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jeudi, 17 octobre 2013

FACE AUX CRITIQUES PERSISTANTES, LE PATRON DE LA CPI ROMPT LE SILENCE

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CPI: la Cour n'a «jamais pourchassé aucun pays africain», estime son président


La Cour pénale internationale (CPI) n’a « jamais pourchassé aucun pays africain », a déclaré jeudi à l’AFP à Bucarest son président, le juge coréen Sang-Hyun Song, qualifiant de « regrettables » les virulentes critiques de certains leaders africains.

Il s’agit de la réaction la plus marquée de la Cour après que le président kényan Uhuru Kenyatta et le Premier ministre éthiopien et président en exercice de l’Union africaine Hailemariam Desalegn ont accusé la Cour la semaine dernière de pratiquer « une chasse raciale ».

L’UA a demandé l’ajournement des procédures de la CPI pour crimes contre l’humanité contre les deux têtes de l’exécutif kényan, M. Kenyatta et le vice-président William Ruto.

« La CPI ne doit pas être blâmée pour quelque chose qu’elle n’a pas fait. Nous n’avons jamais pourchassé aucun pays africain », a déclaré M. Song interrogé par l’AFP lors d’une conférence sur la CPI organisée par le ministère des Affaires étrangères roumain.

Les pays d’Afrique qui font l’objet d’enquêtes de la CPI « nous ont déféré les situations » qui ont conduit à l’ouverture d’enquêtes, a souligné M. Song.

« La CPI enquête dans huit pays (Kenya, Côte d’Ivoire, Libye, Soudan, République démocratique du Congo, Centrafrique, Ouganda, Mali, ndlr) tous africains c’est vrai, mais dans cinq cas ce sont les gouvernements eux-mêmes qui nous ont déféré ces situations et dans deux cas, le Soudan et la Libye, c’est le Conseil de sécurité qui nous a sollicités », a-t-il ajouté.

« Il n’y a que dans le cas du Kenya que le procureur a lancé sa propre enquête », a expliqué le président de la Cour.

« Il n’y avait pas d’autres options » alors que le Parlement kényan avait rejeté par deux fois l’idée de créer un tribunal local chargé de rendre justice pour les violences post-électorales qui firent au moins 1.100 morts en 2007-2008, selon M. Song.

« Ces enquêtes ont été lancées avec la bénédiction du gouvernement, de la population et de la communauté internationale », a-t-il insisté.

M. Song a aussi évoqué des critiques contre la décision récente de la Cour de laisser la Libye juger l’ancien espion en chef de Mouammar Kadhafi, Abdallah al-Senoussi, une première historique.

« Il est inévitable que l’action de la CPI suscite des réactions fortes, des louanges mais aussi des critiques. Les juges ne prendront pas en compte les facteurs politiques », s’en tenant au droit, a-t-il dit.

Egalement invitée lors de la conférence de Bucarest, la présidente de l’Assemblée des Etats parties au statut de Rome ayant créé la CPI, Tiina Intelmann, a reconnu que la situation avec l’Afrique « nous préoccupe tous ».

 

Source: CAMEROON VOICE

jeudi, 26 septembre 2013

REFUS DE TRANSFERER SIMONE GBAGBO A LA HAYE: LA CPI MET OUATTARA EN DIFFICULTE - FATOU BENSOUDA: «JE SUIS CONTRE LES SOLUTIONS POLITIQUES»


 

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Il se joue depuis quelques jours, un semblant de jeu de «poker» entre les autorités ivoiriennes et la Cour pénale internationale (Cpi) dans lequel, l'un et l'autre refusent de se faire avoir.



Alassane Ouattara, le chef de l'Etat de Côte d'Ivoire, joue à protéger certains des chefs de guerre proches de lui et qui seraient visés par des mandats d'arrêt encore sous scellé à la Haye. La Cpi, elle, joue à attirer le président ivoirien dans le piège du transfert de Simone Gbagbo, afin, de brandir demain, des mandats d'arrêts contre des proches de Ouattara qe celui-ci serait, dans l'obligation politique et moral, d'exécuter. Le « oui, mais », exprimé par Fadi El Abdallah, porte-parole de la Cpi, quant à la décision du gouvernement, de ne pas « livrer » l'ex-première dame officielle de Côte d'Ivoire, Simone Ehivet Gbagbo à la Haye, trouve donc ses fondements dans cette posture de la Cpi. Alassane Ouattara et la Cpi jouent donc à cache-cache dans ce dossier stratégique.

La Cpi soutient néanmoins que le dernier mot revient aux juges de la Haye. « Le gouvernement ivoirien peut soulever une exception d'irrecevabilité, sur la base du principe de complémentarité entre la Cpi et les autorités judiciaires nationales. Il reviendra dans ce cas, aux juges de la Cpi d'examiner si toutes les conditions sont réunies et notamment si les tribunaux nationaux ont la capacité et la volonté pour mener des poursuites sérieuses contre le même suspect et pour les mêmes faits allégués devant la Cpi. Après des observations de toutes les parties et les participants, les juges de la Cpi décideront si l'affaire continuera ou non à la Cpi », a fait savoir Fadi El Abdallah, porte-parole de la Cpi. Qui s'empresse d'ajouter que « le dossier Simone Gbagbo n'aurait aucun inconvénient sur d'éventuels poursuites sur les présumés auteurs de crimes lors des événements post-électoraux ».

La partie est donc encore loin d'être gagnée pour les autorités ivoiriennes. Intervenant hier mardi 24 septembre 2013, Fatou Bensouda, la procureure de la Cpi s'est voulue très ferme, quant au fait que dans ce dossier, il ne saurait y avoir d'acceptation de l'immixtion de la politique dans le judiciaire. « Je suis contre la solution politique à un problème judiciaire », a-t-elle fait valoir. Dans son développement, la juge gambienne a notamment « plaidé pour une solution judiciaire et non une solution politique à un problème judiciaire ».

La procureure  de la Cpi  qui affirme, ouvertement son opposition «  à des solutions politiques », le porte-parole de la Fadi El Abdallah  qui soutient  que le non transfert de Simone Gbagbo n’aurait aucun  inconvénient sur d’éventuels poursuites sur les présumés auteurs de crimes, cela ne peut que mettre davantage  le chef de l’Etat dans une position délicate, voire difficile. On le sait, la main du chef de l’Etat « tremble » à faire exécuter un mandat d’arrêt de la Haye  visant  Simone Gbagbo et autres, au motif que, selon des observateurs, la Cpi n’émette des  mandats contre son propre  camp.  Vrai ou faux ? Quoi qu’il en soit,  les autorités ivoiriennes ont annoncé  le vendredi 20 septembre 2013,  leur refus de transférer devant la Cour pénale internationale (CPI) Simone Gbagbo, la compagne de l’ex-président Laurent Gbagbo, poursuivie comme son mari pour crimes contre l’humanité après les violences postélectorales de 2010-2011.

Le conseil des ministres, réuni en session extraordinaire, "a décidé de présenter une requête en irrecevabilité et de surseoir à exécuter le mandat d’arrêt émis par la CPI le 29 février 2012 (...) sur la demande du transfèrement de Mme Simone Gbagbo à La Haye", indiquait un communiqué gouvernemental. Le refus du gouvernement  d’extrader Mme Gbagbo vers la CPI "vise à la faire juger en Côte d’Ivoire (...) par les juridictions ivoiriennes (...)", explique ce communiqué. Le gouvernement, qui "déposera incessamment sa requête au greffe de la CPI", a justifié sa décision par le fait que les juridictions nationales "sont aujourd’hui réhabilitées et à même de lui (Mme Gbagbo) faire un procès juste et équitable garantissant les droits de la défense", précise le texte.

"Aujourd’hui, la justice est en marche. Rien ne justifie le transfèrement à La Haye de Madame Gbagbo", a justifié M. Koné Bruno, porte-parole du gouvernement ivoirien. "Si nous avions le moindre doute quant à l’équité de la justice ivoirienne, nous l’aurions quand même extradée aux Pays-Bas", a-t-il assuré. Le régime d’Alassane Ouattara est régulièrement accusé de favoriser une "justice des vainqueurs", aucune figure de son camp n’ayant été inquiétée pour les graves crimes commis durant la dernière crise.

 

 Armand B. DEPEYLA, in le quotidien ivoirien "Soir Info".


Source: EDUCARRIERE.CI

dimanche, 09 juin 2013

CPI - LA FABRICATION DES PREUVES CONTRE GBAGBO A COMMENCE

 

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Pour sauver le soldat "Bensouda-Ouattara", la fabrication des preuves contre Gbagbo a commencé.


La décision des juges de la Chambre préliminaire I de la CPI du lundi 3 juin 2013, de renvoyer la procureure à sa copie – illisible – a plus que sonné le régime Ouattara, qui tente le tout pour le tout pour sauver la face. Les officines sont à pied d’oeuvre pour la fabrication de «preuves supplémentaires » qui selon le régime devraient «couler définitivement » Gbagbo.

C’est la peur-panique dans le camp Ouattara. C’est peu de le dire. Ses partisans s’attendaient à tout sauf à un tel scénario dans lequel, les preuves minutieusement emmagasinées par le régime pour le Bureau du procureur, se sont avérées insuffisantes, plutôt insignifiantes au regard des chefs d’accusation. Et depuis, c’est la course à la fabrication de nouvelles preuves. Mais là où deux ans ont produit des «preuves insuffisantes», quelques 2 à 3 mois peuvent-ils «enfanter» des preuves suffisantes ?

Là est la grande interrogation à laquelle tente de répondre le régime Ouattara. L’instrumentalisation des victimes (?) de la crise post-électorale bat son plein. Des victimes qui se sont dit indignées et choquées par la décision de la Cpi. Comme si les victimes étaient une section du RDR, le parti de Ouattara. Le régime a-t-il fait le décompte de victimes pour identifier les siens ? Des victimes, parlons-en ! Il y en a eu depuis septembre 2002, où la rébellion de Guillaume Soro a défiguré la Côte d’Ivoire. Mais, encore les victimes de la récente crise post-électorale. Qui mieux que les victimes du massacre des Wê par les Frci en mars 2011, peuvent se sentir oubliés de la Cpi?

Depuis quelques jours, toutes sortes d’associations de victimes donnent de la voix, pour servir de «preuves vivantes », selon leurs propres termes. Et comme si cela ne suffisait pas, le régime tente – malhonnêtement – de faire croire, par la presse qui lui est proche, qu’il s’agit exclusivement de militants du Rdr tués, à travers l’opération d’exhumation des corps entamée à Yopougon. Par quelle magie les officines du régime Ouattara ont pu deviner que des restes humains exhumés à Yopougon sont des victimes de Gbagbo ? Il faut bien être sorcier pour le savoir n’est-ce pas ? Si la honte pouvait tuer, le Rdr serait bien mort depuis belle lurette.

Au lendemain de la décision de la Cpi, le porte-parole du Rdr, Joël N’guessan, commentant l’actualité a révélé que trouver des preuves supplémentaires étaient chose facile. Faisant allusion à la hiérarchie des ex-Fds à l’époque. On devine aisément que les généraux Philippe Mangou, Edouard Kassaraté, Detho Léto et bien d’autres pourraient bien être mis à rudes épreuves, pour «acculer » Laurent Gbagbo. N’était-ce pas là aussi, les clauses d’un deal secret entre eux et Alassane Ouattara ? En tout cas, la machine à fabriquer les preuves du régime est bien en branle. Comme s’il s’agissait de faire un décompte macabre.


Gérard Koné


Source: CAMEROON VOICE

lundi, 12 mars 2012

COUP D'ETAT CONTRE LE PRESIDENT GBAGBO: DES IMAGES QUI ACCABLENT LA FRANCE


LE DRAPEAU IVOIRIEN ENTRE LES MAINS DE L'ARMEE FRANçAISE.jpg

La vérité éclate progressivement au grand jour ! Une photo inédite est disponible sur le net. Selon des sources concordantes, cette image ferait même partie des nombreuses preuves accablantes rassemblées par la Défense du Président Gbagbo contre l'armée française. La photo daterait du 11 avril 2011, jour du renversement de Gbagbo par la France. Sur cette image écœurante pour l'Afrique digne, on voit des soldats français posant avec, comme un butin de guerre, le drapeau national de Côte d'Ivoire. De toute évidence, le drapeau orange-blanc-vert ainsi brandi par les soldats français a été pris à l'intérieur de la résidence présidentielle.

Selon toute vraisemblance, les militaires français qui ont pénétré dans la résidence du chef de l'Etat ivoirien et renversé le Président Gbagbo avant de le remettre aux forces armées pro-Ouattara, le lundi 11 avril 2011, n'ont pu se retenir d'immortaliser leur forfaiture. Nullement gênés d'avoir fait la guerre à un pays souverain avec lequel aucun conflit n'a été officiellement déclaré, ces soldats à la solde de Nicolas Sarkozy ont arraché l'écharpe une fois à l'intérieur de la résidence officielle présidentielle. Et là, sûrement au moment où les chefs rebelles de Ouattara partaient au Golf Hôtel, QG de Ouattara, avec le Président Gbagbo qui venait d'être renversé, les soldats français, ont certainement ameuté cameramen et photographes français pour se faire filmer. Comme pour dire : on y était effectivement et c'est nous qui avons fait le boulot.

Lors de sa première audience devant les juges de la chambre préliminaire 3 de la Cour pénale internationale (Cpi), le 5 décembre 2011, le Président Laurent Gbagbo, expliquant les circonstances de son renversement du pouvoir, avait nommément indexé la France de Nicolas Sarkozy : « J'ai été arrêté le 11 avril 2011 sous les bombes françaises...La résidence du Président de la République a été bombardé du 31 mars au 11 avril, et c'est dans ces conditions-là, le 11 avril, pendant qu'on me bombardait, qu'on bombardait la résidence qui était déjà à terre- nous, on se cachait dans les trous de la résidence- et, une cinquantaine de chars français encerclaient la résidence pendant que les hélicoptères bombardaient ; C'est dans ces conditions là que j'ai été arrêté. C'est l'armée française qui a fait le boulot ».

Ce témoignage du Président Laurent Gbagbo a fait « boom » dans l'opinion internationale. Comme il fallait s'y attendre, la France et ses médias ont tenté de discréditer les propos du chef de l'Etat ivoirien renversé. Mais en vain. Les témoignages concordants et les preuves qui accablent la France pour son coup d'Etat contre Gbagbo sont légion. A preuve, cette photo inédite de soldats français à côté d'un de leurs nombreux chars de combat, brandissant tel un trophée de guerre, le drapeau de Côte d'Ivoire. Les soldats français qui viennent d'investir la résidence officielle du chef de l'Etat ivoirien et d'arrêter le Président Laurent Gbagbo, tournent en dérision le plus grand symbolise de la Côte d'Ivoire. Ils souillent notre drapeau et foulent ainsi au pied notre souveraineté.

Une façon explicite de dire aux ivoiriens que l'armée française a reconquis la Côte d'Ivoire par les armes. Qu'elle n'est plus un pays indépendant et souverain comme le voulait Gbagbo. Qu'elle est désormais redevenue une colonie française où Paris vient d'installer, ce 11 avril 2011, son « pion » Alassane Dramane Ouattara. C'est l'analyse qu'inspire la photo des soldats français posant en conquérants.


Didier Depry

didierdepri@yahoo.fr

Source: NOTRE VOIE

 

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TOUS DANS LEURS PETITS SOULIERS


Dans un communiqué du 21 septembre 2011, le Conseil national de la Presse (Cnp, organe de régulation de la presse écrite), proférait des menaces graves tendant à nier l'évidence : « (Des) journalistes s'évertuent, dans leurs écrits, à faire admettre à l'opinion que les autorités politiques en place seraient issues d'un coup d'Etat opéré contre leurs prédécesseurs...

Les concepteurs de ces idées présentent le Chef del'Etat Ivoirien (Ndlr, Alassane Dramane Ouattara) comme un président installé par coup d'Etat et son régime installé par la France, tandis que l'ancien chef de l'Etat (Ndlr, Laurent Gbagbo) est vu comme renversé par l'Armée française et prisonnier du chef de l'Etat français ».

Pour le Cnp, « ce procédé utilisé à foison dans certains journaux traduit, loin du souci d'informer les lecteurs, une tendance inacceptable à la manipulation des faits et de la réalité ». Quelle est donc cette réalité ? Réponse du Cnp : « Le Président de la République de Côte d'Ivoire exerce son mandat actuel des suites d'élections démocratiques reconnues par la communauté nationale et internationale et, pour lequel, il a été officiellement investi dans ses charges ».

Et le Cnp de continuer : « ces faits étant établis et de notoriété, le Cnp, à compter de la publication du présent communiqué, sera intraitable sur les écrits à caractère subversif et insultant non seulement pour les autorités en place mais également pour le peuple ivoirien qui a, dans la transparence, élu son président ».

Et depuis ce communiqué, le Cnp s'est bandé les yeux et a bouché ses oreilles sur toute autre réalité. En tout cas, quand ils daignent les rouvrir, c'est pour distribuer des sanctions à la presse libre. On se prend de pitié en regardant les décideurs du Cnp s'épuiser à vouloir masquer lavérité pour plaire à Ouattara. Leur « combat » est devenu bassement ridicule depuis le 5 décembre 2011, quand, lors de sa toute première audition à la Cpi, le Président ivoirien renversé a proclamé, parlant de ce coup d'Etat, en direct et devant les cameras des télévisions du monde entier : « C'est l'armée française qui a fait le boulot ! ».

Cette déclaration aurait pu conduire le Cnp à un peu de pudeur, de discernement et de nuance sur le sujet, mais que non ! La structure continue à exercer ses tentatives de musèlement de la presse libre sur le «boulot» scandaleux de l'armée française. Démontrée par cette image des soldats français plastronnant avec le drapeau de notre pays, comme un butin de guerre. Dites-nous, Messieurs les décideurs, pourquoi doit-on se taire quand une armée étrangère profane notre drapeau national !? Que gagnez-vous à cacher la vérité au monde entier ? Pour ce qui nous concerne, nous, presse libre et attachée à la mère-patrie, refuserons toujours «la collaboration». C'est-à-dire la traitrise à la Côte d'Ivoire!


César Etou

cesaretou2002@yahoo.fr

In le quotidien ivoirien "Notre Voie" N° 4082 du lundi 12 mars 2012.