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vendredi, 20 janvier 2012

LA COMMISSION DIALOGUE, VERITE ET RECONCILIATION EST MAL PARTIE


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La Côte d’Ivoire sort d’une décennie de crise qui s’est soldée par une violente guerre avec un cortège de désolations innombrables. Certes, les blessures sont encore profondes mais il est impératif de tenter de recoller les morceaux. Pour ce faire, le chef de l'Etat, Alassane Ouattara, a signé le 13 juillet 2011, l’Ordonnance n° 2011-167 portant création, attributions, organisation et fonctionnement de la  Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR) chargée de panser les plaies des Ivoiriens meurtris et de refaire de la Côte d’Ivoire cette oasis de paix si attrayante où il faisait bon vivre. Cependant, tout porte à croire que cette institution aux ambitions nobles aura du mal à atteindre l’objectif qui lui a été assigné.

Une composition incohérente

La composition de la CDVR est loin de faire l’unanimité. En effet, on ne peut être « juge » et partie or, il est de notoriété publique que Charles Konan Banny, Président de ladite commission, est une figure influente du RHDP union politique intégrant le RDR, parti au pouvoir. Ceci crée déjà la méfiance dans le camp adverse et freine la confiance sur laquelle devrait reposer l’action de réconcilier. Il aurait été plus judicieux de confier la direction de cette commission à une personnalité neutre dans le paysage politique ivoirien ou au moins de lui adjoindre une personnalité du clan adverse.

L’autre fait intriguant est que, hormis son Président, cette commission ne soit constituée que de membres de la société civile ivoirienne, avec des représentants issus des milieux traditionnels, religieux, mais aussi des différentes zones géographiques du pays.  Il apparait clairement que la classe politique n’y est pas représentée.

Ce procédé porte à croire que la Côte d’Ivoire sort d’une Guerre Civile essentiellement religieuse et ethnique. Alors qu’il n’en est rien. Le vrai problème réside dans les querelles politiques consécutives à la mort de Félix Houphouët Boigny, le premier président ivoirien. Sa succession a été un fiasco qui a entrainé le pays dans une succession de crises du fait de la haine viscérale que se vouaient les acteurs politiques de l’époque. La crise ivoirienne est donc purement politique. Dans ce contexte, il est difficile de résoudre la crise politique en n’impliquant que les victimes, c'est-à-dire la société civile en faisant fi des véritables belligérants qui sont en réalité les acteurs politiques? Ce faisant, la CDVR risque dans sa mission de déplacer le problème ou simplement le survoler sans oser le résoudre réellement.

La banalisation du transfèrement de l’ex-chef d’Etat

Le transfèrement de l’ex-chef de l’Etat ivoirien n’est pas fait non plus pour favoriser la réconciliation. En effet, le second tour de l’élection présidentielle de 2010 a montré la bipolarisation de la classe politique ivoirienne. Cet état de fait nous montre que l’ex-président Laurent GBAGBO est, à n’en point douter, le leader d’une grande frange de la population (45% des suffrages lors du second tour des élections générales de 2010 selon la Commission électorale indépendante (CEI)). Après le transfèrement de ce dernier à la Cour pénale Internationale (CPI), l’on attendait de la CDVR un plaidoyer pour sa non inculpation devant cette cour internationale ce qui aurait pu atténuer les tensions toujours vives qui  existent dans le pays. Contre toute attente, la CDVR a banalisé ce  transfèrement  lors d’un communiqué officiel datant du 08 décembre 2011, avançant comme raison que sa mission n’était pas de juger, ni de condamner ou d’amnistier mais d'amener tous les Ivoiriens, sans exclusive, à identifier les causes de leurs dissensions et mettre en lumière tous les cas de violation de droits de l’homme, et tout mettre en œuvre pour éviter que nous ne retombions dans les mêmes errements. Comment dialoguer quand on sait qu’un acteur clé de la crise, en l’occurrence le Président Gbagbo, est entre les mains de la justice internationale ? Sans toutefois s’opposer à ce que justice soit faite, la CDVR aurait dû plaider auprès du gouvernement ivoirien pour que celui-ci fasse preuve d’une humilité qui aurait pu être salvatrice. Ne dit-on pas que la paix n’a pas de prix ? De plus, voir que seul le président Gbagbo est transféré à la Haye donne le sentiment d’une justice de vainqueurs qui rappelle le cas des généraux d’Adolf Hitler à Nuremberg.

La justice des vainqueurs

Cette justice des vainqueurs se remarque au quotidien et pourtant la CDVR n’a mené aucune action concrète auprès du gouvernement pour un dégel des relations entre lui et le clan adverse. Cette situation ne fait qu’accentuer la méfiance qui existe déjà entre les différentes parties à la crise. Tous les acteurs de cette crise ont une responsabilité car les exactions sont partagées. Il serait donc mieux que tous bénéficient d’une amnistie à défaut de mettre en place une justice impartiale. Dans le cas contraire, la cohésion sociale ne sera jamais réellement reconstruite d’autant que les exactions des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) continuent et restent impunies. Les souffrances banalisées dans l’oubli associées à une tolérance excessive envers les amis du pouvoir entretiennent le fossé et un sentiment d’injustice flagrant.

Pour guérir un mal, il faut le traiter à la racine ainsi, la CDVR devrait mettre tout en œuvre pour éviter les pièges du Forum de réconciliation national de 2001 qui, ayant esquivé les problèmes de fond, a débouché sur la rébellion de 2002.
La CDVR gagnerait alors à faire le bon diagnostic pour trouver le remède adéquat afin que les Ivoiriens puissent se retrouver sans haine ni rancune. Il y va de notre survie à tous ; il y va la pérennité de la Côte d’Ivoire.


Par Aquilas YAO, étudiant libéral ivoirien (ELI) au sein d'Audace Institut Afrique.


Source: AUDACE AFRIQUE.NET

jeudi, 22 décembre 2011

DECLARATION D'UNE BRANCHE DISSIDENTE DE LA JEUNESSE DU PDCI-RDA

 

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En léger décalé mais très révélateur de la dissidence qui couve au PDCI-RDA. Des militants lucides et patriotes crient leur indignation et ne réchignent plus à en découdre. Espérons qu'ils soient entendus et soutenus pour un grand et salutaire renouveau au PDCI-RDA!

 

A la mort du père fondateur, mission a été donnée au Président Henri KONAN BEDIE, conformément à la Constitution ivoirienne, de gérer le pouvoir d’Etat. Aussi les militants du PDCI-RDA dans leur grande majorité lui ont confié leur avenir. Malheureusement à la suite du coup d’Etat de décembre 1999, le Président Henri KONAN BEDIE perd le pouvoir d’Etat.

Le plus grand parti de Côte d’Ivoire venait ainsi de basculer dans l’opposition. Malgré ce premier échec, le parti fait fi de toutes velléités internes de candidature pour confier encore au Président Henri KONAN BEDIE la mission ultime de récupération du pouvoir d’Etat, par la voie des urnes.

Les militants du PDCI-RDA et les jeunes en particulier ont mis beaucoup d’espoir en cette mission que le président BEDIE lui-même a qualifié de dernier combat, censé ramener notre parti au pouvoir et remettre la Côte d’Ivoire sur le chemin du développement. Mais grande a été notre déception de constater que notre parti le PDCI-RDA venait en troisième position lors de la proclamation des résultats du premier tour de l’élection présidentielle. BEDIE venait ainsi de perdre son dernier combat. La noble et dernière mission à lui confier par le parti lors du dernier congrès, venait de connaitre encore un échec cuisant.


L’appel du Président Bédié à voter pour le candidat Alassane Dramane Ouattara a divisé les militants du PDCI-RDA et la population ivoirienne. Le refus du RHDP d’accepter les résultats du second tour proclamés par le Conseil constitutionnel, seule institution qualifiée en la matière et l’installation par la force de monsieur Alassane Dramane Ouattara au pouvoir ont considérablement dégradé l’unité nationale chère aux ivoiriens. Depuis le 11avril 2011 le Président GBAGBO Laurent et plusieurs de ses proches kidnappés sont détenus dans des conditions inhumaines dans les prisons du nord du pays.


Au moment ou monsieur Charles Konan Banny , Président de la commission dialogue vérité et réconciliation se bat pour que les filles et fils de Côte d’Ivoire se parlent et se donnent la mains pour ensemble construire une nation forte et prospère, au moment ou le pouvoir Ouattara appelle les ivoiriens à aller voter le 11décembre 2011 pour élire un nouveau parlement dans l’optique de mettre en place le deuxième piler de la république (l’assemblée nationale) c’est là que le 29 novembre 2011, soit deux semaines avant ses élections, le Président Laurent Gbagbo est déporté de façon clandestine à la Cour Pénale Internationale (CPI).


Face à cette situation très grave, même si la liberté d’expression a perdu la langue sous l’ère Ouattara, la jeunesse du PDCI-RDA, parti de paix, parti bâtisseur de la Côte d’Ivoire moderne ne peut évidemment rester sans mot dire.
Selon l’acte d’accusation: Laurent Gbagbo aurait engagé sa responsabilité pénale individuelle, en tant que coauteur indirect, pour quatre chefs de crimes contre l’humanité à raison de meurtres, de viols et d’autres violences sexuelles, d’actes de persécution et d’autres actes inhumains, qui auraient été perpétrés dans le contexte des violences post électorales survenues sur le territoire de la Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011.Le même acte indique que les forces pro-Gbagbo ont attaqué la population civile à Abidjan et dans l’ouest du pays, à partir du 28 novembre 2010 ,prenant pour cible des civils qu’elles pensaient être des partisans du candidat de l’opposition, Alassane Ouattara.

Ivoiriens, ivoiriennes, peuple de Côte d’Ivoire l’on veut encore travestir notre histoire sous nos yeux. Ceux qui ont commis les crimes et les pires atrocités en Côte d’Ivoire depuis le coup d’Etat de 1999, la rébellion armée et pendant la crise postélectorale sont connus de tous. Ils ont été épinglés par les organisations de défense des droits de l’homme. En revanche les preuves abondent concernant les tueries, les pillages économiques et exactions perpétrées par la rébellion depuis 2002 et par les FRCI créées par Alassane Ouattara depuis le 17 mars 2010 (cf rapports d’Amnesty international, Human Right Watch, la Croix rouge internationale, de l’ONU et de l’ONUCI).


Les vrais crimes économiques ont été perpétrés par Ouattara, ses rebelles et l’Union Européenne lors de l’embargo sur le port d’Abidjan ayant privé de nombreux malades de médicaments et de la fermeture sans préavis des banques pendant la période de la crise postélectorale. Qui ne se souvient pas du génocide Wè à Duékoué , du massacre des jeunes non armés à la résidence du Président Laurent Gbagbo et à Yopougon , des pillages, tueries massives, persécutions et chasse aux sorcières, insécurité chronique pour la majorité des ivoiriens organisés par le pouvoir ethnique et génocidaire de M. Ouattara et son armée ? En vérité le Président Laurent Gbagbo est victime d’un complot international orchestré par la France au profit d’Alassane Ouattara. Sa place n’est pas en prison parce que c’est le bâtisseur de la démocratie ivoirienne, sa place n’est pas en prison parce que c’est lui le vrai vainqueur de l’élection de novembre 2010, sa place n’est pas en prison parce que ce n’est pas un criminel.


En outre, le nouveau découpage électoral a été fait par Ouattara de façon unilatérale. L’objectif recherché, est de réaliser une écrasante majorité parlementaire par la multiplication des élus dans les zones favorables à M. Ouattara puis en écartant l’opposition et enfin en affaiblissant notre parti le PDCI-RDA dans son bastion du centre du pays. Dans sa curieuse conception de la démocratie M. Ouattara veut un parlement monocolore avec un PDCI à peine visible pour faire passer en force la vente aux enchères publiques de notre citoyenneté, de nos terres et de notre économie.


Jeunes du PDCI, l’heure est grave, pour cela tu dois :


• dire non à l’organisation de la marginalisation de notre grand parti, le PDCI-RDA;

• demander la démission systématique de M. Charles Konan Banny, haut cadre du PDCI de la présidence de la commission dialogue vérité et réconciliation qui n’accouche déjà que d’une souris car malgré tout, le PDCI-RDA devra garder sa notoriété de parti de paix et de sagesse

• t’adresser à tous les militants, à tous les ivoiriens, et leur dire de ne participer à aucune élection tant que M. Ouattara continuera d’occuper de façon illégale et illégitime le pouvoir d’Etat dans notre cher pays.

• lancer un appel vibrant à tous les démocrates d’Afrique et du monde entier à se joindre au peuple de Côte d’Ivoire pour exiger la libération sans condition du Président Laurent Gbagbo

• réitérer ton appel pour une discussion sincère, incluant le Président Gbagbo, en vue d’une solution politique susceptible de ramener la paix et la réconciliation vraie en Côte d’Ivoire.

• lancer un appelle à la CEDEAO, à l’Union Africaine, à l’ONU et à la communauté internationale, pour arrêter les dérives du pourvoir Ouattara, qui pourraient conduire à une explosion sociale et politique irrémédiable en Côte d’Ivoire.

Jeunes du PDCI-RDA, le président Félix Houphouët Boigny nous a légué un grand parti, nous n’avons aucunement le droit de le laisser mourir. Levons-nous et agissons maintenant car demain nous appartient.

Que DIEU garde la Côte d’Ivoire !


Vive le PDCI-RDA !


Fait à Abidjan, le lundi 05 décembre 2011.


Pour la jeunesse du PDCI-RDA,


Le Président YAO KOUAME Patrick
dealer1er@yahoo.fr
Cell. (225) 02 00 28 37.