topblog Ivoire blogs

mercredi, 15 mai 2013

AFFAIRE DU TABLEAU OFFERT PAR OUATTARA A GUEANT - L'ARTICLE DE THEOPHILE KOUAMOUO QUI A MIS LE FEU AUX POUDRES

 

UNE LE NOUVEAU COURRIER.jpg

 

L'ancien ministre de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy a "privatisé" la toile de James Houra qu'Alassane Ouattara lui a offerte en novembre 2011. Ce faisant, il a manifestement violé une circulaire gouvernementale qui régit l'utilisation des "cadeaux offerts aux membres du Gouvernement". C'est un signe de l'incroyable confusion qui règne, entre la France et l'Afrique, sur ce qui relève des intérêts privés et des relations d'Etat à Etat.


Les bons connaisseurs de l'art ivoirien l'avaient constaté dès qu'ils avaient vu les images d'illustration de l'affaire Guéant sur les chaînes d'information en continu. Des images qui montraient notamment l'ancien ministre de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy devant une toile africaine, dans son tout nouveau - et déjà sulfureux ! - cabinet d'avocats. C'était un tableau de l'Ivoirien James Houra !

Puis, le 7 mai dernier, un article du Monde donnait plus de précisions sur l'histoire de cette peinture. "Au mur blanc, un tableau. Pas l'une de ces deux toiles d'Andries Van Eertvelt vendues 500 000 euros, comme il l'a expliqué pour justifier la trace de cette somme virée sur son compte par un "avocat malaisien". Non, un couple africain naïf et coloré offert par le président de la Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, à celui qui reste son ami et son complice, y compris au sein de "Guéant avocats". Au pluriel", écrivait Ariane Chemin.

Une recherche rapide sur Internet permet d'avoir une idée des conditions dans lesquelles ce cadeau a été fait à Claude Guéant. C'était au cours d'une visite officielle en début novembre 2011. A cette occasion, celui qui était alors le premier flic de France avait été fait commandeur de l'ordre du mérite ivoirien. Il avait offert 34 voitures de police à l'Etat ivoirien. C'est donc à un ministre français en fonction, au cours d'une visite officielle, que ce cadeau avait été fait. 

côte d'ivoire,affaire du tableau offert par ouattara à guéant - l'article de t,grégory protche,le gri-gri international,théophile kouamouo,claude guéant,alassane ouattara

Une circulaire signée des mains de François Fillon...

Or les dispositions hexagonales en la matière sont claires, comme le stipule une circulaire signée par François Fillon le 18 mai 2007, juste après l'élection de Nicolas Sarkozy, donc. "Les cadeaux offerts aux membres du Gouvernement ou à leur conjoint, dans le cadre de l'exercice des fonctions gouvernementales, notamment à l'occasion des visites effectuées à l'étranger ou de la réception en France de personnalités étrangères, sont, pour leurs auteurs, la manifestation de la volonté d'honorer la France. C'est donc à l'Etat qu'ils s'adressent, au-delà de la personne du récipiendaire (...) Il est par conséquent normal qu'ils n'entrent pas dans le patrimoine personnel du ministre ou de sa famille", peut-on lire. La circulaire de Fillon organise de manière minutieuse le mode de gestion de ce type de cadeaux. Le ministre doit faire enregistrer, par le service du mobilier national, le cadeau offert à lui-même ou à son conjoint. Un cadeau qui peut être laissé à la disposition du ministre tant qu'il reste en fonction, mais doit absolument être rendu au service du mobilier national dès qu'il quitte ses fonctions. Comment se fait-il donc que le tableau remis par Ouattara à Guéant se trouve dans son cabinet d'avocats, qui relève, bien entendu, de ses affaires privées ? Il y a là les apparences d'un abus de biens sociaux...

Mépris pour les dispositions légales Au-delà de l'œuvre de James Houra "privatisée" par Guéant, le procédé pourrait bien alimenter la polémique sur le mépris que manifeste l'ex homme-lige de la Sarkozie pour les dispositions légales et réglementaires, y compris lorsqu'elles sont rédigées par lui- même. C'est ainsi qu'après avoir écrit, en 1998, alors qu'il était directeur général de la police nationale (DGPN) une note selon laquelle les frais de police ne devaient pas être transformées en primes, il s'est lui-même payé quelques années plus tard - selon ses déclarations, de toute façon sujettes à caution - en puisant dans ces fonds particuliers.

