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lundi, 27 février 2012

LUTTE CONTRE LA CYBERCRIMINALITE: DES EXPERTS RECOMMANDENT DE NOUVELLES STRATEGIES




Lutte contre la cybercriminalité : Des experts recommandent de nouvelles stratégies pour contrer ce fléau qui met à mal la fiabilité de nos états...

La cybercriminalité a gagné du terrain en Afrique, notamment en Afrique de l'ouest. Les clignotants sont inquiétants en Côte d'Ivoire qui est devenu en espace d'une décennie une véritable plaque tournante du crime en ligne. Les experts entendent impulser une nouvelle dynamique de lutte contre ce qu'ils qualifient de fléau.

Le ministère de la poste et des technologies de l'information et de la communication (MPTIC) a organisé un atelier sur l'harmonisation des cybers législations dans les pays de l'Afrique de l'Ouest, du 20 au 22 février à Abidjan. En partenariat avec la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) de l'union africaine et de la Commission économique des Nation Unies pour l'Afrique (CEANU), cet atelier a été l'occasion pour les experts de faire des recommandations aux Etats membres de la CEDEAO. Ils s'agira pour ceux-ci, d'appliquer les actes additionnels en matière de transactions électroniques et de protection des données à caractère personnel et de transposer la directive sur la lutte contre la cybercriminalité, au niveau national. Par ailleurs, les animateurs dudit atelier ont exhorté les auditeurs à développer des programmes de renforcement des capacités sur la cybercriminalité et la sensibilisation sur les thématiques de l'avant-projet de convention.

Aussi, devront-ils en faire de même pour la suite des consultations nécessaires en vue de proposer des alternatives en matière de support juridique harmonisé. Au terme de ces deux jours d'échanges et de réflexions, les participants ont été conviés à faire des recommandations sur l'avant projet de convention sur le cyber sécurité en l'occurrence sur les transactions électroniques, les données à caractère personnel et la lutte contre la cybercriminalité. Ils les feront ensuite parvenir au plus tard le 07 mars 2012, à la CEDEAO, à l'Union Africaine et à la Ceanu en vue d'une amélioration. « Les travaux de réflexions sur l'harmonisation des cyber-législations dans nos pays ne doivent pas s'arrêter à cet atelier. Ils doivent se poursuivre jusqu'au délai fixé», a conclu le directeur de cabinet du ministère de la poste et des technologies de l'information et de la communication.


Wognin D.

Source : Le blog de Dada Suprem

mardi, 19 octobre 2010

DES PISTES POUR COMBATTRE LA CYBERCRIMINALITE EN COTE D'IVOIRE

 

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Chers tous, la cybercriminalité en Côte d'Ivoire est une préoccupation majeure. J'en ai fait un sujet de recherche et d'étude sociologique dans le cadre de ma formation de Conseiller d'Education Permanente. Je vous livre, ici, le résumé de mes investigations. Plus bas, en WORD, le contenu de mon mémoire.

 

Dans le cadre de notre mémoire de fin de formation, nous avons choisi de travailler sur le thème « Contribution à la lutte contre la cybercriminalité des jeunes et celle les visant, dans les communes de Marcory et de Treichville, le cas des quartiers Anoumabo Sans-fil et Remblai, Arras et Belleville ». La préoccupation majeure étant de répondre à la question de recherche suivante : «Comment lutter plus efficacement contre la cybercriminalité des jeunes et celle les visant, en Côte d'Ivoire ?».

Pour se faire, les objectifs opérationnels suivants ont été assignés à la présente étude : décrire les rapports des jeunes avec la navigation sur Internet et la cybercriminalité ; identifier les facteurs psychosociaux qui les amènent à établir, maintenir ou entretenir ces rapports et ceux qui les disposent potentiellement à être des victimes de la cybercriminalité ; identifier les actions pouvant permettre aux pouvoirs publics ivoiriens de faire baisser le niveau de la cybercriminalité des jeunes et de celle les visant ; proposer des solutions et un plan d'action pour une lutte efficace contre la cybercriminalité, en Côte d'Ivoire.

Dans une première étape, nous avons fait l'état de la question et effectué une revue de littérature en rapport avec le thème et la question de recherche. Ensuite, les informations recensées nous ont permis de bâtir nos instruments d'investigation.

Le questionnaire nous a permis de recueillir les données auprès d'un échantillon de 231 enquêtés, composé de 209 jeunes internautes, 20 gérants de cyberespaces des communes de Marcory et de Treichville et de 2 autorités administratives concernées par la question cybercriminelle. Leur analyse révèle que 53,59% des répondants ont Internet pour loisir préféré et 68,90%, s'y connectent tous les jours. A 53%, ils ont pour sites de prédilection les sites de recherche et les sites de rencontres. 45,58% des répondants font des rencontres amoureuses sur Internet et à 42,70% d'entre eux, ces rencontres rapportent de l'argent. 31,58% pratiquent le « broutage », le « formate » ou les deux à la fois ; pour 44,98% des répondants, c'est l'attrait du gain facile qui est la raison principale des pratiques délictueuses des jeunes sur Internet. 50,72% des répondants, ne voient aucune valorisation des jeunes en rapport avec la pratique du « broutage » ou du « formate » et pour 52,15% des enquêtés, ces pratiques constituent une mauvaise action. Néanmoins, 51,20% pensent que ces pratiques rendent les jeunes utiles à leurs familles et à la société et pour 59,81%, elles sont une chance de devenir financièrement indépendants. 82,78% des internautes enquêtés sont pour l'abandon par les jeunes de ces pratiques illicites et 76,08%, prêts à s'engager dans une action de lutte contre la cybercriminalité. 80,86% des répondants sont favorables à l'introduction de l'éducation à la navigation dans les programmes scolaires et 73,21%, à l'interdiction et la répression des pratiques cybercriminelles par l'Etat de Côte d'Ivoire.

