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mardi, 09 octobre 2012

MARCEL GOSSIO ECRIT A BERT KOENDERS, PATRON DE L'ONUCI

 

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A Monsieur Bert Koenders,

Représentant spécial  du Secrétaire Général de l’ONU en Côte d’Ivoire



Monsieur,

C’est avec stupéfaction que j’ai lu le samedi 06 Octobre 2012 sur le site internet de Radio France Internationale (RFI), un article de presse signé du journaliste Cyril Ben Simon. Celui-ci me cite comme une des personnes qu’un récent rapport effectué par des experts de l’ONU aurait épinglées pour le financement d’activités subversives contre le régime Ouattara depuis le Ghana.

Le texte se veut précis en affirmant que, courant juillet 2012, j’aurais en compagnie d’autres cadres de la majorité présidentielle en exil participé à une réunion à Takoradi, cela dans le but de définir une stratégie de reconquête du pouvoir à Abidjan par les armes.

En ce qui concerne les accusations portées contre ma personne, je réaffirme que je suis en exil au Maroc depuis le 19 avril 2011. Je n’en suis jamais sorti. Vous pouvez le vérifier auprès de la police des frontières du Royaume du Maroc et de la République du Ghana. Je n’ai donc jamais mis les pieds à Takoradi à plus forte raison pendre part à une quelconque réunion qui s’y serait tenue. Par ailleurs, je me sens concerné ni de près de ni de loin par un prétendu financement d’actions subversives.

J’étais donc dans l’attente des preuves irréfutables de mon implication dans un tel projet lorsqu’intervenant sur la chaine de radio BBC, Mme Sylvie Van Den Wildenberg a formellement démenti pour le compte de l’organisation des nations unies en Côte d’Ivoire l’existence d’un tel rapport.

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Bert Koenders

Ce démenti vient une fois de plus démontrer à la face du monde que certains media à l’instar de RFI qui tirent certainement profit de la belligérance en cours dans mon pays n’ont pas intérêt à ce qu’un climat apaisé, propice à la difficile mais possible réconciliation s’installe définitivement. Sinon, comment expliquer que ce media de renommée internationale puisse produire un mensonge aussi grossier juste au lendemain de votre visite aux exilés politiques d’Accra afin de renouer le fil de la discussion et favoriser leur retour au pays?

Je m’étonne par ailleurs que pour un article publié par Radio France Internationale, votre porte parole fasse le démenti sur BBC tandis que RFI continue de diffuser cette information en boucle. C’est le lieu de demander à votre collaboratrice de le faire sur la radio coupable de cette diffamation.

Monsieur le représentant du Secrétaire Général de l’ONU en Côte d’Ivoire, c’est le lieu pour moi de dénoncer et condamner cette énième tentative de manipulation, et attirer votre attention sur le fait que vous devriez être plus regardant pour définitivement savoir quelles sont les personnes qui ne veulent pas de la paix dans mon pays. Celles-ci ne sont certainement pas à rechercher parmi les cadres de la majorité présidentielle en exil.

Monsieur le représentant spécial du Secrétaire Général de L’ONU en Côte d’Ivoire, je vous rappelle que je suis un cadre du Front Populaire Ivoire. Nous avons conquis et exercé le pouvoir d’état après 30 années passées dans l’opposition sans jamais prendre les armes même face aux multiples humiliations et injustices dont nous avons été victime. Mieux, depuis mon lieu d’exil, j’ai toujours encouragé la direction actuelle de notre parti à s’engager résolument dans le dialogue républicain avec afin de créer un climat social apaisé nécessaire à un retour à la normalité. Mes déclarations publiques précédentes l’attestent.

Tout en vous souhaitant bonne réception de mon courrier, je vous prie de trouver ici l’expression de ma profonde indignation et de mon exaspération face à la manipulation médiatique dont je suis victime.

 

Marcel GOSSIO


Ex-Directeur du Port Autonome d’Abidjan

Cadre du FPI en exil

mardi, 06 mars 2012

AVANT SON DEPART DE LA PRIMATURE, GUILLAUME SORO REGLE SES COMPTES


SORO GUILLAUME - INTERVIEW TELE DU 5 MARS 2012.JPG

Entre mensonges et vérités: "Je ne serai pas Premier ministre à vie", "400 FRCI ont été arrêtés".

 

Guillaume Soro, Premier ministre sortant, dont le successeur sera probablement connu aujourd'hui, était face à la presse nationale (RTI) et internationale (BBC), hier. Nous vous livrons l'intégralité de son interview, entre vérités et contre-vérités, accusations contre le Président Gbagbo et rumeurs persistantes sur son transfèrement à la CPI. Une chose est sûre : Il est, dans sa tête, prêt à quitter la Primature pour, probablement, le perchoir de l'Assemblée nationale, même s'il n'ose pas le dire.


La vidéo

http://www.ivoirebusiness.net/?q=node/9261

 

Cela fait une année que le pouvoir est en place. C'est vrai qu'il ne faut pas occulter le passé. Mais les populations vivent des difficultés. Je parle de certaines exactions des Frci, et les Frci associées qui dans les régions de l'ouest où les populations vivent terrorisées, où elles n'ont pas beaucoup de liberté de mouvement.

GS : Je vous concède ces critiques. Et c'est normal. Les populations sont impatientes. Je viens d'une mission au Rwanda. Je me suis rendu compte que pour stabiliser ce pays, pour apporter une vraie sécurité à ce pays, ils n'ont pas mis un an, ils n'ont pas mis six mois, ils ont mis 17 ans. Le génocide a été stoppé au Rwanda en 1994. Quelle est la situation exacte en Côte d'Ivoire ? Le gouvernement a été formé le 1er juin 2011. A partir de là, nous avons commencé à faire des réformes en vue de ramener la sécurité dans notre pays. Vous avez vu que nous avons nommé les commandements, de parer au plus pressé en réhabilitant quelques fois sommairement les casernes. Au lendemain du 11 avril, il n'y avait plus de policiers, ni de gendarmes, de commissariats, de brigades de gendarmerie. Tout avait été vandalisé. Evidemment vous avez votre évaluation de la sécurité huit mois après, mais la réalité est celle-là. Aujourd'hui quand vous sortez, vous voyez des policiers pour réguler la circulation, des gendarmes de plus en plus opérationnels, une armée en pleine restructuration. On ne peut pas dire qu'il n'y pas eu de progrès. Ceci dit, il y a encore beaucoup d'efforts à faire pour amener la Côte d'Ivoire à niveau de sécurité parfait. Mais nous avons des contraintes. La première, c'est l'embargo qui nous empêche de doter nos forces de première catégorie que sont la police et la gendarmerie d'armes pour assurer la sécurité de ces populations. En plus, nous avons des contraintes financières. Nous sommes dans une situation de décroissance économique où on a un pays qui n'a pas les ressources qu'il faut. Il faut donc injecter beaucoup d'argent pour reconstruire ces casernes pour intégrer les jeunes associés aux forces armées, c'est-à-dire la réserve. Je suis certes d'accord avec vous, mais vous ne pouvez donc pas dire que la situation sécuritaire en mars 2012 est la même que celle d'avril 2011.

Il y a eu évolution. Mais lorsque des braqueurs s'attaquent au convoi du ministre délégué à la défense, c'est plus que de la provocation.

GS : Je conviens avec vous que ce sont des situations regrettables, déplorables. Ça montre aussi que ce n'est pas le citoyen simple qui est en proie à l'insécurité, que les autorités en sont aussi victimes. Nous en avons conscience, nous y travaillons, et vous verrez que la sécurité va se faire. Je voudrais simplement prendre l'exemple de décembre 2011. Vous savez très bien qu'en Côte d'Ivoire, depuis 1999, chaque fois qu'on approchait des fêtes de fin d'année, c'était comme une sorte de psychose liée aux questions des coups d'Etat. Pourtant, nous avons fait des fêtes paisibles, agréables. Les Ivoiriens se sont retrouvés, ceci a été chanté et loué partout. Ça veut dire qu'il y a eu des progrès. Evidemment, il y a encore des braquages çà et là. Mais ne restons pas les bras croisés. Je suis sûr que le trimestre prochain, les résultats seront palpables.

Certains observateurs notent que chaque fois que Guillaume Soro est menacé dans ses positions, l'insécurité grandit. Comme pour dire, c'est l'homme de la situation, il faut le laisser là.

GS : (Rires) Vous faites écho des ragots de bas étages. Vous savez, quand on est responsable, Premier ministre, on ne peut pas descendre à des choses ainsi faites. Si je veux demeurer ''ad vitam aeternam '' Premier ministre, j'en parlerai au Président de la République. En l'état actuel des relations que j'ai avec le Président de la République, je pourrais lui en parler, lui demander à continuer ma mission à la Primature. Donc je suis investi de sa confiance et de son soutien.

Les Ivoiriens qui sont sortis de cette crise avaient poussé un ouf de soulagement, et voilà que cette situation continue. Les populations sont prises en otage. Si ce ne sont pas les FRCI déguisés en bandits, ce sont des coupeurs de route qui sévissent de jour et de nuit au vu et au su de vos hommes en armes. N'est-ce pas là la promesse non tenue d'un deal avec eux?

GS : Ça m'amuse. Vous savez que j'ai eu ces types d'accusations très longtemps quand j'étais Premier ministre avec M. Laurent Gbagbo. On m'accusait de retarder les élections, de ne pas les faire parce que je voulais rester Premier Ministre. Vous n'imaginez même pas la charge de Premier ministre. Vous, quand vous finissez votre travaille, vous rentrez paisiblement à la maison. Vous avez votre femme, vos enfants, mais nous, nous avons des insomnies. Au moment où vous et le citoyen lambda êtes en train de dormir, je veille jusqu'à 5h du matin pour m'assurer que la situation sur nos frontières, à l'intérieur du pays sont sécurisées. Ce n'est pas une tâche aisée. Sur la question de la sécurité, je pense pour un pays comme le nôtre qui a connu la guerre, qui a à ses frontières, des pays fragilisés par la guerre comme le Libéria, le Mali où il y a une instabilité, vous ne pouvez pas dire que des efforts n'ont pas été faits en terme de sécurisation des populations. Evidemment, il y a encore des dérapages, mais nous ne restons pas insensibles à ce qui se passe. Nous avons aujourd'hui presque 400 éléments des FRCI qui ont été arrêtés et emprisonnés pour des faits qui leur sont reprochés. Il y a quand même la sanction que nous appliquons. Le tribunal militaire a ouvert et nous avons commencé à les juger, à sortir des rangs des FRCI, les brebis galeuses. Il y a donc beaucoup de choses qui sont en train de se réaliser. Je demande beaucoup de patience. Ceci dit, je suis plutôt surpris, car quand je pars dans les autres pays, on voit le nombre d'investisseurs qui viennent à Abidjan. Les gens considèrent pour la plupart que la sécurité est revenue à Abidjan. Mais si nos journalistes insistent pour dépeindre la Côte d'Ivoire comme un pays où il y a des hordes de bandits, je suis surpris.

On entend beaucoup dire qu'il y a des tentatives de déstabilisation. Notamment à la frontière vers le Libéria. Même des camps d'entrainement qui seraient démantelé dans le pays. On pourrait avoir un point là-dessus ?

GS : Il faut que les Ivoiriens restent sereins, nous veillons au grain, nous ne craignons pas ces déstabilisateurs. Evidemment, il est vrai que certains miliciens dans leur repli se sont réfugiés dans des forêts quelque part, mais ils sont suivis par nos forces. Et je suis convaincu que le suivi que nous faisons permet d'anticiper toute forme d'action. Je peux donc rassurer les Ivoiriens que nous sommes biens là et nous veillons au grain.

Les producteurs de café-cacao sur l'axe sud-ouest, les axes sud-nord, maintenant Bouaké aux frontières, les gens sévissent tous les jours, et on a l'impression que vos hommes font trop de réunions.

GS : Evidemment, il faut commencer par une réunion. On ne va pas en rangs dispersés pour combattre la sécurité. Il faut un minimum d'organisation. On peut vous sortir les statistiques. Mars 2012 n'est pas mars 2011, je comprends l'impatience des Ivoiriens, je comprends la préoccupation des Ivoiriens, et nous sommes-là pour donner des réponses aux préoccupations des Ivoiriens. Mais je peux vous dire que lorsque nous constatons la recrudescence de l'insécurité dans des régions, des dispositions sont aussitôt prises. La gendarmerie a mis un dispositif spécifique anti-coupeurs de route dénommé ''renard'' qui fonctionne parfaitement.

Il y a aussi le transfèrement de Laurent Gbagbo à La Haye. Beaucoup de questions sont posées. Est-ce qu'on n'aurait pas pu juger Laurent Gbagbo ici à Abidjan ? Ou bien ça vous arrangeait de le juger à La Haye, ainsi vous seriez tranquille.

GS : Sur cette question, il me faut certainement donner des éléments d'appréciation. Le Président de la République, le gouvernement ivoirien depuis décembre 2010, nous avons demandé à la CPI de venir enquêter en Côte d'Ivoire. Si M. Gbagbo ne voulait pas d'un tel destin, il aurait estompé les tueries. Peut-être qu'on n'en serait pas là. Première chose. Deuxième chose, les tueries ont non seulement continué, mais se sont intensifiées. Et si vous vous souvenez, la CPI avait fait des mises en garde qui n'avaient d'autres objectifs que d'empêcher la continuation des tueries. Aujourd'hui, la CPI est venue et a enquêté et a trouvé qu'il y avait suffisamment d'éléments pour inculper certaines personnalités ivoiriennes. Entre temps, le Président de la République à la recherche de l'apaisement, de la réconciliation nationale, au mois de mai, m'a demandé de former un gouvernement de réconciliation nationale. J'ai moi-même rencontré toutes les forces politiques en vue de former ce gouvernement de réconciliation nationale. J'ai rencontré le FPI, à l'époque, c'était M. Mamadou Koulibaly qui était le premier responsable du FPI. Je lui ai donné les raisons qui fondaient la démarche que j'effectuais auprès de lui. A savoir qu'il rentre au gouvernement. Alors qu'il était totalement bien disposé, quelle ne fut ma surprise, de recevoir un courrier quelques jours plus tard pour dire que le FPI n'entrerait pas au gouvernement. Nous avons donc formé le gouvernement sans le FPI.

Et pour la réconciliation ?

GS : Evidemment ce n'est pas une bonne chose. Rappelez-vous en 2006, au début du dialogue direct, M. Laurent Gbagbo lui-même a tendu la main aux Forces nouvelles. Si nous avions refusé de faire le dialogue direct, où en serions-nous aujourd'hui ? Contre la volonté de certaines personnes de mon camp des Forces nouvelles et de l'opposition, j'ai considéré que l'intérêt de la Côte d'Ivoire devrait prévaloir avant tout. J'ai accepté le dialogue direct. J'ai été taxé de tous les noms dans ce pays. J'ai même échappé à un attentat parce que certaines personnes n'étaient pas d'accord pour que j'aille au dialogue direct. Mais pour accepter le dialogue direct, il faut être courageux pour le faire. Mais pourquoi, le Président Alassane Ouattara tend la main au FPI qui, lui, refuse de saisir cette main tendue. Ils ne sont pas allés au gouvernement. Vous savez, certaines choses se règlent au détail près. Si le FPI était au gouvernement, tous les jours avec le Président de la république, il serait en conseil avec le Président, il lui aurait parlé en disant, M. le Président, il est vrai nous avons fauté. Mais nous sommes entre Ivoiriens, réconcilions-nous, votre frère Laurent Gbagbo est à Korhogo, nous voulons aller lui rendre visite. Nous voulons que vous vous parliez au téléphone. Peut-être que les choses auraient été différentes. Mais qu'est-ce que nous avons constaté ? Non seulement on refuse d'aller au gouvernement, mais on incite les partisans à faire des révoltes dans le pays. On joue contre la réconciliation. Dans ces conditions, comme la CPI, au terme de son enquête décide de transférer M. Laurent Gbagbo à La Haye, parce que sachez que ce n'est pas le gouvernement qui l'a transféré, le gouvernement ivoirien n'a aucune capacité d'influencer les juges de la CPI, décide de transférer M. Laurent Gbagbo à La Haye, que voulez-vous que nous fassions ? M. Ouattara n'a pas d'argument pour dire : « Nous sommes dans un processus de réconciliation. Voyez, le FPI est au gouvernement, ils vont aller à l'Assemblée nationale. Permettez que la réconciliation se fasse ». Je pense que c'est une erreur de ne pas aller au gouvernement.

Aux dernières nouvelles, la CPI a décidé d'élargir son champ d'investigation pour s'intéresser aux évènements de 2002. Est-ce que ça vous inquiète ? Surtout que vous ...
On vient de parler de Laurent Gbagbo qui est soupçonné d'être co-auteur direct de crimes durant cette crise, vous êtes le chef des FN, les enquêtes ont été remontées, est-ce que vous ne craignez pas d'être mis en cause comme co-auteur ?

GS : Comme disent les latins, ''non timore''. Cela veut dire je n'ai aucune crainte. C'est le gouvernement et je l'ai dit depuis 2008, j'ai demandé que la CPI viennent faire des investigations. On ne peut pas être contradictoire. On demande à la CPI de faire des enquêtes, ce n'est pas contre quelqu'un. On demande des enquêtes impartiales. Donc, si la CPI au terme de ces enquêtes en venait à inculper quelques personnalités que ce soient, celles-ci devront répondre. C'est mon point de vue et je suis serein, parce que je considère que la justice de la CPI est une justice impartiale.

Les Nations Unies ont condamnés quelques com'zones et vous êtes leurs chefs...

GS : Bien sûr, j'ai assumé la responsabilité de secrétaire général des Forces nouvelles, certains effectivement ont été condamnés. Je le sais, mais je demeure serein parce que ni le niveau de crime, ni l'origine des crimes ne sont comparables.

Même à Duékoué ?

GS : Bien sûr, même à Duékoué où il y a une commission nationale que nous avons mise en place pour enquêter.

Qui n'a pas encore fini ses enquêtes jusqu'à présent.

GS : Oui la commission n'a pas encore fini, donc n'anticipons pas. Laissons la commission faire tranquillement ses enquêtes. Ni vous, ni moi ne sommes juges, donc attendons les résultats.

Revenons au transfèrement. Il est de plus en plus question d'éventualité du transfèrement de Mme Gbagbo à La Haye. Qu'en savez-vous ?

GS : Ce que je peux dire en tant que gouvernement, c'est que la CPI, donc est indépendante. Donc, ne pensez pas que la CPI nous rend compte tous les jours. Alors, donc nous savons que les enquêtes sont faites. Nous avons que des éléments sont recherchés. Maintenant pour l'heure, je n'ai pas encore entendu dire que Mme Gbagbo était inculpée, nous attendons de voir.

Mais vous attendez certainement de voir que cela peut arriver. Mais dans un gouvernement qui compte ministère de la femme de la famille et de l'enfant, est-ce qu'il n'y a pas une certaine émotion à avoir vis-à-vis d'une famille qui risque d'être décapitée à ce niveau.

GS : Ecoutez, je dis que la CPI est en train de faire ses enquêtes. Elle n'a pas encore achevé ses enquêtes, rien ne vous dis que la CPI a décidé de transférer Mme Simone Gbagbo ? En tout cas, je n'ai pas encore les éléments. Ceci dit, vous savez, on oublie trop vite aussi que la Côte d'Ivoire est sortie d'un traumatisme où il y a eu près de 3000 morts. Les Etats-Unis qui ont eu un peu moins de 3000 morts le 11 septembre 2002 n'ont pas encore fini de faire le deuil de ses morts. Donc, je pense qu'effectivement on peut bien s'inquiéter pour Mme Simone Gbagbo et autres (...)

J'aimerais aussi qu'on fasse le point sur les dignitaires de l'ancien régime qui sont soupçonnés, en tout cas leurs enquêtes sont en cours et quand pense-t-on qu'ils pourront comparaître éventuellement devant un juge ?

GS : Je veux quand même insister sur ce que nous avons trouvé le 11 avril 2011. Tout a été détruit. Il n'y a avait pas de MACA, il n'y avait pas de prisons, il n'y avait pas de tribunaux ; tout avait été saccagé. Et vous avez très bien qu'on ne construit pas une prison en un mois ; au moins les architectes le savent. Donc, il fallait que nous puissions procéder à la réhabilitation des infrastructures. Cela nous a pris au moins 6 à 8 mois. C'est maintenant que nous sommes dans des dispositions optimales pour mieux faire évoluer ces enquêtes. Donc, ces dignitaires ont été détenus comme vous le savez, mais bien d'entre eux ont été mis en liberté. Vous le savez aussi et le dégel de leur compte a été effectif pour bien d'entre eux on l'a fait par plusieurs vagues. Donc, ceux qui sont là les enquêtes sont en cours. Le ministre de la Justice a eu l'opportunité de nous rendre compte il y a seulement quelques semaines. Les enquêtes sont en cours et quand on aura fini, on sera transparent avec les Ivoiriens, ont leur dira ce que nous entendons de faire. Et les procès, évidemment, suivront.

Et ceux qui sont en exil ? Ils attendent de vous un signe pour rentrer en Côte d'Ivoire.

GS : Ah oui, mais le président de la République a lancé plusieurs appels pour leur demander de rentrer. Bien d'autres sont déjà rentrés.

Est-ce qu'il n'y a pas un piège là-dessous ?

GS : Mais pourquoi vous voulez qu'un gouvernement sérieux, un président de la République qui s'engage, on veuille jouer au piège de la souris. Ça n'a rien à voir.

Les gens de l'opposition estiment que les conditions ne sont pas réunies. Certains dignitaires du FPI, par exemple, ont toujours leurs maisons occupées par des militaires, d'autres effectivement ont toujours leurs avoirs gelés. Et il y a beaucoup de choses aussi qui se disent à l'extérieur sur la sécurité ici. Donc, qu'est-ce qu'il vaudrait trouver pour les rassurer, surtout rassurer leur inquiétude pour qu'ils aient envie de rentrer?

GS : Déjà, que ceux qui veulent rentrer, qu'ils entrent. Je n'ai pas encore eu ou entendu dire qu'un seul est rentré et n'a pas pu occuper sa maison. Donc, ceux qui veulent rentrer de bonne foi, qu'ils viennent. Nous prendrons toutes les dispositions, j'en donne la garantie pour qu'ils soient sécurisés et qu'ils soient ici au pays. Je dis encore, bien d'entre eux sont rentrés, depuis les opérateurs économiques jusqu'aux politiques qui sont là.

M. le Premier ministre, on vous a vu dans ce rôle d'attaquant, au stade Houphouët-Boigny, lors de ce match Gouvernement-FIF , vous avez montré des prouesses et tout cela pour nous montrer la voix à suivre. Et toujours est-il que nous sommes partis et vous connaissez la suite. Pour certains, c'était plutôt un calcul politicien ; si vous aviez gagné, peut-être que ça aurait pu vous servir pour accélérer certaines choses, notamment, la réconciliation. Vous avez jouez et perdu. Commentaire.

GS : Vous savez, la posture des hommes publiques et des dirigeants est toujours difficile. Nous sommes l'objet de bien de procès d'intention. Nous voulions que notre équipe remporte la coupe pour la Côte d'Ivoire et les Ivoiriens. Ce serait quand même un sentiment patriotique de fierté de remporter cette coupe. Malheureusement, nous n'avons pas remporté la coupe et certains Ivoiriens ont célébrés cette défaite. C'est bien regrettable qu'on en soit là, mais toujours est-il que nous ne désespérons pas de continuer à travailler sur les mentalités, pour que nous allions à la construction d'une nation. C'est cela le vrai problème. Que tous les Ivoiriens de quelque bord politique, de quelque religion, de quelque région, se sentent concernés par la Côte d'Ivoire. Ce que je peux dire, notre équipe n'a pas remportée la coupe ; mais elle n'a pas démérité. Et je dois dire personnellement que j'ai plutôt bien digéré.

Et, certains ivoiriens ont célébré cette défaite !

GS : C'est bien regrettable qu'on en soit arrivé là. Mais nous ne désespérons pas de continuer à travailler sur les mentalités pour que nous allions à la construction d'une vraie Nation. Que tous les Ivoiriens, de quelque bord politique, de quelque religion, de quelque région se sentent concerner par la Côte d'Ivoire. Ce que je peux dire, c'est que notre équipe nationale n'a pas remporté la coupe mais elle n'a pas démérité. Et je dois dire que, personnellement, j'ai plutôt bien digéré cette défaite en finale, parce que nous avons une équipe qui a pratiqué du beau football, qui n'a pas encaissé de but. On a vu une équipe solidaire, des garçons déterminés.

Revenons à l'actualité pour parler de l'assemblée nationale. A quel genre de débats parlementaires doit-on s'attendre d'un parlement dans lequel ne siège pas l'opposition significative ?

GS : Première des choses, vous voulez me faire participer à un débat qui n'a pas encore lieu. L'Assemblée nationale ne siège pas pour l'instant.

Gérer c'est prévoir...

GS : Je veux bien ! Celui qui présidera aux destinées de l'Assemblée nationale, je crois, est en train d'y réfléchir. Moi je suis député. Si je devais siéger dans cette assemblée, j'y apporterai ma contribution. Mais j'ai un sentiment contraire à ce que vous dites. La démocratie, ce n'est pas la démocratie des partis politiques. La démocratie, c'est le peuple. Et, les partis politiques, ce n'est pas forcément tout le peuple. Combien de petits partis, faute de moyens financiers, n'ont peut-être pas pu présenter de candidats aux législatives et ne se retrouveront pas à l'Assemblée nationale ?

L'opposition, dans chacune de ses déclarations, demande aux autorités d'ouvrir le dialogue. Qu'est-ce qu'il en est actuellement ?

GS : Nous ne pouvons pas nous en tenir aux déclarations démagogiques. La réalité est là. Moi je suis partisan d'un vrai dialogue avec l'opposition. Et, je militerai pour cela. J'ai déjà eu des entretiens avec le président de la République qui est soucieux d'avoir ce contact avec cette opposition. Mais, malheureusement, elle ne m'a pas l'air prête, aujourd'hui, pour ce dialogue. Il y a du reste une Commission Dialogue, vérité et réconciliation qui existe. On a même créé une instance pour engager ce dialogue. Donc, je pense que l'opposition a tellement de possibilité pour engager le dialogue. Nous sommes disponibles. Je vous dirai qu'on ne peut pas m'apprendre le dialogue. En ma qualité de secrétaire général des Forces nouvelles, j'ai fait le dialogue direct. Ce n'était pas à moi de faire de récrimination sur les conditions du dialogue. Vous savez, si je devais écouter mes partisans à l'époque, jamais je ne serais allé à la table des négociations. L'erreur qui est en train d'être commise, c'est de pratiquer la politique de la chaise vide. Ça ne mène à rien. Je pense que c'est important et, je prie le FPI d'accepter le dialogue quelles que soient les conditions. C'est en commençant ce dialogue qu'on peut progressivement engranger des résultats. Mais on ne peut pas dire : « Nous avons des préalables pour engager le dialogue ». Vous croyez que si moi j'avais posé des préalables à l'ancien président, Laurent Gbagbo en 2006 pour faire le dialogue direct, ce dialogue n'aurait jamais eu lieu.

Dernièrement, il y a eu beaucoup de personnes qui ont été arrêtées, maintenues en garde à vue prolongée de façon illégale allant au-delà des 48 heures requises. Vous ne pensez pas que ce sont là des dérapages qu'on peut facilement contrôler ?

GS : Je n'ai pas ces informations. De qui s'agit-il ?

Il y a eu les journalistes de Notre Voie, par exemple, des investisseurs qui s'occupent de la réfection des commissariats...

GS : Je considère que le ministre, Garde des Sceaux, un ministre compétent, qui fait son travail avec efficacité et qui connaît bien les procédures judiciaires pour être lui-même avocat, laisse prospérer de tels dérapages.

Toujours est-il que pour une partie de l'opinion, il y a une justice à deux vitesses pour ne pas dire une justice des vainqueurs contre les vaincus.

GS : Où ?

En Côte d'Ivoire !

GS : C'est pour ne pas être accusé de justice des vainqueurs que certains ont jugé que c'était une bonne chose de transférer monsieur Laurent Gbagbo à La Haye. Au moins, on ne dira pas que cette justice est partiale. Et qu'il aura un traitement dû à un prisonnier de son rang. Et, qu'il sera traité avec équité. Si nous l'avions jugé ici, c'est ce que vous auriez dit. C'est ce que ses partisans auraient dit. Je pense donc qu'il ne faut pas systématiquement dénigrer ces institutions. Notre justice, je vous l'ai dit, a eu des difficultés au-delà des infrastructures, au niveau des ressources humaines. Nous sommes en train de la construire. Il faut encourager le ministre garde des sceaux dans cette entreprise. Je suis convaincu que les choses iront de mieux en mieux.

Vous encouragez le garde des sceaux, mais des préoccupations demeurent notamment avec les législatives où on a dit qu'il y a eu des fraudes. On est reparti à des partielles et on s'est arrêté-là. Mais quand il y a eu des fraudes, quand on fait voter des morts on doit rechercher les coupables.

GS : Le principe de la séparation des pouvoirs existent en Côte d'Ivoire. Le gouvernement n'est pas chargé d'organiser les élections. Il y a une commission électorale indépendante qui organise les élections. Le juge de ces élections, c'est le Conseil constitutionnel. Et, je m'interdis, en tant que chef d'institution, de porter des jugements de valeur sur une autre institution. Je considère que le conseil constitutionnel a fait son travail. Et, qu'il l'a bien fait. La preuve : des circonscriptions ont été annulées. Je m'en tiens à cela.

Quel sentiment vous a-t-il animé lorsque vous avez appris, en tant que chef de gouvernement, qu'il y a eu des fraudes dans des localités où des ministres étaient candidats ?

GS : Bah, je considère que le Conseil constitutionnel a bien fait son travail. Je ne connais pas les motivations de l'annulation de telle ou telle circonscription parce que je ne m'en suis pas préoccupé particulièrement. Mais je considère simplement que c'est une bonne chose qui renforce la démocratie, s'il y a des fraudes ça et là, que le Conseil constitutionnel prenne ses responsabilités en les invalidant, c'est cela qui renforce la démocratie. Ce n'est pas parce qu'il y a des policiers, qu'il y a des gendarmes, qu'il n'y a pas de voleurs. La société est ainsi faite. Mais ce qui aurait été condamnable, c'est que le Conseil constitutionnel laisse faire les fraudes. Vous devez vous réjouir qu'on ait, aujourd'hui, un Conseil constitutionnel suffisamment crédible, capable de frapper là où il faut.

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dimanche, 22 janvier 2012

BILAN PROVISOIRE DE LA MANIFESTATION DU FPI: 5 MORTS


MEETING FPI 5.jpg

Selon plusieurs sources médicales et proches du CNRD, la violente attaque du rassemblement du Front Populaire Ivoirien (FPI) par les bandes armées pro-Ouattara aurait fait cinq (5) morts, dont au moins une femme, et soixante-sept (67) blessés graves. Suite à ces graves dérives totalitaires du régime de M. Ouattara, la Coalition FPI-LMP/CNRD se réunit cet après-midi pour aviser. Des décisions importantes sont attendues. Restez à l'écoute.


Par : Toussaint Alain

MEETING FPI 6.jpg

Suivez bien BBC Afrique pour voir ce que dira Valérie Bony leur correspondante à Abidjan. C'est elle que nous avons entourée sur cette photo. Elle était présente à la place Ficgayo quand ce militant LMP a reçu une balle tirée par les miliciens FRCI du préfet Ouattara. Tout ce que dira BBC, aujourd'hui (21 janvier 2012), sur cette manifestation dépendra du compte-rendu qu'elle fera. Nous espérons qu'elle aura le courage de dire dans l'édition du journal de 18h que Ouattara a fait tirer sur des militants qui étaient simplement venus assister à un meeting. Wait and see !


Par : La Majorité Présidentielle Gbagbo

lundi, 05 décembre 2011

LA VERITE SUR LES MEDIAS OCCIDENTAUX

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Si je vous disais que le journal Le Messager ou Dikalo (journaux camerounais) faisaient un meilleur travail d'information que le Figaro ou le Washington Post, vous ne me croiriez pas j'en suis sûr. Apres tout, ces 2 organes de presse ne sont-ils nommes parmi les meilleurs du monde ?

Ne sont-ils pas imprimés dans des sociétés démocratiques et sophistiquées ou la justice est amplement pratiquée,  la constitution strictement respectée et la presse libre? N'ont-ils pas plus de moyens, plus d'équipement que leurs pairs africains? Leurs journalistes n'ont-ils pas reçu une très bonne formation et ne sont-ils pas possesseurs d'une plus grande indépendance d'esprit ? C'est ce que je croyais moi aussi jusqu'à ce que je comprenne un certain nombre de choses.

Cet article n'est pas une comparaison entre les médias occidentaux et africains. Il a simplement pour but  de révéler la logique qui gouverne les médias occidentaux et révéler les secrets qui se cachent derrière ces apparences de professionnalisme.

Faux concepts

Imaginez un instant que vous soyez très riche et très influent et qu'en même temps vous fassiez de mauvaises choses comme par exemple tromper votre épouse. Evidemment c'est une chose que vous n'aimeriez pas que vos enfants sachent car cela vous ferait perdre leur respect et même votre place de chef de famille. Alors pour vous assurer que cela n'arrive pas, vous utiliserez votre influence et argent pour contrôler les organes d'information de votre maison et garder l'information secrète.

Et pour justifier vos sorties nocturnes, ces organes d'information de la famille donneraient d'autres raisons telles que des réunions de travail tardives, diner avec d'autres partenaires, tout cela évidemment  pour le bien de la famille. C'est un peu la logique des organes de presse de ces jours-ci.

Il y a un certain nombre de faux concepts qui soutiennent la compréhension que certains africains ont des médias occidentaux :

Les médias veulent informer le public de  ce qui se passe ? Faux :

Ceux qui dirigent les nations ne veulent pas que les populations sachent ce qui se passe réellement. La réalité des événements est si choquante que l'américain, l'allemand ou le français moyen n'en croirait pas ses oreilles. Faire connaitre la vérité ferait tomber des gouvernements et envoyer en prison un nombre élevé d'acteurs politiques. Vous ne pensez bien pas qu'on dira aux américains que les Etats-Unis vont en guerre en Iraq pour du pétrole et pour prendre pied dans une région ou elle pourrait alors déstabiliser des ennemis comme l'Iran.

On ne dira pas aux français que la France  ne s'opposait pas à  l'intervention américaine pour des raisons morales mais pour protéger ses propres investissements en Iraq. On ne dira pas aux français que leur pays a quelque chose à voir avec les événements qui ont abouti a la mort de Thomas Sankara et a la destitution de Pascal Lissouba. Ne vous y trompez pas, les peuples occidentaux sont aussi victimes des individus qui contrôlent le monde que les sont les peuples d'autres nations. Leurs médias sont aussi manipulateurs que les médias d'Etat en Afrique. Les occidentaux sont même plus manipulés que les africains le sont car ils vivent encore dans l'illusion que leurs pays sont libres et démocratiques. Malheureusement beaucoup de gens prennent pour vérité ce que la presse dit au lieu de s'en méfier.

La presse occidentale est plus libre ? Faux :

Aucun grand groupe de presse n'est vraiment libre. En occident comme en Afrique, les journaux sont sujets aux contraintes financières et à la pression politique. La presse occidentale fortement dépendante de la publicité est soumise à la dictature des groupes financiers. Certains des propriétaires d'organes de média sont amis d'acteurs politiques et influencent souvent la gestion de l'information que font leurs médias.

Bernard Arnault par exemple, propriétaire de La Tribune est un ami de Nicolas Sarkozy (qui est par ailleurs ami de beaucoup de capitaines d'industrie propriétaires de presse) dont il a été témoin du défunt mariage. Rupert Murdoch propriétaire du Wall Street Journal (dont le groupe a récemment été implique dans un grand scandale en Grande Bretagne) est un supporter politique de l'ancien président américain Georges W. Bush.

Il y a des articles que les journaux africains sortent sur leurs leaders que la presse occidentale ne peut dévoiler. Dan Rather de CBS avait fait une émission qui mettait en doute certains détails de la vie du président Georges W. Bush  et il a été licencié. Plus récemment encore, Rick Sanchez un grand journaliste de CNN a été licencié car il a fait allusion au cours d'un de ses shows que la plupart des médias américains sont aux mains des juifs. A cause de ce fait, presqu'aucun grand journal du monde occidental ne dira rien de préjudiciable contre Israël.

La presse occidentale a un esprit indépendant ? Faux :

Les journaux privés travaillent pour les intérêts de leurs propriétaires qui sont souvent des groupes financiers ayant des intérêts dans d'autres secteurs de l'économie. C'est ainsi que la chaine de télévision NBC appartient a General Electric qui est par ailleurs un fabricant de moteurs d'hélicoptères de combat. La presse publique est paradoxalement même un peu plus crédible car dépendante des fonds publics et souvent sous le contrôle indirect des députés ou sénateurs.

Même comme cela, RFI, BBC ou LA VOIX DE L'AMERIQUE organes de propagande publics n'iront malgré les apparences jamais contre les intérêts stratégiques de la France, de l'Angleterre ou des Etats-Unis d'Amérique. Ils sont financés par le budget d'Etat et ne peuvent mordre la main qui les nourrit. Ces réseaux sont installés pour défendre les intérêts de ces nations Des journalistes américains tels que Dan Rather de CBN ont d'ailleurs dit pendant la guerre d'Irak que lorsque leur pays est en guerre, ils n'ont aucune honte à le supporter.

Le Figaro ne donnera pas une information qui puisse être préjudiciable au groupe Dassault (auquel il appartient) qui construit les avions de combat Rafale. « Vincent Bolloré, venu aux médias relativement récemment, a une vision toute personnelle de l'indépendance de ses rédactions, qui lui sont très utiles pour promouvoir ses intérêts en Afrique » selon Rue 89, un web site francophone. Pensez-vous toujours que les journalistes pris en sandwich entre les exigences financières et la pression politique puissent écrire ceux qu'ils aimeraient écrire ?

Même si ces organes de presse donnent souvent des informations partiellement vraies, elles mentent aux gens dans le
« comment » et le « pourquoi ». Le principe sous-jacent c'est qu'un peuple informe et éduqué est difficile à diriger. Les gens qui essayent de contrôler de ce monde ne veulent pas plus que les français, les allemands ou les américains soient informés que les gouvernements africains  ne veulent que les maliens, les sénégalais, burkinabés ou les togolais soient informés.

Certains journaux sont brimés : Al-Jazzera a été pendant longtemps  interdit d'émission aux Etats-Unis parce qu'on lui reprochait de présenter l'Amérique sous un mauvais jour. Voilà ce que ce groupe de presse a répondu en substance : Nous présentons les faits tels qu'ils sont, sous une perspective parfois différente de celle des médias américains : Les médias américains présentent les missiles à leur décollage et nous les présentons à leur atterrissage. Mais ce groupe de presse qui appartient au gouvernement du Qatar, allié des Etats-Unis a perdu sa crédibilité depuis qu'il s'est transformé en un organe de propagande des intérêts de son gouvernement.

Pensez à ceci : la plupart des gens n'assisteront pas en direct aux événements qui se déroulent dans le monde. Nous serons pour la plupart de temps informés à travers la presse. C'est parce qu'ils savent que qui contrôle l'information contrôle les esprits et les opinions des gens que la plupart des pays occidentaux créent des réseaux de radios a travers le monde entier. Et cela leur réussit bien vu le nombre élevé de personnes, y compris de responsables politiques africains qui s'y informent.

Ce n'est pas par hasard que lorsque l'Otan ou un pays occidental en guerre, il commence d'abord par détruire la radio et la télévision de ce pays. On comprend ainsi pourquoi la France tenait tant à détruire la RTI (Radio Télévision Ivoirienne) pendant les derniers évènements de Cote d'Ivoire. Non seulement la RTI permettait de combattre la machine de propagande déclenchée par les medias français, mais elle montrait aussi des documentaires qui révélaient les activités mafieuses de la Françafrique et de la France en Afrique. En passant, ces mêmes documentaires sont montrés dans les médias français qui diffusent en France mais ne l'ont jamais été par France 24 par exemple qui dessert la région africaine. L'une des raisons pour laquelle Sarkozy en veut tant a Laurent Gbagbo c'est d'avoir exposé aux yeux du public ignorant la véritable politique de la France en Afrique. Comme vous le voyez, les dirigeants occidentaux ne veulent pas que vous sachiez la vérité.

Le mensonge est le même partout. La presse n'est libre nulle part et n'a aucune intention pour la plupart d'informer le peuple. Elle fait son travail sans passion comme certains pasteurs font leur ministère sans conviction, juste comme un gagne-pain. La différence entre les medias occidentaux et africains d'Etat est que les premiers sont plus sophistiques dans le mensonge. La preuve c'est que vous leur faites plus confiance que les journaux de vos propres pays.


Organisation des médias en occident

Il y a 3 genres de médias :

1.    Les medias privés qui sont les plus contrôlés

Ils sont pour la plupart aux mains de groupes financiers. Comme nous l'avons dit ces groupes financiers ont des activités dans d'autres secteurs de l'économie que les groupes médiatiques qu'ils possèdent sont supposes protéger.

Ils appartiennent à des conglomérats : Par exemple, 6 grands groupes financiers aux Etats-Unis contrôlent plus de 90% des medias. La multiplicité des noms et la diversité géographique cache souvent ce contrôle et cette concentration de la presse dans les mains de quelques puissants individus. Un seul groupe peut contrôler des centaines de stations radio, des dizaines de journaux écrits et de chaînes de télévision. Les 6 groupes qui contrôlent l'essentiel de la presse aux Etats-Unis sont :

*    General Electric: qui contrôle NBC, MSNBC, the History Channel, the Biography Channel. Ils contrôlent aussi Universal Pictures une maison de production de films. 

*    Walt Disney:
contrôle ABC, ESPN. ABC a 226 stations affiliées qui atteignent 99% des domiciles américains.

*    News Corp.:
est propriétaire de Fox Channel, the Wall Street Journal, National Geographic. Possède aussi la maison de production de films 20th Century Fox et 120 chaines de télévision a travers le monde. Cette compagnie appartient a Murdoch qui été récemment au centre d'un scandale médiatique en Angleterre.

*    Time Warner: est propriétaire de CNN, HBO, TBS. Il contrôle aussi Warner Bros, New Line Cinema, Castle Rock  qui sont toutes des maisons de production de films.

*    Viacom:
est propriétaire de MTV, Simon and Schuster Publishing house, une maison de publication de livres et près de 130 stations radios

*    CBS:
contrôle  CBS  et près de 130 stations radio.

La chaîne la plus regardée de France -et d'Europe-, TF1, appartient à Bouygues, groupe de BTP qui signe quotidiennement des contrats avec la puissance publique. Arnaud Lagardère, important actionnaire du groupe aéronautique EADS, contrôle l'empire qui porte son nom et donc Europe 1, Paris Match, le Journal du Dimanche, 25% du Parisien-Aujourd'hui, 17% du Monde, et la moitié du plus grand circuit de distribution de journaux, les NMPP

General Electric fabrique et fait l'entretien des moteurs d'hélicoptères de combat, des chars Abrams, d'avions de combat F-16. Vous comprenez bien que la guerre comme celle d'Iraq fait son affaire et que NBC fera beaucoup d'efforts pour faire accepter à l'opinion que Saddam Hussein est un dictateur qui devait partir.

Ces groupes industriels contrôlent aussi des maisons d'édition célèbres telles que Simon and Schuster Publishing house, ce qui étend leur contrôle sur la publication des livres. Tout ceci pose un  grand problème d'indépendance de l'information.

Vous avez vu récemment avec quel zèle des organes de presse tels que France 24, CNN, Al-Jazzera, BBC ont appuyé par la désinformation et le mensonge la guerre de l'Otan contre la Libye.

Le monde du cinéma n'échappe pas à leur contrôle comme vous l'avez constaté. Il y a peu de films qui sortent de façon innocente. Il y a quelques années, l'ennemi préféré des films était les Soviétiques. Aujourd'hui, ce sont les arabes. Vous pouvez en imaginer la raison.

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L'information ne vient pas toujours de source indépendante : Il y a des journaux de province ou de taille moyenne qui ne peuvent pas envoyer des correspondants a certains coins du globe faute de moyens financiers. Alors ils achètent l'information auprès de grandes agences de presse telles que l'agence France Presse (AFP) ou Associated Press (AP) ou l'agence Reuters qui sont de puissants groupes de presse aux mains de l'Etat (AFP) ou d'individus privés. Ainsi les gens vivant en province en France ou dans l'Alabama aux Etats-Unis ou ceux lisant Yahoo sur le net vont avoir la même information sans avoir le moyen de vérifier sa crédibilité par d'autres sources. Même de grands journaux comme Le Monde ou le New York Times ne peuvent avoir des correspondants partout. Ils utilisent aussi très souvent ces agences de presse pour certains articles.

Lorsqu'un organe de presse n'appartient pas directement à une compagnie, il en dépend pour des frais de publicité. Les sources de revenus les plus importantes de ces journaux ne viennent de l'achat des journaux par les lecteurs. Elles proviennent des spots publicitaires pour lesquels les compagnies donnent de l'argent aux medias. L'un de moyens les plus efficaces de faire pression sur un organe médiatique est de menacer d'annuler les contrats publicitaires avec lui. Une annulation pareille signifie une baisse de revenus, le licenciement des journalistes et du personnel d'appui, la perte de maison, de voiture, de l'assurance maladie (dans des pays comme les Etats-Unis) et de tous les autres avantages de l'emploi pour les journalistes licenciés. En bref la fin de presque tout. Et cela personne ne le veut.

Qu'est ce qui se passerait si un journaliste prenait la liberté de publier un article qui raconte la vérité ? Pour commencer son éditeur ne laissera pas passer cet article. S'ils le faisaient ils seraient 2 à perdre leurs emplois.  Les journalistes connaissent bien ces règles et jouent simplement le jeu pour survivre.

La presse privée qui représente environ 70% du total des medias dans les pays occidentaux est en fin de compte contrôlée par les riches. C'est ce qui explique qu'une minorité soit capable de diriger sans problèmes la masse.
Certains de ces medias appartiennent en totalité ou sont contrôles par des services de renseignements à travers des contributions. Ces services de renseignements les utilisent pour des opérations ponctuelles de manipulation de l'opinion et d'intoxication d'une cible précise.

2.    Les medias publics sont curieusement plus crédibles que la presse privée

Ils sont plus importants en France qu'aux Etats-Unis. Dans les 2 pays, ils sont sous le contrôle direct des autorités politiques. Leurs chefs sont très souvent nommes en fonction de leur connaissance du jeu de l'information et du rôle que les dirigeants attendent de la presse. On n'y nomme pas des gens réputés pour leur indépendance d'esprit.

Curieusement c'est dans ces médias dans les pays comme les Etats-Unis  que l'on retrouve parfois des informations de bonne qualité. Ils ne subissent pas la dictature stricte des financements prives. N'ayant pas autant d'argent que leurs confrères du domaine privé, ils n'offrent pas autant d'amusement (distractions) dont les gens raffolent et sont de toute façon pas très regardes aux Etats-Unis.

3.    Les médias indépendants sont les plus fiables.

C'est a cause du constant accablant du contrôle de la presse par des groupes industriels prives que certains medias indépendants ont émergé. Ils ont investi le domaine de la télévision, de  la radio, de la presse écrite et surtout de l'Internet. Ces medias qu'on appelle encore la presse citoyenne sont entretenus par d'anciens journalistes qui se sont lasses de jouer le jeu de la désinformation. Je suspecte même que certaines de leurs informations et articles viennent de journalistes de la presse privée qui ne peuvent simplement pas faire publier leurs articles dans leurs journaux.

Les médias indépendants échappent à la dictature de groupes financiers et à la pression politique. Ils n'utilisent pas de spots publicitaires et dépendent parfois de leurs audiences pour subvenir à leurs besoins financiers. Ils sont ainsi libres dans leur gestion de l'information. Lorsqu'ils sont télévisuels ou radiophoniques, ils dépendent des contributions volontaires des auditeurs. Parfois ces auditeurs doivent s'abonner pour accéder à l'information. Sur le net ils sont presque toujours gratuits.

Leurs invités sont aussi des gens bien informés, souvent d'anciens hauts responsables de l'Etat révoltés par le mensonge qui disent les choses sans les maquiller. Ils donnent en général la version cachée des événements, le pour, le comment et le pourquoi. C'est dans ces médias qu'on retrouve souvent la vérité crue, celle qu'on cache aux enfants, je veux dire au public.

Toute une industrie de l'information s'est créée dans l'Internet. Il y a la télévision, la presse écrite et même des radios. L'organisation y est plus facile. Vous n'avez pas besoin de vendre une idée à aucun groupe de presse ou de demander des autorisations. Vous créez simplement un web site et commencez à diffuser des informations. Il y a des centaines de groupes de ce genre sur tous les sujets imaginables : finances, religion, politique et dans toutes les langues etc....

Stratégies de mensonge

Il y a un certain nombre de techniques que les médias occidentaux font pour maintenir une certaine crédibilité et continuer la supercherie:

1. Ils se comportent d'abord comme s'ils disaient la vérité, c'est-à-dire qu'ils vous mentent froidement en vous regardant dans les yeux. Ils invitent des « experts » et d'autres professionnels qui viennent renforcer votre impression. Pensez-vous vraiment qu'un ancien ministre, président ou député vous dira les choses qu'on ne veut pas que vous sachiez ? Ils font partie de ce système de tromperie. On les fait venir parce qu'on sait qu'ils ont une crédibilité a vos yeux. Ces gens-la n'ont aucune intention de vous dire la vérité. C'est d'ailleurs pourquoi un de mes amis me disait que ce n'était pas la peine de lire leurs biographies car elles ne contiennent aucune information importante.

2.
Ils évitent les gros mensonges. Ils font attention a ne pas dire les choses facilement vérifiables ou a omettre des choses que d'autres journaux pourraient publier. J'ai souvent lu sur le net des articles sur des sujets importants, bien de jours avant que les grands journaux de la presse écrite en parlent. Et lorsqu'ils en parlent l'information est souvent diluée.

3.
Ils font un mélange de la vérité et du mensonge. La part de vérité a pour but de donner de la crédibilité au mensonge qu'ils professent. Le mensonge est la véritable substance de leur travail. Utilisons une métaphore pour bien illustrer cet aspect. Supposons que vous ayiez été attrapé en infidélité par le mari de votre concubine et qu'un bagarre s'en soit suivie. Si les medias vous sont favorables, ils diront qu'il y a eu bagarre dans la nuit (ce qui est vrai). La bagarre a eu lieu entre votre voisin et vous (qui reste vrai). Puis on dira que c'est lui qui vous a agresse (ce qui serait vrai aussi). Mais on ne parlera pas d'adultère et on prétendra dira qu'il a agresse a cause d'une dispute de terrain (ce qui pourrait être vrai mais cette raison est utilisée pour cacher le véritable délit).

Pour crédibiliser cette thèse on ajoutera que vous êtes un monsieur respectable dans la communauté, un père de famille, diacre à l'église locale (ce qui pourrait être vrai). On ajoutera que vous êtes un bienfaiteur qui contribue aux œuvres sociales (ce qui est vrai). De votre voisin on dira qu'il est alcoolique avec un passé de violent et des retards dans le paiement de son loyer. Personne ne lui donnera la parole sauf pour lui demander si c'est vrai qu'il a un passe de violent, qu'il a déjà été arrêté pour consommation d'alcool etc.... Ceux qui ne vous connaissent pas de façon intime croiront à cette version des faits parce qu'ils partent de l'assomption que LES MEDIAS DISENT LA VERITE. Ce genre de scénario se produit tout le temps dans les médias.

4. Ils détruisent l'image d'un individu gênant : Lorsqu'on veut éliminer un leader populaire par exemple on utilise d'abord les médias pour le « tuer » dans le cœur des gens. Les médias vont le peindre utilisant des apparences et en faisant une analyse tronquée des événements. Les médias jouent avec les émotions des gens dont ils savent qu'elles contrôlent leur comportement et leurs décisions. On peut dire par exemple qu'il a une maîtresse, qu'il a des fonds et des maisons à l'étranger ou qu'il brutalise ses enfants. Dès que ce leader a perdu l'estime de ses admirateurs alors on l'élimine physiquement sans aucun problème, en utilisant l'un des siens pour mieux protéger les commanditaires. On commence presque toujours par les médias lorsqu'on veut initier une action contre un individu.

5.
Ils peuvent créer une fausse image positive : De la même façon que les médias sont capables de peindre en vilain un homme intègre, ils sont aussi capables de fabriquer une image positive d'un homme aux actions sinistres. Il se dit que c'est son contrôle sur la presse italienne qui permet a Silvio Berlusconi un homme soupçonné de contacts avec la mafia, de transactions financières douteuses et de relations sexuelles avec des mineures de rester premier ministre d'Italie.

6.
On distrait les gens de choses sérieuses : L'homme aime le jeu et la fantaisie. Pour l'occuper, on lui donne toutes ces émissions qui tournent autour du sexe, des relations amoureuses, le sport, la musique, les scandales de célébrités etc... Ces émissions ont leur place car on ne peut pas toujours regarder des émissions de politique. Leur nombre est cependant si élevé qu'on peut voir clairement une volonté de distraire les gens. Il y a par exemple des protestations en ce moment aux Etats-Unis contre Wall Street pour son rôle dans la crise financières mondiale mais des medias comme CNN passent beaucoup plus de leur temps a montrer les témoignages des copines du médecin impliqué dans la mort de Michael Jackson

7.
Ils présentent des informations négatives sur l'Afrique : Ce n'est pas par hasard que l'on ne voit que des images négatives de l'Afrique dans les médias occidentaux. Les occidentaux le font en partie pour entretenir un complexe de supériorité sur le noir. L'autre  raison c'est de présenter L'Afrique comme un continent permanemment en proie à la famine, a la guerre, aux calamites naturelles.

Cette image permet aux puissances occidentales de cacher leurs interventions et leur présence sous la charte d'actes humanitaires. Et comment répond l'Afrique à cette offensive ? Elle passe le temps à faire rêver son peuple sur l'occident, a montrer les jeux de télévisions et émissions importes. Elle fait auprès de son propre peuple la propagande de l'occident. Il n ya pas un seul africain qui n'ait été surpris de découvrir une réalité différente lorsqu'ils sont arrives en France, en Allemagne ou au Canada. Comment un peuple peut-il se libérer s'il continue de tirer son information de l'oppresseur ?

8.
Ils peuvent être utilisés pour faire pressions sur un leader politique : Lorsqu'un chef d'Etat africain défend les intérêts de la France par exemple, les journaux français pour la majorité ne diront pas de mauvaises choses sur lui. Un journal un peu rebelle appartenant a la mouvance de l'opposition pourrait écrire quelque chose d'embêtant mais ce sont des articles qui ne font pas souvent beaucoup de mal. En général, les medias valident ses élections frauduleuses, se taisent sur ses prisonniers politiques et lui accordent des interviews amicales Mais lorsqu'il essaye d'affirmer son indépendance, on commence à voir subitement apparaître dans ces journaux des histoires sur des comptes bancaires, des maisons et des affaires qu'il aurait a l'étranger. Tout aussi brusquement 

9.
Ils posent des questions difficiles aux « ennemis » : Faites simplement attention au genre de questions qu'on pose à Fidel Castro ou a Ahmadinejad. Certains journalistes sont souvent à la limite, impolis. Lorsqu'ils invitent ces leaders c'est essentiellement pour leur poser des questions sur des allégations de corruption, despotisme, d'abus de droits de l'homme, accusations de terrorisme etc.... Il n'y a rien de mal à poser ce genre de questions mais lorsque l'essentiel de la conversation met l'invité sur la défensive, ça devient suspect. A ces adversaires on ne pose pas de questions sur le développement ou les actions sociales qu'ils mènent.  Considérez un peu le genre de questions qu'Euronews a posé à Gbagbo.

-  L'Union européenne conteste votre légitimité. Votre adversaire Alassane Ouattara forme un gouvernement, nomme des ambassadeurs qui sont reconnus. Vos opposants disent que vous n'êtes pas un démocrate, que vous êtes un dictateur. Laurent Gbagbo seriez-vous prêt à sacrifier des Ivoiriens pour légitimer votre vision de la démocratie ?

- Vous ne quitterez pas le pouvoir ?

- Si dans les rues des violences sont commises, si des exactions sont commises de part et d'autre, quitterez-vous le pouvoir ? Si vous aviez fait attention, vous auriez  remarque d'ailleurs l'agressivité des journalistes français vis-à-vis du camp Gbagbo. C'est d'ailleurs la même attitude  vis à vis de Laurent Gbagbo qu'on a retrouve dans la quasi-totalité de la presse occidentale, solidarité avec la France oblige. Un jour le président Erythréen Issayas Afeworki avait carrément demande à Ris Khan de Al Jazzera si c'était la CIA ou le département d'Etat américain qui lui avait donné la liste de ses questions. Je sais, Al Jazzera n'est typiquement pas un média occidental mais il appartient a un gouvernement allié aux occidentaux.

Comment obtenir la bonne information

1. Etablissez une base de données. J'entends par base de données un ensemble de valeurs ou d'intérêts qui identifient un individu ou une entité. Vous avez une base de données consciente ou non de tous les gens qui sont autour de vous. Vous connaissez qui paye ses dettes, qui ment souvent, celui qui aime la calomnie, etc..... Vous savez où sont les intérêts de la France, quels sont les rapports des Etats-Unis avec le gouvernement Chavez, que les pays du monde occidental sont solidaires, à quels ordres mystiques appartient tel ou tel leader. Une bonne source d'information pour établir cette base de données est les livres et les documentaires.

2.
Considérez la source d'information avec attention : si c'est un média d'Etat ou un média privé qui dépend de la publicité faites très attention. Jeune Afrique par exemple qui a fait la promotion de beaucoup de régimes africains a perdu la capacité de rester objectif et n'est plus crédible. Gardez à l'esprit que la plupart des journaux veulent faire de la désinformation. Si un leader est détesté par «  la communauté internationale » mais est populaire dans son pays, c'est un leader défend les intérêts  contre de grandes entités financières. Faites donc attention a tout ce que vous lirez sur lui. Allez sur Google ou YouTube écouter vous-même ses discours au lieu de prendre pour vérité ce que les autres disent de lui.

3.
Comparez l'information que vous avez à votre banque de données. Réfléchissez par rapport à ce qui est logique, ce qui fait un sens. Si la presse américaine dit quelque chose sur Cuba, il faudra le prendre avec des pincettes. Retenez que la presse française protégera les intérêts de la France en Afrique et ailleurs. Voyez où sont les intérêts des parties en jeu. Qui y gagne de l'argent ?

4.
Vérifier cette information dans la presse alternative. Aller sur le net et regardez quelle analyse ces web sites font de cette information. Aller sur Google et tapez  quelque chose comme : « la vérité sur... » et vous y mettez le titre du sujet qui vous intéresse.

Rendons justice aux médias occidentaux. Il y a des journalistes même dans ces grands groupes privés qui prennent souvent le risque d'écrire des articles de bonne qualité. Ces journaux font aussi de l'excellent travail en termes de qualité d'expression, de présentation et d'élocution. De la même façon, il y a des journaux privés africains qui se sont laissés corrompre par la recherche du gain facile, se sont ainsi prostitués et sont devenus de véritables feuilles de choux.


In Cameroonvoice.com


Source : ABIDJAN DIRECT.NET