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lundi, 28 mars 2011

APRES LE BOMBARDEMENT DE LA LIBYE: OBAMA ESSUIE DES CRITIQUES AU CONGRES AMERICAIN


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In Le Nouveau Courrier N°234 du 24 Mars 2011, © afreekelection.com


Barack Obama aurait-il fait cavalier seul dans son choix de soutenir l'expédition militaire des forces occidentales contre Kadhafi ? Les membres du Congrès s'interrogent, d'autant qu'ils ne savent pas à quelle logique répond cette initiative prise au nom de leur pays.


Décidée dans l'urgence, l'intervention des forces occidentales pour détruire le dispositif militaire de Kadhafi est de plus en plus contestée en Europe et aux Etats-Unis. Dès le départ, l'Allemagne n'était pas convaincue de la justesse de l'opération et avait émis des doutes quant à son opportunité et son efficacité. L'Italie timidement engagée dès l'initiative prise par Nicolas Sarkozy, fait maintenant marche arrière et ne veut plus exposée ses troupes, dans une aventure à l'issue incertaine.

Le Congrès américain ne ménage non plus, depuis hier Barack Obama qui à ses yeux, a unilatéralement « autorisé des frappes sur la Libye ». Même dans son propre, la décision d'Obama est incomprise et Michael Honda, un démocrate, pointe le caractère « profondément dysfonctionnel » de ces frappes. D'ailleurs seul le Congrès est habilité à faire le choix de la déclaration de guerre au nom des Etats-Unis. La républicaine Candice Miller, elle, a jugé « inacceptable » la décision d'Obama sans un accord préalable du Congrès. Mais l'opinion américaine surprise, voudrait à son tour comprendre le bien-fondé d'une telle initiative et se pose deux questions fondamentales à l'instar du sénateur républicain John Barrasso sur une chaîne américaine : « nous demandons à Obama quel est le but de ce choix et quel est notre rôle ? ». L'opinion américaine redoute, qu'en voulant jouer encore une fois les gendarmes du monde, les Etats-Unis s'enlisent dans un conflit dont ils pourraient faire l'économie.

Dans un courrier adressé hier lundi à John Boehner et Daniel Inouye, respectivement président républicain de la Chambre des Représentants et au président par intérim du Sénat, Barack Obama a pourtant bien expliqué que son initiative libyenne « est dans l'intérêt de la sécurité nationale des Etats-Unis. Puis il poursuit : « sans une intervention, l'instabilité croissante en Libye pourrait conduire à une instabilité plus grande au Moyen-Orient avec des conséquences dangereuses pour les intérêts de sécurité nationale. » Mais ce que ne dit pas le président américain, c'est que la Libye est le 7ème pays producteur de pétrole au monde et reste, une réserve non négligeable pour les besoins énergétiques pour les USA. Mais Obama ne rassure toujours pas son opinion quand bien même il promet que les frappes sur les cibles libyennes « seront limitées dans leur nature, durée et étendue ».

Les américains qui redoutent les représailles du Guide libyen n'ont pas oublié l'explosion d'un avion de la PanAm sur Lockerbie (en Ecosse) qui a coûté la vie à 270 passagers dont une majorité d'Américains. Mouammar Kadhafi serait derrière cet attentat.


NB : La titraille est de la rédaction


Source: LE NOUVEAU COURRIER