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jeudi, 07 avril 2016

AFFAIRE GUY-ANDRE KIEFFER: LE GROS CANULAR

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Manipulations, intox, campagnes médiatiques mensongères, etc. La disparition le 14 avril 2004  »sur le parking d’un supermarché » du journaliste franco-canadien qui enquêtait, dit-on sur la filière café cacao, avait fait le tour du monde. Tous les médias nationaux et internationaux s’en faisaient l’écho. Cette affaire, chou gras de ceux qui trouvent à manger et à boire à tous les râteliers et en toutes circonstances, resurgissait chaque fois que le président Laurent Gbagbo posait une action d’envergure sociale allant dans le sens de l’émancipation de son pays vis-à-vis de la tutelle française.

Tous les écrits convergeaient dans un seul sens et pour un seul unique but : salir le Président Laurent Gbagbo, son épouse, son entourage pour affaiblir son pouvoir sensé ne pas faire l’affaire des occidentaux. Guy-André Kieffer cet anonyme journaliste devient alors célèbre sans aucun passé glorieux sur son talent et sa disparition une affaire d’État pour ces journaux occidentaux et locaux qui soutiennent l’opposant Alassane Ouattara. Une affaire si infâme que le président Gbagbo est amené à la qualifier de  »chiffon rouge ». De quoi s’était-il agit, pour ne plus que les mêmes qui en avaient un épouvantail continuent d’en faire écho. En fait, Guy-André Kieffer était une barbouze pion de la Françafrique juste bon à liquider pour servir la cause de l’hexagone.

Décrit avec une bi-nationalité franco canadienne, l’on n’a jamais compris pourquoi c’est la France seule, et pourquoi pas le Canada, qui défende son cas. Et très vite, l’opinion avisée se rendit compte que la France, comme un charognard se servait de cette macabre affaire, pour exister dans la crise ivoirienne de laquelle le président Laurent Gbagbo l’avait réduite au silence avec une certaine maestria politique. L’on a fait disparaître  – et non lui tirer une balle dans la tête si l’intention était vraiment de le réduire au silence – cet homme dont on dit qu’il s’échinait à décrypter les malversations au sein de la filière café-cacao. GAK de ses initiales aurait été aperçu pour la toute dernière fois alors qu’il pénètre dans le parking d’un centre commercial d’Abidjan, où il a rendez-vous avec Michel Legré  »le beau-frère de la Première Dame de l’époque Simone Gbagbo ». Beau frère de la Première dame Simone Gbagbo. Petit rajout mais grand dommage causé à l’image de marque des officiels ivoiriens présentés comme de vulgaires voyous de quartier mal famé payés pour assassiner.

Le 28 mai 2004 Michel Legré,  »beau-frère de Simone Gbagbo, épouse du chef de l’Etat », est inculpé pour « complicité d’enlèvement », « séquestration » et « assassinat » par la justice ivoirienne, puis placé en détention. Le  11 oct 2004, il est mis en examen pour « enlèvement et séquestration » par le juge Patrick Ramaël. Et le 28 oct 2005, Michel Legré est … mis en liberté provisoire. Depuis cette date d’avril 2004 à la prise du pouvoir par Alassane Ouattara en avril 2011, sept années se sont écoulées. Et de la prise du pouvoir à la réélection d’Alassane Ouattara cinq autres années sont passées. Et toujours rien. Ni sous le pouvoir, ni sous et pendant le régime Ouattara. Quel est donc cet homme dont la disparition ameutait le monde entier et qui subitement n’intéresse plus personne ? C’est à croire que Laurent Gbagbo a été enfermé dans sa cellule de prison de la Cour pénale internationale (Cpi) avec Guy-André Kiefer. Et pourtant quelle bile et médisance les médias français n’ont-ils pas déversé sur l’ancien couple présidentiel ivoirien. Laurent et Simone Gbagbo ont fait les frais de lourds soupçons. Mais en réalité n’étaient que des rumeurs. Plus les journalistes français s’improvisaient enquêteurs, plus les fausses pistes se multipliaient. Dès lors les chasseurs de primes entrent en jeu. Le 13 janv 2006 un certain Jean-Tony Oulaï Ivoirien de nationalité et se disant ex-capitaine de l’armée, est mis en examen par le même juge Ramaël. Le 29 août 2006, des  »indiscrétions annoncent que les auteurs auraient été identifiés par le juge Ramaël, lequel serait en possession d’une liste de 17 personnes.

Le 23 août 2007 sur France 3 une chaîne publique française, le sieur Berté Seydou se présente comme le chauffeur d'un commando dirigé par Jean-Tony Oulaï, qui aurait enlevé Kieffer, l'aurait détenu deux jours « à la présidence à Abidjan » puis transféré dans une ferme et tué. Le 17 novembre 2008  la justice ivoirienne lance un mandat d'arrêt international contre Berté Seydou pour « déclarations mensongères tant à la presse française qu'au juge Ramaël ». Le 23 avril 2009 Mme Simone Ehivet-Gbagbo l'une des principales cibles de la calomnie est entendue à Abidjan par le juge français Patrick Ramaël. Tellement il y avait de quoi à boire et à manger dans l'affaire, même le juge d'instruction de l'époque, Patrick Ramaël, se plaisait à multiplier les voyages à Abidjan, parfois aussi à Bouaké anciennement zone rebelle. Mais ses enquêtes s'étant soldée sans résultats, le juge Patrick Ramaël est sommé de rendre le tablier, le 1er septembre 2013, jour d'expiration de son mandat décennal. Un brin mélancolique Ramaël part laissant derrière lui un goût d'inachevé. Ce d'autant la famille de Guy-André, n'en pouvant plus multiplie les courriers à François Hollande.

Dans la dernière missive adressée en janvier, la famille montre son agacement. « D'autant plus agaçant, soupire Bernard Kieffer, que les autorités ivoiriennes ont sous la main la plupart des protagonistes ». A commencer par l'ex-First Lady, en résidence surveillée à Odienné (Nord), ou celui qui fut le caïd de sa sécurité rapprochée Anselme Seka Yapo, dit « Seka Seka », détenu au secret. A la vérité, plus personne ne comprend ce qui pourrait bloquer l'enquête, ce d'autant que les suspects n°1 et 2 sont respectivement emprisonnés à La Haye en Hollande (Laurent Gbagbo) et Odienné (à cette époque pour Simone Gbagbo). Mais là où le ridicule manque de tuer c'est lorsque, le vendredi 6 janvier 2012, des enquêteurs trouvent des squelettes dans le village d'Issia à 360 km à l'ouest d'Abidjan, et sont sensés être ceux du journaliste franco canadien. Le choix n'est pas fortuit. Issia est le village natal de deux proches du Président Laurent Gbagbo. Il s'agit de Paul Antoine Bohoun Bouabré et Désiré Tagro.

Mais la découverte se fait précisément dans le ville du premier cité qui lui a réussi à s'échapper pour s'exiler en Israel. Tagro ayant péri le 11 avril 2011 sous les balles des rebelles, Laurent et Simone Gbagbo étant emprisonnés, il ne restait plus que Bouabré à porter le pêcher d'Israël. Mais là, la trouvaille se découvre inopérante dans le plan conçu pour accabler le couple Gbagbo. Les échantillons prélevés des squelettes sont transférés en France, précisément à Nantes, pour des analyses médico-légales à l'effet de déterminer si oui ou non, il s'agit des restes de Guy-André Kieffer. Mais là aussi la déception est grande. Les expertises ADN montrent que le squelette exhumé le 6 janvier en Côte d'Ivoire n'était pas celui de Guy-André Kieffer, selon Me Alexis Gublin, avocat du frère du journaliste franco-canadien enlevé en 2004. « L'expertise ADN est négative. Le corps retrouvé n'est pas celui de Guy-André Kieffer", a déclaré l'avocat de Bernard Kieffer ». Et depuis, le mensonge semble s'estomper. Pour reprendre de plus belle certainement le temps que Laurent Gbagbo revienne au Pouvoir par un coup du sort. De toute évidence ni la France ni la Côte d'Ivoire ne se préoccupent plus de cette affaire qui avait fait couler tant de salive et d'encre.

 

Source: IVOIREPOST.COM

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Deuxième information, extraite de la dernière chronique de Hassane Magued, (qui malheureusement ne s'exprime plus depuis le 9 octobre 2015).

 

Diendéré et l’assassinat de Guy-André Kieffer

 

Afin que la Famille Kieffer arrête de chercher dans tous les sens, nous donnons la présente information sans aucun commentaire. Selon les informations qui circulent dans le milieu des renseignements, Guy André Kieffer n’a pas été assassiné par des militaires Ivoiriens. Son exécution a été assurée de main de maître par des mercenaires Burkinabè. Au moment de l’assassinat, ces hommes faisant partie de la garde rapprochée des membres de la rébellion ivoirienne exerçaient à Abidjan. Récemment, nous avons appris qu’ils sont issus des RSP burkinabè. Le meurtre a été commandité par un ministre actuel en fonction.

Dans le courant du mois de mars 2015, dans un bar privé sis au-dessus du Restaurant appelé Respako dans la Commune de Cocody précisément aux II Plateaux à Abidjan, il s’est vanté en présence de témoins et langue dioula d’avoir réussi cet exploit de neutraliser Kieffer qui les gênait à l’époque et fait porter le chapeau à Simone Gbagbo en instrumentalisant Légré Michel, beau-frère de Simone Gbagbo, lequel a rejoint depuis 2011 les services de renseignement du pouvoir en place. Selon toujours les renseignements disponibles, le Général Gilbert Diendéré et certains des officiers impliqués aux côtés des rebelles ivoiriens peuvent en dire beaucoup sur la mort du journaliste français.

Une seule question se pose désormais. Pourquoi la France dont les éléments de la DGSE sont à Abidjan en contact avec tout l’appareil politique continue-t-elle de couvrir l’auteur de ce crime que vous pouvez deviner aisément ?
Naturellement, on ne devrait pas se poser cette question quand on sait que la France se tait sur la présence des deux plus grandes caches d’armes du régime situées au "Black Market d’Ajamé" et destinées aux civils proches du pouvoir pour les besoins des élections à venir, de deux autres caches d’armes dédiées aux armes lourdes à Assinie et à Minignan dans le Nord, caches d’armes autour desquels gravitent des mercenaires étrangers très connus par les renseignements internationaux pour leur implication dans les massacres de civils en Afrique centrale.

Mieux, on ne peut pas se poser cette question quand on sait que la France se tait sur le dispositif de guerre civile mis en place par le régime actuel, dispositif dont les premiers éléments spécialisés dans le massacre de civils sont les « Microbes », une milice tribale tuant depuis quelques mois à visage découvert et en patrouille à Abidjan, lesquels sévissent sous la protection du pouvoir en place avec une formation et un mode opératoire taillés sur le Modèle des génocidaires Interahamwé du Rwanda.

Dans tous les cas, Diendéré est la boîte de pandore. Elle pourrait s’ouvrir si les bonnes questions lui sont posées. Mais qui aura intérêt à lui poser les bonnes questions et à le faire parler ?
A lui seul, il constitue la bibliothèque la mieux fournie du crime de sang en Afrique de l’Ouest. Qui donc osera ouvrir cette boîte de pandore ?

A Très Bientôt.

 

Hassane Magued. 

La révolution Permanente.

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

jeudi, 28 novembre 2013

LA FRANCE A L’OREE DU CHAOS

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 Le babillage des nervis du TJ


Je suis parfois ébaubi par les journalistes et les gratte-papiers français, pour le motif que ces scribouilleurs à la solde, d’une ingénuité désarmante, ont la manière d’exprimer sans détour les rapports de force les plus compliqués pour ensuite mieux les embrouiller. Et ces tabellions font des lignes de reportage et des minutes de babillage au télé-journal  tant et aussi longtemps que l’un d’entre nous comprend (1).

Ainsi, la France est engagée dans un grand remue-ménage économique, politique, social et juridique. La petite bourgeoisie le sent confusément et elle l’exprime expressément avec mission de propager la pensée de ses maîtres et d’exposer les dangers venus des Cités et des régions éloignées de la capitale (2).

Ces resquilleurs hurlent, du Finistère à Paris-Cité, de St-Étienne à Marseille-barricadée, de Perpignan jusqu’à Quimper-révoltée; ils hurlent leur douleur amère que le grand capital ne soit nullement reconnaissant pour tous ces sévices  rendus du temps du développement florissant, quand seule la classe ouvrière était pressurée – surtaxée – imposée – vilipendée  et matraquée…

Moyenne et petite bourgeoisie soumises aux fourches caudines de l’austérité

Imaginez que les grands financiers s’en prennent à leur plus fidèle alliée, la moyenne bourgeoisie du commerce et de l’industrie régionale. Celle qui sous-traite pour les grands industriels, celle qui développe de nouveaux produits, de nouveaux marchés, qui une fois à maturité sont absorbés  par le grand capital monopolisé.

Les grandes familles de rentiers parisiens, par Assemblée Nationale interposée, s’en prennent à leurs plus loyaux affidés, la petite bourgeoisie paupérisée, maintenant que tous les autres y sont passés (ouvriers, travailleurs, employés, salariés) (3).

La pseudo «classe moyenne» (qui n’a jamais existé) la petite bourgeoisie citoyenne, compagne de lit des grands partis, crie son désarroi de voir la gauche déconfite se vautrer dans l’auge du petit capital –  vendant sa peau en lambeaux – sacrifiant ses appuis électoraux si chèrement décomptés lors du dernier bal électoral. Lisez plutôt : «Après l’écotaxe toujours aussi pugnace Mélenchon est solidaire du "petit patronat qui tire la langue". Mais que font le Front de Gauche, le PCF et les autres de la gauche mosaïque à propos de l'écrasement fiscal du petit épargnant que représente la taxation prévue des ventes de terrains à bâtir? ». Rastignac – Cahuzac serait de retour, annoncent  les nouveaux «prolos», piliers de bistros de la rue Soufflot (4).

Les communistes seront présents

Pourtant, malgré tout ce vent soufflant du Morbihan, quand trente à quarante mille manifestants en colère se rassemblent à Quimper, fièrement coiffés du Bonnet Rouge des insurgés,  affrontant la flicaille, ce bras armé de l’État policier, brisant les radars et jetant du pavé contre la préfecture effrayée, le devoir du militant communiste authentique c’est d’être devant avec les manifestants, faisant le coup de brique contre les riches.

Que notre classe sociale – la classe ouvrière – massivement représentée dans ce combat, ne soit nullement dirigée en tant que classe pour elle-même, avec ses propres mots d’ordre et défendant ses propres intérêts de classe, cela est su et connu. Ça fait plus de cinquante ans qu’ils y militent les réformistes. C’est justement la raison pour laquelle tout communiste qui se respecte doit faire le coup de pavé avec les révoltés. Nul endroit où notre classe se soulève où nous ne soyons présent. Il sera toujours temps à la fin de la manif, ou à la pause syndicale, d’expliquer pourquoi nous avons participé à l’échauffourée sans tergiverser. D’autres sacrifices nous attendent avant que nous n’en ayons fini avec ces malappris de la pseudo gauche tiers-parti.

Comprenez camarades, ce n’est pas nous communistes qui avons le fardeau de la preuve de l’innocuité des mots d’ordre réformistes réclamant plus de justice de la part des riches, moins de taxes et plus d’emploi pour la Bretagne et le Finistère, et pour la France toute entière. Contre l’externalisation et contre la délocalisation industrielle; contre les fermetures d’usines, contre la dette systémique et contre la crise endémique; contre les taxes et les impôts, ces trop lourds fardeaux sur les épaules de trop peu de gens travaillant (y compris nos camarades immigrants).

Le patronat régional et le petit bourgeois local trahiront

Ceux qui présentement dirigent le mouvement en Bretagne et proposent de manifester dans un champ abandonné à Carhaix (5) – aussi loin que possible de l’ennemi de classe et de ses préfectures – ne pourront pas contenir la colère populaire; et ils oublient que pour des camionneurs rien n’est plus aisé que de rouler vers les lieux et les symboles du pouvoir assiégés – en Bretagne d’abord, à Paris ensuite et à Bruxelles enfin. Le devoir de tout communiste est d’être là, présent parmi la classe, pour indiquer la voie que les petits et les moyens bourgeois ne prendront pas – au moment crucial – fatidique – le moment où tout bascule vers l’avenir – vers l’insurrection nécessaire (6).

Souvenez-vous camarades, la crise économique s’approfondit, l’écroulement approche. L’État bourgeois – leur état-major – frappe et grappille afin de transférer du capital au grand capital. Les politiciens français s’engagent à en transférer davantage que leurs concurrents d’Allemagne, d’Italie, d’Espagne, du Portugal ou de Grèce. Défi homérique en effet. Ces États sont tous en collusion et en concurrence les uns contre les autres au sein même de l’Union Européenne. Bruxelles ne fait que réguler la joute interne et organiser le Front commun (National) externe des riches continentaux contre les concurrents et contre les ouvriers européens – français – bretons – quimpérois y inclus.

La classe ouvrière ayant été pressurée au maximum,  il ne reste que la petite et la moyenne bourgeoisie à surtaxer afin d’assurer le flot de capital en direction des conseils d’administration des grandes familles de rentiers monopolistes français et européens.  La petite et la moyenne bourgeoisie se sentent trahies et elles critiquent Mélenchon de ne pas les protéger; et elles menacent de rallier Marine Le Pen si les ploutocrates parisiens ne leur laissent pas leur miche de pain. Ce que la grande bourgeoisie européenne ne peut leur concéder. La concurrence internationale est beaucoup trop exacerbée. La Chine veille au grain et n’attend qu’un dernier regain avant l’effondrement définitif de l’impérialisme américain, pour s’emparer de la direction de l’impérialisme «souverain».

La bourgeoisie bretonne tient bien peu de place dans ces manigances transnationales. Elle devra se résigner et passer à la caisse pour payer son suzerain de ses deniers durement valorisés à la sueur du front des ouvriers.

C’est ici que nous vous espérions camarades

C’est précisément là que nous communistes nous attendons nos camarades.  Si d’ici là nous avons fait correctement notre travail d’information, d’explication des enjeux, d’énonciation de mots d’ordre fructueux, de mobilisation et d’organisation des révoltés, alors quand les ouvriers verront tous ces petits bourgeois se dégonfler et abandonner le combat devant les représailles de l’État policier, ils se tourneront du côté de ceux qui les auront accompagnés tout au long de ce triste périple réformiste sans pour autant commettre de compromis – pour rallier les rangs des ouvriers communistes déterminés et joindre l’insurrection incontrôlée. Debout les forçats de la faim.


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La semaine prochaine: SURABONDANCE DE CAPITAUX DANS LES PAYS OCCIDENTAUX

Pour lire les éditoriaux de Robert Bibeau http://www.robertbibeau.ca/palestine.html


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(1)    http://www.pressegauche.org/spip.php?article15746 et aussi
http://www.atlantico.fr/rdv/revue-analyses-financieres/1-point-croissance-facture-pessimisme-francais-ceux-qui-essaient-faire-quelque-chose-ceux-qui-entretiennent-jean-jacques-netter-902881.html
(2)http://www.lexpress.fr/actualite/politique/la-france-de-francois-hollande-au-bord-du-chaos_1299075.html
(3)http://www.francetvinfo.fr/economie/transports/ecotaxe/la-france-est-elle-au-bord-de-la-revolution_459456.html
(4)    Ventes de terrains : le retour de la loi Cahuzac ?
http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/11/17/ventes-de-terrains-le-retour-de-la-loi-cahuzac-ii-49384.html
et pour rappel : http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/09/26/temp-394e6c8efce2eeb91017d488af4e270f-49256.html

(5)  http://tempsreel.nouvelobs.com/france-la-crise-sociale/20131115.OBS5645/apres-quimper-les-bonnets-rouges-a-carhaix-le-30-novembre.html

(6) http://actualutte.com/une-autre-vision-des-bonnets-rouges/

 

Robertbibeau@hotmail.com

 

Robert Bibeau, le 27 novembre 2013


Source: LES 7 DU QUEBEC

14:39 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Canada, Europe, France | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, france, canada, la france à l’orée du chaos, robertbibeau | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 08 mai 2013

SARKOZY DEMANDE L'ASILE AU CANADA

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L’information a été confirmée ce mardi à Paris après que trois perquisitions visant l’ex-président aient été menées par des policiers de la Brigade financière dans le cadre de l’affaire Bettencourt. Nicolas Sarkozy n’a pas assisté aux perquisitions puisqu’il était parti la veille «en famille au Canada», a indiqué son avocat, Thierry Herzog, dans un communiqué. 

Il semble que Sarkozy a de nouveau été aidé par ses amis richissimes pour l’aider au cours d’une situation de crise personnelle. Selon le Daily Mail, ils auraient trouvé refuge à Montréal, auprès d’un milliardaire canadien Paul Desmarais, âgé de 86 ans. 

«Son richissime ami Paul Desmarais lui prête un chalet niché à une heure de Montréal, au coeur de la forêt de Morin Heights, dans les joliment nommés Pays-d’en-Haut», annonçait récemment l’hebdomadaire Le Point. 

Desmarais, est le chef de la direction des médias et des services financiers de l’entreprise géante “Power Corporation” au Canada, et pèserait plus de 25 milliards d’€. 

Sarkozy a souvent parlé de Desmarais comme son mentor, en disant en 2008: «Si je suis président aujourd’hui, c’est en partie grâce à Paul Desmarais». En Février 2008, Nicolas Sarkozy l’avait d’ailleurs largement remercié en lui décernant la Légion d’honneur. 

Parallèlement, une des filles de Desmarais, Sophie, a été mariée à Eric Le Moyne de Serigny, un ancien conseiller proche de Sarkozy, qui a également été impliqué dans l’affaire Bettencourt. Au cours de sa présidence, Nicolas Sarkozy a souvent été accusé d’avoir été uniquement  intéressé par les super-riches. 

Le juge Jean-Michel Gentil estime que Mme Bettencourt a peut-être contribué illégalement à deux paiements distincts de 500000€ lors de la campagne de M. Sarkozy pour l’élection de 2007. Tous deux ont été attribués à des comptes en Suisse, et un aurait été reçu par Sarkozy en personne à Paris. 

L’ex président est également confronté à des allégations selon lesquelles il a profité de ventes illégales d’armes au Pakistan, et qu’il a accepté 50 millions d’euros de l’ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi.

Sarkozy nie toutes les accusations. 


Al Manar via Le journal du siècle 

 

Source: ALTERINFO.NET

13:38 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Canada, Europe, France, Monde | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : france, canada, sarkozy demande l'asile au canada, nicolas sarkozy | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

vendredi, 08 mars 2013

LA JUSTICE A SENS UNIQUE PARTICIPE A EXACERBER LES TENSIONS ET LA POLARISATION DE LA SOCIETE IVOIRIENNE

 

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Côte d’Ivoire: Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale

 

Par Bruno Charbonneau, Canadien, professeur agrégé, directeur de l’Observatoire sur les missions de paix et opérations humanitaires (OMPOH) de l’Université du Québec à Montréal.

 

Jeudi 28 février 2013, l’audience de confirmation des charges contre Laurent Gbagbo, Président de la Côte d’Ivoire de 2000 à 2010, prenait fin à La Haye devant la Cour pénale internationale (CPI). Cet évènement était attendu avec impatience par toute la Côte d’Ivoire, en particulier ses anciens proches et les membres de son parti politique, le Front Patriotique Ivoirien (FPI).

Inculpation et défense

La décision d’une inculpation devrait suivre dans les semaines qui viennent. La procureure de la CPI, Fatou Bensouda, poursuit l’ancien chef d’État comme coauteur indirect d’environ 700 crimes. Laurent Gbagbo est accusé d’avoir élaboré une stratégie d’exactions avec un groupe de proches. Selon la poursuite, les crimes visaient les civils et relevaient d’une intention et d’un plan pour conserver le pouvoir après les élections de novembre 2010.

L’ancien président ivoirien est demeuré relativement silencieux depuis sa capture du 11 avril 2011, mais ce 28 février il s’est exprimé directement et brièvement à la Cour. Il a affirmé avoir lutté «pour la démocratie avec courage» depuis les années 1980, alors qu’il s’opposait au parti unique du Président Félix Houphouët-Boigny, et qu’il se retrouvait aujourd’hui devant la CPI parce qu’il avait respecté la Constitution ivoirienne pendant la crise post-électorale de 2010-11.

Il a également demandé à tous les Africains qui le soutiennent et «qui marchent pour la démocratie» qu’ils comprennent que le salut se trouve dans «le respect des lois et des Constitutions que nous nous donnons».

Justice des vainqueurs?

Selon les tenants de la justice internationale, la CPI permet de faciliter la réconciliation des pays en situation de post-conflit. La justice internationale permettrait de faire éclater la vérité, ce que plusieurs chercheurs jugent comme un élément essentiel appuyant tout processus de réconciliation.

Mais tant la défense de Laurent Gbagbo que plusieurs Ivoiriens déplorent le fait qu’il soit le seul coupable, du moins le seul à la CPI, et surtout que seuls les membres du FPI soient ciblés tant par la justice internationale que la justice ivoirienne.

Un mandat d’arrêt international contre sa femme, Simone Gbagbo, a été émis, mais le gouvernement ivoirien n’y a pas encore répondu (elle est toujours détenue par la justice ivoirienne). Certains de ses proches, dont leur fils Michel et son «général» de la rue, Blé Goudé, ont été récemment arrêtés, d’autres sont détenus depuis déjà plus d’un an, alors qu’aucun membre des anciens rebelles ou alliés du président actuel, Alassane Ouattara, n’a été inculpé à ce jour malgré les nombreux témoignages et rapports incriminants.

Quelle réconciliation?

Il faudra encore du temps avant de savoir si Laurent Gbagbo sera formellement accusé. Et encore plus de temps, s’il l’est, avant de connaître le jugement.

Entretemps, la Côte d’Ivoire n’est pas sortie du bois. La réconciliation piétine. Les tensions perdurent. Les problèmes fonciers et identitaires s’entremêlent et le gouvernement ne fait rien pour les corriger.

Non seulement la justice à sens unique participe-t-elle à maintenir, sinon exacerber, les tensions et la polarisation de la société ivoirienne, mais les agissements des forces de sécurité du gouvernement Ouattara continuent de compromettre cette réconciliation.

Un autre rapport, cette fois d’Amnesty International, expose de nouveau les violations généralisées des droits humains perpétrées par les forces de sécurité, en particulier à l’encontre de partisans ou présumés partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo (voir Côte d’Ivoire : la loi des vainqueurs Amnesty International, 26 février 2013).

Sans vouloir promouvoir l’impunité des responsables de la guerre et des crimes, il est difficile de voir comment le procès de Laurent Gbagbo à la CPI pourrait encourager la réconciliation en Côte d’Ivoire.

 

source: 45ème NORD.CA

jeudi, 28 avril 2011

DESINFORMATION SUR LA CRISE EN COTE D'IVOIRE: LA TYRANNIE ET SES MENSONGES


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« L'erreur ne devient pas vérité parce qu'elle se propage et se multiplie ; la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit. » - Gandhi

 

Le calvaire que le grand capital assoiffé de pétrole et de profits fait vivre au peuple ivoirien est une immense injustice qui est d'autant plus intolérable qu'elle se produit dans l'indifférence d'une grande partie de mes compatriotes québécois. Depuis bientôt cinq mois, malgré toute ma bonne volonté et mes efforts personnels pour sensibiliser en particulier la classe politique et les médias, j'observe impuissant les Ivoiriens, admirables résistants, se battre seuls contre l'argent des maitres du monde et les fusils de leurs valets. Je pleure et je me réveille la nuit en les entendant gémir, appeler à l'aide.

Une multitude de blogues, de pages Facebook, de canaux Twitter et de sites Web ivoiriens et africains sont parcourus de cris d'indignation et de hurlements de douleur qu'efface sans peine le vacarme assourdissant de la machine de guerre occidentale. À peine audibles, les lamentations des victimes de Duékoué, de Gagnoa, de San Pedro, d'Abidjan et du reste de la Côte d'Ivoire se perdent dans les abysses cybernétiques, tandis que les vampires qui boivent goulument le sang des Africains perpètrent tranquillement leurs crimes sous un déluge de média-mensonges. Avez-vous remarqué le silence de Radio-Canada depuis que l'affaire est prétendument réglée ? Avez-vous remarqué comme cette bande de journalistes à gages se tient coite depuis l'enlèvement de Laurent Gbagbo par les Français, qui l'ont remis à de sombres brutes pour qu'il soit humilié et séquestré avec sa femme, Simone ?

Pourtant, les rebelles poursuivent leurs massacres, jouissent de l'impunité et se tuent même entre eux, ce qui est très embarrassant pour Radio-Canada, qui nous présentait Alassane Ouattara comme le grand démocrate désigné comme vainqueur par la « communauté internationale ». Les élections fédérales tombant à point nommé, Radio-Canada a donc changé de sujet. Elle se désintéresse du conflit au moment où il vient de faire des milliers de morts. Quel contraste avec ce qui s'est passé entre décembre et mars ! Radio-Canada nous avait alors habitués aux quelques centaines de morts des statistiques plus ou moins fictives de l'ONU pour accabler Laurent Gbabo de tous les maux.

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Dans la première photo ci-dessus, des civils sont utilisés comme bouclier humain par les rebelles de Ouattara. Dans la seconde, l'un des civils servant de bouclier est tué lors d'un échange de tirs.

Le chaos et la terreur engendrés par l'ONU et la France, qui disaient vouloir protéger les civils, règnent partout sur le territoire ivoirien. Il y aurait deux-millions de déplacés. Les gens se terrent dans les plantations ou dans leur maison, en ville. Ils manquent de nourriture. Les voyous drogués et sans âme recrutés par Ouattara tuent, pillent, violent et saccagent. Les cadavres jonchent les rues. L'ONUCI, force des Nations Unies en Côte d'Ivoire, tire avec ses canons sur les civils de la vaste commune de Yopougon, en plein coeur d'Abidjan. Les jeunes hommes sans arme sont systématiquement « arrêtés », sous prétexte que ce sont des miliciens. S'ils résistent, ils sont tués. Les casques bleus restent sagement dans leur caserne, à Duékoué, pendant qu'à trois kilomètres de leur camp, des dozos sanguinaires massacrent plus de huit-cents civils innocents en deux jours, dans les cris d'horreur. Mais, soudainement, Radio-Canada a des choses plus importantes à nous dire que de nous parler de la tragédie provoquée par la soi-disant « communauté internationale », tout comme Radio-Canada occulte constamment le rôle machiavélique de la soi-disant « communauté internationale » dans le drame haïtien.

Je veux aujourd'hui que mes compatriotes québécois prennent conscience d'un scandale abominable et de la nature diabolique de ceux qui en sont la cause. Pétrole de l'ile d'Anticosti ou pétrole du golfe de Guinée, gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent ou cacao ivoirien : même avidité et même mépris pour l'humanité. Je n'aurai de repos que lorsque les Québécois descendront dans la rue avec l'Afrique et les autres peuples meurtris pour réclamer la justice. Je n'aurai de repos que lorsque chaque peuple s'apercevra qu'il n'est pas seul et cessera de croire ce que les menteurs au service de la ploutocratie racontent à propos des autres peuples. Ivoiriens, Haïtiens, Serbes, Congolais, Afghans, Irakiens, Palestiens, Cubains, Français, Étasuniens et Québécois doivent cesser de se voir les uns les autres à travers le filtre des grands médias et doivent se parler directement. Quand la maison du voisin brule, on peut bien faire semblant que le problème ne nous concerne pas, mais un jour viendra peut-être où ce sera la nôtre qui sera en feu. Il n'y a d'avenir pour l'humanité que dans la solidarité.

De la naïveté à la complicité

Si la désinformation est responsable de l'apathie du citoyen lambda, comment se fait-il tout de même que les plus politisés d'entre nous se laissent endormir de la sorte ? Les fabrications mensongères qu'on essaie de nous implanter dans le cerveau sont d'une grossièreté qui saute aux yeux. Et nous nous sommes fait faire le coup des dizaines de fois avant, à chaque guerre ou opération impériale de supposé « maintien de la paix ». Comment pouvons-nous être dupes des mêmes mensonges ? Comment pouvons-nous croire que la propagande se conjugue uniquement au passé, dans les manuels d'histoire ? Comment nous, les Québécois, pouvons-nous nous imaginer qu'il n'y a de désinformation que lorsque nous en sommes les victimes ? Nous dénonçons le Quebec bashing ou la dissimulation des reculs du français, mais en même temps, nous croyons sans discernement ce que les médias nous racontent au sujet des guerres impériales.

À entendre parler beaucoup de gens supposément intelligents, Obama, Sarkozy, Harper et leurs pions menteurs onusiens, qui tiennent la « communauté internationale » en laisse, éprouveraient soudainement une grande passion pour la démocratie en Afrique. Du Gabon à la Tunisie en passant par le Rwanda, ils entretiennent depuis belle lurette des relations tout à fait cordiales avec des dictateurs qui tantôt « s'accrochent au pouvoir » depuis des décennies, tantôt commettent des massacres à grande échelle. On sait bien pourquoi de telles amitiés sont cultivées : les ressources naturelles et les profits. Pour quelle autre raison a-t-on déjà fait la guerre ? Nommez-moi un seul cas où des troupes occidentales ont défendu des principes moraux par grandeur d'âme. Un seul cas où nos soldats se sont battus pour la justice et la paix. Un seul cas où l'on n'a pas menti systématiquement au peuple qui fournit la chair à canon pour justifier la guerre. Il n'y en a aucun. Qu'à cela ne tienne, partout autour de moi, des Québécois sont disposés à croire qu'en Côte d'Ivoire, la machine à larguer des bombes s'est mutée en douce fée venue apporter la démocratie d'un coup de canon à étoiles.

Incommensurable est la souffrance humaine causée par les faux justiciers qui ont toujours un vilain à mater quelque part et qui réussissent à garder leur image de bons grâce à leur emprise totale sur les médias. Les vilains sont souvent en Afrique, mais pas seulement là. Songez aux centaines de milliers de morts et de blessés et au million de réfugiés de l'Irak : fallait casser la gueule au vilain Saddam. Songez à l'Afghanistan martyrisé depuis 2001, où la corruption et le trafic de drogue règnent. Quel progrès ! Quelle belle œuvre humanitaire ! Fallait casser la gueule à Ben Laden. Il y a toujours des gueules à casser quelque part. Surtout là où se trouvent de mauvais clients. Et ce cassage de gueules laisse dans son sillage des drames qui perdurent.

En 1999, l'OTAN largue des milliers de tonnes de bombes sur la Yougoslavie pendant 78 jours. Alors qu'on nous vante la guerre propre, avec des frappes chirurgicales, des hôpitaux et des écoles sont touchés, comme ce sera le cas en Irak, quatre ans plus tard. Mais ces drames sont occultés à Radio-Canada et ailleurs, comme toujours. Le complexe pétrochimique de la ville de Pancevo est détruit par les frappes, causant fuites toxiques et contamination. Aujourd'hui, les hôpitaux de Pancevo sont remplis de cancéreux. Les invalides sont légion. Les enfants souffrent d'asthme. Les cimetières se remplissent de gens morts à quarante ou cinquante ans.

L'OTAN disait que les bombardements avaient pour but d'éviter une catastrophe humanitaire au Kosovo. Fallait une fois de plus casser la gueule d'un vilain : Milosevic. Or, les habitants de Pancevo se demandent encore aujourd'hui quel rapport il y avait entre cet objectif et les usines de leur ville. En fait, comme toujours, la démocratie et la protection des faibles n'étaient pour rien dans l'œuvre destructrice des maitres du monde. Il s'agissait de porter au pouvoir un faux mouvement indépendantiste constitué par la pègre kosovare d'Hashim Thaçi, qui faisait dans le trafic d'organes et qui règne aujourd'hui sur la traite des blanches en Europe. Il s'agissait aussi d'établir une base de l'OTAN au Kosovo, berceau de la Serbie. Voilà pourquoi on a agressé les Serbes, on les a tués en invoquant de faux charniers et on a dépecé leur pays.

Combien de fois encore avalerons-nous toutes les couleuvres que les médias aux ordres nous apprêtent chaque jour ? Combien de tragédies provoquées par les gardiens autoproclamés de la paix devront avoir lieu pour que l'on cesse de faire comme si les Radio-Canada de ce monde n'avaient pas pour fonction de relayer des mensonges et de nous mettre des idées dans la tête ? Il y a un moment où la naïveté, la paresse intellectuelle et le je-m'en-foutisme deviennent de la complicité.

La réalité masquée par les médias occidentaux en Côte d'Ivoire

Les raisonnements tenus par les médias occidentaux, au sujet de la crise actuelle en Côte d'Ivoire, tiennent purement et simplement du délire mythomane. Les journalistes aux ordres font gober des balivernes à leur public en répétant de fallacieux mantras, en accréditant les propos des terroristes et des assassins, en véhiculant les mensonges des humanitaires à gages et en reléguant au second plan certaines vérités fondamentales.

Dès le début de la crise postélectorale, Laurent Gbagbo a demandé simplement qu'un comité international recompte les voix pour régler le contentieux, qui s'apparente à beaucoup de situations rencontrées dans d'autres pays, y compris aux États-Unis à l'élection présidentielle de 2000. Alassane Ouattara a rétorqué qu'il ne fallait pas recompter les voix, que Laurent Gbagbo devait partir et que, s'il refusait de s'en aller, il fallait l'extirper militairement de son fauteuil. Donc, celui que Sarkozy appelle un dictateur a demandé une médiation impartiale, tandis que celui qui serait le vrai démocrate, « reconnu par la communauté internationale », a répondu qu'il fallait faire la guerre civile, sachant très bien que l'extirpation ne se réaliserait qu'au prix d'un grand nombre de vies humaines et ne pourrait pas être une opération « chirurgicale ».

Les appels à la guerre de Ouattara n'ont rien d'étonnant lorsqu'on sait que lui et ses parrains français à la solde du grand capital ont entrepris de déloger Gbagbo par la force dès septembre 2002, dans une tentative de coup d'État qui a été suivie de la guerre civile sanglante dont nous venons de voir le dernier épisode tragique et dont le bilan s'élève aujourd'hui probablement à près de vingt-mille morts et des dizaines de milliers de blessés. Les rebelles qui ont attaqué la Côte d'Ivoire et commencé la guerre civile ont toujours agi pour le compte d'Alassane Ouattara et se sont comportés de manière sanguinaire, capturant des policiers chez eux, les torturant et les exécutant sur la place publique, tantôt par balle, tantôt en les transformant en torches humaines, tantôt par d'autres procédés.

Le chaos et la terreur engendrés par l'ONU et la France, qui disaient vouloir protéger les civils, règnent partout sur le territoire ivoirien. Il y aurait deux-millions de déplacés. Les gens se terrent dans les plantations ou dans leur maison, en ville. Ils manquent de nourriture. Les voyous drogués et sans âme recrutés par Ouattara tuent, pillent, violent et saccagent. Les cadavres jonchent les rues. L'ONUCI, force des Nations Unies en Côte d'Ivoire, tire avec ses canons sur les civils de la vaste commune de Yopougon, en plein coeur d'Abidjan. Les jeunes hommes sans arme sont systématiquement « arrêtés », sous prétexte que ce sont des miliciens. S'ils résistent, ils sont tués. Les casques bleus restent sagement dans leur caserne, à Duékoué, pendant qu'à trois kilomètres de leur camp, des dozos sanguinaires massacrent plus de huit-cents civils innocents en deux jours, dans les cris d'horreur. Mais, soudainement, Radio-Canada a des choses plus importantes à nous dire que de nous parler de la tragédie provoquée par la soi-disant « communauté internationale », tout comme Radio-Canada occulte constamment le rôle machiavélique de la soi-disant « communauté internationale » dans le drame haïtien.

Je veux aujourd'hui que mes compatriotes québécois prennent conscience d'un scandale abominable et de la nature diabolique de ceux qui en sont la cause. Pétrole de l'ile d'Anticosti ou pétrole du golfe de Guinée, gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent ou cacao ivoirien : même avidité et même mépris pour l'humanité. Je n'aurai de repos que lorsque les Québécois descendront dans la rue avec l'Afrique et les autres peuples meurtris pour réclamer la justice. Je n'aurai de repos que lorsque chaque peuple s'apercevra qu'il n'est pas seul et cessera de croire ce que les menteurs au service de la ploutocratie racontent à propos des autres peuples. Ivoiriens, Haïtiens, Serbes, Congolais, Afghans, Irakiens, Palestiens, Cubains, Français, Étasuniens et Québécois doivent cesser de se voir les uns les autres à travers le filtre des grands médias et doivent se parler directement. Quand la maison du voisin brule, on peut bien faire semblant que le problème ne nous concerne pas, mais un jour viendra peut-être où ce sera la nôtre qui sera en feu. Il n'y a d'avenir pour l'humanité que dans la solidarité.

De la naïveté à la complicité

Si la désinformation est responsable de l'apathie du citoyen lambda, comment se fait-il tout de même que les plus politisés d'entre nous se laissent endormir de la sorte ? Les fabrications mensongères qu'on essaie de nous implanter dans le cerveau sont d'une grossièreté qui saute aux yeux. Et nous nous sommes fait faire le coup des dizaines de fois avant, à chaque guerre ou opération impériale de supposé « maintien de la paix ». Comment pouvons-nous être dupes des mêmes mensonges ? Comment pouvons-nous croire que la propagande se conjugue uniquement au passé, dans les manuels d'histoire ? Comment nous, les Québécois, pouvons-nous nous imaginer qu'il n'y a de désinformation que lorsque nous en sommes les victimes ? Nous dénonçons le Quebec bashing ou la dissimulation des reculs du français, mais en même temps, nous croyons sans discernement ce que les médias nous racontent au sujet des guerres impériales.

À entendre parler beaucoup de gens supposément intelligents, Obama, Sarkozy, Harper et leurs pions menteurs onusiens, qui tiennent la « communauté internationale » en laisse, éprouveraient soudainement une grande passion pour la démocratie en Afrique. Du Gabon à la Tunisie en passant par le Rwanda, ils entretiennent depuis belle lurette des relations tout à fait cordiales avec des dictateurs qui tantôt « s'accrochent au pouvoir » depuis des décennies, tantôt commettent des massacres à grande échelle. On sait bien pourquoi de telles amitiés sont cultivées : les ressources naturelles et les profits. Pour quelle autre raison a-t-on déjà fait la guerre ? Nommez-moi un seul cas où des troupes occidentales ont défendu des principes moraux par grandeur d'âme. Un seul cas où nos soldats se sont battus pour la justice et la paix. Un seul cas où l'on n'a pas menti systématiquement au peuple qui fournit la chair à canon pour justifier la guerre. Il n'y en a aucun. Qu'à cela ne tienne, partout autour de moi, des Québécois sont disposés à croire qu'en Côte d'Ivoire, la machine à larguer des bombes s'est mutée en douce fée venue apporter la démocratie d'un coup de canon à étoiles.

Incommensurable est la souffrance humaine causée par les faux justiciers qui ont toujours un vilain à mater quelque part et qui réussissent à garder leur image de bons grâce à leur emprise totale sur les médias. Les vilains sont souvent en Afrique, mais pas seulement là. Songez aux centaines de milliers de morts et de blessés et au million de réfugiés de l'Irak : fallait casser la gueule au vilain Saddam. Songez à l'Afghanistan martyrisé depuis 2001, où la corruption et le trafic de drogue règnent. Quel progrès ! Quelle belle œuvre humanitaire ! Fallait casser la gueule à Ben Laden. Il y a toujours des gueules à casser quelque part. Surtout là où se trouvent de mauvais clients. Et ce cassage de gueules laisse dans son sillage des drames qui perdurent.

En 1999, l'OTAN largue des milliers de tonnes de bombes sur la Yougoslavie pendant 78 jours. Alors qu'on nous vante la guerre propre, avec des frappes chirurgicales, des hôpitaux et des écoles sont touchés, comme ce sera le cas en Irak, quatre ans plus tard. Mais ces drames sont occultés à Radio-Canada et ailleurs, comme toujours. Le complexe pétrochimique de la ville de Pancevo est détruit par les frappes, causant fuites toxiques et contamination. Aujourd'hui, les hôpitaux de Pancevo sont remplis de cancéreux. Les invalides sont légion. Les enfants souffrent d'asthme. Les cimetières se remplissent de gens morts à quarante ou cinquante ans.

L'OTAN disait que les bombardements avaient pour but d'éviter une catastrophe humanitaire au Kosovo. Fallait une fois de plus casser la gueule d'un vilain : Milosevic. Or, les habitants de Pancevo se demandent encore aujourd'hui quel rapport il y avait entre cet objectif et les usines de leur ville. En fait, comme toujours, la démocratie et la protection des faibles n'étaient pour rien dans l'œuvre destructrice des maitres du monde. Il s'agissait de porter au pouvoir un faux mouvement indépendantiste constitué par la pègre kosovare d'Hashim Thaçi, qui faisait dans le trafic d'organes et qui règne aujourd'hui sur la traite des blanches en Europe. Il s'agissait aussi d'établir une base de l'OTAN au Kosovo, berceau de la Serbie. Voilà pourquoi on a agressé les Serbes, on les a tués en invoquant de faux charniers et on a dépecé leur pays.

Combien de fois encore avalerons-nous toutes les couleuvres que les médias aux ordres nous apprêtent chaque jour ? Combien de tragédies provoquées par les gardiens autoproclamés de la paix devront avoir lieu pour que l'on cesse de faire comme si les Radio-Canada de ce monde n'avaient pas pour fonction de relayer des mensonges et de nous mettre des idées dans la tête ? Il y a un moment où la naïveté, la paresse intellectuelle et le je-m'en-foutisme deviennent de la complicité.

La réalité masquée par les médias occidentaux en Côte d'Ivoire

Les raisonnements tenus par les médias occidentaux, au sujet de la crise actuelle en Côte d'Ivoire, tiennent purement et simplement du délire mythomane. Les journalistes aux ordres font gober des balivernes à leur public en répétant de fallacieux mantras, en accréditant les propos des terroristes et des assassins, en véhiculant les mensonges des humanitaires à gages et en reléguant au second plan certaines vérités fondamentales.

Dès le début de la crise postélectorale, Laurent Gbagbo a demandé simplement qu'un comité international recompte les voix pour régler le contentieux, qui s'apparente à beaucoup de situations rencontrées dans d'autres pays, y compris aux États-Unis à l'élection présidentielle de 2000. Alassane Ouattara a rétorqué qu'il ne fallait pas recompter les voix, que Laurent Gbagbo devait partir et que, s'il refusait de s'en aller, il fallait l'extirper militairement de son fauteuil. Donc, celui que Sarkozy appelle un dictateur a demandé une médiation impartiale, tandis que celui qui serait le vrai démocrate, « reconnu par la communauté internationale », a répondu qu'il fallait faire la guerre civile, sachant très bien que l'extirpation ne se réaliserait qu'au prix d'un grand nombre de vies humaines et ne pourrait pas être une opération « chirurgicale ».

Les appels à la guerre de Ouattara n'ont rien d'étonnant lorsqu'on sait que lui et ses parrains français à la solde du grand capital ont entrepris de déloger Gbagbo par la force dès septembre 2002, dans une tentative de coup d'État qui a été suivie de la guerre civile sanglante dont nous venons de voir le dernier épisode tragique et dont le bilan s'élève aujourd'hui probablement à près de vingt-mille morts et des dizaines de milliers de blessés. Les rebelles qui ont attaqué la Côte d'Ivoire et commencé la guerre civile ont toujours agi pour le compte d'Alassane Ouattara et se sont comportés de manière sanguinaire, capturant des policiers chez eux, les torturant et les exécutant sur la place publique, tantôt par balle, tantôt en les transformant en torches humaines, tantôt par d'autres procédés.


 

 

Bernard Desgagné


Source : VIGILE.NET

lundi, 20 décembre 2010

GENERAL ROMEO DALLAIRE (FORCE ONU-RWANDA): J'AI SERRE LA MAIN DU DIABLE


J'AI SERRE LA MAIN DU DIABLE.jpg

L'ONU n'a aucun sens des Droits Humains dont elle se prévaut pour se maintenir en Côte d'Ivoire, envers et contre la volonté du peuple ivoirien, se déclinant désormais dans notre pays non plus comme une force de paix (qu'elle n'a jamais été nulle part) mais comme une force d'occupation. Il en est de même pour la force française Licorne. La France qui a été occupée pendant la Seconde Guerre Mondiale par les armées nazi d'Adolf Hitler sait très précisément le sentiment qu'on peut éprouver dans ce cas de figure. Ces deux armées d'occupation seront donc traitées comme telles, désormais, en Côte d'Ivoire. A bon entendeur..., salut!

Ci-dessous, le résumé du film-témoignage du Général Roméo Dallaire, chef des troupes onusiennes au Rwanda, en 1994 pendant le génocide; une oeuvre cinématographique majeure, sortie le 28 septembre 2007 au Canada, sa terre natale.

Kigali, printemps 1994. Commandant en chef des casques bleus de l'ONU, le général Roméo Dallaire pressent la menace d'un conflit ethnique. L'écrasement de l'avion du président rwandais, le 6 avril, déclenche le massacre organisé par la majorité hutu contre la minorité tutsi, après qu'un siècle de colonialisme eut défavorisé la première au bénéfice de la seconde. Mal armé et sans pouvoirs, Dallaire tente de convaincre le conseil de sécurité de l'ONU d'envoyer des hommes pour l'aider à mettre en échec le Hutu Power, gouvernement intérimaire qui supervise le génocide. Mais les instructions qu'il reçoit sont formelles: interdiction d'ouvrir le feu sur les assassins, et, quelques jours plus tard, ordre de retirer les troupes de Kigali. Au péril de sa vie et de celle de ses hommes qui refusent de partir, Dallaire désobéit.


Source: CINOCHE.COM

Voir la bande-annonce (cliquer): ICI

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Roy Dupuis sera le Général Dallaire

Par Karl Filion

ROY DUPUIS.jpg

© Alliance Atlantis Vivafilm

Roy Dupuis

Les Films Séville ont annoncé hier par voie de communiqué que Roy Dupuis avait été choisi pour incarner à l'écran le général Roméo Dallaire, auteur du livre J'ai serré la main du diable.

J'ai serré la main du diable raconte l'histoire d'un soldat canadien partagé entre son devoir et sa conscience. En 1994, les Nations Unies ont dépêché le général Roméo Dallaire au Rwanda afin mettre en application un difficile processus de paix. Le jour même où est hissé le drapeau des Nations Unies, six petites filles sont massacrées, geste qui semble avoir été posé par les forces rebelles. Le chaos s'ensuit. Impuissant devant le spectacle de cette descente aux enfers, l'armée le rappelle au pays. Ne pouvant se résigner à quitter le Rwanda et laisser ce peuple à lui-même, il désobéit. Il assiste au départ des troupes belges et de ses troupes les mieux équipées. Promettant une histoire quotidienne aux journalistes qui acceptent de rester, le lieutenant-général Dallaire tente d'attirer l'attention de la communauté internationale afin qu'elle réagisse. Plus de 800 000 Rwandais ont perdu la vie aux termes de ce génocide. Le général Dallaire a réussi à sauver près de 30 000 personnes.

Dupuis a récemment fait partie de la distribution de Maurice Richard.

Roger Spottiswoode (Ripley Under Ground, Tomorrow Never Dies) assure la réalisation du film, dont le tournage débutera en juin à Kigali.

Une conférence de presse aura lieu vendredi en présence du réalisateur et de l'acteur principal pour confirmer le tout.

 

Source: CINOCHE.COM