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jeudi, 01 mars 2012

LA REPUBLIQUE DANS UNE ZONE DE TURBULENCES


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Le Nouveau Réveil se "réveille"-t-il, enfin? Le PDCI-RDA est-il parcouru par un instant de lucidité avec les sorties remarquables du désormais "patriote" KKB? Osons l'espérer avant qu'ils ne deviennent tous comptables du plus grand chaos, en approche, de l'histoire de la Côte d'Ivoire, et peut-être de l'Afrique! Merci, Akwaba Saint-Clair, même si je ne partage pas tous les passages de cet article, notamment les suspicions contre le camp Gbagbo car à cette allure, vous allez (le RHDP) faire encore plus de victimes innocentes, sur la base du simple soupçon et Ouattara finira par lancer un mandat d'arrêt international contre sa propre ombre, à force de se faire peur à lui-même. Et si pour mettre un terme à tout ceci, il envisageait, enfin, une VRAIE réconciliation entre les Ivoiriens? Fernand Dindé.


En dépit des efforts considérables et des moyens colossaux consentis par les autorités ivoiriennes pour remettre la Côte d'Ivoire sur les rails de la normalité, l'horizon politique national demeure encore brumeux, le grand chantier de la réconciliation nationale reste toujours un gros point d'interrogation. Et pendant ce temps-là, les clivages politiques s'accentuent, les tensions sociales s'éveillent, la vie est chère et l'école tarde à retrouver ses marques.

L'Etat a-t-il attrapé un gros rhume ?

L'atmosphère est lourde et cela est bien perceptible à divers égards.

Au plan politique d'abord. Tout se passe comme si le pays est dans l'attente d'une renaissance, comme si nous vivions une trêve, une sorte de transition politique qui doit déboucher sur la mise en place d'un nouveau gouvernement et de la nouvelle Assemblée nationale. Et cette attente impulse un ralentissement général à toutes les activités, à toutes les initiatives. La République semble quelque peu crispée, à commencer par les membres du gouvernement, ceux-là mêmes qui devraient être les catalyseurs et donner du rythme à la marche du pays vers l'avant sont si préoccupés par leur avenir politique personnel que cela crée à leur niveau une espèce de sclérose. Leur attitude semble guidée par une calculette, il faut tout faire pour ne pas se faire virer du gouvernement. Et aussi longtemps que cette situation perdurera, le pays ne retrouvera pas sa vitesse de croisière.

Dans cet imbroglio politique, il y a la situation du Premier ministre Soro qui devra être clarifiée, au plus vite. L'incertitude sur le point de chute de celui qui est annoncé comme partant de la Primature est devenue une source de vive préoccupation depuis que la Cpi a décidé d'ouvrir les yeux sur les évènements antérieurs à la crise post-électorale. Du moins pour le commun des Ivoiriens qui souhaiterait être rassuré.

Par ailleurs, depuis quelque temps, les partisans de l'ex-président Laurent Gbagbo ne cachent pas leurs intentions subversives vis-à-vis du pouvoir en place. A l'instar de Bernard Doza (in Le Quotidien d'Abidjan du lundi 27 février), ils ébruitent des scénarios visant à renverser les institutions de la République. Et effectivement, ils ne dorment pas. Puisque les plus hautes autorités militaires du pays viennent de révéler, par la voix du Cdt Koné Zakaria, qu'un coup d'État, en voie de préparation à Bonoua, aurait été déjoué il y quelques semaines. De manière périodique, des heurts entre les Frci et la population viennent nous rappeler que les partisans de l'ex-président ont plus d'un tour dans leur sac et que peut-être que les autorités commettent une erreur de les minimiser.

En outre, au sein même du pouvoir, il faut admettre que l'épreuve des élections locales a révélé les plaies cachées du Rhdp. Or, jusqu'à ce jour, aucune initiative appropriée n'a été envisagée ni même étudiée pour essayer de panser ces blessures qui tendent au contraire à s'aggraver.

Tout cela a, bien entendu, des répercussions sur l'économie du pays. Car les opérateurs économiques composent avec la météo politique, c'est connu. Tant qu'on restera dans cette espèce de transition, il sera difficile d'envisager des solutions durables contre la cherté de la vie qui étrangle les ménages et qui en rajoute aux tensions sociales.

De fait, les échéances sont connues. Le gouvernement (le nouveau) ne sera mis en place que lorsque l'Assemblée nationale sera installée début avril.

Pour autant, le pays ne peut sombrer dans cette sorte de somnolence. Il revient donc au chef de l'Etat de libérer les énergies, de donner du rythme à la vie publique, d'insuffler le dynamisme nécessaire, de mettre ses ministres en confiance. Il faut rassurer, remettre le pays au travail.


