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lundi, 14 mars 2011

JEAN PING, BAN KI MOON, YOUNG JIN CHOI: LE TRIO DES MARIONNETTES NUISIBLES DE LA FRANCE POUR LA PARTITION DE LA COTE D'IVOIRE



LE TRIO DE MARIONNETTES.JPG

Par Daniel NKOUTA (*)


La situation postélectorale qui prévaut depuis bientôt trois mois en Côte d'Ivoire ne peut être bien comprise qu'en interrogeant sincèrement et donc sans à priori l'histoire, et cette interrogation nous permettra de saisir l'acharnement pervers de trois marionnettes nuisibles au service de la France que sont Jean PING, Ban KI MOON et Young JIN CHOI sur le peuple ivoirien.


S'il est vrai que les causes d'un événement historique sont en général multiples et complexes, il peut quand même paraître surprenant que, tant d'années après la fin des deux Guerres mondiales, celle de la Guerre de Corée et la guerre du Vietnam, le monde s'interroge encore sur les causes réelles de ces conflits. La raison en est que, pendant très longtemps, les historiens occidentaux qui se sont chargés de relater ces évènements se sont moins consacrés en réalité à en analyser les causes qu'à en déterminer les responsabilités, qui étaient évidemment le fait de l'autre camp.

Comment et pourquoi en 1914 et 1939 les grandes nations occidentales se sont précipitées les unes contre les autres avec fureur ? Comment et pourquoi les mêmes nations occidentales sont parties de chez elles pour aller agresser d'autres nations en Asie sous prétexte d'enrayer la propagation du communisme ? Les agresseurs se sont toujours et chaque fois présentés en victimes. Mais un simple regard lucide permet de comprendre qui est le vrai agresseur et où est la véritable victime. Pourquoi aujourd'hui, les mêmes nations occidentales jurant chaque fois au nom de Dieu s'acharnent sur l'Afrique, un continent paisible depuis toujours et qui n'a jamais agressé personne ? Un regard lucide sur l'histoire permet de comprendre. Et le même regard lucide sur un pan de l'histoire, permet de comprendre le choix porté sur trois mercenaires asiatiques Ban KI MOON, Young JIN CHOI et Jean PING, deux Sud-Coréens et Sud-Vietnamien dans la situation qui désole la Côte d'Ivoire, mais en fait l'Afrique tout entière.

Les causes de la guerre de Corée remontent aux conditions dans lesquelles ont été établis les deux gouvernements coréens en 1948. Le gouvernement de la Corée du Nord a refusé de reconnaître la légitimité des élections menées dans le Sud sous l'égide de la Commission des Nations unies; celui du Sud se targue de la tutelle de l'ONU pour clamer qu'il est le seul gouvernement légitime de la Corée, bien que l'ONU ait seulement sanctionné la validité des élections dans le Sud. Dès lors, chacune des parties se croit légitimée à reconquérir l'autre. Le scénario se répète en Côte d'Ivoire avec une fois encore la fameuse certification par l'ONU.

Dans la nuit du 24 au 25 juin 1950, à 4 heures du matin, 600.000 soldats Nord-Coréens franchissent la ligne de démarcation du 38e parallèle qui sépare les deux États : La République Démocratique Populaire de Corée, la Corée du Nord qui aura comme capitale : Pyongyang, dirigée par un régime communiste dont le Secrétaire Général est KIM IL SUNG qui a alors trente 38 ans, la République de Corée du Sud avec comme capitale Séoul, est dirigée par un  régime capitaliste dont le chef est  SYNGMAN RHEE 75 ans, héros de l'indépendance.

Le jour même de l'attaque nord-coréenne, le Président américain Harry Truman saisit l'Organisation des Nations Unies (ONU). La jeune instance internationale joue sa crédibilité sur ce conflit. Aussi le Conseil de sécurité ne se fait-il pas prier pour condamner ce qui aux yeux des Occidentaux est une agression et annoncer la mise en place d'une force internationale pour rétablir la paix dans la région. On pourrait parler de « l'ONUCOREE », comme on parle aujourd'hui de l'ONUCI .Cette décision a été rendue possible par l'absence des Soviétiques qui, depuis plusieurs mois, boycottaient le Conseil de sécurité.

Un corps expéditionnaire sous les ordres du Général Douglas MacArthur (70 ans) débarque dans la péninsule et préserve de l'invasion une tête de pont à Pusan, au Sud-est. Le Général lance sa contre-offensive le 15 septembre, reprend Séoul le 2 octobre, repousse les troupes nord-coréennes vers le Nord, franchit le 38e parallèle et atteint en un mois la frontière avec la Chine. Dans une situation désespérée, les Nord-Coréens reçoivent l'appui d'innombrables «volontaires» venus de Chine où une révolution communiste a triomphé quelques mois plus tôt. Six armées chinoises d'un total de 180.000 hommes franchissent le Yalou, le fleuve qui sépare la Corée de la Chine. Le 26 novembre 1950, c'est au tour des Nord-Coréens et de leurs alliés chinois de reprendre l'offensive. Le corps expéditionnaire de l'ONU qui doit se replier au sud du 38e parallèle et au prix de nombreux efforts, arrive à se rétablir sur l'ancienne ligne de démarcation. La Chine est condamnée par l'ONU. Néanmoins, le Général MacArthur ne se satisfait pas de cette condamnation diplomatique et réclame une intervention aérienne contre les bases arrières des Nord-Coréens situées en Mandchourie, de l'autre côté de la frontière avec la Chine. Les Etats-Unis qui craignent alors qu'une telle opération soit considérée par La Chine Populaire comme un casus belli, désapprouve son Général. Au grand soulagement de l'opinion internationale, le Président Truman rappelle le turbulent Général le 11 avril 1951 et le remplace par le Général Matthew Ridgway (56 ans) qui s'en tiendra sagement à une guerre de positions.

Venons-en à la guerre d'Indochine ou du Vietnam, pour le côté Jean PING. Quand, en décembre 1859, le gouvernement de Napoléon III décida de créer un Etablissement permanent à Saïgon, il expliqua ainsi ses intentions : « Ouvrir aux confins de la Chine une voie nouvelle à la civilisation et au commerce de 1'Occident, faire respecter les missionnaires chrétiens et leurs disciples. »un instrumentum regni ! En 1884, la France qui a volontairement morcelé le Viêt Nam en trois parties à la suite des conquêtes successives commencées au Sud de Hué baptisé Cochinchine, parce que situé entre Cochin en Inde, et sur la route de la Chine; le Centre qui recevait le nom de Annam, paix du Sud, ; et le Tonkin, francisation de Dông Kinh, capitale de l'Est réunit la Cochinchine, l'Annam, le Tonkin, le Laos, et le Cambodge au sein de l'Indochine française. Machiavel ne disait-il pas que la religion était

En 1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le conflit avec l'Empire du Japon aboutit à la désorganisation complète de l'Administration coloniale française en Indochine. Le Việt Minh, mouvement nationaliste fondé par le Parti Communiste indochinois, en profite pour prendre le contrôle d'une grande partie du territoire vietnamien : Hồ Chí Minh, son chef, proclame le 2 septembre 1945 l'indépendance de la République Démocratique du Viêt Nam. Le Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient reprend progressivement le contrôle de l'Indochine ; les Français repensent ensuite le statut de la fédération au sein de la nouvelle Union française. Un conflit larvé se poursuit avec le gouvernement indépendantiste vietnamien, tandis qu'une solution diplomatique est en vain cherchée. La guerre éclate au grand jour à la fin 1946, quand le Việt Minh tente un coup de force contre les Français puis prend le maquis. Plusieurs années de guérilla opposent alors le Corps expéditionnaire à l'Armée populaire vietnamienne, force armée du Việt Minh, qui passe progressivement à une guerre de mouvement de plus en plus audacieuse. La France fonde en 1949 l'État du Viêt Nam, gouvernement central vietnamien proposant une alternative politique à Hồ Chí Minh, et le dote d'une force militaire, l'Armée nationale vietnamienne, afin de « vietnamiser » le conflit.

La guerre d'Indochine est donc une fois encore, une guerre d'indépendance d'un peuple occupé par une puissance occidentale : la France accompagnée par les USA, et nous avons le remake en Côte d'Ivoire où Laurent Koudou GBAGBO est le Hồ Chí Minh africain, proportions gardées. Ceux qui de nos jours se gendarment contre l'immigration dans leurs pays, sont les mêmes qui, sans y avoir été invités, se sont lancés hier dans des campagnes d'occupation d'autres pays avec pillage des richesses. Et l'on voudrait nous donner à croire que Dieu est juste et bon !

Roosevelt étant favorable à la décolonisation, le Viêt-Minh pense profiter de la neutralité bienveillante des États-Unis. À la conférence de Potsdam, en juillet 1945, il a été décidé que Chinois et Britanniques désarmeraient les soldats japonais et occuperaient le pays jusqu'à un règlement. Mais la Grande-Bretagne, aux prises dans ses anciennes colonies avec les mêmes difficultés que la France, laisse les Français reprendre Saïgon. Dès le 24 mars 1945, une fédération indochinoise est instituée au sein de l'Union française; elle comprend le Laos, le Cambodge, la Cochinchine, l'Annam et le Tonkin. L'arrivée en octobre 1945 du Général Leclerc permet de réoccuper Hanoï et de réaffirmer la souveraineté française sur l'ensemble de l'Indochine.

Pendant plus d'un an, les Français et le Viêt-Minh négocient. Le 6 mars 1946, par l'intermédiaire de Jean SAINTENY, la France reconnaît la République Démocratique du Viêt Nam comme un État libre au sein de l'Union française et de la Fédération indochinoise; mais le Haut-Commissaire en Indochine, l'Amiral Thierry d'Argenlieu fait proclamer à Saïgon, le 1er juin 1946, une République autonome de Cochinchine, amenant le Général Leclerc à démissionner. De nouvelles négociations se déroulent à Fontainebleau entre les mois de juillet et de septembre 1946, mais elles échouent. En novembre 1946, l'impasse est complète et la pression militaire française de plus en plus forte. Après l'assassinat de plusieurs Français à Haiphong (20 novembre), le bombardement de la ville par la flotte française (23 novembre) et la riposte des forces du Viêt-minh à Hanoï (19 décembre), la guerre entre dans une nouvelle phase.

Les troupes du Viêt-minh se retirent des villes et limitent leurs opérations à des actions de guérilla, menées par le Général GIAP tandis que les Français forment un gouvernement avec l'Empereur Bao Dai (accords du 5 juin 1948 et du 8 mars 1949). À partir de 1950, le Viêt-minh, bénéficiant des stocks de l'Armée du Guomindang offerts par la Chine Populaire, monte des opérations plus ambitieuses et inflige des pertes sévères au corps expéditionnaire français, comme lors de la bataille de la Route coloniale 4. Le redressement opéré à Hanoï, dans le Delta tonkinois et à Hoa Binh, par le Général de Lattre de Tassigny, en 1952, grâce notamment à la nouvelle aide américaine, ne sera qu'un répit de brève durée. Le lent grignotage des positions françaises dirigées par le Général Salan, puis par le Général Navarre se poursuit jusqu'à l'ultime et célèbre bataille de Diên BIÊN PHU le 7 mai 1954 qui consacre la défaite humiliante de l'Armée française devant une Armée populaire constituée de simples paysans et ouvriers, et commandée par GIAP, un Général sac à dos.

Paris ne pouvant plus résister à la pression d'une opinion publique lassée par une guerre lointaine, le Président du Conseil, Pierre MENDES FRANCE, et le représentant du Viêt-minh, Pham Van Dông, signent, à Genève, les 20 et 21 juillet 1954, les accords de cessez-le-feu. Le Viêt Nam est divisé en deux à la hauteur du 17e parallèle; dans le Nord, l'administration est attribuée à Hô Chí Minh, à la tête de la République Démocratique du Viêt Nam, État communiste. Un protocole prévoit des élections générales dans la zone Sud, occupée par l'Armée française et les troupes vietnamiennes de Bao Dai, avant le mois de juillet 1956, afin de décider si le Viêt Nam doit être réunifié.

Dans sa seconde version dite Guerre du Viêtnam, conflit armé au Viêtnam entre le Viêtnam du Sud et son allié les États-Unis, le Viêtnam du Nord et le FNL. Il débuta en février 1959, lorsque les anciens membres de la guérilla viêt-minh, demeurés au Sud, décidèrent de reprendre les armes et de renverser le gouvernement dictatorial du Viêtnam-du-Sud. Le conflit se transforma ensuite en une guerre ouverte entre le Viêtnam-du-Sud et le Viêtnam-du-Nord, puis en un conflit international limité. Les États-Unis et quelque quarante autres pays soutinrent le Viêtnam-du-Sud en lui fournissant des troupes et des munitions, tandis que l'URSS et la République Populaire de Chine apportaient leur appui au Viêtnam-du-Nord et au Viêt-công. La guerre affecta aussi le Laos, où le Pathet Lao communiste combattit le gouvernement de 1965 à 1973 et parvint à abolir la monarchie en 1975; ainsi que le Cambodge, où le gouvernement du Général Lon Nol s'écroula en 1975 face aux Khmers rouges. On sait comment, la plus grande puissance militaire du monde, les Etats-Unis font devoir quitter le Vietnam la queue entre les jambes, pour éviter à leur tour une défaite à la Diên Biên Phu.

Ces évènements permettent de comprendre pourquoi dans le cas de  la Côte d'Ivoire, les Occidentaux soient partis chercher trois ressortissants des peuples aguerris dans la technique de la partition d'un pays : deux Sud Coréens Ban KI MOON et Young JIN CHOI et un bâtard vietnamien Jean PING pour consacrer la partition de la Côte d'Ivoire en Nord et Sud. El Adj Omar BONGO ODIMBA ne se sera pas contenté d'avoir pillé les richesses gabonaises et d'avoir asservi le Gabon à la France, il a fallu en outre qu'il nous ponde un Gabonais aux yeux bridés placé par effraction à la tête de l'Union Africaine, et qui, sans le moindre complexe, se prend pour un véritable Africain. Les pères fondateurs de l'OUA : Léopold Sédar SENGHOR; Mocktar OUL DADA, Modibo KEÏTA, Félix HOUPHOUET-BOIGNY, Fulbert YOULOU, Joseph KASA-VUBU, El NYMEIRI, Roi Idriss, Gamel Abdel NASSER, Ouary BOUMEDIENNE, Habib BOURGUIBA, Roi Mohammed V, Sylvanius OLIMPIO, Kwame NKRUMAH, Ahmed Sékou TOURE, Julius NIERERE, Jomo KENYATTA, Haïlé SELASSIE, et autres, et les Héros africains comme Patrice LUMUMBA, Félix MOUNIE, Amilcar CABRAL, Thomas SANKARA, doivent se tordre de colère au fond de leurs sépultures pour cette nouvelle forme de colonisation, un Vietnamien à la tête de l'Organisation africaine, c'est le comble de l'humiliation !

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(*) - Daniel Nkouta est Capitaine de Vaisseau retraité (Congo-Brazzaville).