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samedi, 28 septembre 2013

ARRETONS DE «TIRER» SUR TOUT CE QUI BOUGE

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Il y a deux ans environ, lors de la première apparition de Laurent Gbagbo à La Haye, je suis littéralement tombée des nues.

En effet, après avoir lu toutes sortes d’articles sur certains blogs que nous appelons couramment «de la résistance patriotique» qui «crucifiaient» purement et simplement maître Emmanuel Altit, je m’attendais à tout sauf à le voir faire partie de la défense de Laurent Gbagbo, voir même à diriger le pool d’avocat. Durant plusieurs semaines nous avions étés abreuvés d’articles incendiaires à son sujet. Ils donnaient l’impression à ceux d’entre nous qui n’avaient jamais entendu parler de lui auparavant, qu’il s’agissait d’un opportuniste  voulant profiter de la popularité de Laurent Gbagbo pour se faire connaître ou encore se remplir les poches; surtout après l’appel lancé par lui pour soutenir financièrement la défense!

Ceux qui comme moi n’ont pas accès au «secret des dieux» et se contentent de glaner leurs informations sur le net ou auprès d’amis et de parents sont parfois sujets à la désinformation. Même si l’on prend chaque article que l’on lit avec des pincettes et cherche à vérifier tout ce que l’on lit, on tombe tout de même parfois dans le panneau.

Ce que je me demande, c’est le but et la provenance de tels articles: sont-ils planifiés pour semer la zizanie parmi nous? Sont-ils le fait de personnes écrivant de bonne foi mais n’ayant pas toutes les informations? Ou encore sont-ils le fait de personnes qui veulent se rendre intéressantes ou importantes? Ce qui est sûr le résultat est le même: doutes et incertitude s’installent parmi nous. De faux débats sont lancés par ces fausses informations comme pour nous détourner du but véritable.

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Je lisais aujourd'hui une critique à propos d’Affi N’Guessan qui n’aurait pas dû se faire recevoir par Kablan Duncan - selon cet article - au risque de faire de la pub au gouvernement Ouattara. C’est sans doute vrai qu’il leur a fait de la pub - et Dieu sait combien ils en ont besoin! -, mais si l’on suit ce raisonnement, il n’aurait pas non plus dû rencontrer les ambassadeurs de France et des Etats-Unis qui ont pris une part très active à l’installation d’Alassane Ouattara par les armes au pouvoir. Il devrait les éviter car ils ne lui veulent sans doute aucun bien. Mais comme je l’ai dit plus haut, nous ne sommes pas dans le secret des dieux et je ne m’y connait pas plus que lui. Je me contente donc d’observer les actes qu’il pose en me servant de mon bon sens. N’est-ce pas ce que nous devrions tous faire?

Pour en revenir à l’article, ce qui me dérange le plus ce sont ces quelques similitudes qu’il a avec les articles passés sur maître Altit il y a quelque mois, à savoir les insinuations. Je ne connais pas Affi N’Guessan ni les moyens financiers dont il dispose mais pourquoi est-ce à lui que l’on s’en prend? Miaka Oureto s’est bien déplacé plusieurs fois et pas seulement en Côte d'Ivoire. Pourquoi l’auteur ne se demande pas qui a lui a payé les différents billets d’avion pour la Hollande, la France etc... N’est-ce pas là un faux débat?

Pourquoi est-ce à Affi que l’on s’attaque comme c’était le cas pour maître Altit? Le but est-il de nous décourager et nous pousser par déception à abandonner la lutte? Ce serait bien possible.

Un ballon d’essai avait déjà été lancé - c’est mon avis - après la formation du bureau du FPI où un article se plaignait de la mise à l’écart des «cadres du FPI en exil». J’avais alors beaucoup aimé le commentaire d’un lecteur qui demandait que l’on se concentre sur la lutte et non sur une bataille pour les postes. C’était aussi mon avis d’autant plus que les-dits «cadres» ne s’étaient même pas plaints. Doit-on être plus royaliste que le roi?

N’avons-nous pas mieux à faire? Pourquoi ne pas nous concentrer sur cet adversaire commun qu’est le RDR qui ne lâchera pas le pouvoir de lui-même si nous le poussons par notre résistance vers la porte? Quel est le but que cache ces fausses querelles? Leur but est-il de nous détourner du véritable combat? Si ce sont des  membres de la «résistance patriotique» qui lancent de telles discussions, il  est temps der revenir à  l’essentiel et ne pas faire le jeu de l’adversaire. Mais là se trouve toute la question, ces informations viennent-elles véritablement de l’un de nous?

Dans tous les cas il serait bien de regarder devant nous et laisser derrière nous ces querelles de clocher qui ne font que le jeu de l’adversaire et qui peut-être même sont causées par lui, ce qui naturellement serait de bonne guerre

A bon entendeur salut!

 

Votre soeur, N. Coulibaly

vendredi, 07 décembre 2012

LES DINDES DE NOEL DU PDCI ET DE L'UDPCI

 ALASSANE OUATTARA 15.jpg


Après une crise stratégico-artificielle en vue de procéder au nettoyage de son gouvernement, Alassane Ouattara a nommé en la personne de son vieil et fidèle ami Daniel Kablan Duncan, un nouveau Premier Ministre. En remplacement de Jeannot Ahoussou-Kouadio, appelé à aucune nouvelle fonction.

Jeannot Ahoussou-Kouadio rattrapé par l'opportunisme

Les choix d'Alassane Ouattara, ces deux dernières semaines, sont riches en enseignements car pleins de renseignements sur le cap de ses prochaines relations avec l'Opposition qu'il n'a toujours pas réussi à dompter. (Mal)Heureusement…

Nommé le 13 mars 2012, Jeannot Ahoussou-Kouadio aura passé 8 mois à la Primature sans que l'on puisse dire s'il était à la tête de la Primature, encore moins chef du Gouvernement. Dans son cas, nul n'est même en mesure de certifier qu'il était le premier des ministres (comme les Ivoiriens aiment à railler tout premier ministre sans grand pouvoir), tant les conseillers et d'autres centres de décision avaient plus d'influence sur le fonctionnement de l'état.

On retiendra de l'ex-Premier Ministre qu'il a joué très à fond la carte Alassane Ouattara, préférant l'accompagner à Dakar, solliciter et officialiser le soutien de Wade, alors qu'il lui incombait, entre les deux tours, d'acheminer les réclamations de Bédié, au Conseil Constitutionnel. Nul doute que l'issue de ces réclamations, si elles avaient été transmises au Conseil Constitutionnel comme le prévoit le code électoral ivoirien, aurait donné le cours de l'histoire du pays.

Ministre de la Justice dès la formation du premier gouvernement, puis Premier Ministre cumulant le portefeuille de la Justice après avoir rongé ses freins dans l'attente d'un point de chute à Guillaume Soro, Jeannot Ahoussou-Kouadio a aussi appuyé à fond sur l'accélérateur de la justice des vainqueurs. Cet avocat pour lequel "le premier des droits est le droit de la force" n'a pas fait dans la dentelle dans l'instrumentalisation de la justice contre tout ce qui pouvait rappeler Laurent Gbagbo.

La mise en congé du Gouvernement de Loma Cissé, sa ministre déléguée à la Justice, en même temps que lui, situe sur le niveau des dégâts de la justice des vainqueurs sur l'image d'Alassane Ouattara dans l'opinion occidentale. Toutefois, fidèle à sa politique ségrégationniste appelée de son propre terme "rattrapage", Ouattara a quand même vite fait de nommer Loma Cissé au poste de Conseillère Spéciale aux Affaires Judiciaires.

Mis en mission par Alassane Ouattara, celui qui a justifié l'emprisonnement de Michel Gbagbo par sa seule filiation, n'a pas su s'envoyer. Cela se paie cash dans un régime qui prend de l'eau de toutes parts au point de nommer Coulibaly Gnenema, ex-chargé des droits de l'homme de l'ex-rébellion des Forces Nouvelles au Ministère de la Justice en signe de gages à Soro Guillaume, qui pourrait difficilement échapper à la CPI, son cauchemar du moment.

Enfin de la flexibilité politique…

De 38, le nombre des membres du Gouvernement passe à 30. Alassane Ouattara se sent plus à l'aise avec des équipes restreintes. Ce Gouvernement porte donc enfin sa marque mais en même temps il lui laisse de la flexibilité. Notamment de la flexibilité politique avec la possibilité d'y faire entrer 3 à 5 ministres supplémentaires, surtout que des personnalités maintenues dans le dernier Gouvernement sont assises dans des fauteuils rendus éjectables par leur corruption. En sortir 2 ou 3 pour une nouvelle équipe de 32 membres, en scindant de gros ministères lui laisse donc une marge de 5 à 6 portefeuilles, au cas où il convaincrait l'opposition à participer à une "aventure ambigüe". Les "Patriotes" l'auraient-ils compris ainsi, eux qui mènent déjà la vie dure à Sylvain Miaka Ouretto, président intérimaire du FPI en «mission de repositionnement du FPI» en Europe?

Le prix du zèle

Le Gouvernement enregistre 4 entrants et 11 partants. Au nombre des partants, l'Ouest perd 3 ministres dont Banzio, Albert Flindé et Konaté Sidiki auxquels on pourrait ajouter Charles Legré (l'homme à la révérence renversante lors de la dernière CAN) et Clément Nabo.

Les 5 personnalités ont en commun d'avoir renié les leurs.

Ainsi, pressenti pour représenter le MFA au Gouvernement dans les premières heures de l'ère Ouattara, Philippe Legré s'est vite débarrassé de son téléphone portable, confié à un assistant, avec pour consigne de ne lui passer aucune communication de tout pro-Gbagbo, de loin ou de près. La mystification du chef et le reniement ne lui ont pas suffi pour rester au Gouvernement.

Quant à Banzio, approché en mai 2011, par les doyens des cadres du Cavally en vue de discuter des souffrances des populations et des exilés de cette région, il aurait opposé une arrogance stupéfiante, avant de "livrer" ensuite, Mao Glofiehi, pieds et mains joints aux FRCI. Il s'agissait pourtant d'un projet de simples échanges avec un collectif informel de ministres de l'ancienne région du Moyen-Cavally, à savoir Adama Toungara (Duékoué!), Anne Ouloto (Toulepleu), Mamadou Sanogo (Guiglo), Banzio (Bloléquin). La suite, on la connaît… On pourrait multiplier les exemples sur chacun de ces partants, histoire de rappeler qu'une fonction politique appelle d'abord le soutien des siens.

Le PDCI et l'UDPCI, les dindons de la farce?

Au 1er tour de l'élection présidentielle, l'UDPCI est arrivée en 4ème position, derrière la LMP, le RDR et le PDCI avec environ 3% des suffrages. 3ème force politique du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix, l'UDPCI passe de deux à un seul portefeuille ministériel. Mais à l'UDPCI, tant que le seigneur Albert Mabri Toakeusse est servi, l'essentiel est sauf.

Quant au MFA, il n'en fait plus partie et c'est sans doute tant mieux pour son président Anaky dont chaque représentant au Gouvernement finit toujours par se retourner contre lui, depuis que lui-même a été éjecté des Gouvernements "Marcoussistes" par Banny en 2006, à la suite de la crise des déchets toxiques. Alassane Ouattara ayant confié, lors de sa visite dans le ZANZAN s'être réconcilié avec Anaky, attendons les retombées pour le dernier nommé, car au RHDP seul compte le partage du gâteau, fut-il de plus en plus cramé au four de la haine.

Daniel Kablan Duncan, ami de longue date de Ouattara depuis la BCEAO et dont il fut le ministre de l'Economie et des Finances à l'époque d'un Félix Houphouët-Boigny (FHB) au soir de sa vie et diminué par la maladie, aura une grande marge de manœuvre. Au contraire de Jeannot Ahoussou-Kouadio.

Seulement vêtu du maillot PDCI sans obligation de dépendance, Daniel Kablan Duncan qui doit tout à Alassane Ouattara et presque rien au PDCI de Bédié, inspire confiance pour n'avoir pas été de la galerie des faucons tout au long de la honteuse période que nous vivons depuis avril 2011. Ni pendant celle de la conquête du pouvoir depuis le Golf. Duncan est donc pour Ouattara un espoir. Encore que (…)

Même registre politique pour Jean-Claude Brou, proche parmi les proches d'Alassane Ouattara dont il était membre du cabinet à la Primature. Actuel Ministre de l'Industrie, Jean-Claude Brou qui a été, comme Alassane Ouattara, fonctionnaire du FMI a raté de justesse la primature. Ce cadre d'Aboisso, de la même région que l'épouse du président du PDCI, sera moins société civile que compté sur le quota du PDCI sans devoir vraiment lui rendre des comptes.

Le richissime Charles Koffi Diby transféré des Finances aux Affaires Etrangères, le PDCI perd la "Caisse du Gouvernement". La Primature qui lui revient par alliance électorale et cette caisse, sont désormais dans l'escarcelle directe d'Alassane Ouattara à travers son ami de longue date, Daniel Kablan Duncan qui cumule à la fois la Primature et le Ministère de l'Economie et des Finances.

Aux Infrastructures économiques, Achi Patrick s'est vu retirer les juteuses tutelles. Accrédité d'une longue participation au Gouvernement qui dure depuis octobre 2000, Achi Patrick semble pourtant affaibli, suspecté de peu de fidélité quand ses intérêts sont en jeu. Intelligent, technocrate doté d'une capacité d'argumentation, il traîne hélas l'image d'un homme calculateur. Ce qui le fragilise vis-à-vis du RDR qui n'oublie pas qu'il faisait valider ses décrets dans la chambre de Laurent Gbagbo, avant de se retourner contre lui dès après septembre 2002.

En plus des analyses sur les fourberies du PDCI qui s'est déculotté à l'Assemblée Nationale dès la petite "lame de Ouattara" sous la forme de la menace de la dissolution du Gouvernement, ce parti demeure le grand perdant de ce remaniement. Le PDCI qui a cogéré à la fois avec le président Laurent Gbagbo et maintenant avec le RDR a désormais sur la tête plus qu'une lame, mais une véritable épée de Damoclès avec toutes les casseroles de ses cadres. Avec en prime un Bédié humilié! A défaut d'être les dindons de la farce, le PDCI et l'UDPCI seraient-ils les dindes de Noël du RDR?

Face à un RHDP divisé et un RDR sonné par les tortures, les exécutions sommaires et le boulet nauséabond du génocide WE, les démocrates ivoiriens ont de la marge pour garder le cap de la dignité.


Nelson Degol, le 3 Décembre 2012.

samedi, 24 novembre 2012

COTE D'IVOIRE: VOICI LE NOUVEAU GOUVERNEMENT


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La liste des membres du gouvernement Duncan a été rendue publique, ce jeudi midi, par le Secrétaire général de la présidence de la République, M. Amadou Gon Coulibaly. Voici la composition du nouveau gouvernement:

Président de la République, Ministre de la défense: Alassane Ouattara 

Premier ministre, ministre de l’Economie et des finances: Daniel Kablan Duncan 

Ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité: Hamed Bakayoko 

Ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères: Charles Koffi Diby 

Ministre d’Etat, ministre du Plan et du développement: Albert Mabri Toikeusse 

Ministre d’Etat, ministre de l'Emploi, des Affaires sociales et de la formation professionnelle: Moussa Dosso 

Garde des Sceaux, ministre de la Justice, des droits de l'Homme et des libertés publiques: Gnénéma Mamadou Coulibaly 

Ministre auprès du Premier ministre, chargé de l'Economie et des finances: Mme Nialé Kaba 

Ministre de l'Intégration africaine et des Ivoiriens de l'extérieur: Ally Coulibaly 

Ministre du Pétrole, des mines et de l'énergie: Adama Toungara 

Ministre de l'environnement, de la salubrité urbaine et du développement durable: Rémy Allah Kouadio 

Ministre des infrastructures économiques: Patrick Achi 

Ministre de la Fonction publique et de la réforme administrative: Konan Gnamien 

Ministre de l'Education nationale et enseignement technique: Mme Kandia Kamissoko Camara 

Ministre du Commerce, de l'artisanat et de la promotion des PME: Jean-Louis Billon 

Ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique: Ibrahima Cissé Bacongo 

Ministre des Transports: Gaoussou Touré 

Ministre des ressources animales et halieutiques: Kobenan Kouassi Adjoumani 

Ministre de la Santé et de la lutte contre le SIDA: Mme Raymonde Goudou Coffie 

Ministre de l'Agriculture: Mamadou Sangafowa Coulibaly 

Ministre de la Construction, du logement, de l'assainissement et de l'urbanisme: Mamadou Sanogo 

Ministre de l'Industrie: Jean-Claude Brou 

Ministre de la Solidarité, de la famille, de la femme et de l'enfant: Anne Désirée Ouloto 

Ministre de culture et de la francophponie: Maurice Kouakou Bandama

Ministre de la Poste, des technologies de l'information et de la communication, porte-parole du gouvernement: Bruno Nabagné Koné 

Ministre des Eaux et forêts: Mathieu Babaud Darret 

Ministre de la Communicaton, porte-parole adjoint: Mme Affoussiata Bamba Lamine 

Ministre du tourisme: Roger Kakou 

Ministre de la promotion de la jeunesse, des sports et loisirs: Alain Michel Lobognon 

Ministre délégué auprès du Président de la République, chargé de la Défense: Paul Koffi Koffi 


Source: TELEDIASPORA.NET

vendredi, 24 août 2012

LES VOYAGES DU PRESIDENT OUATTARA NE RAPPORTENT PAS DES MILLIARDS MAIS ENDETTENT LA COTE D'IVOIRE

 

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Le Docteur Prao Yao Séraphin, Délégué national au Système Monétaire et Financier de LIDER, répond à M. Kablan Duncan, ministre des affaires étrangères.

 

La Côte d’Ivoire va mal, les Ivoiriens le savent. Le pays présente un visage tuméfié et un avenir sombre.  La cause est connue : la mauvaise gestion des affaires politiques.  Les souffrances des Ivoiriens ne s’arrêteront  pas de si tôt, car le président Alassane Ouattara accorde peu de temps à la résolution des problèmes des Ivoiriens. Il préfère passer le plus clair de son temps dans son avion. C’est en substance ce que lui reprochait l’ancien président de l’Assemblée Nationale et aujourd’hui président de LIDER, sur les antennes de RFI :  «Si l’Etat réduit son niveau de vie, on a déjà quarante ministres. Il y en a trop. Il y a trop de voyages officiels à l’étranger. Le président de la République est à son 42ème voyage maintenant, à l’étranger. Il y en a trop. Il faut réduire ce niveau de vie, et puis serrer un peu la ceinture d’un certain nombre de dépenses de l’Etat,  financer la sécurité, qui est à la base de tout. Si on ne fait pas de sacrifices ailleurs pour financer cette question sécuritaire, nous allons aller d’attaque en attaque, de déstabilisation en déstabilisation, et puis installer la chienlit permanente. Ça commence à être trop long maintenant, pour les populations…».   

Pour répondre au président de LIDER, M. Alassane Ouattara a laissé la tâche à son ministre des affaires étrangères, Daniel Kablan Duncan. Ce dernier affirme dans les colonnes du quotidien L’Expression du 22 août 2012: «Les voyages de Ouattara rapportent des milliards».

Cette mise au point du ministre appelle un commentaire. Les voyages du président de la République  sont peut-être destinés à chercher des investisseurs ou des prêts.

Examinons le premier cas. Comme le dit le ministre, si les voyages rapportaient des milliards, alors les Ivoiriens devraient constater l’arrivée massive des investisseurs dont  un des indicateurs est la création d’emplois. Point n’est besoin de travailler à l’AGEPE pour constater le chômage galopant en Côte d’Ivoire. Il est donc impossible de retenir cette hypothèse.

Examinons le deuxième s. Et cela pose problème. Depuis sa prise de pouvoir, la dette ne fait que croître de façon géométrique sans l’avis des Ivoiriens. On sait que le gouvernement Ahoussou a besoin d’argent, comme le montre bien les lancements à répétition d’emprunt obligataire par appel public à l’épargne. En effet, le Trésor public a procédé le jeudi 16 août 2012 au lancement officiel de l’emprunt obligataire par appel public à l’épargne dénommé «TPCI 6,50% 2012-2017». Le gouvernement est à la recherche de ressources additionnelles et ce présent emprunt doit permettre de mobiliser 60 milliards de Fcfa.

Le voyage du président Ouattara en Arabie Saoudite avait pour but d’endetter encore le pays à hauteur de 215 milliards de Fcfa auprès de la Banque islamique du Développement (BID). Cette dette vient s’ajouter à la longue liste des dettes contactées par le chef de l'Etat depuis qu’il est au pouvoir. La Côte d’Ivoire est devenue «fréquentable» sur le marché de la dette depuis l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE, vu que son taux d’endettement a considérablement baissé. Alassane Ouattara va en profiter pour surendetter la Côte d’Ivoire d’ici la fin de son mandat. Ses voyages endettent le pays et compromettent l’avenir des générations futures.  Non seulement ces voyages coûtent énormément aux contribuables d'aujourd'hui, mais aussi aux générations futures. Il est temps que le président de la République échafaude un scenario de développement en se basant sur nos ressources propres.

 

Dr PRAO Yao Séraphin, Délégué  National au Système Monétaire et Financier à LIDER.

 

Source: Liberté et Démocratie pour la République (LIDER)

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Voyages coûteux de Ouattara: La réponse de LIDER à Daniel Kablan Duncan


Nous l’avions déjà dit: la démocratie se construit avec les idées de l’opposition, pas avec le sang des opposants. C’est en ce sens que nous souhaitons mettre à la disposition du gouvernement une petite démonstration arithmétique dont il pourrait s’inspirer pour régler quelques problèmes majeurs de la Côte d’Ivoire. Nathalie Yamb.

A long terme, les voyages incessants du président de la République causent un accroissement de la dette de l’Etat ivoirien. La démonstration du Délégué national de LIDER pour le système économique et financier, le Dr Prao Yao Séraphin, disponible sur le site web du parti (www.lider-ci.org) et ci-dessous, devrait achever de convaincre les plus sceptiques.

A court terme, nous devons payer pour les voyages du chef de l’Etat: kérosène, parking avion, perdiems de la cour qui l’accompagne pour en moyenne 5 jours par mission, frais d’hôtel et de déplacements, dépenses de courtoisie…

M. Ouattara a effectué 43 voyages en 16 mois d’exercice du pouvoir, soit une moyenne de 2,6 voyages par mois.

Un déplacement durant en moyenne 5 jours, M. Ouattara est donc en voyage 13 jours par mois (2,6 x 5 jours).

Un mois ayant 30 jours, nous pouvons donc conclure que le chef de l’Exécutif travaille 17 jours par mois (30 jours – 13 jours de vadrouille = 17 jours travaillés).

Si l’on prend le coût horaire de chacun des membres de la délégation, dont le travail n’est pas effectué en CI mais dont le salaire est bel et bien payé en plus des perdiems perçus, et si l’on tient compte de la taille des délégations qui l’accompagnent, il faut estimer que chaque voyage du président de la République coûte au moins 1,5 milliards fcfa et au plus à 2 milliards fcfa au contribuable ivoirien.

C’est donc au minimum 3,9 milliards de fcfa par mois (1,5 milliards x 2,6 voyages par mois) que l’Etat ivoirien débourse pour aller chercher des investisseurs, qui pour leur part attendent que la sécurité revienne en Côte d’Ivoire pour s’engager.

La conséquence à moyen terme est que nous n’avons pas d’investissement, sauf sur les grandes pancartes du pub produites par le gouvernement qui nous assurent que l’Etat travaille pour nous. Par contre, nous avons bien de la croissance, mais elle ne concerne que la dette publique, le chômage, la pauvreté et l’insécurité.

 

Conclusion

En réduisant ses voyages, M. Ouattara pourrait consacrer une partie des 3,9 milliards fcfa mensuels à la restructuration du secteur de la sécurité, ce qui, tout le monde en conviendra avec nous, est une priorité urgente en Côte d’Ivoire.

 

L’équipe de communication

mercredi, 22 août 2012

LE PAYS SOMBRE DANS LA VIOLENCE - OUATTARA POURSUIT SES VACANCES EN FRANCE

 

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La date du retour au «pays natal» du chef de l’Etat, Alassane Ouattara, n’est toujours pas officielle, à en croire son ministre des Affaires étrangères, Sem Daniel Kablan Duncan, qui animait une conférence de presse hier lundi 20 août 2012, à son cabinet au Plateau. Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Sem Daniel Kablan Duncan était face à la presse, hier lundi 20 août 2012, dans l’après-midi, pour faire le point des activités diplomatiques au cours de la période de janvier à août 2012.

Après avoir égrené le chapelet des voyages et réunions à l’extérieur effectué par le chef de l’Etat, ponctués d’intenses moments d’activités, le chef de la diplomatie ivoirienne, a fait savoir que ce dernier a «pris un bon repos mérité» en France. «Il (Alassane Ouattara, ndlr) a pris quelques jours de congés.

Il viendra bientôt ici en Côte d’Ivoire, probablement à la fin du mois», a laissé entendre Daniel Kablan Duncan. Visiblement, malgré le contexte de violence armée et physique qui s’intensifie depuis plusieurs jours, le chef de l’Etat poursuit tranquillement sa villégiature à Mougins, où il  possède une résidence. 

Il profite ainsi de ses vacances «méritées», loin des bruits de kalaches et autres grincements de dents des populations.  Sur la série d’attaques perpétrées récemment contre des cibles militaires, le ministre des Affaires étrangères a réitéré l’appel du gouvernement. «L’objectif du gouvernement est de tendre la main à nos frères qui ont pris les armes…, s’asseoir et discuter autour d’une table des problèmes de la Côte d’Ivoire», a déclaré le ministre Kablan Duncan. Qui n’a pas manqué de révéler que le gouvernement s’emploie à remédier à ces attaques. Avec la livraison dans les jours à venir de matériels militaires. «Ces attaques sont les derniers soubresauts de quelques gens qui n’ont pas encore compris que la période de l’affrontement est passée et qu’il est maintenant question de reconstruire la Côte d’Ivoire. Il y a quelques rêveurs qui pensent qu’ils peuvent freiner la dynamique du développement de notre pays, mais ils sont heureusement une minorité», tente de rassurer les Ivoiriens, Daniel Kablan Duncan. 


Frank Toti


Source: LE NOUVEAU COURRIER