Aussi, pour nous inscrire dans cet élan, nous avons suggéré des actions principalement fondées sur la sensibilisation - par l'information, l'éducation et la communication - et la répression. L'Etat devra mettre en place un cadre législatif et réglementaire approprié, créer une police spéciale des cyberespaces et de la cybercriminalité, mettre sur pied une plate-forme multisectorielle et interministérielle de veille, de concertation et de collaboration et introduire l'éducation à la navigation à l'école, dès le cycle primaire, dans l'enseignement général, technique et professionnel. Relativement au fonctionnement des cybers, il devra prendre des textes engageant la responsabilité pénale des propriétaires et des gérants de cyberespaces laxistes et leur imposer la tenue rigoureuse d'un registre de fréquentation. Le ministère des NTIC devra instaurer dans les cybers un cahier de charges à observer strictement et mieux équiper et structurer le CICERT. Le Ministère chargé de la jeunesse devra créer une direction technique opérationnelle chargée de la question de la cybercriminalité des jeunes et de celle les visant et mener des actions de sensibilisation de grande envergure dans les communes, en collaboration avec les unions, organisations et associations de jeunesse. Le Ministère de l'Education Nationale rendra effective l'éducation à la navigation à l'école et interpellera les parents des élèves cybercriminels. Les parents, eux, devront surveiller et suivre la vie d'internautes de leurs enfants, et les jeunes, s'investir dans la sensibilisation de leurs amis et la création d'associations de lutte.

 

DINDE Fernand AGBO

 

Mon mémoire:

Pour l'obtenir en intégralité, bien vouloir m'écrire à cette adresse: dindefernand2@yahoo.fr

Ou l'acheter directement en ligne: ICI

mardi, 31 août 2010

REPRESSION DES CYBERCRIMINELS: LE SYNDICAT DES CYBERCAFES DE COTE D'IVOIRE S'ORGANISE

 

EDITH BROU 2.jpg

Samedi 28 août 2010. 16h30. Koumassi Remblais. EPP BAD.

C'était une rencontre qui vue de loin aurait pu paraître assez banale avec une vingtaine de personnes. Mais malgré la modestie du lieu de ce ''meeting'', il était primordiale pour moi d'y participer car il revêt un caractère presque Historique. C'était la réunion extraordinaire du Syndicat National des Exploitants de Cybercafés de Côte d'Ivoire (SYNECCI). Session auquel j'ai pris part avec M. Frédéric Tapé, également membre et administrateur de l'Organisation Akendewa. En effet, Akendewa faisait parti des invités spéciaux au cours de cette rencontre. Des décisions importantes concernant le développement de l'Internet en Côte d'Ivoire et les directives territoriales pour la lutte contre la cybercriminalité y ont été annoncées.

Pour rappel, le SYNECCI existe depuis juillet 2009 avec 750 cybercafés affiliés. En Côte d'Ivoire, c'est en général à partir des cybercafés qu'on s'initie à l'Internet et c'est aussi grâce à ces ''access point'' que s'effectue la plupart des actes de cyberescroquerie.

Les points adoptés furent les suivants:

1. Le SYNECCI en sa réunion extraordinaire du 04 juin 2010 a adopté dans le cadre de l'assainissement des mœurs au sein des cybercafés, un code de bonne conduite pour le client de cybercafé et un code de déontologie de l'exploitant de cybercafé. Par exemple, il est mentionné à l'Article 5 que le client ne devra entreprendre aucun acte d'arnaque de tout genre, de contrefaçon, de pédophilie et de pornographie dans le cybercafé. En ce qui concerne, les exploitants de cybercafés, ils s'engagent à n'autoriser aucune pratique violant la loi de Côte d'Ivoire en matière de NTIC (piraterie, arnaque, contrefaçon, espionnage, etc...). C'est en substance quelques extraits des différents articles des codes de déontologie. Chers clients et clientes de cybercafés, attendez vous donc à voir les présentes déclarations être affichées de manière visible dans tous la plupart des cybercafés, avec l'appui de l'ATCI. La police scientifique prendra part également au déploiement et au respect de ces codes.

2. Adoption de l'utilisation de Cybercafé pro 5 comme logiciel d'exploitation dans les cybercafés en raison de la possibilité d'identification et de la traçabilité des activités des clients. Chaque client aura donc un compte individuel ouvert, dans chaque cybercafé qu'il fréquentera. (et personnellement, j'applaudis cette mesure que je trouve excellente!!)

3. La police scientifique de Côte d'Ivoire et le CI-CERT (Côte d'Ivoire Computer Emergency Response Team ), cellule technique de lutte contre la cybercriminalité sont les partenaires stratégiques du SYNECCI.

4. M.Camara Laciné, représentant de l'ATCI à cette rencontre, a présenté le CI-CERT, plateforme de lutte contre la cybercriminalité composée d'experts en sécurité informatique. C'est une Équipe de réponses aux urgences informatiques. Le siège de ce détachement de l'ATCI se trouve au plateau,, immeuble postel 2001, Abidjan. Le CI-CERT a déjà eu à contribuer à des arrestations. Il a aussi rendu son rapport annuel d'activités, disponible sur son site web: www.cicert.ci.

5- Le CI-CERT a pour objectif principal de sécuriser le cyber-espace national. Par ailleurs, M. Laciné, nous a fait savoir, que le CI-CERT, après avoir effectué un audit de plusieurs sites web ivoiriens, a constaté que la majeure partie était très vulnérable. On compte d'ailleurs les sites web de certaines banques, celui de la présidence de Côte d'Ivoire et des opérateurs de téléphonie mobile.Le CI-CERT a libéré un programme informatique qui se propage, dans le cyber-espace ivoirien, ce qui lui permet, entre autres,  d'identifier à distance tous les cybercafés, disséminés sur le territoire ivoirien. Grâce à cela, les experts de cette cellule ont découvert des cybercafés ''fantômes'' où on leur a tout simplement interdit l'accès lorsqu'ils s'y sont rendus.

6- Le CI-CERT se bat au quotidien, pour enrayer définitivement les actes de cybercriminalités sur le territoire national. Malheureusement, ils sont confrontés au quotidien à la réalité du système, c'est-à-dire le manque de volonté politique et même la passivité de certaines hautes autorités qui protègent certains cyberescrocs. Dernier exemple en date: l'affaire ''Kourouma''. Ce cybercriminel a escroqué plus de 740 millions à un homme d'origine française. Aujourd'hui, ce cyberescroc porte le pseudonyme de ''Momo de Paris'' et est devenu un Opérateur économique ivoirien car il circule en toute liberté, vu qu'il a été relaxé avec l'appui de certaines autorités, juste après été arrêté par la police scientifique. C'est pour dire.....!!!

7- Sachez également que le CI-CERT fait parti des projets de l'IGICI (Initiatives pour la Gouvernance de l'Internet en Côte d'Ivoire). l'IGICI a réalisé le forum sur la Gouvernance de l'Internet,qui s'est tenu en Côte d'Ivoire du 07 au 09 Juillet 2010 à l'espace CRRAE - UMOA en présence de plus de 500 participants et de plusieurs experts . L'IGICI a également en projet, la création d'une monnaie électronique en Côte d'Ivoire. Le CI-CERT qui est parrainé par la Malaysie, devrait bientôt être membre de l'OIC-CERT, la représentation de tous les CERT à l'échelle mondiale. Définition d'un CERT via ce lien.

8- Une campagne Grand Public de lutte contre la cybercriminalité  sera initiée dans les jours à venir sur tout le territoire national (affichage, radio, TV, Site Internet)

9- Un atelier de formation et de mise à niveau des gérants de cybercafés sera supervisé par Aviso, un des fournisseurs d'accès Internet.

10- La police scientifique sera donc l'unité de répression des cybercriminels dans les cybercafés.

Gare à vous donc, les escrocs digitaux!! La lutte a déjà commencé et le ''rouleau compresseur'' va continuer son chemin avec tous les acteurs de l'informatique et du web de Côte d'Ivoire.

Les mots de la fin furent prononcés par la direction du SYNECCI, le chargé de communication, M. Frédéric Lela, le Secrétaire Général et le Secrétaire Général Adjoint, M. Bamba Inza. Ils ont tenu à remercier les représentants de l'organisation Akendewa pour leur participation à cette réunion extraordinaire. Selon eux, c'est grâce à cette organisation web que le Syndicat des Cybercafés (SYNECCI) a pu enfin sortir de l'ombre et mieux se faire connaître des populations. Akendewa, par la voix de ses représentants que nous étions s'est donc engagée à soutenir toutes les actions de lutte contre la cybercriminalité qui seront incessamment initiées par le SYNECCI, le CI-CERT et l'ATCI.

Internautes de Côte d'Ivoire et de la diaspora, lecteurs et lectrices du blog ''l'Actu Web d'Edith'', restez donc à l'écoute pour suivre dans les jours à venir, le déploiement de toutes ces actions.

 

Source: L'ACTU WEB D'EDITH

mardi, 27 avril 2010

PROFESSION? BROUTEUR A ABIDJAN!

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On les rencontre dans les cybercafés de la ville d’Abidjan, où ils passent tout leur temps. Toute la journée, ils sont assis devant des ordinateurs connectés à Internet. Dans le milieu de la police judiciaire, on les appelle les "brouteurs".

Ils forment souvent un groupe et agissent en meute. Cette nouvelle forme de criminalité via Internet fait fureur à Abidjan et fait beaucoup de victimes. Au commencement, cette activité était le fait de jeunes nigérians ; aujourd’hui, le broutage est devenu l'affaire des jeunes ivoiriens. Mais qui sont ces escrocs de Côte d'Ivoire, appelés "les brouteurs" ? Immersion dans ce réseau où tout est permis sur la toile.

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En général, ce sont de jeunes garçons. Ils ont, pour la plupart, entre 14 et 25 ans. Si certains préfèrent évoluer seuls, d’autres par contre ont, pour les besoins de la stratégie, intégré des jeunes filles à leurs groupes. Vous comprendrez pourquoi. Ils ont fait de l’arnaque sur la toile leur principale source de revenus et ça marche. L’astuce pour appâter les « pigeons » ou les « poissons » (c’est selon) est subtile. Ils envahissent les forums de tchatches sur le Net et se font passer pour des jeunes filles ou des homosexuels. Après avoir fait connaissance avec le maximum de personnes, ils passent à une autre étape. Ils invitent chacun de leurs correspondants sur Messenger, histoire, selon eux, d’avoir et de partager plus d’intimité avec leur nouvelle relation.

Les "Gaïs", le nom de code des ‘’brouteurs’’, sont le plus souvent friands d’Européens. Ils sont faciles à plumer, ils constituent des proies faciles. Une fois les adresses Messenger échangées, il reste à rassurer le « pigeon ». Il est impératif de lui faire croire qu’il a affaire à une fille. Les brouteurs se rendent alors sur certains sites pour y prendre des photos de jeunes filles devant leur servir à illustrer leur interface. D’autres malins se procurent des photos de jeunes filles, leurs complices. Le contact s’établit. Très souvent, il s’agit de personne se disant prêtes à tout pour satisfaire les fantasmes du correspondant. Tout est donc fait pour allumer ses sens et l’amener à céder lorsque leurs demandes seront formulées. On lui fait croire qu’on veut acheter une webcam ou un ordinateur pour qu’il puisse satisfaire sa libido, en toute discrétion à la maison, via la cam. Pour faire bien, on donne même un numéro de téléphone. C’est là qu’interviennent les jeunes filles. Ce sont elles qui répondent, avec toute la sensualité, quand le « pigeon » qui veut se rassurer appelle.


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Les brouteurs sont souvent prêts à aller plus loin pour « couper » leurs correspondants. Cela passe par la satisfaction de certaines exigences de la victime. Une photo d’une partie intime. Après cela, ils s’arrangent pour passer à la caisse. Mais dans ce jeu, il faut faire en sorte de ne pas être repéré. Ils utilisent, pour se faire, de faux noms, de fausses attestations d’identité et de fausses cartes d’identité vertes. Cela ne constitue pas un handicap pour eux quand le « pigeon » a mordu à l’hameçon et qu’il faut se rendre dans une agence de transfert d’argent pour récupérer son magot. Selon certaines confidences, mieux vaut être abonné à une seule agence de transfert d’argent, pour établir des complicités. L’arnaqueur peut prendre son argent sans aucune pièce d’identité, en remettant une commission à la caissière.

Chez les brouteurs, la solidarité est de mise. Celui qui reçoit la « tune » de son « pigeon » le partage avec le groupe. Dans tous les cas, tout le groupe profite des gains acquis malhonnêtement. L’argent, le plus clair du temps, est utilisé juste pour la frime, pour aller en boîte, s’acheter de belles chaussures, de belles voitures et des habits haut de gamme, pour être dans la tendance. Le drame du « pigeon » arnaqué réside dans sa naïveté. Une fois que celui-ci se rend compte qu’il a été « truandé », les brouteurs passent à un autre blanc. Ainsi va le monde des brouteurs !

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Source : Koaci et IVOIRENEWS

 

Illustration photo: Fernand Dindé

 

Voici la liste des brouteurs de Côte d’Ivoire. Certains noms vous paraîtrons familiers. En effet, on les entend dans les morceaux de coupé-décalé de DJ Arafat, DJ Mix ou DJ Carter. La liste est loin d’être exhaustive.

 

ANONYMAT LE PHENOMENE, LOÏC OTOKORE, JP JEAN PAUL GAUTIER, IB LE MONARQUE, AMBROISE BIGO, SON EXCELLENCE ZIDANE, HABDUL 2 BAMBA, PRESIDENT MORISSON, MASSAHOUDOU 3100 A L’HEURE, PRESIDENT BILL GATES, PR DJE KARRA, FRANCKY REPLAY, MAIGA NUMBER ONE, EMPEREUR BOUNCO 10, LA FAMILLE LINGOT D'OR, DJEGUELE 2 SUISSE, FAMILLE KABAKROU, DEBARRA LACOSTE, ..................., OBEGNOUS LA MERVEILLE, SOCO SOCO 2 GENEVE, GLE SAIDI LE TERRORISTE, ZERBINHO, GENERAL CFA,TSUNAMI, SOLO CLINTON, OUSMANE LE BANQUIER, KABISCO, DOUCOURE LA SERIE 7, DAMO L'INTOUCHABLE, DEL PIERRO FANTOME, BLOKYS LA MAGIE, ABLO SALAZAR, GUIBOU CFA, LIONEL HAMILTON, GABIN LE SILENCIEUX, CHAMBERLIN D'ACTUALITE, AZIZ YNOUSS, PRESIDENT PAPYS, ABOU BOUCAN, MANBY LE SORCIER, ELKABIRE LE TUEUR DE LION, BENITO BCEAO, FRANÇAIS GABBANA, NUAGE NOIR, KUKUTAL2GENEVE, JOËL LE BOURGEOIS, BALDE LE LASS, YANNICK SAHOUET, GNANHI COTE D'IVOIRE, OVERSACE, WARICO 2 GENEVE, DT ALADIN, ZARBOZA ONU, PRESIDENT KOBY, MARUANE LE PETROLIER, FOUSCO GABBANA, EMPEREUR MOUSSA BALLA, SENATEUR VAO, KHALIL LE BOURGEOIS, GENERAL DE GAULLE, ABDOUL LE DUC, SOUCOUSOU TRAPATONI, OVIE JACKPOT, PETIT SHIPPER, KADER LE RICHE ALBANAIS, ISMAEL OUFOUET, TIMITE NUMBER ONE, FRANÇOIS 1ER GARÇON SOUPALALA, AHMED FANNY, WARREN BUFFET, DIBAYOU, DUCET CHENET, SENDEROS LE METRONOME, ADAMO COTE D'IVOIRE, DANI WESTON, PRESIDENT CP1, SAID TIMITE, SCARFACE NUMBER ONE, 100 MONNAIE, MADOU BEINGUISTE, ROMANOKOV LA PUISSANCE RUSSE, PRESIDENT GABBANA, TITANIC PETIT EURO, SULTAN MOLARE, MADOBINHO LA MERVEILLE, DOCTEUR BLAICO, SNIPER DOUGLAS, VICHENZO 1ER, WAPIA, SENATEUR KOFFI, MALCOM X, AGNON L'ARGENT, LORENTIER BB CHOCO, FREDERIC GORE, EAU DE MER 2 MONACO, ALCAPONE MONDESIR, RAMS 2 VERSAILLES, SAGA LA LACHETE, PETIT MILLIONNAIRE, YVON AROBASE, SCOFIELD, LE BAOBAB 1ER, PRINCE BINO, ROMAN ABRAHAMOVICH, VOLFACE DE CHINE, KITOKO LA CHACALA, DIAMANT NOIR.

 

Source: IVOIRENEWS

18:37 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (398) | Tags : côte d'ivoire, cybercriminalité, broutage, brouteur, mougou, wess, brou, ata, bara, formate | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

dimanche, 28 mars 2010

OVER-BLOG RESISTE A UNE TRES VIOLENTE CYBER-ATTAQUE DIRIGEE CONTRE LES BLOGS FAISANT REFERENCE A LA FRANC-MAÇONNERIE

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Depuis le lundi 22 mars 2010, Overblog subit une attaque très virulente sur les blogs, ce qui a pour conséquence de ralentir de nombreux affichages, voire même une interruption du service de temps en temps. Les provenances de ces attaques sont de différents pays mais essentiellement d'Italie.

Jeudi 25 mars 2010: "Nous sommes, depuis 3 jours, la cible d'une attaque de type DoS (déni de service) inédite par sa puissance. Nous sommes attaqués très régulièrement, nous avons donc un ensemble de protections qui permettent de ne pas dégrader notre service. Dans le cas présent, l'attaque a été si violente qu'elle a rendu indisponible l'ensemble de la plateforme pendant plusieurs heures !
 
Nous savons que les blogs visés font tous référence à la franc-maçonnerie et à une certaine élection qui doit se dérouler aujourd'hui, que les adresses IP utilisées sont localisées en Italie, et que celui qui a commandé cette attaque a mis des moyens financiers forcément très importants au regard de la technique employée. Il s'agit d'un acte de cybercriminalité grave, car pour tenter de rendre indisponible quelques blogs, les initiateurs de cette attaque n'ont pas hésité à mettre hors service plus d'un million de blogs.

Nous nous sommes toujours fixé comme mission de permettre au plus grand nombre de s'exprimer librement. C'est cette liberté qui est attaquée, aujourd'hui. Nous sommes fiers d'être, aujourd'hui, un outil de la démocratie, mais cela nous coûte cher en efforts... "


Notre équipe technique s'efforce au maximum de maintenir le portail et les blogs, depuis ces derniers jours. Nombre d'entre vous nous ont apporté leur soutien que nous apprécions. Nous vous remercions pour votre patience et votre compréhension.

Over-blog.com

Mon blog sur Over-blog: Réveille-toi, église!

lundi, 22 mars 2010

CYBERCRIMINALITE: L’ETAU SE REFERME LENTEMENT AUTOUR DES BROUTEURS

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Qui n'a jamais reçu un spam l’appelant à envoyer de l’argent à l’autre bout du monde ? En Côte d’Ivoire, d’où sont envoyés une grande partie de ces mails, on appelle cela du "broutage". Il s’agit d’appâter un internaute européen à la suite d'un échange de courriers électroniques en lui faisant miroiter une somme d'argent en échange d'un service rendu, un investissement immobilier ou encore en se faisant passer pour une femme en quête d’un mari. Les brouteurs, qui renouvellent sans cesse leurs stratagèmes, sont passés maître en l’art de la persuasion, grâce notamment à leur capacité à produire de faux documents pour rassurer leur "pigeon" sur leur identité ou leur bonne foi.

Victime de leur crédulité, leurs proies récalcitrantes peuvent faire l’objet de chantage, avec photos compromettantes à l’appui, pour les presser à verser l’argent. Les autorités tentent de lutter contre ce phénomène qui pénalise la réputation du pays. Notre Observateur à Abidjan nous affirme que l’heure de l’impunité sera bientôt révolue.

Vous avez été victime des brouteurs ? N’hésitez pas à témoigner en laissant un commentaire ci-dessous.

 

"Certains d’entre eux en on fait leur activité principale"

Abraham Djekou, 43 ans, est ingénieur en télécommunications. Il travaille au sein de l’Agence des télécommunications de Côte d’Ivoire (ATCI).

"Le phénomène des brouteurs a pris de l’ampleur depuis deux ans, dit-il. Au départ, c’était l’œuvre de quelques spécialistes, mais les jeunes ont rapidement et massivement pris la relève. Ils s’attaquent quasi-exclusivement à des Européens. Pour accomplir leur forfait, ils ont besoin de complices, notamment au moment de retirer l’argent qui est envoyé depuis l’étranger. Les brouteurs opèrent depuis des quartiers biens précis, comme par exemple Treichville et Marcory. Certains d’entre eux en on fait leur activité principale. Encouragé par l’anonymat que leur garanti Internet et la crédulité de leurs victimes, ils sont nombreux à avoir fait fortune".

"La réputation de la Côte d’Ivoire a pâti de ces pratiques. Le pays est désormais blacklisté sur Internet. Certains grands sites web bloquent les IP ivoiriennes. Cela pénalise économiquement le pays et les transactions et les échanges commerciaux en ligne. Pour lutte contre ce fléau, une plateforme de cyber-criminalité a été mise en place. Son rôle est de surveiller les brouteurs, les confondre avec la police et les faire condamner par la justice. Ce phénomène devrait baisser d’au moins 80 % dans les prochains mois. De plus, pour compliquer la tâche des brouteurs, une loi obligeant les internautes des cybercafés à présenter une carte d’identité entrera en vigueur le mois prochain."

A propos du CICERT/CC


L'Agence de Régulation des Télécommunications de Côte d'Ivoire (ATCI) met à votre disposition un centre d'assistance et de soutien en matière de sécurité informatique (CICERT/CC).

Côte d’Ivoire Computer Emergency Response Team : Equipe de réponses aux urgences informatiques, Centre de Coordination Ivoirien.

Ce centre offre l'assistance nécessaire aussi bien aux citoyens qu’aux professionnels concernant tous les problèmes ayant trait à la sécurité des systèmes d’information et veille à la disponibilité des moyens appropriés, aptes à assurer la protection de l’espace cybernétique national. Il vise aussi à informer et sensibiliser la communauté nationale sur les menaces de sécurité et la guider sur les moyens de s’en protéger.

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UNE PRESENTATION PLUS LARGE DU CICERT

Avant-propos

La cybercriminalité désigne l’ensemble des infractions pénales susceptibles d’être commises sur les réseaux de télécommunications en général et plus particulièrement sur Internet. Ces dernières années, la cybercriminalité a fortement affecté l’image de la Côte d’Ivoire au point d’être classée pays à risque dans les transactions en ligne internationales. Une étude réalisée par le CIRES[1] a montré que 71% des internautes ivoiriens jugent le niveau de criminalité sur le réseau Internet ivoirien important.

Vu l’ampleur du phénomène, l’Agence des Télécommunications Côte d’Ivoire (ATCI) a mené diverses actions dans le cadre de la lutte contre la cybercriminalité ; elle a notamment organisé des ateliers et conférences, donné des interviews et participé à des émissions télé et radio. L’on pourrait par exemple citer la conférence régionale africaine sur la cybersécurité[2] qui s’est déroulée du 17 au 20 novembre 2008 à Yamoussoukro et a porté sur le thème: "Bâtir un espace numérique de confiance en Afrique". A l’issue des différentes réflexions, l’ATCI a décidé de mettre en place un centre de veille, de surveillance et de traitement des menaces et incidents sur les réseaux d’information au niveau national. Ce centre est dénommé Côte d’Ivoire Computer Emergency Response Team (CICERT).

Le CICERT a débuté ses activités le 19 juin 2009 avec comme objectif principal de lutter contre la cyber escroquerie. Depuis cette date, de nombreuses actions visant à freiner l’expansion de ce phénomène ont été entreprises. Le présent texte est tiré du rapport annuel d’activités du CICERT.

1- PRESENTATION DU CICERT

1.1 Création

Le centre de veille, de traitement des menaces et incidents informatiques de la Côte d’Ivoire,  dénommé CICERT (Cote d’Ivoire Computer Emergency Response Team) a été créé par l’ATCI et a débuté ses activités le 19 juin 2009.

Le site web du CICERT est: www.cicert.ci et son adresse Email de contact est info@cicert.ci.

1.2 Missions

Le CICERT a pour ambition de contribuer à assurer la confiance dans l’utilisation de l’Internet par la communauté des Internautes ivoiriens (le secteur public, le secteur privé et les particuliers).

A cet effet, ses missions sont les suivantes :

§  mettre fin aux escroqueries via Internet venant de la Côte d’Ivoire ;

§  sensibiliser la population des dangers à l’utilisation des TICs ;

§  assurer la fonction de point focal  de la Côte d’ivoire pour les questions de cybercriminalité ;

§  promouvoir l’utilisation appropriée des technologies de l’information et de la communication ;

§  proposer des programmes de formation de haut niveau dans les différentes branches de la sécurité des systèmes d’information ;

§  faciliter la communication entre les professionnels et les experts travaillant dans le domaine de la sécurité informatique.

1.3 Organisation

Le CICERT est constitué d’une équipe technique comprenant 6 Ingénieurs informaticiens spécialisés en sécurité informatique.

Cette équipe exécute les tâches suivantes :

§  traiter les plaintes portant sur l’escroquerie sur Internet reçues en ligne à l’adresse info@cicert.ci,

§  détecter et résoudre les incidents informatiques ;

§  publier des bulletins de vulnérabilités

§  sensibiliser sur les nouvelles méthodes d’arnaques

2- ACTIVITES

2.1 Statistiques de la lutte contre la cyber-escroquerie

Dans le cadre de la lutte contre la cybercriminalité, et particulièrement de la cyber-escroquerie, le CICERT et la Sous Direction des Traces Technologiques (SDTT) de la Police Scientifique collaborent au sein d’une plateforme.

Le CICERT reçoit les plaintes en ligne à l'adresse info@cicert.ci et par documents papier transmis par la police ou provenant du parquet. Les plaintes sont traitées, toutes les recherches afférentes sont effectuées en ligne, et les résultats sur la localisation des cyber-escrocs sont remis à la police scientifique.

La police est alors chargée d’interpeller les personnes suspectes et d’initier les procédures judiciaires et le déferrement des cyber-escrocs. Les réalisations de la plate forme sont présentées à travers les statistiques du Rapport Annuel (Voir CICERT).

2.1.1 Classifications des arnaques

6 types d’arnaques ont été recensés par le CICERT ; ce sont :

·     Arnaque à Héritage ;

·     Love Tchat ;

·     Loterie ;

·     Usurpation de comptes mails ;

·     Arnaque aux Grains ;

·     Commande avec promesse d'achat ;

·     Usurpation d'identité ;

·     Arnaque par téléphone portable.

Description des différents types d'arnaques

Fausses dotations ou legs (héritage)

Elles prétendent être sans famille, sans descendance et sont donc  à la recherche d'un parfait inconnu  à qui léguer leur fortune. Elles  se disent très pieuses et souhaitent de préférence que leur donation soit faite au bénéfice d'une œuvre caritative.

Demandes d'aides

Les demandes d’aides, plusieurs cas de figure entrent en ligne de compte, mais les plus souvent utilisés. L’escroc se fait passer pour :

ü  une orpheline, une veuve ou une personne influente poursuivie par les assassins de son père ou de son mari, réfugiée dans une ONG ou une église ;

ü  l’héritière d'une importante somme d'argent se trouvant dans une malle, confiée à une société de sécurité.

Dans le  du Spam, l'escroc demande de l'aider pour sortir une somme d’argent de son pays et   propose en contrepartie 15% à 20 % du montant.

Fausse loterie

La fausse loterie consiste à faire soit des promotions au nom de grandes firmes internationales, usurpant ainsi le nom, la marque, etc., ensuite intervient une désignation des gagnants fictifs en envoyant des spams. C’est ainsi qu'on retrouve souvent des loteries COCA-COLA, MICROSOFT, BMW, PARAMOUNT, etc..

Ces fausses loteries sont également organisées à l'occasion d'évènements nationaux comme la CAN FOOT 2010 en Angola, le Mondial FOOT 2010 en Afrique du Sud, les jeux Olympiques 2010, etc.

Usurpation d'identité

C’est une technique permettant d'obtenir des informations confidentielles d'une personne, en lui donnant des raisons valables de le faire.

Par exemple, le cyber-escroc envoie un spam dans lequel il se fait passer pour le support technique d’un fournisseur de mail quelconque (Yahoo ou Hotmail…) et demande aux potentielles victimes de communiquer leurs informations confidentielles (login, mot de passe).

Le cyber-escroc prend alors le contrôle total de la messagerie de la victime et envoie des messages malveillants aux contacts de cette dernière.

Love Tchat

Le Love Tchat est une arnaque où un étranger prétend avoir une attirance, des sentiments amoureux et gagne ainsi l'affection de sa victime.

Cette arnaque repose sur la création de liens affectifs forts qui sortent de toute logique habituelle et font appel à des émotions intenses. Ces émotions sont suscitées en ayant recours à des photos attractives, des profils de rêves sur des sites de rencontre, des lettres flatteuses, des pratiques mystiques, etc.

La stratégie consiste principalement à obtenir de la victime qu'elle tombe amoureuse et ait envie d'être avec l'arnaqueur. La promesse d'un mariage est courante.

La manipulation psychologique est telle que la victime perd tout discernement et libre arbitre.

Commande de marchandises avec promesse de paiement par carte de crédit ou virement bancaire

Les escrocs passent des commandes de matériels à des exportateurs européens ou à des hôtels au nom de fausses entreprises ivoiriennes et proposent de payer soit par carte de crédit (il s'agit alors de cartes de crédit volées ou fausses), soit par virement bancaire (il s'agit de faux ordres de virement, souvent d'excellente qualité).

 

Ne répondez JAMAIS à ce type de sollicitations sur le Net !!!

 

2.1.2 Dénonciations

Le CICERT a enregistré 950 dénonciations en 2009. Les dénonciations représentent l’ensemble des emails des victimes de cyber-escroquerie et des Spams reçus par le CICERT. Le nombre élevé des dénonciations montre que le CICERT assure bien la fonction de point focal ou point de contact pour les questions de cybercriminalité, aussi bien pour les personnes résidant à l’extérieur qu’à l’intérieur de notre pays.

Les dénonciations parviennent au CICERT par :

§  E-mail (info@cicert.ci);

§  appels téléphoniques (20 22 91 99 / 20 22 91 97)

§  la police (les plaintes déposées auprès de la police ou du Parquet).

Les plaignants sont en général :

§  des personnes physiques ou particulières

§  des ONGs et associations

§  des entreprises (les banques, sociétés immobilières, etc.) 

Dénonciations par type d’arnaque

La répartition des dénonciations par type d’arnaque est présentée ci-dessous sous forme de tableau :

 

Types d’arnaque

Nbre de dénonciations

Pourcentage

Héritage

285

30,0%

Love Tchat

177

18,6%

Loterie

163

17,2%

Usurpation de comptes mails

80

8,4%

Arnaque aux Grains

71

7,5%

Commande avec promesse d'achat

70

7,4%

Usurpation d'identité

64

6,7%

Arnaque par Téléphone Portable

40

4,2%

Total

950

100%

Tableau. Statistiques des dénonciations par type d’arnaque en 2009

2.2 Assistance à tiers

Les usagers d’Internet résidant ou non sur le territoire ivoirien contactent le CICERT en vue d’être assistés. Cette assistance à tiers consiste à :

§  aider les victimes pour récupérer les entêtes SMTP

§  prodiguer des conseils à une victime d’arnaque et à lui indiquer la démarche à suivre pour porter plainte

§  sensibiliser le public sur les arnaques via Internet

§  donner des conseils afin d’éviter d’être arnaqué

2.3 Les bulletins de sécurité

Outre la lutte contre la cyber-escroquerie, l’une des activités du CICERT est la veille sur les menaces, les vulnérabilités ainsi que les cyber-attaques. Dans le cadre de cette activité, le CICERT effectue des recherches sur Internet pour être informé des failles découvertes sur les systèmes d’exploitations et autres logiciels publiés en général par des sociétés d’édition de logiciels.

Le CICERT publie alors des bulletins de sécurité qui peuvent être répartis en deux catégories : les alertes et les mises à jour.

Les mises à jour sont des informations complémentaires ou des correctifs à un bulletin de sécurité existant. Ils constituent un mécanisme permettant de libérer rapidement des informations importantes d'une façon moins structurée.

Les alertes sont des informations détaillées sur des menaces ou des vulnérabilités spécifiques.

Le CICERT a publié sur son site web en 2009, 84 bulletins de sécurité repartis comme suit : 44 avis d’alertes et 40 avis de mise à jour.

 

Le CICERT, un partenaire sûr dans la lutte contre la cybercriminalité en Côte d’Ivoire !

 

Source : Les Observateurs France24, CICERT 



1 : Centre Ivoirien de Recherches Economiques et Sociales

2 : Voir le site de la conférence : www.afcybersec.org

vendredi, 26 février 2010

CYBERCRIMINALITE: COMMENT LA COTE D'IVOIRE EST DEVENUE LA PLAQUE TOURNANTE

CONFERENCE CYBERSECURITE.jpg

Abidjan est devenue le sanctuaire de la cybercriminalité. Comment en est-on arrivé là ?

Le 25 février 2009, la chaîne française M6 diffuse un reportage intitulé «Internet : les as de l`escroquerie». Des jeunes Ivoiriens, à visage découvert, expliquent leurs stratagèmes pour arnaquer. Les faussaires, par des courriers électroniques, entrent en contact avec des personnes installées à l’étranger, créent des histoires à dormir debout, telles que les gains à la loterie, les offres d’achats de biens, rien que pour se faire remettre des espèces sonnantes et trébuchantes. M. Jean Cournot, un expatrié suisse, qui voulait vendre un immeuble a ainsi été floué. L’individu qui prétendait vouloir acquérir l’édifice lui a soutiré de l’argent pour, disait-il, l’ouverture du compte bancaire devant accueillir les fonds. Dans le même mois de février, Fidèle Koffi Konan, 22 ans, Serges Gossé Koré, 21 ans, et Arnaud Djobo Kpagbi, 22 ans, se font passer pour le procureur de la République, Raymond Tchimou. Ils cherchent à soutirer de l’argent à un opérateur économique français établi à Dakar. Les quidams font parvenir à Jean Luc Albert Pierre Marioni, via internet, une correspondance baptisée: «La lettre du Tribunal».

Le procédé

La note adressée à l’homme d’affaires français porte les armoiries de la République et est signée du haut magistrat. Le courrier informe M. Marioni de ce qu’une certaine Camille Lurette lui lègue sa fortune. Mais, il dispose de quatre jours pour faire acheminer à l’autorité judiciaire, la somme d’environ 300.000 Fcfa destinée à la légalisation de l’acte de donation. Manque de pot pour les délinquants. M. Marioni connaît très bien le chef du parquet. Un peu agacé par les ridicules fautes dans la correspondance, l’opérateur économique alerte par fax Raymond Tchimou. Le magistrat tombe des nues et actionne aussitôt le commissaire Félix Bléa, chef de la cellule de lutte contre les infractions sur le net. Avec l’aide d’une journaliste française venue justement enquêter sur le phénomène de l’escroquerie sur Internet à partir d’Abidjan, l’officier parvient à mettre le grappin sur Fidèle Koffi Konan et Serges Gossé Koré, le troisième lascar ayant réussi à se fondre dans la nature. Les indélicats sont condamnés pour faux et usage de faux, tentative d’escroquerie. Il ne se passe plus une seule semaine sans que la police ne soit saisie de plaintes liées à la cyberescroquerie. Vous l’aurez compris ! Phénomène nouveau, la cybercriminalité est en pleine expansion en Côte d’Ivoire. Les experts la définissent comme l’ensemble des délits commis contre les systèmes d’informations et aussi l’ensemble des crimes commis en utilisant l’informatique et l’Internet. «La cybercriminalité se décline sous plusieurs formes : les crimes contre les systèmes d’information et les crimes commis par l’utilisation des systèmes d’informations », explique Corenthin Ahuili, expert en Nouvelle technologie de l’information et de la communication (Ntic). Selon lui, la Côte d’Ivoire est dans la zone rouge, en tête du peloton. L’année dernière, une commission rogatoire belge a effectué sur les bords de la lagune Ebrié des investigations. Elle avait été précédée par plusieurs autres enquêtes. Les conclusions, selon le quotidien belge «Le Soir», sont déprimantes : la Côte d’Ivoire est devenue un sanctuaire dangereux de la cybercriminalité. Mais comment en est-on arrivé là ? Tout commence au début des années 2000 avec les jeunes d’un gigantesque pays de la Cedeao. Rompus au banditisme sur le net mais fermés dans leur communauté, ils ont réussi à garder le secret jusqu’à l’avènement de la crise de 2002. «Avant la guerre, on les voyait rouler carrosse mais on ne savait pas comment ils gagnaient leur argent. Finalement, on a su que c’était grâce à l’outil informatique qu’ils devenaient aussi riches rapidement », révèle Tré Blahou, un gérant de cybercafé. En fait, les effets pervers de cette crise poussent de nombreux jeunes gens à l’exil. Ils prennent le chemin de l’aventure dans l’espoir de se faire une place au soleil de l’occident. Mais, la moisson n’est pas toujours à la promesse des fleurs. Selon M. Ahuili, les immigrés, vivant généralement dans la clandestinité et parfois dans la promiscuité, cherchent par tous les moyens à faire bombance. Peu importe la manière. «Tous les chemins mènent à Rome», clame Roger M. un Ivoirien basé en Suisse. Nos chers immigrés commencent alors par les vols de voitures. Un jeune Ivoirien, Thomas Tiacoh, serait passé maître dans ce type d’opération. En 2008, la justice française a manqué de peu de l’arrêter dans une ruelle au Plateau. L’homme a un procédé tout simple. Il s’affuble du titre d’opérateur économique, prend les engins chez des concessionnaires, prétend pouvoir les vendre dans son pays d’origine puis, en fin de compte, disparaît dans la ville. L’opération tourne toujours à l’arnaque.

La solution

Mais cette pratique étant devenue inopérante parce que trop usuelle, les délinquants changent de stratégie. Ils s’orientent vers la toile. La possibilité des achats en ligne est considérée comme un don du ciel. Ils se lancent, pour ainsi dire, dans les vols de cartes de crédit et font des transactions à partir d’internet. On les appelle « les brouteurs». Face «au succès grandissant», le phénomène s’étend à toutes les communes et même à tout le pays, partout où il existe une connexion internet. Les jeunes gens ont entre 15 ans et 35 ans.
Si certains cherchent à avoir du cash, d’autres sont à la recherche de correspondants pouvant les faire voyager vers l’occident. Selon un adepte, «le broutage» se décline sous diverses formes mais la plus répandue est celle qui se fait avec la complicité des agents de transfert d’argent. L’escroc va sur des sites de rencontre, s’inscrit et se «travestit ». «On lui envoie une belle photo pour l’appâter», explique Magloire, un jeune homme qui a vécu l’expérience. Lorsque la relation s’établit, les «brouteurs» demandent à rencontrer le correspondant chez lui en Europe. Mais celui-ci doit aider à l’organisation du voyage vers l’Europe. Maintenant que l’amoureux a accepté de décaisser, rentrent en jeu les agences de transfert en vue de faciliter les formalités. Selon Didier Kla, président d’Internet Society, la destination Côte d’Ivoire n’est plus sûre. Il multiplie les actions de sensibilisation en direction des autorités ivoiriennes sur la cybercriminalité, expliquant que le phénomène cause d’énor­mes pertes à l’économie mondiale. Malheureusement, le chef de la cellule en charge de la lutte contre les crimes via l’Internet manque de moyens pour traquer les escrocs. L’équipe du commissaire Bléa est composée d’une dizaine d’éléments qui ne dispose ni de la logistique, ni de la formation pour accomplir la mission. En attendant, Sylvanus Kla, Directeur général de l’Atci (Agence des télécommunications de Côte d’Ivoire), définit les mesures urgentes. Aux fournisseurs d’accès Internet, propriétaires et gérants de cybercafés , M. Kla a tiré la sonnette d’alarme. Il révèle qu’une police scientifique est née pour traquer les fossoyeurs de l’Internet. Pour sa part, le procureur Hamed Diakité annonce que l’article 403 du code pénal sera renforcé par d’autres lois spécifiques à la cybercriminalité.


Lanciné Bakayoko


Le vide juridique profite aux criminels

L’image est du Directeur général de l’Atci, Sylvanus Kla. «Nous sommes le 19 décembre, les Ivoiriens attendent patiemment les salaires pour préparer la fête. Brusquement, c’est la panique. Des criminels viennent de lancer une attaque informatique sur le système du Trésor public et des grandes banques. Les données sur la paie sont effacées, le système est paralysé. Le site internet de la présidence, véritable vitrine pour le pays est piraté et son contenu remplacé par des photos osées. Le pays est sous le choc. Des experts sont mobilisés et retrouvent les criminels. Ceux-ci avaient également, entre autres forfaits, créé à distance et de façon frauduleuse, des comptes bancaires en leur nom, crédités frauduleusement de fortes sommes d’argents. Le procès s’ouvre et coup de théâtre, les accusées sont relâchées. Le juge explique qu’aucune loi ne lui permet de les condamner, le code pénal ne prévoit que la destruction de bien matériels ». Pour lui, le vide juridique préjudiciable aux citoyens honnêtes, fait la part belle aux bandits. A cet effet, il en appelle à la mise en place d’outils juridiques, administratifs et techniques. En attendant la validation du texte de loi en préparation, l’Atci a engagé une vaste opération de traçabilité dans l’utilisation des puces de téléphonie mobile. Ainsi depuis le 1er janvier 2009, tout acquéreur de puce est tenue de s’identifier. Cela permet de savoir qui fait quoi. Mais il faut le reconnaître, la lutte ne deviendra efficace que dans un cadre de coopération internationale car le cyberespace n’a pas de frontière. La Convention de Budapest trace déjà la voie car elle propose une organisation harmonisée de textes existants en la matière avec un mécanisme d’intervention.

L.B

Source: Quotidien Nord-Sud du 05/09/2009.

mardi, 22 septembre 2009

ABIDJAN: LES ''BROUTEURS'' SEVISSENT SUR INTERNET

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Lu pour vous sur Le Blog de Roger Kassé:
Vous avez déjà reçu des mails du genre: " Je suis un riche héritier, mon père était détenteur de tel ou tel bien. Après sa mort, j'ai du mal à entrer en possession de ses milliards et je demande votre aide...". Ou encore "Vous êtes l'heureux gagnant de telle ou telle fondation, veuillez entrer en contact avec tel hussier de justice pour...". Généralement, à ce type de mail le destinataire est inconnu. Si vous prenez la peine de répondre, vous tombez dans leur jeu et salut l'arnaque. Eux, ce sont les "Brouteurs". Vous les retrouverez aussi sur Messenger ou sur MSN. La plupart du temps, ils se font passer pour des femmes ou sont en complicités avec des femmes expertes dans l'art d'escroquer sur Internet. Leurs cibles ou victimes résident en Europe. En moins d'une décennie, Abidjan est devenue la plaque tournante de la cybercriminalité à cause de ces brouteurs.

Ces escrocs sur la toile profitent d'un vaste réseau venu du Nigéria. Leur scénario est tout simple: Ils prennent d'assaut les cyber-espaces du District d'Abidjan. Leurs sites de prédilection, les réseaux sociaux tels Facebook ou les sites de Tchat. En remplissant les profils, ils utilisent des pseudos de filles et utilisent des photos de filles qu'ils prennent sur les sites pornographiques. Ils engagent la conversation et progressivement, ils s'emploient à tisser des liens avec la victime. Au moment propice, ils sortent le grand jeu. "La vraie fausse jeune fille" joue sur les sentiments de sa victime en inventant une histoire savamment montée, soit qu'elle a été victime d'un braquage soit d'un sinistre. Ainsi donc comme un lien d'affinité s'est tissé entre "la vraie fausse jeune fille" et sa victime, la victime se laisse prendre par les sentiments et peut lui envoyer jusqu'à 600 Euro par Western Union, voire plus. L'arnaqueur agira ainsi jusqu'à ce que sa victime s'en rende compte. Les plus violents des brouteurs, eux, usent de magie noire pour escroquer. Ils travaillent en collaboration avec des marabouts. Ils vont voir ces charlatans qui leur font "un travail" à partir d'un de leurs propres organes. Conséquence, leur correspondant, où qu'il soit ne peut rien leur refuser, jusqu' à ce qu'il n'ait plus besoin de lui. Aujourd'hui, ils sont légion ces jeunes abidjanais qui se livrent à cette sorte de cybercriminalité. Empêchant du coup les hommes honnêtes de se faire des amis et des relations d'affaires. Alors vigilance.

Roger Kassé

19:59 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (34) | Tags : les brouteurs, cybercriminalité, arnaque sur internet | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |