topblog Ivoire blogs

jeudi, 01 mars 2012

LES FRCI ET LES DOZOS TUENT, OUATTARA RESTE SILENCIEUX


JEAN-JACQUES BECHIO ENSANGLANTE AU GOLF.jpg

Le ministre Jean-Jacques Béchio ensanglanté à l'Hotel du Golf

 

La Côte d'Ivoire vit dans une totale insécurité depuis dix mois que Ouattara est au pouvoir. Les populations ivoiriennes baignent dans la psychose. Les milices du pouvoir composées des Frci et des dozos sont auteurs de diverses exactions sous le regard silencieux du nouveau chef de l'Etat.

Les populations de Bonon (localité du Centre-Ouest du pays) se remettent difficilement du traumatisme dans lequel les a plongés la barbarie du Rdr et de sa milice armée pompeusement baptisée « armée de réserve ».

Le bilan partiel de cette violence qui a opposé le Rdr aux casques bleus de l'Onuci fait état de 7 morts, des blessés et d'importants dégâts matériels. Le dimanche 26 février dernier, aux environs de 20 h, le dépouillement pour les législatives partielles de Bonon donnait 5654 voix au candidat indépendant mais soutenu par le Pdci, Kouadio Kouassi Denis, et 2951 voix pour le candidat du Rdr, Koné Yacouba. Selon des sources concordantes sur place, tout portait à croire que l'écart entre les deux candidats allait se creuser de plus en plus. Au nombre des bureaux de vote restant figuraient les deux bureaux de vote de Gbangbokouadiokro, un campement baoulé comptant 1240 inscrits. Ce campement est favorable au candidat soutenu par le Pdci. Le Rdr sent donc sa défaite se profiler à l'horizon. Le parti de Ouattara décide alors de faire ce qu'il sait accomplir le mieux : la violence politique, le vol et la destruction des urnes. Évidemment, le campement de Gbangbokouadiokro est le premier site dans le viseur des miliciens du Rdr. Alertés, les forces onusiennes se rendent dans ce campement. Et c'est au moment où les casques bleus de l'Onuci escortaient les urnes et les procès-verbaux qu'ils sont attaqués par les miliciens du Rdr au niveau de Gobazra, un village de la commune. Les militants du Rdr ouvrent le feu sur les forces onusiennes, leurs alliés d'hier. La réplique des casques bleus est fatale : 7 morts dans les rangs du Rdr. En représailles, le Rdr et sa milice s'attaquent aux populations gouro et baoulé. Plusieurs maisons sont pillées et brulées.

Déjà vendredi dernier, les militants du Rdr s'en étaient pris violemment au président de la JPdci, Kouadio Konan Bertin dit Kkb, allé soutenir à Bonon, le candidat de son parti. Les miliciens du Rdr l'avaient bastonné. Et pourtant, le Pdci est l'allié principal du Rdr dans le cadre du Rhdp. Comme quoi, le parti de Ouattara n'a pas d'état d'âme quand il se sent battu à une élection. Pour lui, seule la fin justifie les moyens et les méthodes. Et comme les militants du Rdr possèdent des armes qui leur ont été distribuées au temps fort de la rébellion armée, ils opèrent avec aisance sous le regard impuissant des policiers et des gendarmes désarmés par le régime Ouattara.

Bonon, Facobly... tout le pays Wê

La situation de Bonon n'est pas un cas isolé. A Facobly, dans le pays Wê, les miliciens du Rdr ont détruit 24 bureaux de vote (BV) quand ils ont senti la défaite de leur candidat poindre à l'horizon. Heureusement, les autres BV ont pu être sauvés par l'Onuci qui a transporté les urnes à Man où le dépouillement s'est déroulé. Les résultats ont dévoilé la défaite cuisante du candidat du Rdr.

En vérité, le Rdr ne peut pas remporter en Côte d'Ivoire, une élection démocratique, juste et transparente. Mais ce n'est pas seulement en période électorale que les miliciens du Rdr se dévoilent.

Depuis une semaine, les populations de nombreux villages du département de Gagnoa vivent le martyr. Des individus, armés et vêtus de treillis ou en tenue de dozo (supplétifs des Frci), transportés nuitamment dans des mini-cars s'attaquent aux paysans. Sous la menace de leurs armes, ils leurs prennent tout : argent et biens matériels. Ainsi les villages de Digbeugnoa, Todiognoa, Dagodio et Guessihio sur l'axe Gagnoa-Guibéroua ont été attaqués. Une semaine auparavant, c'était les villages de Kokouezo et Gnalihépa sur l'axe Gagnoa-Ouragahio qui étaient pris pour cibles par les hommes de Ouattara. Le dimanche 12 février dernier, la Côte d'Ivoire a été réveillée par des affrontements entre les forces armées pro-Ouattara et les populations d'Arrah. Le bilan a fait 3 civils morts, plusieurs maisons pillées et brûlées.

