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dimanche, 20 janvier 2013

COTE D'IVOIRE-GHANA: CE FLOU QUI ENTOURE «L'EXTRADITION» SECRETE DE BLE GOUDE

 

UNE NOUVEAU COURRIER DU SAMEDI 19 JANVIER 2013.jpg


Quatre jours après l'arrestation-extradition de Charles Blé Goudé, son parti politique, le COJEP, n'a toujours pas réagi officiellement.


Source: La page Facebook de Frank Toti

 

Le «Général de la rue», Charles Blé Goudé, arrêté jeudi 17 janvier dans la matinée à Tema (Ghana), a été remis aux autorités ivoiriennes, qui ont aussitôt rendu public un communiqué pour confirmer l’extradition de l’ex-ministre de la Jeunesse et de l’Emploi dans le Gouvernement Aké N’Gbo. Mais que de zones d’ombres entourent cette opération secrète!


L’ex-ministre de la Jeunesse du Gouvernement Aké NGbo, Charles Blé Goudé, et par ailleurs ex-leader de la galaxie patriotique, a été arrêté jeudi 17 janvier 2013 à Tema au Ghana. Et était détenu dans les locaux du Bureau national des investigations (BNI) à Accra, l’équivalent de la DST en Côte d’Ivoire. Où l’un de ses avocats ghanéens a pu se rendre pour s’enquérir de la situation de son client. Alors que les agents du Bureau national des investigations avaient donné rendez-vous lundi pour la suite de la procédure, Blé Goudé selon toute vraisemblance a été extradé vers Abidjan, selon «une procédure accélérée».

C’est un communiqué officiel des autorités ivoiriennes, émanant conjointement des ministères de l’Intérieur et de la Justice qui confirmera l’extradition en Côte d’Ivoire de l’ex-leader de la galaxie patriotique. «A l’occasion d’une opération policière conjointe de la Côte d’Ivoire et du Ghana, Monsieur Charles Blé Goudé a été appréhendé le jeudi 17 janvier 2013. Il est actuellement détenu en Côte d’Ivoire, par les services de la police ivoirienne, dans le cadre de la poursuite des procédures judiciaires déjà ouvertes contre lui en Côte d’Ivoire», fait savoir le communiqué officiel des autorités ivoiriennes. Moins de 24 heures seulement après son arrestation, Blé Goudé a été extradé vers son pays d’origine. Ses avocats ont à peine eu le temps de le rencontrer, sinon n’ont même pas pu le faire. S’entendant dire de revenir le lundi prochain.

Certains de ses camarades et responsables des exilés qui avaient entrepris des démarches pour s’enquérir de l’état et des conditions de détention de l’ex-ministre de la Jeunesse ont été assuré de ce qu’il se portait bien et avait également été prié de revenir en début de semaine. C’est donc avec surprise que les Ivoiriens et la plupart des exilés au Ghana ont appris dans la soirée d’hier que «Monsieur Charles Blé Goudé est détenu en Côte d’Ivoire ». Confirmant ainsi l’extradition de l’un des partisans de Gbagbo les plus recherchés par le régime d’Abidjan.

Ce flou qui entoure l’extradition secrète du «Général de la rue»

Pour une bonne partie des Ivoiriens, il est encore difficile de croire à l’extradition du président du Cojep, face à un pouvoir qui a fini par habituer ses concitoyens au «Mensonge d’Etat», avec la multiple arrestation légendaire de l’ex- ministre Katinan Koné au Cameroun. Une information qui avait été par deux reprises confirmée au plus haut sommet de l’Etat ivoirien. Pis, comment expliquer que Charles Blé Goudé ait été extradé en Côte d’Ivoire sans la moindre image de son arrivée à Abidjan au journal télévisé, quand on connait les méthodes de ce régime?

L’ex leader de la Galaxie patriotique qui hantait à la limite les nuits des lieutenants de Ouattara, est arrivé à Abidjan secrètement. Sans que les centaines de milliers d’ADOrateurs n’aient eu droit aux images exclusives de son extradition dans des éditions spéciales de la télévision nationale.

Les Ivoiriens ont encore en mémoire l’arrestation du Commandant Séka Séka et son passage quasiment nu devant les caméras de la télévision nationale, ainsi que l’extradition spectaculaire de l’ex-ministre Lida Kouassi, malgré son visage tuméfié par les coups qu’il a reçu tout au long du trajet Lomé – Abidjan dans l’avion qui le ramenait.

Le pouvoir d’Abidjan a-t-il changé de méthode au point d’annoncer des extraditions longtemps attendues par le biais de communiqué laconique ? Pourquoi donc le régime a-t-il décidé d’être très peu bavard dans l’affaire Blé Goudé ? Ni le chef du Parlement ivoirien, Guillaume Soro à travers les réseaux sociaux (twitter, facebook), ni le «super-flic» le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko n’ont épilogué sur cette affaire. Tout de même curieux! En tout cas jusqu’à hier encore, l’interpellation puis de l’extradition de Charles Blé Goudé restaient floues.

 

Frank Toti

Lu sur RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL


SourceABIDJANDIRECT.NET

mercredi, 24 octobre 2012

COTE D'IVOIRE-GHANA: JUSTIN KONE KATINAN LIBERE SOUS CAUTION

 

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Le porte-parole de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, le 24 octobre 2012 à Accra, au Ghana. 

© AFP/Stephen Kwabena Effah

 

Justin Koné Katinan a été libéré sous caution, mercredi 24 octobre par un tribunal d’Accra au Ghana. La justice a estimé ne pas être habilitée à statuer sur les accusations de meurtres qui pèsent sur le porte-parole de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo. Son audience pour crime économiques a été reportée au 7 novembre.

La justice ghanéenne a mis ses menaces à exécution. Justin Kone Katinan a été libéré sous caution, mercredi 24 octobre par un tribunal d’Accra au Ghana. Le magistrat Ali Baba Bature a dit aux procureurs qu'ils ne pouvaient pas poursuivre le porte-parole de Laurent Gbagbo pour un meurtre qu'il est accusé d'avoir commis en Côte d'Ivoire. « Donnez-moi la loi selon laquelle la République du Ghana peut engager une action contre quelqu'un qui a commis un crime en dehors du Ghana », a demandé le juge aux procureurs. « Au mieux, (la Côte d'Ivoire) peut demander l'extradition de l'accusé pour le juger là-bas », a-t-il ajouté.« Accusé, vous êtes libre », a conclu le magistrat.

Lors de la dernière audience, le juge avait menacé de libérer Katinan. Le parquet ghanéen, sollicité par les autorités ivoiriennes, n’apportaient pas de preuves pour soutenir ses accusations. « On ne peut pas accuser quelqu'un de meurtre et puis mettre autant de temps et de difficultés à apporter les preuves (…) à partir du moment où vous accusez, les preuves devraient  être disponibles », avait-il reproché au procureur.

Crimes économiques

Joint par Jeune Afrique, l’un des avocats de Justin Katinan a confirmé l’information. « Mon client est soulagé, mais la bataille juridique n’est pas terminée », a déclaré maître Patrick Sogbodjor. En effet, l’ancien porte-parole de Laurent Gbagbo est toujours sous le coup d’une demande d’extradition de la Côte d’Ivoire pour crimes économiques. C’est un autre tribunal ghanéen, celui du district d'Osu (un quartier d'Accra) qui devait statuer sur cette demande mercredi, mais, le magistrat n'étant pas disponible, l'examen de la demande d'extradition a été ajourné au 7 novembre.

Justin Koné Katinan, arrêté au Ghana le 24 août pour des crimes économiques qu'il est accusé d'avoir commis dans son pays, a été libéré sous caution une première fois le 25 septembre, puis de nouveau arrêté à la suite d'un nouveau mandat ivoirien l'accusant de meurtre.


Avec l'AFP


Source: JEUNE AFRIQUE.COM