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dimanche, 16 juin 2013

STEPHANE RICHARD, UN INSTIGATEUR VA TOMBER

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Un des instigateurs de premier plan les plus zélés de l'embargo criminel européen sur les médicaments destinés à la Côte d'Ivoire, de la fermeture des banques françaises, en 2011, et du pillage des fonds déposés par les Ivoiriens dans lesdites banques, est aujourd'hui au ban des accusés, en France, pour "escroquerie en bande organisée". Comme quoi, il y a un DIEU de justice! Ce n'est que le début de la tourmente et de la descente aux enfers. Qui vivra, verra. Bonne lecture! Fernand Dindé.

 
Il se passe actuellement en France, un événement qui devrait réjouir les ivoiriens. Leurs bourreaux d’hier, sont, lentement mais sûrement, en train payer. Chacun à sa manière. J’étais loin de m’en douté et je ne m’en serais jamais douté. Il faut dire que pour établir ce rapport entre l’affaire Tapie et la Côte d’Ivoire, il faut être un sage de la vie politique ivoirienne. Au sens où il faut être connecté et à cheval entre ce qui se passe en France et en Côte d’Ivoire. Il faut connaitre les deux milieux et connaitre ses ennemis comme aime à le dire cet ami dont je parle. Sans cela on croira que, les gens agissent, font le mal et rien ne se passe. Dieu serait injuste de laisser prospérer les grands criminels de notre époque. 

Non, il ne s’agit pas de Christine Lagarde. Elle est aussi éclaboussée et cela sert notre cause. Mais pour l’heure il s’agit de son directeur de cabinet du temps où elle était ministre de l’économie et des finances en France. Il s’agit de Stéphane Richard. Ce monsieur est Président Directeur Général de Orange, l’une des plus grosses entreprises de France et il a été aussi reconduit par le gouvernement de François Hollande pour service rendu à la nation française. Voila ce qui a été dit sur ce monsieur dans le courant de cette semaine: «Affaire Tapie: Stéphane Richard mit en examen pour escroquerie en bande organisée». À un si haut niveau de responsabilité les autorités judiciaires françaises ne joueraient pas avec les mots. Les juges pèsent bien leurs mots dans cette sentence. Et imaginez avec qui ce monsieur constituerait « cette bande organisée »? Nicolas Sarkozy, l’hyper président à son temps et sa ministre seraient-ils hors de cette bande, ignoreraient ce que Stéphane Richard tramait dans leur dos avec les milliards des contribuables français? Nous nous interrogeons. C’est une somme trop importante qui rend dérisoires les misères de Claude Guéant pour que le sommet de l’Etat ignore les contours de l’affaire et n’en ait pas fixé les règles. Il a même déjà indiqué que l’Elysée était le lieu des réunions de stratégie.

Pour notre part, si la justice française devait aller jusqu’au bout dans cette affaire de détournement sans se sacrifier sur l’autel de la raison d’Etat qui limite quelque peu trop la démocratie dans cet Etat français qui s’en gargarise artificiellement, elle devrait punir la « bande organisée de criminels » qui n’est pas à son premier forfait avec l’affaire Tapie. Ce monsieur est la cheville ouvrière de toute cette machination qui a obtenu de l’Union Européenne l’embargo sur les médicaments et la fermeture de toutes les banques en Côte d’Ivoire pendant la crise dite postélectorale. La cupidité de Stéphane Richard et sa Bande organisée ne se limitait pas seulement à mener une guerre sauvage de prédation en Afrique. Il pompait aussi dans les caisses de l’Etat français pour le compte de qui on sait. 
 

Joseph Marat


jeudi, 04 avril 2013

SATISFECIT FLATTEUR AU GOUVERNEMENT OUATTARA - UNE ECONOMISTE ECRIT A CHRISTINE LAGARDE

 

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Dotée d’une solide formation économique, notre lectrice Laurie Tipper conteste les vérités (?) du Fonds monétaire international (FMI), qui veut convaincre à toute force les Ivoiriens que son ancien «commis» Alassane Ouattara fait un travail merveilleux dans la meilleure des Côte d’Ivoire possibles.

 

Je suis interloquée par les déclarations de Michel Lazare faites le 28 mars 2013: «La Côte d’Ivoire a réalisé une croissance de 9, 8% en 2012, des performances qui planchent au-delà des prévisions du Fonds monétaire internationale (FMI) (8,6%), « pour la première fois depuis 30 ans, la Côte d’Ivoire a régularisé sa dette extérieure», «la Côte d’Ivoire ne souffre de problème de seuil d’endettement. Avec des appuis financiers extérieurs  conséquents, le taux d’investissement public dépassera les 7% du PIB».

(Source: http://www.imf.org/external/french/np/sec/pr/2013/pr1397f.htm).

Ces  déclarations me font penser à une jonglerie sensorielle et mentale qui, modifiant les perspectives intellectuelles, suspend l’intervention de la logique et impose un état de vertige, car la vérité évidente et banale à laquelle nous assistons, que dis-je que nous subissons, c’est une flambée généralisée des prix des denrées alimentaires et des produits de première nécessité sur les marchés. Mieux l’eau, le courant, le gaz, l’essence ont connu le même sort. Sans compter les montants excessifs imposés aux étudiants en majorité issus de familles défavorisées, qui ont dû abandonner leurs études, faute de moyens, pour preuve le nombre décroissant d’inscrits dans les universités en Côte d’Ivoire. Je ne m’étalerai même pas sur les énormes difficultés pour  simplement survivre au quotidien aujourd’hui en Côte d’Ivoire, ne serait-ce qu’avoir de l’eau, relève du parcours du combattant. 

En économie, on ne décrète pas la croissance ou son absence: on la constate chiffres à l’appui. Le taux de croissance de la Côte d’Ivoire pour les années 2009 à 2011 étaient respectivement de 4.2%, 2.6%, et de -5.8%. Multiplication des petits pains ou cour des miracles? La Côte d’Ivoire serait donc passée d’un taux de croissance de -5.8% en 2011 à + 9.8% en 2012. Je ne pense pas me tromper en affirmant que les objectifs du FMI sont: transparence, disponibilité de l’information, définition des codes de bonne conduite, dépassement de l’esprit et de la culture du cloisonnement, diffusion de messages clairs et cohérents  pour éviter que les pays ne se mettent en situation de crise. Le principal objectif du PIB (Produit Intérieur Brut) est de mesurer l’activité économique, il est reste pas moins la mesure la valeur de la production d’un pays (sa richesse) et est avant tout l’agrégat de la comptabilité nationale d’un pays, il n’y a donc rien à dissimuler  aux citoyens.

Par conséquence, j’ose espérer qu’il n’y a aucun obstacle pour répondre aux 4 points ci-dessous listés et surtout pour rendre publicles méthodologies d’approche du calcul du PIB ivoirien pour l’année 2012 ainsi que toutes les valeurs associées à ce calcul et bien sûr toutes valeurs afférentes au taux de croissance 2012.

1. La méthodologie que votre institution a utilisé pour le calcul du PIB 2012 en Côte d’Ivoire.

Calcul du PIB par une approche production ou Calcul du PIB par approche revenu ou Calcul du PIB par approche demande?

2. La mesure prise par votre institution pour mesurer ce taux : par glissement annuel ou trimestriellement?

3. Suite aux déclarationsde Michel Lazare: « pour la première fois depuis 30 ans, la Côte d’Ivoire a régularisé sa dette extérieure », dans ma lettre ouverte que je vous ai adressée le 09/01/2013, le stock résiduel de la dette extérieure de la Côte d’Ivoire après tous les allègements (PPTE, IADM et C2D) s’établissait à 2 322,8 milliards. Le FMI peut-il élaborer les propos tenus et donc confirmer le paiement intégral de la dette extérieure de la Côte d’Ivoire incluant les dettes suivantes: FMI, Club de Paris, Club de Londres, EURO bond 2032, Japon, USA, etc…?

4. Suite aux déclarations de Michel Lazare, le FMI peut-il élaborer les propos tenus « la Côte d’Ivoire ne souffre de problème de seuil d’endettement », d’accord mais quel est ce seuil d’endettement?

Je reste confiante que malgré votre charge de travail, je n’ai pas de doute qu’un de vos conseillers prendra le temps de répondre aux 4 points cités ci-dessus, je ne souhaiterais pas donner raison à Mme Eva Joly qui le 2 juillet 2011 disait de vous Madame Christine Lagarde « C’est une ultralibérale et je crains que ses arbitrages ne soient pas en faveur des peuples mais du libre accès aux ressources pour des multinationales qu’elle a passé sa vie à conseiller ».  Sans réponse à mes questions je me verrais dans l’obligation de prendre en compte les propos tenus par Peter Doyle – démissionnaire du FMI -et donc m’insurger contre  «l’incompétence», «les manquements» de votre institution,  ou encore convenir que le FMI est soumis au dogme local et au donneur d’ordre politique. Les pays africains ne sont pas tenus au dogme du marché néo-libéral et à l’application de règles immuables ignorant les spécificités de chaque pays. L’Afrique en général et la Côte d’Ivoire en particulier n’ont pas besoin de quitus et d’une bénédiction du FMI, mais plutôt d’une transparence qui évitera la dilapidation des ressources et qui relèvera le taux de misère galopant et le manque de perspectives des peuples africains dus aux joueurs d’échecs et à l’entretien de l’illusion perpétrée par les oligarques qui tiennent nos pays.

Comme le disait Keynes: «L’inévitable n’arrive jamais, c’est l’inattendu qui se produit».


Laurie Tipper, Economiste


NB : la titraille est de la rédaction


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N.B. pour mes lecteurs:

a) Le taux de croissance est égal à (valeur du PIB (année n) – valeur du PIB(année-1)/valeur du PIB(année-1)*100)

b) Calcul du PIB par une approche production

PIB = « somme de toutes les valeurs ajoutées » qui ont été créées par les agents économiques du pays. Ce total regroupe donc la somme des valeurs ajoutées, la TVA et les taxes perçues sur l’importation et l’exportation. Ce calcul met en valeur les mutations dans les différents secteurs et services. Ce sont les comptes de résultat fournis par les entreprises, et les administrations publiques.

c) Calcul du PIB par approche revenu

PIB = somme de tous les revenus : « rémunération des salariés, profits bruts des entreprises et des entrepreneurs individuels ». Cette méthode souligne les évolutions des comportements en termes de consommation. Elle permet aussi « d’apprécier le poids de l’investissement dans les dépenses des entreprises, leur nature… »

d) Calcul du PIB par approche demande

PIB = addition des « achats des usagers finaux, les ménages (…), les entreprises » à laquelle on ajoute ou l’on enlève « les variations de stocks ». En d’autres termes, on évalue ici « l’équilibre entre salaires et profits ».

 

Source: LE NOUVEAU COURRIER