disparition.

L’enlisement est bien visible. La Libye ne sera jamais conquise. L’OTAN n’est plus qu’un géant aux pieds d’argile, l’ONU une escroquerie, les médias un instrument de propagande, les «journalistes » désormais des propagandistes et agents doubles, au service de la« démocratie » des « libertés » imaginaires, bien plus au service des mensonges et des leurres ! Le monde doit donc être refait sur d’autres bases, d’autres règles, d’autres pôles. L’échec est le débouché inexorable de tout ce qui est construit sur du faux, le mensonge, la falsification et l’escroquerie !

La Libye est bien l’endroit où les prétendues « valeurs universelles », dont se prévaut l’Occident autoproclamé «gardien du bien », sont mises à nues en s’avérant tromperies, où les institutions et organisations dites « internationales » chargés de défendre des droits, des principes et prévenir les conflits, se confirment être des instruments de domination et hégémoniques au service du Grand capital.


Source : Le blog d’Allain Jules