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lundi, 23 juillet 2012

DUEKOUE - DERNIER BILAN: PLUS DE 200 CIVILS MASSACRES, DES CORPS VOLES SELON PLUSIEURS TEMOINS

 

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Vue aérienne du camp de Nahibly, après la barbarie de Ouattara


Selon plusieurs témoins contactés sur place, le bilan des massacres perpétrés contre des civils WÊ le week-end dernier au camp de réfugiés de Nahibly à Duékoué est bien plus lourd que les 13 morts précédemment annoncés.

Après recoupement de l’information et en prenant en compte les corps volés pour effacer le maximum de traces du carnage perpetré par les FRCI, les dozos et une partie de la population malinké de Duekoué contre de paisibles civils wê du camp de Nahibly, on aboutit à la conclusion que ce sont plus de 200 personnes qui ont été sauvagement massacrées au nez et à la barbe des forces de l’ONUCI, pourtant commises à la sécurisation des lieux.

Le chiffre de plus de 200 civils tués à Duékoué a été repris par plusieurs confrères

Des corps ont d’ailleurs été trouvés par plusieurs témoins dans la brousse environnante, atrocement mutilés, le crane brisé, visiblement à coups de machette ou de hache.

Le régime Ouattara et l’Onuci se rejettent la responsabilité sur les défaillances en matière de sécurisation des lieux.

Selon le ministère ivoirien de la Défense, le camp de Nahibly, voisin de la ville de Duékoué, était "gardé depuis sa création par les Casques bleus de l'Onuci", la mission onusienne en Côte d'Ivoire.

Mais pour l’ONUCI, c’est un autre son de cloche. Selon Arnauld Akodjénou, numéro 2 de l'Onuci, s’exprimant devant la presse, "pour la sécurité du camp, la responsabilité première n'est pas la responsabilité de l'Onuci, mais nous avions toujours travaillé avec les autorités pour la gestion de ce camp".

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La vague de consternation a atteint l’Union européenne

La chef de la diplomatie européenne a ainsi déploré samedi, l'attaque meurtrière menée la veille contre un camp de déplacés dans l'Ouest de la Côte d'Ivoire qu`elle a imputée à l'insuffisance de la présence de l'Etat dans cette région.

« La Haute représentante (Catherine Ashton) déplore l'attaque dans le camp de déplacés de Nahibly et demande au gouvernement de Côte d'Ivoire d'ouvrir une enquête et poursuivre les responsables », ont annoncé ses services.

"Cette dernière tragédie illustre l'instabilité chronique qui prévaut à l'ouest de la Côte d'Ivoire où les tensions intercommunautaires, l'insuffisance de la présence de l'Etat et l'impunité qui a prévalu jusqu'à présent alimentent un cycle interminable de représailles et vengeances", a commenté Mme Ashton.

Notons qu’après les violences, le chef d’état major général des Frci, le général Soumaïla Bakayoko, le commandant supérieur de la Gendarmerie, Kouakou Gervais, et le Directeur général de la police nationale, Bredou M’Bia se sont rendus sur les lieux pour constater les dégâts. Car un millier de déplacés se sont réfugiés à la Mairie de Duékoué et à la mission Catholique de la ville.

En visite à l’étranger, Alassane Ouattara a fait convoquer une réunion de crise, le samedi 21 juillet 2012 au Palais présidentiel au Plateau, présidée par le Premier ministre Ahoussou Jeannot. Y ont pris part, le ministre des affaires présidentielles, Ibrahim Ouattara, le Directeur de cabinet du Président de la République, Amon Tanoh Marcel, celui du Ministre d’Etat-ministre de l’intérieur, Bamba Cheick Daniel, un représentant de Paul Koffi Koffi, ministre auprès du président de la République, chargé de la défense, et les chefs des grands commandements.

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ONU, médecin après la mort sur le site sinistré de Duékoué, témoin impassible, complice de génocide

 

Les mesures prises ont été communiquées par le commandant Alla Kouakou Léon, le porte-parole du ministère de la défense, à savoir: "l’appui des forces ivoiriennes à l’Onuci pour assurer la sécurité dans la ville, la mise en place d’un deuxième cordon de sécurité composé des Frci, de la Gendarmerie et de la Police nationale, l’organisation de patrouilles mixtes forces ivoiriennes-forces de l’Onuci pour le rétablissement de l’ordre à travers tous les quartiers de Duékoué".


REMAKE DE LA CRISE POST-ELECTORALE A DUEKOUE

Notons que les 29, 30 et 31 mars 2011, les FRCI appuyées par les dozo, supplétifs de l’armée tribale de Dramane Ouattara ont massacré plus de 850 wê dans la ville de Duékoué.

En outre, le régime a lancé dans l’ouest ivoirien le 15 juin 2012, une opération dite "d’aseptisation et de nettoyage" selon les termes d’Amadou Soumahoro, Secrétaire Général du RDR, le parti au pouvoir.


Eric Lassale