Plus globalement, le destin du tableau de James Houra est une illustration du "confusionnisme" caractéristique de l'impérialisme français en Afrique. Est-ce à titre d'ami ou de ministre que Guéant a reçu ce cadeau ? Est- ce en tant qu'ami ou chef de l'Etat que Nicolas Sarkozy a engagé la communauté internationale dans la guerre post-électorale qui a installé son obligé au pouvoir, là où un simple recomptage des voix aurait permis de départager Gbagbo et Ouattara ? Si Guéant a reçu le tableau de Houra en tant qu'ami, est-ce à dire qu'il a offert les 32 voitures de police en tant qu'ami, mais tout de même aux frais de l'Etat français ? Est-ce en raison de leurs intérêts croisés que les graves violations des droits de l'Homme du régime d'Abidjan ont été couvertes par Paris pendant trop longtemps, et que Ouattara a été soutenu auprès des institutions de Bretton Woods malgré les signes de mauvaise gouvernance ? Dans un contexte où la presse et l'opinion publique, endoctrinée, ne manifestent en général qu'un sens critique très limité pour ce qui est des engagements de la France en Afrique, qui peut vraiment dire, à Paris, que ce n'est pas au nom des intérêts "amicaux" et non de l'intérêt supérieur de l'Etat, que certaines batailles sont menées au-delà des frontières de l'Hexagone, en Côte d'Ivoire ou en Libye ?


Photo - LNC 795 (11/05/13)   Texte - Théophile Kouamouo


In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier"


Source: LE GRI-GRI INTERNATIONAL

jeudi, 10 février 2011

LE «GBAGBO TOUR» DES DEPUTES UMP ANNULE IN EXTREMIS PAR L'ELYSEE

L'ELYSEE 2.jpg

Le coup médiatique était presque parfait pour le régime de Laurent Gbagbo. Vendredi soir 04 février 2011, une délégation composée d'au moins trois députés « UMP » aurait dû prendre l'avion pour la Côte-d'Ivoire, où le tapis rouge avait déjà été déroulé. Mais une fuite intempestive, via la « Lettre du continent », a tout fait capoter à quelques heures du décollage. Par Thomas Hofnung.


Le conseiller pour les questions africaines de Nicolas Sarkozy, André Parant, alerte alors le secrétaire général de l'« Elysée », Claude Guéant. Informé, le Président aurait piqué une sainte colère, exigeant du patron du groupe parlementaire « UMP », Christian Jacob, qu'il torpille le voyage. Ce déplacement aurait eu un effet désastreux pour la diplomatie française. Alors que Sarkozy a appelé à plusieurs reprises Gbagbo à quitter le pouvoir après la victoire de Ouattara à la présidentielle de novembre, des membres de sa majorité se seraient retrouvés en goguette sur les bords de la lagune Ebrié ?

Prise de guerre. Samedi 05 février 2011, ignorant les derniers rebondissements à Paris, un quotidien pro-Gbagbo, le Temps, titrait : « Sarkozy perd une partie de son bras de fer avec Gbagbo ». La prise de guerre aurait été belle. Plus encore que la venue des deux vieilles gloires du barreau, Roland Dumas et Jacques Vergès.

Sur place, un programme aux petits oignons et à sens unique avait été concocté pour ces invités de premier choix. Durant leur séjour de deux jours, les députés étaient censés rencontrer Gbagbo à deux reprises. Une réunion était aussi prévue avec Paul Yao N'dré, le président du « Conseil constitutionnel » qui a invalidé le vote de sept départements du nord de la Côte-d'Ivoire, permettant à Gbagbo de l'emporter de justesse face à Ouattara... Egalement au menu : des entretiens avec le chef de la diplomatie, Alcide Djédjé, qui a multiplié ces dernières semaines les saillies contre l'« ONU » et Paris, mais aussi avec Charles Blé Goudé, le leader des « Jeunes Patriotes », devenu ministre. Et, en tout et pour tout, une petite heure à l'« hôtel du Golf », non pas pour y rencontrer Alassane Ouattara, mais les représentants de l'« ONU » et de la « force française Licorne ».

La mort dans l'âme, trois de ces députés - Jean-François Mancel, Cécile Dumoulin et Yves Censi - ont annoncé, samedi 05 février 2011, l'annulation de leur voyage, prétextant « un programme de travail qui paraissait déséquilibré ». « Quel dommage que Jean-François Mancel n'ait pu venir pour s'informer et avoir une vision plus équilibrée de ce qui se passe ici ! » regrettait hier Liliana Lombardo, une ancienne du « RPR » devenue proche du régime de Gbagbo. Il connaît la Côte d'Ivoire depuis longtemps.

Figurant sur la liste des participants diffusée par la présidence ivoirienne (lire ci-contre), l'ancien secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer Yves JégoJean-François Mancel, ancien secrétaire général du « RPR », il a prudemment décliné après s'être renseigné sur la personnalité de la « puissance invitante », censée être le président de l'« Assemblée nationale » ivoirienne, Mamadou Koulibaly. Un dur, très antifrançais. assure n'avoir jamais envisagé de se rendre sur place. Contacté par Jean-François Mancel, ancien secrétaire général du « RPR », il a prudemment décliné après s'être renseigné sur la personnalité de la « puissance invitante », censée être le président de l'« Assemblée nationale » ivoirienne, Mamadou Koulibaly. Un dur, très antifrançais.

Biographie. Au côté de Mancel, on relève sur cette liste le nom du député des Yvelines Jean-Michel Fourgous. Les deux hommes se connaissent bien. En juillet 2009, ils avaient participé à une « mission d'observation » du scrutin présidentiel au Congo-Brazzaville. Conduite par l'ex-garde des Sceaux Jacques Toubon, celle-ci avait jugé la réélection de Denis Sassou Nguesso parfaitement démocratique, contrairement à Bruxelles.

Ce déplacement avorté, dont l'existence a été découverte tardivement en haut lieu et qui a été annulé in extremis, révèle un nouveau dysfonctionnement de la diplomatie française. Détail troublant, trois de ces députés avaient rendez-vous jeudi prochain avec le ministre de la Coopération, Henri de Raincourt. Pour un petit débriefing ?

 

Source: NERRATI.NET

samedi, 30 octobre 2010

LE CROC-EN-JAMBE DE LA FRANCE AU CANDIDAT GBAGBO A DEUX JOURS DE L'ELECTION PRESIDENTIELLE

 

CLAUDE GUEANT EN COTE D'IVOIRE.jpg

L'on se souvient que les samedi 2 et dimanche 3 octobre 2010, le secrétaire général de l'Elysée, , bras droit du , était en visite en Côte d'Ivoire. Il avait à cette occasion rencontré samedi soir, à Yamoussoukro, le chef de l'Etat ivoirien Laurent Gbagbo, un mois avant le scrutin présidentiel fixé au 31 octobre. La France n’a certainement pas de candidat, « elle n’a même pas de favori », avait dit le principal collaborateur du président Sarkozy, qui est venu parler de tous les sujets, y compris de ceux qui ont fâché par le passé. Car « entre amis, on parle franchement de tout », avait lancé Claude Guéant selon Norbert Navarro, le correspondant de RFI sur les bord de la Lagune Ebrié.

En clair, il fallait retenir que la France n'avait pas de candidat et nous nous en étions réjouis, ne serait-ce que pour l'aspect diplomatique de la déclaration, bien que nous soyions convaincus du contraire. Les faits n'ont pas tardé à nous donner raison: hier, vendredi 29 octobre, dans l'édition de 18 heures de son journal Paris Direct, à seulement deux jours du scrutin présidentiel ivoirien, la France, à travers France 24, fait un croc-en-jambe au candidat Gbagbo en faisant résurgir le dossier Guy-André Kieffer. On voudrait noircir le président candidat ivoirien qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Selon le reportage qui y a été diffusé, un militaire ivoirien confirmerait les propos cousus de fil blanc de l'imposteur qui s'était fait passer pour un soldat ivoirien, du nom de Alain Gossé. Or il a été prouvé sans embage que cet individu était, en réalité de nationalité burkinabé et n'avait rien d'un militaire ivoirien (au point de ne même pas savoir porter le béret ivoirien).

Selon l'élément diffusé, Guy-André Kieffer serait bel et bien mort en Côte d'Ivoire et serait enterré à 20 kilomètres d'Abidjan. Pire, sa tombe serait gardée par des policiers ivoiriens, en faction sur les lieux. On nous a même passé les images de trois policiers soit disant en faction sur le site. Quelle bassesse! Franchement! Ce n'est pas loyal. Tirer ainsi dans le dos d'un candidat en pleine campagne.

Claude Guéant est venu en réalité nous distraire par sa visite, qui du reste a été souhaitée et suscitée par le Président Gbagbo dans son soucis de normaliser ses relations avec l'Elysée et lever toute équivoque sur un éventuel soutien de la France à des candidats à l'élection présidentielle. Visiblement, il continue à ne pas faire l'affaire de l'Elysée. Le passage éclair de Claude Guéant dans notre pays n'était en fait que de la poudre aux yeux. Les faits sont têtus et crus: la France a bel et bien des candidats et des favoris. Et pour leur donner un coup de main (tardif) contre le candidat Gbagbo, elle le dépeint comme un tueur infréquentable, ce qui est infiniment loin de la vérité. Il est même clairement rapporté dans le reportage que ce nouveau témoignage jette le discrédit sur la présidence ivoirienne, en clair, sur Laurent Gbagbo. Cela, c'est une vue de l'esprit. Le candidat Gbagbo n'a jamais été plus populaire et le peuple digne de Côte d'Ivoire le prouvera, au soir du 31 octobre 2010.

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!


DINDE Fernand AGBO