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jeudi, 22 décembre 2011

PERIODES, LIEUX ET FAITS DES CRIMES ET GENOCIDES EN COTE D'IVOIRE

 

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Crimes commis par les forces du duo Ouattara-Soro. Notre Voie n° 4009 du 15 décembre 2011.


PERIODE ALLANT DU 18 SEPTEMBRE 2002 A L'ELECTION PRESIDENTIELLE DE NOVEMBRE 2010


FAITS CONSTITUTIFS DE: GENOCIDE (Art. 5 et  6  DU STATUT DE ROME DE LA COUR  PENALE INTERNATIONALE)


Période & LIEU

FAITS

CIRCONSTANCES DE

PERPETRATION

AUTEURS


A Compter d'octobre 2002 Novembre 2002 (OUEST DE C.I.) MAN, TOULEPLEU, BLOLEQUIN, BANGOLO

ASSASSINAT MASSIF DES MEMBRES DU GROUPE WE

Dès qu'ils prirent pied dans les localités désignées ci-contre, les rebelles et des mercenaires libériens et sierra léonais se livrèrent à des massacres des populations wê plus particulièrement dans les villes de Kouibly, Toulepleu, Bangolo, le village de Dah... Ainsi certains corps étaient jetés dans des puits tandis que d'autres dans des rivières. Aussi, apparait-il extrêmement difficile d'avoir une idée exacte du nombre de personnes assassinées. Toutefois, quoi qu'indéterminé, le nombre de tués est effarant au regard du nombre de villages entièrement rasés, donnant ainsi une idée de l'ampleur du désastre. (Voir rapports Enquêtes Commission internationale sur la guerre en C.I., Human Right watch, Amnesty International & Fédération Nationale des victimes de la guerre en C.I. regroupant 27 Associations)

Les rebelles du MPIGO & MJP,démembrements du MPCI, appuyés par les supplétifs sierra-léonais, libériens, burkinabés, maliens, guinéens.


FAITS CONSTITUTIFS DE: CRIMES  CONTRE L'HUMANITE (Art. 5 et 7  DU STATUT DE ROME DE LA COUR  PENALE INTERNATIONALE)


Période & LIEU

FAITS

CIRCONSTANCES DE

PERPETRATION

AUTEURS


DU 18 AU 19/09/2002 A ABIDJAN

ASSASSINAT DU MINISTRE BOGA DOUDOU

Aux environs de 4 h du matin du 19 septembre 2002, des rebelles puissants armés prenaient d'assaut la résidence du Ministre BOGA DOUDOU Emile. Aussi, était-il froidement abattu de plusieurs coups d'armes lourdes, alors même qu'il avait pu trouver refuge dans la cour de son voisin en en escaladant la clôture. (Voir rapports Enquêtes Commission internationale sur la guerre en C.I., Human Right Watch & Fédération Nationale des victimes de la guerre en C.I. regroupant 27 Associations)

Un groupe d'assaillants membres du MPCI de SORO Guillaume


A BOUAKE DU 18 SEPTEMBRE AU 6/10/2002

ASSASSINAT DE MILITAIRES ET GENDARMES DESARMES AINSI QUE DES MEMBRES DE LEURS FAMILLES

Les bases militaires de Bouaké ayant été concomitamment attaquées avec celles d'Abidjan et Korhogo, des militaires et gendarmes étaient froidement tués lorsque plusieurs étaient faits prisonniers avec leurs enfants de sexe masculin.

Parmi les militaires assassinés aux premières heures de l'attaque figurait le colonel DAGROU LOULA. Il avait été tué à son domicile de plusieurs balles tirées dans le dos.

Les gendarmes arrêtés avec leurs enfants étaient tous gardés dans des cellules de cette base militaire. Mais finalement, 131 d'entre eux sinon tous, à savoir 61 gendarmes + 61 enfants et 07 autres personnes étaient exécutés dans leurs cellules.


Mais pour tenter de masquer ces crimes odieux, les rebelles transportaient les corps des victimes à bord des camions, et les enterraient sommairement dans deux (02) fosses comunes au cimetière du quartier DAR ES-SALAM.


Par ailleurs, les danseuses traditionnelles d'Adjanou ressortissantes du département de Sakassou étaient également torturées avant d'être assassinées à leur tour. (Voir rapports Enquêtes Commission internationale sur la guerre en C.I., Human Right Watch, Amnesty Interntional & Fédération Nationale des victimes de la guerre en C.I. regroupant 27 Associations)

Les rebelles du MPCI dirigés par SORO Guillaume

 

A KORHOGO DU 18 SEPTEMBRE

A JUIN 2004

ASSASSINATS DE MILITAIRES DESARMES, ET DE CIVILS

A la suite des affrontements entre factions rebelles, des charniers étaient découverts dans la ville de Korhogo. L'un de ces charniers contenait 99 corps. La plupart des corps étaient nus. Il ressort des constatations sur ces corps des amputations de membres des victimes étaient constatées. D'autres corps avaient les mains attachées dans le dos. Au total, on dénombrait 31 corps par armes à feu, 02 par armes blanches et 66 par asphyxie dans des conteneurs placés au soleil à la Compagnie Territoriale de KORHOGO  (C.T.K). (Voir rapports Enquêtes Commission internationale sur la guerre en C.I., Amnesty International, Human Right Watch & Fédération Nationale des victimes de la guere en C.I. regroupant 27 Associations)

Ces crimes sont l'œuvredes rebelles du MPCI de SORO Guillaume, et plus précisément, de ceux de la Compagnie Territoriale de Korhogo dirigée par KOUAKOU FOFIE

 

Novembre 2002 ( OUEST DE C.I.)

MAN, TOULEPLEU, BLOLEQUIN, BANGOLO

ASSASSINAT MASSIF DE POPULATIONS CIVILES

Courant novembre 2002, les villes, villages et campements des localités de l'Ouest mentionnées ci-contre étaient assiégés par des individus armés, parlant majoritairement l'anglais et le malinké. Ceux-ci assassinaient systématiquement plusieurs personnes du groupe wê, à savoir les guérés et wobés. Les crimes étaient tantôt réalisés par l'incendie de cases où les victimes étaient regroupées, tantôt par armes blanches ou à feu. Ici, les motivations avouées des assassins furent politiques et foncières. (Voir rapports Enquêtes Commission internationale sur la guerre en C.I, Amnesty International., Human Right Watch & Fédération Nationale des victimes de la guerre en C.I. regroupant 27 Associations)

Les rebelles du MPCI de SORO Guillaume et de ses démembrements, le MPIGO & le MJP, appuyés par leurs

mercenaires sierra-Léonais, libériens,burkinabés, maliens et guinéens.

 


FAITS CONSTITUTIFS DE: CRIMES DE GUERRE (Art. 5 et 8 DU STATUT DE ROME DE LA COUR PENALE INTERNATIONALE)


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Période & LIEU

FAITS

CIRCONSTANCES DE

PERPETRATION

AUTEURS


A BOUAKE DU 18 SEPTEMBRE AU 6/10/2002

ASSASSINATS DE MILITAIRES ET GENDARMES DESARMES, CASSE DE LA BCEAO, EXPLOITATION FRAUDULEUSE DES PLANTATIONS DE TECK APPARTENENANT A L'ETAT DE C.I., VOL DES ATTRIBUTS ROYAUX A  SAKASSOU, PILLAGES ET VOLS DES BIENS MEUBLES, VEHICULES, MOTO ET AUTRES BIENS PERSONNELS  DES AGENTS DE L'ETAT EN SERVICE DANS LA LOCALITE.

Après l'attaque surprise de toutes les bases militaires de Bouaké dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, plusieurs militaires, gendarmes, policiers et autres éléments des forces de l'ordre et de sécurité étaient assassinés dont le colonel DAGROU LOULA, tué à son domicile de plusieurs balles tirées dans le dos.

Par la suite, les rebelles procédaient à l'arrestation de plusieurs militaires et notamment gendarmes et des membres de leurs familles de sexe masculin, qu'ils emprisonnaient dans des cellules de la base militaires. Ces personnes étaient privées d'aliments et d'eau pendant plusieurs jours avant d'être finalement exécutées froidement dans leurs cellules.

Les corps étaient par la suite transportés dans des camions et enterrés sommairement dans deux (02) fosses communes au cimetière de DAR-ES-SALAM. (Voir rapports Enquêtes Commission internationale sur la guerre en C.I., Amnesty International, Human Right Watch & Fédération Nationale des victimes de la guerre en C.I. regroupant 27 Associations)

Les rebelles du MPCI de SORO Guillaume

 

A KORHOGO DU 18 SEPTEMBRE

A JUIN 2004

ASSASSINAT DE MILITAIRES DESARMES, PILLAGES, VOL DES BIENS ABANDONNES PAR  DES CIVILS POURCHASSES

L'assaut lancé par les rebelles contre les sites militaires de Korhogo, dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002,  se soldait par l'assassinat systématique de plusieurs militaires et autres forces de sécurité en service dans la ville.


Les biens personnels de ces victimes et ceux abandonnés par les agents de l'Etat chassés de toutes les villes du Nord, étaient emportés par les rebelles. (Voir rapports Enquêtes Commission internationale sur la guerre en C.I., Amnesty International, Human Right Watch &  Fédération Nationale des victimes de la guerre en C.I. regroupant 27 Associations)

LES REBELLES DU MPCI de SORO GUILLAUME SOUS LE COMMANDEMENT DE KOUAKOU FOFIE DU MPCI

 

Novembre 2002 ( OUEST DE C.I.) MAN, TOULEPLEU, BLOLEQUIN, BANGOLO

Viols, traitements cruels et inhumains, pillages de villes et villages, expulsion forcée des populations, enrôlement de mineurs, casse BCEAO, exploitation frauduleuse de mines d'or, café, cacao et bois

Au nombre des crimes crapuleux commis par les rebelles à l'Ouest de la Côte d'Ivoire figuraient en bonne place les viols et autres sévices sexuels. Après ces crimes, suivent les incendies de quartiers entiers, des villages et des campements dont la plupart ont disparu de la carte de C.I. C'est le lieu de relever la multitude de cas d'incestes que les rebelles ont voulu la perpétration afin que les intéressés aient la vie sauve. C'est par exemple le cas d'un père qui, après avoir assisté à l'exécution, par les rebelles, de ses enfants en compagnie desquels il fuyait, était contraint de coucher avec sa propre fille en présence de la mère, sa femme. Apres l'acte, la mère, l'épouse donc, est atteinte de démence jusqu'à ce jour.


En outre, les rebelles s'étaient approprié les plantations de cacaoyers des paysans, de sorte qu'ils s'opposent à ce jour à leur retour sur leurs terres.


Il faut aussi relever la razzia dont les infrastructures sanitaires et éducatives étaient l'objet. Certaines infrastructures étaient même incendiées après le vol des équipements.


Quant aux enfants soldats auxquels recouraient les rebelles, lesdits enfants soldats sont visibles un peu partout à Man et dans les autres localités.


Par ailleurs, à l'instar de l'Agence BCEAO de Bouaké, celle de Man était l'objet de braquage.

Enfin, tout le cacao et le café de la région étaient recueillis et vendus par les rebelles dans les pays limitrophes pour leurs comptes.

L'extraction frauduleuse de l'or relevait de l'une de leurs prérogatives. (Voir rapports Enquêtes Commission internationale sur la guerre en C.I., Amnesty International, Human Right Watch & Fédération Nationale des victimes de la guerre en C.I. regroupant 27 Associations)

Des mercenaires sierra-Léonais, libériens, burkinabés, maliens, guinéens, supplétifs des factions rebelles


 

PENDANT  ET  APRES L'ELECTION PRESIDENTIELLE DU 28 NOVEMBRE 2010


FAITS CONSTITUTIFS DE: GENOCIDE (Art. 5 et 6 DU STATUT DE ROME DE LA COUR PENALE INTERNATIONALE)


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Période & LIEU

FAITS

CIRCONSTANCES DE

PERPETRATION

AUTEURS

A Compter janvier 2011 A BANGOLO, DUEKOUE, GUIGLO, BLOLEQUIN, TAI, TOULEPLEU,

EXTERMINATION DES MEMBRES DU GROUPE WE

Courant janvier 2011, invoquant l'implication d'un jeune guéré dans une attaque à mains armées dans laquelle avait péri une femme malinké, les ressortissants du Nord, appuyés par les burkinabé, les maliens, les guinéens et des rebelles en faction à Bangolo, faisaient une descente musclée dans le quartier wê. On dénombrait de nombreuses pertes en vies humaines. Plusieurs maisons des guérés étaient incendiées et d'autres pillées. Les biens des victimes étaient emportés.


C'est dans ce contexte conflictuel que les rebelles, à l'occasion de la crise post-électorale, prenaient pieds dans la quasi-totalité des localités de l'Ouest vers la fin du mois de mars 2011.

Aussi, accusant les populations wê, d'une part de soutenir le pouvoir GBAGBO, et d'autre part, d'exproprier les allogènes, assistait-on à des assassinats en règle des membres du groupe ethnique guéré. Il importe de relever que les victimes étaient d'abord l'objet d'un contrôle identitaire méticuleux avant d'être exécutées. Ainsi, jeunes, vieux, valides ou malades d'ethnie guéré étaient systématiquement exécutés. Officiellement, l'on avait annoncé le chiffre 800 au titre des wê assassinés. Mais la réalité est tout autre d'autant que des puits regorgeant encore de corps foisonnent dans la région. L'objectif poursuivi était manifestement d'exterminer les membres du groupe wê pour des raisons politiques et foncières. (Voir rapports Enquêtes Amnisty International, le C.I.R, ONUCI, Human Right watch & la national, nationale et internationale)

 

 

FAITS CONSTITUTIFS DE: CRIMES CONTRE L'HUMANITE (Art. 5 et  7 DU STATUT DE ROME DE LA COUR PENALE INTERNATIONALE)


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Période & LIEU

FAITS

CIRCONSTANCES DE

PERPETRATION

AUTEURS

A Compter du 28 novembre 2010

ASSASSINAT MASSIF DES FORCES DE L'ORDRE, DES POPULATIONS CIVILES ET TRAITEMENTS HUMILIANTS ET DEGRADANTS

Exécutant le mot d'ordre de Messieurs Alassane OUATTARA et GUILLAUME SORO tendant à l'installation aux forceps d' un nouveau Directeur Général à la RTI, les rebelles transformés à l'occasion en forces républicaines, s'attaquaient aux institutions et aux populations civiles faisant ainsi plusieurs blessés graves et des pertes en vies humaines.


C'est dans cette logique qu'une faction des forces républicaines s'érigeait en commando dit invisible et s'établissait à Abobo où ses éléments surprenaient chaque nuit les patrouilles des policiers pour en assassiner plusieurs dizaines. Le même commando dit invisible faisait irruption nuitamment dans le village Ebrié d'ANONKOI à Abobo, et y sémait la désolation en assassinant plusieurs dizaines de villageois surpris dans leur sommeil dont certains par le feu. Des maisons étaient incendiées. Plusieurs disparitions de villageois étaient signalées.


Dans la même foulée, l'antenne de la RTI à Abobo était attaquée et plusieurs personnes civiles commises à la surveillance des lieux étaient surprises dans leurs tâches, ligotées et brûlées vives.


Après l'arrestation du Président GBAGBO le 11 avril 2011, les Forces Républicaines de Mr ALASSANE OUATTARA soumettaient cette Haute personnalité ayant assuré les destinées de la nation ivoirienne pendant plus de 10 ans, son épouse et plusieurs hautes autorités du pays à des traitements dégradants et humiliants.


S'en était suivi des tueries systématiques et massives de nombreux jeunes, motif principalement pris de leur appartenance au clan GBAGBO, tout d'abord, dans le quartier d'Anono à Cocody. Ils étaient également accusés d'être des étudiants-miliciens de la FESCI.


Ensuite, les autres quartiers étaient pris d'assaut à la recherche de soi-disant miliciens de GBAGBO.


Enfin, c'est dans le quartier de Yopougon où vivent majoritairement les ressortissants de l'Ouest et, de notoriété publique l'électorat de GBAGBO que des massacres des populations civiles ont été massivement perpétrés. Une telle situation a occasionné un exode massif des membres de certains groupes ethniques qui ont trouvé refuge dans les pays frontaliers comme l'ont d'ailleurs attesté plusieurs rapports des Organisations Internationales des Droits de l'Homme, tels HWR, les médias internationaux et des O.N.G. nationales tel le MIDH


Le traitement particulier subi par le Premier Ministre AFFI N'guessan, GBAGBO Michel et les autres pendant leur détention à Bouna, et dont les images ont fait le tour du monde, ne peut s'analyser autrement que comme humiliant et dégradant. (Voir rapports Enquêtes Commission internationale sur la guerre en C.I., Amnesty International, Human Right Watch et la presse nationale et internationale)

LES FORCES REPUBLICAINES DE COTE D'IVOIRE


FAITS CONSTITUTIFS DE: CRIMES DE GUERRE (Art. 5 et 8 DU STATUT DE ROME DE LA COUR PENALE INTERNATIONALE)

 

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Période & LIEU

FAITS

CIRCONSTANCES DE

PERPETRATION

AUTEURS


APRES LE 11 AVRIL 2011 DANS TOUTES LES LOCALITES NE FAISANT PAS L'OBJET D'OCCUPATION DE LA REBELLION DEPUIS SEPTEMBRE 2002


Homicide intentionnel, torture ou traitement inhumain, viols. Destruction et appropriation des biens non justifiées, déclaration qu'il ne sera pas fait de quartier. Atteinte à la dignité. Privation délibérée des populations ivoiriennes de produits pharmaceutiques. Attaque de la résidence du Président de la République alors qu'elle ne fait pas un objectif militaire

Pillages des villes, villages, campements, vols des biens de toutes natures, occupations illégales des maisons et résidences.


Après un largage suivi de bombes sur la résidence du Président de la République, le Ministre TAGRO Désiré, alors Secrétaire Général de la Présidence au moment des faits était chargé de notifier la reddition. Mais alors qu'il se présentait aux forces républicaines pour accomplir cette mission, celles-ci l'abattaient à vue.


Ensuite, il est établi que lesdites forces avaient soumis toutes les personnes trouvées en compagnie du Président GBAGBO, y compris le Président lui-même, à des traitements dégradants et inhumains comme l'attestent éloquemment leurs images ayant fait le tour du monde.


Plusieurs destructions de résidences étaient enregistrées sur l'ensemble du territoire, notamment au détriment des personnes soupçonnées proches du Président GBAGBO. La résidence du Président de la République dans son propre village n'avait point échappé à ces agissements extrêmement dommageables.


La résidence de la Première dame à Grand-Bassam, celle du Premier Ministre Pascal AFFI N'GUESSAN n'avaient pas non plus échappé à ces destructions et pillages.


Au motif qu'en privant les populations de médicaments pharmaceutiques, il parviendrait à bout de son adversaire, Monsieur Alassane OUATTARA n'avait pas hésité à exiger l'interdiction de la livraison de produits pharmaceutiques aux populations ivoiriennes depuis le mois de février jusqu'en avril 2011.


Il est tout aussi constant que toutes les villes, tous les villages et campements, naguère inoccupés par la rébellion de 2002, étaient pris d'assaut par les FRCI courant mars 2011, ce, à la demande de Monsieur Alassane OUATTARA. Dans ces localités, ces forces tuent, violent les femmes et mineures. Elles rançonnent les populations, les volent et les exproprient.


Le compte rendu quotidien de la presse internationale et surtout nationale l'atteste à suffisance. Plusieurs plaintes des victimes corroborent également cette triste réalité. (Voir rapports Enquêtes Commission internationale sur la guerre en C.I Amnesty International, Human Right watch, la presse nationale et internationale et  ONUCI)

LES FORCES REPUBLICAINES DE COTE D'IVOIRE


In le blog RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

lundi, 28 novembre 2011

LE QUEBECOIS BERNARD DESGAGNE: «ECRIVONS ET TELEPHONONS A LA CPI»

 

Le présent message a envoyé à quelques milliers de destinataires amis de la Côte d'Ivoire.


Concernant le transfert appréhendé de Laurent Gbagbo, je vous invite à écrire ou à téléphoner à Mme Florence Olara, qui est la porte-parole de M. Luis Moreno Ocampo, à la Cour pénale internationale (CPI). M. Gbagbo est détenu illégalement à Korhogo, dans le Nord de la Côte d'Ivoire, depuis plus de sept mois, et la rumeur veut qu'il soit transféré à La Haye pour répondre devant la CPI de crimes imaginaires. Le comportement de M. Ocampo est tout simplement immoral, surtout quand il s'entretient en catimini avec le criminel Ouattara, qui est responsable des crimes ayant ensanglanté la Côte d'Ivoire depuis 2002. Exigeons ce qui suit de M. Ocampo:

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1) Que M. Ocampo cesse immédiatement toute enquête sur Laurent Gbagbo, qui n'est manifestement coupable d'aucun crime contre l'humanité, qui a été investi président par le Conseil constitutionnel de la Côte d'Ivoire et qui a simplement réclamé qu'on recompte les votes, après le second tour de l'élection présidentielle, tandis que M. Ouattara appelait à la guerre.

2) Que M. Ocampo utilise les innombrables preuves contre M. Ouattara et ses rebelles pour les faire arrêter et les traduire immédiatement devant la CPI.

3) Que M. Ocampo exhorte les autorités ivoiriennes à libérer immédiatement Laurent Gbagbo et à restaurer l'ordre constitutionnel et l'ordre public, ce qui signifie que Laurent Gbagbo doit reprendre son poste de président et que l'ONU et la France doivent quitter le territoire ivoirien, où elles ont semé la mort et la destruction depuis qu'elles y sont, au lieu de «protéger les civils» comme elles ont prétendu le faire.

4) Qu'à défaut de pouvoir répondre aux demandes 1 à 3 ci-dessus, sous peine de déplaire à ses patrons Obama et Sarkozy, M. Ocampo démissionne immédiatement de son poste de procureur, sous peine de continuer de s'enliser dans l'immoralité la plus totale.

 

Vous pouvez ajouter aussi que le peuple n'oubliera pas les noms des complices des criminels qui persécutent plusieurs peuples sur terre et qui sont la cause des grands dangers menaçant l'humanité tout entière actuellement. Tôt ou tard, criminels et complices devront répondre de leurs actes. Ils ne pourront pas toujours se sauver. On ne pourra jamais transformer des mensonges en vérité, même en les répétant sans cesse.

Voici les coordonnées de Mme Olara. Si vous choisissez de lui téléphoner et qu'elle ne répond pas, vous pouvez laisser un message dans sa boite vocale.

 

Florence Olara

Bureau du procureur Cour pénale internationale

florence.olara@icc-cpi.int

+31 70 515 8723


Bernard Desgagné

Le site du québécois Bernard Desgagné: VIGILE.NET

lundi, 13 décembre 2010

QUAND LES ETATS-UNIS RECRUTAIENT D'ANCIENS NAZIS


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De nouvelles révélations soulignent l'indulgence dont les Etats-Unis ont fait preuve, après la guerre, vis-à-vis d'ex-agents du IIIe Reich. Ils n'ont pas été les seuls.

Otto von Bolschwing est mort sous le soleil de Sacramento (Californie), le 9 mars 1982. Il avait 72 ans et plusieurs vies derrière lui. Dans la première, ce rejeton de la noblesse allemande, membre des services de renseignement de la SS - l'ossature nazie du IIIe Reich - a exercé ses talents d'agent secret en Palestine. Devenu aide de camp du responsable des Affaires juives, Adolf Eichmann, il s'est attelé avec zèle à l'élaboration du programme d'extermination des juifs d'Europe.

Après la guerre, le capitaine von Bolschwing a rejoint les rangs de la CIA, sous le nom de code de "Grossbahn". En récompense de ses loyaux services, ses nouveaux maîtres lui ont offert une deuxième vie aux Etats-Unis, où l'ancien SS s'est taillé une belle carrière dans l'industrie. Jusqu'à devenir, en 1969, président de l'entreprise californienne de high-tech TCI.

Dix ans plus tard, la justice l'a rattrapé. L'Office of Special Investigations (OSI), créé au sein du ministère de la Justice pour débusquer les anciens nazis installés chez l'oncle Sam, a exhumé son dossier. Et découvert que la CIA avait fermé les yeux sur les antécédents vert-de-gris de son protégé. Déchu de sa nationalité américaine, von Bolschwing a échappé à l'extradition pour cause de santé chancelante.

Cette histoire édifiante figure dans un rapport de 600 pages, dévoilé à la mi-novembre par le quotidien The New York Times, qui dresse le bilan de l'OSI, de ses succès, de ses tâtonnements et de ses échecs. Le document révèle surtout l'ampleur des manoeuvres et des manipulations orchestrées par les autorités et les services de renseignement américains afin de permettre à d'anciens nazis, scientifiques de haut vol ou dignitaires du régime, de trouver refuge aux Etats-Unis. Et de mettre leurs compétences au service de leurs hôtes.

Même Israël

Une "collaboration du gouvernement avec les persécuteurs", dixit le rapport - dont les Etats-Unis n'ont pas eu l'apanage. "Même Israël a recruté d'anciens SS, souligne l'historien israélien Tom Segev. A commencer par Walter Rauff, l'inventeur des chambres à gaz mobiles, et le lieutenant-colonel Otto Skorzeny, champion des opérations commandos, qui a libéré Mussolini en 1943."

Skorzeny avait mis une condition à sa collaboration avec les services de renseignement de l'Etat juif : que Simon Wiesenthal, le chasseur de nazis, biffe son nom de la liste des criminels de guerre les plus recherchés. "Wiesenthal a dit non, rapporte Segev, qui vient de publier Simon Wiesenthal, l'homme qui refusait d'oublier (Editions Liana Levi). Et Skorzeny a tout de même travaillé pour Israël."

Des décennies plus tard, le sujet reste sensible. Tellement sensible que le département américain de la Justice a tenu sous le boisseau pendant quatre ans le rapport consacré à l'OSI...

Des diplomates très compromis

Un autre rapport a secoué l'Allemagne, à la fin d'octobre. Commandé voilà cinq ans par l'ex-ministre des Affaires étrangères Joschka Fischer, celui-là devait faire la lumière sur le rôle de la diplomatie sous le IIIe Reich. Le résultat est accablant. Les 6000 membres du corps diplomatique ont "presque tous" participé aux persécutions contre les juifs et à leur extermination.

Pis : la mainmise des tenants de l'idéologie hitlérienne n'a pas disparu après la guerre. En 1952, 49 des 75 directions du ministère étaient entre les mains d'ex-agents nazis. Quant à la "cellule de protection juridique", elle a fourni des renseignements à des criminels de guerre en fuite. Comme à Klaus Barbie, le "Boucher de Lyon", condamné en 1987 pour crimes contre l'humanité.


Par Anne Vidalie

Publié le 05/12/2010 in EXPRESS.fr

jeudi, 18 septembre 2008

LA PROBLEMATIQUE IDEOLOGIQUE COMME AXE DE JUSTIFICATION DES CRIMES (2)

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A propos de l'auteur Shanda TONME

Jean Claude SHANDA TONME est docteur en droit international formé en France et aux Etats-Unis, diplomate de carrière, professeur de relations internationales et conseiller juridique de nombreuses organisations humanitaires de premier plan dans le monde.




II- TRIBUNAUX NATIONAUX CONTRE TRIBUNAUX INTERNATIONAUX

L’étalage argumentaire de nos premières interpellations, prouvent à suffire, que la construction des relations internationales depuis 1945, s’est faite dans un presque mouchoir de poche machiavélique et pour la consécration des normes juridiques entièrement ou partiellement biaisées. Les puissances dominantes avaient certes imaginé par exemple le Tribunal de Nuremberg ou encore la Cour permanente d’Arbitrage et la Cour internationale de justice, mais il est essentiel de rappeler que toutes ces instances n’ont reçu que des compétences relatives. Il demeure non seulement écrit, mais défendu ardûment en doctrine, que les Etats restent libres de reconnaître ou de ne pas reconnaître la compétence de ces Tribunaux.

En fait, derrière les expressions de moralisation du monde, se cache en permanence, le défi des puissants et des nantis qui ne reconnaissent de règle que pour autant que leurs intérêts vitaux ne sont pas menacés.

La Cour internationale de Justice n’est donc ni le prétoire universel attendu, ni le moule judiciaire universel espéré. Les Etats Unis ont si bien démontré et réaffirmé cette réalité élémentaire, qu’ils ont simplement dénié à la Cour pénale internationale, toute validité dès lors qu’un citoyen américain pouvait être mis en cause.

Il faut maintenant tirer les conséquences de ce qui ressemble à une tromperie permanente, voire un abus de confiance aggravé organisé par des pays qui clament leur très grande avance morale et la supériorité de leur civilisation. Les pays de la périphérie doivent faire preuve d’audace et pousser la logique d’une indépendance d’esprit jusqu’au bout. Cela suppose que le concept de la compétence universelle fasse l’objet d’une large appropriation par ces pays et une intégration conséquente dans leur système judiciaire.

Si la Belgique ou la France peut arrêter un dirigeant d’Afrique et le traduire devant les tribunaux français au nom de la compétence universelle, pourquoi le Sénégal ne feraient-ils pas autant pour un dirigeant français ?

Les auteurs des plus grands crimes commis dans les pays de la périphérie sont encore vivants et ils méritent d’être poursuivis devant des tribunaux spéciaux ou ordinaires constitués dans ces pays. La Cour pénale internationale ne lancera jamais des enquêtes et des poursuites contre les assassins de Ruben Um Nyobè et des génocides au Cameroun. C’est au peuple camerounais, agissant dans le cadre d’institutions politiques nationales, indépendantes, et souveraines, qu’il reviendra tôt ou tard de conduire cette action.

L’évolution du monde épouse dorénavant une somme de complexités qui rendent plutôt possibles, la rupture avec des dogmes de faiblesse et de subordination. Si hier les Etats Unis pouvaient encore aller arrêter un Chef d’Etat au Panama et le traduire devant leurs tribunaux, ils ne peuvent plus le faire avec une égale facilité aujourd’hui, sans redouter des implications insurmontables. Certes, il a été possible d’envahir l’Irak et de renverser son président sous de fallacieux prétextes plus tard dévoyés, mais la jurisprudence qui est construite à travers ce hold up moderne, est de nature comme nous en la preuve chaque jour depuis cinq ans, de donner plus d’arguments aux ennemis de Washington.

L’autre aspect de la question réside dans la nature des régimes locaux qui ne sont pas assez forts ou nationalistes pour créer des dynamiques internes d’attaque envers les grands pays regorgeant d’auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. L’on n’imagine pas le régime de Paul Biya au Cameroun engageant des poursuites contre les auteurs de l’assassinat de Ruben Um Nyobè, ni même le régime du sanguinaire Comaporé mettant en place une commission d’enquête pour élucider l’assassinat de Thomas Sankara.

En l’absence de cadres institutionnels et politiques viables ou appropriés, les peuples représentés par leurs sociétés civiles, devraient constituer les tribunaux pour traquer et juger les criminels des pays Occidentaux. L’avenir des peuples africains passe absolument par ce sursaut de révolte et de contestation qui permettrait de combler momentanément l’inaction ou l’incapacité des régimes corrompus du continent.

Notre propos tends à soutenir que les burkinabés devraient constituer un tribunal pour juger les auteurs de l’assassinat de Thomas Sankara. Ce tribunal ne devrait pas forcément statuer publiquement ou absolument sur le territoire national. Les camerounais devraient faire autant pour tous leurs martyrs.

20:02 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cpi, tpi, crimes de guerres, crimes contre l'humanite | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

LA PROBLEMATIQUE IDEOLOGIQUE COMME AXE DE JUSTIFICATION DES CRIMES (1)

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A propos de l'auteur Shanda TONME

Jean Claude SHANDA TONME est docteur en droit international formé en France et aux Etats-Unis, diplomate de carrière, professeur de relations internationales et conseiller juridique de nombreuses organisations humanitaires de premier plan dans le monde.




I- DE LA RELATIVITE DES CRIMES DE GUERRE ET DES CRIMES CONTRE L'HUMANITE

1- Même si le témoignage d’un ancien chef de guerre devant la commission vérité et réconciliation du Libéria a pu établir que Sankara fut assassiné par un gang de mercenaires internationaux commandités de loin avec la participation active de Compaoré, cela ne veut rien dire pour l’Occident et cela ne peut pas émouvoir la Cour pénale internationale.

2- Même si une commission d’enquête tchadienne a pu établir l’implication de monsieur Idriss Déby dans l’assassinat du chef de la coordination des partis d’opposition, cela ne vaut rien aux yeux des Etats Unis, de la France et de la Grande Bretagne.

3- Et lorsque le premier Ministre italien présente ses excuses au peuple libyen et accepte de verser des compensations pour des décennies d’occupation, tout cela ne change pas du tout les humeurs des dirigeants de la France.

Nous sommes en présence de la dure réalité du subjectivisme qui caractérise la démarche des Etats dans les relations internationales, et particulièrement les pays occidentaux. C’est à un petit groupe de pays et à eux seuls, qu’il revient de décider ce qui est crime contre l’humanité et ce qui est crime de guerre. Parce qu’ils contrôlent les médias, parce qu’ils tiennent la finance internationale, parce qu’ils ont la main mise sur les trois quarts des richesses du monde et dictent la conduite à tenir à de nombreux gouvernements impopulaires, les Pays Occidentaux tiennent les martyrs des autres peuples pour des chiens errants qui ne méritent aucune récitation de mémoire. La Cour pénale internationale est leur outil par excellence pour l’instrumentalisation des emmerdements contre les tenants des idéologies et des doctrines contraires à leurs aspirations mercantiles. Cette espèce bizarre de tribunal sectaire est devenue le compas qui permet de dessiner toutes les figures d’intrigues, d’inquisition, et de forfaiture diplomatique.

En Géorgie, celui qui a déclenché la guerre sera absout, pendant que ceux qui n’ont fait que réagir seront mis en cause. Il suffit d’un coup de canon, et voilà l’autre machin à la solde de Washington que l’on appelle Union européenne qui tient réunion et se fend en déclaration pour décider de la création d’une commission d’enquête internationale. En Afghanistan, le corps expéditionnaire de l’OTAN peut déverser des bombes sur de paisibles citoyens célébrant un mariage, mais aucune voix ne se lèvera pour demander une enquête internationale. Au Liban, il suffit de la mort certes regrettable par attentat du premier Ministre Rafik Hariri, et voilà le Conseil de sécurité vite convoqué pour mettre sur pied une commission d’enquête internationale. Mais, le vice président du Soudan peut décéder dans un accident d’hélicoptère plutôt bizarre, et il n’y aura jamais de commission d’enquête internationale.

Nous pouvons aller plus loin dans la démonstration pour observer que des personnes considérées comme criminels nazis ou traîtres de la guerre de 1939-1945 continuent d’être recherchées, traquées, jugées et sévèrement condamnées en Occident, quand en Afrique, il n’est même pas question de porter un regard sur les crimes contemporains. Cette manière d’envisager l’ordre du moral du monde en plusieurs poids et plusieurs mesures, traduit la plus inacceptable des escroqueries anthropologiques et déontologiques. Nous vivons dans une mécanique juridique et intellectuelle qui produit une idéologie de profonde discrimination entre les cultures. En fait, les maîtres du monde ont installé mais à leur défaveur, une base de contestation qui prépare la guerre et annonce l’apocalypse.

Lorsque les pays Africains sont invités à se soumettre à la Cour pénale internationale, ils sont loin de douter que l’Occident à simplement à cœur de cristalliser leur soumission éternelle à des lois et des règlements qui sont de purs prolongements des normes antiques d’avilissement.

Nous avons régulièrement soutenu et défendu la thèse selon laquelle l’Union Africaine n’est qu’un piètre syndicat de potentats et d’affairistes disqualifiés pour parler au nom des peuples du continent. Pourtant, sur la réaction de cette institution après l’annonce par le procureur de la Cour pénale internationale de la mise en cause du président soudanais El Béchir, nous n’avons pas hésité à saluer l’argumentaire qui a consisté pour elle, à émettre le doute sur l’impartialité de la Cour.

Il y a en effet lieu de demander à ce fameux Procureur pourquoi n’avait-elle pas enquêté sur les morts qui ont marqué l’accession de Eyadema fils au pouvoir au Togo, ou sur les quelques dizaines de morts officiels des émeutes de la vie cher au Cameroun.

Même les esprits les plus tordus sont bien renseignés sur la relativité avec laquelle un certain Bernard Kouchner, ministre des affaires Etrangères de la France, traite des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre. En réalité il en va chez ces idéologues de l’esclavagisme moderne à propos des crimes, comme à propos de la démocratie et des démocrates. Les Um Nyobè, Biko, Cabral, Lumumba et autres, n’ont jamais été et ne pouvaient pas être des démocrates, le qualificatif est réservé dans leur vision aux Bongo, Déby, Musseveni et quelques amis inconditionnels.

Si Mandela peut être célébré en Occident au point de se voir consacré au plus haut des panthéons de son vivant, c’est qu’il représente très bien ce que l’Occident n’a pas pu obtenir des autres traités de terroristes, de communistes, d’agités, d’empêcheurs de tourner en rond et de chiens errants. Mandela a pu accepter le compromis qui lui fut imposé de voir la majorité noire accéder au pouvoir à condition que les traîtres qui avaient collaboré avec le régime raciste ne soient pas punis, que le dossier de la coopération nucléaire avec l’Occident soit gardé secret, que les mécanismes qui permettaient de violer l’embargo de l’ONU ne soit pas révélé, et enfin que l’Afrique du Sud sous la conduite de la majorité noire, s’abstienne d’encourager ou de soutenir les mouvements révolutionnaires sur le continent. Voilà une réalité bien trop cruelle que beaucoup d’africains ne connaissent pas, et qui ne souffre pourtant d’aucun doute pour ceux qui maîtrisent les négociations sécrètes de ce marché.

Une autre vérité troublante est de dire que à bien observer, la Cour pénale internationale peut être considérée comme un instrument de police planétaire contre les sauvages et les indésirables. C’est le principe même de la juridiction mondiale qui est ainsi profondément et raisonnablement remis en cause. Tous les tribunaux spéciaux qui ont été constitué l’ont été d’abord parce que l’Occident n’était pas et ne pouvait pas être mise en cause. Il en est ainsi du tribunal spécial pour le Rwanda, de celui pour l’ex Yougoslavie, de celui pour la Cambodge et plus récemment de celui pour le Liban.

19:54 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Monde | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : cpi, tpi, crimes de guerres, crimes contre l'humanite | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |