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vendredi, 25 mars 2011

APRES UN MOIS DE GUERILLA, POURQUOI LE CAMP OUATTARA APPELLE L'ONUCI AU SECOURS


ADO ET SORO 3.JPG

In Le Nouveau Courrier N°235 du 25 Mars 2011 par Gilles Naismon

 

Quand ils avaient leur commando dit invisible qui régnait encore en maître à Abobo et dont des éléments semaient la terreur dans d'autres quartiers à Abidjan, le camp Ouattara justifiait ces actes par des reflexes de défense de la population. Sans en appeler à une intervention des Casques bleus de l'Onuci. Aujourd'hui, c'est tout à fait le contraire. Ouattara crie au loup. Voici les raisons.


Guérilla contre guérilla ! Les rebelles d'Alassane Ouattara qui se font appeler commando invisible, et dont la stratégie de prise du district d'Abidjan était basée sur une guérilla urbaine, perdent considérablement du terrain. À Abobo où ce commando a établi son quartier général, c'est la psychose depuis que les maîtres des lieux se sont rendus compte qu'ils opèrent désormais sur leur «territoire» avec un autre commando invisible qui neutralise leurs éléments. Si bien que la situation devient incontrôlable.

A Abobo, Williamsville, Adjamé, Attécoubé, Koumassi... c'est le branle-bas dans le camp des rebelles d'Alassane Ouattara. Au sein de la hiérarchie politique et militaire de l'Hôtel du Golf, c'est le désarroi. Le commando invisible du commandant Fokker, un ancien militaire à la retraite, qui a rejoint les rebelles sur le terrain de la guérilla urbaine, semble porter ses fruits. La terreur et la peur ont changé de camp. Face à cet échec militaire de l'opposition politico-armée, la seule alternative pour Ouattara qui voit tous ses plans déjoués, c'est d'appeler au secours l'Onuci et ses mercenaires.

Ainsi, dans un communiqué produit à l'Hôtel du Golf, Ouattara a appelé les Casques bleus au «recours immédiat à la force légitime» pour «protéger les populations civiles» victimes des violences post-électorales. « Compte tenu de l'ampleur et de l'urgence de la situation (...), le gouvernement demande au Conseil de sécurité de l'ONU d'adopter une résolution pour autoriser le recours immédiat à la force légitime en vue de protéger les populations civiles en danger imminent (...) La mise en place de check-points permanents dans les quartiers d'Abidjan les plus exposés à la violence et l'intensification des patrouilles» et «l'installation de bases militaires de l'Onuci à Abobo et à Yopougon.»

Il s'agit clairement pour Ouattara, à décrypter ce communiqué, de sécuriser sa rébellion d'Abobo, qui perd du terrain, et de déstabiliser Yopougon, le cœur de la résistance, avec l'appui de ses alliés de l'Onuci. Le numéro un de la «République de l'Hôtel du Golf», veut une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu qui pourrait modifier la mission de l'Onuci afin qu'elle exerce désormais à visage découvert. Et il met dans la balance pour avoir gain de cause.


Source : LE NOUVEAU COURRIER

dimanche, 27 février 2011

AFFRONTEMENTS A ABOBO - L'ONUCI COMBAT AUX COTES DES REBELLES

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La commune d'Abobo est depuis quelques jours, sous le feu d'affrontements sanglants entre, les Forces de défense et de sécurité Fds et un supposé « Commando Fongnon (invisible) qui attaque lâchement les Forces de défenses et de sécurité Fds et également certains civils.
«Commando invisible », «fantôme » ou « commando mystique», il n'en est rien.

C'est plutôt une branche de la rébellion armée actionnée par Guillaume Soro et Alassane Dramane Ouattara qui s'est installée depuis septembre 2002 dans la partie Centre nord et ouest du pays. Ils sont aidés dans leur tâche par des soldats venus de certains pays voisins de la Côte d'Ivoire et du contingent de l'Organisation des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci).

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Ces derniers ont formellement été identifiés sur le théâtre des opérations. Ce sont eux qui transportent et organisent les rebelles dans cette commune après les avoir armés avec des armes lourdes et autres Rpg7. Hier, au cours des combats qui ont eu lieu dans le secteur Pk 18 et de N'Dotré, un soldat de race blanche a tiré un lance-roquettes sur un véhicule qui avait à son bord des éléments du Centre de commandement et de sécurité (CeCos), blessant certains d'entre eux. Déjà, lors des affrontements qui ont eu lieu le 16 décembre dernier dans les environs de la résidence de Mme Thérèse Houphouët-Boigny, et du Golf, ces mêmes soldats de l'Onu en Côte d'Ivoire, ont été formellement identifiés grâce à leur casque « Bleu » aux côtés de ces mêmes rebelles qui se rendaient à la Rti pour « installer », Brou Aka Pascal, le journaliste rebelle.

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En dehors de la présence de ces soldats onusiens et ceux venus de certains pays de la sous-région qui constituerait le contingent de «L'Ecomog» souhaité par Guillaume Soro et Alassane Dramane Ouattara, plusieurs chefs de guerre ont été perçus à Abobo. Ce sont entre autres Koné Zackaria, Ibrahim Coulibaly dit Ib et le Capitaine déserteur de la gendarmerie nationale Allah Kouakou Léon.


L'étau, selon les sources introduites est en train de se resserrer autour de ces derniers cités.


Joseph Atoumgbré


Source: BLUE TEAM CI