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lundi, 29 octobre 2012

MME DLAMINI ZUMA FAIT DE LA LIBERATION DE GBAGBO UNE CONDITION NON NEGOCIABLE DE LA PAIX EN COTE D'IVOIRE


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Madame Zuma, Présidente de la commission de l'Union Africaine, fait de la libération de Laurent Gbagbo une condition non négociable pour le retour de la paix en Côte d'Ivoire! Vive les femmes Africaines!


Selon des informations toujours à vérifier, Madame ZUMA, Président de la commission de l'UA, fait de la libération de Laurent Gbagbo, une priorité absolue. Elle aurait écrit à la CPI formulant cette demande, arguant que c'est une condition essentielle à l'instauration de la paix en Côte d'Ivoire, que cette libération est primordiale à toute réconciliation nationale.

Il fallait une femme, une femme de poigne pour enfin exprimer ce que l'ensemble des panafricains pense, à savoir, les affaires des Africains doivent être réglées par les Africains eux-mêmes. Courage à Madame Zuma qui partage nos points de vue et dont nous partageons les points de vue sur la gestion du continent. Et si elle ne sert pas d'exemple à ceux qui veulent présider à la destinée des Nations africaines, alors, il n'y aura plus rien à faire.
 
Bravo, Madame!

 
Calixthe Beyala,

Ecrivaine franco-camerounaise

mercredi, 18 avril 2012

KARAMOKO YAYORO (RJR) EN CAMPAGNE A PARIS: «SI SARKOZY PERD, NOTRE POUVOIR EST EN DANGER»

 

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Une délégation du Rhdp, conduite par Karamoko Yayoro, séjourne à Paris (France), afin de mobiliser les pro-Ouattara pour accorder leurs suffrages au Président français, Nicolas Sarkozy, dans le cadre du premier tour de l’élection présidentielle qui a lieu, le dimanche 22 avril 2012. A cet effet, vendredi dernier, la délégation a tenu une réunion dans une salle située non loin de la bouche de métro Alexandre Dumas. Selon un participant à cette réunion, M. Yayoro, lors de sa prise de parole, n’est pas passé par quatre chemins pour galvaniser les partisans du chef de l’Etat ivoirien à s’aligner derrière le candidat de l’UMP: «Si Sarkozy perd, notre pouvoir est en danger». Introduisant son discours, le patron du RJR a indiqué : «Nous sommes spécialement venus d’Abidjan pour vous rencontrer. Notre mission est de vous mobiliser afin de voter tous pour Nicolas Sarkozy, celui-là grâce à qui le président Ouattara a été installé au pouvoir». Et d’indiquer, avec une rare lucidité : «Si Sarkozy ne nous était pas venu en aide, Gbagbo serait encore là».
 
Voulant décupler les ardeurs quant à une mobilisation sans faille le dimanche 22 mars, Karamoko Yayoro a cité en exemple la mobilisation des pro-Gbagbo : «N’ayez plus de complexe car ceux d’en face n’en ont pas! Ils ne se cachent pas de supporter les socialistes. Regardez Calixthe Beyala, elle mobilise les Français d’origine africaine à voter pour Hollande». Pour cette raison, dira Yayoro, «je vous demande solennellement d’aller dans tous les foyers parler à vos enfants, aux ressortissants de vos villages respectifs qui ont la nationalité française et dites-leur qu’ils doivent voter pour Sarkozy».
 
En guise de rappel des hauts faits du président sortant dans la crise postélectorale en Côte d’Ivoire, M. Yayoro affirmera, pour certainement convaincre les indécis : «C’est ce monsieur qui a autorisé la déportation de Laurent Gbagbo. Pour ceux qui croient en Dieu, priez, pour les autres sollicitez vos marabouts, consultez vos cauris, faites tout ce que vous pouvez, mais il faut que Sarkozy passe». Et de conclure, sentencieux : «Nous lui devons ça».
 
Le président de la jeunesse du RDR sera-t-il entendu? Nul doute. Mais la mobilisation de ses ouailles sera-t-elle suffisante pour incliner le plateau de la balance électorale dimanche en faveur d’un Nicolas Sarkozy en perte de vitesse et que les dernières enquêtes d’opinion donnent perdant au second tour face à son rival du Parti socialiste avec au moins dix points? La réponse sera donnée le 6 mai prochain, date de la tenue du second tour de la présidentielle française.
 
 
Souleymane T. Senn in le quotidien ivoirien Notre Voie du 18 avril 2012.

lundi, 16 avril 2012

PREMIER CONGRES DU MOUVEMENT DES AFRICAINS-FRANÇAIS: LE DISCOURS INTEGRAL DE CALIXTHE BEYALA

 

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Chers amis,

Merci d’être venus aussi nombreux, d’être venus quelquefois de si loin, d’Allemagne ou de Dakar, de l’Italie ou de Ouagadougou pour assister à ce premier Congrès extraordinaire du Mouvement des Africain-français.

