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samedi, 04 janvier 2014

THIERRY MBEPGUE: «MEME PENDANT 10 ANS LA CPI NE TROUVERA AUCUNE PREUVE CONTRE GBAGBO LAURENT»

 

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Thierry Tafam Mbepgue ou l’audace de croire en une Afrique libre et digne!

 

Interview du président du Malcon, Thierry Mbepgue parut dans le quotidien ivoirien «Le Temps», le 31 décembre 2013.

Comment vous appréhendez la suite du procès de Gbagbo?

Ce qui se passe à la CPI est tout sauf un procès. L’arrestation et la déportation du président GBAGBO était la réalisation d’un scenario écrit par Nicolas Sarkozy qui a pris un coup dur dans son financement après sa chute en France. Voila pourquoi ce film dont l’acteur principal est celui que vous connaissez n’a pas pu sortir, pire actuellement aucun acteur ne veut figurer dans ce film. Donc sachez que pour nous combattants de la liberté, il y a plus procès à la CPI. La suite de ce cinéma que vous appelez procès sera marquée par la Libération du président GBAGBO Laurent car Il n’est pas admissible qu’on maintienne une personne en détention pendant trois années sous prétexte de trouver les preuves l’accablant. Par ailleurs que pourra apporter comme preuves crédibles un procureur qui est accusé d’avoir soudoyé les témoins pour que ceux-ci témoignent contre la défense dans l'affaire Jean Pierre Bemba ? Si elle a été capable de le faire pourquoi ne le reproduira t-elle pas dans l’affaire GBAGBO ?

Et pourtant, la Cpi vient d’accorder une autre rallonge à Bensouda.

Je vous avais dis que la cpi même pendant 10 années ne trouvera aucune preuve contre GBAGBO Laurent, elle pourra en fabriquer mais pas dire qu’il y a une preuve contre ce dernier. Ce que tu n’as pas pu trouver en 3 ans, ce n’est pas en 2 mois que tu pourras le trouver, soyons sérieux. La période accordée à Bensouda n’est rien d’autre qu’un moyen de donner un temps supplémentaire et une chance d’aboutissement aux négociations en cour actuellement à la Haye. Si même par extraordinaire on nous présentait aujourd’hui des soient distantes preuves contre GBAGBO, je ne douterai même pas un instant que celles-ci sont sorties d’un de ces laboratoires de chimie mensongère établi à travers le monde car on ne cherche pas pendant trois ans ce qui est sensé pas être caché. Mes parents me disaient toujours qu’on ne peut jamais cacher la lumière du soleil.

Selon vous, qu’est ce qui peut empêcher aujourd’hui la libération de Gbagbo.

Que ce soit sur le plan national ou international, je ne vois aucune objection à sa libération future. C’est d’ailleurs pour l’intérêt de tous qu’il faut qu’il soit libérer car on ne peut pas objectivement parler de réconciliation sans lui. Même en Afrique du sud, il a fallut que Mandela soit libre pour que l’étape de la réconciliation soit amorcer. Ceux qui œuvrent pour empêcher sa libération sont ceux là même qui ont beaucoup à se reprocher. C’est quand tu sais que tu as fais du tord à quelqu’un que tu as peur des représailles. Même Ouattara ne peut pas empêcher sa libération, mais plutôt faire en sorte qu’elle soit anticipée et je l’appelle au nom de la réconciliation de le faire.

Vous dites que Gbagbo incarne à la fois Lumumba et N’Nkrumah, alors que l’un des vôtres vient de réaliser un film documentaire dans lequel il traite Gbagbo de dictateur. Quel est votre point de vue?

(Rires). Aujourd’hui tout énergumène en manque de popularité n’a pour seule façon de faire parler de lui qu’en indexant le président GBAGBO Laurent, malheureusement les pro-gbagbo n’ont pas toujours compris cela et passe leur temps à relayer ces bêtises. Je n’ai pas été surpris d’apprendre que ce soit un camerounais qui se prête à ce genre de jeux car dans mon pays comme dans plusieurs autres d’ailleurs, il y a des brebis perdues qu’il faut rapidement retrouver et ramener dans l’enclos. Il existe aussi au Cameroun des traitres et des nègres de service qui sont toujours prêt à livrer, au moindre dollar proposé, leur propre frère. GBAGBO incarne Lumumba et N’Nkrumah et ce réalisateur incarne Mobutu SESE SEKO et tout ceux qui ont trahi nos vaillants leaders. Le Camerounais dont vous parlez s’appelle Saïd Mbombo Penda ex-journaliste à BBC. Comme lui, plusieurs affamés de nationalité Camerounaise ont été envoyés en mission pour saboter les différents acquis de la résistance anti-coloniale. Et la stratégie idéale ne pouvant être que s'attaquer au chef de file de cette lutte, ils ont trouvé bon de salir l'image de GBAGBO Laurent, le père de la résistance en Afrique. Après la sortie du pseudo film documentaire qui aurai été réalisé à plus de 108 millions, certains personnes ont tout simplement compris jusqu’à quel point le nègre peut aller pour vendre sa dignité. Qu’il soit au service du régime Ouattara ou au service de l’impérialisme occidentale, je voulais simplement qu’il sache que ce ne sont pas des campagnes de communications médiatiques bien rafistolées, ce ne sont pas les réalisations des films mensonges à hauteur de centaines de millions de FCFA par des journalistons égarés qui peuvent sauver un régime qui a du mal à convaincre un peuple. La seule chose qui peut sauver un tel régime c'est: « écouter le peuple » J’appelle sincèrement le gouvernement ivoirien à écouter le peuple.

Il affirme même que Gbagbo a trompé les camerounais.

Tu vois jusqu’où va sa mauvaise foi et sa malhonnêteté ! Le fait d’insinuer qu’une simple tête à pu tromper plus de 15 millions de têtes au Cameroun n’est-il pas une preuve que ce dernier ne sais même ce qu’il affirme ? Croyez vous que le peuple Camerounais soit aussi idiot jusqu’à ce point là ? En tout cas Il connait la vérité. Il sait que si on les a payés pour vendre leur dignité, c’est parce que l’esprit GBAGBO Laurent plane sur tout l’étendu du territoire Camerounais et la majorité des Camerounais ne rêvent que de lui ressembler.

Comment ces déclarations ont été accueillies dans l’ensemble au Cameroun?

Le vaillant peuple du Cameroun n’est pas dupe, nous savons tous comme on le dit chez nous au Cameroun: «qu’il se cherche». Il ne joue que le rôle pour lequel on l’a payé. Une fois ses millions encaissés il dira le contraire vous verrez plus tard. Par ailleurs sachez que tous ces Camerounais qui draguent les hommes politiques Ivoiriens sont répertoriés comme étant des Anti-BIYA qui rêvent d’importer les méthodes violentes au Cameroun. On les voit venir, nous les attendons de pied ferme.

Quel est aujourd’hui l’image du Président Gbagbo dans l’opinion camerounaise?

Il reste le leader incontestable que les Camerounais ont toujours rêvé, nous connaissons la vérité et ce n’est pas un documentaire dont nous connaissons la source de financement qui peut changer nos idées.

Connaissez-vous personnellement Mr Penda, l’auteur de ce film?

Demandez à 10 Camerounais s’ils connaissent cet homme, 2 ne le connaitront pas mais demandez à 10 Camerounais s’ils connaissent Charles ONANA, 9 te diront qu’ils le connaissent. Donc à toi de tirer ta conclusion.

Il dit qu’il n’a pas besoin de l’argent de Mr Ouattara…

(Rires). Il est trop riche et adore beaucoup Ouattara. Lorsque MOBUTU trahissait LUMUMBA a-t-il dit qu’il avait besoin de l’argent du roi belge ou le faisait pour les belges ?


Interview realisé par GUEHI Brence.

In le quotidien ivoirien "Le Temps" du mardi 31 décembre 2014.

mercredi, 25 décembre 2013

PAUVRE PENDA! (1ère et 2ème PARTIES)

SAÏD PENDA 2.jpg

 

PREMIERE PARTIE

Said Penda. C’est le nom du réalisateur du triste film-documentaire, pompeusement titré: «Laurent Gbagbo: despote ou anticolonialiste… le verbe et le sang».  C’est un journaliste de nationalité camerounaise, comme le sont aussi Théophile Kouamouo (Fondateur du quotidien bleu, « Le Nouveau Courrier ») ou encore Charles Onana (auteur de l’œuvre : « Côte d’Ivoire le coup d’Etat »).

Encore un camerounais qui vient se jeter à corps perdu dans la mare de la crise socio-politique en Côte d’Ivoire, nous nous sommes dit. Sauf que, contrairement à ses concitoyens, il entend prendre le contre-pied du complot occidental contre la Côte d’Ivoire et Laurent Gbagbo. Sa réalisation, comme l’indique le périodique français « La Lettre du Continent », dans sa parution N° 670 du 13 novembre 2013, est un véritable «documentaire à charge» contre Laurent Gbagbo, actuellement incarcéré à la CPI. Said Penda vient donc s’ajouter – pour ainsi dire - à la longue liste des ennemis de Laurent Gbagbo et sur laquelle figurent déjà Alassane Ouattara et ses partisans, la France néocolonialiste et ses alliés, la procureure de la CPI, Fatou Bensouda… Bref, tous ceux qui, tant bien que mal, manœuvrent pour que Laurent Gbagbo passe le restant de ses jours, derrière les barreaux.

Peut-être s’agit-il pour ce réalisateur, de donner son point de vue sur l’homme, Laurent Gbagbo. C’est son droit et nous respectons ce droit. A la question : qu’est ce qui l’a poussé à s’intéresser à la vie de Laurent Gbagbo ? Said Penda répond invariablement : c’est parce que très peu de personnes connaissent en réalité Laurent Gbagbo ». Lui-même, avoue le connaitre « plus ou moins bien ». Mais dit avoir donné la parole – comme on peut le voir dans la bande annonce du film - à des personnes qui ont côtoyées ce dernier. D’ailleurs pourquoi Said Penda ne tenterait-il pas de surfer sur la popularité de Laurent Gbagbo, histoire de sortir quelque peu de l’anonymat et de se faire, au passage, un peu de sous ? C’est en tout cas - à première vue - plausible.

Jusqu’ici, rien de sérieux. Mais là où, nous nous sommes sentis interpellés, c’est quand le nommé Said Penda présente son œuvre comme « une vérité irréfutable » ; et lorsque, dans la même foulée, il s’autoproclame « crédible », sous prétexte d’avoir « travaillé presque deux décennies » à la BBC, une chaine de radio qu’il présente comme « crédible » pour s’être toujours - selon ses dires - « basée sur les faits ». Ce qui nous a poussés à nous intéresser de près à cet obscur réalisateur qui prétend détenir « la vérité » sur Laurent Gbagbo et qui, pour des besoins publicitaires, arpente en ce moment, plateaux de télé et de radios.

D’abord, sur la radio BBC et la chaine de télé Africa 24, Said Penda utilise un ton mesuré. Il se veut dans le rôle du journaliste impartial et objectif. Lorsque le journaliste Jean-Célestin Edjangué de Africa 24 lui demande son avis sur la question soulevée par le titre de son documentaire, à savoir si pour lui, Gbagbo est  un panafricaniste ou un despote, il déclare: « (…) Ce n’est pas mon rôle à moi, en tant que journaliste-investigateur de répondre à cette question. Mais cette question a été répondue par des personnes qui l’ont très bien connues (…)». Mais ensuite, une fois, sur le plateau de la radio Africa N°1, au cours de l’émission « Le grand débat » présentée par un certain Francis Laloupo, dont l’hostilité à l’égard Laurent Gbagbo, n’est plus à démontrer, Said Penda, en compagnie du journaliste-barbouze français Jean-Pau Ney, laisse tomber son masque : « Je pense que Laurent Gbagbo, c’était en réalité, un illusionniste, et un prestidigitateur. Honnêtement. Tout ce qu’on avait l’impression de voir était faux ». Puis, après avoir dépeint Laurent Gbagbo comme un faux anticolonialiste, il poursuit : « Ce que j’aimerais dire à tous les compatriotes africains, c’est qu’il faut sortir de l’anticolonialisme dogmatique». Vous avez bien lu. Il reprend ici à son compte, ce qu’il appelle l’«anticolonialisme dogmatique», ce concept boiteux, qui n’est autre que celui prôné par un certain Franklin Nyamsi. Lui aussi camerounais, idéologue et rédacteur connu des discours de l’ex-chef de la rébellion Soro Guillaume, mais aussi  et surtout défenseur indéfectible du régime d’Alassane Ouattara. Enfin, plus rien n’arrête Said Penda. Il se déchaîne. Allant jusqu’à comparer Gbagbo à Hitler, le chef nazi. Arguant que bien que ce dernier ait été très populaire, il «était quelqu’un de mauvais et de monstrueux ». Transporté, il distille son venin: « Laurent Gbagbo nous a entrainé dans son piège. (…) Tous les partisans de Laurent Gbagbo me font pitié. En réalité, les partisans de Laurent Gbagbo comptent parmi ses premières victimes. Parce que c’est à eux qu’il a menti. C’est eux qu’il a trompé».

Que penser vis-à-vis de tels propos qui, visiblement transpirent la haine contre Laurent Gbagbo ? Que dire face à ce qui s’avère être, sans conteste, une grave insulte à l’intelligence de tous ceux qui ont soutenu et  qui continuent de soutenir Laurent Gbagbo ? Mais aussi et surtout un refus d’admettre qu’entre l’époque d’Hitler et ce 21ème siècle, l’humanité a réalisé des progrès significatifs en matière de changements de mentalités et des Droits de l’Homme? Quel est finalement, le véritable mobile de cet individu, Said Penda ?

SECONDE PARTIE

Said Penda, auteur du film-documentaire, sorti en octobre dernier : « Laurent Gbagbo, despote ou anticolonialiste… le verbe et le sang », aurait pu simplement intituler son film-documentaire : « Laurent Gbagbo, le despote sanguinaire » (car c’est en réalité, ce qu’il n’a pas eu le courage de faire), que cela n’aurait étonné personne. Mais qu’en piètre réalisateur, il puisse se cacher derrière des paravents franchement contestables, pour finalement laisser tomber le masque, est tout à fait pitoyable.

Certes, nous n’allons pas le suivre dans ses agitations. Mais sans hystérie aucune, interrogeons-nous: Said Penda n’aurait-il pu pas aller jusqu’au bout de ce qu’il avance comme « faits » ou « vérité irréfutable » ? Pourquoi s’est-il volontairement et visiblement imposé des limites à ne pas franchir sur  le cas Laurent Gbagbo ?

D’entrée de jeu, Said Penda lui-même reconnait : «Laurent Gbagbo est très populaire au Cameroun (…) Pour nous journalistes africains qui avions suivis le parcours de Laurent Gbagbo dans l’opposition, il était une sorte de modèle (…) Laurent Gbagbo était pour  nous à l’époque, le genre de président que nous rêvions pour chacun de nos pays  (…) s’était pour nous un espoir énorme de voir Laurent Gbagbo arriver au pouvoir ». Alors, à quel moment Laurent Gbagbo serait-il devenu le « despote sanguinaire » que tente de nous démontrer Penda ? Allons au-delà de ses allégations. Il faut que Laurent Gbagbo soit replacé dans son véritable contexte.

L’an 2000. Laurent Gbagbo arrive au pouvoir avec un ambitieux programme de société qui dérangeait certainement certains. En 2002, en à peine deux ans d’exercice du pouvoir, il est victime d’un coup d’Etat manqué. Par pour le reste de sa présence au pouvoir, soit en 8 ans, il sera confronté à une rébellion armée qui occupe de fait et régente toute la partie nord de la Côte d’Ivoire. Volonté de l’empêcher de mettre en œuvre son ambitieux programme de société pour la Côte d’Ivoire ? Désir de mettre fin à une supposée  exclusion dont seraient victimes les ressortissants du nord? Toujours est-il qu’il fit face à une rébellion armée, dans une Côte d’Ivoire qui continue de susciter des convoitises de la part des puissances occidentales. Il affiche clairement son intransigeance à céder sans discernement à ce qui s’avère être le système « françafrique ». Un général français, Renaud de Malaussene, adjoint du général Poncet, à l’époque à la tête de la force Licorne, revèle au sujet de l’intervention française en Côte d’Ivoire en 2004, qu’il s’agissait « d’un projet politique qui visait à mettre Ouattara en place et dégommer Gbagbo », puis il ajoute: « La mouvance Gbagbo est tombée dans un piège ». 

On se demande : comment et pourquoi Gbagbo dérangeait-il, à ce qui semble, les intérêts français au point d’être dans le viseur de l’armée française ? Qui est en réalité le soutien et le véritable financier de la rébellion armée survenue en 2002 ?

