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dimanche, 24 février 2013

L'AFRIQUE A LA LOUPE DE LA DEPENDANCE

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Comme le montre bien l'article qui suit, les pays africains sont largement dépendants de l'étranger du point de vue commercial. Leur route pour la souveraineté économique est donc encore longue. Elle est aussi pleine d'embûches, ainsi que nous le rappellent les interventions occidentales en Côte d'Ivoire, en Libye et au Mali... (IGA)

 

Sur les 48 États de l’Afrique subsaharienne, 33 sont dans le rouge. Balance commerciale négative. Ils importent plus que ce qu’ils exportent. C’est ce qui ressort de l’atlas publié par le magazine Africa24 qui, pays par pays, dresse un tableau de l’Afrique 2012. On a là un bon indicateur de l’état de dépendance de bon nombre de pays africains.

La République démocratique du Congo, par exemple, "champion" toute catégorie : elle importe neuf fois plus qu’elle n’exporte, et l’ardoise (le déficit commercial) se chiffre à plus de 76 milliards d’euros. Seize autres États, dont le Sénégal, la Gambie, l’Éthiopie, le Kenya, le Burundi, l’Ouganda et le Rwanda sont dans le cas d’une balance commerciale où les importations pèsent plus du double des exportations. Cela laisse peu de marge de manœuvre pour les capacités "d’appropriation" nationales et autres crécelles dont on affuble aujourd’hui l’idéal d’autodétermination, principe fondateur du concert des nations.

Prise en bloc, l’Afrique subsaharienne affiche un déficit commercial de quelque dix milliards d’euros (à comparer avec les quelque 33 milliards d’euros versés en 2010 au titre "d’aides" au développement : près d’un tiers pour se payer des marchandises importées des pays "donateurs" ?). L’Afrique du Nord, printemps arabe ou non, ce n’est guère mieux : déficit commercial de près de 9 milliards d’euros avec, comme "champions" ici, l’Egypte (déficit de 20 milliards d’euros) et le Maroc (moins 15 milliards). Place Tahir, il reste du boulot...

«Guide économique 2013 du continent», Africa 24, n°8, novembre 2012/janvier 2013, 197 pages, 6,2 euros.

 

Erik Rydberg

 

In Gresea

 

Source: MICHEL COLLON.COM

mardi, 10 avril 2012

LE FMI COMMENCE A DOUTER - LA PLUIE DE MILLIARDS AJOURNEE


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Charles Diby et Doris Ross, chef de mission du FMI, ici à Abidjan le 14 mars dernier.

 

Alors que du côté d'Abidjan on laisse miroiter l'approche du point d'achèvement de l'initiative PPTE comme pour rassurer les marchés et les investisseurs, du côté de New York et du Fmi, le dossier ivoirien ne susciterait guère l'enthousiasme.

En effet, selon une indiscrétion émanant d'un proche collaborateur de Christine Lagarde, revenu en France pour le week-end Pascal et rencontré ce lundi, le FMI commencerait à revoir à la baisse ses prévisions de croissance et de confiance sur la Côte d'Ivoire.


A l'en croire les obstacles seraient de plus en plus nombreux notamment au niveau de la relance économique toujours attendue, de la non transparence de la gestion des fonds publics, de la sécurité et de l'attractivité du pays en matière d'investissement-confiance.


Christine Lagarde serait elle même, apprend-on, très préoccupée de la forte montée du chômage et de l'immigration en Côte d'Ivoire.


Rappelons que le FMI prévoyait à l'arrivée du président Ouattara au pouvoir une croissance autour de 8% en 2012, en Côte d'Ivoire, ce qui semble selon bon nombre d'observateurs quasi irréaliste à cette heure.



Mahoudi Innoncent, KOACI.COM Paris, copyright © koaci.com


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL