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mercredi, 24 avril 2013

DECLARATION DU SG ADJOINT CHARGE DES ELECTIONS ET DE LA RECONCILIATION AU FPI

 

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Le monde entier sait désormais qui sème la violence et le crime pendant les joutes électorales en Côte d'Ivoire et qui est abonné à la violence politique, à la fraude et au désordre, de tout temps. Merci, SEIGNEUR! Fernand Dindé.


On peut retenir essentiellement trois choses de ces élections Wouya-Wouya (de pacotille, Ndlr) comme vous les avez appelées.

La première chose, c’est lorsque le Fpi lance un mot d’ordre, il ne le fait pour le plaisir de le faire. C’est en toute connaissance de cause. Le Fpi a indiqué que ces élections ne seraient pas crédibles parce qu’elles ne sont ni démocratiques, ni inclusives.

Le Fpi a interpelé le président Ouattara et la communauté internationale sur ces deux faits, il n’a pas été entendu. Le résultat est là. Les estimations qui nous parviennent indiquent que le taux de participation ne peut pas excéder 15%. Cela veut dire que respectant le mot d’ordre de boycott du Fpi, les Ivoiriens ne se sont pas sentis concernés par ces simulacres d’élections. Comme ce fut le cas lors des législatives.

Deuxième chose, nous constatons que la Cei que nous décrions tant a encore prouvé qu’elle est partisane et qu’elle n’a pas les compétences nécessaires pour organiser des élections propres. A preuve tous les retards, les changements de position des candidats sur les bulletins de vote et les tâches découvertes dans les cases de certains candidats.

Troisième chose, les élections ont été émaillées par endroits de violence. Cela confirme parfaitement de quel côté se trouve la violence. Cela confirme également ce qui s’est passé pendant les élections présidentielles.

La leçon qu’on en tire est qu’en politique, il est bon quelquefois d’écouter l’opposition. Et c’est la bonne gestion des contradictions qui est la base de la démocratie. Le gouvernement voulait organiser ces élections à tout prix, il l’a fait et voilà le résultat. Les Ivoiriens les ont proprement boudées. Il doit maintenant en tirer toutes les conséquences. C'est-à-dire qu’il se rende à l’évidence que ces élections ne sont pas crédibles. En ce sens que nous allons avoir des maires et des présidents des conseils régionaux qui ne sont pas représentatifs parce qu’issus d’une minorité.

Cela montre que c’est bien le Fpi qui est le parti majoritaire dans ce pays. Le jour où le Fpi participera à une élection, nous aurons une affluence record.

Je voudrais profiter de cette occasion pour remercier les Ivoiriens qui ont fait preuve de maturité politique en respectant le mot d’ordre du FPI.»

 

Pr Dano Djédjé , SG adjoint chargé des élections et de la réconciliation au FPI


Source: AFRICRY