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vendredi, 04 février 2011

HO HONTE, SARKOZY ! HO HONTE, COMPAORE ! HO HONTE, BAN KI MOON !

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L'on s'en souvient encore, c'est ainsi que la Première Dame ivoirienne, Madame Simone Ehivet Gbagbo avait hué l'ONU, la CEDEAO et la « communauté internationale », lors du grand meeting de mobilisation du CNRD (Congrès National de la Résistance et pour la Démocratie) dont elle est la présidente, au Palais de la Culture, à Abidjan, le samedi 15 janvier 2011, pour leur complot contre la Côte d'Ivoire. Nicolas Sarkozy, Blaise Compaoré et Ban Ki Moon, voici un bien triste trio ! De mémoire d'ivoiriens, jamais attelage n'aura été plus démoniaque, plus infernal et plus criminel à l'égard de la Côte d'Ivoire ! On ne sait sur la base de quel deal, mais ces « trois mousquetaires de la géhenne » sont en campagne pour casser de la Côte d'Ivoire.

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Nicolas Sarkozy, le suzerain rappelé à l'ordre

L'on se souvient encore de l'empereur Nicolas Sarkozy en partance pour l'Inde qui déclarait, dans son avion royal, ne reconnaître qu'un président élu sur les bords de la lagune Ebrié : Alassane Ouattara. Quelques temps après, sur la tribune de Bruxelles, perché sur ses ergots, il intimait l'ordre à Laurent Gbagbo et à son épouse (que vient-elle faire dans cette affaire ?), dans un ultimatum totalement surréaliste que retiendra l'histoire, de quitter le pouvoir dans les 48 heures. Cela fait plusieurs semaines, aujourd'hui. Laurent Gbagbo est bel et bien là ! A la même place. « Gbagbo pas bouger ! », martèlent les Ivoiriens qui disent à l'envie à quiconque se prend à rêver sur le départ du président qu'ils ont élu qu'ils n'ont aucunement l'intention de se laisser intimider. L'épouvantail fût-il Nicolas Sarkozy, président de la puissance française. Nous ne sommes guère impressionnés. Même si au Burkina Faso sont stationnés, par ses soins, des avions de guerre et des hélicoptères de combat, ainsi qu'à Bouaké des milliers de mercenaires de tout poil et de tout acabit, de barbouzes français et de soldats burkinabé, prêts à passer à l'action. Adepte qu'il est de la violence et d'une barbarie toute coloniale.

L'Afrique digne lui ayant dit son fait au récent sommet de l'Union Africaine, à Addis-Abeba en Ethiopie, c'est un Nicolas Sarkozy aplati et descendu de sa superbe qu'il nous a été donné de voir, évitant habilement de se prononcer, avec l'arrogance et la suffisance qui lui sont connues, sur le différend ivoirien, faisant en lieu et place l'apologie de la non violence et présentant une France irréelle, respectueuse de la souveraineté des Etats africains. Même si nous n'avons pas cru un mot de son laïus, nous nous réjouissons de l'impact qu'ont eu les mises en garde des gouvernements africains sur le suzerain de France. L'option militaire pour enlever Laurent Gbagbo du pouvoir a donc ainsi été fermement et définitivement écartée. Pour bien prendre la mesure de la déconvenue et de la déculottée d'Addis-Abeba, il est important de savoir que la presse française est restée quasi muette sur le discours de son hyper-président. Peu de mention en a été fait sur les télés françaises, d'habitude si prolixes quand il s'agit de la crise ivoirienne, si promptes à déblatérer des horreurs sur la Côte d'Ivoire et à nous passer en Une.

Cet homme a cru, en outre, nous faire mal en complotant avec ses sujets bas-ventristes de l'UEMOA pour mettre la Côte d'Ivoire sous coupe réglée financière et monétaire, de sorte à nous emprisonner dans un corset économique et nous contraindre ainsi à capituler. Par strangulation et étouffement. Mal leur en prit : l'UEMOA est aujourd'hui au bord du précipice, du gouffre financier, moins d'un mois seulement après le retrait forcé de la Côte d'Ivoire de la BCEAO. Il n'y a pas plus grande démonstration de la force de notre pays dans la sous-région. A malin, malin et demi ! Les conspirateurs ont aujourd'hui le bec dans l'eau. Et bien pris qui croyaient prendre. Que cela leur serve de leçon !

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Blaise Compaoré, l'âme damnée

Pour en venir à Blaise Compaoré, il faut le reconnaître, il n'y a pas homme d'Etat plus désolant dans toute l'Afrique ! Il est sans honneur, dénué de toute dignité, étranger à toute fierté. Voici un homme qui a aidé à brûler le Libéria et la Sierra-Leone, qui est, de près ou de loin, mêlé à toutes les crises ouest-africaines voire africaines, à tous les trafics mafieux de la sous-région (jusqu'à être exportateur de Café-Cacao, à la faveur de la crise ivoirienne, dans un pays qui n'a pas un pied de cacaoyer), attaché à des intérêts mercantilistes innommables et qui a plongé la Côte d'Ivoire, un pays frère voisin qui abrite au moins 3 millions de ses compatriotes, dans un désordre inqualifiable et une souffrance indicible depuis bientôt dix années, élu sans discontinuer depuis 23 ans à des scores soviétiques à la tête du Burkina Faso (le plus récent : 80,15%, le 25 novembre 2010, pour la quatrième fois consécutive) et qui veut nous donner des leçons de démocratie. Ci-devant facilitateur du processus de paix ivoirien commué sans transition aucune, par on ne sait quel coup de baguette magique, en déstabilisateur forcené et empressé, récemment reçu à l'Elysée pour être instruit des ordres du suzerain et qui a promis prendre très rapidement ses responsabilités militaires dans la crise postélectorale ivoirienne pour dégager le président réélu ivoirien, Laurent Gbagbo. Si ce n'était de vies humaines dont il était question, on en éclaterait presque de rire.

Cet homme est une honte pour l'Afrique entière. Rares auront été les valets de l'Occident et, singulièrement, de la Françafrique qui se seront révélés aussi bassement serviles et aussi aveuglément zélés que Blaise Compaoré, âme damnée de l'exécutif français et plus spécialement de Nicolas Sarkozy, après de bons et loyaux services rendus au déprimant Jacques Chirac. C'est avec raison que tous les Ivoiriens défenseurs de la République en péril, à travers les jeunes patriotes et leur leader Charles Blé Goudé, le récusent énergiquement comme membre du Panel de 5 chefs d'Etats africains devant évaluer (comme l'a toujours demandé le Président Laurent Gbagbo) le processus électoral ivoirien. Il n'est pas le bienvenu en Côte d'Ivoire et nous le lui ferons clairement sentir, le moment venu.

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Ban Ki Moon, « l'incompétent » notoire

Nous achevons notre randonnée scripturale avec le non moins sinistre et désolant Ban Ki Moon. Ci-devant Secrétaire Général de l'ONU le plus nul et « le plus incompétent que l'organisation ait jamais eu », dixit la Responsable des Audits du grand « Machin », il y a seulement quelques jours de cela. Les Ivoiriens pensaient être les seuls à le penser de cet affidé des cercles maçonniques, adepte des basses manœuvres et comploteur invétéré. La vérité vient de tomber. Implacable, impitoyable. De la bouche même de la spécialiste onusienne chargée de contrôler et d'évaluer la gouvernance du Sud-coréen.

C'est cet « incompétent » (le mot n'est pas de nous) qui a osé dire, lui qui n'est pas chef d'Etat - après que le sommet des chefs d'Etats africains ait décidé de la mise sur pied d'un panel de haut niveau pour évaluer l'élection présidentielle ivoirienne - dans une conférence de presse par lui accordée aux médias, à l'issue de la 16ème session des chefs d'Etats : « Procéder au recomptage des voix est une honte et une grande injustice faite à Alassane Ouattara ». Nous lui répondons que c'est plutôt lui qui fait honte à toute la Corée du Sud, un pays digne et travailleur, avec son sbire de compatriote Young Jin Choï de l'ONUCI et à l'humanité dans son entièreté, quand il est incapable de comprendre une chose aussi basique : dans le cas d'un litige électoral majeur comme celui de la Côte d'Ivoire, la meilleure chose à faire est le réexamen des documents électoraux. Il faut l'avouer, la vacuité des propos de Ban Ki Moon aura atteint des sommets à Addis-Abeba. Tout comme son « incompétence », d'ailleurs.

Au-delà de cette victoire apparente des Africains dignes sur les va-t-en-guerres de la Françafrique, les Ivoiriens doivent rester mobilisés, concentrés et vigilants jusqu'aux conclusions du Panel des chefs d'Etats africains - qui ne doivent être biaisées sous aucun prétexte ni sous aucune pression : attention au syndrome Youssouf Bakayoko ! - pour ne se laisser surprendre par personne et surtout pas distraire par les paroles mielleuses d'un Nicolas Sarkozy manipulateur, qui espère nous donner le change. Les Ivoiriens ne sont pas dupes. Ils savent parfaitement qu'il n'a guère renoncé à son projet militaire contre la Côte d'Ivoire. Nous sommes « krangba (callés) », comme dit (en noushi, argot local) la jeune artiste ivoirienne Nash, et nous l'avons bien à l'œil.

A bon entendeur..., salut !


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


 

DINDE Fernand AGBO