Ce qu’il faut savoir, c’est que la Côte d’Ivoire, n’est pas un cas isolé. Elle fait partie des victimes d’un vaste programme entrepris par les puissances occidentales dans le but de remodeler le monde en fonction de la nouvelle guerre économique mondiale, comme nous le revèle, une fois de plus les médias russes. Il consiste, pour les puissances occidentales telles que la France, de s’assurer le contrôle des ressources naturelles des pays faibles, et s’il le faut, pour ce faire, déstabiliser les régimes jugés trop récalcitrants et dont les chefs d’Etat n’ont d’autre choix que d’obtempérer au risque de se voir exposer à des rebellions. Des rebellions qui trouvent « miraculeusement » les financements nécessaires. Laurent Gbagbo, tout comme ses paires que sont Patrice Lumumba ou encore Thomas Sankara, s’est malheureusement retrouvé au centre de cette guerre à l’issue de laquelle, il a été défait militairement. Au cours de son mandat, il s’est longtemps battu contre toutes sortes de tentatives de déstabilisation de son régime et de son pays. Est-ce pour avoir lutté contre tout cela qu’il est aujourd’hui mis au banc des accusés et traité par des individus comme Said Penda, de despote ? Sans doute.

Ce qu’il ne faut surtout pas enfin négliger, c’est rôle et la puissance des médias. Les médias habilement manipulés, sont capables, en l’espace d’un instant, d’avilir l’image d’une personnalité ou d’en faire un héros. Les médias servent aujourd’hui d’armes de destruction massives aux mains de ceux qui ont les moyens les mettre en œuvre et de les manipuler à leur guise. C’est ce que certains observateurs ont appelés la « médiacratie ». C’est un pouvoir où les médias nous imposent ce qu’ils veulent et qui  ne vont pas jusqu’au bout de qu’ils nous montrent ou nous disent. La BBC, radio sous la couverture de laquelle se cache aujourd’hui Said Penda, échappe-t-elle à cette règle ? Pas du tout.

Cela, Said Penda le sait pertinemment. Et, c’est de cette arme qu’il use à travers son film documentaire à charge contre Laurent Gbagbo, au point de prendre, tous ceux qui soutiennent ce dernier, pour des idiots.

De ce qui précède, l’on comprend et l’on saisit enfin et mieux les motivations du sieur Penda. Pas besoin alors de perdre son temps à vouloir regarder ce ramassis de montages soigneusement ficelés, appelé film-documentaire, dans le seul but d’enfoncer d’avantage Laurent Gbagbo, vue sa trame viscéralement haineuse et propagandiste à souhait. Même pour Dame Fatou Bensouda, désespérément à la recherche de preuves contre  Laurent Gbagbo, il ne servirait absolument à rien. Encore moins pour la Côte d’Ivoire, en quête d’unité et de réconciliation.

Pauvre Penda, qui s’est donné tant de peine (12 mois de tournage et 108 millions) pour finalement parvenir au résultat contraire : Laurent Gbagbo demeure et demeurera le héros contemporain de la lutte contre l’asservissement de l’Afrique.


Marc Micael

FILM-DOCUMENTAIRE DU CAMEROUNAIS SAÏD PENDA: 108 MILLIONS POUR MENTIR SUR GBAGBO


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Que ne ferait-on pas pour avoir la tête de Laurent Gbagbo? Un journaliste camerounais s’est prêté au jeu de la manipulation avec film mensonger pour gagner de l’argent.


Face aux journalistes ivoiriens, samedi dernier, à la Maison de la presse d’Abidjan-Plateau, Saïd MBombo Penda, ex-journaliste à la radio britannique, BBC, et à l’agence de presse américaine, Associated Press, a révélé que son film-documentaire sur Laurent Gbagbo a coûté 108 millions de Fcfa pour sa réalisation. Cet élément de 2 x 52 minutes intitulé « Laurent Gbagbo: despote ou anticolonialiste: le verbe et le sang», a été produit par une obscure structure dénommée Sentinelles productions.

Qui est derrière cette structure? Où Saïd Penda a-t-il trouvé ces 108 millions? Pourquoi une si forte somme pour produire un film-documentaire, qui de l’avis de tous les journalistes sérieux qui l’ont visionné, relève plus d’un condensé de rumeurs que d’une enquête crédible?

Saïd Penda, lui- même, dévoile les vraies raisons de son pamphlet filmé sur Laurent Gbagbo. Il l’a dit dans une interview accordée, au quotidien Le Patriote, proche d’Alassane Dramane Ouattara: «Je ne comprends pas moi aussi pourquoi la Cpi aurait du mal à trouver des preuves concrètes de la responsabilité de Laurent Gbagbo dans ce que qui s’est passé, alors qu’un travail d’investigation d’un journaliste comme le mien a  pu trouver, preuves à l’appui, que Laurent Gbagbo a donné des ordres qui donnent froid dans le dos à des hommes pour qu’ils matent toute tentative d’opposition à son pouvoir».

L’aveu est ainsi clair. Le sieur Saïd Penda a été financé par des individus, qui pour des raisons qui leur sont propres, ne veulent pas que le Président Gbagbo soit libéré de la Cpi même si de toute évidence, il est innocent, et qu’il n’y a aucune preuve accablante contre lui.

Ce film-documentaire est donc une tentative maladroite pour influencer les juges de la Cpi afin d’obtenir la condamnation à tout prix de Laurent Gbagbo. Il vise également à ternir l’image du président Gbagbo au moment où, en Afrique comme en Europe, les Africains battent le pavé et occupent les médias pour exiger sa libération. Le journaliste camerounais Saïd MBombo Penda est donc le sofa  engagé pour le sale boulot. Pour tenter de donner du crédit à cette manipulation de l’opinion. Son statut d’ancien journaliste de la presse internationale est brandi ainsi que sa nationalité camerounaise. Nul n’ignore que le vaillant peuple camerounais figure en bonne place parmi les Africains qui soutiennent Laurent Gbagbo dans cette injustice qu’il subit.

Le pamphlet de Saïd Penda vise également à saboter l’image de Laurent Gbagbo au sein de la société camerounaise qui le soutient. Puisque pour les millions de camerounais, Gbagbo est une victime de l’impérialisme occidentale comme le fut le nationaliste camerounais Ruben Um Nyobe.

Saïd Penda a donc bénéficié de 108 millions de Fcfa pour pondre des contre-vérités sur Laurent Gbagbo. Une mission vouée à l’échec comme celle de l’obscur sociologue belge Benoît Scheuer à travers le film-documentaire «Côte d’Ivoire: poudrière identitaire», sorti en 2001. Un ramassis de faux clichés qui visait, a-t-on découvert plus tard, à justifier la rébellion armée pro-Ouattara de septembre 2002.


Didier Depry, in le quotidien ivoirien "Notre Voie" du 24 Décembre 2013.

vendredi, 31 mai 2013

LETTRE OUVERTE A L'HUMANITE: LA GRANDE AFFAIRE DU MARIAGE POUR TOUS OU LA CAVALE VERS LE CHAOS

 

OLIVIER BILE.jpg

Dr Olivier Bilé, Leader politique et universitaire camerounais
 
 
Chers(es) concitoyens(nes) du monde,
 

Le 12 février 2013, le parlement français a adopté la loi sur le mariage homosexuel, laquelle a été promulguée par François Hollande le mois suivant. Le monde entier a pu constater que cette loi est passée en force, car une bonne frange de la population française y était et y demeure opposée. Les mouvements de contestation dont il faut saluer l’engagement et la détermination, qui ont pris d’assaut la rue française sous la bannière de la « Manif pour tous », réclamaient notamment un référendum, compte tenu de l’ampleur de la portée sociétale de ladite loi. Ils n’ont reçu qu’une fin de non recevoir.

Si la droite française a été soupçonnée de récupérer l’événement à des fins politiciennes, certains de ses membres n’étant pas opposés à ladite loi, il apparait aussi que cette actualité a été loin de donner à la France l’image d’une grande démocratie moderne. Nous nous souvenons que ce jour, des opposants à la loi ont été expulsés par ordre du président de l’assemblée nationale en ces termes : « Mettez moi dehors ces ennemis de la démocratie ».

Dans notre société de la vitesse, l’on est habitué au fait qu’une actualité nouvelle en chasse une moins récente. La question du mariage homosexuel qui touche maintenant quatorze pays à travers le monde, n’est pas une question banale sur laquelle on puisse passer aussi rapidement. Elle engage la communauté mondiale entière et met en jeu le devenir de l’humanité. Raison pour laquelle nous nous permettons de nous inviter au débat mondial relatif à cette question.

Comme l’ont souvent indiqué les opposants à la loi Taubira, toute société est fondée sur la famille qui en constitue la pierre angulaire. S’attaquer à la famille c’est s’engager à saper et pulvériser les bases de la société. Les adeptes de l’homosexualité ont manifestement décidé d’imposer leur préférence sexuelle. Cette tendance à l’effronterie, cette résistance opiniâtre à toutes les normes morales fondamentales, ces assauts répétés et toujours plus virulents contre les repères orthodoxes, nous obligent à nous interroger sur ce qu’il adviendra de nos sociétés dans les âges à venir, si de tels choix sociétaux prospèrent davantage à travers le monde.

Le témoignage de l’histoire nous révèle que l’événement du 12 février 2013 n’est pas une première.

A différentes époques, des inclinations similaires ont été observées parmi les hommes qui, collectivement ou majoritairement, ont adopté des comportements contre-nature, bravant tous les codes moraux et éthiques de leurs époques respectives. N’en déplaise à ceux qui n’y croient pas, le rapport consigné dans la bible révèle la situation du monde antédiluvien à l’époque de Noé. Le cœur des hommes n’était tourné que vers le mal. Cette tendance démocratisée à l’iniquité provoqua le déluge dont seul Noé et sa famille sortirent vivants. Il ne fallut pas attendre longtemps pour que le peuplement de la terre se refasse et que les groupements humains soient à nouveau constitués. Les peuples de Sodome, Gomorrhe, Adna et Tseboïm s’illustrèrent à leur époque comme des champions de l’homosexualité.

C’était une société émancipée comme la nôtre, aux mœurs libérées et à la sexualité débridée. Les archéologues affirment que la région fut dans un lointain passé, le théâtre d’une extraordinaire déflagration. Le rapport consigné dans la Bible est clair : Dieu sanctionna l’immoralité de ces villes en y faisant pleuvoir du feu alimenté de souffre. Nous savons que la violence et l’immoralité sexuelle furent parmi les causes majeures du déclin de Rome. Malgré toutes ces expériences, les hommes semblent ne pas tirer les leçons de l’histoire. Raison pour laquelle, il convient de leur raffraîchir la mémoire sur cette délicate question.

Il faudrait peut-être à cet égard, commencer à s’interroger sur les causes spirituelles profondes du déclin et des tourments socioéconomiques des sociétés postindustrielles contemporaines. Il faudrait s’interroger sur la prégnance dans ces contextes, des phénomènes d’exclusion sociale, de précarité et de chômage galopants, de suicides et de désespérance, de drogue, de divorces, de violences diverses etc., reflets d’une tendance à la désarticulation continuelle de la structure et des équilibres sociaux traditionnels.

Par invocation des conventions internationales, la pression s’exerce désormais sur les pays du Sud afin que les portes de leurs pays soient plus largement ouvertes à l’homosexualité, ce qui y conduirait à terme, à la légalisation du « mariage pour tous », les mêmes causes produisant les mêmes effets. Rappelons toutefois que cela serait facteur de graves aberrations car ni du point de vue historique, ni du point de vue socio-anthropologique, nos pays africains attestent de traditions susceptibles de justifier et d’intégrer la massification du phénomène de l’homosexualité.

La légalisation du mariage homosexuel est à notre avis, une résultante sur la durée, du paradigme sociétal postmoderniste issu lui-même de la philosophie humaniste moderne d’essence occidentale. Il s’agit d’un humanisme prométhéen qui a déclaré sa haine à l’égard de tous les dieux, allant jusqu’à tuer Dieu selon les termes de Nietzsche. Une fois Dieu écarté, c’est l’homme dans sa volonté de puissance et de domination qui a été instauré. L’homme conquérant aux désirs insatiables qui, pour les assouvir, ne recule devant rien. Dieu écarté, c’est la référence suprême à la morale qui a été éteinte.

Dès lors toute morale devient subjective et relative. On en est arrivé à une société sans repère, produisant des scandales à la pelle. Et si une certaine morale laïque est convoquée pour venir à la rescousse, nous constatons chaque jour à travers le monde à quel point les hommes sont en mal de sens, aveuglés qu’ils sont par leurs inclinations primaires au principe des égoïsmes, des injustices et de l’exploitation des hommes par d’autres, du racisme, du terrorisme, des violences multiformes et de la barbarie qui caractérisent notre époque.

Quand un peuple a majoritairement choisi d’expulser Dieu de ses affaires, sa morale l’entraînera inexorablement vers le précipice. Nous voulons rappeler à ce niveau que pendant la révolution française, la France s’illustra comme la première nation dans l’histoire, à crier à la face du monde qu’elle ne voulait plus de Dieu, et s’engagea dans une violente campagne pour éliminer toute trace de Dieu et de la religion. Les Français d’aujourd’hui doivent savoir ou se souvenir du cri de guerre qui nourrit la révolution sanglante de 1789. Il était lancé par l’un de ses prophètes les plus téméraires, athée jusqu’à la moelle, François Marie Arouet dit Voltaire. Son ordre était simple et des plus explicites: « Eliminez l’infâme! », l’infâme étant Jésus-Christ. La nature ayant horreur du vide, il fallait instaurer un nouvel objet de vénération après avoir rasé l’ancien. Une femme symbolisant la liberté fit l’affaire. Plus tard, la statue de la liberté fut offerte par la France aux Etats-Unis d’Amérique.

Depuis 1789 donc, la liberté est devenue le prétexte par lequel on justifie toutes sortes d’initiatives. L’outil pour y parvenir est celui de la raison. Qui ne se souvient en classe de philosophie, du culte voué à la déesse « raison »? On prétendait alors que grâce à la raison, l’homme est capable des plus grands exploits. Raison pour laquelle il n’a plus besoin de Dieu. L’humanisme prométhéen dans toute sa violence, a fait l’éloge du surhomme nietzschéen qui par sa puissance, doit absolument parvenir à ses fins, de la même manière que les promoteurs de l’ordre homosexuel qui, en utilisant l’arme de l’argent et du pouvoir veulent imposer leur ordre sociétal contre-nature. Pour le moment, nous voulons examiner comment l’Europe et le monde occidental se sont retrouvés captifs d’une idéologie mensongère aux intentions absurdes.

Au XIXe siècle, Charles Darwin publie son ouvrage sur la théorie de l’évolution et l’origine des espèces par la sélection naturelle. Jusqu’aujourd’hui, cela n’est resté qu’une théorie, une doctrine qui recherche des arguments scientifiques en sa faveur. Le fonds de la pensée darwinienne était ailleurs. Les tenants de l’évolutionnisme social l’ont rendue explicite. Dans la société, les plus forts dominent et dictent leurs lois et leur vision du monde aux plus faibles qui ont pour seule option de se plier ou de se faire écraser. La logique des seigneurs de l’homosexualité de masse, ne déroge pas à cette règle. Au nom de la liberté, ils obligent les nations à se convertir à cette pratique. On prétend que l’homosexualité est une inclination naturelle qui ne doit pas être réprimée, au risque de violenter les pulsions internes des individus.

Cet argument nous vient de l’hypothèse de Freud qui a voulu trouver en la liberté, l’origine de toutes les névroses sociales. Il fallait donc libérer la sexualité. Voilà ce en quoi l’Europe a cru aveuglément au nom de la raison. A la limite, on pourrait comprendre que l’homosexualité demeure une pratique minoritaire, confidentielle, sans incidence majeure sur les normes et standards sociétaux universellement reconnus. Mais d’où vient-il que l’on en arrive au mariage officiel et à cette violente et agressive irruption dans l’espace public, avec des notions connotées telle celle d’homophobie de plus en plus usitée pour stigmatiser les défenseurs de la norme et de l’orthodoxie humaine en matière de sexualité?

Assurément, nous n’avons à cet égard ni les mêmes valeurs ni la même culture ni les mêmes conceptions quant aux questions de sexualité. Pourquoi alors porter atteinte à la pudeur des peuples en leur imposant cette absurdité? Si les adeptes de l’homosexualité refusent de reconnaître la violence morale dont ils sont les acteurs, nous nous permettons à notre tour de leur demander au nom de quel argument raisonnable, ils veulent que les hommes introduisent leurs phallus dans l’anus des autres, et ce pour quel intérêt? Non, la campagne en faveur de l’homosexualité est une cabale qui ne répond à aucun argument raisonnable.

Les religieux et les partisans de la droite française s’y sont opposés sans oser aborder le fond de la question, sans jamais soulever le véritable problème qui une fois évoqué, suscite la levée des boucliers: l’homosexualité, du point de vue de la morale divine, est source de destruction et de déchéance sociale. A cet égard, notre regard sur les grandes difficultés actuelles de nombre de pays, nous incline à croire que ces derniers sont intimement liés aux options civilisationnelles et sociétales liées à la légalisation du mariage homo et à la massification de la culture de l’homosexualité.

Avec l’humanisme, c’est l’homme déchu qui s’est érigé en idole dans le monde occidental. Nous le qualifions d’humanisme prométhéen parce qu’il promet aux hommes l’affranchissement de la tutelle divine et l’accès au bonheur terrestre. La notion de Dieu a été tellement érodée dans la mémoire collective occidentale que sa seule évocation met plus d’un mal à l’aise. Dieu et la religion sont acceptés comme phénomène social regrettable ou, pour rependre Freud, « des délires collectifs d’hommes qui cherchent à s’assurer bonheur et protection contre la souffrance au moyen d’une déformation chimérique de la réalité ».

Le rejet de Dieu s’est aussi traduit par l’anti-surnaturalisme. Au nom de la science, on a rejeté tout ce qui se situe au-delà de l’entendement humain. La religion étant une expression de la névrose humaine, tous ceux qui s’y adonnent sont relégués au second rang. C’est pourquoi pour ne pas paraître ringard ou démodé, les européens dans leur grande majorité refusent de s’identifier à Dieu. C’est également la raison pour laquelle le bras de fer contre les promoteurs du mariage homosexuel était voué à l’échec, étranger qu’il était à tout argumentaire basé sur le regard et la norme divine.

Comment en effet mener un combat en faveur de l’orthodoxie morale sans se référer à Dieu ? Nous reprochons aux hommes d’église soit leur déficit de courage, soit leur manque de discernement dans cette affaire. Il était de leur devoir de dire clairement qu’ils rejettent l’homosexualité au nom de Dieu et de sa loi. Il leur revenait de mettre les humanistes au défi d’expliquer pourquoi ils refusent la théonomie pour se forger des lois humanistes qui en fin de compte, se révèlent mécanismes de cautionnement de l’immoralité la plus absurde. Aux acteurs de la droite, nous demandons au nom de quoi ils s’opposaient à l’homosexualité, eux qui ont également embrassé l’anthroponomie humaniste aux dépends de l’héritage judéo-chrétien occidental. C’est pourquoi il est fort aisé de les accuser de faire de la récupération politique.

Le problème fondamental de l’occident c’est l’abandon de son héritage chrétien millénaire. Le plus curieux c’est de voir les rationalistes brandir leurs espoirs en la science tout en fréquentant les cercles ésotériques. Satan étant le père du mensonge, il propage son poison au nom de la liberté. C’est cette illusion de liberté et de puissance qu’il a toujours vendue à l’humanité rebelle pour l’asservir ensuite. La liberté est une notion très noble que nous chérissons tous. Nous aussi, nous l’avons choisie. Nous acceptons la liberté par la soumission à Dieu. Dans nos villes africaines, le phénomène des enfants de la rue va grandissant. Entre l’enfant obéissant aux injonctions de son père à la maison et celui qui flâne dans les rues, qui est le plus libre en réalité? Nous ne voulons pas de l’illusion de liberté dont le mariage homosexuel est une expression. Il est toujours temps de se ressaisir et de prendre une nouvelle orientation.

L’occident a rejeté le christianisme, le qualifiant de superstition, pour embrasser les sciences occultes. Le poison de l’occultisme s’est répandu dans le monde entier. En Afrique, la quasi-totalité des chefs d’Etats sub-sahariens sont rosicruciens ou franc-maçons. Qui servent-ils en réalité? Animés par leur soif bacchanale du pouvoir, les fraters utilisent de nos jours une bonne vieille recette. Elle consiste à corrompre le genre humain par l’immoralité, de sorte à la rendre odieuse aux yeux du seul vrai Dieu créateur des cieux et de la terre. L’immoralité sexuelle fut la cause du déluge. Le peuple d’Israël dans l’Ancien Testament devient la proie de ses ennemis chaque fois qu’il s’adonnait à cette iniquité.

La campagne de mondialisation de l’homosexualité n’est rien moins qu’un effort planifié pour corrompre l’humanité entière. Les humains sont comme des enfants gâtés qui aiment à se permette l’assouvissement de leurs pulsions lascives. Pour nous, la liberté c’est la force que Dieu donne pour contrôler et maîtriser les instincts sexuels afin de les exprimer, le moment venu, dans le cadre du mariage entre deux adultes responsables et de sexes différents. Telle est la sexualité pour laquelle nous militons. L’homosexualité n’est pas recevable comme norme ou modèle, de notre modeste point de vue et ceci n’est point une question de d’évolution ou de niveau de développement comme on l’entend trop souvent encore.

C’est une question de conception et de représentation du monde. La campagne de propagation de la culture homosexuelle est une phase majeure du dessein d’asservissement moral et total du genre humain. A travers cet article, nous ne disons pas seulement notre rejet du mariage homo et de la culture de l’homosexualité de masse. Nous déclarons que la chose ne prospérera pas sous nos cieux, compte tenu des valeurs fondamentales de la vie qui sont nôtres. Il est donc inopportun d’exercer des pressions sur nos Etats en vue de favoriser l’affirmation de cette culture au prétexte de la liberté. Nous affirmons que le vrai espoir consiste à revenir aux normes fondamentales, qui ont préservé la civilisation jusqu’à nous. Dans la même lancée, nous voulons souhaiter que dans un ultime et véritable élan de lucidité et de discernement, d’autres gouvernements auront le courage d’abroger les lois sur ce mariage homosexuel dans les pays où il a hélas déjà été adopté.

Comme nous l’avait suggéré Frantz Fanon, Il nous appartient à nous Africains aujourd’hui, d’inventer et d’affirmer courageusement une conception du monde nouvelle ainsi qu’un paradigme sociétal original, foyiste et théocentriste à l’exclusion de tout fanatisme, seul susceptible de préserver le monde des Voies de la dérive et de l’autodestruction. La construction d’un modèle de société fondé sur la promotion des valeurs de Dieu et de notre riche identité africaine sera notre meilleur cadeau à l’humanité toute entière.

 

Dr Olivier Bilé

vendredi, 22 mars 2013

LES PROBLEMES POSES A L’AFRIQUE ET L’HUMANITE PAR LA CARNAVALISATION DE GBAGBO VIA LA PLOUTOCRATIE TOTALITAIRE OCCIDENTALE (PTO)


 

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Excellent article, engagé (c’est peu dire) et éveilleur de conscience, de l’illustre intellectuel camerounais Batouri Ngoffi. C’est exactement ce que nous attendons des intellectuels africains: être de vrais chevaliers de la liberté pour l’Afrique et non les piètres sous-fiffres de l’Occident travestis en panafricanistes qui s’offrent piteusement à nos regards médusés. Il faut absolument prendre le temps de le lire! Fernand Dindé.

 

Le Jeudi 28 février 2013 s’est clos, à La Haye aux Pays Bas, l’audience d’infirmation ou de confirmation de charges contre le Président de la République de Côte d’Ivoire, Laurent GBAGBO. Petite précision importante: quand je parle de la République de Côte d’Ivoire, il s’agit de cette Nation humaine, Insoumise et fière de défendre sa Liberté, sa Dignité et son Humanité bafouées, humiliées et violées par la Ploutocratie Totalitaire Occidentale (PTO) depuis le 19 septembre 2002.

J’ai suivi avec un très grand intérêt cette mise en scène anthropophagique où l’Inquisition représentée par la terminologie « le procureur » a montré l’imposture éthique et morale de l’organisation dont il est un valet. L’organisation en question n’est pas la CPI. Cette dernière, depuis le « procès » de Nuremberg, s’est révélée être, dans les faits et la réalité, un instrument de domination comme une arme à feu est l’instrument dont se sert toute crapule pour délester sa victime de tous ses biens. L’objectif de la violence envers autrui est le vol. Cette mise en scène pose des questionnements de type philosophique et politique qui ne peuvent manquer d’interpeller l’Intelligence et la Conscience universelle. Mon propos va donc porter sur une brève analyse de ceux-ci.

Mais avant de présenter ces questions philosophiques que je me propose d’analyser, permettez-moi de revenir sur la notion d’Inquisition utilisée pour qualifier la CPI.

Qu’est-ce que l’Inquisition? Existe-il une filiation entre l’inquisiteur et le « procureur » de la CPI?

La Cour de Prédation et d’Injustice que la propagande totalitaire vend comme une organisation au service du droit est en réalité une organisation criminogène. Elle est congénitalement incapable de dire et de garantir le droit et la justice internationaux, de même que l’Onu dont elle en est une émanation, n’a jamais milité pour et ne peut garantir (ce droit et cette justice internationaux, Ndlr). Qu’il soit clair: il n’existe pas à ce jour, une Institution de forge impérialiste qui défende et promeuve la Justice et le respect du Droit dans le monde. Tant que l’impérialisme existera, il ne peut y avoir droit et justice. L’ONU et tout ce qui est appelé institution internationale sont des promoteurs et défenseurs de l’ordre désordonné impérialiste. Il ne peut en être autrement car derrière toute création existe un objectif politique: dans le cas de l’ONU et de la CPI, l’objectif est de garantir un ordre injuste qui assurerait l’hégémonie politique, économique, culturelle, philosophique et sociale de la ploutocratie totalitaire occidentale sur les peuples.

Créée à partir de 1191, l’Inquisition, cette institution prescripteur de la « Vérité », a, connu plusieurs formes qui ont eu toutes en commun pour ambition de détruire physiquement toute source de production du sens qui avait le courage et la puissance mentale de démystifier le dogme. Dogme s’entend au sens de toute expression qui a le courage d’aller dans le sens contraire des intérêts des faibles du moment. Est faible, toute organisation, structure, entité ou État qui postule que son être au monde n’est possible qu’avec la souffrance des autres. Ses seules armes sont: mensonges, violence, agression et utilisation des armes de destruction massive (médias, cinéma, littérature, science, armes létales et non létales) pour imposer la misère et l’obscurantisme à ses nationaux et aux autres nations. On est donc dans l’erreur quand on utilise des superlatifs forts, puissants pour les qualifier.

Existe-t-il une filiation entre le procureur de la CPI et l’inquisiteur de l’Inquisition? Personne ne peut contester que la cabale inquisitoriale contre Laurent GBAGBO, Homme devenu Vérité et Dignité, n’est autre chose que la lutte entre Obscurantisme et la Vérité. Toute la procédure, jusqu’aux « débats » obéit point par point, aux différentes étapes de la procédure inquisitoriale. Avec la carnavalisation de GBAGBO, le monde entier s’est très vite rendu compte que la justice ploutocratique totalitaire occidentale est dans la diffamation, des supputations et non dans la présentation des faits. L’expression « affaire procureur contre Laurent GBAGBO » est en réalité le procès de la PTO représentée par la France colonialiste contre GBAGBO.

Quelle est la mission géostratégique de la CPI dans le monde? Quel est son rôle dans la carnavalisation orchestrée du président de la république de Côte d’Ivoire Laurent GBAGBO?

Je ne vais pas revenir sur une analyse détaillée de la mission géostratégique de cette organisation qui n’est que le bras armé de la PTO. La PTO veut faire croire aux crédules de bonne foi que c’est le président GBAGBO qui serait responsable des massacres que l’armée française et l’ONU commettent en Côte d’Ivoire depuis le 24 décembre 1999. Ce faisant, ces entités cannibalistes  veulent réécrire l’Histoire en cachant leurs crimes. Ici, on est dans l’inversion des valeurs. La victime devient le bourreau et le bourreau, la victime.

Ces petites précisions étant évacuées, passons à l’objet de notre réflexion.

Quels problèmes philosophiques, éthiques et politiques la carnavalisation de GBAGBO par la PTO met-elle en lumière? Cette carnavalisation pose le problème philosophique et éthique de la distorsion inversion des valeurs, de l’érection du vice en vertu.  Le problème philosophique du droit, du droit international et celui de la justice en tant qu’instrument d’humanisation. C’est aussi le problème philosophique du Mal et du Mensonge. Il met aussi en lumière la question de la liberté (lisible à travers la misère intellectuelle et psychologique des politiques et lettrés africains formatés par l’idéologie ploutocratique totalitaire). C’est, d’un point de vue philosophique,  pour le mouvement de libération de l’Afrique et pour tous ceux qui croient en l’humanité, le problème du procès de la morale immorale qui structure le libéralisme économique occidental.

Au point de vue politique, c’est la question du rôle social des médias ploutocratiques dans le processus d’aliénation mentale et politique des peuples et du rôle politique des médias autoproclamés africains qui se revendiquent de la Résistance à l’ordre totalitaire ploutocratique. C’est la question du rôle et de la mission politiques et philosophiques des lettrés africains. Se pose aussi la question de l’autodéfense intellectuelle que nous allons étudier à travers le langage que les médias et les Résistances africains utilisent dans la lutte contre le totalitarisme du marché. Pour finir, je présenterai les conclusions que l’Afrique doit tirer si elle veut sortir de l’exclusion où la PTO la maintient depuis plus de six siècles. 

A- Les occidentaux n’aiment pas le droit international

Dans une interview accordée au B.I. Infos n° 185 de mars 2013, le journaliste Jean-Loup Izambert, revenant sur le contenu de son dernier livre publié aux éditions 20 Cœurs, Crimes sans châtiment. «Les noires complicités de la France», où il cite le grand intellectuel camerounais Pougala, et qui dit des ploutocrates totalitaires occidentaux:

«Qu’ils déclenchent des conflits en bafouant la souveraineté des peuples, en piétinant la Charte des Nations unies, ses résolutions comme les conventions internationales. [Que] les guerres ouvertes contre la Libye puis contre la République arabe syrienne font suite à celles déjà enclenchées dans des conditions similaires contre l’Afghanistan, l’Irak, la République fédérative de Yougoslavie et plusieurs pays d’Afrique dont la Côte-d’Ivoire ou le Mali.

[Que] Elles (les guerres en question) témoignent de la volonté des dirigeants des mêmes pays occidentaux – USA, Angleterre et France en principal – de passer outre le droit international pour piller les richesses des peuples, contrôler les grands axes de communication qu’ils jalonnent et y installer des régimes militaro-financiers. [Qu’]Ils bénéficient dans ces nouvelles guerres coloniales du soutien peu flatteur des dictatures pétro-religieuses du golfe Persique et de l’intervention du Fonds monétaire international.

[Que] L’embargo contre la République islamique d’Iran afin d’empêcher son développement et d’y provoquer des troubles en est un autre exemple. [Que] Ces crimes sont prémédités, planifiés, discutés entre princes et sont le fait des mêmes États, tous membres de l’OTAN.»

Le slogan «les droits de l’homme» n’est en réalité qu’une imposture dont se servent les nazis occidentaux pour voler, piller et massacrer les peuples qui refusent de se laisser spolier. C’est qui a été observé depuis décembre 1993 en Côte d’Ivoire.

B- La CPI peut-elle être une instance de justice?

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Pour répondre à cette question, j’invite les uns et les autres à se poser la question de savoir pourquoi les plus grands criminels (Bush père et fils, Obama, Blair, Sarkozy, Hollande, Ban Ki moon, Netanyaou, Pinochet, Chirac, Cameron, Ocampo, Koffi Annan) n’ont jamais été inquiétés depuis la création de ce monstre. Moreno Ocampo (je recommande de lire le livre-enquête que lui a consacré Charles Onana), ex inquisiteur, n’a-t-il pas reconnu implicitement, lors d’une interview à la chaîne impérialiste qatarie «Al jazeera» que la Cpi était une organisation chargée de garantir l’hégémonie de la PTO?

Pour être plus précis, de quel problème philosophique et politique la Cpi serait-elle la solution? Il s’agirait, selon la propagande totalitaire, d’un dispositif chargé de défendre le droit international et de garantir la paix. Sauf que, le totalitarisme a une conception très curieuse du droit international qui se réduit à une licence d’exterminer donnée aux banques, assurances et autres cartels financiers et mafieux de s’accaparer ce que bon lui semble où il le veut et quand il le veut. Lorsqu’on regarde l’historiographie de cet instrument du maintien de l’ordre injuste, on est frappé de constater qu’il a toujours été le fait des faibles. Est faible toute organisation qui utilise tous les moyens pour empêcher son «adversaire» de se préparer pour lui faire face.   

Comme l’a dit le président GBAGBO, dans sa magistrale leçon sur la Vérité, la démocratie et le droit du 28 février devant la cour, «en suivant les débats», tous ceux qui ont une science de l’historiographie de l’occupation de la Côte d’Ivoire par la France se sont «trouvé tellement éloignés de la Côte d’ivoire». 

En écoutant l’égrainage du DCC (Document de Confirmation de Charges), on se pose la question de savoir de quoi doit se nourrir la Justice?

Tel est le sens de la question que GBAGBO posa à la conscience des «juges». Si on veut dire la Justice comme le prétend la Cpi, pourquoi, pas une seule fois, les faits n’ont été convoqués par la « procureure »pour assoir son narratif?

Pourquoi, ne serait-ce que «pour fluidifier son raisonnement», ni la «procureure», ni la «représentante légale des victimes», ni les «juges» n’ont posé de question  au président GBAGBO afin d’obtenir «des informations» qu’ils auraient pu vérifier par la suite? Par ce non respect du b a bas de toute procédure judiciaire, la Cpi a convaincu ceux qui croyaient encore naïvement à la propagande qu’elle n’est nullement une cour de justice; mais bien un instrument au service du Mal. Autrement dit, comment expliquer que pas qu’une seule fois, dans le DCC, il n’est été question de la seule question qui vaille et que le président GBAGBO a rappelé aux «juges»: qui a gagné les élections présidentielles de 2010 en République de Côte d’Ivoire? Comment la «justice moderne» peut-elle vouloir juger des conséquences sans se préoccuper des causes de celles-ci? Seule la recherche de la réponse à cette question aurait suffit à situer les responsabilités.

Non, on ne peut juger de quelque chose sans en connaître les causes. C’est comme si on demandait à un médecin de soigner une maladie en ignorant les causes de celle-ci. Juger signifie évaluer, émettre un jugement de valeur sur quelque chose. 

Sur la question de la légitimité du jugement, Me ALTIT a répondu clairement qu’un jugement n’est légitime que si on prend le réel dans son ensemble. Porter des jugements sur des parties inexistantes d’un puzzle, n’est nullement parler du puzzle ni même le juger. La partie inexistante ne peut rendre compte d’un ensemble ayant réellement existé. C’est à cette castration intellectuelle, à cette imposture éthique et psychologique que la PTO veut soumettre le monde. Comme on le voit, on est dans l’érection de l’Injustice en justice. C’est la raison pour laquelle je l’appelle Cour ploutocratique de l’Injustice.

Dans sa lutte contre la Résistance [dont GBAGBO, est une figure de proue] la PTO, à travers son instrument la CPI, promeut l’Injustice en luttant de toute sa violence et sa férocité contre la Justice.

C- La CPI ou la caution morale du totalitarisme?

Que donne à voir l’expression «affaire procureur contre Laurent GBAGBO»? En suivant au jour le jour l’audience qui a commencé depuis le 19 février 2013, on se rend compte qu’au-delà de la question de la Justice, se pose la question philosophique du Mal.

Le monde entier a pu constater que l’acte d’accusation était un tissu de mensonges que la défense a pulvérisé dans les règles de l’art. Mentir est intentionnel. Quand on ment, déforme les faits, raconte une histoire qui n’a rien à voir avec le réel ou les faits, on ne fait pas autre chose que banaliser le Mal.

N’en déplaise aux afrocollabos (individus qui, en se revendiquant de l’Afrique, travaillent pour son aliénation par le PTO), en Côte d’Ivoire, il y a, d’un côté le camp du Bien qui est le peuple de Côte d’ivoire que représente GBAGBO et le Mal qui est la France (et le cercle des cannibales), l’Onu et ses démembrements que représente le Burkinabé Dramane.

Dans une précédente réflexion, j’avais qualifié ce figurant de Pétain. En vérité, n’étant pas ivoirien, on ne peut que se risquer de le qualifier d’Alberto Fijumori (Japonais que la PTO plaça à la tête du Pérou et qui lorsqu’il commit des massacres et fut poursuivit par la justice péruvienne, il alla se réfugier chez lui au Japon).

Cette scène de cannibalisme qui se joue depuis novembre 2011 pose la question de la légitimité philosophique et politique du colonialisme que la propagande appelle «droit d’ingérence». 

Au nom de quel principe, de quelle valeur, des entités qui massacrent, mutilent, violent, font des domicides ou génocides depuis des siècles se donnent-elles la liberté d’aller massacrer dans un pays souverain comme la Côte d’ivoire, la Libye, l’Iraq, la Syrie, le Mali?

Le «droit d’ingérence humanitaire» n’est pas autre chose que le totalitarisme. Le totalitarisme n’est pas ce qu’on a voulu faire dire à la philosophe Hannah Arendt. C’est une organisation de la vie humaine reposant sur la pensée unique et un système d’aliénation et d’embrigadement des peuples et des consciences. La pensée unique ici est la thèse selon «tu dois suivre une seule voie qui est la mienne et à condition que ce soit toujours moi qui te domine». Voilà ce que je nomme la pensée unique. Le totalitarisme se veut intemporel, ahistorique et trans-humain.

C’est parce que GBAGBO est nationaliste et fondamentalement humain que la PTO veut le briser. En réalité, c’est la lutte Etat-nation contre ce que le philosophe Herbert Marcuse appelait le «capitalisme des monopoles», du pillage et des massacres qui se joue dans la déportation du président ivoirien. On comprend, au regard de tout ce qui précède que la Cpi n’est que la caution morale du totalitarisme.   

D- le mensonge est-il consubstantiel au totalitarisme à la CPI?

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Le président GBAGBO posait aux juges la question de savoir «pourquoi dans la justice moderne, il y a des camps retranchés?» Et il renchérissait en demandant à ses bourreaux de ne pas lui attribuer des parents qu’il n’a pas. Cette remarque fut la preuve qu’il est conscient que c’est l’inconscient africanophobe des euro-américains composants la «cour» qui structure ce cannibalisme dont il est le «trophée» provisoire.

L’observation la plus importante qu’il fit était le constat que si la «cour» avait voulu vraiment dire le droit et la justice, elle aurait, ne serait-ce que «pour fluidifier le raisonnement», fait appel à lui pour avoir des «informations» qu’elle pourrait vérifier par la suite.

La prestidigitation de l’inquisiteur et de l’Inquisition a confirmé tout ce que l’Afrique pense de cette organisation. D’ailleurs, mise à mal, la potiche Bensouda a fui en rase campagne.

Ainsi, le raisonnement est simple. Au-delà de la carnavalisation du président GBAGBO par la PTO, la vraie question philosophique que soulève l’existence de la Cpi ou des autres  «tribunaux internationaux» qui l’ont précédée est celle de sa légitimité. Qui crée ces structurent et les finance? Toute organisation est au service exclusif de son créateur-financeur. L’être même de la Cpi est mensonge et imposture. Crime et justice sont incompatibles.  Le mensonge ne peut se nourrir que du mensonge. La Cpi étant mensonge, ce dernier ne peut que lui être consubstantiel.

E- Le larbin vit-il? 

Avec l’agression-occupation de la Côte d’Ivoire par la France colonialiste, j’ai découvert comment et pourquoi des individus étaient des individus et non des hommes. 

J’ai vu et lu des individus qui chantaient et se présentaient comme des militants anticolonialistes et qui postulaient à qui voulait les entendre qu’en toute circonstance, il faut se référer à la raison. Je les ai vus proclamer qu’il faut enterrer la françafrique, ils ont vilipendé et honni de bouche l’impérialisme. Mais ils ont accouru pour soutenir le colonialisme en Côte d’Ivoire. Ce faisant, ils ont nié leur profession de foi publique. Des contempteurs occidentaux des gouvernants africains se sont retrouvés alliés à eux quand il fallait justifier les positions sociale et économique qu’ils occupent. Ils ont renoncé à penser pour aller dans le sens du vent de l’impérialisme, ont renié leurs parents pour satisfaire les dessous de la ceinture. Ils ont appelé et justifié les massacres d’hommes et de femmes pour un verre de bière.

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Avec l’agression-occupation de la Côte d’Ivoire, la France livre à la vindicte populaire africaine tous ses agents africains. Elle a permis aux jeunes générations africaines de voir quel est le rôle exact des lettrés africains qui travaillent pour elle et contre l’Afrique. Au Cameroun, nous avons vu à quoi servent Achille Mbembè, Shanda Tomnè (Ce dernier essaie de faire oublier qu’il a participé au «coup d’état» contre GBAGBO et à l’agression-occupation de la Côte d’Ivoire) et autres organes de presse tels que Voxafrica et son larbin de service Jules Ndomché, au Bénin, on a vu a quoi sert Hountondji, au Congo Brazza, on eu Mabanckou, de l’autre côté de Kinshasa, on a vu Elykia Mbokolo, au Sénégal, on a vu Boubakar Boris Diop et tous les autres que je ne vais pas citer ici. J’ai voulu savoir ce que tout ce monde avait en commun. Toute leur propagande est faite par la France. Autrement dit, ils doivent tout à la France.   

F- La morale immorale du totalitarisme ploutocratique

La morale peut-elle être immorale? Voilà la question que m’a posée ma fille quand elle m’a entendu utiliser le concept de morale immorale. De quoi s’agit-il en réalité? Comment une morale peut-elle être immorale? La PTO a-t-elle une morale? Quelle est sa nature?

La morale est un ensemble de règles, de façons de faire et d’être dans une société et qui a pour but ultime de permettre à l’individu de s’humaniser; c’est-à-dire de devenir Homme. On ne naît pas Homme; on le devient.

Une morale peut-elle être immorale? Une morale immorale, c’est exactement toute la manière d’être au monde de la ploutocratie totalitaire occidentale. Une morale immorale est ce qu’on peut appeler une imposture. C’est-à-dire le fait de professer en public quelque chose et de faire son opposé dans la vie avec les autres. C’est désigner les opprimés par le terme de terroristes alors que  soi-même on pratique le terrorisme. Oui, la ploutocratie totalitaire a une morale qui est immorale.

G- Rôle politique et mission sociale des médias

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Quels sont le rôle politique et la mission sociale des médias ploutocratiques dans le processus d’aliénation mentale et politique des peuples?

La fabrication du consentement. De la propagande médiatique en démocratie, écrit par les grands intellectuels Noam Chomsky et Edward Herman en 1988 situe sur le rôle et la mission sociale des médias dans une société où il n’est plus facile d’utiliser la violence physique pour se faire obéir: fabriquer le consentement.

Il ressort de cette étude qu’il y a ce que dénonce Pougala: contrôle et rétention des informations qui, si elles étaient connues du grand public, les choses ne passeraient pas comme cela se passe actuellement. Pour réussir son coup d’État et l’occupation de la Côte d’Ivoire, les médias français, tous détenus par les hommes qui s’enrichissent avec l’argent public français avaient engagé contre la Côte d’Ivoire et le président GBAGBO, une campagne de dénigrement et de délégitimation afin de donner comme une sorte de caution morale à une action nazie et de la pire immoralité: massacrer des Ivoiriens pour voler et continuer le pillage du pays.

Quel est le rôle politique des médias nationalistes dans la lutte contre l’impérialisme? Voilà la petite question que j’ai posée aux hommes et femmes des médias qui se revendiquent de l’Afrique? Je continue de poser la même question: en tant qu’Africain qui dit travailler pour l’Afrique et les Africains et non contre l’Afrique et les Africains, quels est son rôle politique et sa mission dans la lutte contre le système qui ensanglante le continent depuis plus de six siècles? Qu’est-ce que lutter contre l’impérialisme? Peut-on lutter contre un système complexe en utilisant sans critique toutes les catégories terminologiques utilisé par le système pour assoire sa domination culturelle?

En clair, peut-on utiliser le vocabulaire de l’obscurantisme pour le combattre? La guerre idéologique et linguistique précède la guerre militaire. Tant que les médias africains ne prendront pas ce problème à bras le corps, leur combat est vain. Aujourd’hui, quand on parcourt les médias africains qui se réclament de  la Résistance, on est stupéfait du manque de distance de ceux-ci, par rapport au vocabulaire idéologique de la France. Aucun travail n’est effectué sur les concepts qui sont repris de façon naïve.

H- Les lettrés africains et l’Afrique

Quelles sont les responsabilités des lettrés au sein des sociétés sous domination coloniale? Quelles sont les responsabilités des lettrés au sein des sociétés prétendues «libres et ouvertes» comme les chiens de garde occidentaux aiment désigner la société dans laquelle ils vivent?

Est-il légitime de parler de morale quand on défend les crimes monstrueux que son gouvernement commet sur d’autres peuples?

La responsabilité d'un lettré est  de s'efforcer de révéler la vérité sur des sujets humainement significatifs à un public capable de s'en saisir.

Sur la première question, je vous renvoie à un précédent article que j’avais commis sur le sujet.

La quasi-totalité des lettrés africains sont des larbins. Qu’est-ce qu’un larbin? C’est un individu malade psychologique et qui prend systématiquement la défense des classes les plus favorisées au détriment de celles dont il est issu. Cette pathologie diminue ses capacités d’analyse et se traduit par un blocage psychologique l’incitant à agir préférentiellement contre ses propres intérêts au profit de ceux qui l’exploitent.  Le larbin africain prend systématiquement la défense des impérialistes contre l’Afrique. Quand il parle de l’Afrique, c’est pour la dénigrer et appeler à sa colonisation. Quand vous entrez chez lui, il parle la langue héritée de ses parents avec sa femme et parle une des langues occidentales à ses enfants.

Quelles conclusions pour l’afrique?

Tant que nous n’étudierons pas les moyens et les outils utilisés pour nous asservir, la PTO s’en donnera à cœur joie.

La jeunesse africaine doit faire terriblement attention à tous ces lettrés africains encensés par les Occidentaux.

Tant que les journalistes se revendiquant de l’Afrique ne prendront pas à bras le corps la question des mots idéologiques de l’impérialisme qu’ils reprennent à leur compte, ils perdureront l’asservissement de l’Afrique.

La jeunesse africaine restée sur le continent doit se méfier des Africains partis étudier en Occident. Ils sont très souvent des agents d’influence de la domination occidentale sur le continent. Il ne faut développer aucun complexe vis-à-vis d’eux. Ce sont des larbins qui s’ignorent parfois. Les études en Occident ont pour but géostratégique de fabriquer des larbins et laquais qui devront continuer à perpétuer la domination de la ploutocratie totalitaire occidentale sur l’Afrique. Plus de 90% d’auteurs occidentaux sont des agents au service d’un ordre injuste et tous ceux qui les lisent devront douter de façon systématique de tous ce qu’ils lisent et entendent. Cette méfiance devra être aussi de rigueur avec les afrocollabos qui sont très nombreux.

 

Le 16 mars 2013, Batouri Ngoffi

Ancien vendeur d’arachide au marché New Déido à Douala

Bangoffi05@gmail.com

 

Source: CAMEROON VOICE

dimanche, 15 juillet 2012

QUE LEUR ARRIVE-T-IL FRANCHEMENT A SES DEUX?


Me Alice Nkom face à Sismondi Barlev Bidjocka


L'homosexualité rend-elle les camerounais fous?


Source: Le blog de Théophile Kouamouo 

mercredi, 27 avril 2011

LA FRANCE PEUT-ELLE GAGNER LA GUERRE DE RECOLONISATION DE L’AFRIQUE ?


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Pour maintenir sa domination sur les territoires africains de Madagascar et de l`Algérie, la France s`est lancée dans les guerres coloniales, massacrant des milliers de Malgaches et d`Algériens. Malgré l`omerta, on sait qu`il y a eu une centaine de milliers de Malgaches et d`Algériens massacrés par l`armée coloniale française !

 

S`ils en doutaient encore, les Africains viennent d`avoir la preuve, avec les évènements de Libye et de Côte d`Ivoire, que la France a déclenché une nouvelle guerre de colonisation de l`Afrique. Dans cette œuvre barbare, la France a le soutien des Etats-Unis d`Amérique, qui dirigent une coalition militaro-impérialiste dénommée OTAN. La France se bat depuis un siècle pour se maintenir au rang de puissance moyenne. Par effraction, elle est entrée au Conseil de Sécurité des Nations Unies bien qu`ayant été occupée militairement par l`Allemagne durant toute la 2è guerre mondiale.

Après cette victoire diplomatique, la France a essayé de maintenir intact son empire colonial. Mal lui en a pris. Elle s`est lancée dans de nombreuses guerres coloniales, en Indochine, en Afrique du Nord, en Afrique Centrale. La France a été vaincue en Indochine ; C`est au Vietnam, à Diem Bien Phu que la France a subi sa plus lourde défaite coloniale.

Elle a donc abandonné l`Indochine, laissant aux Américains (USA) le soin de recommencer la guerre de colonisation de l`Asie. Vietnam, Laos et Cambodge furent donc perdus pour la France. L`Afrique du Nord et en particulier l`Algérie, a montré un visage hideux de la France. Pour maintenir sa domination sur les territoires africains de Madagascar et de l`Algérie, la France s`est lancée dans les guerres coloniales, massacrant des milliers de Malgaches et d`Algériens. Malgré l`omerta, on sait qu`il y a eu une centaine de milliers de Malgaches et d`Algériens massacrés par l`armée coloniale française !

Malgré ces massacres, l`Algérie et Madagascar ont obtenu leur indépendance, les armes à la main. Ces défaites ont amené la France à réajuster sa stratégie coloniale. Elle a donc programmé des indépendances sans contenu. Les nationalistes kamerunais ayant exigé l`indépendance totale et la réunification de leur pays, la France put donc expérimenter sa nouvelle stratégie de guerre coloniale. Entre 1952 et 1971, 500 000 Kamerunais furent massacrés par l`armée kamerunaise et l`armée franco-ahidjoïste.

Une Politique à Courte Vue

La France signait ainsi sa première grande victoire militaire néo-coloniale. Tous les observateurs sérieux s`accordent pour dire que la Françafrique est née au Kamerun, après les massacres que l`armée française a perpétrés dans notre pays. La France a désormais une réputation établie de nation guerrière qui ne s`embarrasse d`aucune considération humaine et morale pour massacrer les Noirs et les Arabes. On citera entre autres massacres commis directement ou indirectement (c`est-à-dire, avec le soutien actif de l`armée française), le Sénégal, le Congo-Kinshasa (expédition sur Kolwezi), le Rwanda (le génocide) et ces jours-ci la Côte d`Ivoire (3000 Ivoiriens assassinés par la licorne et les rebelles avec le soutien de l`armée française).

Voilà le vrai visage de la France. Pays guerrier qui massacre a tour de bras des populations noires et arabes dès lors que ses intérêts  semblent compromis. La France ne s`arrêtera pas de perpétrer d`autres massacres. Dans la compétition qui s`est ouverte, la France est dépassée par la Chine qui aspire à devenir la première puissance économique mondiale et par l`Allemagne qui est la première puissance économique européenne.

Elle sait que les BRICA (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) qui sont des pays indépendants seront dans quelques décennies les principales puissances économiques du monde. Que d`autres pays comme la Turquie, l`Iran, le Vietnam dépasseront bientôt la France. L`inquiétude gagne donc les élites françaises. La peur étant mauvaise conseillère, la France a donc décidé une fuite en avant guerrière espérant ainsi maintenir sous domination de vastes territoires africains par la terreur.

C`est un très mauvais calcul, c`est surtout une politique à très courte vue. Les Africains et notre Jeunesse en particulier sont édifiés sur le sens de l`interventionnisme français en Afrique. Presque plus personne ne croit à l` «amitié» franco-africaine. Ce que les Africains observent, c`est plutôt les dégâts et les malheurs causés par la Françafrique. Les Africains vivent au quotidien les méfaits de la domination française. Elle se traduit par l`injustice criarde qui permet par exemple à des employés et ouvriers français des multinationales et des entreprises françaises installées en Afrique de percevoir des salaires 10 fois voire 20 fois plus élevés que ceux des cadres et hauts cadres africains !

Elle se traduit par la discrimination dans l`octroi des marchés lorsque des entreprises françaises sont en concurrence avec des entreprises locales appartenant à des Africains ; elle se traduit par la mainmise de la France dans des secteurs entiers de l`économie non pas en raison de leurs performances mais plus par la corruption et le diktat que le pouvoir politique français exerce sur nos dirigeants ; elle se traduit par le carcan de la zone franc dans lequel des pays se disant indépendants sont contraints à l`utilisation de la monnaie de l`ex-puissance colonisatrice ; elle se traduit par la mainmise en Afrique des éditeurs français dans la production du livre scolaire et de la culture ; elle se traduit par la tentative faite de harcèlement et de propagande mensongère pour détruire les cultures africaines au prétexte qu`elles seraient arriérées.

Cette injustice propage la frustration, la colère et la haine dans les cœurs des Africains. Désormais la France apparaît comme le principal obstacle à l`épanouissement des peuples africains. Un tel sentiment, aucune armée, aucune force spéciale ne peut le vaincre. Ce sentiment crée les conditions pour préparer les armées de révolutionnaires qui libèreront demain l`Afrique des armées criminelles qui ont juré d`assujettir à jamais l`Afrique.

Notre jeunesse a bien saisi le message, elle est déterminée à libérer sa patrie, l`Afrique. Elle gagnera sa guerre de libération contre la France et contre toute autre armée d`occupation venue d`Occident. C`est cela la loi de l`Histoire. Notre Peuple a décidé de mettre en déroute l`imposture occidentale. Cela prendra le temps qu`il faut mais la France perdra sa guerre de recolonisation de l`Afrique et notre Patrie, l`Afrique, sera libre.



Par Abanda Kpama *

* Président du National Manidem

 

Source: ABIDJAN 360

samedi, 26 mars 2011

AFRIQUE - FRANCE: CALIXTHE BEYALA ECRIT A JEAN PING, PRESIDENT DE LA COMMISSION DE L'UNION AFRICAINE


CALIXTHE BEYALA 2.jpg

A Monsieur Jean Ping, Président de la Commission de l'union Africaine: rupture des relations diplomatiques des pays membres de l'U.A avec la France


A Monsieur Jean Ping

Président de la Commission de l'union Africaine


Objet : Demande d'une rupture des relations diplomatiques des pays membres de l'U.A avec la France

Pantin, le 20 mars 2011


Monsieur le Président,

Nous venons par ces mots vous demander qu'il soit mis immédiatement fin aux relations diplomatiques qu'entretiennent les pays membres de l'Union Africaine que vous présidez avec la France.

En effet, depuis deux jours les Africains sont victimes des massacres des populations civiles perpétrés en Libye par la France, pour des raisons fallacieuses et ce, malgré la désapprobation de l'Organisation que vous présidez.

Il est inadmissible, impensable qu'un pays comme la France bombarde, tue les populations Libyennes alors même que le mandat soit disant donné par l'ONU ne comportait pas cette clause.

Il s'agit là pour le peuple Africain, d'une humiliation sans nom, d'une blessure profonde qui n'est pas sans rappeler les agissements de ce pays lorsqu'il s'agissait pour lui de mettre l'Afrique sous sa domination.

L'Afrique est aujourd'hui un continent indépendant. La souveraineté des Etats doit être respectée ; l'on ne saurait rester impassible face à une telle sauvagerie.

D'ores et déjà des soulèvements populaires sont prévus dans toute l'Afrique si jamais l'Union se refusait de prendre ses responsabilités face à cette horrible agression. Une grève de la faim de nos élites est également à prévoir.

Nous comptons sur l'Organisation que vous présidez afin que soit mis fin, dans les plus brefs délais, à ces assassinats de femmes et d'enfants innocents, à ce génocide moderne où les pays dits civilisés s'octroient le droit de tuer en toute impunité sous la couverture d'une ingérence humanitaire.

Dans l'espoir que vous mettrez tout en œuvre pour que cessent ces horribles événements, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes sentiments respectueux.


Calixthe Beyala, Ecrivain

© Le Républicain (ml) : Calixthe Beyala


Source: CAMER.BE

vendredi, 11 mars 2011

CARGAISON D'ARMES SAISIES AU CAMEROUN: LE NOM D'ALASSANE OUATTARA CITE



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In Le Nouveau Courrier N°225 du 11 Mars 2011

 

Des informations issues des interrogatoires attestent que le nom de l'opposant ivoirien aurait été cité par le monsieur d'origine libanaise venu s'enquérir de la situation sur place afin d'entamer les négociations.


Hier mercredi 9 mars 2011, en fin d'après midi, Le Messager a appris de sources sécuritaires proches de la légion de gendarmerie de l'Est qu'un homme de nationalité libanaise dont l'identité ne nous pas été communiquée, se serait présenté nuitamment aux chauffeurs tchadiens des quinze camions contenant les trente containers estampillés Onu et fortement soupçonnés de contenir des armes de guerre, pour les convaincre de prendre la poudre d'escampette avec le délicat convoi en direction de Douala. Selon nos sources, il était prévu que lesdits chauffeurs quittent Bertoua à minuit dans la nuit du mardi 8 mars non sans avoir déjoué la vigilance des gendarmes préposés à leur surveillance. Mais, prévenus contre une telle éventualité, les gendarmes de Bertoua auraient tout de suite éventré " ce plan de guerre ".

Et le mystérieux Libanais qui, dit-on, venait de Douala, aurait alors quitté Bertoua précipitamment au moment où les pandores s'apprêtaient à lui mettre le grappin dessus afin de procéder à son identification et l'interroger sur les mobiles de sa démarche. Ainsi hier mercredi, jusqu'au moment où nous mettions sous presses, les nouvelles qui nous parvenaient de Bertoua indiquaient que le convoi des quinze camions semi-remorques avec leurs trente containers suspects étaient toujours parqués à la légion de gendarmerie de l'Est, sous la vigilance des gendarmes. Le Messager a aussi appris des sources proches du ministère de la Défense, que ces containers n'avaient toujours pas été ouverts, la présidence de la République n'ayant toujours pas donné d'ordre à ce propos.

Toutefois, des indiscrétions en provenance des milieux proches du pouvoir de Yaoundé affirment qu'il s'agit " d'une affaire de haute sécurité qui préoccupe au plus haut niveau le chef de l'Etat. Dans la mesure où s'il s'agit effectivement des armes de guerre, à savoir des kalachnikov, des fusils d'assaut légers, et des lances roquettes, comme le laissent croire les premiers éléments de l'enquête, il s'agirait d'une affaire très grave. Vous savez que les containers en question viennent du Tchad, un pays voisin et frère et sont estampillés Nations Unies. Ce n'est pas une affaire simple à gérer, il faut le croire ". Selon nos sources, l'affaire préoccupe au plus haut point le pouvoir de Yaoundé dont le silence actuel pourrait être le signe visible d'un embarras. Parce que l'histoire pourrait conduire à une crise diplomatique non seulement entre le Cameroun et le Tchad mais aussi entre notre pays et l'Onu ou la Côte d'Ivoire. De sources bien introduites, que ce soit à la présidence de la République ou ministère des Relations extérieures l'on s'étonne que le Tchad, dont le président Idriss Deby Itno fait partie du panel des chefs d'Etats membres de l'Union africaine chargé de trouver une solution diplomatique à la crise postélectorale ivoirienne, ait fait convoyer des containers suspects en passant par le Cameroun, sans en avertir les autorités camerounaises. " Il y a quelque chose qui sent mauvais dans cette situation. Le président tchadien entretient de bonnes relations avec le président Paul Biya. La météo entre N'djamena et Yaoundé est sans nuage. Qu'est-ce qui peut expliquer une telle cachotterie " ? s'interroge un cadre du Minrex.

Il est évident qu'il s'agit d'une situation de grosse tension en ce moment au sommet de l'Etat camerounais où le silence reste, pour le moment, de rigueur. Aux dernières nouvelles, nous apprenions qu'une partie du convoi serait parti de Bertoua la nuit dernière pour Yaoundé sous escorte de la gendarmerie.

Selon les premières informations diffusées par le Messager, il s'agissait d'un convoi de plus de 15 véhicules gros porteurs transportant chacun deux conteneurs. Mais selon les dernières informations de la gendarmerie camerounaise il s'agirait de plus de 35 véhicules gros porteurs regroupés autour de la légion de gendarmerie (voir photos ci dessus) et siège régional du Groupement Mobile d'Intervention (GMI).

D'autres informations issues des interrogatoires attestent que le nom de le Sieur Alassane Ouattara aurait été cité par le monsieur d'origine libanaise venu s'enquérir de la situation sur place afin d'entamer les négociations. Même si l'issue de ces négociations n'a pas été révélée, le correspondant de cameroonvoice sur place à Bertoua a pu constater qu'une partie du convoi a pris la route à destination de Douala sous forte escorte de la gendarmerie camerounaise. D'après les indiscrétions des chauffeurs qui avaient pris des chambres dans une auberge proche de la légion de gendarmerie, ils quitteront ce 10 mars à 7h 00 pour Douala. Notre source sur place a pu néanmoins noter quelques plaques immatriculation:18S2408A, 18S2411A, 18S2409A, CESR8553A, T8S1402A, 18S2337. Nous y reviendrons.


 

In Le messager - Cameroonvoice


Source : LE NOUVEAU COURRIER

mardi, 08 mars 2011

CAMEROUN - EN PROVENANCE DU TCHAD: 30 CONTAINERS D'ARMES DE L'ONUCI SAISIS PAR LA GENDARMERIE A BERTOUA

 

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L'encombrant colis était destiné au port ivoirien de San Pedro.

 

Trente containers en provenance du Tchad et suspectés de contenir des armes ont été saisis, le vendredi 4 mars 2011, à Garoua-Boulai, bourgade du département du Lom et Djerem, par la brigade de gendarmerie locale. Il s'agirait vraisemblablement de containers d'armes de l'Onuci à destination de la Côte d'Ivoire. Le chef de l'Etat a été saisi du dossier.


Selon des sources sécuritaires, proches de la légion de gendarmerie de l'Est à Bertoua, c'est le vendredi 4 mars 2011 que la brigade de gendarmerie de Garoua Boulai, a interpellé un convoi de 15 camions semi- remorques portant chacun deux containers. L'important convoi qui venait du Tchad, est arrivé au poste de contrôle frontalier de la gendarmerie nationale de Garoua-Boulaï la nuit tombante. Les gendarmes ont alors stoppé le convoi pour identification d'usage des conducteurs, et c'est là qu'ils ont découvert le pot-aux-roses. Un élément de la gendarmerie en poste à Garoua-Boulai, joint hier au téléphone par Le Messager, explique sous anonymat :

« Après avoir identifié les chauffeurs, nos éléments ont demandé à connaître ce qu'ils transportaient dans les containers. Tous ont déclaré qu'il s'agissait des vêtements et du coton qu'ils sont en train de convoyer vers le port de Douala. Ce qui a attiré l'attention des gendarmes est le fait qu'il y avait sur chaque container la mention « Onuci Bouaké Côte d'Ivoire ». Il se trouve qu'un convoi des Nations unies ne peut pas venir d'un pays voisin, et traverser ainsi tout le pays sans que les autorités militaires et de sécurité du pays concerné n'aient été informées. C'est pour cette raison que nos éléments ont tenu à vérifier ce qui se trouvait effectivement dans ces containers ».

Notre source indique alors que les chauffeurs se seraient d'abord opposés à la fouille des containers. Mais face à la détermination des gendarmes de Garoua-Boulaï, ils ont fini par obtempérer. C'est alors que, selon toujours notre source, les gendarmes auraient découvert dans deux des premiers containers contrôlés, des armes de guerre du genre Kalachnikov, Fusils d'assaut léger (Fal) et des grenades. Immédiatement, face à l'incapacité des chauffeurs des camions transportant ces colis de s'expliquer, les gendarmes ont donné l'alerte.

Informé, le commandant de la légion de gendarmerie de l'Est va ainsi envoyer sur place des renforts pour convoyer tous les camions sur Bertoua. Le convoi arrive dans la capitale régionale du Soleil Levant au petit matin de samedi 5 mars 2011. La première exploitation des chauffeurs  permet aux gendarmes de la légion de l'Est, de savoir que le cortège se rendait à Douala, où il était attendu au port de la capitale économique, pour embarquement des containers à direction de la Côte d'Ivoire, et précisément du Port de San Pedro.

Pour en savoir plus, nous avons contacté le cabinet du secrétaire d'Etat à la Défense où une source officieuse  a confirmé l'immobilisation de ce convoi de 15 camions à Bertoua par la gendarmerie. « Pour l'instant, a-t-elle indiqué, il est difficile de dire avec le maximum de précision ce que contiennent ces containers. La haute hiérarchie a été informée de l'immobilisation des camions et des premiers éléments de l'enquête. Il s'agit d'un convoi des Nations unies. Nous ne pouvons pas l'ouvrir sans l'autorisation du chef de l'Etat ».

A la représentation des Nations unies à Yaoundé, on n'a pas semblé au courant de cette expédition. Voici ce que nous a répondu une voie autorisée : « Ce qu'il faut savoir, c'est que ce n'est pas nouveau que des convois des Nations unies partent du Tchad pour Douala, et vice versa. Le Pam, par exemple travaille beaucoup avec le Tchad. Mais pour ce qui est d'un convoi de containers des Nations unies interpellé à Bertoua, je ne suis pas au courant ».

Pour sa part, joint au téléphone hier, l'ambassadeur de Côte d'Ivoire au Cameroun est formel : « J'ai été mis au courant par un appel téléphonique d'un individu disant vivre à Bertoua qui m'a informé de cette situation. Je suis en train de vérifier auprès des autorités camerounaises. En tout cas pour ce qui nous concerne, l'ambassade n'a pas été saisie du passage d'un convoi des Nations unies venant du Tchad, à destination de la Côte d'Ivoire ».

Au moment où nous mettions sous presse, dans la nuit de dimanche, les camions étaient toujours parqués à la légion de gendarmerie de l'Est, attendant sans doute que les forces de sécurité reçoivent de la Présidence de la République des indications sur la conduite à tenir. Car, s'il était établi qu'il s'agit effectivement de containers d'armes, traversant le Cameroun pour aller sur un théâtre de guerre civile, dans un pays africain frère, le problème serait forcément diplomatique, et ne pourrait se traiter qu'au niveau du chef de l'Etat. Lequel voudrait bien, et devrait avoir la primeur des réponses aux questions de savoir si l'Onuci a opté définitivement pour une solution armée en Côte d'Ivoire, ou si des trafiquants d'armes ont usurpé le sigle des Nations unies pour tromper la vigilance de la douane et de la sécurité du territoire camerounais.

Une chose est sûre : pour confirmer ou infirmer que les 30 containers ne contiennent que des armes, et en savoir plus sur  l'expéditeur de la cargaison, les éléments de la gendarmerie ne peuvent les ouvrir au-delà du contrôle de routine qui les a conduits à la découverte, sans instructions du chef de l'Etat, si nous en croyons un haut responsable du Sed. C'est donc une affaire à suivre.


© Le Messager : Jean François Channon


Source : CAMER.BE

jeudi, 23 décembre 2010

APPEL DE DOUALA POUR LA COTE D'IVOIRE

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Alors que la réélection de Laurent Gbagbo donne lieu à une ingérence belliqueuse inacceptable de la communauté dite internationale (France, USA, Union Européenne et Nations Unies et leurs négriers sur le continent noir), des intellectuels camerounais et africains, soucieux de l'indépendance et de la souveraineté des états africains, lancent un appel à la solidarité avec ceux qui luttent pour ces objectifs en ce moment en Côte d'Ivoire et s'opposent à la recolonisation de l'Afrique par les Occidentaux.

En 2002, la Côte d'Ivoire a été victime d'une tentative de coup d'Etat qui s'est transformée en une rébellion armée dans le nord du pays.

La tentative de coup d'Etat a causé la mort d'environ 10 000 civils.

Après plusieurs résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies restées sans effets, exigeant notamment le désarmement des rebelles, le chef de l'Etat, Président de la République de Côte d'Ivoire, Laurent GBAGBO, a engagé le « Dialogue direct » en 2007 en vue de mettre fin à la crise politico-militaire que connaît le pays depuis 2002.

A cet effet, l'Etat Ivoirien a organisé et supporté seul les dépenses liées aux élections « les plus chères du monde » (120 milliards de francs CFA versés à la société française Sagem), qui ont abouti à l'annonce illégale et clandestine des résultats provisoires au quartier général de campagne d'un des candidats à l'élection par Youssouf Bakayoko président de la commission Electorale Indépendante, organe administratif et à la proclamation des résultats définitifs par le Conseil Constitutionnel, conformément à la constitution de la République souveraine de Côte d'Ivoire.

Convaincus que l'on ne peut construire  la paix et la démocratie sans le respect des Institutions d'un Etat et conscients que le développement durable des pays Africains passe nécessairement par la paix,

Les intellectuels Africains, respectueux :

-de la charte des Nations Unies, qui pose son article 2.1, 2.2 et 2.4 le respect de la souveraineté et des institutions de chaque Etat Membre ;

-de l'Acte Constitutif de l'Union Africaine, qui pose le respect des institutions souveraines en son article 3 (b) et le refus de la prise de pouvoir par les armes en son article 4 (p) ;

-de la Constitution et des Institutions dont le Peuple Ivoirien s'est librement doté,

Soutiennent les Institutions de la République Ivoirienne et le Peuple Ivoirien qui lutte pour le respect de sa souveraineté et

Lancent un appel ferme au secrétaire General des Nations Unies Ban Ki Moon ainsi qu'au Président Sarkozy, exigeant de ces derniers qu'ils agissent conformément aux règles qui gouvernent les Nations Unies, à savoir le respect de la souveraineté des Etats qui la composent et par conséquent le respect des Institutions de l'Etat de Côte d'Ivoire.

Le seule crime que Laurent Gbagbo a commis est d'avoir osé s'opposer à la scandaleuse tentative de recolonisation de la Côte d'Ivoire. Nous exhortons tous les Africains, malgré nos différentes options idéologiques, à s'opposer fermement et résolument à cette honteuse tentative de révassalisation de la Côte d'Ivoire.

Notre continent, l'Afrique ne peut pas, ne doit pas négocier sa souveraineté et sa liberté, c'est pourquoi nous avons décidé aux noms des  pères fondateurs de nos indépendances de refuser les ingérences qui corrompent l'avenir de nos nations et de nos peuples. En toute souveraineté, nous intellectuels d'Afrique, nous nous engageons à refuser que le concept de Communauté Internationale et les Nations Unies soient le creuset de la fin de l'Histoire.

Douala, le 20 Décembre 2010



Signataires :

Hervé-Emmanuel N'Kom
Mr le Bâtonnier Charles Tchoungang
Henriette Ekwe
Anicet Ekane
Maître Célestin Kengoum
Dr Samuel Mack Kit
Maître Michel Etia
Abanda Kpama
Bikidik Paul Géremie
Emmanuel Mbiga
Dongmo Fils Valentin
Manga Guillaume
Faustin Bekolo
Oscar Batamack
Pr Takam
Michaut Moussala
Nathalie Yamb
Suzanne Kala-Lobé

Pour la République du Congo

Daniel NKOUTA
Antoine BAKABADIO
Ernest MILANDOU
Solange NKODIA
Emmanuel TATY-TATY
Sylvestre NKOUKA dia MASSAMBA
Honoré NDOUNIAMA
Jean Claude MISIDIMBAMBAZI
Edouard ITOUA EKABA
Etienne MFOUTOU
Denis Charles OBONGUI
Christian ETOKA
Elie MILANDOU
Denise BOUETOUMOUSSA
Mireille ELENGA
Jean OSSOMBI
Benoît Jean de Dieu ONGOUELE
Christine POATY
Chérise Claudia MPASSI
Fulbert KOUYANGAMA
Félicienne MOKEMIABEKA
André ETOKABEKA
Jeanne Marie GANGIA
Pauline MOUKOKO
Adrienne PANGOU
Pierrette NDION

A l'International :

Dondo Alain Yaka
Munsa Nzinga Kandombe
Jean-Paul Vanhoove
Biidou Nguimatsa Zelezeck
Gnahoua Ambroise
Komandant Simi OL
Lambert Okundji Lutula
Me Bernard Takoré


Si vous voulez signer cet appel, mettez « OUI » en commentaire avec votre nom complet ou envoyez un mail à : appeldedouala@gmail.com


Source: SAOTI, le Blog de Mahalia Nteby

samedi, 18 décembre 2010

LIBRES, TOTALEMENT ET DEFINITIVEMENT

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L'Histoire est une éternelle répétition et chaque révolution a ses acteurs qui réapparaissent de façon cyclique. L'accession d'Haïti à l'indépendance est riche d'enseignements et mérite d'être plus amplement étudiée en Afrique, afin de permettre une meilleure analyse des crises qui secouent le continent, en Côte d'Ivoire notamment. Bonne lecture!



« Je vous envoie, mon cher commandant, un détachement de cent cinquante hommes de la garde nationale du Cap, commandés par M. Bari, il est suivi par vingt huit chiens bouledogues. Ces renforts vous mettront à même de terminer entièrement vos opérations. Je ne dois pas vous laisser ignorer qu'il ne vous sera passé en compte aucune ration, ni dépense pour la nourriture de ces chiens. Vous devez leur donner des nègres à manger. Je vous salue affectueusement. »
Lettre du général Rochambeau, successeur de Leclerc à la tête des troupes françaises chargées par Napoléon Ier de reconquérir Haïti, au général Ramel le 05 avril 1803.

1791. La révolution des esclaves qui bat son plein à Saint-Domingue est rejointe par Toussaint Louverture, qui en devient rapidement l'un des leaders charismatiques. Afin de mater le soulèvement, le gouvernement français y dépêche des troupes. Cependant, avant que l'expédition militaire ne débarque sur l'île, une insurrection éclate à Paris, la monarchie est renversée et la bourgeoisie esclavagiste chassée.


Face à l'évolution de la situation, Toussaint Louverture, au gré d'alliances versatiles, assoit son autorité sur Saint-Domingue et étend sa base populaire en fédérant de plus en plus d'opprimés, quasiment tous originaires d'Afrique, autour de son combat pour l'émancipation des Noir(e)s. Toussaint s'appuie notamment sur Jean-Jacques Dessalines, qui mène des attaques fulminantes contre leurs adversaires. Dans le camp adverse, les défections se comptent par milliers, les pions locaux de l'oppresseur sont démasqués et jetés en prison par leur propre soldatesque.


Entre temps, cependant, la révolution française s'est essoufflée, et la classe politique métropolitaine, nostalgique de l'opulence procurée par l'exploitation sans retenue des colonies, est de nouveau au pouvoir à Paris. Pour retrouver les mirifiques profits d'antan et satisfaire l'appétit vorace de la bourgeoisie, faisant fi de la mise en garde de Toussaint Louverture (« Nous avons su affronter des dangers pour obtenir notre liberté, et nous saurons affronter la mort pour la maintenir »), Napoléon décide le rétablissement de l'esclavage.


Traquenards et trahisons entre « amis »

S'ensuit une période trouble, conséquence de l'attitude ambiguë de Toussaint, qui, tout au long de son combat pour la liberté, n'a jamais envisagé l'indépendance totale de son île. Il doit faire face à l'exaspération d'une nouvelle génération d'hommes, anciennement esclaves, qui s'est débarrassée du postulat de son infériorité à l'homme blanc.


En répugnant à réprimer sévèrement ceux qui prônent le retour à l'ordre ancien, en rechignant à expurger les éléments douteux de son camp, et en refusant d'exposer et de clarifier les objectifs de la mission qu'il s'est assigné, Toussaint sème la confusion et la frustration parmi ses supporters et provoque la désagrégation du front anti-esclavagiste. Confronté à l'insurrection de ses propres forces, Toussaint se ressaisit et organise la résistance, qui va de succès en succès.


Nonobstant les victoires des résistants et la précarité des troupes françaises, Toussaint, adepte du compromis et de la négociation, demeure persuadé que le conflit avec Paris est une erreur catastrophique. Affaibli par cette conviction, il engage des tractations souterraines avec l'ennemi qui aboutissent à la conclusion d'un accord portant sur la réintégration de l'armée de Toussaint dans l'armée française et le maintien de ses gradés et généraux contre la garantie du non rétablissement de l'esclavage.


Toussaint vient de tomber tête baissée dans le piège tendu par Leclerc, qui, pour gagner du temps en attendant des renforts de la métropole, lui a dissimulé que le rétablissement de l'esclavage est non négociable et déjà effectif en Guadeloupe voisine. Peu après la signature de l'accord, Toussaint Louverture, qui se rend à une invitation-piège du général Brunet, est arrêté et déporté vers la métropole, où il décède en détention en avril 1803.


La mort plutôt que l'esclavage

Lorsque la nouvelle du rétablissement de l'esclavage est enfin confirmée, le feu de la révolte embrase l'île. Dessalines prend la tête de la rébellion et affronte le général Donatien Marie Joseph de Vimeur, vicomte Rochambeau, successeur de Leclerc, dont la seule mission et le plus grand plaisir sont l'extermination de la « racaille » Noire.


Jean-Jacques Dessalines ne souffre pas du même complexe que Toussaint Louverture envers la France. Son objectif est clair et unique : l'indépendance. Loin d'être effrayés par la cruauté et la brutalité des méthodes employées par Rochambeau, Dessalines et ses troupes s'en inspirent et appliquent la loi du Talion. La violence magistrale de la riposte dessalienne, soutenue par une population noire prête à mourir plutôt que de retourner à la condition d'esclave, est telle que le 29 novembre 1803, après plus d'un an d'atroces combats, Rochambeau et les troupes françaises vaincues quittent la partie Ouest de l'île de Saint-Domingue, qui est proclamée république indépendante d'Haïti le 1er janvier 1804.


Mais la France, qui n'arrive pas à digérer la défaite des troupes de Leclerc et le massacre des colons blancs, n'accepte pas l'indépendance d'Haïti. De connivence avec la communauté internationale, composée d'autres Etats colonisateurs qui ne souhaitent pas voir l'exemple d'Haïti contaminer leurs territoires, elle s'emploie à l'isoler, aussi bien économiquement que politiquement. Elle réclame le versement d'une indemnité pour prix de reconnaissance de l'indépendance de l'île. En 1825, soit plus de 20 ans après la victoire de Dessalines, Charles X signe un décret « concédant » l'indépendance en contrepartie du paiement de 150 millions de francs-or (plus tard réduit à 90 millions), somme payable sur 3 ans et qui correspond au budget annuel de la France. Jean-Pierre Boyer, gouverneur d'Haïti, accepte le marché, détruisant ainsi de façon pérenne l'économie du pays. Ironie suprême, Haïti sera obligée de contracter des emprunts notamment auprès de Paris, pour s'acquitter de cette dette odieuse, qu'elle achèvera de rembourser plus d'un siècle plus tard !


Les négriers contemporains préfèrent voir leurs victimes embarquer dans des trains, modernité oblige !


A la grande époque de l'esclavage, des Noirs prenaient une part active à la Traite en vendant leurs frères aux blancs. Ils étaient qualifiés de négriers, nom qui désignait également les navires qui emportaient les victimes de ce commerce inhumain. Ayant sacrifié la liberté de leurs concitoyens sur l'autel de leur enrichissement personnel, ces traîtres regardaient alors leurs frères, enchaînés et entassés dans des cales suffocantes, ramer vers leurs destins tragiques. Aujourd'hui comme jadis, la France s'appuie sur des hommes de main, des marionnettes locales, pour mener à bien son entreprise impérialiste. Les négriers contemporains en Côte d'Ivoire perpétuent cette triste tradition, même s'ils préfèrent voir leurs victimes embarquer dans des trains, modernité oblige, sans doute ! Comme Toussaint Louverture, Félix Houphouët-Boigny s'est battu pour sa patrie, la Côte d'Ivoire. L'abolition des travaux forcés dans les colonies est à mettre à son crédit. Mais Houphouët-Boigny n'ira jamais jusqu'au bout de son combat.


Comme Toussaint, il lui est impossible d'imaginer une indépendance totale, en dehors du cadre institutionnel de l'Etat français. Et c'est ainsi qu'il signe lui aussi un accord avec l'oppresseur. C'était le 24 avril 1961 et jusqu'à ce jour, cet accord « de coopération et de défense », le Pacte colonial, entrave la liberté du peuple ivoirien aussi sûrement que les chaînes qui liaient les pieds et les poignets des esclaves de Saint-Domingue. Comme le père de l'indépendance haïtienne, celui de la Côte d'Ivoire est tombé dans le grossier traquenard de la France, qui fit semblant de concéder l'indépendance à son pays, pour mieux continuer d'exploiter ses richesses et aliéner son peuple en le maintenant dans la pauvreté, le sous-développement et l'ignorance.


Comme Napoléon autrefois en Haïti, Jacques Chirac se trouve aujourd'hui confronté à un peuple décidé à conquérir son droit à l'autodétermination. Il a beau avoir donné au général Poncet et à ses complices chefs d'Etat des pays frontaliers, trop heureux de s'exécuter, l'ordre de massacrer des hommes, des femmes et des enfants africains en Eburnie, rien n'y fait : le combat pour la liberté s'intensifie au contraire. Mais alors que la France du 21ème siècle continue d'appliquer les méthodes haineuses et sauvages de Rochambeau, les Ivoiriens, conduits par Laurent Gbagbo et Mamadou Koulibaly, sans jamais céder au découragement, privilégient l'arme du Droit et de la Légalité.


A Haïti, il a fallu douze ans de guerre, de trahisons, de carnages et de soulèvements pour aboutir à l'indépendance. Combien de temps faudra-t-il encore à la Côte d'Ivoire pour s'émanciper du Pacte colonial ? Peu importe, en fait. Les sanctions, perfidies et autres campagnes coloniales, si elles en repoussent l'échéance, ne peuvent modifier ni l'essence, ni la finalité de la lutte en cours. L'Etat français, qui en d'autres occasions l'a pourtant déjà appris à ses dépends, se refuse encore à capituler devant l'absurdité de sa démarche, mais l'évidence de l'inutilité de la guerre faite à une nation aussi déterminée que le peuple ivoirien finira par s'imposer d'elle-même à l'opinion publique et aux dirigeants français.


« Il existe des hommes malheureusement trop puissants [...], qui ne veulent voir d'hommes noirs, ou tirant leur origine de cette couleur, que dans les fers de l'Esclavage » (Louis Delgrès)

Inspiré par le frère de Louis XVIII, Jacques Chirac n'accepte pas les velléités d'affranchissement de Laurent Gbagbo et appelle lui aussi au versement d'une rançon pour accepter l'émancipation ivoirienne. Mais au lieu de le faire ostensiblement, il préfère œuvrer par des voies souterraines, tout en s'appuyant sur la bienveillante complicité de la communauté internationale.


Les mécanismes que l'on retrouve aujourd'hui dans la dette des pays du Tiers Monde sont réunis à Haïti dès le dix-neuvième siècle. A travers le Pacte colonial, la dette est également établit comme élément fondateur de l'Etat ivoirien et de la plupart des pays d'Afrique dits francophones. Les ressources naturelles doivent impérativement être proposées en priorité à la France, qui les achète de moins en moins cher, puisque les cours des matières premières sont aujourd'hui encore fixés par les états néo colonisateurs. L'essentiel des revenus résultant de ce commerce biaisé sert en grande partie à rembourser une dette qui l'est déjà depuis longtemps, pendant que, placé dans un compte d'opérations auprès du Trésor français, le reliquat est de facto géré par l'Elysée.


Les Africains n'ont-ils pas le droit de demander pourquoi leurs énormes richesses sont pillées, malgré le fait qu'ils en ont davantage besoin que d'autres ? (Mahmoud Ahmadinejad, Président de la République islamique d'Iran, à G. W. Bush)


En exerçant à la fois un chantage politique et économique, cette dette sert à préserver les intérêts des gouvernements du Nord et de leurs entreprises en rendant utopique tout développement au Sud. Depuis plus de quatre décennies, à cause de l'étau de la « dette », savamment entretenu à coup « d'aide au développement », aucun aménagement majeur de l'espace de vie des Africains ne peut être effectué, aucun investissement important n'est fait pour le développement des infrastructures routières, portuaires, sanitaires, industrielles ou énergétiques. Depuis plus de quarante ans, l'exploitation des richesses de ses « anciennes » colonies profite exclusivement à la France et aux dictateurs qu'elle a mis en place pour défendre ses intérêts. En Afrique aujourd'hui comme en Haïti autrefois, la France s'arroge le droit de s'approprier des ressources qui ne lui appartiennent pas et de décider ce qui est bon ou non pour les sous-hommes à la peau noire.


La France ne peut pas tolérer la dénonciation par les dirigeants ivoiriens de ces « accords » qui fondent le non droit en droit. Elle se fixe donc des objectifs clairs : frapper du sceau de l'infamie ceux qui ont osé goûter aux effluves de la liberté. Ecraser toute tentative d'émancipation remettant en cause le spoliateur cercle vicieux qu'elle a mis en place et qui est le socle de son économie. Maintenir les Africains dans l'asservissement, quoiqu'il en coûte.


La résistance à l'oppression est un droit naturel. N'en déplaise à Chirac, à Schori, à l'ONU et aux français aux nez épatés et aux lèvres pâteuses qui dirigent encore ci et là les derniers bastions de la France à fric. Depuis l'élection présidentielle de 2000, les Ivoiriens ont fait leurs ces paroles de Malcolm X :
« Nous déclarons notre droit sur cette terre, à être des êtres humains, à être respectés en tant qu'êtres humains, à accéder aux droits des êtres humains dans cette société, sur cette terre, en ce jour, et nous comptons le mettre en oeuvre par tous les moyens nécessaires. » La France, qui défend bec et ongles l'application du texte juridique le plus épouvantable que l'Afrique dite francophone aie connue depuis l'abolition de l'esclavage, est reconnue comme ennemi commun par un nombre sans cesse croissant d'Africains. Au fur et à mesure qu'elle se prolonge dans le temps, la lutte des Ivoiriens pour la conquête de leurs droits fondamentaux à la liberté et à l'autodétermination prend de l'ampleur, s'internationalise. Jusqu'au jour, quel qu'il soit, où ils seront libres, totalement et définitivement. Et avec eux, le reste de l'ancien empire colonial d'un pays qui, par son histoire et son inaptitude à en tirer les leçons, confirme qu'il n'a pas sa place parmi les grandes nations de ce monde.

Nathalie Yamb in Le Courrier d'Abidjan, 29/06/2006

http://saoti.over-blog.com/article-4096968.html


4 ans déjà, et plus actuel que jamais... L'intelligence, c'est aussi savoir tirer les leçons de l'Histoire.

FACE A L'IMPERIALISME, L'AVENIR DE L'AFRIQUE SE JOUE A ABIDJAN


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D. Atangana (Cameroun)

A quel jeu se livre la communauté internationale dans un continent déjà meurtri par de nombreux conflits ?

Toutes les conditions étaient-elles réellement réunies pour organiser des élections démocratiques en Côte d'Ivoire ? Les résolutions prises par le Conseil de sécurité de l'Onu pour sécuriser le pays des Eléphants ont-elles été respectées et appliquées ? La communauté internationale a-t-elle aidé la Côte d'ivoire dans ce sens ? En réalité, les rebelles regroupés au sein des Forces Nouvelles n'ont jamais été désarmés. Leurs milices continuaient à avoir la mainmise sur toutes les zones fidèles à Alassane Ouattara. L'erreur de Laurent Gbagbo aura été d'accepter d'aller aux élections dans un pays divisé et contrôlé partiellement par une rébellion soutenue par un soi-disant médiateur appelé Blaise Compaoré qui est subitement devenu muet depuis l'enlisement de la crise.

Ce qui s'est passé dans le Nord pendant et après l'élection présidentielle du 28 novembre 2010 est inacceptable dans un Etat républicain et souverain: villages et maisons incendiés, des citoyens pro-Gbagbo amputés de leurs membres, des doigts sectionnés à la machette; des procès-verbaux signés sous la menace des armes, des urnes bourrées quand elles n'étaient pas tout simplement emportées. Voilà les leçons qu'il faut retenir des élections voulues à tout prix par la communauté internationale.

Vous comprendrez donc pourquoi, dans ces conditions de terreur, le consensus était quasi impossible entre les membres de la commission électorale indépendante. Ils avaient validé les P.V de 14 régions sur 20.

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Terreur

Il en restait six à l'origine du blocage et du retard accusé par rapport au délai imparti pour la proclamation des résultats. C'est dans cette discorde que la CEI a prononcé les résultats provisoires, non pas au sein de son siège, mais dans les locaux abritant le quartier général du candidat Ouattara en l'absence de certains médias. Ce sont bien des chiffres provisoires. Les définitifs étant du ressort du Conseil constitutionnel.

Au nom du respect des principes universels de la démocratie, quel homme d'Etat en Afrique peut-il rester indifférent face à un tel hold-up ? C'est bien beau de demander à Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir, de l'accuser de vouloir s'accrocher au fauteuil présidentiel après des conclusions hâtives sur la transparence du scrutin, a-t-on disséqué le fond du problème ?


La Coordination des experts électoraux africains, CEEA, était sur le terrain des confrontations. Elle a déployé 38 observateurs internationaux issus de sept pays africains dans les localités de Korhogo, Bouaké, Katiola, Séguélé, Yamoussoukro et Abidjan, le jour du scrutin. Le rapport qu'elle dresse à l'issue de ces observations est édifiant: «
vol des urnes, séquestration des représentants et délégués des candidats, votes multiples, refus systématique de la présence des observateurs internationaux dans certains bureaux de vote à l'heure du dépouillement des bulletins et pertes des vies humaines

Un terrorisme électoral digne des républiques bananières. Au lieu de condamner avec la dernière énergie ces irrégularités qui ont dépouillé ce scrutin de toute coloration démocratique, la communauté internationale s'acharne sur le président sortant, au mépris des institutions de cet Etat souverain et guidé par le jeu des intérêts qui régissent les relations internationales. Le pays de feu président Houphouët Boigny n'est-il pas le premier producteur mondial de cacao.


La force du droit

Mathias Eric Owona Nguini est politologue. Il a jeté un regard sur la crise ivoirienne dans l'édition du quotidien Mutations du 06 décembre 2010. Son analyse est claire «
du point de vue de la rationalité constitutionnelle, la décision d'un organe suprême de régulation constitutionnelle acquiert l'autorité de la chose jugée. Le Conseil constitutionnel se prononce en dernier ressort, et cela n'offre aucun recours juridique supplémentaire aux parties qui s'estiment défavorisées par une telle décision. La CEI ne proclame pas les résultats de l'élection présidentielle. Elle compile, recense et vérifie les résultats sur la base d'un examen scrupuleux des procès-verbaux. On ne peut donc pas, meme lorsqu'on estime qu'il y a eu des erreurs substantielles ou de fraudes, considérer que le processus de proclamation des résultats est achevé quand la CEI a annoncé ses résultats pour la simple raison que ces résultats ne sont pas encore valides. Et ils ne peuvent l'être qu'après avoir été validés par le Conseil constitutionnel. C'est donc une position trompeuse, qui peut affirmer que le vainqueur de l'élection présidentielle ivoirienne est celui qui a été désigné en tant que tel par la CEI, sauf à reconstruire les principes classiques du droit constitutionnel en fonction des intérêts politiques ou géostratégiques

A la suite de l'Union des Populations du Cameroun, tendance Mack-Kit, posons-nous cette question: pourquoi veut-on imposer par tous les moyens, même les plus suicidaires, aux ivoiriens un chef d'Etat pantin qui, comme dans de nombreux pays africains, va continuer à permettre l'exploitation séculaire des grandes richesses du pays, le blocage du développement des grandes potentialités qu'il recèle, et le maintien du Peuple et notamment la vaillante jeunesse ivoirienne dans la misère et la pauvreté ?



D. Atangana in Dikalo (Cameroun) le 07 décembre 2010


Source: SAOTI, Le Blog de Mahalia Nteby

jeudi, 16 décembre 2010

L'UNION DES POPULATIONS DU KAMERUN PREND POSITION SUR LA SITUATION EN COTE D'IVOIRE

 

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APRES L'ELECTION PRESIDENTIELLE DU 28 NOVEMBRE 2010

Où en est la situation en Côte d'Ivoire ?

Déclaration et Appel  du Bureau du Comité Directeur de l'UPC

Après un premier tour le 31 Octobre 2010, le second tour du scrutin pour élire le Président de la République de Côte d'Ivoire a eu lieu le 28 Novembre2010. Les deux candidats à ce second tour étaient :

- d'une part Laurent GBAGBO, combattant de très longue date pour la démocratie et la justice sociale, président sortant élu en 2000 pour cinq ans, mais qu'une tentative de coup d'état perpétrée le 19 septembre 2002, foireuse mais non entièrement défaite, a empêché de diriger le pays dans la paix, et de mettre en application le programme que lui-même,  son parti le Front Populaire Ivoirien (FPI) et leurs alliés, avaient présenté au Peuple Ivoirien et qui avait valu à M. Gbagbo d'obtenir la confiance et les suffrages populaires.

- d'autre part Alassane Dramane OUATTARA, ancien Directeur (Afrique) du Fonds Monétaire International (FMI) à Washington dans les années 1980, et ancien Premier Ministre de M. Félix Houphouët-Boigny. Monsieur A. D. Ouattara était Directeur (Afrique) du FMI lorsque, dans la décennie 1980 notamment, cet organisme imposait à tous les pays africains dont le Kamerun, sans regrets ni remords, mais avec une arrogance cynique, les fameux « Plans d'Ajustement Structurel (PAS) » qui valurent au FMI le surnom mérité de « Fonds de Misère Instantanée » attribué par un économiste de talent.

La Marche vers l'élection présidentielle et les résultats

Qu'on soit ou non partisan de Laurent Gbagbo et son parti le FPI, qu'on les déteste ou qu'on les aime, on ne peut nier que la voie vers cette élection présidentielle n'a été ouverte que par des démarches qui, empreintes de patriotisme et de lucidité politique, ont conduit à l'Accord dit de Ouagadougou. Un tel accord était inimaginable en septembre 2002, au lendemain du Coup d'état foireux quoique non entièrement défait ; il était encore inimaginable quelques mois plus tard, lors du traquenard en forêt de Marcoussis, cyniquement monté par les néocolonialistes connus en Afrique et au-delà.

Or donc, les démarches qui ont rendu possible l'Accord de Ouagadougou furent un exemple extraordinaire de courage et de lucidité politiques et, en même temps, de patriotisme de la part de Laurent Gbagbo et ses amis et alliés, qui acceptèrent de former un gouvernement avec ceux là même qui avaient pris les armes contre eux. L'Accord de Ouagadougou a été scrupuleusement respecté et appliqué par Laurent Gbagbo et ses amis. Alors que, dans le même temps, les auteurs de la tentative de coup d'état foireuse quoique non entièrement défaite, ont, avec leurs sponsors, refusé jusqu'à ce jour, le désarmement prévu par l'Accord ! Pourtant, malgré ce fait fondamental, qu'aucun chef d'état au monde n'a jamais accepté depuis la nuit des temps, Laurent Gbagbo et ses amis ont accepté que l'élection présidentielle ait quand même lieu, en comptant sans doute sur la maturité et la lucidité du Peuple et un minimum de bonne foi de leurs compatriotes auteurs de la tentative de putsch .

Le 3 décembre 2010, le Conseil Constitutionnel de la République de Côte d'Ivoire, organisme qui, selon la Constitution ivoirienne, est juge d'un éventuel contentieux électoral, et a seul le pouvoir de proclamer en dernier ressort les résultats définitifs de l'élection du Président du pays, a déclaré Laurent GBAGBO élu, après examen de requêtes introduites au lendemain du scrutin et des résultats provisoires rendus publics par la Commission Electorale Indépendante (CEI). Signalons que la CEI,  à la suite de ses résultats provisoires, avait déclaré Mr OUATTARA élu.

Le spectre  des groupes qui réagissent depuis le 3 Décembre 2010

A la suite de ces résultats officiels et définitifs légalement proclamés par le Conseil Constitutionnel, l'opinion africaine et mondiale a assisté et assiste à de nombreuses réactions. En dehors de la Côte d'Ivoire, s'est mise en mouvement pour soutenir A. D.Ouattara, une faune bigarrée où se côtoient tout à la fois, une Union Africaine (UA) pourtant incapable depuis 10 ans, d'appliquer les dispositions de sa propre Charte (article 14 et autres) sur les coups d'état ; une Organisation des Nations Unies (ONU) qui, depuis 50 ans, ne souffle jamais un mot devant les centaines d'élections grossièrement truquées que de nombreux, trop nombreux dictateurs à travers l'Afrique et aussi en Asie, organisent à répétition ; une Union Européenne (UE) en majorité négrière et hypocrite mais toujours prompte à donner des leçons de morale, de droits de l'homme et de démocratie et patati et patata ; sans oublier un gouvernement américain irrésistiblement attiré par les perspectives pétrolières ouvertes par les récentes découvertes d'hydrocarbures en Côte d'Ivoire et au Ghana voisin.

Ce que tout ce monde veut, en dehors de l'UA, c'est imposer à la tête de la Côte d'Ivoire un Président et un gouvernement de béni oui oui qui, comme dans de nombreux pays africains, vont continuer à permettre l'exploitation séculaire des grandes richesses du pays, le blocage du développement des grandes potentialités qu'il recèle, et le maintien du Peuple et notamment la vaillante jeunesse ivoirienne dans la misère et la pauvreté. Pour sa part, ce que l'UA veut, c'est que les Peuples Africains et en particulier la jeunesse de tout le Continent, oublient que l'Union Africaine est de plus en plus empêtrée dans la voie de l'impotence qui fut celle de la soi-disant Organisation de l'Unité Africaine (OUA) de 1963 à son autodissolution, il y a bientôt 10 ans.

A propos de l'ONU, c'est un  devoir patriotique et panafricain le plus strict pour l'UPC, d'informer la jeunesse de tout le Continent, en rappelant à l'opinion africaine que :

1°) C'est cette même ONU qui se fit complice des néocolonialistes français en mars 1959 en refusant  la proposition raisonnable de l'UPC et des autres patriotes kamerunais, d'organiser AVANT la proclamation de l'indépendance, des élections générales sous la supervision de l'ONU puisque le Kamerun était un pays sous tutelle de l'organisation internationale ! Les néocolonialistes français ne voulaient pas de ces élections puisqu'ils savaient que l'UPC aurait alors balayé leurs protégés. L'ONU suivit la position des néocolonialistes, ce qui accoucha du monstre politique que le Kamerun vit depuis 50 ans.

2°) C'est cette même ONU qui approuva de fait, en 1960-61, l'accord secret anglo-français de partage des zones d'influence dans  le Kamerun dit anglais et sabota ainsi la réunification de notre pays qui était un des points clés du programme nationaliste, ce qui se traduisit par le rattachement du « Northern Kamerun » au Nigéria à l'issue d'un scandaleux plébiscite où des dizaines de milliers de citoyens nigérians votèrent sans évidemment en avoir la qualité ni le droit. Tout ceci sans que l'ONU dise un seul mot de désapprobation.

3°) C'est cette même ONU qui, appelée au Congo en juillet 1960 par le gouvernement légitime et légal de Patrice Eméry LUMUMBA pour l'aider à mâter la rébellion katangaise, se fit plutôt le complice cynique de la neutralisation infâme de Lumumba, suivie de l'assassinat crapuleux de ce dernier et de ses compagnons Okito et Mpolo par le groupe de Mobutu, Tschombe, Munongo, Nendaka et d'autres. Dans ces actes odieux, l'ONU était évidemment de connivence avec toutes les grandes puissances occidentales qui crient depuis le 3 Décembre 2010 contre Laurent Gbagbo et ses amis en Côte d'Ivoire. Et il faut dire clairement que si M. Ban Kin Moon, Secrétaire Général actuel de cette ONU, persiste dans la voie qu'il semble avoir décidé de suivre depuis quelques jours pour plaire aux ennemis de l'Afrique une fois encore coalisés, il ne sera pas facile pour lui d'échapper à la même fin que son prédécesseur Dag Hammarskjoeld en 1960, au Congo. Car il doit savoir qu'en Afrique, chez les Bantu, « les vivants et les morts nous observent et nous jugent » (Félix Roland Moumié).

La signification profonde de toutes ces prises de position sur la situation en Côte d'Ivoire, c'est la volonté farouche, jamais démentie depuis au moins 6 siècles, de poursuivre la domination de notre Continent, l'exploitation des peuples africains, l'écrasement de notre jeunesse dans la misère et la pauvreté tout en persistant dans des discours hypocrites sur « la lutte contre la pauvreté » avec la complicité de l'UA et des dictateurs qui pullulent en son sein.

Quelle position pour les patriotes militants africains ?

Face à la situation actuelle en Côte d'Ivoire, devant les forces puissantes et farouchement déterminées à écarter du pouvoir les patriotes et toutes les forces dévouées au pays et à toute l'Afrique puis à les écraser ensuite, l'heure n'est plus aux attitudes à la Ponce Pilate, à la recherche des « nombreuses erreurs de Gbagbo et ses amis » (qu'elles soient réelles ou purement imaginaires) ; l'heure n'est pas aux attitudes de spectateurs se contentant de « compter les coups provenant de chaque camp ».

Car ne nous y trompons pas : ce qui se joue depuis 10 ans en Côte d'Ivoire et plus encore aujourd'hui, c'est l'avenir de tous nos pays, et de tout le Continent. Comme au Congo en 1960, comme au Kamerun en 1958-61, ce qui se joue, c'est la question de savoir si  oui ou non, des patriotes dans un pays africain, peuvent prendre le pouvoir et engager ce pays dans la voie de la vraie libération, de la démocratie réelle, du progrès et de la justice sociale véritable et effective, la voie de la satisfaction progressive des aspirations du peuple de ce pays et de tous les peuples africains.

Au nom des upécistes, et convaincu d'exprimer le sentiment de l'ensemble des patriotes conscients de notre pays, le Bureau du Comité Directeur de l'UPC lance un

Appel Solennel à tous les militants progressistes, à tous ceux qui, en Afrique,  se reconnaissent dans les idéaux du  Panafricanisme Révolutionnaire, dans l'héritage historique toujours actuel légué par la multitude des grands héros africains du 20ème siècle : Osagyefo Kwame Nkrumah, Ruben Um Nyobe, Didan Kimathy, Barthélémy Boganda, Ouezzin Coulibaly, Patrice Lumumba, Félix Roland Moumié, Ernest Ouandié, Amilcar Cabral, Eduardo Mondlane, Samora Machel, Hoji ia Henda, Agostinho Neto, Oliver Tambo, Chris Hani, Cheick Anta Diop, Mongo Beti, etc,etc.

L'UPC les adjure de prendre rapidement et clairement position sur la situation en Côte d'Ivoire, en soutenant Laurent Gbagbo et ses amis et camarades, le candidat de La Majorité Présidentielle sortante ayant été légalement proclamé élu par le Conseil Constitutionnel de Côte d'Ivoire.

Depuis le Kamerun, l'UPC appelle spécialement toute la jeunesse à travers tout le Continent, et lui demande d'apporter son soutien multiforme, ferme et fraternel, à la vaillante jeunesse ivoirienne qui a déjà payé très cher son engagement patriotique depuis 8 ans, pour que triomphent les idéaux panafricains d'indépendance et de souveraineté nationale, de démocratie et de justice sociale. En 2011, des élections sont aussi attendues au Kamerun, en République Centrafricaine et ailleurs sur le continent. Les donneurs de leçons hypocrites de la soi-disant « Communauté Internationale » autoproclamée vont approuver avec cynisme et hypocrisie tous les tripatouillages déjà entamés auxquels vont se livrer les dictateurs corrompus accrochés parfois depuis plus de 30 ans au pouvoir. Ils enverront des « observateurs impartiaux et neutres, objectifs », qui s'enfermeront dans des hôtels de luxe de Douala, Yaoundé ou ailleurs, puis ils publieront des rapports selon lesquels « certes quelques irrégularités ont été enregistrées ; mais celles-ci sont restées limitées et mineures, et ne furent pas de nature à influencer sérieusement les résultats du scrutin ». Puis la tragi-comédie reprendra pour 5 ans, 7 ans, 10 ans. L'UA se taira, comme d'habitude.

Aujourd'hui, malgré des difficultés et face à une situation très difficile pour le camp des patriotes véritables en Côte d'Ivoire, les choses ne sont pas confuses du tout. La situation est suffisamment claire pour que chaque Africain puisse se décider et prendre position.

C'est le camp de Laurent Gbagbo et ses amis et leurs alliés, qui incarne des perspectives de marche en avant du Peuple Africain de Côte d'Ivoire et notamment de sa jeunesse ; des perspectives de démocratisation continue du pays, pour laquelle le FPI et ses dirigeants ont vaillamment lutté et subi la répression pendant 30 ans. C'est le camp de Laurent Gbagbo qui représente en Côte d'Ivoire le potentiel le plus solide pour une politique de progrès et de justice sociale. C'est ce camp qui est le camp du vrai passé de lutte et de liberté de l'Afrique, d'un présent de dignité, et d'un futur de souveraineté véritable de nos peuples et de notre continent : c'est le camp de l'honneur de l'Afrique.

Nous appelons la vaillante et intrépide jeunesse de tout le Continent, les femmes et les hommes de tous les médias d'Afrique, tous les Peuples Africains, à soutenir par tous les moyens à la disposition de chacun, le camp de Laurent Gbagbo et ses amis. Car c'est le camp de l'Afrique éternelle.

DOUALA, le 5 Décembre 2010 

 

Pour le Bureau du Comité Directeur de l'UPC  

MASSONGO Barnabé Melvin, Président de la Xe Session       

MANG Louis Marie, Secrétaire de la Xe Session      

Docteur Samuel MACK-KIT, Président de l'UPC      

Professeur MOUKOKO PRISO, Secrétaire Général     

TCHUANYO Martin, Vice Président        

EKOTO EFA Christine, Secrétaire Nationale aux Relations Panafricaines et Internationales

BP 2860 Douala-Cameroun, Tel : 33 43 87 53, Fax : 33 42 86 29, Cell : 9973 03 84, E-mail :  upcbcd@yahoo.fr    

Site web: http//www.upc-kamrun.com  http//www.upc-cameroon.com    

jeudi, 20 mai 2010

MONSTRUOSITE FRANÇAISE EN AFRIQUE : MASSACRE AU CAMEROUN

 

CAMEROUN REPRESSION CONTRE UPC.jpg


«Ils ont massacré de 300 à 400 000 personnes. Un vrai génocide. Ils ont pratiquement anéanti la race. Sagaies contre armes automatiques. Les Bamilékés n'avaient aucune chance.[…] Les villages avaient été rasés, un peu comme Attila », témoigne le pilote d'hélicoptère Max Bardet. (Extrait de La Françafrique. Le plus long scandale de la République, par F-X Verschave)


J'appris avec ces phrases le massacre littéralement inouï d'une population camerounaise au tournant des années soixante. Je m'attachai à en savoir davantage. Ce ne fut pas facile, tant la terreur, là-bas, produit encore son effet. Ce n'est pas terminé. En 1938, de jeunes Camerounais formés à l'école française créent la Jeucafra, Jeunesse camerounaise française.

Parmi eux, un certain Ruben Um Nyobé, commis-greffier au tribunal de Yaoundé. Nettement pro-français, ce mouvement se pique au jeu de la conférence de Brazzaville où, en 1944, le général De Gaulle avait annoncé des libertés politiques nouvelles pour les peuples de l'Empire colonial.

Au même moment débouche le mouvement de syndicalisation suscité par des salariés français expatriés, travaillant dans l'enseignement et les chemins de fer. Ce mouvement est proche de la CGT française, à laquelle adhéraient la plupart de ses initiateurs. Il aboutit en décembre 1944 à la création de l'Union des syndicats confédérés du Cameroun (USCC). Ruben Um Nyobé s'y inscrit, avec plusieurs de ses amis.

L'injustice sociale et politique est alors criante. Les colonies ont connu l'«effort de guerre», l'austérité et une forte hausse des prix. A la Libération, les salaires des fonctionnaires de nationalité française sont augmentés, ceux des camerounais restent bloqués : la ségrégation continue !  Anticipant sur les libertés promises, la Jeucafra exige l'impossible : la liberté de parole et de presse, la participation des autochtones à la gestion des affaires publiques, etc.  Comme en Algérie, au Sénégal, ou plus tard à Madagascar, le refus est brutal : lors d'une grève le 27 septembre 1945, une bande de colons armés tirent sur une manifestation d'Africains. Il y a au minimum soixante morts. Ainsi restauré, l'« ordre » colonial engendre des frustrations considérables. En mars 1947, la Jeucafra se fond dans un front anticolonialiste, le Racam (Rassemblement camerounais), qui réclame carrément la création d'un État camerounais. Après la guerre 1914-18, le Kamerun détenu par l'Allemagne vaincue s'était vu placé par la Société des nations sous un double mandat : la tutelle de la France, pour la majeure partie du territoire, et celle de la Grande-Bretagne, pour la région Ouest limitrophe du Nigeria. Le Racam demande tout simplement la fin des mandats tutélaires, en application de la charte des Nations unies, et la réunification du Kamerun. On l'interdit au bout de deux mois. Ce n'est que partie remise. Avec les mêmes revendications, Ruben Um Nyobé fonde le 10 avril 1948 l'Union des populations du Cameroun (UPC). Celle-ci adhère bientôt au Rassemblement démocratique africain (RDA), créé par l'Ivoirien Houphouët-Boigny. Pour l'administration coloniale, pas de doute : non seulement la revendication d'indépendance sent le soufre, mais les fréquentations cégétistes d'Um Nyobé et l'adhésion de l'UPC au RDA portent la marque du complot communiste international. Certes, les députés du RDA à Paris se sont apparentés un temps au groupe communiste, avant d'être récupérés par le parti charnière de François Mitterrand, l'UDSR. Mais quand on voit l'évolution ultérieure d'Houphouët… Un multimilliardaire, pas vraiment rouge ! L'amalgame indépendantisme- communisme, plus ou moins délibéré, parfois machiavélique, fera des ravages. Bien qu'Um Nyobé ait toujours nié la filiation communiste de l'UPC, le dynamisme de ce parti naissant lui vaudra très vite d'être la cible d'une croisade - pour la «défense du monde libre», contre le «péril rouge». C'est la politique sans nuances du Haut-commissaire du Cameroun, André Soucadaux (1949-54). En face, Ruben Um Nyobé tient des propos qui font songer à son contemporain Mandela - ce Mandela qu'il aurait pu être :

«Les colonialistes ne veulent pas admettre qu'un Noir soit l'égal d'un Blanc. Cette conception se manifeste dans le domaine social, dans l'échelle des salaires, dans le traitement médical, dans le logement, dans la justice et hélas, à l'Église. Quelle est alors l'âme éprise de liberté qui resterait insensible devant ce fait révoltant d'un étranger qui traite les enfants de la terre comme des hommes de seconde zone ? La doctrine coloniale n'a jamais cessé de proclamer que le Blanc est un être supérieur et que le Noir, spécialement, ne possède que des capacités limitées […]. Une telle façon de ne rien faire pour modérer, sauf cas exceptionnel, la discrimination raciale fait beaucoup pour renforcer notre méfiance et notre combativité».

Un discours tellement vrai qu'il fait «exploser le conflit entre le système colonial et la condition faite au peuple came­rounais», observe le politologue Achille Mbembe. L'UPC attire la population pauvre des grandes villes, Douala en particulier. Elle convainc aussi une partie des élites. Elle s'implante progressivement à travers tout le Cameroun, mais connaît deux zones de prédilection.


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23:50 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Cameroun, France | Lien permanent | Commentaires (73) | Tags : afrique, cameroun, g. bediong à nyokon, saoti, mahalia nteby, um nyobe, moumie, ouandie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 24 mars 2009

DEBAT SUR LE PRESERVATIF: L'HOMME EST-IL UN ANIMAL COMME LES AUTRES?

BENOIT XVI.jpg
Par Alix Ducret. Le 19 Mars 2009, sur Historia Nostra.

L'homme est un animal. Mais n'est-il que cela ? Et n’est-il qu'un animal sexuel ? C'est ni plus ni moins la question que pose l'Eglise catholique depuis pas moins de vingt ans, depuis l'apparition du sida et la promotion du préservatif comme seul moyen d'échapper à cette maladie. Benoît XVI ne fait que réaffirmer la position de l'Eglise, celle de Jean-Paul II avant lui. Et comme son prédécesseur, voici que les foudres médiatiques s'abattent sur lui avec toujours le même discours, la même critique. Pourtant, on peut légitimement se poser la question de savoir qui des deux est le plus criminel : celui qui prône l'assouvissement de ses instincts, quel qu'en soit le prix ; ou celui qui prêche pour une sexualité dépassionnée ? Qui est le plus criminel : celui qui vante l'amour libre, consommable, multiple ; ou celui qui se fait le chantre de la fidélité ? Car c'est bien là la vraie question, le vrai débat pour l'Eglise catholique. Un débat que les sociétés civiles se refusent à admettre parce que la consommation -quelle soit sexuelle ou autre- prime sur tout ; parce qu'il semble aberrant de penser que les passions peuvent être maîtrisées… que l'on soit Européen ou Africain, Blanc ou Noir.
Il est étonnant de constater que ce que l'Eglise affirme depuis vingt ans à travers le monde entier, choque plus particulièrement lorsque ces propos sont tenus en Afrique. Serait-ce que le pape est le seul à considérer que, comme les Européens, les Africains sont capables de parvenir à "une humanisation de la sexualité, c'est-à-dire à un renouveau spirituel et humain qui apporte avec soi une nouvelle façon de se comporter l'un avec l'autre" ? Cette citation de Benoît XVI fait immédiatement suite à ses propos disant que "on ne peut pas résoudre ce problème par la distribution de préservatif" et que les médias ont abondamment relayés. De fait, il est évident que le discours axé uniquement sur le préservatif et son usage a montré ses limites. Pourquoi, dès lors, un autre discours serait-il impensable ? Pourquoi, aussi, les médias n’ont-ils donné qu'une information tronquée ? Pourquoi ont-ils volontairement -car on ne saurait les accuser de ne pas savoir faire leur métier, n'est-ce pas ?- oublié la demande papale pour la gratuité des soins concernant les malades du sida ?
Mais, contrairement au pape, les journalistes français ne semblent pas considérer que les Africains sont aptes à s'élever au-dessus de leurs instincts sexuels. L'infidélité et le multi-partenariat sont parmi les causes principales de l'extension du sida. Les médecins le savent, l'Eglise le sait et on peut supposer que les médias également. Serait-ce alors que ces mêmes médias considèrent que seul l'Européen -à qui l'Eglise tient le même discours, rappelons-le- est le seul à pouvoir atteindre à un niveau qui ne se cantonne pas à l'animalité ? Serait-ce que, contrairement au pape, qui appelait à Yaoundé les Africains à la responsabilité dans la lutte contre le sida, les médias, intellectuels et politiques français pensent que les Africains en sont incapables ? Serait-ce que, au fond d'eux, nos élites voient les Africains comme inférieurs aux Européens au point qu'ils aient besoin qu'on leur tienne des discours différents ?

Source: www.historia-nostra.com

17:24 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : benoît 16, sida, vih, afrique, cameroun, préservatif, vatican, tournée papale en afrique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |