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dimanche, 05 février 2012

L'INTELLIGENT D'ABIDJAN CONFIRME LE CLASH SORO-ADO


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Soro se confie exclusivement au confrère sans aucune précision sur sa localisation et sur sa disparition des écrans radars et d'Abidjan.

 

L'Intelligent d'Abidjan a localisé, hier (vendredi 3 février 2012), le Premier ministre et a même capté ses confidences exclusives. Guillaume Soro est un homme serein et à l'esprit tranquille : «Je suis serein, car j'ai confiance au président de la République. La force d'un chef d'Etat est d'avoir des fusibles ; normal que le président de la République s'en serve. Il n'y a qu'un seul chef dans ce pays, c'est le président Alassane Ouattara. Je suis fier de le servir, et d'être à ses côtés. Je sers mon pays sous son autorité et sous sa direction, et je suis prêt à accepter tout ce que le président de la République décidera. Ne vous mettez aucune pression pour cela, et ne tentez pas de me mettre aussi la pression», a confié, hier, vendredi 3 Février, sous le coup de 18h 41mn précises, Guillaume Soro à des proches qui s'inquiétaient de son avenir.

Désormais, chaque matin en se rasant, l'homme qui, au soir du 28 Novembre 2010, a apporté son soutien entier à Alassane Ouattara et s'est attiré les foudres de Laurent Gbagbo et de ses partisans qui croyaient l'avoir dans leurs poches, se rend disponible et perméable à toutes les options et cas de figure. Guillaume Soro souhaite surtout ne pas être une source de brouille entre le président de la République, ainsi que le président Henri Konan Bédié. Difficile pour lui d'intervenir, dans les débats publics en cours, et de répondre aux leaders des partis politiques ; difficile également d'aller présenter sa démission au président de la République, pour dire qu'il part afin de céder la place à un cadre proposé par le président Bédié, et nommé par le chef de l'Etat, car cela peut-être perçu comme un lâchage. N'empêche, Guillaume Soro reste prêt à toutes les options et éventualités.

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Au sujet de l'Assemblée nationale, un de ses proches avec qui il a échangé hier, révèle : «Le Premier ministre nous a dit qu'il y a 22 millions d'habitants en Côte d'Ivoire. Avoir été Premier ministre durant pratiquement 5 ans, sous différentes situations ; avoir été membre du gouvernement, avoir eu la possibilité de servir son pays à de si hauts niveaux, n'est pas donné à tout le monde. De plus, en tant que député, plusieurs options restent encore possibles pour lui. Il est très positif dans la tête, et est prêt, le cas échéant, à vivre d'autres expériences ; pour voir qui sont ses vrais amis, qui sont ceux qui dès le lendemain de son éventuel départ de la Primature ne vont plus décrocher ses appels, ni répondre à ses rendez-vous. Le Premier ministre est serein. Il travaille, est en contact avec tous ses collaborateurs et part à ses bureaux. Il accorde des rendez-vous, pas toujours médiatisés, mais il est au travail».

De ces révélations et confidences exclusives rapportées hier à l'IA, il se dégage que le chef de l'Etat, SEM Alassane Ouattara et le chef du gouvernement Guillaume Soro, sont encore et toujours en phase. Jusqu'à nouvel ordre et avis contraire ! Ensuite, l'on note la sérénité du Premier ministre, quelle que soit l'option qui sera arrêtée et décidée par le chef de l'Etat. Traduction: si le départ du Premier ministre devient une volonté et un souhait du chef de l'Etat, Guillaume Soro ne sera point un obstacle à cette décision. Enfin, le futur ex-Premier ministre et néo-député Guillaume Soro semble bien intéressé par le perchoir, à l'Assemblée nationale.

Concernant les allégations selon lesquelles les autorités ivoiriennes ont décidé de faire juger Simone Gbagbo et d'autres pro-Gbagbo en Côte d'Ivoire, et non à La Haye pour éviter que le patron des Forces nouvelles, et d'autres chefs militaires rejoignent la CPI, des interlocuteurs expliquent : «La CPI n'est pas à l'ordre du jour pour Guillaume Soro. Retenez clairement que la Cour pénale internationale ne fait pas partie des préoccupations et des soucis du Premier ministre. En tout cas, tant que le président de la République s'appellera Alassane Ouattara ; tant que le RHDP avec les FN seront aux affaires, le sommeil du natif de Koffiepa... ne sera pas troublé par cette question. Il ne s'agit pas d'impunité, mais de vérité et de réalisme politique. Même dans dix ans et au-delà, il y aura de bonnes et vraies raisons pour le Premier ministre de ne pas aller à la CPI». Dont acte !

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En tout cas, on sait de première main, et avec ses confidences exclusives recueillies hier, l'état d'esprit actuel dans la maison Soro : sérénité, confiance et proximité avec le chef de l'Etat, disponibilité pour servir partout, l'après primature envisagé sans drame, ni angoisse. Loin des insinuations et spéculations, Guillaume Soro tente de travailler sur le long terme.

A 40 ans, bientôt, le probable futur ex-Premier ministre sait que le chemin à parcourir reste long, et encore parsemé d'embûches ; si Dieu, le seul vrai maître du monde et de tout, lui donne longue vie. A la veille du 1er tour de la présidentielle, en Octobre 2010, le Premier ministre confiait à Jeune Afrique, qu'il voulait prendre le large après le scrutin, et se donner une période sabbatique, loin du pouvoir et de la Primature, et de la gestion des affaires de l'Etat. Mais la crise postélectorale a bouleversé cet agenda. Le temps est arrivé pour Guillaume Kigbafori Soro de voir le vrai (ou l'autre) visage des hommes, et des amis du pouvoir, des gens rencontrés dans la lutte et des compagnons de route. Lui resteront-ils fidèles pour la suite, ou bien vont-ils s'accrocher à d'autres leaders ? Qui vivra verra !


Charles Kouassi, in le quotidien ivoirien "L'Intelligent d'Abidjan" du samedi 4 février 2012.


Source: IVOIREBUSINESS.NET

vendredi, 03 février 2012

LA GUERRE SORO-OUATTARA FAIT RAGE: LA BATAILLE LICORNE-US FORCES CONTRE FORCES NOUVELLES SE PREPARE

 

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Ce n'est pas fini ! 9 mois après la bataille d'Abidjan, Alassane Dramane Ouattara et Guillaume Soro Kigbafory, remettent le couteau entre les dents. Ils s'apprêtent à livrer une autre bataille. Certainement la der des ders. Chacun fourbit ses armes. Ouattara a le soutien de Licorne «appuyée» par l'Us Forces, tandis que Soro peut encore compter sur quelques fidèles com-zones.

Ça sent le souffre entre la Présidence et la Primature d'Abidjan, depuis la visite d'Hillary Clinton à Ouattara. L'atmosphère entretenue par la paire au sommet de l'Etat ivoirien traduit bien l'adage qui dit que le poisson pourrit toujours par la tête. Tout le monde savait plus ou moins qu'un jour ou l'autre les deux hommes finiraient par se planter le couteau dans le dos. Parce qu'il ne peut y avoir deux capitaines dans un même bateau. Mais la dernière réaction de la première puissance mondiale change la donne et précipite tout. Les Etats-Unis d'Amérique, secret de Polichinelle, veulent la tête du Secrétaire général et des pontes de la rébellion des Forces nouvelles.

En transit à Abidjan alors qu'elle était plutôt attendue au Ghana et au Libéria, des pays anglophones qui ne comprennent rien aux bizarreries francophones, Mme Hillary Clinton, Secrétaire d'Etat américain avait fait injonction au président Ouattara de livrer Guillaume Soro à la Cpi. Ce serait à cette condition que le nouveau pouvoir ivoirien pourrait bénéficier des aides américaines.

Soro : les conséquences dramatiques d'une rébellion meurtrière

Préalablement informé par ses services renseignés, Soro n'avait pas jugé utile de pointer à l'aéroport d'Abidjan où se faisait l'accueil de Mme Clinton. Mais qu'à cela ne tienne, les carottes semblent désormais cuites pour l'auteur de «pourquoi je suis devenu rebelle», recueil de récriminations dans lequel Guillaume Soro justifie de façon prémonitoire les crimes dont ses chefs de guerre allaient se rendre coupables sur les populations civiles. L'heure du jugement a-t-elle sonné pour le super Premier ministre ? En tout cas, ce dernier et une bonne partie de ses com-zones pourraient être arrêtés par les forces françaises assistées de l'Us forces et «déférés de force», selon une source militaire, devant la Cour pénale internationale, à la Haye, en Hollande. Si ce n'est que de cela qu'il s'agit, c'est une petite affaire pour les Usa, affirment nos sources diplomatiques, très renseignées. Les choses semblent, malheureusement, se précipiter contre l'ex-leader estudiantin qui a pris le raccourci d'une rébellion meurtrière alors qu'il était attendu sur les bancs d'amphithéâtre pour la fin de ses études universitaires.

France : «On n'engage pas un bras de fer avec son allié traditionnel»

Quelque peu hésitante, la france qui a compris qu'il ne sert à rien d'engager un bras de fer avec son allié traditionnel pour quelqu'un qui de toute façon n'en vaut la peine, a fini par «s'aligner sur la position de Washington».

L'atmosphère était déjà sulfureuse entre le palais d'Abidjan et la Primature d'une part et entre les militants du Rdr pro-Ado et les partisans des Forces nouvelles dont de nombreuses familles ont jeté leurs enfants dans les bras de la rébellion pour «chasser Gbagbo du pouvoir». C'est dans ces conditions de préparation d'avant-guerre que le chef d'Etat ivoirien surfe entre Abidjan et Paris. M. Ouattara avait quitté la capitale française, du 25 au 27 janvier, pour Addis-Abeba, en ethiopie, où se tenait l'Assemblée annuelle de l'Union africaine. Avant d'y retourner, le 30 janvier pour une visite, cette fois-ci, privée.

Alassane Dramane Ouattara qui avait disqualifié la Cpi pour le jugement «des personnes dans ses rangs» qui auraient commis des exactions, est bien obligé, lui aussi de «s'aligner sur la position de Washington», comme son parrain Sarkozy. En avait-il le choix ? Pas vraiment. C'est un chef d'Etat qui agit désormais de «guerre lasse», susurre-t-on dans les chancelleries, à Abidjan. Mais à la guerre comme à la guerre.

Soro fourbit ses armes en toute discrétion

Guillaume Soro dont la tête est mise à prix n'entend pas se laisser conduire à la guillotine de la Cpi , sans jeter ses dernières forces dans la bataille. Pendant que le président Ouattara voltige entre Paris, Addis-Abeba et Abidjan, Soro lui, préfère rester à la maison où il peut sereinement fourbir ses armes. Plusieurs de ses chefs de guerre s'étaient retrouvés en conclave dans un village de Tiébissou, au centre du pays à une cinquantaine de kilomètres de leur fief de Bouaké. Ce conclave de Tiébissou «à l'initiative d'un chef militaire» mais certainement une autre idée «géniale» du Secrétaire général des Forces nouvelles, Guillaume Soro, était l'occasion pour les com-zones «de prendre leurs responsabilités » vis-à-vis du pouvoir politique qui entend les mener au purgatoire.

«Si on veut bien voir, nous avons mené une guerre à crédit. On refuse de nous payer et on nous menace de transfèrement à la Cpi. On ne s'est pas battu pour rien, pour faire plaisir à quelqu'un».

Les fuites de Tiébissou annoncent des jours sombres pour les populations civiles. Guillaume Soro et ses hommes attendent Alassane Dramane Ouattara et les siens de pieds fermes.

Ouattara et Soro : Les forces de chacun

Du côté des forces nouvelles, il y aura non seulement les com-zones mais aussi leurs éléments démobilisés à qui ils pourront faire appel à tout moment moyennant pièces sonnantes et trébuchantes. La fièvre monte.

Depuis dimanche 30 janvier, ce n'est plus la sérénité dans la partie Nord du pays. Un couvre-feu qui ne dit pas son nom y est même perceptible. Il y a une forte concentration de soldats, surtout à Bouaké, fief de la rébellion. La plupart des chefs de guerre font mouvement sur leurs secteurs de commandement respectifs. Néanmoins, les forces de Soro sont très affaiblies.

Soro est amputé de son chef d'Etat-major, Soumaïla Bakayoko, promu Général de Division, chef d'Etat-major des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (Frci, armées unifiées) par Alassane Dramane Ouattara.

Le général Bakayoko joue désormais le son Ouattara dans le tocsin tragique. Soro ne peut plus compter sur Koné Zakaria, lui aussi promu à la tête de la Police militaire par le chef de l'Etat. Les forces nouvelles partent affaiblies car démobilisées.

Ouattata y a semé la zizanie en ne nommant à tour de bras que ceux qui peuvent facilement trahir Soro. La désunion est totale, contrairement au bon vieux temps lorsqu'il s'agissait pour «les frères Dioulas du Nord» de combattre Gbagbo. Alors qu'Alassane Dramane Ouattara qui bénéficiera, certainement, de l'appui de certains chefs de guerre dont il a fait la promotion, peut également compter sur les mercenaires Burkinabès de sa garde rapprochée. Mais le chef d'Etat ivoirien a aussi le soutien des forces françaises pour lesquelles il vient de signer un nouvel accord de défense avec Nicolas Sarkozy. Déjà, alors qu'il séjourne encore en France, 300 légionnaires de l'armée française ont débarqué à Abidjan, ce lundi 31 janvier. Ceux-ci n'ont rien à avoir avec l'effectif de Licorne déjà en place et évalué à 300 autres soldats. Nous en avons eu confirmation par une source française qui nous a joints, hier, au téléphone après avoir lu notre article. Se satisfaisant de la justesse de notre information, la source a félicité la rédaction de votre journal préféré, Le Temps, pour ses investigations poussées. Au cas où ça devient compliqué pour se saisir» de Soro et de ses com-zones, Ouattara peut toujours compter sur le soutien des Américains. Des GI's attendant en base arrière pour «faire le travail».


Simpice Allard, in le quotidien ivoirien "Le Temps" du 2 février 20121.

al08062317@yahoo.fr


Source: EBURNIENEWS