Gnagbodougnoa, Bonoua, Divo, Vavoua, Alépé, Issia... attaqués

Les localités attaquées par les forces armées pro-Ouattara sont légions. Taï, Gnagbodougnoa, Bonoua, Divo, Vavoua, Alépé, Issia, Saïoua, Sikensi etc., ont toutes subi la terreur des Frci et des dozos. Si on ajoute à tout cela, les ravages faits par les coupeurs de route, les braquages et les attaques de domiciles, on se rend compte que la Côte d'Ivoire a atteint le summum de l'insécurité. On peut même dire que notre pays constitue une poudrière à ciel ouvert. Les populations ne dorment plus que d'un œil. Ce qui est inquiétant dans cette affaire, c'est que ces malfaiteurs opèrent dans l'indifférence totale de Ouattara et de son gouvernement. Depuis que les Frci tuent, pillent et brûlent, aucun élément n'a été interpellé parmi eux. Et pourtant, ils ne sont pas inconnus des gouvernants. Tout porte à croire que les Frci et les dozos sont protégés par le pouvoir. Les discours que le pouvoir Ouattara tient, le prouvent. A Taï, quand les populations ont exigé que les Frci quittent leur ville après les exactions commises, le ministre délégué à la défense, Paul Koffi Koffi, a menacé en ces termes : «celui qui ne veut pas voir les Frci, doit quitter le pays». Pour lui, les populations doivent subir les Frci et ne rien dire.

Le silence coupable du pouvoir

Dans le cas échéant, ces populations peuvent rejoindre d'autres Ivoiriens exilés au Libéria ou au Ghana. Le ministre délégué, Paul Koffi Koffi, est revenu récemment à la charge à Arrah. « Les Frci ne quitteront jamais les villes sous la pression des populations », a-t-il martelé à la face d'une population locale en détresse.

Et pourtant, quand les Frci avaient tué des civils à Vavoua, Alassane Dramane Ouattara, en colère, avait donné 48h à l'Etat-major général pour les encaserner. On saura plus tard que cette colère était liée au fait que les civils tués étaient des militants du Rdr, ressortissants du nord. Cependant, on constate que plus de deux mois après l'ultimatum de Ouattara, les Frci sont toujours dans les rues et sévissent plus que jamais. On peut donc en déduire que c'est le ministre délégué à la défense qui traduit réellement la volonté du gouvernement. Celle de maintenir les Frci et les dozos dans les villes, villages et hameaux pour gouverner sous la menace de leurs armes.

Selon les sources concordantes, Ouattara est impuissant devant les Frci et les dozos qui pullulent dans le pays. Parce qu'il ne les aurait pas payés après les avoir utilisés dans la rébellion armée. Ceux-ci auraient donc décidé de se faire payer à travers les pillages, vols et agressions. La Côte d'Ivoire est donc installée pour longtemps dans l'insécurité.


Boga Sivori bogasivo@yahoo.fr


Lu sur RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL


Source: IVOIREBUSINESS.NET

mardi, 28 février 2012

AFFRONTEMENTS ARMES ENTRE L'ONUCI ET LE RDR: 7 MORTS, VIVE TENSION A BONON


UNE N° 4071 NOTRE VOIE.jpg

Les 7.741 votants sur 24.823 inscrits dans les 99 bureaux de vote dans la circonscription électorale des sous-préfectures de Bonon et de Zaguiéta étaient convoqués pour les législatives partielles du 26 février dernier. Ouverts à 8h, les bureaux de vote ont fermé à 17 h. Pendant le déroulement du scrutin aucun incident majeur n'avait été signalé. Il est 20 h. L'Onuci est alertée que les partisans du candidat Rdr, Koné Yacouba, sont allés à Gbangbokouadiokro en vue d'empêcher l'acheminement des procès verbaux des bureaux de vote de ce campement à la Cei locale parce qu'ils ont appris que leur adversaire, le candidat indépendant mais pro-Pdci, Kouadio Kouassi Denis, a eu 5.654 voix contre 2.951 pour Koné Yacouba.

Les casques bleus de l'Onuci se rendent dans le campement pour escorter alors les urnes et les procès verbaux. Selon notre source digne de foi, ce cortège onusien a été attaqué en route dans une plantation d'anacardiers à 500 mètres de Gbangbokouadiokro. Aux environs de 21 h, le cortège de l'Onuci et de la Cei arrive devant la pharmacie de Bonon à quelques 150 mètres du quartier général du candidat du Rdr, Koné Yacouba. Il est encore attaqué par les militants du Rdr à l'arme de guerre. La rispote des soldats de l'Onuci est immédiate et fatale. Bilan des échanges de feu : 7 militants du Rdr tombent sous les balles.

Malgré la présence des plus de 400 agents de forces de l'ordre, Bonon est sous tension. Toute la direction de campagne du candidat indépendant mais pro-Pdci, Kouadio Kouassi Denis, était enfermée dans son quartier général apeurée.

Il est 21 h 15 mn, ce 26 février au siège de la Cei locale. Le candidat rdr, Koné Yacouba, a intimé l'ordre à ses représentants à la Cei d'arrêter le travail. Ce qui a été exécuté par le superviseur national, Mme Touré.

Les élections législatives se sont achevées dans la violence sans résultats. Joint, le Sous-préfet de Bonon, Guillaume Yapi Yapi, nous a exprimé son amertume. « Les candidats nous ont promis de privilégier les règles de la démocratie pour le bonheur du pays en général et des Sous-préfectures de Bonon et de Zaguiéta en particulier. Je suis touché par ces pertes en vie humaine. Je prie Dieu qu'une telle situation malheureuse ne se répète plus à Bonon», soutient-il.

La population de Bonon a vécu du 26 février à hier, 27 février, un véritable environnement de guerre. On entendait des coups feu partout. Les populations innocentes se sont terrées chez elles. Tous les campements Baoulé ont été vidés de leurs habitants de peur d'être attaqués. Les membres de la direction de campagne de Kouadio Kouassi Denis se sont enfermés dans leur quartier général. La joie qui les animait par rapport aux résultats partiels des 65 bureaux de vote qui donnaient 5.654 voix à leur candidat contre 2.951 voix au candidat du Rdr s'est vite transformée en inquiétude voire en peur. Bouh Gilbert, directeur de campagne du candidat Kouadio Kouassi Denis, déclare que les résultats partiels donnent son candidat vainqueur. Mais pour l'heure, Bonon n'a toujours pas de député.



Eustache Gooré Bi


Source: NOTRE VOIE

jeudi, 15 décembre 2011

LEGISLATIVES 2011: LA CONTESTATION PREND DE L'AMPLEUR


UNE N° 2964 LE NOUVEAU REVEIL.jpg

"Le Nouveau Réveil", un organe partisan qui passe son temps à encenser Alassane Ouattara. Envers et contre les vrais intérêts des militants du parti auquel il est arrimé: le PDCI-RDA. J'avais même fini par me demander si ce parti était uniquement constitué d'aveugles, de flemmards, de femmelettes et d'idiots. Heureusement, ils ont fini par se réveiller quelque peu. La preuve, cet article qui ose, ENFIN, dénoncer - même si c'est encore mou et prudent - les fraudes du RDR. On ne dira plus que le FPI-CNRD à dit des mensonges sur les fraudes massives de Ouattara à la Présidentielle. Le temps est l'autre nom de DIEU!


Au départ, l’on avait pensé qu’il s’agissait de rumeurs, de cas isolés ou de complaintes de mauvais perdants désireux de sécher leurs larmes sur des accusations fantaisistes de fraude. Mais aujourd’hui, les faits nous invitent à reconsidérer notre jugement face à l’ampleur des irrégularités qui ont émaillé le scrutin du 11 décembre dans un certain nombre de circonscriptions.

Logoualé, Duékoué, Bonon, Yopougon, Bouaké, Man, Kouibly, les accusations fusent de partout depuis dimanche soir. On parle de bourrage d’urnes, de casses d’urnes, de résultats inversés, de falsification de procès-verbaux, d’expulsion de représentants de bureaux de vote, les griefs sont nombreux. A Kouibly par exemple, le président de la Cei locale aurait été séquestré par les partisans d’un candidat qui voulaient le forcer à proclamer des résultats favorables à leur champion. A Duékoué et à Bonon, des urnes ont été cassées et emportées par les représentants d’un candidat. Les mêmes faits ont été signalés à Fresco.

A Yopougon, le président de la Cei locale aurait fait acheminer dans tous les bureaux de vote des formulaires en double des listings électoraux. Ce qui est pourtant contraire à la loi. Pis, les procès verbaux des résultats acheminés à la Cei centrale ont, selon toute apparence, été remplis par la même personne.

ELECTION COTE D'IVOIRE 2.JPG

De toute évidence, si de manière générale, les observateurs sont unanimes à reconnaître que ces élections se sont déroulées dans le calme et de façon équitable, il apparaît, à l’observation des faits que les choses ne se sont pas passées comme il se devait dans le processus de proclamation de résultat. Trop de grincements de dents, trop de révolte pour un scrutin qui opposait des alliés politiques. Comment comprendre ce tintamarre de récriminations et de contestations ? La fin c’est-à-dire la volonté d’être député justifiait-elle l’usage de tous les moyens y compris les méthodes anti-démocratiques ?

A la vérité, cette élection des députés devrait être une saine compétition entre Houphouétistes, un cadre de préparation avant la création annoncée du parti unifié. Mais après tout ce que l’on vient de vivre, l’on pourrait se poser la question de savoir si ces législatives ont permis de panser les plaies récentes et rapprocher davantage les partis du Rhdp ? Nous le regrettions dans une de nos récentes parutions, au Rhdp, les clivages sont encore trop marqués, à raisonner trop en parti politique alors que d’une part on veut aller vers un parti unifié du Rhdp et que d’autre part tous les députés issus du Rhdp qui vont au parlement se sont engagés avant ce scrutin à apporter leur appui total au président de la République.


Akwaba Saint-Clair


Source: LE NOUVEAU COURRIER