Etre Africain-français, c’est clamer son attachement à la France, c’est  l’aimer et la chérir, mais aussi d’avoir une passion pour l’Afrique, pour sa culture et se soucier de son avenir. 

Etre Africain-Français c’est se reconnaître dans des valeurs de paix universelle, d’égalité universelle et de fraternité universelle

Etre Africain-français,  c’est réaffirmer son attachement aux valeurs de la République.

Etre Africain-français c’est être fiers d’être français, tout aussi fiers de puiser ses racines dans l’Afrique Ancestrale, cette Afrique berceau de l’humanité et de la civilisation, mais qui en ce troisième millénaire a décidé de sortir de son berceau.

Etre Africain-français, c’est se réclamer aussi bien des Lumières que de l’Africain Wilhem AMO, d’APULEE DE MADAURE que de Condorcet.

Etre Africain-français c’est être fiers d’avoir pour ancêtre le berbère Saint-Augustin d’Hippone un des pères fondateurs de l’église, que d’Olympe de Gouge, la révolutionnaire qui a combattu l’esclavage  et rédigé la déclaration universelle des droits de la femme et de la citoyenne.

Etre Africain-français c’est être cette double combinaison, d’Occident et d’Afrique dont l’un ne saurait se prévaloir sur l’autre.

Etre Africain-français, c’est accepter son métissage culturel, ethnique et géographique qui est un atout pour la France 

Etre Africain-français c’est contribuer à la civilisation française dans sa vocation universaliste.

Chers amis, Honorables invités, 

Etre Africain-français n’est pas une question de couleur de peau étant donné que l’Afrique est le continent de toutes les couleurs, de toutes les nuances … Etre Africain-français est avant tout une vision, une manière de concevoir l’humanité comme un tout indissociable au-delà des différences culturelles, ethniques ou religieuses,

Etre Africain-français est un art de vivre.

Etre Africain-français, c’est faire partie sans nul doute du dernier carré des Républicains porteurs des idéaux de Liberté, d’Egalité et de Fraternité

C’est pourquoi chers amis,

Les Africain-français ont le privilège aujourd’hui, dans ce lieu mythique en cette date du 14 avril de l’année 2012 d’annoncer l’abrogation du décret Royal du 5 avril et 9 août 1777 interdisant aux Noirs, mulâtres et autres hommes de couleur, l’entrée sur le territoire Français et les mariages interraciaux.

Etre Africain-Français, c’est proclamer l’abrogation de ce décret Royal, avec effet immédiat, d’autant qu’il est censé être toujours en vigueur. 

Etre Africain-français, c’est s’interroger  sur ce curieux oubli qui donne une légitimité aux partis de l’extrême droite française dont les programmes portent en eux la gangrène du racisme, les nécroses du rejet de l’Autre et dont les discours nauséabonds se résument à faire de l’immigration-intégration, un couple indissociable, responsable des tous les malheurs de la France, responsable de l’insécurité, du chômage et de la déliquescence de notre identité française.   

Qu’ils sont ridicules ces partis xénophobes qui se donnent tant de mal  pour exprimer de telles inepties, de telles stupidités !

Chers amis, Honorables invités, mes frères et sœurs, 

Nous, Africain-français tenons à dire à ces politiques xénophobes et racistes qu’ils sont indignes de représenter notre si belle République car elle est  fondée sur des principes humanistes.

Nous leur disons d’une seule et même voix  que, la générosité, l’altruisme, la bonté, l’hospitalité sont les socles de la République française !

Nous leur disons avec virulence que la haine,  l’égoïsme et l’individualisme qu’ils prônent sont contraires à notre tradition judéo-chrétienne. 

Nous leurs disons que nous ne nous tairons plus face à leurs diatribes ignobles, à leurs libelles infâmes, à leurs palabres hideuses.

Nous affirmons d’une seule et même voix, à ceux qui préconisent la haine et le rejet,  nous crions à Marine Le Pen,  que pour nous Africain-français donner à boire à celui qui a soif est pour nous un besoin et non une obligation, que donner à manger à celui qui a faim est pour nous une nécessité, qu’offrir un coin de feu pour se réchauffer à celui qui a froid est pour nous une aspiration aussi forte que celle de vivre. Car générosité et hospitalité fondent notre identité africaine et chrétienne. Nous  soignerons le malade et l’indigent tel que l’exigent les préceptes que nous épousons. Nous nous battrons pour que notre cher pays la France et nos HLM demeurent des lieux d’accueil pour tous  les nécessiteux sans distinction de race, de couleur ou de religion !

Parce que donner nous enrichit, parce que donner nous donne sens, parce que donner nous distingue de l’animal car cet acte fait de nous des hommes

Nous affirmons cela avec d’autant plus de force que les valeurs d’égalité et de fraternité si chères à notre République, vont chaque jour en s’effilochant. 

Nous mettons en garde, les partis politiques Républicains tentés de reprendre à leur compte ce discours honteux pour des raisons électoralistes, ceux-là qui quelques mois encore nous proposaient un misérable débat sur l’identité nationale, un débat somme toute passionnant, mais étriqué et douteux dans sa formulation. 

Nous affirmons qu’une identité est comme une planète, en perpétuelle mouvement… ce qui fait toute sa beauté, toute sa richesse, toute sa magnificence n’en déplaise aux tenants d’une identité française figée qui serait exclusivement  d’extraction européenne et judéo-chrétienne.

Nous sommes convaincus que,  l’identité géographique des peuples  est plus importante que l’identité raciale. 

Nous sommes convaincus que les hommes appartiennent plus à leur époque et à leur espace géographique qu’à leur origine ethnique. 

Ce constat établi, nous appelons - d’une seule et même voix tous les partis -politiques à travailler ardemment au renforcement de la cohésion sociale, mise à mal depuis cinq ans par moult discours et propositions clivant 

Honorables invités, chers amis,

Plaider la cause d’un peuple devant une nation à laquelle il est censé appartenir voilà qui n’est pas aisé ; ceci est d’autant plus difficile que ce peuple a depuis des siècles accepté par la force ou par facilité les épithètes les plus saugrenues qu’on lui accole ; Il arrive quelquefois qu’il utilise lui-même  certaines épithètes qui le disqualifient en tant qu’être social, en tant que entité culturelle ayant une pensée, une capacité d’analyse et finalement en tant que personne physique ayant des droits et des devoirs.

La dernière trouvaille en date pour désigner les Africain-français est le mot « diversité. » Et nul n’argue que s’il existe bel et bien une diversité dans la faune et la flore, il n’existe qu’une seule race humaine, celle des hommes.

Pourtant, personne ne s’étonne d’entendre d’éminents politiques ou intellectuels hautement instruits, de grands journalistes et d’importants économistes qualifier les africain-français de « diversité » Et sans esprit de polémique, nous invitons le lecteur à se référer au Petit Larousse qui propose d’autres mots de la même famille, dont il ne serait point vain d’en faire un rapprochement avec « diversité » à savoir, divergent, divers, diversifier …. Jusqu’à divertissement !

L’utilisation du mot « diversité » à l’égard de l’Africain-français est-elle une manière de le considérer comme une quantité négligeable au sein de la Nation ? Est-ce une tournure linguistique pour lui signifier qu’en tant que « diversité » il n’est pas une nécessité absolue ? Est-ce un contournement pour lui notifier qu’il n’est pas essentiel au fonctionnement d’une économie, d’une administration et encore moins de la politique exclusivement réservée à une certaine élite ? Le « divers » n’est pas le centre de préoccupation d’une société ; il est son accessoire, sa périphérie… Et l’on peut s’en passer sans que n’intervienne un bouleversement dans l’établi.

Chers amis, honorables, nous ne sommes pas une diversité, nous sommes des Africain-français.

Des Français se définissant comme des Africain-français représentent près de 20 % de la population nationale.

Pourtant, aucun Africain-français ne dirige une entreprise du CAC 40, aucun  Africain-français n’occupe un haut poste de responsabilité dans les instances politiques.  Le taux de chômage dans cette frange particulière des Français y est de 40 % alors que sur le plan national il oscille autour de 10 %. Comment s’en étonner si nous sommes considérés comme une diversité ?

Cette absence des Africain-français dans les sphères politiques, économiques et culturelles est liée à l’incapacité des dirigeants de cette cinquième République à veiller à l’application de notre constitution qui stipule que l’on ne saurait discriminer un citoyen en fonction de sa couleur, de ses origines, de sa croyance religieuse ou de son sexe…

Et le Mouvement des Africain-français s’est créé  pour obliger la République à revenir à ses fondamentaux, à respecter ses principes, tous ses principes sans exception. 

En ce sens, le Mouvement des Africain-français usera de tous les moyens légaux dont il dispose pour obtenir gain de cause.

Honorables invités, Chers amis,

Nous sommes aujourd’hui réunis pour dire notre malaise face à de telles injustices, pour exiger notre part du gâteau Républicain. Nous exigeons que sortent de nos rangs des députés, des ministres, d’imminents industriels et d’hommes et femmes de culture et nous disons d’une seule et même voix : assez de l’exclusion ! Assez des discriminations ! Assez de ces formes d’occultations subtiles mais réelles d’une grande frange de la population française. 

Africain-français : D’une seule et même voix nous disons

Que Nous sommes des métis et non des métèques.

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Premier congrès du Mouvement des Africains-Français (MAF)

D’une seule et même voix nous exigeons que des mesures d’urgence soient prises afin que le mot égalité devienne une réalité pour chaque homme, chaque femme ! Nous exigeons une égalité de fond et non seulement de forme comme c’est encore le cas jusqu’à ce jour.

Parce que nous en avons assez de voir nos CV rejetés à cause de la consonance ou de la couleur de notre peau; parce que nous en avons assez de n’avoir point accès à un logement  décent du fait de nos origines…. 

Chers amis, Honorables invités, ces discriminations dont nous sommes victimes ne s’expriment pas seulement sur le territoire national, mais également à l’extérieur. C’est ainsi que nous constatons avec tristesse, que le sort d’un Africain-français emprisonné dans les geôles des pays étrangers n’intéresse personne, fût-il innocent. Michel Gbagbo, un Africain-français innocent emprisonné depuis plus d’un an en Côte d’Ivoire en est la parfaite illustration alors qu’au même moment, l’Etat déploie des moyens colossaux pour libérer nos compatriotes emprisonnés en Amérique Latine.

Nous disons, ça suffit ! Assez ! Assez !

Africain-français !!!!!!

D’une seule et même voix, nous appelons au respect les tenants du discours universaliste qui n’ont cesse de dénoncer toute manifestation de nos revendications, toute tentative de regroupement des populations africain-françaises en nous accusant de communautaristes.

D’une seule et même voix nous les enjoignons de nous accepter dans notre totalité.

D’une seule et même voix, nous leurs signifions que nous connaissons leur manœuvre qui ont pour but de nous acculer au silence, alors que dans le même temps nous avons observé de leur part une acceptation sans aucune forme de procès, de l’expression des cultures d’extractions européennes alors même qu’elles se définissent comme une communauté. 

Leurs tentatives d’occultation de notre présence explique sans doute pourquoi, la population africain-française n’a pas donné lieu à des études scientifiques approfondies susceptibles d’en cerner les contours démographiques, les aspirations, les attentes, les pensées, les parcours socioprofessionnels, le niveau de vie, le taux de chômage, les maladies spécifiques dont elle souffre etc.… Pourtant on se rend compte que dans le même temps, ces experts sont à même de produire des statistiques des jeunes Africain-français emprisonnés dans les geôles de la République ou leur taux d’échec scolaire.

Chers amis, honorables invités, nous dénonçons ces travers, cette manière différentielle de nous traiter non dans un esprit de polémique, mais de rapprochement.

Nous sommes intimement convaincus que les mots, la connaissance, l’éthique et la pensée peuvent conquérir le chaos, venir à bout de l’ignorance et transformer le mépris d’hier en admiration d’aujourd’hui.

Chers amis, Honorables invités, avez-vous comme nous constatez oh, combien est absente la politique étrangère de la France dans les débats de ces présidentielles ? 

 Existe-t-il réellement une politique Africaine de la France ? 

A cette question, la réponse est non. Il n’existe aucune lisibilité, aucune ligne directrice de la politique de la France en Afrique. Celle-ci varie en fonction des intérêts de petits groupes et autres obscures officines.

Politiques et médias nous ont justifié  les interventions armées de l’année 2011 sur le continent noir par le souci de nos dirigeants occidentaux d’instaurer la démocratie dans les pays africains. 

Nous rétorquons que la démocratie n’est pas un produit exportable. Il appartient à chaque peuple de construire la sienne en fonction de son histoire et de son évolution.

Nous disons que notre si belle République a tant d’atouts, qu’elle n’a pas besoin de mener des croisades çà et là pour s’imposer dans un univers mondialisé. Nous ne saurons soutenir ces guerres de conquête et de recolonisation d’un nouveau genre.

Nous exigeons le retrait rapide de nos soldats de plusieurs pays, parmi lesquels l’Afghanistan, la Côte d’Ivoire, la RCA, le Tchad et le Gabon.

Au Mouvement des Africain-français, nous aimons la paix, la fraternité, la solidarité et la justice. Nous disons qu’avec les pays émergeants, la France se doit d’entretenir des relations de partenariat et de respect mutuel.

Chers amis, Honorables invités, les pays d’Afrique, notre continent d’origine n’est pas seulement victime des guerres meurtrières menées contre ses populations pour la captation de ses matières premières. Il est également de nouvelles formes des pressions juridiques spécifiquement conçues.

C’est ainsi que la dernière trouvaille des dirigeants du Nord pour mieux soumettre les gouvernements du Sud à travers des ONG complices est la notion de « Biens Mal acquis ».

Nous constatons :

A – Que les pays concernés par la question des « biens mal acquis » sont les pays pétroliers du Golfe de Guinée, de la Guinée Equatoriale au Cameroun, du Gabon en passant par le Congo.  Quid des Emirats ? Quid du Qatar ? Quid de la Russie ? Pourquoi les dirigeants de ces pays ne sont pas eux aussi mis au banc des accusés alors qu’ils achètent palaces et yachts de luxe en France ? S’agirait-il de faire chanter les dirigeants Africains pour les rendre encore plus dociles ? S’agirait-il de fragiliser ces Etats pour ensuite justifier des interventions militaires comme en Côte d’Ivoire ou en Libye ? 

Où sont donc passés les milliards soit disant volés par Mobutu ? Qu’en est-il de la fortune Libyenne ? Quant à ceux de la Côte d’Ivoire, nous savons aujourd’hui que Laurent Gbagbo est indigent et que la Cour Pénale Internationale est obligée de payer ses avocats.

Chers amis, Honorables invités, 

Nous venons de  nommer la Cour Pénale Internationale.

Il est curieux de constater que la plupart des puissances occidentales qui ne reconnaissent pas la compétence de cette cour pour juger leurs propres ressortissants, sont les mêmes qui exigent à cors et à cris que les Africains y soient envoyés pour y être jugés et ceci pour des crimes commis en Afrique contre les Africains. Il est temps de dénoncer cette fumisterie au nom des droits universels de l’homme.

L’existence de la Cour Pénale Internationale est pour chaque Africain descendant une humiliation. Elle nous rappelle les périodes sombres de l’esclavage lorsqu’on expédiait les résistants Noirs mourir loin de la chaleur de leur terre natale, loin de leur soleil. Il en avait été ainsi de Toussaint Louverture, de Jean-Jacques Dessalines,  de Boukman Duty,  de Makandal pour ne citer que ceux-là, paix à leur âme !

Nous ne préjugeons pas de l’innocence ou de la culpabilité de ceux qui sont enfermés dans cette prison pour nègre. Nous demandons pour eux un traitement humain, à savoir celui d’être jugés dans leur pays, sur la terre de leurs ancêtres et par les leurs. 

Ceci explique pourquoi, le Mouvement des Africain-français demande la fermeture de la cours pénale Internationale, cette prison qui porte en elle les germes de l’esclavage et de la colonisation, cette prison qui ressemble étrangement en un purgatoire pour Africain récalcitrant, ce goulag pour peuple dominé.

Nous, au Mouvement des Africain-français déclarons, que dorénavant nous serons l’interface entre la France et l’Afrique parce que nous sommes les héritiers naturels de l’Afrique en Occident, parce que nous sommes les mieux fondés à défendre les intérêts des peuples d’Afrique.

Chers amis, Honorables Invités,

Nous ne saurons conclure ce congrès sans vous parler des objectifs à court long et moyen terme de notre Mouvement.

Le Mouvement des Africain-français, n’est pas  un mouvement de contestation, mais de construction et de responsabilisation. 

Oui, les Africain-français ont décidé en se réunissant, en formant un tout indissociable, de prendre leur responsabilité devant les hommes et devant la République.

Oui, nous voulons exister au sein de la République par nous-mêmes et non sous forme d’assistanat. Nous n’accepterons jamais une subvention sous une forme ou sous une autre. Nous tenons à rester autonomes, à financer nous-mêmes nos différentes activités et nos différents projets.  

Etre au MAF, c’est être une femme ambitieuse,  c’est être un homme extrêmement courageux.

Au Mouvement des Africain-français, nous suscitons les ambitions et nous les accompagnons. Nous voulons des postes et nous allons les conquérir afin d’apporter notre contribution à la construction Républicaine.

En matière économique, grâce au nombre de nos adhérents qui nous l’espérons atteindront 1 000 000 de personnes en une année, voire au plus tard  dans deux ans, nous générerons de l’argent. Nous serons alors en mesure de prêter des fonds à nos entrepreneurs afin qu’ils puissent créer des entreprises et des emplois, améliorant ainsi la condition sociale des Français.

Et nous y arriverons. 

Sur le plan culturel, le MAF a pour projet la création des MAISONS DES CULTURES AFRICAIN-FRANCAISES. Et ce, grâce aux cotisations, à la bonne de volonté de chaque adhérent et aux divers dons. Nous ne tendrons plus jamais la main, car la main qui donne est au dessus de celle qui reçoit. 

Dans les 10 prochaines années, nous envisageons d’acheter un bien immeuble à Paris, Lille, Marseille, Lyon et Bordeaux.

Ces lieux seront des endroits d’éducation de nos jeunes, de lecture, d’apprentissage des langues africaines, de prise en charge de ceux qui ont été déscolarisés, un lieu de formation à une véritable citoyenneté. 

Oui, nous y réussirons, nous le ferons, ensemble, main dans la main, comme un seul homme !

En matière politique… fort de l’engouement que suscite notre Mouvement, fort de l’approbation et du crédit que lui porte chaque Africain-français dans l’hexagone, à travers l’Afrique, l’Europe et même l’Amérique, le Mouvement des Africain-français sera dans un futur très proche, le premier Mouvement politique de France. Il compte peser lourdement sur les prochaines échéances électorales en France.

Pour les élections régionales, municipales ou législatives, nous voterons au coup par coup, selon l’esprit des candidats à partir des accords préétablis avec les différents candidats au-delà des partis.

Il n’est pas question pour le MAF de nous contenter du saupoudrage habituel où l’on nous jette çà et là, sur des listes électorales quelques Noirs, quelques arabes sans que l’on sache d’où ils viennent, où ils vont, ce, juste pour capter nos voix. Aussi, les seuls qui feront parti des listes et pour lesquels nous voterons seront d’abord et avant tout des membres du MAF. Les Africain-français sont d’abord du MAF avant d’être au PS, à l’UMP ou au Parti communiste. Le MAF vote pour le MAF.

Le MAF est d’abord le MAF car il contient en son sein tous les ingrédients pour bâtir une vie meilleure, une société de paix et de respect telle que l’ont imaginé les grands humanistes, les grands hommes de paix et les grands universalistes. 

Au cas où nous n’aurions pas d’accord avec les partis classiques, fort de notre mobilisation en France, nous présenterons nos propres candidats aux diverses élections.

Parce que nous en avons assez de souffrir.

Parce que nous en avons assez d’être méprisés.

Parce que nous en avons assez d’être exclus. Nous nous inclurons dans la République avec l’amour qui nous caractérise, avec le sens d’équité et de justice que nous ont légué nos ancêtres Africains et Français.

Dimanche 22 avril,  les Africain-français voteront d’une seule et même voix lors des Présidentielles pour le candidat de gauche ou de droite, qui répondra de manière claire aux doléances des Africain-français et prendra des engagements ferme avec le MAF

Et en ce sens, notre candidat est François Hollande.

Nous tenons à remercier tous les africain-français pour leur forte mobilisation, pour leur sens aigu des responsabilités dans l’organisation de cette rencontre exceptionnelle. Chacun de nous, chacun de vous à donner le meilleur de lui-même pour que plus jamais, il ne soit dit que nous n’existons pas, que nous ne savons pas faire foule

Merci à tous et que la Mobilisation Continue ! Vive les Africain-français. Vive la France !

 

Calixthe Beyala


Source: Le blog de Théophile Kouamouo

lundi, 23 janvier 2012

CALIXTHE BEYALA - AFFAIRE KIEFFER: L'ASSASSIN SERAIT OUATTARA?


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L'affaire Kieffer, comme une poupée russe. Une affaire sans fin. Une affaire qui avait permis au régime Sarkozy, de présenter l'ex président Ivoirien Laurent Gbagbo ainsi que son épouse Simone comme des sanguinaires. Et il me souvient que mes compatriotes ne cessaient de me dire : « Comment peux-tu défendre ces gens ? Ils ont tué un Français ! ».

Et ce français n'était autre que le journaliste d'investigation Kieffer, disparu lors d'un séjour en Côte d'Ivoire, alors qu'il enquêtait sur les filières cacao au pays de Houphouët.

C'était en 2004... Et on supposa que. Et on imagina que. Et on supputa que. Et où que poussait le vent des enquêtes ou des rumeurs, un nom revenait avec insistance, celui de Madame Simone Gbagbo... On disait qu'elle était si méchante, qu'elle était capable d'étriper un enfant et de laisser ses entrailles cuire au soleil; et je n'y croyais pas. On la disait si odieuse, que même le diable et ses cornes tremblaient devant elle ; et je n'y croyais pas.
Voilà que près d'un an après le coup d'Etat en Côte d'Ivoire, la vérité commence à surgir de l'ombre, sans déplaire à tout le monde.

Des gens parlent ; des gens s'accusent du meurtre de Kieffer. Ils disent que le meurtre du journaliste français aurait été commandité par le camp Ouattara. Ils donnent des preuves puisque ceux qui accusent s'accusent d'en avoir été les exécutants. Ils proposent de montrer le lieu où ils ont enterré le corps de Kieffer. Ils disent que trois membres de leur commando «opération meurtre de Kieffer», sont aujourd'hui d'imminentes personnalités proches de Ouattara.

Oui, quelques raisons pour lesquelles certains Français détestent Gbagbo et son épouse s'envolent. Et si tout ceci s'avérait, les français verseront quelques larmes de regrets... Oui, d'avoir fait tuer des milliers d'ivoiriens pour voler des richesses certes, mais aussi pour venger la mort de Kieffer. Que c'est cocasse ! Parce que in fine, l'assassin serait Ouattara?????



Calixthe Beyala, écrivaine franco-camerounaise, sur sa page Facebook.

dimanche, 18 décembre 2011

CALIXTHE BEYALA: QUAND LES PRO-OUATTARA MENACENT DE MORT


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"De quoi comprendre pourquoi l'ensemble des africains et de sa diaspora les rejettent !!!"

 

Oui, ils sont venus sur mes pages, avec des surnoms d'oiseaux ridicules, de quoi faire trembler une grand-mère ? Même pas ! Un enfant de six ans penserait qu'il s'agit d'un nom emprunté par un débile mental pour Halloween ! On va exécuter tous les pro-Gbagbo, les gens du FPI ainsi que Calixthe Beyala.

Voyons donc ! En quoi les empêcherai-je de gouverner la Côte d'Ivoire ? Je n'ai pas une armée à ma connaissance ; je n'intrigue contre personne, à ma connaissance ; je ne suis pas dans des réseaux mafieux pouvant les atteindre, à ma connaissance... Serait-ce la faute à mon écriture ? La plume, diantre fait-elle si ma!, plus mal que la guerre ? Tout donne à le penser.

Ils disent qu'ils me recherchent... Je ne me suis jamais cachée et si tous ceux à qui j'ai envoyé mes mots moqueurs, ironiques, parce que c'est cela un de mes traits d'écriture, devaient tous me rechercher pour me tuer, je serais morte depuis des lustres, pas une fois, mais des millions de fois.

J'en pleure de rire en écrivant ces mots. Même leur mentor Sarkozy me connaît, et connaît l'acidulé de mes écrits... Car combien de fois ne l'ai-je pas expédié cueillir des mangues pourries, me moquant de ses talonnettes, disant qu'il est le moins intégré de tous les Français ?

Parce que si mon petit Président Nicolas, Premier Empereur de l'Afrique, fout le bordel à travers son empire colonial de l'Afrique, il respecte sur notre territoire, la liberté d'expression... Et la démocratie.

Je l'ai insulté maintes et maintes fois. Ce qui ne l'a pas empêché, de me décorer de la Légion d'honneur et reconnaît non seulement mon talent littéraire mais mon apport intellectuel en France...

Ce qui ne l'empêche nullement de m'inviter lors des grandes festivités de la France...

Parce qu'on a beau dire, beau faire, les Ivoiriens Ouattaristes ne comprennent pas une seule chose : ils ne sont pas les compatriotes de Sarkozy, que malgré l'opposition de nombre de français à sa politique, il ne fera jamais passer un étranger avant un Français, ne bradera pas la France pour un Ivoirien, ne sacrifiera pas la vie d'un français, qu'il soit noir ou blanc, pour les beaux yeux de Ouattara.

Parce que, que les Ouattara le veuillent ou pas, il en a toujours été ainsi en France. La France est un pays bâti par les Africains.

Nous sommes des contestataires, mais la France nous aime !!!!


Calixthe Beyala, Ecrivaine franco-camerounaise.

dimanche, 23 octobre 2011

CALIXTHE BEYALA APRES LA MORT DE KADHAFI: «L'AFRIQUE PLEURE, SARKOZY RIT»

 

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Kadhafi est mort ? Peut-être. L'Afrique est morte ? La Grande Afrique, une et indivisible ? Sûrement ! Elle s'en est allée en ce triste jour du 21 octobre 2011, avec le seul qui la portait sur son coeur, dans ses tripes ! Elle s'en est allée avec celui-là, digne fils de son peuple qui suppliait les chefs d'Etats larbins de construire une grande armée africaine, une grande industrie africaine, de s'unir pour être plus forts devant les autres grands groupes du monde. Et je pense que jamais, la tristesse ne m'avait autant habitée.

Pour moi qui l'ai connu, qui l'ai soutenu dans différents sommets où il essayait de raisonner ses pairs sur la nécessité de bâtir cette Afrique pour le bienfait des générations futures. Je me souviens des sourires hypocrites et goguenards de ces lâches, ces contremaîtres qui se disent Présidents tournant en rond, renvoyant en permanence à demain, l'urgence... Parce que leurs Maîtres leur avaient demandé de ne pas accepter l'idée cette Afrique unie et lumineuse, riche et fière, cette Afrique tout en rêve splendide kadhafiste.

"Kadhafi est mort, assassiné par Sarkozy-BHL et leur coalition de fascistes ! Oui, il est parti... L'Afrique est orpheline. L'Afrique a perdu son père. Et l'Afrique pleure cette mère Libye. Et l'Afrique pleure... Et ses tonnes de larmes déversées formeront peut-être une rivière qui reviendra peut-être reverdir les tombes, les tombes encore, des milliers de morts, des martyrs, ceux-là qui pensaient qu'il valait mieux mourir que vivre assujetti !

L'Afrique pleure ; Sarkozy lui a ôté l'essence de sa vie ! L'Afrique pleure les meurtres perpétrés par Sarkozy ; Sarkozy dorlote la nouvelle-née de sa femme Carlita... Sarkozy rit et se réjouit de la mort de l'Afrique... Sarkozy rit et se réjouit de la naissance de sa fille...

Tandis que les larmes salées de l'Afrique tournoient autour des joues des femmes africaines devenues folles de douleur ; et ce chagrin coincé entre les pupilles des hommes honteux de n'avoir pas su protéger leurs terres, de n'avoir pas su se battre pour leurs familles, apeurés sans doute que Sarkozy-BHL se fâchent et distribuent d'autres bombes toutes aussi meurtrières...

Apeurés pour rien, pour tout, ignorant qu'il conviendrait de ne pas avoir peur de mourir car un homme indigne n'en est plus un, car un homme castré n'en est plus un, car vaut mourir que de vivre dans l'indignité !

Et Kadhafi l'avait compris... Et Kadhafi l'avait senti, sans doute choisi par les Dieux, cet homme exceptionnel, savait qu'il valait mieux vivre auprès des Dieux dans la dignité que cette insupportable honte qui submerge l'Afrique incapable...

Et Kadhafi l'avait compris, lui si fier qu'il nous couvrait de ce trop-plein de fierté. Qu'allons donc devenir, sans sa subtilité politique, sans cette vision grandiose qui s'en allait au-delà de lui ?

L'Afrique est morte avec Kadhafi ? Peut-être pas... Peut-être prendre un thé et penser à quelque chose de beau, penser et se dire que tout n'est pas fini, que peut-être demain en s e réveillant, le monde aurait changé parce que l'homme africain aura changé...

Penser au beau à venir même s'il ne s'agit que d'un rêve... penser que réunir la diaspora Africain-française est déjà beaucoup, que cette petite touche pourrait être un peu d'espoir dans ce monde où l'homme africain n'est pas, où la femme noire n'est pas, où le racisme géopolitique sarkozyste décide que finalement la vie d'un Africain ne compte pas. Ou si peu. Qu'il peut décider de qui doit vivre. Ou mourir."


Calixthe Beyala


Source: NOUVEAU COURRIER.INFO

22:21 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Europe, France, Libye, Monde, Monde arabe | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : monde, afrique, libye, mort de mouammar kadhafi, l'afrique pleure sarkozy rit, calixthe beyala | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 15 juin 2011

LA NUIT AFRICAINE A PARIS: UN ECHEC RETENTISSANT LIE AU BOYCOTT DES ORGANISATIONS PANAFRICAINES

 

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Il n'y a pas si longtemps, l'annonce d'un concert de Kofi OLOMIDE ou de tout autre star de la chanson africaine et nous voilà nous ruant pour acheter les billets et faire salle comble. Samedi, la France fêtait la Nuit Africaine au Stade de France. Plus des 3/4 du stade étaient vides. Que s'est-il donc passé pour ce peuple africain français - ce peuple noir dont la légende prétend qu'il aime tant danser, secouer de l'arrière-train, cet amuseur public numéro un, celui-là même qui, lorsqu'il ne distrait pas en tapant dans un ballon ou en sprintant avec vigueur, rit, rit et danse pour le plus grand bonheur du reste de l'univers, - n'aie pas répondu à ce magnifique rendez-vous du bonheur savamment concocté pour lui par des organisateurs scrupuleux ?

Oui, c'était une première ! Pourtant, tous les ingrédients étaient réunis pour que la fête réussisse ! Oui, les ingrédients étaient réunis à coups de publicité dans les grands médias français, des affiches géantes aux couleurs de la joie, des voix à la radio vantant la qualité de ses magnifiques chanteurs. Oh, que oui ! Grâce à la Nuit Africaine, on aurait tout oublié ! Les bombardements sur la Côte d'Ivoire ? C'est pas si grave que çà, mon frère. La vie continue, n'est-ce pas ? Le bombardement sur la Libye et ses milliers, milliers de morts... ? Oh, que veux-tu que j'y fasse ? C'est la vie ! La vie continue, n'est-ce pas ?

Voilà que pour la première fois, les organisations africaines françaises ont décidé de réagir. Marre de ces artistes tout en ego et en paillettes qui jamais ne disent un mot plus haut que l'autre pour ne point froisser la susceptibilité du sponsor. Ces artistes toujours d'accord sur tout. Vous tuez ? Tuez donc, je ne suis qu'un artiste, moi ! Vous exploitez ? Exploitez donc, je ne suis qu'un artiste, moi ! Ces artistes qui comme des canards ne se mouillent jamais même lorsqu'ils marchent sous une pluie torrentielle ! Alors, alors, les organisations africaines françaises ont lancé un mouvement de boycott de cette Nuit Africaine, car ont-elles estimé, l'Afrique est en deuil, donc son peuple ne saurait chanter ou danser.

Samedi soir, l'immense Stade de France prévu initialement pour accueillir entre 70 et 80 000 personnes était vide, oui, vide à en pleurer. L'événement lancé à grande pompe n'a réussi à réunir qu'entre 5 et 10 000 personnes, tout au plus. Une première expérience, un avertissement pour dire à ceux qui nous manipulent que les données ont changé, que l'homme noir devient chaque jour plus conscient des enjeux, pour dire aux artistes Africains, que le fait d'être artiste ne les dispense pas des combats de survie des peuples... En deux mots comme en mille, un monde où il fait bon vivre, vivre ensemble.


Calixthe Beyala

Ecrivain, scénariste
Candidate malheureuse au poste de Secrétaire générale de la Francophonie


Source: IVOIREBUSINESS.NET