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vendredi, 20 juillet 2012

L'ADRESSE DU COJEP AU PRESIDENT DE LA CDVR, CHARLES KONAN BANNY


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Monsieur le président de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation,
 

Le COJEP, voudrait par ma voix, vous traduire sa gratitude, pour la promptitude avec laquelle vous recevez ses responsables chaque fois que vous avez  été sollicité.
 
Monsieur le président, cette rencontre, la deuxième du genre, depuis que la lourde tâche de réconcilier les ivoiriens vous a été confiée, est une occasion pour nous, de porter à votre connaissance, les préoccupations qui sont les nôtres et tracer ensemble les sillons qui conduisent à la paix dans notre pays.
 
Autrement dit, nous sommes venus traduire en acte, le courrier officiel que le fondateur du COJEP, le président Charles Blé Goudé vous a adressé, depuis son lieu d'exil forcé.
 
Monsieur le président,
 
Le COJEP, est un mouvement responsable, qui a toujours oeuvré pour la paix et la réconciliation dans notre pays. Sa philosophie et sa ligne politique tranchent d'avec l'utilisation des armes et la force comme moyens d'accession au pouvoir. C'est pourquoi, le COJEP et ses responsables ne comprennent pas la traque et la répression systématique dont sont victimes ses responsables et militants.
 
En effet, monsieur le président, en plus du fait que notre siège est toujours occupé par les FRCI, toutes nos manifestations sont systématiquement interdites ou dispersées par les FRCI, malgré toutes les assurances et autorisations obtenues auprès des autorités compétentes, comme l'exige la loi.  Il ne se passe pas une seule semaine, un seul mois, sans qu'un responsable du COJEP ne soit enlevé et incarcéré, avec un chef d'accusation qui, nous en sommes maintenant convaincus, a été taillé à la mesure du COJEP: atteinte à la sûreté de l'Etat. Les cas sont légions, monsieur le président. Le vice-président du COJEP, le camarade YOUAN BI AGENOR, a été enlevé à Aboisso, alors qu'il venait de participer à une cérémonie à laquelle il représentait son supérieur hiérarchique de l'Agence pour la Promotion de l'Emploi (AGEPE). Accusé d'atteinte à la sûreté de l'Etat, Youan Bi Agenor croupit à la Maison d'Arrêt et de Correction d'Abidjan (MACA), depuis plus de neuf mois. Tout récemment, alors qu'il venait d'accorder une interview au quotidien "Notre Voie", le président par intérim du COJEP, a été kidnappé par des hommes en tenues qui l'ont conduit au camp Génie d'Adjamé où lui et notre coordinateur d'Oumé ont subi, trois semaines durant, des tortures et autres traitements inhumains.
 
Accusés d'atteinte à la sûreté de l'Etat, Yavo Martial et le coordinateur du COJEP d'Oumé ont rejoint Youan Bi Agenor à la MACA.  Le camarade Zéliahourou, cordinateur adjoint du COJEP de Gagnoa, a été enlevé et se trouve à la direction de la surveillance du territoire.  A sa suite, le camarade Gonto Olivier, coordinateur du COJEP de Daloa a été enlevé, vendredi 13 Juillet 2012, battu à sang avant d'être mis en liberté le lendemain, après une rançon payée par sa famille. À  San Pedro, plusieurs responsables du COJEP sont  portés  disparus et la plupart de nos coordinateurs sont interdits de retourner dans leurs localités respectives où ils vivaient. Monsieur le président, pour leur appartenance au COJEP, beaucoup de nos camarades ont purement et simplement été licenciés de leurs différents services où ils servaient leur pays. Même le domicile de notre leader (Charles Blé Goudé) est jusqu'aujourd'hui occupé par les FRCI, malgré toutes les assurances à nous données par les autorités. Monsieur le président, nous vivons dans la terreur et la hantise. Nous sommes des prisonniers en sursis. C'est à juste titre que nous nous demandons si le COJEP est dissout ou interdit d'activités par les autorités de notre pays. Monsieur le président, non seulement le COJEP n'est pas une milice, mais il n'est associé à aucun projet de déstabilisation de la Côte d'Ivoire. Mouvement de réflexion et de pression, le COJEP, prépare en ce moment son congrès, afin d'adapter ces textes et ses organes dirigeants aux changements socio-politiques dans notre pays.
 
Monsieur le président,
 
Voici exposées, les raisons qui nous ont conduits à vous. Cependant, malgré  toutes les injustices dont nous sommes victimes, nous nous associons à la main tendue de notre leader, pour la réconciliation entre ivoiriens. Nous vous encourageons à créer les conditions pour que se tienne la rencontre qu'il a souhaitée avoir avec vous, car connaissant son engagement et son amour pour la Côte d'Ivoire, nous savons de quoi est capable Charles Blé Goudé. Les mauvaises langues sont aux aguets et nous n'avons pas le droit de leur donner raison. C'est pourquoi, nous souhaitons que vous travailliez à créer un environnement propice à la réconciliation, en intercédant auprès des autorités afin que soient mis en liberté la plupart des prisonniers politiques dont les camarades du COJEP.
 
Monsieur le président,
 
Nous vous sommes reconnaissants, pour le temps que vous avez pris pour nous écouter, et nous vous rassurons de notre disponibilité à vous accompagner dans votre difficile mission, dans l'intérêt supérieur de la Côte d'Ivoire. Dans l'espoir que nos propos trouveront auprès de vous un écho favorable, par ma voix, le COJEP vous remercie.
 
Que Dieu bénisse la Côte d'Ivoire!
 
 
Fait à Abidjan, le 18 Juillet 2012
 

Pour le COJEP,
Le vice-président
 
 
Blé Sépé Mark

vendredi, 23 mars 2012

DEPUIS L'EXIL, BLE GOUDE TRES MALADE

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Son long silence livre enfin des secrets. Alors que des rumeurs persistantes continuent de le donner pour mort, Charles Blé Goudé donne des signes de vie, mais pas sous de bons auspices. Selon des proches qui le rencontrent fréquemment, le leader du Congrès panafricain des jeunes et des patriotes (COJEP), serait très malade. L'ancien ministre de la Jeunesse et de l'Emploi dans le dernier gouvernement de Laurent Gbagbo avant sa chute le 11 avril 2011, serait en effet mal en point depuis quelques jours. Charles Blé Goudé souffrirait de maux de tête aigus et fréquents, accompagnés d'insomnie.

Pis, toujours selon ses proches, la voix du bouillant orateur de la place de la République d'Abidjan, serait de plus en plus inaudible. Pour ainsi dire, cet inconditionnel soutien au régime de Laurent Gbagbo jusqu'à ses derniers instants, est en train de perdre la voix. Toutes choses qui inquiètent ses proches. C'est que le leader des jeunes patriotes ivoiriens sur qui plane un mandat d'arrêt international lancé par les autorités ivoiriennes, se trouve ainsi limité dans ses mouvements. L'accès aux soins devient de ce fait compliqué, puisque Blé Goudé souhaite rester caché et maintenir secrète sa cachette. Une situation inconfortable qui ne favorise pas le traitement du mal dont il souffre. Ses proches avec qui nous avons échangé, assurent que l'homme avait souvent des maux de tête pendant qu'il était encore à Abidjan. Il voyait alors régulièrement son médecin qui l'examinait et lui prescrivait ce qu'il fallait pour le soulager de son mal. Mais tous, son médecin et lui, sont en exil, et « se cherchent » comme on le dit à Abidjan.

Ces compagnons de Blé Goudé qui ont accès à lui mèneraient des démarches en ce moment pour lui trouver un médecin. Mais ce dernier devra faire preuve de discrétion pour éviter de dévoiler la cachette de celui qu'on appelle « le génie de Kpô ». Avec la chute de son mentor, l'ex-président Laurent Gbagbo, le leader du Cojep a pris la route de l'exil. Après quelques brèves apparitions sur des écrans de télévision, des déclarations à la radio et dans les journaux, Blé Goudé s'est terré, laissant prospérer les supputations et autres rumeurs sur son compte. Tantôt il est annoncé au Ghana, tantôt en Gambie, au Zimbabwe ou en Afrique du Sud. Hier, ce sont des proches du leader de la galaxie patriotique ivoirienne qui nous apprenaient qu'il est malade. Affaire à suivre.


Hamadou ZIAO


Source: L'INTER

vendredi, 27 janvier 2012

UNE COTE D'IVOIRE SANS COMPASSION NI DEMOCRATIE


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« La nouvelle Côte d'Ivoire », un refrain que nous avons entendu à moult reprises depuis la tristement mémorable date de la sanglante transition du 11 avril 2011. Nous avions espéré qu'après l'immense traumatisme causé, à cette occasion, au peuple ivoirien, cette « nouvelle Côte d'Ivoire » nous présenterait un visage moins hideux. Hélas, sa laideur historique (de mémoire d'Ivoiriens), ses rides affreuses et la cruauté de ses yeux injectés de sang ainsi que ses crocs insatiables de notre chair ne se sont pas adoucis ni revêtus d'un peu d'angélisme.

C'est, en effet, avec consternation que nous apprenons, ces dernières semaines, la dégénérescence de la santé de nos frères ivoiriens tombés sous le coup des sanctions et des mesures répressives du pouvoir Ouattara, pour le seul crime d'avoir été proches du président Laurent Gbagbo ou d'avoir travaillé sous sa gouvernance, au moment où Alassane Ouattara, du haut de son piédestal de l'Hôtel du Golfe, décrétait un arrêt de travail général pour asphyxier non pas un « adversaire » mais un « ennemi » politique, appelant et applaudissant au passage l'embargo meurtrier de l'Union Européenne contre la Côte d'Ivoire.


Ainsi, plus de 400 personnalités de la république, cadres, sympathisants de La Majorité Présidentielle (LMP), militants du FPI, militaires de divers rangs et journalistes ont vu leurs comptes mis sous scellé et leurs avoirs gelés. Au nombre de ceux-ci, l'illustre Ministre d'Etat Paul-Antoine Bohoun Bouabré, grand serviteur de l'Etat de Côte d'Ivoire, père du « budget sécurisé » et du « budget de sauvegarde », mort en exil, le mercredi 11 janvier 2012, à l'hôpital Hadassad Ein-Kerem de Jérusalem en Israël. On le savait très malade, souffrant d'une grave insuffisance rénale et ayant ses avoirs gelés.


Ne serait-ce qu'au nom de l'humanité qui nous lie et qui nous différencie des animaux, et qui démarque la société des hommes de la jungle, le gouvernement ivoirien ou même le chef de l'Etat, d'autorité, n'aurait-il pas pu faire une exception pour sauver celui qui a servi avec abnégation son pays et qui n'était d'ailleurs pas un acteur de premier plan de la crise postélectorale ? Pourquoi l'avoir contraint à manquer de soins et à dégrader ainsi irrémédiablement son état de santé au point d'en arriver à avoir urgemment besoin d'une greffe de reins ?


Pour pousser l'inhumanité à son extrême, le quotidien pro-Ouattara, Le Nouveau Réveil, croyant tenir un scoop et apporter un démenti aux allégations d'indigence sanitaire du Ministre d'Etat Paul-Antoine Bohoun Bouabré, barre à sa Une N° 2993 du jeudi 19 janvier 2012 : « Bohoun soigné dans l'hôpital le plus cher au monde et pendant 9 mois, il payait ses soins », avec en prime un véritable reportage sur l'hôpital israélien titré : « Tout sur le prestigieux centre médical Hadassa de Jérusalem ». Jouissance malsaine ! Jouissance impie ! Que gagne le pouvoir Ouattara à exposer ainsi un mort et à le poursuivre outre-tombe ?

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Curieusement, quand dans nos investigations, nous avons cherché à lire le fameux article qui relatait tous ces faits et intitulé « Le régime Ouattara accusé pour rien : Bohoun Bouabré soigné durant 9 mois dans un hôpital de classe mondiale », plus aucune trace du papier. Le lien http://news.abidjan.net/h/423405.html, où était antérieurement logé le brûlot, affiche en anglais : « The page cannot be found ». En clair, « Page introuvable » ! Moralité de l'affaire, cet article n'est qu'un ramassis de mensonges grotesques. Sinon, pourquoi l'aurait-on retiré du Net ? Etait-il compromettant pour ses auteurs ? Etalait-il leur manque de professionnalisme et leur insensibilité déroutante ? Auraient-ils été soudainement saisis d'une tardive compassion humaine ou d'une subite résurgence d'humanité ? Il faudra le leur demander. Toujours est-il que le fameux article n'est plus en ligne.

Au demeurant, il ne doit pas être étonnant ni constituer un crime de lèse-majesté qu'un serviteur de l'Etat du rang de Paul-Antoine Bohoun Bouabré ait quelques amitiés et relations dans le monde, aux plus hauts niveaux. Aurait-il fallu, pour faire plaisir à Ouattara et à son régime en pleine dérive tyrannique, qu'il n'en usât pas une ultime fois, dans l'espoir de sauver sa vie et ne pas être ainsi prématurément arraché à l'affection profonde des siens ? Bien curieuse philosophie de la vie, tout de même !

Bohoun Bouabré aura tout tenté pour avoir la vie sauve. « Après la chute de Laurent Gbagbo, il avait dépêché des émissaires auprès du nouveau pouvoir d'Alassane Ouattara pour négocier le dégel de ses avoirs ou, à défaut, obtenir une prise en charge de l'Etat. Mais, cette demande lui avait été refusée », nous rapportait le site du journal d'actualité en continu, Jeune Afrique, le mercredi 11 janvier 2012, le jour même de son décès. Le nouveau régime ivoirien sombre dans la méchanceté aveugle et l'injustice vengeresse. Qui pourra l'arrêter ? La compassion naturelle a quitté la terre d'Eburnie. Requiem pour la Côte d'Ivoire fraternelle, où il faisait bon vivre même en temps de crise ! Haro sur une « Côte d'Ivoire nouvelle », sans âme !

Au-delà du cas retentissant qu'est celui du Ministre d'Etat Bohoun Bouabré, ce sont des centaines d'ivoiriens qui meurent en exil et dans notre pays, dans des camps de réfugiés ou de déplacés, dans des départements et régions pillés, dévastés, déshérités pour cause de guerre comme l'Ouest de la Côte d'ivoire, en silence, dans l'anonymat le plus complet et dans l'indifférence absolue d'Alassane Ouattara et son régime. Les vivants, grands malades en sursis ou illustres inconnus sinistrés de la guerre, sont en train de mourir sans que le gouvernement ivoirien ne s'en sente concerné ou ne s'en préoccupe, outre mesure. Simplement parce que leurs comptes ou ceux de leurs proches sont mis sous scellés et qu'ils ne peuvent plus faire fasse à leurs responsabilités familiales et sociales. Quand on sait qu'en Afrique, le cadre du village nourrit des dizaines de personnes et en scolarise ou prend en charge bon nombre d'autres, on imagine aisément la détresse et le désastre que vivent ces 400 personnes aux avoirs gelés et leurs familles. Alassane Ouattara n'en a cure. Une telle cruauté ne s'est jamais vue en Côte d'Ivoire, de mémoire d'ivoiriens. Aucun ivoirien n'en a jamais été capable.

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Nous avons actuellement, pendant sur le bras, les cas de l'animateur de Radio Côte d'Ivoire, Paul Dokui, malade et luttant contre la mort au Ghana, de la brillante présentatrice du 20h de la RTI, Awa Ehoura Tabitha, dont les avoirs ont été gelés, qui a été mise en chômage technique et qui n'arrive plus à se soigner convenablement (pour la grande diabétique qu'elle est), et dans une moindre mesure, de l'ancien directeur de Radio Côte d'Ivoire, le journaliste Eloi Oulaï, heureusement entouré par des amis médecins. Tous les trois ont vu leurs comptes mis sous scellé. La journaliste Awa Ehoura a récemment lancé un véritable SOS : « Qu'on débloque mon compte pour que je me soigne ». C'est finalement sous le poids moral de toute la mobilisation que les Ivoiriens ont mise en branle pour secourir la journaliste que les autorités judiciaires s'exécuteront. Le samedi 21 janvier 2012. Près d'une année après la décision scélérate. Qu'en est-il des 400 autres cas ? Pour l'heure, c'est le statu quo absolu.

Quant à la démocratie, nous en faisons tout bonnement le deuil sous le régime Ouattara. Car comment comprendre qu'on fasse le tour du monde pour annoncer que la paix est revenue, que la démocratie est de retour, que l'état de droit est restauré et que la Côte d'Ivoire s'est retrouvée, et continuer de brider de la sorte l'opposition et la museler ?

Pour preuve, la cérémonie de présentation officielle du livre-témoignage de Charles Blé Goudé, « Côte d'Ivoire, traquenard électoral », prévue pour se tenir le mercredi 18 janvier 2012, au Baron de Yopougon et annoncée longtemps à l'avance, s'est achevée dans la plus grande confusion : un commando des FRCI, sous les ordres du lieutenant Seydou Traoré, s'est présenté aux portes de la salle avec pour instruction de prendre Martial Yavo, le président intérimaire du COJEP (Congrès Panafricain des Jeunes et des Patriotes de Charles Blé Goudé). Un tel ordre de mission n'étant pas du goût des participants à la rencontre, les membres du COJEP présents se constituent en bouclier humain pour faire échec au commando. Le commissaire Lézou du 16ème arrondissement de Yopougon, venu à la rescousse de l'escouade, instruit l'intervenant du jour de ne pas tenir de propos « subversifs ». Qu'appelle-t-il propos subversifs ? Relater des faits dont tous les ivoiriens ont été témoins, fin 2010 et début 2011 ? Au final, le désordre s'étant installé, l'organisateur principal (Martial Yavo) et l'intervenant du jour (Dr Augustin Guéhoun) ayant été exfiltrés, la cérémonie de dédicace du livre « Côte d'ivoire, traquenard électoral » n'a pu se tenir. La Côte d'Ivoire est en pleine anti-démocratie. Un régime stalinien n'aurait pas mieux fait.

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Un militant du FPI blessé par balle et gisant sur le podium du meeting


Que dire alors du meeting de rentrée politique du FPI, soutenu par le CNRD, à Yopougon place Ficgayo, le samedi 21 janvier 2012, qui avait recueilli tous les accords de façade des autorités ivoiriennes et qui s'est brutalement achevé dans le sang, par la faute des partisans de Ouattara, incorrigibles adeptes de la violence et du crime, payés et envoyés en mission punitive encadrée contre le FPI ? Une manifestation pacifique qui s'est soldée par au moins 2 morts et 67 blessés dont des cas graves. Quand est-ce qu'un meeting du RDR, ou même de l'opposition dans sa globalité, a subi pareille incursion, sous Gbagbo ? La presse proche de Ouattara, pour justifier l'injustifiable, reproche aux leaders du FPI d'avoir tenu des propos incendiaires et provocateurs (qui restent d'ailleurs à prouver). Loin de nous l'idée de défendre un quelconque propos mais, objectivement, le RDR est-il le mieux placé pour donner des leçons en la matière ? Les premiers spécialistes des propos guerriers et insurrectionnels sous Gbagbo n'étaient-ce pas Alassane Ouattara et Hamed Bakayoko, actuels chef de l'état et ministre de l'intérieur ? Ont-ils été un seul jour inquiétés ? Trois fois non ! De quoi se plaignent donc les militants et journalistes du RDR ?  

Au surplus, pourquoi le régime Ouattara, bien que détenant le pouvoir, est-il si frileux au point de bafouer, avec une telle goujaterie, le droit de réunion et de rassemblement, le droit de penser différemment, le droit d'expression, véritables piliers de la démocratie, jusqu'à se faire condamner par des alliés comme les Etats-Unis et l'ONUCI ? A la vérité, seul un régime d'exception, qui sait ne pas être parvenu au pouvoir par la voie démocratique, peut être aussi épidermique et réactionnaire. Le pouvoir Ouattara voudrait nous révéler, par ce trait psychologique très caractéristique, qu'il n'a pas gagné l'élection présidentielle de 2010 qu'il ne s'y prendrait pas autrement. Il fait preuve d'une frilosité déconcertante et d'une paranoïa que seuls ont les putschistes. C'est, de façon parfaite, le même manque de sérénité qu'on observe chez tous les voleurs et chez tous les usurpateurs. Le régime Ouattara en est-il un ? Ses actes le laissent penser. Vivement, le retour de la compassion et de la démocratie, en terre ivoirienne.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 426 du jeudi 26 janvier 2012.

jeudi, 19 janvier 2012

GBAGBO, L'HISTORIEN

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Le Chef de l'Etat, Alassane Ouattara, lors du traditionnel message présidentiel à la nation le 31 décembre 2011 à 20 h sur la RTI 1, a tenu les propos suivants : « En 2012 la Côte d'ivoire étonnera le monde ». Etait-ce une prophétie ? Sans doute au regard d'un événement quasi-invraisemblable qui s'est produit.

En effet, depuis quelques jours une étonnante nouvelle est relayée par presque toute la presse ivoirienne et certains journaux français. La très tristement célèbre Cour Pénale Internationale s'est vu comme obligée de reconnaître que le Président Gbagbo, le plus médiatisé de tous les prisonniers de son existence, serait indigent. Du moins au stade actuel de ses investigations sur lesquelles on peut parier sa tête sans aucun risque que mêmes les services secrets et autres agences spécialisées de renseignements occidentaux ont collaboré dans la forte espérance de trouver ne serait-ce qu'un compte vide à l'étranger.

La Côte d'ivoire a vraiment étonné le monde. Comment un président accusé de tous les péchés d'Israël, accusé de crimes économiques par la justice de son pays peut-il être indigent ? Comment quelqu'un à qui son opposition prêtait des milliers de milliards, qui s'avèrent imaginaires, dans les banques suisses est-il incapable de financer sa propre défense ? Comment les occidentaux ont pu geler des avoirs qui n'existent pas ? C'est très étonnant ça ! Vous ne voyez pas ? A l'annonce de cette information historique, un ami ouattaraïste convaincu jusqu'à la moelle des os a cru bon de me persuader par un raisonnement digne d'un analphabète du moyen-âge. Pour lui : les Blancs ont déclaré Gbagbo indigent afin de mettre la main sur ses milliers de milliards dans l'objectif de les remettre à ADO pour développer la Côte d'Ivoire.

Fasciné par l'imagination stérile et sans bornes de mon ami, je me suis tout simplement abstenu, par prudence, de croiser le verbe avec ce dernier de peur de le voir appeler les FRCI quand il sera sans doute en difficulté dans le débat contradictoire. La Sagesse, c'est l'Art de vivre plus la prudence, disait les anciens Grecs.

Revenons à cette révélation historique de la part des juges de la CPI qu'on ne peut pas accuser de rouler pour Gbagbo. Tout le monde sait que Gbagbo est historien de formation. Il a enseigné en qualité de professeur d'histoire et géographie au lycée classique, lequel lycée qui l'avait déjà reçu en tant qu'élève. Il a par ailleurs soutenu une thèse de doctorat à l'université la Sorbonne-Paris VII, en 1979, sur les fondements de l'économie ivoirienne. On lui doit plusieurs publications dont deux que j'apprécie personnellement : Réflexions sur la Conférence de Brazzavile, édité par les éditions Clé, en 1978, à Yaoundé et Soundjata, Lion du Mandingue. C'est le premier texte écrit du Président Laurent  GBAGBO, cependant  ce n'est pas son premier livre publié. C'est une pièce de théâtre.

A l'époque il enseignait en tant que jeune professeur d'histoire et de géographie au Lycée classique d'Abidjan. Il est important de préciser qu'il avait 26 ans en ce temps. Cette pièce de théâtre a été écrite en prison, à la lumière d'une lampe électrique, entre 1971 et 1973 à Séguéla. A sa sortie de prison, quand il a présenté le manuscrit, aucun éditeur ne voulait le prendre en Côte d'Ivoire à moins, l'a-t-on conseillé, de le publier sous un faux nom, surtout que le titre initial était : Et le lion rugira. C'est après la publication de son deuxième manuscrit intitulé Réflexions sur la Conférence de Brazzaville, en 1978, aux Editions Clé à Yaoundé que les Editions CEDA ont accepté de publier le texte en 1979 avec son nom mais sous le nouveau titre Soundjata, Lion du Mandingue.

Aussi, c'est un secret de polichinelle que le Président Gbagbo a toujours affiché sa fierté d'être historien. Il disait à ses proches que c'était pour devenir président de la république qu'il avait changé de spécialité pour étudier l'histoire. Rappelons que la bourse d'étude qu'il avait reçu pour aller poursuivre ses études universitaires en France était pour les langues grecques et latines. Selon lui, quand il a commencé à militer vraiment il s'est rendu compte que la connaissance de l'histoire de l'Afrique lui manquait. Il avait l'habitude de dire qu'il n'avait jamais vu d'ignorant dans les luttes révolutionnaires. La mémoire bien exercée étant l'une des qualités premières d'un historien, Laurent Gbagbo, en « professeur de stratégie politique », selon l'expression de Blaise Pascal Talla, ressassait souvent : « Eux, ses adversaires, ils font de la communication, moi je fais de la politique et de l'histoire. ». De plus, lorsqu'il est élu président et investi ensuite le 26 octobre 2000, selon des témoignages concordants, il a réunit ses enfants et leur a tenu en substance ces propos : « Je vais gouverner ce pays sans voler 5 francs pour ne pas qu'après, on dise en vous voyant : voici les enfants de celui qui a volé les ressources de son pays. »

Par ailleurs, lors de la remise officielle du film-documentaire : « Un Homme, une Vision » réalisé par le cinéaste Abdérhamane N'Diaye, il racontait que lorsqu'il était élève au Classique, lui et plusieurs de ses amis voulaient devenir président de la république. Certains disaient comme il fallait beaucoup d'argent pour faire la politique et devenir président, ils allaient être d'abord homme d'affaires, gagner beaucoup d'argent et chercher à être président. Quant à lui, Gbagbo, sachant depuis longtemps où il allait, il disait qu'il ne ferait pas d'affaires car on ne pouvait pas faire des affaires sans avoir les mains sales. Ainsi, étant pauvre et ayant les mains propres, il allait être président. L'avenir lui a donné raison.

Sima Quian (145-86 av. J.-C.), le premier historien chinois, affirmait avec assurance : « Ceux qui n'oublient pas le passé sont maîtres de l'avenir. » Dans ce même discours, il précisait que le pouvoir a un seul usage : celui de servir le peuple. Pour lui, si quelqu'un fait de la politique et devient très riche, c'est que c'est un voleur. Il y a certains métiers où on ne vient pas pour être riche, disait-il. Il est donc légitime de savoir qu'elle aurait été l'ampleur médiatique de l'affaire si on avait découvert ne serait-ce qu'une brique ou un appartement privé dans un pays occidental ? On imagine les journalistes de France 24 en train de s'égosiller sur cette information. Car Gbagbo disait à chaque fois qu'il était peut-être le seul chef d'Etat africain qui n'avait pas de maison ni de compte à l'étranger. Assurément, Gbagbo ne fait pas seulement de la politique, il fait de l'Histoire. Car cela aurait été une grande humiliation et un déshonneur pour le Digne Peuple Ivoirien et pour les Panafricanistes si on avait découvert le contraire.

Laurent Gbagbo disait à l'occasion de l'ouverture du 2ème Sommet international du Congrès de la Jeunesse Panafricaine (COJEP), le samedi 18 décembre 2004, au Palais des Congrès de l'Hôtel Ivoire à Cocody : « La première chose qu'il faut comprendre, c'est que dans toutes négociations, même si elles sont techniques, c'est la dignité. Oui, nous sommes les combattants de la dignité. L'Afrique veut le respect. Je négocie avec toi un prêt. Si tu veux, tu me le donnes. Si tu ne veux pas, tu le dis. Tu peux me dire : "Je te fais un prêt, voici les conditions". Moi aussi, j'accepte tes conditions ou je ne les accepte pas. Mais l'irrespect ne peut pas être accepté par les générations à venir. L'indignité ne peut pas être acceptée par les générations à venirLa génération que je représente, c'est de donner la dignité, c'est de forcer le respect. ... Nous n'avons absolument rien contre le peuple français. Mais, quiconque, au nom d'intérêts idéologiques ou économiques, veut nous asservir nous trouvera débout ! La mort vaut mieux que le déshonneur. Je ne me laisserai pas déshonorer et je ne laisserai pas déshonorer le peuple qui m'a élu. Jamais ! » Il avait déjà écrit dans Soundjata, lion du Mandingue : « Ecoutez ma parole car elle est pure de tout mensonge./ Elle a la limpidité de l'eau de pluie /Et la violence de l'ouragan. / Le monde est malheureux Parce que les hommes ne se souviennent pas. / Or hier n'est pas encore loin. Et demain est profond, D'une profondeur pleine d'espoir. Ecoutez ma parole : elle ne sait qu'avancer ! / Ecoutez ma parole : l'Histoire est Vérité ! (1) »


(1) GBAGBO Laurent, Soundjata, Lion du Mandingue, Abidjan, CEDA, 2006, p.  102


Imhotep MAÂT

imhotep_ouhem.mesout@yahoo.fr

lundi, 19 décembre 2011

INADMISSIBLE - BAGARRE A PARIS: LA TABLE RONDE VIRE A LA TABLE CASSEE!


TABLE RONDE PRO-GBAGBO.JPG

Pro-Gbagbo à Paris, au cours d'une table ronde sur la crise ivoirienne, avant le kidnapping du Président Laurent Gbagbo.

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LA RESISTANCE PATRIOTIQUE PRO-GBAGBO VIRE AU PUGILAT SUR FOND DE QUERELLES DE LEADERSHIP.

 

La table ronde sur la crise ivoirienne organisée à l'AGECA à Paris, vendredi 16 décembre dernier, n'a visiblement pas tenu ses promesses, préférant virer à la table cassée.

Et pour cause, résistants et patriotes pro-Gbagbo ont préféré les coups de poings aux débats d'idées, les noms d'oiseaux aux questions-réponses.

Gbagbo peut donc crever à La Haye pendant que ses soutiens s'entre-déchirent en lambeaux. La résistance patriotique est aujourd'hui tellement divisée par ses querelles de chefs, qu'on se demande ce qui lui reste.

Rien ne prévoyait pourtant une issue pugilistique à cette table ronde qui réunissait du beau monde. Alain Toussaint était présent ainsi que les avocats de Gbagbo comme Me Dadjé.

La résistance patriotique et les partis pro-Gbagbo avaient aussi fait le plein. Les organisations comme le Cri-panafricain, le FPI-Cnrd, le Codesci, le Copaci, le Cojep, le Crd, l'Umad, le Curci, les Femmes patriotes, étaient représentées par leurs responsables respectifs.

Tout ce beau monde, au lieu de réfléchir sur la stratégie à avoir pour libérer Laurent Gbagbo à La Haye, a plutôt fait étalage de ses différences.

Certains reprochant à d'autres d'être devenus des résistants alimentaires et d'avoir bradé la lutte. D'autres remettant en question les marches mal organisées de chaque groupe qui finissent par lasser. Les derniers fustigeaient le choix de Me Altit comme avocat de Laurent Gbagbo.

Résultat des courses : Les chaises et tables ont commencé à voler dans les airs. Les coups de poing et les noms d'oiseaux aussi. A l'heure où nous mettons sous presse, certains patriotes en sont peut-être encore à panser leurs plaies.

Mélancolique virage que celui pris par la résistance patriotique pro-Gbagbo à Paris. Un nécessaire bon ordre doit absolument être mis en son sein, si elle veut faire triompher les idées de Laurent Gbagbo et obtenir sa libération de la CPI. Sinon, ce sera la fin de la lutte patriotique, qui a pourtant connu de grandes heures de gloire.

Nous y reviendrons.


Catherine Balineau


Source: IVOIREBUSINESS.NET

vendredi, 14 août 2009

CHUTE DE JESSE JACKSON EN CI: INESQUIVABLE RESPONSABILITE, IMPOSSIBLE DEDOUANEMENT!

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Un fait totalement malheureux, qui aurait pu être plus dramatique, s'est produit, hier au Complexe Sportif de Yopougon, lors du meeting du 4ème Congrès du COJEP. Au-delà du coup de maître réussi par Charles Blé Goudé, les Jeunes et les Patriotes en faisant venir, en Côte d'Ivoire, le Révérend Jesse Jackson, c'est un véritable camouflet fait à la Côte d'Ivoire entière par une organisation approximative. Ne serait-ce que du point de vue de la qualité du matériau utilisé pour la confection du podium de ce grand rassemblement qui devait laisser les souvenirs les plus positifs dans la mémoire des ivoiriens et qui a été entaché par l'incident de la chûte de l'hôte de marque et de son épouse. Pour nous, la responsabilité des organisateurs est inesquivable et leur dédouanement impossible!

 

 

Les faits, relatés par le quotidien Notre Voie:

 

'' Un malheureux incident survenu, hier, au stade municipal de Yopougon a failli gravement entacher la fête de la jeunesse africaine. En effet, alors qu’il avait fini de faire son adresse à la jeunesse, le révérend-pasteur Jesse Jackson s’apprêtait à descendre du podium quand les artistes-chanteurs Yodé et Siro l’ont invité à danser avec eux. Dans la folle ambiance, de nombreux jeunes sont montés sur le podium pour communier avec le célèbre combattant de la liberté. Et patatras, le podium cède sous le poids du public.
L’épouse de Jesse Jackson qui était sur le podium avec son mari et d’autres personnes s’écroule. Elle est blessée à la jambe et sera d’urgence conduite à la Polyclinique Sainte-Marie (PISAM) pour recevoir des soins. Mme Jesse Jackson y sera maintenue quelque temps pour observation. Avant d’être libérée dans la soirée. Selon le communiqué radiotélévisé de la police nationale, l’effondrement du podium est dû au manque de solidité du matériel utilisé. Jesse Jackson, son épouse et leur délégation devraient regagner les Etats-Unis aujourd’hui. Le révérend Jesse Jackson a indiqué que l’incident survenu à la dernière minute ne devrait pas être exagéré. Mieux, a-t-il indiqué son épouse et lui ainsi que la délégation qui l’accompagne sont en sécurité et se portent bien. B.S.''

 

Notre commentaire:

 

L'incident survenu, à Yopougon, au meeting devant clôturer le 4ème Congrès du COJEP est, à mon avis, totalement inacceptable, même si à la conférence de presse qu'il a donnée, dans les locaux de Fraternité matin, hier soir, Jesse Jackson en a clarifié les circonstances, en ces termes: « Un tout petit problème a émaillé la fin de notre célébration. Le podium s'est écroulé alors que nous étions en train de danser. Ce n'est pas la faute à nos hôtes, car le podium n'était pas fait pour recevoir beaucoup de personnes à la fois. Nous avons tous laissé éclater notre joie et l'incident s'est produit. C'était traumatique mais pas sévère. Il se peut que ma femme ait eu une petite fracture ».

 

On comprend, aisément que le Révérend Jesse Jackson veuille excuser et dédouaner les organisateurs de ce meeting, en particulier, et ceux du 4ème Congrès des Jeunes et des Patriotes, en général. Mais pour nous autres amoureux et adeptes de l'honneur et de la dignité, il est absolument hors de question de les en dédouaner ou de leur permettre d'esquiver leur responsabilité dans la chûte de l'hôte de marque et de son épouse, du reste, blessée.

 

Comment comprendre qu'on puisse installer une personnalité comme Jesse Jackson - qu'on a annoncé à grand renfort de publicité et pour l'arrivée de qui l'Etat ivoirien a effectué des dépenses faramineuses pour avoir son honneur sauf - sur un podium en bois et, qui plus est, en contre-plaqué (nous l'avons tous vu)! Ce n'est pas pardonnable! Pourquoi faut-il que les ivoiriens s'illustrent toujours de la mauvaise façon? Est-ce par insuffisance de ressources ou de moyens que le COJEP a choisi cette option du matériau de bois, là où on pouvait aisément trouver et utiliser un podium métallique?  Ou est-ce par négligence, ou plus grave, par inconscience? Ou pire, par la mauvaise appréciation de la trempe de l'invité?

 

Si on estime - dans mon entendement - qu'on n'a pas les moyens de se louer un podium métallique pour recevoir un tel homme, à un meeting d'une telle envergure où on pouvait facilement prévoir des débordements comme la montée en masse des jeunes euphoriques sur l'estrade, alors on n'organise pas un meeting ou du moins, on ne fait pas monter un podium. Ou même plus, on ne fait pas venir Jesse Jackson en Côte d'Ivoire! Il faut respecter les ivoiriens, diantre!

 

Là où je trouve encore plus inexcusable le Comité d'Organisation du COJEP, c'est le fait - même s'ils estimaient ne pas avoir eu assez de ressources - de ne pas avoir plutôt eu recours à des chevrons (qu'à des contre-plaqués) pour concevoir le plancher du podium, à défaut de métal. La structure de l'estrade aurait été plus stable et plus robuste. La Présidence de la République dont la responsabilité n'est pas moins engagée - elle qui a mobilisé fonds et énergies pour recevoir le distingué invité - aurait dû, elle aussi, veiller et s'assurer de la qualité du matériau utilisé. Que nenni! Parce qu'en Côte d'Ivoire - je le dis tout net - on ne prend jamais rien au sérieux. Nous aurions pu, pour une fois, faire une exeption. Que non! Je ne serais pas du tout étonné que les membres de l'organisation chargés de la confection du podium ait gardé, par devers eux, une partie du budget à eux alloué pour effectuer la tâche. En bons ivoiriens. Histoire de tirer profit de l'évènement et pouvoir pour ainsi dire, après la manifestation, aller ''chauffer'' dans les ''nights'' de Yop, à la rue Princesse. Misère de misère!

 

DINDE Fernand AGBO

 

23:16 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : jesse jackson, chûte au meeting de yopougon, cojep, blé goudé | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 12 août 2009

JESSE JACKSON VIENT "BEATIFIER" BLE GOUDE


obama-jackson533.jpgLu sur le blog de Richman Mvouama. Assez intéressant!

C’est un très grand coup que vient de réussir celui que les jeunes patriotes appellent Général Blé Goudé. Lui que l’ONU traite comme un ennemi de la paix, obtient, à une de ses manifestations, la présence d’un afro-américain de renom, un des soutiens du président Obama des USA. Les USA sont, cependant, 1er contributeur de l’ONU. Même s’il prétend n’avoir aucun parti pris en Cote d’Ivoire, il est au moins sûr que sa présence va béatifier Blé Goudé et remettre en question certains jugements sur sa personne.

Stratégiquement, on devrait élever au maximum le potentiel de Jesse Jackson et en faire un lien avec le président Gbagbo, pour alimenter le mythe. Qui est fou ! En tout cas, on a beau le critiquer, mais dans cette affaire, je tire mon chapeau à Blé Goudé!

17:12 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Etats-Unis d'Amérique, Monde, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jesse jackson, blé goudé, cojep, onu, usa | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 25 avril 2009

SONS DISCORDANTS DANS LA GALAXIE PATRIOTIQUE

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Germain Séhoué (Pdt de la CJR-CI ) : “L’ONU veut-elle positionner Blé Goudé pour l'après Gbagbo ?” (version actualisée)

Des experts des Nations Unies (ONU), viennent d'avoir la pensée analytique ivoirienne. Et comment ?


1- Les faits

Le 5 mars 2009, un groupe d'experts onusien sur la Côte d'Ivoire, dirigé par Lipika M. Roy Chouhury, a adressé un courrier au DG de Fraternité Matin : "Blé Goudé doit être astreint, dans le cadre des sanctions, à des revenus de subsistance. Il lui est interdit d'avoir d'autres revenus y compris des droits d'auteur. Frat-Mat est en infraction. Il vous faut écrire au Conseil de sécurité pour avoir des informations complémentaires". Ce courrier a provoqué et continue de le faire, l'émoi collectif des Ivoiriens, en faveur du leader de la jeunesse patriotique ivoirienne. Pour certains, l'acte de l'Onu vise Laurent Gbagbo. Pour d'autres, l'Organisation de Ban-Ki Moon veut saboter le processus de paix. Mais selon Hamadoun Touré, le porte-parole de l'Opération des Nations Unies en Côte d' Ivoire (ONUCI), "Je ne pense pas que cela menace le processus de paix parce que le comité a rencontré les personnes sous sanction et leur a expliqué ce qu'il fallait faire pour la levée de ces sanctions." Pour ma part, c'est là où se trouve la clé de voûte de cette énigme. Et une preuve n’est pas que matérielle. Elle procède également d’un raisonnement logique. Raisonnement qui a donc pour vocation de faire jaillir la lumière. Raisonnons !

2- La réalité qui perturbe la démarche intellectuelle

Pourquoi attaquer aujourd'hui Charles Blé Goudé, alors qu'il constitue, qu'on le veuille ou non, un symbole dans les efforts pour le retour à la paix ? Tôt, il a parlé avec les rebelles, fait de Wattao, un ami et multiplié des actions pour la paix avec la rébellion, au point même où il s'est attiré des inimitiés parmi les radicaux, au sein de la galaxie patriotique. En plus, son livre édité par Frat-Mat, n'est pas une exhortation à la haine, mais présente une vision de la reconstruction de la paix. Pourquoi donc l'ONU peut-elle l'attaquer en ce moment précis ?

L'ONU sait que la production littéraire n'est pas la source de financement des activités de Blé Goudé. Que valent, aujourd'hui, ses droits d’auteur, dans le pouvoir financier du président du Cojep ? Rien. En demandant aux Ivoiriens de sortir dans la rue, la nuit du 6 novembre 2004, pour défendre la République contre l'occupation française, il n'a pas eu recours à des droits d'auteur ou au support d'un livre. Ils sont sortis pourtant. Il a commencé à financer les projets de jeunes (Sentinelles du COJEP de Marcory…), bien avant l'édition de son livre et la création de la structure de Communication, Leader's Team, dont il est le patron. Les moyens mis en œuvre pour ses gigantesques tournées en faveur de la paix et pour Laurent Gbagbo, ne peuvent sortir des revenus sur un livre. L'Onu sait donc que Charles Blé Goudé a de puissantes sources de financement, des robinets bien juteux, en dehors des gains de sa plume, qu'elle n'a pas la possibilité de fermer. Elle est consciente que sa provocation à l'égard de Blé Goudé, viserait Laurent Gbagbo, si et seulement si, elle pouvait induire, à travers la réaction de l'intéressé, le délitement de l'Etat. Chose que l'Onu même sait improbable, persuadée qu'il est des inconditionnels de l'actuel Président de la République. De même, pour la défense de ses droits d'auteur, le leader de l'Alliance de la jeunesse patriotique, ne devrait se permettre (même pour le plaisir personnel de se sentir soutenu), de perturber la sortie crise, en appelant ou laissant descendre à la rue, ses partisans, sachant que toute manifestation du genre, en ce moment si sensible, peut être infiltrée et récupérée par les bras séculiers des abonnées aux coups d’Etat.
Si donc, elle est convaincue que son attaque contre Blé Goudé ne gênerait pas Gbagbo, que d'ailleurs son nouveau Secrétaire Général Ban Ki-Moon et son représentant à Abidjan, Y.J. Choi, comprennent bien, si elle apprécie les efforts de paix du jeune leader, pourquoi alors, cette attitude de l'Onu contre Blé ?

3- L'agacement au CNRD

En 2008, on a constaté que la galaxie patriotique est traversée par des courants contradictoires. Au sein des jeunesses, l'unanimité n'est pas observée. Il y a beaucoup des guerres de positionnement et on ne parvient pas à parler d'une seule voix, comme une entité. Le CNRD, soucieux de l'union des forces dans la mouvance présidentielle, a mis en place une commission dirigée par l'honorable Ben Soumahoro, pour entendre les différents responsables des mouvements de jeunes. Tous ont parlé et exprimé leurs griefs, à l'exception de Charles Blé Goudé, qui ne s'est pas montré disponible. Dès lors, " des doyens " du CNRD, qui avaient de l'estime pour lui, ont pris un coup de froid et commencé à réviser leur regard vis-à-vis de lui. Ils ont pris conscience que le président du COJEP se sent déjà dans la peau d'un futur chef d'Etat. Même des gens avec lesquels Blé avait des meilleurs contacts, ont cessé de l'appeler. Ils estiment que c'en était trop et que Blé les a ridiculisés, eux, ses aînés. Bien d'observateurs ont remarqué que, généralement, Blé Goudé ne se rend pas à une cérémonie où il n'est pas la vedette. Ce coup à la commission d'arbitrage de Ben Soumahoro et l'adversité au sein même de la galaxie patriotique, avaient sensiblement grignoté sa popularité. Et il avait l'impression de vivre sur la vitesse acquise. En plus de ses tournées et autres actions médiatisées, il avait besoin d'être à la Une des journaux et davantage dans l'estime de l'opinion.

4- L'admiration de l'ONU pour Blé Goudé

Or, depuis longtemps, un groupe de lobby onusien est tombé sous le charme du leader de la jeunesse patriotique de Côte d'Ivoire et a décidé de le positionner pour l'après Gbagbo. Blé Goudé a toujours clamé qu'il n'est pas militant du Front populaire ivoirien (FPI), mais partisan de Gbagbo. Il a sa structure para-politique, Congrès panafricain des jeunes et des patriotes (COJEP). Une structure qu'il ne cesse d'équiper et d'implanter à travers le pays. Qui, certainement comme le RPP de Laurent Dona Fologo, prendra son envol, le moment venu. Laurent Gbagbo ne sera pas éternellement le Président de la Côte d'Ivoire. Et la guerre de l'après Gbagbo que se livrent furtivement Affi N'Guessan (président du Fpi) et Mamadou Koulibaly (président de l'Assemblée Nationale et 3e vice-président du parti), donc tous du FPI, n'intéresse pas ces experts de l'Onu. On se souvient que pendant les manifestations violentes des Jeunes Patriotes contre la décision du GTI (Groupe de Travail International), relative à la dissolution de l'Assemblée Nationale, début janvier 2006, Charles Blé Goudé n'était pas sur le terrain de la violence. Couché devant l'ambassade de France, il observait une grève de la faim. Mais l'ONU avait tout fait pour le repêcher, et le mettre sur la liste des sanctionnés, c'est-à-dire des gens qui ont été violents : il était devenu, dès lors, un martyr.

L'Onu a tiré leçon de sa fronde contre Gbagbo : Si des attaques de front lancées contre Laurent Gbagbo l'ont rendu plus fort, des attaques de front lancées aujourd'hui, contre Blé Goudé le rendront plus fort pour l'après Gbagbo. C'est une façon de l'aider à faire ses armes, vu ses qualités (tribun, non-violent, mobilisateur et perfectible) démontrées pendant la crise. Charles Blé Goudé a avoué au cours de l’émission télévisée diffusée sur la 1è Chaîne de RTI, le 15 avril 2009, que les sanctions onusiennes ne lui « disent rien ». En d’autre termes, elles n’ont aucun effet négatif sur sa vie, son action et le processus de paix, puisque lui-même se bat pour ce processus. Dès lors, si l’ONU (dont les experts ne sont pas naïfs) continue malgré cette réalité, de multiplier les sanctions contre lui, c’est que ces sanctions ne sont pas des sanctions dans le sens de châtiment ou de punition, comme l’entendent les Ivoiriens. Elles ont quand même des effets, mais des effets positifs ; ce qui fait d’elles plutôt des outils d’endurance et de développement de sa personnalité et des arguments de sa promotion. C’est-à-dire des armes dont a nécessairement besoin une personne à qui l’on réserve une mission des plus importantes.

Habituellement, lorsqu’un prisonnier estime être injustement incarcéré, il accepte d’abord son élargissement, même sans que, forcément, son geôlier ne lui ait dit les motifs de son arrestation. C’est ensuite, une fois en liberté, qu’il se constitue partie civile contre celui ou ceux qui l’ont jeté en prison, pour dossier vide : il demande réparation. Ou alors pendant qu’il y est, son avocat, dépose une plainte, comme l’a fait Me Narcisse Aka, le 15 janvier 2009, contre l`Etat ivoirien auprès de la Cour de justice de la CEDEAO à Abuja, pour "violation du principe de la présomption d`innocence", "violation des règles de la détention préventive" et "atteinte au droit à un procès équitable" pour ses 4 clients, responsables de la filière cacao, dont Henri Amouzou, président du Fonds de développement pour les producteurs du café-cacao (FDPCC), et Angeline Kili, présidente du Conseil d'Administration du Fonds de Régulation du Cacao (FRC).

Blé Goudé, son COJEP et l’Alliance des Jeunes Patriotes pouvaient saisir la Cour Pénale Internationale, compétente en la matière, Cour qui « peut être saisie soit par le conseil de sécurité, soit par un Etat partie, soit par le Procureur ex-officio, agissant sur la base de renseignements reçus notamment des victimes, d’organisations non gouvernementales ou d’autres sources qu’il juge appropriées.» Il ne fait rien de tout cela. Mais face à la Nation, le 15 avril 2009, Blé Goudé a clamé qu’il ne veut pas recouvrer sa liberté tant que l’Onu ne lui a pas expliqué les causes de ses sanctions et ne promet pas non plus de porter plainte contre cette Organisation. Il se contente de dénoncer son action.

Dès lors, il n’est pas risqué de penser que Blé Goudé se plaît dans sa « prison » et y trouve son compte, en harmonie avec son geôlier. Parce que cette parodie de sanctions lui sert de fonds de commerce politique et sociologique, au détriment de nos nerfs partisans.

La création de scandales artificiels est une vieille méthode utilisée par certains hommes publics pour faire remonter leur cote de popularité en berne. Et là, je crains fort qu'il n'y ait un deal entre le groupe d'experts de l'ONU, auteur du courrier envoyé à Frat-Mat, et notre compatriote Charles Blé Goudé. Les experts de l’ONU ne peuvent ignorer que lorsqu’une censure frappe un livre, cela décuple la curiosité, donc permet un succès fou de cet ouvrage. Onu n’ayant aucun moyen de coercition pour amener Frat-Mat à respecter son mot d’ordre, cet éditeur peut alors, non seulement publier son courrier administratif, mais également éditer crânement ledit ouvrage. Si nonobstant tout cela, l’Onu, pour rien, censure ce livre et adresse un courrier à Frat-Mat, l’éditeur, c’est-à-dire qui a intérêt à ce que le livre se vende comme des petits pains, cela voudrait dire que l’ONU veut aider Blé Goudé à vendre mieux son prochain ouvrage. Et ce courrier publié, sans commentaire, a déjà atteint son objectif : l'émoi général. Voyez la levée de boucliers depuis la révélation de ce courrier. Les éditoriaux élogieux sont relancés pour la " victime " de l'ONU ; les articles au vitriol, rappelant les hauts faits de Blé, sont écrits contre les Nations unies ; les Sms de soutien distribués ; les parlements et agoras sont en ébullition ; des plateaux télé offerts à Blé pour amplifier l’affaire et vendre « à guichets fermés » le livre à paraître. L'ONU a donc ouvert une fausse polémique, rien que pour se jouer de nos intelligences et faire la promotion d'un des nôtres. Et nos analyses de semi intellectuels se sont littéralement fourvoyées face à une parodie de sanctions.

Blé Goudé a le droit d'être ambitieux. C'est humain. Restant sur son signal d'indépendant, après l'élection ou non de Gbagbo, il va engager dans des batailles départementales, ses forces qu'il est en train d'accumuler. Et là, il peut jeter des jeunes dans les compétitions, même contre le camp présidentiel. Mais que les hommes de Blé Goudé prennent des sièges au parlement, parmi les conseils généraux et les maires, ne nuirait pas à la politique de Gbagbo, dont il reste un proche. Mais si l'ONU ne reproche rien à Blé Goudé (c’est le cas) et veut même le positionner pour l'après Gbagbo, qu'elle le fasse honnêtement, sans nous tourner en bourrique, et vriller nos nerfs. Son aveu ferait partie de la réconciliation générale.

Germain Séhoué

Président de la Coalition des Journalistes Résistants de Côte d'Ivoire (CJR-CI)
gs05895444@yahoo.fr

22:31 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : blé goudé, cjr-ci, germain séhoué, onu, cnrd, rpp, cojep, l'après gbagbo, frat-mat, onuci | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |