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lundi, 29 octobre 2012

ALASSANE OUATTARA UNE NOUVELLE FOIS EN FRANCE SANS JUSTIFICATIONS OFFICIELLES

 

ALASSANE OUATTARA - FETE DE LA TABASKY.JPG

Alassane Ouattara "Magellan" en France pour un séjour privé de plus d'une semaine.

 

KOACI.COM apprend d'un communiqué de la Présidence de la république ivoirienne qu'Alassane Ouattara a subitement quitté Abidjan, ce samedi 27 octobre 2012, pour un séjour privé de plus d'une semaine en France. 

Vacance, voyage privé, problèmes de santé, rencontres politiques, une fois de plus aucune précision sur la raison de ce nouveau séjour français du président ivoirien, black out total dans son entourage, laissant une nouvelle fois place à toutes sortes de commentaires et d'inquiétudes, ce dimanche matin.

Par ailleurs, nous apprenons que le numéro un ivoirien se rendra ensuite à Dakar pour assister, neuf jours après, les 5 et 6 novembre prochains, à la commémoration du 50ème anniversaire de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), puis à Banjul (Gambie), pour une visite d’amitié et de travail, à l’invitation de son homologue, son Excellence Monsieur Yahya Jammeh.

Bref, malgré le climat d'insécurité qui pèse sur le pays, on ne reverra pas l'également ministre de la défense, Alassane Ouattara, en Côte d'Ivoire avant le 6 ou le 7 novembre prochain.

Notons pour finir, que tout indique à cette heure, que ce nouveau voyage en France n'était pas "prévu" au programme.

En attendant de connaitre la véritable raison de ce nouveau séjour, reste désormais à savoir si nous recevrons des nouvelles du président Ouattara en France, président d'une République trop souvent inquiète pour des raisons de manque d'informations notamment sur les voyages "privés" de ce dernier, président de tous les ivoiriens.


Amy

Source: KOACI.COM

mardi, 13 juillet 2010

LE QUAI D'ORSAY EST UN MINISTERE SINISTRÉ

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Jean-Christophe RUFIN au journal "Le Monde"

"Le Quai d'Orsay est un ministère sinistré"


L'écrivain Jean-Christophe RUFIN, que Nicolas SARKOZY avait nommé ambassadeur de France à Dakar (Sénégal) en août 2007, a quitté ses fonctions le 30 juin 2010 après que le président Abdoulaye WADE a demandé à la France son départ, et l'a obtenu. Quittant la diplomatie, il a retrouvé sa liberté de parole et s'exprime sur la politique africaine de la France.

Jean Christophe RUFIN : "Le Quai d'Orsay ne pèse plus rien dans les affaires"

Qui dirige aujourd'hui la politique africaine de la France ?

Ces dernières années, un mode de gouvernance particulier s'est construit : les affaires africaines les plus sensibles sont tranchées par Claude GUÉANT, qui est un préfet et n'a pas une connaissance particulière de l'Afrique. Dans ce domaine qu'il s'est réservé, le secrétaire général de la présidence agit d'autant plus librement qu'il n'en répond ni devant l'Assemblée ni devant le gouvernement. Il dépend du seul président de la République, dont j'ignore s'il est complètement informé des initiatives de son collaborateur.

Que s'est-il passé depuis trois ans ?

Il s'est passé que Bernard KOUCHNER n'a pas souhaité ou pas pu s'imposer dans ce domaine et, plus généralement, en politique étrangère. Etant donné son parcours que nous admirons tous, il est difficile de comprendre comment il peut avaliser des décisions prises par d'autres sur des bases qui ne sont pas les siennes.

D'un côté, il y a un Quai d'Orsay qui sert de vitrine à la fois "people" et morale, et, de l'autre, une realpolitik faite par-derrière et par d'autres. Bernard KOUCHNER a réorganisé le ministère des affaires étrangères à la manière d'une organisation non gouvernementale (ONG). Le Quai d'Orsay est aujourd'hui un ministère sinistré, les diplomates sont dans le désarroi le plus total, car ils ne se sentent pas défendus.

Vous mettez en cause l'influence auprès de l'Elysée de "réseaux occultes" sur la politique de la France en direction de l'Afrique. De quoi s'agit-il ?

Ces réseaux sont construits à l'inverse des réseaux Foccart qui existaient du temps du général DE GAULLE et étaient censés servir les intérêts de la France. Aujourd'hui, il s'agit de réseaux de lobbying qui cherchent à faire valoir les intérêts de tel ou tel régime africain auprès des autorités françaises.

Le pire est qu'ils parviennent à faire croire en haut lieu que leurs analyses sont plus désintéressées que celles fournies par les ambassadeurs, alors qu'ils sont stipendiés et ne font qu'exprimer l'opinion de leurs clients.

On les disait amis, ils semblent désormais sérieusement brouillés. L'écrivain Jean Christophe RUFIN, ex-ambassadeur de la France au Sénégal, se livre à une charge sévère contre Bernard KOUCHNER, ministre des Affaires étrangères.

Décrivant dans un entretien au "Monde" un Quai d'Orsay "complètement marginalisé et sinistré", des diplomates dans le "désarroi le plus total", RUFIN regrette que le co-fondateur de Médecins sans frontières se laisse dicter sa politique africaine par Claude GUÉANT, secrétaire général de l'Elysée, et des "réseaux de lobbying".

Le fond de l'affaire n'est pas nouveau. L'impuissance de l'ancien french doctor aux Affaires étrangères a déjà été décrite, notamment par le journal Libération. Bernard KOUCHNER lui-même a reconnu qu'il devait s'accommoder d'influences parfois contraires....

Bernard KOUCHNER devrait "savoir partir" : "On n'est jamais trahi que par les siens"

Le ministre a d'abord répondu par l'ironie aux critiques de l'ancien ambassadeur, jugeant que ce dernier "boudait" et qu'il avait su "s'alimenter à la bonne source" pour écrire son dernier livre. Puis, interrogé à l'Assemblée nationale, il s'est fait plus offensif: "J'espère- on n'est jamais trahi que par les siens - que cet homme ne s'étouffera pas de haine"

"Nous sommes fiers de la politique qui a été menée, aussi bien pour la Guinée qui vient de voter pour la première fois depuis 59 ans, pour le Rwanda (avec lequel la France a repris depuis six mois des relations diplomatiques)", a rétorqué le ministre.

"Nous sommes fiers de ce que nous avons fait après les coups d'Etat en Mauritanie, au Niger, ou à Madagascar", a-t-il ajouté.

Mais les temps sont décidément compliqués pour Bernard KOUCHNER, puisque deux de ses prédécesseurs, Hubert VÉDRINE et Alain JUPPÉ, viennent de publier dans "Le Monde" une tribune dénonçant "l'affaiblissement sans précédent (des) réseaux diplomatiques et culturels de la France".

 

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FRANÇAFRIQUE : TANGO A DAKAR

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Par Marc Schindler

Photo: Jean-Christophe RUFIN

Voilà ce qui arrive quand on nomme ambassadeur un écrivain célèbre au lieu d'un diplomate. Son Excellence Jean-Christophe RUFIN, ambassadeur de France au Sénégal, a été remplacé, après trois ans à Dakar. Bien sûr, au Quai d'Orsay, on affirme qu'il ne s'agit que d'un mouvement diplomatique normal.

En fait, l'éviction de Jean Christophe RUFIN a été décidée après une féroce bataille d'influence à Paris, qui s'inquiète de la lutte pour la succession du vieux président WADE, qui risque de provoquer une explosion sociale à Dakar. Le Quai d'Orsay n'a proposé aucun autre poste à son ambassadeur. Choqué par les pressions auxquelles il a été soumis depuis trois ans, RUFIN a décidé de quitter son poste à la fin du mois de juin

Jean Christophe RUFIN n'est pas diplomate de métier, même s'il a occupé des postes d'attaché culturel. Il est surtout médecin, l'un des pionniers de Médecins sans frontières, il a consacré vingt ans à travailler dans des ONG. C'est aussi un écrivain célèbre pour ses essais (La dictature libérale, Un léopard sur le garrot) et surtout ses romans (Sauver Ispahan, Rouge Brésil, Le parfum d'Adam), qui lui ont valu plusieurs prix dont le Goncourt. Un écrivain bardé de titres et France et à l'étranger, élu à l'Académie française, il y a deux ans.

Evidemment, pour Bernard KOUCHNER, l'ancien French Doctor, devenu ministre des Affaires étrangères, avoir un bijou aussi brillant au Quai d'Orsay, c'était une aubaine. En août 2007, RUFIN est nommé ambassadeur de France au Sénégal et en Gambie. Et c'est là que les choses se gâtent.

Dans toutes ses carrières, RUFIN n'a jamais pratiqué la langue de bois. En décembre 2008, à Dakar, il déclare lors d'une conférence de presse : "Au Sénégal, il est très difficile de garder des secrets. Tout le monde sait tout, ou tout le monde croit tout savoir, donc dit n'importe quoi, et donc nous préférions dire les choses comme elles sont, le dire de façon transparente"

Aïe, aïe, aïe ! Incident diplomatique. On lui demande des excuses publiques. L'ambassadeur Rufin, avec ce sens bien à lui de l'humour, affirme "le caractère ironique et affectueux" de ces paroles "tenues sur le ton de la plaisanterie". Broutilles.

Mais le président du Sénégal Abdoulaye WADE, un grand ami de la France, explose quand il apprend que l'ambassadeur RUFIN déconseille à Paris d'accorder une aide financière au Sénégal sans une réforme profonde de son système politique. Et les télégrammes de RUFIN sont bien peu diplomatiques. Il écrit qu'une aide sans condition reviendrait à "fournir à un toxicomane la dose qu'il demande, mais qui le conduit un peu plus sûrement vers sa fin". A Paris, KOUCHNER a dû en avaler son chapeau. Et à Dakar, WADE demande la tête de Rufin.

Au Sénégal, la corruption publique au plus haut niveau est institutionnelle. Le président WADE, élu il y a dix ans à la tête du Sénégal, joue au sage africain, à 84 ans. Il jongle allègrement avec ses premiers ministres, il modifie la Constitution quand ça lui chante, il décapite l'opposition et emprisonne les journalistes.

En comparaison internationale, en 2007, le Sénégal était classé 166e sur 182 pays pour les indicateurs du développement humain. Le président WADE a fait ériger une gigantesque statue "La Renaissance africaine" bâtie par la Corée du Nord, qui a coûté 15 millions d'euros. Wade a annoncé, selon l'opposition, que 35% des retombées financières de l'opération lui reviendraient, puisqu'il était l'auteur du monument. Bref, encore un intellectuel africain formé par l'Université française, auquel le pouvoir a fait perdre la tête !

Le président du Sénégal pratique aussi la corruption à la mode de la Francafrique, du genre BOKASSA. En septembre 2009, il a fait remettre un "cadeau d'adieu" au représentant du FMI à Dakar, une valise contenant 100 000 euros et 50 000 dollars. Pas pour l'influencer ni pour remercier le FMI pour son aide. Juste un simple cadeau ! Ca ne vous rappelle pas les diamants de Giscard ?

Autre affaire de corruption : WADE vient de limoger son ministre de la Justice, remplacé par un proche du président. Cet ami serait impliqué, selon la presse sénégalaise, dans une affaire de dessous-de-table de 40 millions de dollars pour l'attribution d'une licence de téléphonie mobile à un groupe soudanais. On ne change pas une équipe qui gagne !

Il n'y a pas que l'ambassadeur de France qui subit les foudres de WADE. L'ambassadrice des Etats-Unis a, elle aussi, eu droit à une violente diatribe présidentielle. Elle avait osé affirmer que "La corruption, voire même la perception de la corruption, ainsi que les politiques exécutées de façon inefficace, peuvent facilement ruiner les efforts de développement, détourner les fonds des services de santé, d'éducation et d'autres services vitaux de la communauté, portant préjudice à ceux qui en ont le plus besoin".

Le vieux président, que son opposition appelle méchamment "le sénégâteux", s'est emporté : il n'y a que les Etats-Unis pour ternir l'image du Sénégal. L'Europe, la Chine, l'Arabie saoudite aident le pays sans jamais parler de corruption.

Pourtant, SARKOZY a pris ses distances avec ce personnage encombrant : au sommet France-Afrique de Nice, WADE a été isolé par les autres chefs d'Etat africains, lui qui se vante d'avoir contribué à la libération de la Française Clotilde REISS, détenue en Iran.

Pour la France, le Sénégal n'est pas seulement l'un des principaux bénéficiaires de l'aide au développement pour quelques dizaines de milliards. Dakar est aussi un enjeu stratégique en Afrique. Paris a accepté symboliquement de restituer au Sénégal les bases militaires françaises. Mais la France veut garder 300 hommes et obtenir des facilités logistiques.

On souhaite bien du plaisir au nouvel ambassadeur de France, Nicolas NORMAND qui devra apprendre à danser le tango à Dakar sans marcher sur les pieds du président WADE.

Ancien ambassadeur de France au Congo Brazzaville, Nicolas NORMAND est rompu à toutes les combines de la Francafrique

A Brazzaville, Nicolas NORMAND a appris à avaler des couleuvres sans jamais broncher. La plus grosse étant l'assassinat devant ses yeux le 21 janvier 2009 du franco-congolais Bruno OSSEBI alors qu'il s'apprêtait à le faire évacué en France suite à l'incendie criminel de sa maison ; incendie dans lequel avait périt madame OSSEBI et ses deux filles.


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15:31 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, France, Sénégal | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique, france, françafrique, marc schindler, dakar, sénégal, jean-christophe rufin | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 20 mai 2009

SEGOLENE ROYAL A L'AFRIQUE : « PARDON, MERCI, S'IL VOUS PLAIT »

Ségolène Royal a réitéré, lundi, ses propos controversés tenus à Dakar (Sénégal) début avril, lançant « pardon, merci, s'il vous plaît » à l'Afrique qui est « notre avenir », tout en refusant la repentance. (Note personnelle: Et pourtant, il faut bien que quelqu'un se repente pour tous les crimes de la France. Quand on ne reconnait pas et n'assume pas le passé, peut-on bâtir l'avenir, un avenir constructif et satisfaisant pour tous?)

Photographe : Stéphane de Sakutin AFP :: Ségolène Royal lors d'une rencontre sur l'"avenir commun pour l'Afrique et l'Europe au XXIe siècle", le 18 mai 2009 à Paris

Ségolène Royal, lors d'une rencontre sur l'«avenir commun pour l'Afrique et l'Europe au XXIe siècle», le 18 mai 2009 à Paris.

 « Je ne m'attarderai pas longtemps sur les mots que j'ai prononcés à Dakar », a-t-elle déclaré en ouverture d'une « soirée de réflexion » sur l' « avenir commun pour l'Afrique et l'Europe au XXIe siècle ». Parlant de mots « simples », « évidents », elle a lancé : « pardon, merci, s'il vous plaît »

« Pardon pour l'esclavage et la colonisation, merci pour tout ce que l'Afrique a apporté à l'Histoire et pour sa participation à la Libération de la France et s'il vous plaît, construisons ensemble notre avenir commun », a demandé l'ex-candidate à la présidentielle.

« Dans un monde menacé par les conflits et déchiré par la crise, nous savons bien que nous aurons besoin de tous, et notamment de ce continent qui est si proche de nous : l'Afrique », a-t-elle poursuivi.

Selon Mme Royal, « il ne fut pas question de repentance dans ce discours de Dakar car la repentance se replie sur elle-même, la repentance est dépressive ». « Il ne fut question que d'une chose : nous ouvrir à nouveau à l'universel" qui "est au coeur de notre identité », a-t-elle encore dit.

« Oui, l'Afrique est notre avenir », a-t-elle lancé.

« Soit l'Europe reste ce qu'elle est, atteinte par une crise de confiance, tentée par le repli sur soi, dépassée par les nations émergentes plus dynamiques, et alors elle se met sur la voie du déclin. Soit l'Europe transforme les ébranlements, les basculements de notre époque pour construire, grâce à un désir d'avenir, une nouvelle harmonie humaine ».

Cette nouvelle harmonie, « il nous faut l'imaginer dans un monde dans lequel l'hégémonie occidentale n'est plus ». Le partenariat entre l'Europe et l'Afrique constitue un « choix stratégique majeur », pour Mme Royal.

Invité par Mme Royal, José Bové, tête de liste Europe-Ecologie dans le Sud-Ouest pour les européennes du 7 juin, a estimé que « toutes les initiatives qui ont lieu et qui permettent de remettre la relation de l'Europe à l'Afrique au centre et bien montrer qu'il faut sortir de cette ère du néocolonialisme, sont à saluer ».

Il faut « être capables d'unir tous les gens qui vont dans ce sens-là ». L'Europe doit être « capable de couper les liens avec cette logique coloniale », a lancé l'altermondialiste à des journalistes.

Mme Royal avait déclenché une vive polémique début avril lors d'un voyage à Dakar en demandant « pardon » pour un discours de Nicolas Sarkozy sur l'Afrique prononcé au même endroit en 2007 et très controversé sur le continent.

Publié   le :   19  mai  2009

Source : AFP

21:22 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, France | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ségolène royal, pardon, merci, s'il vous plaît, france, dakar, nicolas sarkozy, colonialisme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |