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jeudi, 24 octobre 2013

DECLARATION DE LA COORDINATION FPI EN EXIL A LA SUITE DE L’AUDIENCE DE LA CPI DU 9 OCTOBRE 2013

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Vive protestation des exilés contre l’acharnement du procureur de la CPI contre eux

 

Convoquée par la Juge-Présidente Argentine, Silvia De Gurmendi, à l’effet de  relever, si des éléments nouveaux étaient advenus ou non, relativement à la demande de libération provisoire ou conditionnelle du Président Laurent Gbagbo, l’audience de la Chambre Préliminaire 1,  du 9 octobre 2013, a montré une fois de plus la duplicité du Procureur de la CPI.

  • QUE RETENIR DE CETTE AUDIENCE ?

Appelé en effet, à exposer les faits nouveaux autorisant ou s’opposant à la libération provisoire du Président Laurent Gbagbo, maintenu en détention alors qu’il n’avait pu apporter de preuves de sa responsabilité dans les crimes perpétrés pendant la période postélectorale (voir décision, Chambre préliminaire du 3 juin 2013), le Procureur, à court d’arguments, s’est une fois de plus refugié dans les pseudo-arguments constamment répétés depuis le début des sessions relatives à la libération provisoire du prévenu, à savoir :

- La très grande popularité de l’accusé ; 

- L’existence d’un réseau de soutiens puissants, dont des proches vivant au Ghana ou ailleurs, disposant d’importants moyens financiers, décidés à organiser sa fuite pour lui permettre d’échapper au verdict final, ou prêts à s’investir en vue de sa réinstallation au pouvoir par les armes ;

- L’obstruction aux enquêtes par le prévenu une fois libéré.

Pour le Substitut du Procureur, tous ces faits persistent hormis la situation sécuritaire qui, selon lui, se serait améliorée. 

En revanche, selon le Substitut du Procureur, les deux faits nouveaux qui viennent conforter son opposition,  sont d’abord, la découverte de deux comptes bancaires appartenant au prévenu et à son épouse, logés à la Banque pour le Financement de l’Agriculture (BFA). Selon le Procureur, qui date l’ouverture de ces comptes à l’an 2003, alors que la banque a été ouverte en 2004, ceux-ci crédités d’un montant important à cette période, auraient été délestés de cette somme en 2009. Le Procureur révèle qu’il aurait demandé, la fermeture desdits comptes, mais ignore si ceux-ci ont été gelés par le pouvoir d’Abidjan, avec lequel il est pourtant en étroite coopération dans l’affaire Laurent Gbagbo.

S’ajoute ensuite à cette découverte, la présence au Ghana, du gendre de Laurent Gbagbo qui fut l’ancien Directeur de la BFA (Banque pour le Financement de l’Agriculture). Ce qui confirme bien selon le Procureur, l’existence au Ghana d’un puissant réseau financier pro-Gbagbo ayant pour appui la BFA.  Mais l’on peut se demander ce qui pourrait bien fonder les inquiétudes du Procureur, alors même qu’il affirme que ces comptes ont été remis à zéro en 2009 ! En quoi des comptes non approvisionnés, donc vides d’argent comme il le dit, peuvent-ils constituer une source de menace sur la représentation de l’accusé Laurent Gbagbo, pour la suite de la procédure en cours à la CPI ? En quoi, par ailleurs, la présence au Ghana d’un gendre du Président Gbagbo, ce qui contrairement aux dires du Procureur qui vient de l’apprendre n’est pas un fait nouveau mais ancien, est-elle une preuve  d’existence d’un réseau financier, alors même que le Procureur comme à son habitude n’a mené aucune enquête à l’effet de l’établir ?

Cela ne l’empêche pas cependant,  de développer des arguments au professionnalisme douteux. Jugeons-en :

- Si les exilés ont pu survivre (comprendre : ne sont pas morts), malgré la dureté de l’exil et le gel de leurs avoirs,

- Si les exilés ont invité « Miss » Californie à se déplacer au Ghana,

C’est qu’ils ont la capacité financière d’organiser la fuite de Laurent Gbagbo pendant sa liberté provisoire, puisqu’ils ne sont pas morts de faim, et qu’ils peuvent déplacer une célébrité mondiale comme la « Miss » de l’Etat de Californie des Etats-Unis d’Amérique.

  • L’ANALYSE

En guise de réponse aux assertions du Procureur, les exilés exposent ce qui suit :

- Tout d’abord, la prétention selon laquelle, le Président Laurent Gbagbo aurait l’intention de fuir, une fois libéré à titre provisoire, est l’expression du mépris du Procureur Canadien à l’égard d’un Homme d’Etat, qui pour l’instant n’est qu’un prévenu et non un coupable. Il n’est pas à douter que cette attitude  soit l’expression du racisme reproché à la CPI à l’encontre des Dirigeants d’Etats africains, que l’Union Africaine a dénoncé à juste titre, à l’occasion de son 50ème anniversaire à Addis-Abeba. Nous restons  totalement convaincus, que de tels propos ne viendraient jamais à l’esprit du Procureur canadien, s’il s’était agi d’un Dirigeant d’un Etat occidental. Contre ces puissants pays, une prise de position et   a fortiori une poursuite n’est même pas envisageable de la part de la CPI.

- Nous rappelons une fois encore au Procureur qui feint de l’ignorer, que le Président Laurent Gbagbo n’est pas Homme à fuir la justice, fusse-t-elle inique, lui qui n’a pas fuir sa résidence bombardée durant des jours par les armées coalisées franco-onusiennes. D’ailleurs, toute fuite du prévenu serait un aveu de sa culpabilité, alors que pour l’heure, au terme de trois années d’enquête, le Procureur n’est pas parvenu à établir sa responsabilité dans les crimes reprochés.

- Le professionnalisme du Procureur devrait lui imposer d'éviter des assertions sans précision. En effet, le Procureur aurait dû produire des numéros de comptes des exilés, les montants et les mouvements effectués sur ces comptes pour soutenir ses propos et non se contenter de les répéter comme l'aurait exigé un récit dans un journal de faits divers.

- Ensuite, à propos du prochain rapport des experts de l’ONU qu’il a évoqué au cours de l’audience, ce type de rapport de l’ONU semble être devenu pour le Procureur une bible, se substituant à une enquête véritable menée par lui-même.

Sur ce point d’ailleurs, puisque le Procureur avait promis de remettre à la Juge-Présidente une copie de leur prochain rapport, nous pensons utile de rappeler au Procureur, que la Chambre préliminaire 1 lui avait déjà reproché dans l’affaire le Procureur c. Laurent Gbagbo, de se contenter des « ouï-dire » contenus dans des rapports établis par des organisations et des médias sur la base de considérations extra-judiciaires, et que cela ne pouvait être tenu pour des enquêtes menées conformément au Statut de Rome (voir décision d’ajournement du 3 juin 2013).

Au demeurant, ledit rapport, effectivement publié à mi-parcours le 15 octobre 2013, ne dit cette fois-ci, aucun mot des exilés du Ghana, et le Procureur  ne peut y trouver aucun prétexte pour refuser la liberté provisoire au Président Laurent Gbagbo.

- A propos de la survie des exilés qui semble le surprendre, peut-être parce qu’il les souhaitait plutôt morts que vivants, le Procureur démontre là aussi qu’il n’est pas informé de l’existence que mènent ces milliers d’Ivoiriens qui ont fui la mort gratuite et l’arbitraire qui ont cours dans leur pays depuis l’avènement au pouvoir d’Alassane Ouattara, le 11 avril 2011. Le Procureur ignore que de nombreux réfugiés sont morts en exil, des personnalités connues ainsi que des personnes anonymes enregistrées dans les camps des réfugiés ivoiriens du Ghana, du Togo et du Libéria. Le Procureur l’aurait su, s’il avait daigné procéder à une enquête auprès du Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) dans les pays d’accueil concernés. Il aurait su que les conditions de vie difficile et le manque de moyens sont la cause principale des décès parmi les réfugiés.

Mais, cependant, que le Procureur sache, que la plupart des réfugiés survivent grâce à la solidarité des familles et des amis pour les uns et pour le plus grand nombre vivant dans les camps, grâce aux subsides (rations alimentaires et médicaments, vêtements) fournis par le HCR, auxquels il faut ajouter les soutiens en nature de quelques généreux donateurs de l’étranger.

- Quant à « Miss » Californie, dont le Procureur a évoqué l’invitation par la Coordination des réfugiés, cette démarche visait à sensibiliser à travers cette célébrité, la société américaine sur le sort des réfugiés ivoiriens dans les différents camps, en vue de susciter en faveur de ces derniers, des dons en matière de soins de santé, de vivres, de vêtements, de prises en charge scolaire.

Cette initiative a été prise parce que, contrairement aux assertions mensongères du Procureur, les cadres exilés, régulièrement sollicités par les réfugiés des camps, n’étaient pas en mesure de les soutenir matériellement et financièrement. Cette opération, à but humanitaire qui se greffait sur une visite effectuée par la « Miss » Californie au Ghana, n’a pu être finalisée faute de moyens financiers pour la faire revenir et ne peut être raisonnablement utilisée comme preuve de la fortune supposée des exilés.

Au reste, est-il vraiment sérieux de soutenir que l’enveloppe nécessaire pour couvrir l’achat d’un billet d’avion et le séjour d’une Miss américaine à Accra est suffisante pour couvrir une opération de déstabilisation d’un Etat  ou encore la fuite d’un Homme d’Etat de la stature du Président Laurent Gbagbo?

Au total, les exilés relèvent une fois encore que le Procureur de la CPI, qui, dans l’affaire Le Procureur c. Laurent Gbagbo, a délibérément pris le parti des « vainqueurs » ainsi qu’ils l’ont maintes fois démontré et dénoncé. Ils élèvent une vive protestation contre l’acharnement gratuit et infondé de ce dernier contre eux. Ils tiennent à faire les observations suivantes particulièrement à son intention. 

  • LES OBSERVATIONS

Les exilés tiennent à faire observer au Substitut du Procureur ce qui suit:

- Lorsqu’il n’y a pas de preuves contre un accusé, l’honnêteté recommande à l’accusateur de ne pas maintenir celui-ci en détention sous des prétextes fallacieux,  au risque de frapper d’indignité l’institution judiciaire dont il se réclame. Les allégations non fondées contre des proches de Laurent Gbagbo, exilés au Ghana ou ailleurs, en vue de maintenir indûment en détention le Président Laurent Gbagbo, ne sont que des manœuvres qui discréditent encore davantage la CPI dont l’image de parti-pris et d’instrument aux mains des grandes Puissances occidentales est plus que jamais ternie. La décision des juges ghanéens acquittant le porte-parole du Président Gbagbo des accusations de crime et de détournement de sommes d’argent, devraient suffire pour lever toute équivoque en la matière sur l’existence supposée au Ghana, d’extrémistes financièrement puissants.

- La libération provisoire demandée pour le Président Laurent Gbagbo, n’est pas une faveur mais un droit car comme tout prévenu, il bénéficie de la présomption d’innocence, sauf preuve du contraire. 

- Son maintien en détention, ne saurait non plus être justifié par une quelconque menace d’obstruction à la justice, dans la mesure où le Procureur, a eu plus de deux ans pour mener ses enquêtes et qu’au surplus l’enquête complémentaire à mener suite à la décision du 3 juin 2013, devrait être à présent achevée ou largement avancée.

- Enfin, il ne semble pas indiqué pour le Procureur, qui, malgré l’évidence des preuves des crimes graves commis par le camp Ouattara, avant la crise postélectorale et pendant celle-ci, n’a ouvert, à ce jour, aucune procédure contre les auteurs présumés abondamment indexés par les ONG de défense des droits humains, de rejeter du revers de la main les arguments de la défense sur la réconciliation.

  •  L’APPEL

C’est l’occasion, pour la Coordination FPI en exil, de réitérer son appel à la CPI et à la Communauté internationale : Libérez Laurent Gbagbo afin de parvenir à une vraie réconciliation en Côte d’Ivoire.

 

Fait à Accra  le 22 octobre 2013.

 

Pour la Coordination FPI en exil

Le Porte-Parole/Coordonnateur


Dr. Assoa Adou

jeudi, 19 septembre 2013

DECLARATION DE LA COORDINATION FPI EN EXIL, SUITE A LA PASSATION DE CHARGES ENTRE MIAKA ET AFFI

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Le samedi 7 Septembre 2013 a eu lieu la passation de charges entre le Président  intérimaire, Sylvain Miaka Oureto et le Président statutaire du Parti, Pascal Affi N’Guessan, libéré de prison le 5 août  2013.

Cette cérémonie de passation de charges a été l’occasion pour le Président Pascal Affi N’Guessan de décliner dans son discours, l’orientation du combat futur du Front Populaire  Ivoirien (FPI) et de mettre sur pied  une équipe  de direction ayant la haute  responsabilité  de porter ce combat.

La  Coordination FPI en exil  se réjouit  de la parfaite convergence de vue entre elle et le Président du Parti sur le diagnostic de la gouvernance catastrophique du pouvoir Ouattara sur tous les plans : état déplorable de la démocratie, des libertés et droits  de l’homme, situation sécuritaire préoccupante, finances publiques mal gérées, chômage galopant, école malade, réconciliation nationale en panne parce que mal engagée, etc.

La Coordination FPI en exil est en parfaite harmonie avec le Président du Parti quand il affirme avec force : « solennellement, je voudrais dire ici, que la lutte pour la libération de Laurent Gbagbo est pour le FPI une obligation politique et un impératif catégorique. Le FPI n’acceptera pas que son fondateur soit en prison pour avoir respecté la Constitution de son pays ».

La coordination FPI en exil salue le Président, Pascal Affi N’Guessan pour son soutien aux prisonniers politiques et aux exilés dont la libération et le retour constituent, comme il le dit,  « la condition du débat et non le débat ». Nous le rassurons sur la disposition d’esprit des exilés : nous tenons bon  et gardons confiance.

La Coordination FPI en exil note  avec satisfaction la mise en œuvre de notre slogan « asseyons-nous et discutons » par les rencontres avec les diplomates américains et français et avec le Premier Ministre  Kablan Duncan  avec le mêmes objectifs  clairs et sans ambiguïté : la libération du Président  Laurent Gbagbo et de tous les prisonniers  politiques civils et militaires, le retour sécurisé des exilés et la réinstauration de l’Etat de droit.

Notre satisfaction est d’autant plus grande que la tournée que vient d’entreprendre le Président du Parti, Pascal Affi N’Guessan va permettre de :

1- redynamiser les structures du parti

2- véhiculer à travers le pays l’objectif actuel de notre lutte , la réconciliation nationale par un dialogue direct entre le président Laurent Gbagbo d’une part et d’ autre part le chef de l’état actuel Alassane Ouattara et ses partisans .

La  Coordination  FPI  en exil apporte sans réserve son soutien à la nouvelle équipe de direction FPI qui, par sa présence sur le territoire ivoirien montre sa disponibilité  à plein temps pour la lutte.

La  Coordination  FPI  en exil appelle l’ensemble des exilés à être soudés autour de cette nouvelle direction dont l’action sur le terrain permettra la libération du Président Laurent Gbagbo ,de Simone Ehivet Gbagbo et de tous les autres prisonniers politiques civils ou militaires et notre retour d’exil dans de meilleurs délais.

La  Coordination  FPI  en exil assure le Président Affi N’Guessan de son entière disponibilité à s’investir pleinement dans les missions que la Direction voudra bien lui confier en vue de contribuer à faire triompher la vérité  électorale et la crise ivoirienne dont la lecture a été brouillée par la pluie de contre-vérités déversées par les media des forces coalisées qui ont soumis le droit à la force des armes.

La  Coordination  FPI  en exil réitère son appel à tous les Ivoiriens et Ivoiriennes, qu’ils soient du nord, du sud, de l’est, de l’ouest  ou du centre, à œuvrer, pour mettre fin aux dérives dictatoriales du pouvoir ethno-génocidaire de M. Ouattara et à s’engager résolument sur la voie de la vraie réconciliation.

Les Ivoiriennes, les Ivoiriens, leurs sœurs et frères d’accueil veulent la paix. Le FPI, parti de paix et de dialogue, peut et doit la leur offrir en l’arrachant au pouvoir liberticide, dictatorial  et de rattrapage ethnique de M. Ouattara.

Enfin, la coordination FPI en exil s’incline devant la mort tragique du camarade syndicaliste  Basile Mahan Gahe , battu et détenu en prison sans raison pendant deux ans ,puis acquitté .

Cette mort nous donne une occasion pour saluer la mémoire de tous nos compatriotes qui sont tombés , abattus pas la haine et le mensonge .

 

Pour  la coordination FPI en exil


Dr  Assoa  Adou

Coordonnateur et Porte-Parole

vendredi, 16 août 2013

DECLARATION DE LA COORDINATION FPI EN EXIL SUITE A LA MISE EN LIBERTE PROVISOIRE DU PRESIDENT ET DES HAUTS CADRES DU FPI

 

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Le 5 août 2013, le Procureur de la République a annoncé la mise en liberté provisoire, devenue effective  pour douze détenus politiques proches du Président Laurent Gbagbo. Des responsables de premier plan de la direction nationale du FPI, dont entre autres les camarades Affi N’guessan, Président, Aboudrahamane Sangaré, 1er Vice-Président, Lida Kouassi Moise, Sécrétaire Général adjoint, Douati Alphonse, Secrétaire National, Koua Justin, Secrétaire National par intérim de la JFPI, sont au nombre de ceux-ci.

La Coordination FPI en Exil accueille avec joie et surtout soulagement cette libération car le pire était à craindre pour ces camarades qui ont subi des traitements inhumains et dégradants dans leurs geôles. Elle salue le courage des camarades qui viennent de recouvrer la liberté, fût-elle provisoire, puisque les traitements qu’ils ont subis en prison sont devenus des secrets de polichinelle. Leur retour constitue assurément un élément catalyseur de nature à renforcer la direction de la lutte conduite depuis juillet 2011 par les camarades de la direction intérimaire avec à leur tête le camarade Miaka Oureto, à qui nous rendons ici un vibrant hommage.

La Coordination FPI en exil considère donc cette mise en liberté comme le résultat de l’engagement et de la mobilisation des militants et ce, grâce à la détermination de notre direction intérimaire.

La Coordination FPI en exil considère que cette mise en liberté est aussi le résultat de la mobilisation de tous autour de cette question. C’est pourquoi, elle saisit cette occasion pour féliciter :

- Tous les patriotes en Côte d’Ivoire pour leur soutien matériel et moral aux camarades emprisonnés ;

- Tous les patriotes africains, tous les patriotes de la diaspora pour leur mobilisation constante et exemplaire afin que triomphe notre cause commune ;

- Les organisations des droits de l’Homme dont les rapports nous éclairent et nous restituent chaque jour la vérité et la profondeur du drame ivoirien depuis le 11 avril 2011 ;

- L’ensemble des journalistes, des communicateurs et autres internautes.

La Coordination FPI en exil considère cette mise en liberté certes comme un bon geste car nul n’est mieux que chez soi et non dans une prison. Mais, à la réalité celle-ci demeure à mi-chemin de ce que la Côte d’Ivoire attend et espère. L’essentiel reste à faire et à venir.

C’est en effet de liberté tout court dont nos camarades ont besoin. Le Président Laurent Gbagbo en prison, la 2ème Vice Présidente du FPI  et Présidente du groupe parlementaire FPI, Mme Simone Ehivet-Gbagbo, en prison, des centaines d’Ivoiriens du camp du Président Gbagbo en prison, des centaines de milliers d’autres contraints à l’exil, pendant qu’une camarilla de mercenaires venus de la sous-région occupent leurs terres et leurs maisons, ce ne sont pas des signes qui vont dans le sens de l’apaisement et de la réconciliation des Ivoiriens.

La Coordination FPI en exil, Convaincue qu’il faut mettre fin à :

- Plus d’une décennie de rébellion qui a balafré la Côte d’Ivoire et endeuillé des milliers et des milliers de familles ; 

- Plus de deux ans de destruction  de l’Etat grâce au coup d’Etat de la droite française et à une communauté internationale instrumentalisée à souhait ; 

- Plus de deux ans de braderie de notre patrimoine national, de notre foncier rural et de la nationalité ivoirienne ;

- Plus de deux ans d’une politique économique extravertie au service des intérêts des multinationales ;

La Coordination FPI en exil, Soutient :

A la suite du Président du parti, le camarade Affi N’Guessan, que c’est seule la mobilisation des militants et des forces populaires qui a rendu la libération de nos camardes. C’est aussi la mobilisation de tous qui assurera une issue heureuse à la lutte qui s’impose ici et maintenant à notre parti.

La Coordination FPI en exil, Considérant : 

Que c’est la libération du Président Laurent Gbagbo ainsi que celle de tous les prisonniers politiques civils ou militaires et le retour sécurisé des exilés qui constitue les principaux gages de l’apaisement et une garantie sûre pour la réconciliation nationale ;

Elle Assure :

Le Président du parti et la direction nationale de son soutien ferme et déterminé ainsi que de son entière disponibilité à leurs côtés pour cette lutte dont la noblesse l’emporte sur toute autre considération.

La Coordination FPI en Exil, Appelle : 

- L’attention des autorités ivoiriennes sur l’impérieuse nécessité et l’urgence pressante d’aller encore plus loin dans l’intérêt de la Côte d’Ivoire et de nombreux Ivoiriens dont les souffrances et la détresse méritent enfin de connaître un terme.

- Les Ivoiriens et les Ivoiriennes du Nord, du Sud, du Centre, de l’Ouest, de l’Est et de toute confession religieuse à se mobiliser pour imposer une vraie réconciliation. La Cote d’Ivoire a besoin de la paix maintenant.


Fait à Accra, le 13 août 2013.


Pour la Coordination

 

Dr. Assoa Adou

Porte-Parole et Coordonnateur

dimanche, 12 mai 2013

DECLARATION DE LA COORDINATION FPI EN EXIL RELATIVE AU RAPPORT FINAL DU GROUPE D'EXPERTS DE L’ONU

 

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Le groupe d'experts de l’ONU en charge de la surveillance de l’embargo sur les armes en direction de la Côte d’Ivoire et de l’application des sanctions contre certaines personnalités conformément à la Résolution CS/1572/2004, vient de rendre public son rapport final (S/2013/228, 17 avril 2013). Il est bon de noter que, suite à ce rapport, le Conseil de sécurité a adopté la Résolution 2101/du 25 avril 2013, qui pour l’essentiel se résume aux mesures qui suivent :

- Reconduction de l’embargo sur les armes jusqu’au 30 avril 2014 ;

- Reconduction des mesures individuelles, financières et limitant les voyages jusqu’au 30 avril 2014 ;

- Interdiction de toute importation de diamant en provenance de Côte d’Ivoire jusqu’au 30 avril 2014.

Il en ressort clairement que le Conseil de sécurité n’a pas cru devoir suivre les experts du comité des sanctions dans leurs allégations mensongères contre les proches du Président Laurent Gbagbo en exil au Ghana, presque tous accusés « d’entreprise de déstabilisation » du régime d’Alassane Ouattara.

Contre ce rapport qui ne diffère pas fondamentalement de la copie servie à mi-parcours (S/2012/766, 15 octobre 2012), au regard des intentions cachées, de la méthode de travail ou d’investigation partiale, des informations livrées à la légère, des allégations affirmées mais non démontrées, la Coordination du Front Populaire Ivoirien (FPI) en exil au Ghana, en collaboration avec les personnes citées se contentera d'abord de renvoyer à deux publications y relatives (I), de faire quelques observations (II), avant de  dénoncer (III) une fois de plus un tel rapport partisan.

I- RENVOI  A DES PUBLICATIONS UTILES

Deux documents qui détaillent nos positions peuvent être utilement consultés :

1- La déclaration de la Coordination, suite à la diffusion par RFI le 6 octobre 2012 du rapport de mi-mandat des experts indépendants.

2- L’ouvrage collectif qui a pour titre : « Laurent Gbagbo au centre d’un complot. Le rapport des experts de l’ONU mis à nu », paru en avril 2013, à Paris aux éditions l’Harmattan.

Dans ces textes produits pour dénoncer les mensonges et la manipulation de l’opinion entreprise par lesdits experts, le lecteur découvrira à travers les écrits et analyses, le nouveau mal auquel les démocrates africains souverainistes sont confrontés : la fabrication ex nihilo par de prétendus experts, de complots imaginaires en vue de les neutraliser, par des mandats d’arrêt internationaux, des sanctions décidées par des organes des Nations-Unies, ou de l’Union européenne, etc.

Pour appuyer les remarques générales ci-dessus, l’on fera quelques observations.

II- OBSERVATIONS

Souci d’équilibrisme ou volonté de diversion, les experts reviennent sur les trafics en tous genres et l’accaparement, par la rébellion, d’importantes ressources financières détournées des caisses de l’État, à titre personnel ou au travers de sa centrale financière, qui continue de sévir, malgré la fin de la coupure en deux du pays en avril 2011. Ils écrivent même que le pillage autrefois limité à la zone nord, s’est aujourd’hui impunément étendu à l’ensemble du territoire. Mais cela, tout le monde  le sait, et savait, y compris la communauté internationale, que c’est ainsi et pas autrement, que le pouvoir Ouattara gouvernerait pour permettre à la rébellion de se payer sur le dos de l’État et des citoyens.

De même, les révélations sur les différentes violations manifestes de l’embargo sur les armes, par le pouvoir Ouattara, le Burkina Faso, des entreprises françaises ou non, dûment identifiées, ne sont toujours pas assorties de demandes de sanctions ciblées alors même que c’est l’unique mission des experts : surveiller le respect de l’embargo sur les armes et l’application des sanctions.

En revanche, c’est contre les proches de Laurent Gbagbo exilés au Ghana, que ce rapport final est principalement dirigé. Visiblement, les réactions énergiques des mis en cause à l’occasion de la publication du rapport d’étape, ont quelque peu freiné les ardeurs des experts.  Agissant manifestement pour le compte du ministre de l’intérieur de Ouattara, Hamed Bakayoko, dont ils ont endossé, sans analyse, les arguments habituels, les experts ont continué d’agiter le péril sécuritaire qui serait lié aux velléités déstabilisatrices des exilés proches du Président Gbagbo, au prix de mensonges éhontés. Notamment, ces derniers dont ils disaient qu’ils étaient en rapport avec les djihadistes d’Ansar Dine au Mali, sont à présent en complicité avec Soro Guillaume, le Chef de la rébellion ivoirienne.  Que croire?

Pour le régime Ouattara, la manœuvre poursuit en fait plusieurs objectifs :

-   Continuer d’avoir à disposition des milliers de casques bleus et éviter ainsi de remettre sur pied l’armée nationale de Côte d’Ivoire, désarmée au profit de la rébellion, des mercenaires et des Dozos à sa solde ;

-  Obtenir la levée de l’embargo sur les armes pour réarmer officiellement toutes les factions précitées ;

-  Exhiber le rapport comme fondement « crédible » pour lancer des mandats d’arrêt contre tous les proches du Président Gbagbo (car tous sont cités à un titre ou à un autre) ou des mesures d’interdiction ;

-  Mettre une pression plus forte venant des « Nations Unies » sur le Ghana, pays d’accueil, afin que celui-ci livre sans procédure judiciaire les personnes citées à Alassane Ouattara ;

-  Accabler plus que jamais le Président Laurent Gbagbo, le « bénéficiaire de la prétendue déstabilisation », dont le verdict de l’audience de confirmation des charges est incessamment attendu.

Alors que l’on s’attendait à un rapport final étayé par des preuves et des documents irréfutables concernant les allégations de déstabilisation, qui soit redit en passant n’entrent pas dans le mandat des experts, l’achat, l’importation ou l’exportation d’armes en direction de la Côte d’Ivoire et de traces de décaissements ou de paiements financiers effectués par les financiers « supposés », ce sont les mêmes ragots qui sont servis en lieu et place.

Alors même qu’ils n’ont pas réussi à apporter la preuve d’un quelconque financement par les exilés, les experts, au lieu d’avouer que cette piste d’investigation était infructueuse, sans se soucier d’entretenir une position contradictoire, vont tenter l’argument de la peur : « si les groupes officiant au Ghana et au Libéria ont un soutien financier conséquent, ils peuvent affaiblir le régime… » (rapport paragr. 19). En quoi une telle mention concerne t-elle  la mission de surveillance de l'embargo sur les armes et du régime de sanctions ?

D’autres fois, ce sont des demi-informations qui sont exposées pour tenter d’établir l’existence de plan de déstabilisation contre Ouattara, impliquant la diaspora et des exilés proches de Laurent Gbagbo ; tel le cas d’un e-mail effectivement adressé à un proche du Président Laurent Gbagbo mais dont la réponse n’a cependant pas été divulguée dans le rapport à dessein ; pour ne pas ruiner la thèse du plan de déstabilisation.

Mieux, faute d’arguments et de preuves, justifiant leur incursion dans l’espionnage au profit de Ouattara, les experts estiment que des opérations militaires auraient été menées sur le territoire ivoirien à partir du Ghana sans preuve, et que ces opérations seraient des violations de l’embargo (rapport paragr. 25).

Les experts, écrivent qu’à la suite de différentes arrestations, les exilés, qu’ils considèrent on ne sait à partir de quoi, comme étant l’aile radicale du FPI, se sont réorganisés en cinq (5) factions politico-militaires, auxquelles ils affectent des personnes sans justifications, sans preuves de leur adhésion ou participation à des réunions ou activités desdits groupes dont, au demeurant, l’existence effective n’est pas démontrée. Ces groupes ou factions, fabriqués pour les besoins du rapport n’existent que dans l’imagination d’Hamed Bakayoko qui les  a servis gracieusement au groupe d'experts de l’ONU.

D’ailleurs, il est permis de douter de la crédibilité de la plupart des informations qui constituent la toile de fond de ce rapport. Fournies par les services d’Hamed Bakayoko, elles ont été obtenues sous la torture. Le groupe d’experts sait-il que le ministre Lida Kouassi, extradé du Togo en Côte d'Ivoire, a subi des tortures par décharges électriques afin d'obtenir de lui des aveux ? Le groupe d’experts sait-il dans quel état mental se trouve le commandant Séka Séka, après les sévices qui lui ont été imposés pour obtenir de lui des aveux contre des proches du Président Gbagbo ? Le groupe d’experts s’est-il inquiété des raisons pour lesquelles, en dépit de son insistance, il n’a pu s’entretenir avec le ministre Blé Goudé (rapport, paragr.  286) ? Le groupe d'experts sait-il dans quel état se trouvent le colonel Katé Gnatoa, le commandant Abehi et nombre de personnes  arrêtées  pour tentative de coup d'état?

Des aveux ou autres confessions obtenues sous la torture par les services de Ahmed Bakayoko, voilà le menu que nos experts servent comme preuves de l'implication des proches du Président Gbagbo dans la déstabilisation du régime Ouattara. Mais, c'est le lieu d'exiger du groupe d'experts de présenter le mandat de l'ONU qui lui confie la mission de surveiller la déstabilisation du régime Ouattara, surveillance devenue la partie principale de ses préoccupations et investigations.

Comment accepter des contrevérités évidentes donnant certains des proches du Président Gbagbo, comme ayant participé à des réunions en 2012 au Ghana alors qu'ils n'y ont que transité en Avril 2011 pour d'autres destinations. Ces contrevérités sont en réalité distillées par le groupe d'experts du comité de sanctions pour mieux masquer la couverture des rebelles et de leur mentor qui ont fait l'acquisition d'armes lourdes malgré l'embargo qu'ils sont censés surveiller.

Nos experts ne semblent certainement pas s’émouvoir des conséquences humanitaires  désastreuses de cet armement lourd, pourtant acquis en violation de l’embargo, grâce auquel un génocide à l’ouest ( Duekoué, Nahibly entre autres ) continue d’être perpétré par les troupes rebelles auxquelles Ouattara s’est officiellement rallié en mars 2011 en créant les FRCI.

Pourquoi ce rapport est-il muet sur l’occupation par la force, des forêts de l’ouest, par des hordes de Burkinabés armés de kalachnikovs et d’armes lourdes fournies par Alassane Ouattara et Blaise Compaoré ? Pourquoi les experts de l’ONU n’ont-ils pas jugé utile ou convenable « d’investiguer » sur la provenance de cet armement, en rapport avec la surveillance de l’embargo sur les armes ? Tout simplement parce que ces crimes ainsi que la dotation en armes des rebelles mettent  en cause personnellement M. Ouattara qui a créé les FRCI en Mars 2011 de son QG de l’Hôtel du Golf, leur intimant  l'ordre d'attaquer sur tous les fronts les forces loyalistes et de renverser le Président Gbagbo par les armes.

Nous avons trop bien compris depuis longtemps le jeu et l'objectif de ses experts. Que l'on ait à l'esprit cette question fondamentale : pourquoi lesdits experts n'ont jamais pris la précaution méthodologique élémentaire d'entendre la version de ces proches du Président Gbagbo, mis en cause ?

Le parti-pris de ces experts pour le régime Ouattara et ses alliés et leur harcèlement contre le Président Gbagbo et ses proches sont si choquants, révoltants qu'ils ne peuvent qu'être dénoncés avec force.

III- DENONCIATION DU RAPPORT

Pour les raisons ci-dessus développées, la coordination FPI en exil, tient à nouveau à dénoncer vigoureusement le rapport final des experts du comité des sanctions de l’ONU, en ce qu’il persiste dans un travail toujours méthodologiquement approximatif, partial dans le fond, délibérément orienté contre le Président Laurent Gbagbo et ses proches en exil, et faisant étalage de mensonges en lieu et place de preuves.

La coordination observe que le contenu de ce rapport n’est pas reflété dans la résolution 2101 du Conseil de sécurité et s’en félicite. La coordination du FPI en exil restera cependant vigilante, et se réserve le droit de dénoncer, toute utilisation malveillante de ce rapport dans le but de nuire à ses membres, au Président Laurent Gbagbo ou à ses proches. N'oublions pas que la CPI s'était servie malicieusement du rapport de mi-mandat, pourtant décrié, pour refuser la liberté provisoire au Président Gbagbo.

La coordination voudrait s’adresser aux experts de l’ONU mais également à tous ceux qui souhaitent aider le régime « tortionnaire » d’Alassane Ouattara à s’en sortir, pour leur dire que le salut n’est pas à rechercher dans la manipulation, le mensonge et dans la répression contre tous ceux qui n’épousent pas les vues de leur poulain, mais plutôt dans un État de droit, dans la vraie démocratie et dans une réconciliation sincère.


Fait à Accra le 9 mai 2013.


Pour la coordination FPI en exil

 

Dr. Assoa Adou

Coordonnateur et Porte parole