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vendredi, 13 février 2015

LIBYE: KADHAFI EST MORT, VIVE TOTAL!

 

Dans la nuit du mardi au mercredi 4 fevrier 2015 un champ pétrolier conjointement exploité par TOTAL et par la compagnie nationale libyenne NOC, a été attaqué par des hommes armés à Syrte, faisant 11 morts dont 10 libyens et 1 nigériens.

Cette information n’a ému personne. Il est bien évident que tant que les droits de pomper du  pétrole par  TOTAL sont garantis, le respect des droits de l'homme en Libye  ne constituent pas une préoccupation majeure pour les pourvoyeurs d'émotions sélectives et les  champions des droits de l'homme.

Je me suis demandé que fait Total dans le chaos complet qu’est devenu la Libye de l’après Kadhafi, surtout ces derniers mois. J’ai compris pourquoi il n’y a pas de sanctions économiques contre ces groupes armées qui contrôlent la Libye, y massacrent les populations, exploitent et mettent sous coupe réglée le territoire libyen, désormais éclaté entre 4 provinces hétéroclites (Bengazi, Syrte, Tripoli, le Faisan) : une « somalisation » complète. La compagnie nationale de pétrole libyenne représente qui dans un tel contexte? Que valent les contrats et quelle est la légalité et la légitimité des opérations des compagnies pétrolières en cours dans le pays ? Peut-on être aussi cynique et fermer les yeux sur le drame des populations libyennes à ce point ?

Déjà à la veille de la chute de Kadhafi, le Conseil national de transition (CNT) libyen annonçait en avril 2011 sa décision « attribuant 35 % du total du pétrole brut aux Français en échange du soutien total et permanent à notre conseil » : ceci représenterait une production de plus de 542 000 bb/j sur sa production journalière de 1 550 000 bb/j d’avant la guerre.

Dans le contexte de la guerre menée par l’OTAN pour tuer Kadhafi en 2011, une telle annonce pouvait apparaitre comme une contribution du groupe français à l’installation de la démocratie en Libye.

Aujourd’hui, 4 ans après, avec ce qui se passe sur le terrain en Libye on est bien loin de l’installation de la démocratie, le pays est en ruine, le semblant d’Etat qui existait sous Kadhafi est totalement délité, c’est le règne des groupes djihadistes qui se partagent le pays et rivalisent dans les exactions et les actions les plus horribles.

Alors comment comprendre que TOTAL, une entreprise « citoyenne » en France, puisse intervenir à l’aise dans un tel merdier.   

En fait, la Libye, qui recèle les plus vastes réserves de pétrole d'Afrique et 9eme dans le monde (44-46.5 milliards de barils), est déjà à elle seule la troisième source d'approvisionnement de la France, ex aequo avec la Mer du Nord (16 % du total en 2010), derrière les pays du Proche-Orient (17 %) et ceux de l'ex-URSS (32 %), selon l'Insee. La France importe plus de pétrole libyen (10,25 millions de tonnes en 2010) que de pétrole saoudien (6 millions de tonnes).

Le groupe français TOTAL, tout comme les firmes pétrolières liées à la Grande-Bretagne, avait peu à perdre et beaucoup à gagner dans la guerre en Libye ; Paris et Londres ont été les plus impliqués dans l'offensive de l'Otan en Libye.

Avant le début du conflit, le groupe français TOTAL était assez mal implanté en Libye, avec seulement deux champs fournissant une modeste production de 55 000 barils par jour (b/j) : très loin derrière l'italien Eni (244 000 b/j), les compagnies américaines (124 000 b/j), et même l'allemand BASF (100 000 b/j), d'après les chiffres du département de l'énergie américain pour 2010.

Plus généralement, l'Occident, qui est à court de nouvelles découvertes de pétrole, est dans la crainte d’une chute de la production contrôlée par les compagnies occidentales. Dès 2005, l'économiste en chef de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) avait annoncé, pour Le Monde, un déclin de la production hors-Opep « peu après 2010 ».

La conséquence serait que les grandes compagnies pétrolières occidentales, celles que l'on a pris l'habitude d'appeler les « majors », alors même que depuis les années 70 et l'émergence de l'Opep, elles ne contrôlent plus qu'à peine un septième des réserves de la planète, perdent leur place de leaders incontestables du marché. En effet, malgré leurs capitaux fantastiques, qui les placent toujours aux tout premiers rangs des plus grandes firmes privées de la planète, les majors sont désormais des « minors », du point de vue du contrôle des réserves, face aux firmes publiques des grands pays exportateurs.

Plus le temps passera, plus la proportion des réserves de pétrole contrôlées par les pays exportateurs augmentera, tandis que la part des compagnies occidentales, elle, s'amenuisera, et cela « mécaniquement », répète Fatih Birol à l'AIE.

N’est-ce pas ici que se trouve la réponse à toutes ces guerres fomentées opportunément dans les pays abritant les plus grandes réserves d’or noir au cours des dernières décennies (Irak, Lybie, Syrie, menaces contre l’Iran, Soudan puis Sud Soudan, Côte d’Ivoire, Mali, République centrafricaine, Tchétchénie et pays d’Asie de l’ancienne URSS, menace de guerre contre la Russie elle-même, instabilité au Nigeria avec la secte BokoHaram, etc.).

La présence et les activités de TOTAL et des autres grandes firmes pétrolières occidentales en Libye finissent de nous convaincre de l’hypocrisie des dirigeants occidentaux, pour lesquels en réalité ne comptent que leurs intérêts mesquins, loin des vociférations et agitations officielles se référant cyniquement à la défense de valeurs démocratiques et de respect des droits de l’homme à travers le monde.

Sous le masque de la protection des droits de l’homme et de la lutte contre le terrorisme que porte l’occident, se cache le contrôle et la protection des ressources de matières premières notamment le pétrole. La concurrence des pays émergents pousse l’occident vers un monopole de type colonial ou l’installation du chaos qui laisse la place au plus fort donc aux pays qui interviennent par la force au non de la démocratie ou de la lutte contre le terrorisme.

En Afrique de l’ouest, outre le Nigeria, cinq États de la région sont actuellement producteurs de pétrole : le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Mauritanie et le Niger. Tandis que les dix autres États sont encore au stade de l’exploration. En termes de réserves avérées, l’Afrique de l’Ouest affiche des proportions identiques à celles de la production : elles s’élèveraient à près de 40 milliards de barils (en 2012), soit environ 30 % des réserves totales de l’Afrique.

S’agissant tout particulièrement du Nord Mali, là d’où est partie la guerre et où persistent les principales tensions, même si cette région contribue très peu – à l’heure actuelle – au PIB du pays, le sous-sol des régions de Gao, Kidal et Tombouctou suscite beaucoup d’espoir : 850 000 km2 de potentiel gazier et pétrolier, selon les études menées par l’Autorité pour la recherche pétrolière (Aurep). Un contexte qui pourrait  expliquer en partie la situation actuelle  et qui pourrait justifier  les velléités de partition du pays.

Quoi  qu’il en soit, 4 bassins principaux ont été identifiés dans cette zone : Tamesna (à cheval entre le Mali et le Niger), Taoudeni (qui couvre également une partie de l’Algérie et de la Mauritanie), le graben de Gao et le rift de Nara (vers Mopti). Le pyromane Barkhane a bien de l’avenir surtout que le pompier est déjà opérationnel : cette zone se situe dans le prolongement de la poudrière libyenne et aux confins de la région convoitée par Boko Haram.

Quand est-ce que les élites et les peuples africains vont-ils comprendre ce fait pour savoir la force que représentent les richesses du continent et prendre conscience de la nécessité de les exploiter pour le développement de nos populations tout en rejetant l’hypocrisie de l’occident et ses prétextes fallacieux pour intervenir dans nos pays.

 

Par Jean Charles TIEMELE, Expert Economiste Financier.

mardi, 13 mai 2014

Dr SERAPHIN YAO PRAO: OUATTARA EST UN ECONOMISTE «CHAUVE-SOURIS»

 

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«C’est en fait la compréhension de ses propres limites qui parait être la tâche la plus difficile et la plus importante de la raison humaine». (Hayek, 1953)

 

Le Président Ouattara a vraiment eu les ivoiriens. Depuis qu’il est au pouvoir, il fait le contraire de ce qu’il a dit lors de la campagne électorale. Par exemple, il avait promis diriger le pays dans une vision libérale : libérer les énergies, approfondir l’Etat de droit, baisser les charges fiscales etc. une fois au pouvoir, le candidat devenu Président a changé de vision. En matière économique, il avait promis encourager le secteur privé afin qu’il participe activement à la création de richesses. Dans ce cadre, il promettait réduire les charges fiscales pour rendre les entreprises ivoiriennes compétitives et faciliter la création de nouvelles. En Côte d’Ivoire, aujourd’hui, les entreprises ferment et les entrepreneurs grincent les dents tant le matraquage fiscal est prégnant. Finalement, les ivoiriens constatent à leur dépens que le Président Ouattara est un économiste «chauve-souris ». Une chauve-souris est un mammifère volant doté d’ailes membraneuses et dont le corps ressemble à celui d’une souris. Une telle réflexion mérite de cerner ne serait-ce que de façon panoramique quelques éléments du libéralisme. Une fois cette étape franchie, il sera aisé pour nous de montrer en matière économique, le caractère « chauve-souris » du Président Ouattara.

1. Un bref aperçu du libéralisme

Le libéralisme est une pensée économique qui considère qu’il faut respecter l’ordre naturel de l’économie et que l’Etat ne doit pas intervenir. Selon les libéraux, les comportements individuels s’agrègent harmonieusement : chaque individu en recherchant son intérêt personnel œuvre pour l’intérêt général. Un libéral est contre l’interventionnisme et l’Etat providentiel. Hayek, pensait que l’Etat ou, plus précisément, les gouvernements ne peuvent disposer de la totalité des informations nécessaires pour gérer l’économie et atteindre de prétendus objectifs macroéconomiques : taux de croissance, taux d’inflation, niveau de chômage, niveau de revenu. Comme le marché demeure en dernier ressort le meilleur moyen pour la production et l’allocation des ressources, il convient de réduire au minimum les activités qui ont pour effet de le contrarier.