Akwaba Saint-Clair


Source: LE NOUVEAU REVEIL

jeudi, 28 janvier 2010

GARDER UN OEIL OUVERT SUR LE BENIN

 

LE GENERAL PHILIPPE MANGOU.jpg

Menaces sur le processus de paix en Côte d’Ivoire


Notre Voie - 28/1/2010

Depuis le Bénin, IB et Doza préparent des activités subversives Dans une interview qu’il a accordée, le samedi 23 janvier 2010, au magazine en ligne “Couleurs d’Afrique”, l’ex-journaliste et écrivain controversé de la défunte radio parisienne “Tropiques FM” Bernard Doza a proféré des menaces contre le processus de paix en Côte d’Ivoire, l’accord politique de Ouagadougou et le Président ivoirien, Laurent Gbagbo. “J’ai 1500 hommes à Abidjan. Dans les trois mois qui suivent, vous entendrez les premiers coups de feu à Abidjan. Le gouvernement Gbagbo est un gouvernement criminel contre les intérêts du peuple ivoirien”, soutient-il.

D’origine ivoirienne et installé en France depuis 1977, Bernard Doza s’est affiché dès le début des années 80 comme un militant socialiste et anti-néocolonialiste. C’est d’ailleurs à cette époque qu’il a fait la connaissance de l’opposant Laurent Gbagbo, en exil en France. Les chemins des deux hommes se sont séparés à la fin des années 80 avec le retour d’exil de Laurent Gbagbo en 1988. Ces chemins séparés sont devenus totalement antinomiques : Gbagbo a poursuivi son idéal politique et son combat pour la démocratie en Côte d’Ivoire avec pour point de mire l’avènement du multipartisme dont il fut le principal artisan.

Quant à Doza, il a emprunté des chemins sinueux qui l’on conduit vers les services de renseignements français dont il fut, soutiennent des sources crédibles, un des agents avant d’être frappé d’ostracisme par ces mêmes services pour des raisons non encore élucidées. Ami de putschistes et de rebelles sur le continent africain, Bernard Doza apparaît bien plus, aujourd’hui, comme un barbouze qu’un intellectuel dont les idées pourraient ouvrir des débats constructifs pour l’Afrique.

Séjournant actuellement au Bénin où il avait déjà passé, en juillet 2009, un bref séjour, Bernard Doza est en contact permanent, a-t-on appris de sources concordantes, avec l’ex-sergent chef Ibrahim Coulibaly dit IB, putschiste ivoirien. Les deux individus travailleraient depuis le Bénin à la préparation d’activités subversives ayant pour cible le processus de paix en Côte d’Ivoire. Sans doute sûr de ce fait, Bernard Doza a dévoilé dans l’entretien au magazine en ligne “Couleurs d’Afrique” un pan des préparatifs de la chienlit que sa bande et lui veulent instaurer en Côte d’Ivoire. “Depuis le 2 juillet 2009, de Paris, je suis allé au Sénégal pour rencontrer des opérateurs économiques africains. Ensuite, j’ai continué au Bénin. Du Bénin, je suis allé brièvement en Centrafrique voir d’autres personnes ressources qui m’ont fait appel.

L’objectif de ce périple, qui a duré 6 mois, était de récolter des fonds pour notre organisation, le Comité d’Action pour la Liberté (CAPL), car la situation empire en Côte d’Ivoire (…) Des discussions sont en cours avec le chef rebelle Laurent N’Kunda. On n’a pas encore trouvé une solution à mon problème. Mais entre autres, j’ai discuté avec beaucoup de chefs de guerre qui n’ont pas fait l’école française de l’armée. Ce sont des soldats africains qui sont d’accord pour qu’aujourd’hui, la libération du continent commence par la Côte d’Ivoire…”.

Ces propos de Doza doivent être pris au sérieux, même si l’homme n’a jamais rien incarné. Son rapprochement avec IB (que l’on disait réfugié politique au Ghana) et d’autres chefs de guerre du continent devrait interpeller la CEDEAO et l’UA au sujet du processus de paix en Côte d’Ivoire qui n’a pas besoin d’être perturbé. En sa qualité de pays membre de la CEDEAO et de l’Union africaine, le Bénin devra veiller à ce que son sol ne serve pas de base arrière à une rébellion armée ou à des activités subversives contre un autre pays membre de la CEDEAO ou de l’UA. Les principes de la CEDEAO et de l’UA l’édictent clairement. Et les rapports fraternels entre la Côte d’Ivoire et le Bénin le recommandent.

Didier Dépry

didierdepri@yahoo.fr

Source : ABIDJAN.NET

18:36 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : côte d'ivoire, bénin, menaces sur le processus de paix, bernard doza, ib, capl, laurent kunda, cedeao | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |