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mercredi, 13 avril 2011

APRES LA CAPTURE DE GBAGBO, C'EST LE CHAOS TOTAL A ABIDJAN

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Laurent GBAGBO Président élu et reconnu par la Côte d'Ivoire et ses institutions légales a été capturé, lundi, par les forces françaises et remis aux rebelles d'Alassane OUATTARA. En attendant notre compte rendu complet, le monde entier doit retenir que la capitale économique de Côte d'ivoire vit un chaos total auquel, bien entendu la France prend une part active.

Nous reviendrons en détail sur les grossiers mensonges divulgués ici et là par les medias français qui tentent de ne pas rendre la France responsable de la capture de Laurent GBAGBO et de toute la pagaille que vit la Côte d'ivoire, en ce moment.

Nos correspondants ont pu voir les forces de l'Armée française, occuper les ports de San-Pedro et, surtout, d'Abidjan où elles ont cassé tous les entrepôts et voler tout le cacao qui s'y trouvait. Les pillages qui se déroulent en ce moment à Abidjan sont le fait des rebelles et des soldats français. Toutes les maisons des cadres du pays, toutes les stations d'essence, tous les magasins d'Abidjan sont vidés en ce moment. Et il faut le retenir: La population apeurée et terrée chez elle n'a rien à avoir avec tous ces actes. L'épuration ethnique a bel et bien commencé en Côte d'Ivoire.

Désiré TAGRO (ex-ministre de l'Intérieur et Secrétaire général du gouvernement) a été froidement abattu par les hommes de OUATTARA. Le ministre Alcide DJEDJE (Affaires étrangères) a dû être exfiltré grâce à ses connaissances à l'ONUCI. Sa maison pillée. Une véritable chasse aux patriotes et à tous ceux qui ont soutenu GBAGBO a cours en ce moment. Un charnier d'un groupe de patriotes de plus 300 corps a été découvert par les services de la gendarmerie nationale tandis que les rebelles sur ordre (dit-on) de SARKOZY et de OUATTARA ont commencé à jeter dans la lagune et à incinérer d'autres corps pour brouiller les pistes des enquêteurs de l'ONU.

La grande joie que la France espérait après la capture de GBAGBO ne sera jamais exprimée par les Ivoiriens auxquels SARKOZY vient d'imposer un gouverneur. Personne dans les rues d'Abidjan. Oui, l'expression de la vérité des urnes est implacable, ici : «Personne n'a élu OUATTARA comme Président de ce pays, personne donc ne peut exprimer sa joie après la capture de GBAGBO. Les medias français le constatent mais ne peuvent le dire. Les jours à venir seront des plus catastrophiques», confie KOUAME Stéphane à TWN. En attendant, une autre faction de la rébellion, celle d'IB est entrée dans la danse; elle ne semble pas reconnaitre ADO comme....Président. Comme on dit à Abidjan, la capture de GBAGBO est le début du commencement.

 

Issouf OUATTARA

Source: IVORIAN.NET

 

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Côte d'Ivoire: Les pro-Ouattara doivent « cesser toutes représailles »

 

Les partisans du président ivoirien Alassane Ouattara "doivent cesser toutes représailles et violences" à l'encontre de ceux du sortant Laurent Gbagbo, a déclaré mardi Amnesty International, rapportant des témoignages d'habitants terrorisés et de meurtres dans le pays.

"Les graves violations des droits de l'Homme perpétrées par Laurent Gbagbo et ses partisans, ainsi que par ceux d'Alassane Ouattara, doivent être recensées et leurs auteurs conduits devant la justice", a déclaré Véronique Aubert, directrice adjointe du Programme Afrique d'Amnesty International, dans un communiqué.

"Les Ivoiriens perçus comme étant des partisans de l'ancien président Laurent Gbagbo courent le risque de violentes représailles, en dépit de la déclaration du président Ouattara qui a appelé lundi à s'abstenir de toute formes de représailles ou de violence", selon le texte.

"Alassane Ouattara doit rétablir la loi et l'ordre en donnant des instructions strictes à toutes ses forces afin qu'elles respectent les droits humains et protègent quiconque contre ces exactions ", a dit Véronique Aubert.

Amnesty rapporte des témoignages à Abidjan et dans l'ouest du pays, faisant état d'attaques de civils considérés comme des partisans de Gbagbo par des hommes armés décrits comme des pro-Ouattara.

"Aujourd'hui (mardi), à Abidjan, des hommes armés, dont certains portaient des uniformes, ont fait des descentes des quartiers habités par des partisans avérés ou supposés de Laurent Gbagbo, notamment à Yopougon et à Koumassi", rapporte l'ONG.

Un témoin a raconté à Amnesty International "comment un policier, appartenant à la même ethnie que Laurent Gbagbo, avait été appréhendé ce matin (...) à son domicile et abattu à bout portant sous ses yeux".

"Des dizaines de jeunes gens se cachent actuellement à Abidjan par crainte d'être tués. Dans l'ouest du pays, des personnes soupçonnées d'être des partisans de Gbagbo sont également terrifiées. Beaucoup se trouvent toujours en brousse après que leurs villages aient été brûlés et ces populations doivent être protégées", a dit Véronique Aubert.

Amnesty International affirme également que le village de Zikisso, à 300 Km à l'ouest d'Abidjan, a été "attaqué à plusieurs reprises et notamment dimanche dernier par des forces armées qui soutiendraient le président Alassane Ouattara" et qui "ont enlevé" le chef de ce village.

L'ONG déplore la détérioration des conditions humanitaires dans la mission catholique de Duékoué (ouest) "où 27.500 personnes ont trouvé refuge après que des centaines de personnes ont été tuées en raison de leur appartenance ethnique ou de leurs convictions politiques présumées" ces dernières semaines.

"Ces personnes ont besoin d'un abri adéquat et de protection de la part de la mission des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci)", a affirmé Mme Aubert.

Amnesty International demande également "à ce que Laurent Gbagbo, sa famille et ses partisans qui sont détenus à Abidjan, soient traités conformément aux procédures prévues par la loi".

 

AFP

Source : ROMANDIE.COM