Un pouvoir libéral doit promouvoir les libertés économiques et même les libertés tout court. Une politique de liberté est une politique qui vise à réduire au minimum la coercition. Une société libre nous dit Hayek implique que l’individu dispose de quelque sphère de décision privée, de quelques éléments de son environnement sur lesquels d’autres ne sauraient jouer. Il en découle que la liberté va de pair avec la propriété privée et les droits, qui lui sont associés, d’en disposer à sa guise, par contrat, et de la transmettre par héritage.

2. Un Président qui fait le contraire de ce qu’il a promis

Dans le prince, Nicolas Machiavel nous apprenait que « celui qui trompe trouvera toujours quelqu’un qui se laissera tromper ». Le Président Ouattara a trompé tout le monde y compris ses alliés. Au lieu de réduire les charges des entreprises, le Président Ouattara les alourdit.

Dans le secteur de l’hévéa, les planteurs payaient des impôts à raison de 2,5 % prélevés sur leur revenu. Depuis l’exercice 2012, le régime Ouattara a imposé de nouvelles taxes sur la production des usiniers. 5 % sur le chiffre d’affaires du caoutchouc granulé. Cette taxe est incompréhensible vu que la loi fiscale prescrit que, lorsque 80 % de la production d’une entreprise sont exportés, alors elle est exonérée de TVA. En plus, l’Etat demande de payer la TVA avant d’être remboursé. Mais, au moment de recouvrer cette créance, l’usinier est soumis à des tracasseries qui l’amènent à tout abandonner. Ce mode de récupération de la TVA est une arnaque. Rappelons que la production est exportée à 100%. En outre, il faut souligner que les sociétés agro-industrielles payaient 25 % sur le Bénéfice industriel et comptable (BIC).

En 2013, dans le secteur de l’hévéa, le gouvernement a créé une taxe de 5% sur le chiffre d’affaires des usiniers. Cette taxe jugée d’ailleurs inacceptable par les professionnels du secteur, n’est pas de nature à aider le secteur à se développer. Elle affecte même le cours de l’hévéa au niveau des paysans. En 2013, la charge fiscale de la SAPH, sans y ajouter les autres taxes, s’établit à 67% du résultat. Du coup, la société a connu un résultat net en 2013 de 13,7 milliards de FCFA, une performance en recul de 34,9% comparé aux 21 milliards réalisés en 2012.

L’Etat a augmenté les taxes dans plusieurs domaines de l’économie. Depuis le 1er Janvier 2014, le gouvernement a augmenté le coût des prestations des services de télécommunications avec la création d’une nouvelle taxe. La loi n°2013-908 du 26 décembre 2013 portant budget de l’Etat 2014 stipule qu’une nouvelle taxe dénommée «taxe spécifique sur les communications téléphoniques et les technologies de l’information et de la communication» est instaurée. « Cette taxe, assise sur le prix hors taxes de la communication, est supportée par l’émetteur de l’appel ou le client du fournisseur d’accès Internet. La taxe est collectée par l’entreprise de téléphonie mobile ou par le fournisseur d’accès Internet». Cette nouvelle taxe a obligé les opérateurs à augmenter les tarifs. En Côte d’Ivoire, la TVA est de l’ordre de 18% là où elle est de 12% au Ghana et 5% au Nigeria. Le Président libéral ne fait rien pour rendre les produits ivoiriens compétitifs.

Un gouvernement libéral essaie de créer les conditions de la concurrence. Or l’actuel président affectionne la pratique des monopoles. Et pourtant, il sait bien que les monopoles et positions dominantes ne favorisent pas la baisse des prix. La commission de la concurrence n’existe que de nom puisqu’elle n’a pas les moyens de sa politique. Les contrats de gré à gré ont connu une hyperinflation depuis qu’il est au pouvoir. Ce qui explique en partie la cherté de la vie. Le premier ministre reconnait lui-même qu’effectivement 42% des appels d’offres en montant ont été faits de gré à gré.

Un gouvernement libéral fait la promotion de droits de propriété. Le couvert forestier ivoirien est passé de 12 millions d’hectares en 1960 à 2,802 millions d’hectares en 2007, soit une perte de plus de 75% en moins d’un demi-siècle. Et la gestion du couvert forestier restant n’est pas optimale à telle enseigne qu’on constate de façon récurrente des conflits fonciers. Le Président Ouattara avait promis la délivrance des certificats fonciers pour en finir avec les conflits fonciers dans notre pays. Depuis qu’il est au pouvoir, la terre continue de tuer nos parents sous ses yeux. Et pourtant, il sait que les conflits trouvent leur source dans le fait qu’en Côte d’Ivoire, les droits de propriété ne sont pas clairement définis. La loi n°98-750 du 23 décembre 1998 relative au domaine du foncier rural semblait vouloir apporter une solution ou du moins un début de solution au problème foncier en Côte d’Ivoire. Devenue caduque car inapplicable pendant 10 ans, elle é été encore reconduite par l’actuel président. Par exemple, en 2009, 98% des transactions foncières s’effectuaient dans le cadre de la coutume et constituaient pour beaucoup d’entre elles des ventes inachevées.

Finalement, en Côte d’Ivoire, la multitude des litiges fonciers dont regorgent les cours et tribunaux n’est pas seulement la conséquence de la rareté de terres mais elle est aussi souvent le fait du non-respect de la législation en vigueur dans le pays. Aujourd’hui dans notre pays, environ 90% de litiges dont regorgent les cours et les tribunaux sont d’origine foncière.

Un gouvernement libéral adopte un budget réaliste afin d’éviter les déficits qui conduisent à l’endettement. Or le Président Ouattara ne fait rien pour laisser aux futures générations un pays libre. Depuis l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE, le stock de la dette s’est accru de 4000 milliards de FCFA au moins. Cette façon de dépenser sans compter n’est pas responsable.

Conclusion

Le Président Ouattara gouverne parce qu’il a le pouvoir. Mais qu’il écoute les ivoiriens « car il ne faut point faire du mal aux peuples , ou bien il les faut exterminer tout à fait, vous souvenant qu’on n’ oublie jamais les mauvais traitements que l’on aura reçus, lorsqu’ils ne sont que médiocres, mais que l’on n’en pourra jamais tirer raison, s’ils sont extrêmes. Aussi, ne faut-il jamais maltraiter personne, à moins qu’on ne lui ôte entièrement le pouvoir de se venger » dixit Machiavel.

 

PRAO Yao Séraphin, Enseignant-Chercheur et analyste politique

(Economiste, Délégué national de LIDER au Système monétaire et financier, enseignant à l’université de Bouaké)

 

Source: CONNECTION IVOIRIENNE

jeudi, 17 octobre 2013

FACE AUX CRITIQUES PERSISTANTES, LE PATRON DE LA CPI ROMPT LE SILENCE

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CPI: la Cour n'a «jamais pourchassé aucun pays africain», estime son président


La Cour pénale internationale (CPI) n’a « jamais pourchassé aucun pays africain », a déclaré jeudi à l’AFP à Bucarest son président, le juge coréen Sang-Hyun Song, qualifiant de « regrettables » les virulentes critiques de certains leaders africains.

Il s’agit de la réaction la plus marquée de la Cour après que le président kényan Uhuru Kenyatta et le Premier ministre éthiopien et président en exercice de l’Union africaine Hailemariam Desalegn ont accusé la Cour la semaine dernière de pratiquer « une chasse raciale ».

L’UA a demandé l’ajournement des procédures de la CPI pour crimes contre l’humanité contre les deux têtes de l’exécutif kényan, M. Kenyatta et le vice-président William Ruto.

« La CPI ne doit pas être blâmée pour quelque chose qu’elle n’a pas fait. Nous n’avons jamais pourchassé aucun pays africain », a déclaré M. Song interrogé par l’AFP lors d’une conférence sur la CPI organisée par le ministère des Affaires étrangères roumain.

Les pays d’Afrique qui font l’objet d’enquêtes de la CPI « nous ont déféré les situations » qui ont conduit à l’ouverture d’enquêtes, a souligné M. Song.

« La CPI enquête dans huit pays (Kenya, Côte d’Ivoire, Libye, Soudan, République démocratique du Congo, Centrafrique, Ouganda, Mali, ndlr) tous africains c’est vrai, mais dans cinq cas ce sont les gouvernements eux-mêmes qui nous ont déféré ces situations et dans deux cas, le Soudan et la Libye, c’est le Conseil de sécurité qui nous a sollicités », a-t-il ajouté.

« Il n’y a que dans le cas du Kenya que le procureur a lancé sa propre enquête », a expliqué le président de la Cour.

« Il n’y avait pas d’autres options » alors que le Parlement kényan avait rejeté par deux fois l’idée de créer un tribunal local chargé de rendre justice pour les violences post-électorales qui firent au moins 1.100 morts en 2007-2008, selon M. Song.

« Ces enquêtes ont été lancées avec la bénédiction du gouvernement, de la population et de la communauté internationale », a-t-il insisté.

M. Song a aussi évoqué des critiques contre la décision récente de la Cour de laisser la Libye juger l’ancien espion en chef de Mouammar Kadhafi, Abdallah al-Senoussi, une première historique.

« Il est inévitable que l’action de la CPI suscite des réactions fortes, des louanges mais aussi des critiques. Les juges ne prendront pas en compte les facteurs politiques », s’en tenant au droit, a-t-il dit.

Egalement invitée lors de la conférence de Bucarest, la présidente de l’Assemblée des Etats parties au statut de Rome ayant créé la CPI, Tiina Intelmann, a reconnu que la situation avec l’Afrique « nous préoccupe tous ».

 

Source: CAMEROON VOICE

mercredi, 07 août 2013

COTE D'IVOIRE: CORRUPTION ET FAVORITISME DEMEURENT (JEUNE AFRIQUE)

 

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Par Julien Clémencot, avec Baudelaire Mieu à Abidjan Jeune-Afrique


Le président Alassane Ouattara l’affirme: l’émergence de la Côte d’Ivoire demeurera un voeu pieu tant que le climat des affaires ne sera pas assaini. Or, plus de deux ans après son arrivée au pouvoir, corruption, favoritisme et pratiques délictueuses demeurent.

Ambassade des États-Unis, du 8 au 11 juillet. La mission diplomatique américaine organise pour une vingtaine d’«éveilleurs de consciences» un séminaire consacré au journalisme d’investigation. L’objectif est à peine voilé: renforcer la mécanique démocratique en poussant quelques enquêteurs à fouiner pour révéler les informations qui dérangent… Après avoir soutenu sans réserve le nouveau pouvoir ivoirien, les partenaires d’Abidjan ne cachent plus leurs inquiétudes face à la persistance de la corruption et de la mauvaise gouvernance. L’ambassade de France a ainsi envoyé un rapport au ministère de l’Économie et des Finances, à Paris, pour attirer l’attention sur ce phénomène. Et l’État français aurait alerté le président, Alassane Dramane Ouattara, sur ce sujet.

Certaines multinationales haussent elles aussi le ton. Le groupe pétrolier Chevron, entré en négociation en 2012 pour obtenir des permis d’exploration, a par exemple fait part de ses difficultés au Congrès américain. Les autorités ivoiriennes elles-mêmes reconnaissent le problème. D’après le Secrétariat national à la gouvernance et au renforcement des capacités (SNGRC), 85 % des Ivoiriens sont confrontés quotidiennement à la corruption, au népotisme et au favoritisme. Début juillet, l’ONG Human Rights Watch dénonçait à son tour un racket à grande échelle imposé par les forces de sécurité dans l’Ouest. Et d’après Méïté Sindou, secrétaire général du SNGRC, la Côte d’Ivoire figurerait parmi les 50 pays les plus corrompus du monde.

Les ambassades s’inquiètent, les groupes étrangers haussent le ton…

Mauvais signal

Classique en Afrique ? Peut-être, mais alors que la Côte d’Ivoire, grâce au soutien des bailleurs, tutoie les 10 % de croissance, ces errances laissent planer le doute sur sa capacité à devenir une économie émergente. Si beaucoup de chefs d’entreprise ont appris à s’accommoder de cette situation, cela reste un très mauvais signal envoyé aux investisseurs potentiels, estime un avocat d’affaires : « Les avions et les hôtels sont pleins, pourtant les nouveaux projets sont rares. J’ai été approché par des entreprises espagnoles, françaises, brésiliennes, mais rien ne s’est concrétisé. Il y a trop de décisions arbitraires. » Pour étayer ses propos, le juriste raconte la colère du chef de l’État après la vente par l’opérateur MTN de ses tours télécoms, en octobre 2012 : « Le directeur des Finances extérieures a dû expliquer illico pourquoi il avait autorisé le transfert de ce résultat vers la maison mère. Il est clair que, si elle avait été mise au courant plus tôt, la présidence aurait bloqué l’opération sans réelle justification. Mais quel message veut-on faire passer aux multinationales qui s’apprêtent à faire des bénéfices ? »

La mauvaise gouvernance pourrait aussi représenter un obstacle à la diversification des partenaires économiques. « De plus en plus de groupes cherchent à prévenir le risque pénal lié à la corruption. Certaines situations, si elles sont identifiées en amont, peuvent justifier l’abandon d’un projet d’investissement », confirme Bénédicte Graulle, une avocate spécialisée en droit pénal des affaires. L’administration ivoirienne figure bien souvent au premier rang des accusés. Même les décisions de justice sont remises en cause par des entreprises publiques. Reconnu propriétaire d’une forêt de 23 000 ha, Adou Nioupin se bat par exemple toujours contre la Société de développement des forêts (Sodefor), qui tente par tous les moyens d’en prendre possession.

Hic

Pourtant, l’assainissement du climat des affaires et l’amélioration de la gouvernance sont des priorités, comme le rappelait le 21 juin le président Ouattara à l’occasion du quatrième Forum des marchés émergents d’Afrique, organisé à Abidjan. « Des avancées ont été réalisées, notamment avec l’instauration d’un guichet unique pour la création d’entreprise et l’entrée en fonction du En 2011, le marché de la rénovation des universités avait été attribué de gré à gré. De quoi alimenter les doutes. © Olivier/JAtribunal de commerce », observe Jean-Noël Amantchi Gogoua, économiste au bureau abidjanais de la Banque mondiale. « Le hic, c’est que ce tribunal peut être contourné, car il n’y a pas, en appel, de juridiction spéciale chargée des affaires commerciales », nuance Laurent Ehounou Malan, président de l’association Transparency Justice.

Principal moteur de la croissance, les investissements publics font l’objet de nombreuses interrogations. Dernière grosse affaire : l’attribution, en avril, de la concession du second terminal à conteneurs du port d’Abidjan au consortium conduit par Bolloré – alors que le groupe français exploite déjà le premier terminal. Non seulement le gouvernement a ainsi entériné la constitution d’un monopole, mais il a sélectionné sur la base d’une offre financière avantageuse le dossier ayant obtenu la moins bonne note technique. Selon Jean-Louis Billon, ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion des PME, l’absence de clarté dans le processus de sélection serait en outre à l’origine du retrait du singapourien PSA, l’un des premiers opérateurs portuaires mondiaux.

Bien avant l’affaire Bolloré, l’attribution, en 2011, du marché de la rénovation des universités avait alimenté les premiers soupçons quant à la survivance de mauvaises pratiques. Désigné vainqueur sans mise en concurrence, l’homme d’affaires Sidi Kagnassi était complètement étranger au secteur du bâtiment. In fine, l’enveloppe budgétaire a explosé : plus de 168 millions d’euros contre une estimation initiale de 72 millions. Depuis, d’autres contrats passés dans les mêmes conditions, comme celui remporté en 2012 par Port Sécurité (entraînant une hausse de plus de 1 000 % des redevances de sécurité et de sûreté portuaires à Abidjan), ont nourri la polémique.

Dénoncée par tous les observateurs, de la Banque mondiale à l’Union européenne, l’inflation des marchés octroyés de gré à gré est devenue phénoménale. L’an dernier, ils représentaient 40 % du montant des contrats publics et ont même atteint 60 % au premier trimestre 2013. Dans une économie saine, cela ne dépasse pas 10 % à 15 %, selon un expert du FMI. Pour le gouvernement, c’est la nécessité de relancer l’économie au plus vite qui justifie la méthode. À cela s’ajoute l’impact de l’aide de la Chine, qui impose ses entreprises pour réaliser les travaux qu’elle finance, explique un conseiller de Kaba Nialé, ministre chargée de l’Économie.

Port d’Abidjan : polémique autour de Port Security
Côte d’Ivoire : Billon se lâche contre Bolloré
Sidi Kagnassi à l’assaut du BTP

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Pressions

L’attitude de certains responsables politiques vis-à-vis des instances ayant un droit de regard sur la passation des appels d’offres est préoccupante. Ainsi, le ministère des Transports refuse toujours de confier la manutention aéroportuaire d’Abidjan à Europe Handling, en dépit de l’avis juridiquement exécutoire de l’Autorité nationale de régulation des marchés publics (ANRMP). « Nous sommes parfois l’objet de pressions, reconnaît Non Karna Coulibaly, président de l’ANRMP. Mais c’est en prenant des décisions courageuses que nous resterons crédibles. »

Avec l’adoption prochaine d’une loi sur la corruption, le gouvernement pourrait redorer son blason. À moins que l’exécutif ne continue de faire preuve de frilosité. « Si le principe de la déclaration de patrimoine des élus a été retenu, la haute autorité chargée de la lutte contre la corruption est devenue, dans le projet qui doit être soumis au Parlement, une coquille vide privée d’un pouvoir juridictionnel autonome », estime Méïté Sindou, du SNGRC. Quant au délai de prescription, il a été ramené à un an après la révélation des faits, quand il est de plus de dix ans dans d’autres pays…

Faut-il faire le ménage parmi le personnel politique, dont une partie était aux affaires avant la crise postélectorale ? « Le président Ouattara n’est pas du genre à régler des comptes en public, analyse un diplomate européen. Sa méthode consiste plutôt à miser sur les élections, avec l’idée qu’au bout de la deuxième ou troisième échéance, les plus mauvais seront évincés. » Au risque de retarder d´autant l´émergence ivoirienne ?

L’administration peine à faire sa mue

Minée par de mauvaises habitudes, l´administration ivoirienne n´a pas encore entamé sa mue.

Les douaniers, par exemple, sont sous le feu de la critique. Selon un concessionnaire, plus de 100 000 motos chinoises seraient entrées illégalement dans le pays en 2012, faussant le jeu de la concurrence, menaçant la santé du secteur et entraînant un manque à gagner pour l´État de 30 millions d´euros. Et on ne compte plus les cas de sous-déclarations sur les importations et les exportations pour faire baisser les taxes. Autant de manquements à l´éthique souvent justifiés par les faibles traitements perçus par les 100 000 fonctionnaires du pays (les policiers de l´aéroport d´Abidjan ont ainsi longtemps été accusés d´arrondir leurs fins de mois en se livrant au racket). Pour changer la donne, le gouvernement songe à revaloriser les salaires dans la fonction publique, après avoir décidé de rétablir le principe de la notation au mérite. J.C.

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Source: CONNECTION IVOIRIENNE

dimanche, 09 juin 2013

CPI - LA FABRICATION DES PREUVES CONTRE GBAGBO A COMMENCE

 

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Pour sauver le soldat "Bensouda-Ouattara", la fabrication des preuves contre Gbagbo a commencé.


La décision des juges de la Chambre préliminaire I de la CPI du lundi 3 juin 2013, de renvoyer la procureure à sa copie – illisible – a plus que sonné le régime Ouattara, qui tente le tout pour le tout pour sauver la face. Les officines sont à pied d’oeuvre pour la fabrication de «preuves supplémentaires » qui selon le régime devraient «couler définitivement » Gbagbo.

C’est la peur-panique dans le camp Ouattara. C’est peu de le dire. Ses partisans s’attendaient à tout sauf à un tel scénario dans lequel, les preuves minutieusement emmagasinées par le régime pour le Bureau du procureur, se sont avérées insuffisantes, plutôt insignifiantes au regard des chefs d’accusation. Et depuis, c’est la course à la fabrication de nouvelles preuves. Mais là où deux ans ont produit des «preuves insuffisantes», quelques 2 à 3 mois peuvent-ils «enfanter» des preuves suffisantes ?

Là est la grande interrogation à laquelle tente de répondre le régime Ouattara. L’instrumentalisation des victimes (?) de la crise post-électorale bat son plein. Des victimes qui se sont dit indignées et choquées par la décision de la Cpi. Comme si les victimes étaient une section du RDR, le parti de Ouattara. Le régime a-t-il fait le décompte de victimes pour identifier les siens ? Des victimes, parlons-en ! Il y en a eu depuis septembre 2002, où la rébellion de Guillaume Soro a défiguré la Côte d’Ivoire. Mais, encore les victimes de la récente crise post-électorale. Qui mieux que les victimes du massacre des Wê par les Frci en mars 2011, peuvent se sentir oubliés de la Cpi?

Depuis quelques jours, toutes sortes d’associations de victimes donnent de la voix, pour servir de «preuves vivantes », selon leurs propres termes. Et comme si cela ne suffisait pas, le régime tente – malhonnêtement – de faire croire, par la presse qui lui est proche, qu’il s’agit exclusivement de militants du Rdr tués, à travers l’opération d’exhumation des corps entamée à Yopougon. Par quelle magie les officines du régime Ouattara ont pu deviner que des restes humains exhumés à Yopougon sont des victimes de Gbagbo ? Il faut bien être sorcier pour le savoir n’est-ce pas ? Si la honte pouvait tuer, le Rdr serait bien mort depuis belle lurette.

Au lendemain de la décision de la Cpi, le porte-parole du Rdr, Joël N’guessan, commentant l’actualité a révélé que trouver des preuves supplémentaires étaient chose facile. Faisant allusion à la hiérarchie des ex-Fds à l’époque. On devine aisément que les généraux Philippe Mangou, Edouard Kassaraté, Detho Léto et bien d’autres pourraient bien être mis à rudes épreuves, pour «acculer » Laurent Gbagbo. N’était-ce pas là aussi, les clauses d’un deal secret entre eux et Alassane Ouattara ? En tout cas, la machine à fabriquer les preuves du régime est bien en branle. Comme s’il s’agissait de faire un décompte macabre.


Gérard Koné


Source: CAMEROON VOICE

jeudi, 14 février 2013

COTE D'IVOIRE - L'HONNEUR PERDU DE TIA KONE


TIA KONE ET ALASSANE OUATTARA.jpg

 

Soucieux de complaire à Alassane Ouattara, dont il a contrarié les rêves d’éligibilité en octobre 2000, l’ancien président de la Cour suprême Tia Koné vient de se livrer à un exercice insensé mêlant regrets, auto-justification, flagornerie et insultes au droit et au bon sens. Choquant!

Réécriture à marche forcée de l’Histoire récente de la Côte d’Ivoire. Assurément, la dernière sortie publique de l’ancien président de la Cour suprême, le magistrat Tia Koné, fera couler de l’encre et de la salive. Profitant de l’installation du sous-préfet de Gbagbégouiné, dans le département de Biankouma, samedi dernier, l’homme qui a invalidé la candidature d’Alassane Ouattara en 2000, est allé à Canossa – ou est tombé sur son chemin de Damas. Evoquant l’arrêt N° E0001-2000 de la Chambre constitutionnelle de la Cour suprême, qu’il présidait à l’époque, il a affirmé:

«(…) J’ai décidé de revenir, en effet, sur cet arrêt, dans le souci de lever tous les malentendus que ladite décision n’a pas manqué, en son temps et même encore aujourd’hui, de susciter dans le pays. Et pour cela, il importe de se placer dans le contexte de la crise économique rampante de l’époque dont les solutions idoines tardaient à venir de l’intérieur au point que tous les espoirs étaient tendus vers l’extérieur d’où, pouvait nous parvenir, un fils prodigue plein de science et de connaissance pour abréger nos souffrances. Il n’était point question dans cette pathétique entente de rejeter ipso facto de nos rangs un fils du pays, un ancien Directeur général adjoint du Fmi, pouvant de toute évidence, être cet artisan du regain de notre dignité et de notre grandeur nationale en perdition. (…) J’affirme qu’il n’a jamais été dit dans l’arrêt du 6 octobre 2000 que M. Alassane Ouattara n’est pas Ivoirien. Cet arrêt à notre grand regret, a causé un tort au concerné, à sa famille et à bien des Ivoiriens. Je m’excuse devant la nation entière. Aujourd’hui, la preuve est faite que le Président de la République est un Ivoirien qui a un profond amour pour sa patrie et qui engage en ce moment même notre pays sur de nombreux chantiers de développement en vue de faire de la Côte d’Ivoire, une nation de Paix et de prospérité (…) A l’époque, de l’arrêt précité, nous avons été sans surprise confronté à une véritable incongruité textuelle dans l’application de l’article 35 de la constitution en y découvrant des éléments d’une malheureuse stratification sociale fondée sur une illusion aux allures démagogiques. En effet, lit-on dans ce texte au demeurant fondamental : ‘‘… le candidat à l’élection présidentielle doit être Ivoirien d’origine, né de père et de mère eux-mêmes ivoiriens d’origine… On relève très rapidement que ce concept est tout à la fois absurde et inique».

Un incroyable mélange des genres

Les propos de Tia Koné sont scandaleux et indignes de son rang et des fonctions qu’il a occupées en Côte d’Ivoire. Par ailleurs, ils témoignent d’une incroyable confusion des genres entre ce qui relève de l’émotionnel, du point de vue politique et du droit positif. Quand il dit que la crise économique des années 1990 exigeait que la Côte d’Ivoire ait un président venu du FMI donc de l’extérieur pour «la sauver», il achève de se ridiculiser, dans sa recherche forcenée d’offrir à l’actuel chef de l’Etat un bel atalaku censé lui faire oublier les coups de canif du passé. S’il suffisait qu’un pays aille chercher un fonctionnaire international pour sortir de la crise économique, plus aucun pays du monde ne serait en crise, puisqu’au FMI il y a des représentants de toutes les nationalités. Les pays africains qui s’en sortent bien au point de vue économique sont-ils dirigés par des «diaspos» issus des institutions de Bretton Woods? Absurdité! Honte!

Tia Koné mélange à dessein amour de la Côte d’Ivoire, un concept subjectif, et nationalité ivoirienne.Même s’il est établi qu’Alassane Ouattara, dont les ambitions politiques extra-constitutionnelles ont valu à la Côte d’Ivoire coups d’Etat, tentatives de coups d’Etat, rébellions, guerres et massacres… aime ce pays et le conduit vers la félicité éternelle, cela ne signifie pas qu’il est par voie de conséquence de nationalité ivoirienne. Le Code de la nationalité n’établit pas de lien automatique et sans démarche juridique préalable entre l’amour d’un pays et la nationalité!

Quand Ouattara «suicide» les juristes ivoiriens les plus éminents

Tia Koné, sans doute mandaté pour préparer les esprits à une modification constitutionnelle, s’en prend vivement à l’article 35 de la Loi fondamentale, qui contient en son sein un concept «absurde et inique».Parce qu’il instaure une «stratification» des Ivoiriens. Juriste cultivé, il sait qu’il existe dans tous les pays des critères d’éligibilité qui excluent une partie plus ou moins large de la population. Cela équivaut-il à une «stratification» ? Au Burkina Faso, par exemple, «tout candidat aux fonctions de Président du Faso doit être Burkinabè de naissance et né de parents eux-mêmes Burkinabè». Cela correspond-il à une odieuse stratification qui met dans l’embarras tout juge constitutionnel qui se respecte?

Plus sérieusement, quel crédit peut-on accorder au juge Tia Koné qui, faisant le constat de l’inapplicabilité d’un texte constitutionnel approuvé par référendum à 86% de «oui», ne tire pas les conséquences de son analyse en démissionnant, mais choisit de lire avec gourmandise un arrêt resté célèbre, dont on se souvient qu’il allait jusqu’à noter avec perfidie l’endroit où le père d’Alassane Ouattara a été enterré?

Comment peut-on comprendre qu’à l’âge où les personnalités d’un certain rang, en Occident, écrivent leurs mémoires pour défendre leur place dans l’Histoire, les nôtres, sous nos tropiques, continuent dans la complaisance et la révérence envers les puissants dans l’attente désespérée de sordides rentes de situation ? Les juristes les plus éminents de Côte d’Ivoire n’en finissent pas d’avaler leur langue et leur dignité depuis ce fameux 11 avril 2011.

 

Philippe Brou, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" du 13 février 2013.


SourceCONNECTION IVOIRIENNE.NET

jeudi, 20 décembre 2012

COTE D’IVOIRE: DES CRIMES ECONOMIQUES OUBLIES

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Dans les Républiques bananières dont la marche est ponctuée de coups d’état aux motivations aussi floues que surréalistes, l’opinion s’est accoutumée aux déclarations et autres actions de salubrité publique sans lendemain. Le trait commun des putschistes en Afrique est de se présenter dès leur prise du pouvoir comme des hommes neufs animés des meilleures intentions pour le peuple. Même lorsqu’ils ont participé à la gestion des affaires publiques, souvent à un niveau de responsabilité élevé, les nouveaux hommes forts se présentent toujours en redresseurs de torts. Torts qu’ils ont contribué à faire du reste! Les dignitaires de l’ancien régime sont accusés de malversations, voire de crimes économiques. Bien évidemment, les accusations de corruption et autres actes de prévarication ont d’autant plus d’écho que la grande majorité de la population vit au seuil de la pauvreté. L’objectif visé par les nouveaux dirigeants est d’asseoir leur légitimité et leur autorité en laissant planer l’épée de Damoclès sur la tête de leurs victimes qu’ils entendent neutraliser.

La Côte d’Ivoire n’échappe pas à ce schéma. Hélas! En 1999, le Général Robert Guéi renverse le Président Bédié et le contraint à l’exil en France avant de déclencher une série de procédures judiciaires à son encontre, notamment pour crimes économiques. En avril 2011, après le renversement du Président Laurent Gbagbo par Alassane Ouattara, avec l’appui déterminant de la France, le nouveau pouvoir a lancé des poursuites judiciaires systématiques contre tous les membres du gouvernement déchu pour crimes économiques et de sang. Le président du FPI et plusieurs de ses camarades sont également poursuivis sous le même chef d’accusation.

La coalition RHDP au pouvoir a-t-elle les moyens d’aller jusqu’au bout de cette action, somme toute salutaire pour la moralisation de la vie publique? A-t-elle jeté un regard dans sa gestion quarantenaire qui a entrainé la faillite de la Côte d’Ivoire? A l’évidence, les dirigeants actuels ont un passif tellement lourd qu’ils apparaissent les moins bien placés pour mener une opération mains propres aux desseins politiques inavoués. Il suffit tout simplement de faire un bref rappel des principaux actes de prévarication qui émaillent leur parcours pour conclure au caractère folklorique de cette opération.

Sous Houphouët-Boigny

Commençons par la fameuse expression «grilleurs d’arachides» qui est rentrée dans le jargon ivoirien depuis les premiers scandales financiers de l’ère Houphouët-Boigny. Le boum économique ivoirien s’est accompagné  de détournements massifs de deniers publics au profit des dignitaires du PDCI-RDA. Le silence du Président Houphouët devant l’enrichissement rapide et illicite de ses compagnons de lutte et des cadres promus devenait insupportable. En réaction à la grogne qui enflait, le père de la nation n’a eu d’autres mots que de justifier ces actes ignobles. De façon imagée, Houphouët lancera à la face des Ivoiriens, en substance « qu’on ne regarde pas dans la bouche de celui qui grille des arachides, il arrive qu’il mange quelques grains», cela ne devrait offusquer personne.

En 1977, c’est l’affaire de la surfacturation des complexes sucriers qui révèle l’ampleur du délitement moral du régime. La construction de six unités sucrières, devant assurer une production annuelle de 300.000 tonnes de sucre à la Côte d'Ivoire, va se transformer en cauchemar. Et pour cause, Monsieur Konan Bédié en charge de l’économie et des finances avait multiplié par deux le coût de chaque unité. Plus de 250 milliards de francs CFA avaient été engloutis dans l’opération. En définitive la production de ces complexes n’a guère dépassé les 150.000 tonnes, loin en deçà des prévisions. Pis, le prix de revient du sucre produit en Côte d’Ivoire est trois fois plus élevé que le prix sur le marché international. Absurdité économique! En conséquence, les complexes furent partiellement démantelés dans les années 1980, avant d'être cédé au privé en 1997, pour moins de 30 milliards de francs CFA. Comme sanction de cette bourde, une loi anti-corruption a été adoptée le 23 juin 1977 et les ministres concernés ont été chassés du gouvernement le 20 juillet de la même année, avec ce commentaire du Président Houphouët: «Je n’ai que faire des malhonnêtes, furent-ils compétents». Aucune action judiciaire ne sera engagée et les sommes détournées ne seront pas remboursées.

En 1983, c’est le scandale financier de la LOGEMAD qui secoue le régime du PDCI. L’affaire révèlera que cet organisme d’État chargé de reverser les loyers aux propriétaires des logements occupés par des fonctionnaires profite essentiellement aux responsables politiques. Leurs techniques consistent à fixer les prix des baux administratifs alors qu’ils sont propriétaires des logements baillés à l’État. Le préjudice subit par l’État s’élève à des centaines de millions de francs qui ne seront jamais restitués.

La mauvaise gestion des sociétés d’Etat qui avaient poussé comme des champignons avec pour corollaire  des salaires colossaux, des détournements de deniers publics n’ont pas ému outre mesure les pseudo fondateurs de la Côte d’Ivoire moderne.

Sous le parti unique du PDCI-RDA, les prêts consentis par les banques de développement à certains dignitaires de l’ancien régime et restés impayés ont été convertis en dettes d’État. Il en est de même de certaines dettes avalisées par l’Etat et transformées elles aussi en dettes publiques. C’était l’époque des «prêts bancaires politiques». Cette situation a fait culminer le stock de la dette extérieure de la Côte d’Ivoire à 11 367 milliards de francs CFA en 1996.

En 1992, la construction d’une usine de broyage du cacao à QINYUAN en Chine dans la province du GUANGDONG, a englouti plus de 10 milliards de francs CFA. Il se susurre que le partenaire technique français en charge de l’achat des équipements techniques n’avait livré que les équipements de moulage. Il vend à son profit les équipements de broyage constituant le cœur du projet et disparaît. Résultat, l’usine ne peut fonctionner et l’État ne peut retirer ses billes. Faisons le parallèle avec le projet Fulton aux Etats-Unis sous Gbagbo!

Que dire de la Caistab créée dès les premières années de l'indépendance pour protéger, grâce à un mécanisme de garantie, les planteurs de café et de cacao, des variations des cours internationaux de ces deux produits? Sa gestion opaque qui relevait de la seule responsabilité de son Directeur et du Président Houphouët avait amené les institutions financières internationales à exiger sa dissolution qui interviendra en janvier 1999. Les comptes financiers produits à cette occasion montreront l’ampleur des dégâts causés à l’économie nationale par cette structure. Les experts de la Banque Mondiale et du FMI évaluent à près de 80 milliards de FCFA, l'écart entre les recettes déclarées et les recettes réelles. Quand à l’audit commercial et financier, il révèle de nombreuses irrégularités dans les opérations de la CAISTAB. On note notamment un bénéfice de 23,5 milliards au lieu du déficit de 3 milliards déclaré.

A la fin des années 80, alors que la Côte d’Ivoire ployait sous le poids d’une dette colossale, les institutions financières internationales imposèrent au Président Houphouët esseulé, un bien curieux économiste. Son rôle officiel était d’aider à redresser l’économie qui prenait de l’eau de toutes parts. Les trois années passées par Monsieur Alassane Ouattara à la primature ont été désastreuses. L’économiste venu du FMI a procédé à la vente des actifs de l’Etats dans des conditions d’opacité qui ont heurté le parlement ivoirien de l’époque. Sous la primature de Ouattara, les délits d’initiés étaient devenus monnaie courante, poussant la presse à exprimer l’exacerbation de la population dans la formule «Alassane vend et rachète». Non content de racheter au franc symbolique les entreprises publiques, le Premier ministre avait importé 19 tonnes d’effets personnels d’Europe en s’exonérant de toutes taxes douanières, avant de racheter une villa privée à 300 millions de francs CFA.

Ainsi donc, pendant quarante années, les détournements de deniers publics et l’enrichissement illicite des dignitaires du parti au pouvoir étaient érigés en mode de gestion. Le chef ayant décidé qu’il devait en être ainsi, ses compagnons de lutte et ses collaborateurs ne se privaient. Les produits de ces détournements ont été investis pour partie dans des secteurs productifs de l’économie nationale à titre privé et pour partie déposés dans des paradis fiscaux. Houphouët-Boigny le confirme lui-même en disant : «Quel est l’homme sérieux dans le monde qui ne place pas une partie de ses biens en Suisse?» Sans commentaire!

Sous Konan Bédié

Le dauphin constitutionnel du Président Houphouët-Boigny, dont les mauvaises langues disent qu’il a fêté ses sept premiers milliards dans les années 70, fera montre d’un affairisme digne des mafieux. S’il perpétue le système des quotas d’importation et d’exportation des biens de consommation courante, il ne se gène pas de privilégier les membres de sa famille et ses amis. Les travaux pharaoniques de Pépressou (Daoukro), son village natale, et de Kokorandoumi, village de son épouse, se feront sur fonds publics sans aucun droit de regard du contribuable ivoirien.

Le régime de Monsieur Bédié poussera sa boulimie jusqu’à plonger la tête dans la besace des bailleurs de fonds internationaux. En effet, l'Union Européenne avait découvert, à la suite d'un audit effectué en 1997, qu'une partie des fonds d'appui à l'ajustement structurel qu'elle avait versés à la Côte d'Ivoire, notamment dans le domaine de la santé, avait été détournée. Le préjudice qui s’élevait à 18 milliards de francs CFA représentait environ 38% des fonds alloués. Sous la pression du bailleur de fonds, l’État s’est engagé à rembourser ces montants sans tirer toutes les conséquences judiciaires de cette sale affaire. Le ministre Kacou Guikahué a été certes limogé, mais le régime avait fini par faire le deuil de ce scandale. Seuls quelques fonctionnaires avaient été emprisonnés et vite relâchés.

Après le coup d’état de Robert Guéi en 1999, l'on se rappelle que deux des nombreux candidats se réclamant du PDCI-RDA à l'occasion de l'élection présidentielle d'octobre 2000, (Émile Constant Bombet et Lamine Fadika) avaient été recalés par la cour suprême pour défaut de probité. Autant dire que cette qualité est une denrée rare chez les houphouétistes.

L’affaire Roger Nasra a été l’autre scandale qui a remué la sphère financière ivoirienne. Par un système de fausses déclarations de TVA, l’homme d’affaires ivoiro-libanais avait réussi à soutirer plus un milliard de francs CFA au trésor public ivoirien. Au cours de son procès en appel comme en première instance, Monsieur Nasra avait mis en cause indirectement le président ivoirien Henri Konan Bédié. «Le directeur du Trésor M. Bouadou m’avait dit que l’argent détourné servirait à la campagne politique de M. Bédié, j’ai accepté de servir d’intermédiaire pour ces détournements, dans l’espoir d’obtenir ultérieurement des contrats avec la Côte d’Ivoire». Qui dit mieux ?

Sous Alassane Ouattara

Après son passage à la primature (1990-1993), Ouattara s’est signalé en 2002 avec cette rébellion qui continue d’endeuiller la Côte d’Ivoire. Le braquage de l’agence de la BCEAO d’Abidjan par un certain Sia Popo a finalement été le début d’actions d’envergure destinées à faire main basse sur les richesses du pays.

Le groupe Armajaro dirigé par le beau fils de Ouattara met à la disposition de la rébellion en préparation en 2002 un financement de 30 milliards de francs CFA en vue de la déstabilisation du pays. Bien entendu, le généreux bailleur de fonds, rompu aux techniques spéculatives sur les matières premières, a fait d’une pierre deux coups. Il entendait d’une part déstabiliser le régime de Gbagbo à défaut de le faire chuter au profit de Ouattara et d’autre part provoquer une flambée des prix du cacao sur le marché international qui redouterait une pénurie du produit dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur. Après le 11 avril 2011, on peut dire sans se tromper que les deux objectifs ont été atteints. Le régime de Gbagbo a fini par chuter après huit années de résistance et l’entreprise criminelle des spéculateurs leur a rapporté quelques 500 milliards de francs CFA.

Le 24 septembre 2003, soit un an après le déclenchement de la rébellion, l’agence BCEAO de Bouaké, est attaquée et dévalisée. Les mystérieux braqueurs se sont évanouis dans la nature avec un joli pactole dont le montant exact ne sera jamais connu, les chiffres variant entre 50 et 300 milliards de francs CFA. La réussite de l’opération de Bouaké va encourager les rebelles à poursuivre leur entreprise de braquage des deux autres agences situées à Korhogo et à Man. En outre, dans la foulée, la Caisse Autonome d'Amortissement (devenue BNI), la Trésorerie régionale de Bouaké, ainsi que l’agence BIAO de Ferkessédougou ont été attaquées.  Le butin a servi pour partie à payer les combattants et les fournisseurs d’armes et pour partie à alimenter des comptes bancaires dans des pays de la sous région ainsi que des paradis fiscaux. Au vu et au su de la communauté internationale dont l’ONU!

Les poulains de Monsieur Alassane Dramane Ouattara ne s’arrêteront pas en si bon chemin. Appliquant les consignes de leurs commanditaires, les rebelles ivoiriens vont mettre en place de façon méthodique une économie de guerre en exploitant les ressources naturelles (cacao, coton, bois, noix de cajou, or et diamant) du territoire placé sous leur contrôle. Ils réussiront l’exploit de rendre le Burkina Faso exportateur de cacao pour la première fois dans l’histoire de ce pays sahélien enclavé. Ils percevront, en outre, des taxes sur le trafic routier et sur les services publics comme l’électricité que le gouvernement fournit pourtant gratuitement à la population. Ces activités leur rapportent environ 60 milliards de francs CFA par an selon les estimations du ministère de l’Economie et des Finances. A ces chiffres, il convient d’ajouter les activités personnelles des chefs de guerre, rapportant plusieurs milliards de francs CFA par an.

Ces pillages inédits dans l’histoire post coloniale de la Côte d’Ivoire est entouré d’un silence assourdissant et immoral. Que dit le justicier et censeur Ouattara de cette situation à laquelle il n’est pas étranger?

Notons que si le nouvel homme fort d’Abidjan est devenu aphasique sur les crimes économiques de son organisation mafieuse, il n’entend pas abandonner son jeu favori: le pillage des ressources nationales au travers d’une gestion scabreuse et opaque des deniers publics. Comme lui même et sa famille, la plupart des collaborateurs de l’homme qui a été installé par la communauté internationale sont plus préoccupés par la bonne santé économique de leurs propres business que par l’intérêt national. Dans ces conditions, l’on se demande si la signature, par les membres du gouvernement, de la charte d’éthique le 9 août 2011, n’était pas destinée à détourner les Ivoiriens des vrais défis de l’heure!

En moins de deux ans d’exercice du pouvoir, Dramane Ouattara est en passe de décrocher la palme de la mauvaise gouvernance. L’affairisme des dignitaires du régime Ouattara n’a d’égal que son avidité, avec un mélange de genres à couper le souffle. Avec Ouattara, on peut être Président, Ministre et chef d’entreprises privées. Quelques exemples suffisent à éclairer les Ivoiriens sur la nature réelle du régime d’Abidjan.

Selon la «Lettre du Continent», le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie, Adama Toungara a séjourné à l’hôtel Pullman dans une suite de plusieurs pièces, 16 mois durant, au frais du trésor public avec une ardoise d'un milliards quatre cents quarante millions (1 440 000) francs, soit 90 millions de francs par mois. Bien qu’étant le premier responsable des hydrocarbures de la Côte d’Ivoire, Monsieur Tounkara continue de diriger deux sociétés privées dans le même secteur: Minepetro Ltd basée dans l’Etat du Delaware (Etats-Unis) et Ipetro installée en Côte d’Ivoire.

Madame Kandia Kamara,  ministre de l’éducation, qui a maille à partir avec la langue de Molière, a institué un système d’inscription en ligne juste pour extorquer des fonds aux pauvres parents d’élèves. Sans appel d’offres, la ministre a attribué le marché à la société CELPAID contrôlée par son collègue Mamadou Sanogo, ministre de la Construction et propriétaire de grandes écoles à Abidjan (Hetec et Agitel Formation). L’un et l’autre sont maintenus à leurs postes, sans gêne!

Monsieur Adama Bictogo, ex-ministre de l’Intégration, contrôle ISD Holding, la filiale ivoirienne de la société belge Zetes qui possède le marché des passeports biométriques en Côte d’Ivoire.  Il a réussi par ailleurs à détourner une partie des sommes payées par Trafigura au titre du dédommagement des victimes des déchets toxiques déversés à divers endroits de la capitale économique, en 2005. S’il a été démis de son poste de ministre, il n’a nullement été inquiété par la justice.

Comme si les ministres de Ouattara s’étaient passé le mot, ils rivalisent d’ingéniosité pour s’enrichir de façon illicite. C’est ainsi que dans le courant de l’année 2011, la ministre de la Salubrité, Anne Ouletto, a réussi à attribuer un marché de 60 milliards à Satarem, une société française en faillite. La levée de bouclier sur ce grossier scandale a contraint le ministère de l’économie et des finances à annuler ce marché de gré à gré. Aucune autre sanction n’a été prise à l’encontre des auteurs qui continuent de narguer les Ivoiriens.

La réhabilitation des universités a été une autre occasion pour le régime de montrer son aversion pour la transparence dans la gestion des affaires publiques. C’est donc sans surprise que les travaux ont été surfacturés dans le cadre d’un marché de gré à gré, de plus de 110 milliards de francs CFA, attribué à une entreprise non spécialisée dans le BTP. Plus le temps passe plus la supercherie se découvre avec des campus universitaires non fonctionnels. Le détournement des deniers publics n’a donné lieu qu’au limogeage du Directeur des Affaires Financières du Ministère de l’Enseignement Supérieur.

Dans le courant du mois de novembre 2012, le périodique satirique «L’Eléphant déchainé» a révélé avec force détail l’enrichissement fulgurant de Diby Koffi Charles, Ministre de l’Economie et des Finances. Non seulement l’intéressé n’a pas démenti les allégations graves du journal, mais le Chef de l’État non plus n’a eu d’autres gestes que de le déplacer au poste de ministre des affaires étrangères. Les services du Trésor public ont institué un prélèvement illégal de 20 à 30% sur les factures des fournisseurs de l’Etat. Une vielle pratique déjà décriée sous les régimes précédents avec des taux moindre (5 à 10%).

Tels sont les principaux actes de mal gouvernance révélés en dix huit mois de gestion du pouvoir. Si le Chef de l’Etat ne semble pas gêné par ces nombreux scandales et conflits d’intérêts, c’est parce que ces pratiques constituent l’essence même de son pouvoir. Dans ces conditions il est disqualifié pour mener une quelconque opération mains propres contre les dignitaires du régime déchu. Il devrait s’inspirer de l’exemple de Laurent Gbagbo en la matière. Non seulement Gbagbo n’a pas jeté la pierre à ses prédécesseurs, mais il n’a pas hésité à saisir la justice même lorsque des soupçons de malversations ont pesé sur ses proches. «Avant de prétendre enlever la paille de l’œil d’autrui, il faut d’abord enlever la poutre qui crève tes propres yeux», conseille la Parole de Dieu. Simple leçon d’humilité pour un régime qui traine autant de casseroles!

 

John K. Silué

Financier, NY

lundi, 17 décembre 2012

COTE D'IVOIRE: DES MILITAIRES TUES DANS UNE ATTAQUE A AGBOVILLE

 

AGBOVILLE - MILITAIRES TUES.jpg

 

Deux militaires ont été tués dans l’attaque dimanche d’un poste de contrôle de l’armée ivoirienne à Agboville (sud, 80 km au nord d’Abidjan), selon des habitants de la localité.

D’après un enseignant dans la ville joint au téléphone, l’attaque a eu lieu vers 7h00 du matin au poste de contrôle du village d’Ery-Makouguié 1, à un kilomètre d’Agboville, à la sortie nord de la ville vers Abidjan.

Les assaillants ont ouvert le feu sur des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) en service à ce corridor, en tuant deux avant de blesser un civil et d’emporter des armes et un véhicule du Bureau national d’études techniques et de développement (Bnetd, parapublic), selon un autre témoin.

Parmi des éléments de la gendarmerie appelée en renfort, deux éléments ont été blessés, a indiqué un gendarme de la localité joint au téléphone.

Le gendarme signale qu’une première attaque a eu lieu samedi à un autre poste de contrôle des FRCI dans la localité de Kopo, à 56 kilomètres d’Agboville, sans dommages.

L’attaque d’Agboville intervient après plusieurs mois d’accalmie consécutifs aux attaques répétées contre les positions des FRCI qui avaient fait plusieurs morts.

Le gouvernement avait accusé les partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo d’en être les auteurs, ce qu’ils ont nié.

 

Source: XINHUA

lundi, 29 octobre 2012

COTE D’IVOIRE: ALARMANTE SITUATION DES DROITS HUMAINS - 42 PRISONNIERS EXTRAITS DE FORCE DE LA MACA

 

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 Le film du calvaire de Douati et de ses co-détenus

 

42 prisonniers extraits de force et en toute illégalité de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), jeudi dernier, ont été finalement ramenés pour la plupart dans la nuit du samedi à hier, dimanche. Après une pérégrination injustifiée à travers la ville d’Abidjan. Cinq d’entre eux manquent cependant à l’appel.

C’est en effet, au dire de sources pénitentiaires concordantes, le jeudi 25 octobre, veille de la tabaski, aux environs de 15h, qu’une escouade d’éléments de la police militaire de l’ex-chef rebelle Koné Zakaria lourdement armés encercle la Maca. Ils séquestrent le directeur de la prison et les gardes pénitentiaires à qui ils arrachent les téléphones portables. Ils exigent que le directeur leur remette 42 détenus, tous des prisonniers politiques civils et militaires dont l’ex-ministre Alphonse Douati, secrétaire général adjoint du Fpi chargé du suivi de l’action gouvernementale. Le directeur de la Maca s’y oppose au motif que ces  détenus sont sous mandat de dépôt et qu’ils ne peuvent être extraits de la Maca que sur instruction du procureur de la République. Les  hommes de Koné Zakaria refusent d’entendre raison.

Ainsi, armes aux poings, ils menacent d’exécution le personnel de la Maca y compris le directeur. A 17h, ils embarquent, de force, les 42 prisonniers dont l’ex-ministre Alphonse Douati en direction du quartier général (camp génie) de Koné Zakaria à Adjamé connu comme un camp de torture. Informée, l’opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (Onuci) y dépêche des émissaires. Sous la pression de ces derniers, les 42 détenus sont conduits à l’Etat-major  des armées au Plateau. Là, les maîtres des lieux refusent de recevoir ces prisonniers parce que, disent-ils, aucun ordre ne leur a été donné sur un tel transfèrement.

Ulcérés, les éléments de Koné Zakaria arrivent, ensuite, avec leur colis humain à la Maison d’arrêt militaire d’Abidjan (Mama) situé dans le périmètre de l’Etat-major. Ils engagent des négociations avec les responsables de ce lieu de détention réservé aux militaires afin qu’ils accueillent les 42 prisonniers. Ces derniers leur expliquent que non seulement ils n’ont pas assez de places pour les 42, mais en plus aucun document ne les autorise à les recevoir. Après des conciliabules, la Mama consent finalement à les recevoir. Pas en cellule, mais sous un hangar. Les prisonniers sont tous contraints à se déshabiller en gardant uniquement leurs pantalons ou culottes. Y compris l’ex-ministre Alphonse Douati. C’est donc sous ce hangar, torse nu et sans couverture, qu’ils passeront leur première nuit. Le lendemain, vendredi 26 octobre, ils reçoivent la visite de représentants de l’Onuci, de la Croix Rouge et du Mouvement ivoirien des droits humains (Midh). C’est sur intervention de ces derniers que les 42 prisonniers politiques civils et militaires sont autorisés à se rhabiller.

Le samedi 27 octobre, après une deuxième nuit sous le hangar et toujours sans couverture, Alphonse Douati est ramené dans sa cellule à la Maca aux environs de 14h, selon des sources pénitentiaires. 36 autres le rejoindront plusieurs heures plus tard. Sous le hangar à la Mama, les prisonniers dormaient quand on les a réveillés aux environs de minuit, dans la nuit du samedi au dimanche. Ils ont embarqué dans le fourgon et après un détour à Adjamé, ils ont été ramenés à la Maca où ils ont été remis dans leurs cellules. Pas de nouvelle en revanche des cinq détenus qui n’ont pas regagné la Maca avec leurs codétenus. Aucune raison n’a été avancée pour justifier cette opération qui s’apparente à une tentative d’enlèvement de prisonniers politiques.

 

Didier Depry

didierdepri@yahoo.fr


In le quotidien ivoirien "Notre Voie" N° 4256 du Lundi 29 Octobre 2012.

vendredi, 21 septembre 2012

FASSE DIEU QUE CE NE SOIT PAS VRAI!

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Côte d’Ivoire: ils ont égorgé 7 jeunes hommes pour sceller le pacte de la création du RHDP!

 

Cette révélation que nous avons reçue d’un contact à Abidjan mêle le spirituel et le réel. Elle nous a été faite par un contact à Abidjan qui en aurait été informé par l’un de ses proches. Et cette révélation devrait vous permettre de comprendre pourquoi.

Pourquoi vos frères de sang qui hier étaient des gens bien réfléchis, sont devenus subitement des personnes sans cœur, au raisonnement inexplicable, dès qu’ils ont confessé de leur bouche qu’ils sont membres du RHDP de Dramane Ouattara. Pourquoi vos amis qui défendaient hier la vérité, sont devenus des individus complètement insensés qui applaudissent le faux quand bien même ils savent que c’est du faux. Pourquoi vous avez l’impression que dès que quelqu’un se réclame du RHDP, il devient capable de donner la mort à sa propre mère si celle-ci ne partage pas ses opinions.

Oui, vous allez comprendre pourquoi Konan Banny ne peut pas démissionner de la fameuse CVDR qu’il dirige dans l’humiliation, au milieu de nombreux meurtres, enlèvements et tortures inhumaines, alors que sa femme a fait le tour de tous les hommes de Dieu qu’elle pense dignes de confiance encore, pour convaincre son époux de démissionner de leur CVDR.

Eh oui, tout peut être clair avec cette information qui explique pourquoi aucun d’eux ne peut démissionner, dénoncer, critiquer ou condamner quand bien même ils ne seraient plus d’accord avec ce qu’il se fait dans l’Ouest ivoirien et dans les villes ou villages du Sud contre la population civile innocente.

« Le RHDP a des fondements spirituels assis sur le sang. Ils ont enlevé 7 jeunes hommes. Ils ont liés leurs mains dans le dos. Ils ont organisé une cérémonie d’immolation. Ils ont fait entrer les jeunes l’un après l’autre. Ils n’ont ni bandé leurs yeux ni fermé leurs bouches. Ils ont installé au milieu d’eux, une sorte d’autel. Et chaque jeune était trainé vers l’autel, puis égorgé après qu’ils ont fait des incantations. Au fur et à mesure, lorsque les nouveaux voyaient le sang de ceux qui les ont précédé sur l’autel, au moment où on les rapprochait du lieu du sacrifice, ces jeunes pleuraient toutes les larmes de leurs corps et suppliaient l’égorgeur d’épargner leurs vies et qu’ils seraient prêts à tout faire pour eux. Ils criaient si forts que leurs cris de détresse déchireraient le cœur de toute personne ayant un peu d’humanité en elle. Mais, ceux qui assistaient au sacrifice rituel étaient tous insensibles à ces cris de supplication comme si cela en rajoutait à l’effet mystique qu’ils recherchaient à travers ces sacrifices humains. Ainsi, l’un après l’autre, ils ont été égorgés, leur sang a été recueilli et il a servi de breuvage pour oindre les personnes présentes, en boire une gorgée et sceller le pacte de sang.

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L’un des objectifs qui étaient assignés à ce pacte de sang, c’était la « loyauté ». Loyauté arrachée par un envoûtement populaire. Loyauté obtenue par l’adhésion volontaire. Dans tous les cas, le peuple et certains leaders devraient être sous contrôle spirituel afin que le RHDP résiste à toutes tentatives visant un renversement de la situation.

Si je n’avais pas l’esprit solide et que spirituellement, je n’étais pas fort, la découverte de ce spectacle aurait suffi pour me rendre fou. Voici donc le fondement sur lequel repose le RHDP.

Un jour, cela se saura. Mais peut-être qu’il serait trop tard. Peut-être pas. Toujours est-il que si Dieu doit intervenir dans la crise ivoirienne pour châtier, ce ne serait pas pour aider un parti politique ou un groupe d’individus à venir au pouvoir. Ce sera pour briser les fondements démoniaques de cette alliance qui a fait passer la Côte d’Ivoire sous un règne de sang et de domination démoniaque. C’est tout. »

Voilà donc la Révélation. Elle nous a été faite par quelqu’un que notre contact présente comme une personne qui voulait comprendre les raisons pour lesquelles il y a le sang depuis l’avènement du RHDP mais aussi et surtout, pourquoi tout se passe comme si les tenants actuels du pouvoir, leurs alliés et leurs soutiens populaires raisonnent à l’envers, parlent de réconciliation en continuant à donner la mort ou des coups encore plus cruels aux autres et, tout cela est regardé comme normal par ceux qui le font. Et puis cette personne a compris.

Mieux, elle a peur aujourd’hui, car elle soutient que le brisement de ce règne du sang par Dieu sera si terrible qu’il n’a pas les mots pour décrire le chaos.

Personnellement, au niveau de la Révolution Permanente, nous avons reçu à travers cette révélation, une explication profonde de ce que nous combattons depuis des mois et l’assurance que nous sommes sur le bon chemin du bon côté. Mais nous retenons une chose fondamentale : Dieu a son propre problème à régler en Côte d’Ivoire. Et si nous sommes de Son Côté, nous ne serons que les heureux bénéficiaires ou comme nous le croyons, nous ne serons qu’une partie des instruments qu’il est en train d’utiliser pour régler ce problème.

Il appartient donc à chacun d’entre nous de faire son examen de conscience et de choisir. Car personne ne reprochera à la Révolution Permanente de n’avoir pas parlé, de n’avoir pas prévenu et de n’avoir pas annoncé le grand nettoyage. C’est pourquoi les deux derniers Messages à adresser au Peuple de Côte d’Ivoire restent d’une importance capitale pour sauver la multitude. Mais chaque chose en son temps. Alors, patience.

A Très bientôt.


Hassane Magued

La Révolution Permanente N°00372/09/12


Source: INFO D'ABIDJAN.NET

lundi, 06 août 2012

ATTAQUE DES CAMPS MILITAIRES D'AKOUEDO: REUNION D'URGENCE ENTRE OUATTARA ET L'ARMEE

 

GENERAUX DE L'ARMEE - CI.jpg


Le président ivoirien Alassane Ouattara a convoqué une réunion d’urgence avec la haute hiérarchie militaire face à la situation sécuritaire qui prévaut dans le pays, rapportent des médias.

 

Le chef de l’Etat ivoirien devra rencontrer lundi dans l’après-midi les ministres en charge de la sécurité et de la défense ainsi que les responsables des grands commandements militaires, indique l’agence Xinhua, qui précise qu’une "importante" déclaration est prévue dans la soirée à l’issue de la rencontre.

La Côte d’Ivoire subit ces derniers jours une vague d’attaques d’inconnus armés contre des casernes militaires qui ont fait au total 11 morts.

Dimanche peu avant 4 heures du matin, cinq soldats avaient été tués dans des attaques menées contre un commissariat de police et poste militaire dans le quartier de Yopougon (ouest d’Abidjan).

Le même jour et quasiment à la même heure, une caserne avait été attaquée à Abengourou dans l’est du pays (220 km nord-est d’Abidjan), où des rumeurs d’attaque circulaient de plus en plus dans la ville, ces derniers jours.

Un important camp militaire d’Abidjan (le camp militaire d’Akouédo) situé à l’est de la ville a subi tôt lundi un assaut des assaillants non encore identifié, faisant sept morts et plusieurs blessés.

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Eléments FRCI abattus par le commando invisible au camp d'Akouédo


Dans un communiqué, le chef de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci), Bert Koenders, a indiqué que le bilan provisoire de l’attaque est d’environ sept morts et une dizaine de blessés graves dans les rangs des Frci (Forces républicaines, armée ivoirienne).

Aucune information n’était dans l’immédiat disponible sur l’identité des assaillants d’Akouédo, ni sur un éventuel lien avec les attaques de Yopougon dimanche. Nous n’en savons rien, nous sommes en train de mener nos enquêtes, j’espère qu’on sera situé d’ici demain (mardi), a répondu Paul Koffi Koffi, cité par l’Afp.

La rébellion du 19 septembre 2002 et la crise meurtrière née de la lutte du pouvoir entre l’ex-président Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, traduite sur le théâtre des opérations par un affrontement armé entre Forces régulières (FDS) pro-Gbagbo et l’ex-rébellion des Forces nouvelles pro-Ouattara, ont ouvert le boulevard de la circulation et la prolifération des armes en Côte d’Ivoire.

Selon des observateurs, le ressentiment des ex-combattants mécontents de leur sort nourrit ces incidents meurtriers dans le pays.

 

SourceAFRISCOOP

jeudi, 26 juillet 2012

COTE D’IVOIRE: LE PCF «CONDAMNE LA POLITIQUE REPRESSIVE DE OUATTARA»

 

Logo PCF

 Le PCF a condamné mardi dans un communiqué la "politique répressive" du président ivoirien Alassane Ouattara, deux jours avant sa visite en France où il doit rencontrer le président François Hollande.

"Les autorités françaises, lors de cette rencontre, doivent exprimer l’exigence vis-à-vis des autorités ivoiriennes du respect des libertés, de l’Etat de droit en Côte d`Ivoire et de la sécurité des populations", écrit dans un communiqué le PCF.

Le PCF envisage aussi à l’Assemblée nationale, où il compte une dizaine d’élus, "l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire concernant les responsabilités françaises dans la crise ivoirienne".

"Le PCF condamne la nouvelle attaque portée contre le camp de déplacés de Nahibly à l’Ouest de la Côte d’Ivoire, ayant fait une dizaine de morts et des dizaines de blessés", ajoute le parti, déplorant que la mission de l’ONU (ONUCI) soit "incapable d’assurer la sécurité des populations déplacées".

"Emprisonnements arbitraires, impunité du régime actuel concernant les violences meurtrières commises en 2011, non respect des engagements pris dans la mise en place d’un processus de " rassemblement et de réconciliation ", violations des droits civils et politiques, les populations paient le prix d’une justice inéquitable", selon les communistes.

 

Publié le mardi 24 juillet 2012, AFP

vendredi, 12 novembre 2010

RHDP: INVESTITURE D'ALASSANE DRAMANE OUATTARA. LA PHOTO D'HOUPHOUET SE DECROCHE. POURQUOI ?

 


PHOTO HOUPHOUET DECROCHEE.jpg

Je vous propose cet article fort intéressant de Claudus sur le pourquoi du décrochage du portrait d'Houphouët-Boigny intervenu au moment de la cérémonie d'investiture du candidat du RHDP, Alassane Dramane Ouattara, au siège du PDCI-RDA. Colère outre-tombe?


« Juste avant le début de la cérémonie, le portrait du Président Félix Houphouët-Boigny s'est décroché du mur. Un technicien appelé à la rescousse l'a rapidement remis en place. On pouvait entendre chuchoter dans les sièges "Le vieux est fâché !!! " "Le vieux est fâché" !! » Nous rapporte la Presse Ivoirienne. MAIS POURQUOI ?

L'Afrique a ses mystères, l'Afrique a ses réalités. Comme le dit Birago Diop :

«Les Morts ne sont pas sous la Terre :
Ils sont dans l'Arbre qui frémit,
Ils sont dans le Bois qui gémit,
Ils sont dans l'Eau qui coule,
Ils sont dans l'Eau qui dort,
Ils sont dans la 'CASE', ils sont dans la Foule :
Les Morts ne sont pas morts. »
Ce signe est révélateur... et j'en suis quelque part très heureux au vue de cette grosse mascarade qu'est ce « RHDP  Sacrilège» qui n'a de mérite que de porter le discrédit et jeter l'opprobre sur la mémoire de l'un des plus grands chefs d'état que l'Afrique ait connu.

Le portrait du père fondateur de la Côte d'Ivoire notre pays a tangué sous l'effet du vent de l'imposture et de la fourberie. Cela entrevoit clairement l'entame du chant de cygne de l'opposition-pacotille de Côte d'Ivoire.
Aujourd'hui tout le monde et même les plus sceptiques connaissent le sens de la lutte de cette opposition là.
Loin d'être une lutte basée sur une idéologie politique visant une Côte d' Ivoire unie et meilleure, c'est juste un combat pour des intérêts égocentriques. Comme le dit Pierre Joxe: "En politique il faut avoir de l'éthique. Sinon on est juste cynique ou opportuniste"

Où est l'éthique politique de Dramane Ouattara le nouveau leader des «opposés » (pas des opposants) Ivoirien au sein du RHDP ?

En 1999, c'est le même ALASSANE OUATTARA qui menaçait: «Ce pouvoir moribond, je le frapperai ; il tombera, et je rentrerai à Abidjan avant la fin de l'année». Il a effectivement frappé le pouvoir du PDCI de Henri Konan Bédié, et il est tombé ; effectivement Alassane Dramane Ouattara est rentré à Abidjan pour la Saint Sylvestre.

Aujourd'hui le même Bédié et le même Dramane se sont réunis au sein du RHDP pour terminer l'œuvre de celui qui, en renversant l'autre, a phagocyté le parti qu'il a eu en héritage à la mort de Boigny.

Et la nouvelle cible PDCI-RDRebelles c'est le président Gbagbo qui depuis 8 ans, subit l'acte 2 du plan de Dramane Ouattara qui a finalement attaqué la Côte d'Ivoire dans la nuit du 18 au 19 Septembre 2002, semant la désolation dans notre pays et rendant le pays ingouvernable selon ses propres mots.

"Votre combat était indispensable". Parole du sieur Alassane Dramane Ouattara qui s'adressait en ces termes aux responsables de la rébellion armée à Bouaké, où il était en tournée.

Oui le combat de la rébellion armée qui a:

- endeuiller des milliers de familles,

- spolier d'honnêtes gens de leurs biens, leurs souvenirs et leur avenir,

- fait des milliers de déplacés,

- massacrés des gendarmes et autres forces de l'ordre désarmés,

- mis toute la Côte d'Ivoire à genoux...

oui ce combat était indispensable car il a permis à Alassane Dramane Ouattara d'être un candidat EXCEPTIONNEL à l'élection présidentielle de Côte d'Ivoire.

Vive la méchanceté, vive l'oubli, vive la schizophrénie de certains Ivoiriens, vive la mauvaise foi pour que survive une nation défigurée.

Mais si je suis convaincu d'une chose, c'est la maturité tous azimuts de la Côte d'Ivoire d'aujourd'hui. Le peuple Ivoirien ne se laissera pas abuser par les ambitions mesquines de quelques aventuriers politiques à la recherche de sensation forte ou de terres fertiles.

Je suis heureux que de l'au-delà Nanan Houphouët fasse ce magistral doigt d'honneur au RHDP, cette grosse tâche sur son nom.

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Le PDCI-RDA devrait très vite se reprendre en main et pensez a enfin honorer Houphouët car après avoir abandonné et humilié son épouse Thérèse , l'investiture de Dramane Ouattara au nom de HOUPHOUET et dans la maison de cet homme épris de paix, est une insulte de trop au vue de ce que cet homme fait subir à la Côte d'Ivoire.


Source: Le Blog de Claudus

mercredi, 14 octobre 2009

CYBER-ESCROQUERIE : NOS AMIS LES BROUTEURS

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Dans la veine de ma campagne actuelle contre la cybercriminalité en Côte d'Ivoire qui ternit l'image de notre pays dans le monde entier, et dans le souci de faire de la sensibilisation auprès de nos concitoyens et de tous les internautes qui se font arnaquer par les jeunes ivoiriens, je vous propose un excellent papier de l'ami CLAUDUS, publié il y a quelque temps de cela sur son blog. Assez édifiant! Bonne lecture à vous et que le débat se poursuive! Fernand Dindé.

CLAUDUS: Il y a un adage bien connu qui dit que l’argent n’aime pas le bruit. Cependant en Côte d’Ivoire, il y a un « concept » dans le mode de vie de la jeunesse qui impose le « boucan et le vacarme » autour du nerf de la guerre. Il faut montrer qu’on est fort, très très fort, très très trop fort, sérieusement fort…. Financièrement.

La déferlante Couper-Décaler avec son idéologie nauséabonde qui se résume au divertissement  et à l’argent facile en est l’instigatrice première. Notre jeunesse qui n’a plus aucun repère solide a trouvé son nouveau Dieu : Crésus. Tous les moyens étant bon pour avoir de l’argent, certains ne vont pas trop se creuser la tête mais parer au plus simple (selon leur entendement): Recrudescence de l’industrie du sexe, vol, escroquerie… .

Comme par enchantement, un filon, peu ou presque pas exploité par les Ivoiriens, connaissait un franc succès dans la communauté Ibo du Nigeria installée à Abidjan : les arnaques sur Internet.

La plupart des novices qui s’y intéressaient commençaient auprès d’un Ibo pour qui ils travaillaient comme interprète ou traducteur pour ses « clients » francophones.

Les Ibos avaient pour habitude d’être plutôt discret dans leurs affaires qu’ils menaient à bien depuis plusieurs années : leur association avec les arnaqueurs recrutés et formés sur place va les dévoiler au grand jour et leur coûter très cher.

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12:20 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : claudus, côte d’ivoire, cyber-criminalite, cyber-escroquerie, couper-décaler, argent, crésus, ibo | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |