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mardi, 11 juin 2013

ARRESTATION DE KOUA JUSTIN: LE VUVUZELA DES GENOCIDAIRES FACE AU DESARROI!

 

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«Oh rage! Oh désespoir!», disait DON RODRIGUE in le «Cid».


De même que le Cid a pu arrêter l’envahissement de l’Europe par les tout puissants almoravides en 1092, les combattants africains pour la souveraineté ne seront pas vaincus par le désespoir, mais vaincrons par les armes de la vérité sur le mensonge.

De même que la CPI a été instrumentalisée par les plus grands pourvoyeurs de crimes au monde pour devenir la Cour de Punition des Innocents, la lutte contre l’impunité en Côte d’Ivoire a tourné à la lutte contre les innocents avec le fallacieux nouveau prétexte que l’État n’est pas encore reconstitué pour faire face à ses engagements contre l’impunité des vrais criminels.

Paradoxalement, ce même État trouve de la force et des moyens contre les innocents.

La gifle reçue par la Françafrique par les juges de la CPI dernièrement, lancera le rouleau compresseur avec de nouvelles victimes, comme l'arrestation de la voix des sans voix : KOUA Justin !

En effet, le régime OUATTARA, qui a été jugé incompétent par ses parrains face au dossier GBAGBO, malgré la dictée préparée et servie par la résolution de l’ONU présentée par la France qui affirmait avoir vu GBAGBO tirer sur son peuple, est aux abois.

En constituant le maximum de prisonniers, ce régime pense pouvoir arracher sous la torture des témoignages et des aveux contre GBAGBO venant de son propre camp. Cela reste leur unique porte de sortie après l’appui raté de Mamadou Koulibaly qui n'a pas pu donner son propre avis sur les élections présidentielles de 2010 et s'est aligné sur un avis imaginaire du "PANEL" des chefs d'Etat de l’UA, sachant, avec la lucidité qu’on lui connait, que c’est le vaincu des élections qui est le responsable des crimes. C’est le lieu de rappeler que l’UA avait simplement décidé de trouver une solution négociée à la crise face au dilemme que constituait la certification de l’ONU et la décision du Conseil Constitutionnel. Certification qui constitue le premier gros mensonge de l’ONU avant celui sur GBAGBO tirant sur son peuple démenti par sa propre justice. C’est en attendant le représentant de l’UA que, par mépris pour cette institution, la France a attaqué la Côte d’Ivoire en exterminant tous les jeunes mobilisés à la Résidence du Chef de l’Etat.

C’est là où les Ivoiriens attendent BENSOUDA pour ses enquêtes complémentaires ! Chaque famille ayant perdu de vue un fils pendant le massacre de la résidence pense que ce dernier  est en exil. C’est d’ailleurs dans la perspective de ce massacre qu’un appel d’offre avait été lancé par l’ONUCI pour recruter des sociétés de pompes funèbres en prélude au plan de massacre de la résistance patriotique qui a mis en déroute l’armée française en 2004.

Où sont tous ces jeunes ?

On n’espère que BENSOUDA nous donnera la réponse après son enquête !

Chers Africains dignes, aucune preuve criminelle ne justifie la détention de KOUA Justin et des 700 prisonniers sans jugement en Côte d’Ivoire ; comme, il n’en existe point contre Laurent GBAGBO !  Le silence de la fameuse communauté internationale pour la démocratie planétaire contre ces violations graves des droits de l’Homme, est la preuve des motifs inavoués de ce honteux scandale. L’impérialisme français qui combat en Syrie aujourd’hui avec les mêmes  prétextes utilisés pour la version françafricaine de ses guerres, continue sa route pavée de crimes impunis en attendant le «Cid».

Les Ivoiriens ont choisi comme « Cid », l’arme de la vérité face au « VUVUZELA » des agents de l’impérialisme comme BENSOUDA et son clone ivoirien pour la promotion de la lutte contre l’impunité qui s’est muée en lutte pour la punition des innocents.

Cette situation ouvre une page blanche sur l’avenir de l’Afrique et un nouvel ordre mondial qui consacrera la souveraineté du continent.

A l’image des peuples d’Amérique du Sud, si nous, nos chefs d’État dignes et tous les combattants d’un nouvel ordre mondial n’écrivons rien sur cette page par des paroles et des actes pour faire éclater la vérité aux yeux du monde entier, elle sera remplie par des évènements comme la détention sans motif du Président GBAGBO, de 700 pro-GBAGBO et  celle de KOUA Justin !

De même que l’esclavage a commencé en un point du continent et progressivement s’est généralisé, la colonisation a démarré en un point et s’est généralisée.

La recolonisation a commencé en Côte d’Ivoire, puis en Libye et a atterri au Mali. Le combat contre les terroristes qu’ils  forment et surarment pour qu’ils soient les seuls à les freiner, constitue le prétexte idéal de la grande marche vers la recolonisation comme solution de sortie de crise de l’impérialisme. Chaque impérialiste, avec une parfaite solidarité face aux crimes engendrés,  joue son rôle dans son pré-carré avec ses propres terroristes qu’il transporte d’un pays à coloniser vers de nouveaux pays.

Par le passé, les crises de l’impérialisme se résolvaient à visage découvert par des conquêtes  de nouveaux continents. N’ayant plus de continent à coloniser pour sortir de cette crise, il lui reste une seule solution : la recolonisation de l’Afrique, le seul continent sans parole et droit de veto à l’ONU. Pour éviter  de présenter le visage hideux du colonialisme pouvant réveiller les souvenirs affreux, cette recolonisation se réalise sous le masque de l'ONU comme visage politique, le FMI et la Banque Mondiale, les bras financier et économique, la CPI et les soldats de l’ONU, les geôliers pour mater les récalcitrants qui ne veulent pas céder au diktat de l'impérialisme avec la complicité des divers prédateurs dont le réseau françafricain pour le pillage économique et financier  vers les métropoles et les paradis fiscaux.

«Tant que les lions n’auront pas leurs historiens, l’histoire de la chasse sera toujours à la gloire du chasseur» Chinua Achebe, in «Le monde s’effondre». Suivez mon regard sur les récentes glorifications du Chef suprême des armées Françafricaines au nom d’Houphouët-Boigny par les africains !

GBAGBO est vraiment en otage !


DON MELLO Ahoua

Docteur Ingenieur des ponts et chaussées.

lundi, 27 mai 2013

AMADE OUEREMI: LES LEÇONS ET LES QUESTIONS D’UNE ARRESTATION

 

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Amadé Ouérémi (premier plan), lors d’un rassemblement des FRCI à Duékoué, dans l’Ouest de la Côte d'Ivoire.

 

«Ce chef de guerre qui défiait depuis une dizaine d’années l’autorité de l’État de Côte d’Ivoire, (depuis son fief de la forêt classée du Mont Péko en pays Wè, en pleine boucle du cacao), en y interdisant l’accès et en y cultivant du cacao, a été arrêté sans violence et devrait être transféré à Abidjan. Amadé OUREMI est soupçonné par des ONG internationales d’être impliqué dans les tueries survenues à Duékoué en Mars 2011, durant la crise postélectorale de Décembre 2010 à Avril 2011 qui a fait quelques 3 000 morts dans le pays.» (AFP)


Leçon 1 : Enfin ! Pour la première fois, un auteur direct des massacres en Côte d’Ivoire reconnu sans ambiguïté comme pro-OUATTARA par la communauté internationale et par les pro-Ouattara eux-mêmes, est arrêté, confirmant la leçon de Laurent GBAGBO, le 28 février 2013 à 16h59 à la Haye : « c’est ceux qui perdent les élections qui font la guerre ».

Question 1 : Pour une fois qu’on a un auteur direct des massacres post-électoraux qui fait l’unanimité, et que tout sachant sait que dans la forêt classée du Mont Péko, il n’y a pas d’usine d’armes, pas d’établissement bancaire, ni d’école de guerre,la Françafrique dans la toge de la CPI et les treillis de l’ONUCI aurait-elle le courage de faire arrêter les vrais co-auteurs indirects qui ont armé, financé et entraîné OUEDRAOGO Amadé Rémi dit Amadé Ourémi et son armée qui ont causé la mort de plus de 3000 Ivoiriens ?

Non ! Et d’ailleurs, en Côte d’Ivoire, personne ne sera surpris si OUEDRAOGO Amadé Rémi venait à disparaître ou à être  substitué par un « fou » devant le tribunal pour éviter de dérouler le fil d’Ariane ; ou encore si on l’accusait de tout sauf des crimes commis !

Question 2 : La Françafrique, ses juges et ses journalistes auront-ils le courage de reconnaître qu’il n’existe aucun lien entre cet unique auteur direct indexé par la clameur internationale qui est OUEDRAOGO Remi et le présumé co-auteur indirect, Laurent GBAGBO, le Président élu de la Côte d’ivoire, qui est pris en otage à la CPI ?

En effet, ce sont les vrais co-auteurs indirects des massacres post-électoraux qui dirigent aujourd'hui le peuple de Côte d'Ivoire et qui continuent de le massacrer. Cela a été publié dans tous les rapports des ONG qui ont voix à l'ONU, puisque la voix des Pro-Gbagbo reste inaudible.

Questions 3 : Tout le monde sait que OUEDRAOGO Amadé Rémi, grand criminel, responsable de crimes économiques et écologiques, est devenu un grand producteur de cacao, un vendeur d’ivoires et de bois. La guerre en Côte d’Ivoire qui est, en réalité, une guerre pour la mainmise des prédateurs de la filière françafricaine sur le cacao ivoirien a créé des centaines voire des milliers de OUREMI. Mais, OUEDRAOGO Amadé Rémi pour son infidélité à la Françafrique, ces derniers temps, causée par sa propension à vouloir vendre plus cher son butin de guerre, s'est détourné du réseau pour aller sur de nouveaux marchés.

N’est-ce pas la vraie raison qui fait du « démocrate » d’hier un dangereux terroriste aujourd’hui? Est-il plus terroriste que ses compagnons de guerre et leurs chefs politiques et militaires ?

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Leçon 2 : « La vérité est d’or et le mensonge de paille ». La vérité sur les élections en Côte d’Ivoire a fini par éclater. Le «  bénéficiaire » des fameux "54%" des voix des électeurs ivoiriens aux élections présidentielles de 2010, a été incapable de déplacer aux urnes, pendant les élections législatives, communales et régionales, la moitié de ceux-là mêmes qui sont supposés l’avoir porté au pouvoir et qui avaient intérêt à faire mentir les pro-GBAGBO en le prouvant à nouveau massivement dans les urnes. Avec l’arrestation de OUEDRAOGO Remi, et l’unanimité qui se dégage autour de ses crimes contre l’humanité, ses crimes écologiques et économiques depuis dix ans, le mensonge sur les pro-GBAGBO, considérés comme auteurs ou co-auteurs, soutenu par des films et des images dignes des  studios de cinéma internationaux les plus réputés, fait place à la vérité sur l'identité des véritables auteurs des crimes de l’histoire récente de la Côte d’ivoire.

Leçons 3 : La Françafrique, depuis les indépendances, a besoin, pour les basses besognes, de se déguiser pour prendre la couleur locale avant de se présenter aux Africains. En Libye après s’être déguisée en rebelles libyens, avec dans une main la bible des droits de l’Homme et dans l’autre les fusils de l’OTAN, elle s’est donnée le droit de massacrer en silence les Noirs de Libye et de traquer « l’infidèle » Kadhafi à grand bruit médiatique pour mettre la main sur le pétrole libyen et ses réserves financières dans les banques occidentales. Cela a, aujourd'hui, comme conséquence  l'instabilité en Libye où un groupe armé peut contraindre le gouvernement à un remaniement. Où est la démocratie ? Elle se trouve dans le pétrole pompé par le réseau françafricain. Mais, chut ! Silence, on pille démocratiquement!

L'autre leçon est le cas du Mali. Les « démocrates en arme de la Libye » qui se sont repliés au nord du Mali sont brusquement devenus de dangereux terroristes. Là encore, les coauteurs d'hier de la triste modification de cette région du Mali, ont revêtu leurs habits de libérateurs en fixant des zones de non droit et des dates d'élection en dépit du bon sens dans ce contexte très instable. Comme en Libye et au Mali, après avoir formé et armé des « démocrates » dont les OUEDRAOGO Remi dans l’ouest de la Côte d’ivoire pour massacrer le peuple Wê, la Françafrique se transforme en libérateur du peuple, après le génocide, en arrêtant un de ses « démocrates en arme » devenu terroriste parce qu’infidèle !

Leçons 4 : Depuis les guerres contre les « armes de destruction massive en IRAK », de destruction du « terrorisme » en Afghanistan, d'installation de la démocratie en Libye, en Côte d’ivoire et maintenant en Syrie, le mensonge est devenu une valeur démocratique, les rebelles sont des démocrates quand ils sont fidèles et terroristes quand ils deviennent infidèles et la protection du droit de pillage des matières premières est érigée en protection des droits de l’Homme. Les énormes butins de tous ces pillages sont enfermés dans les paradis fiscaux pour financer des rebellions au nom des « droits de l’Homme ». En Occident, ces mêmes détenteurs de paradis fiscaux qui fuient leur responsabilité dans la prise en charge  de la dette qui étouffe l’Europe, financent des élections pour porter au pouvoir ceux qui peuvent poursuivre cette prédation. Ces guerres sont cofinancées avec l’argent des contribuables occidentaux qui, en même temps qu'ils découvrent avec stupéfaction ces paradis, ploient sous le poids des dettes et du chômage, conséquences de ces guerres utiles uniquement pour les prédateurs et inutiles pour le reste de l’humanité. Malheureusement une partie de ces contribuables continue de croire que ces guerres poursuivent l’œuvre « civilisatrice » de l’Occident avec la déclaration des droits de l’Homme à la place de la Bible.

Ce monde serait plus heureux si les conflits pouvaient se résoudre selon le vœu des pères fondateurs de l’ONU, sans coup de canon et pour ainsi épargner des vies humaines.

Si les complices et co-auteurs indirects de OUEDRAOGO Remi  avaient accepté la solution pacifique de recomptage des voix au lieu du comptage des morts, la Côte d’Ivoire multiethnique et multiraciale n’aurait pas disparue au profit d’une Côte d’Ivoire dirigée par un pouvoir ethnique et génocidaire où les compétences militaires, policières et civiles sont traquées pour faire prospérer des chasseurs traditionnels et des compétences semi-finies.

 

DON MELLO Ahoua

Docteur Ingénieur des Ponts et chaussées,

Ancien Ministre.

dimanche, 14 octobre 2012

REPONSE AU DISCOURS DE FRANÇOIS HOLLANDE, PRESIDENT ELU ET CERTIFIE PAR LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE

 

 

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«Le temps de la Françafrique est révolu : il y a la France, il y a l'Afrique, il y a le partenariat entre la France et l'Afrique, avec des relations fondées sur le respect, la clarté et la solidarité».

Comme le disait Martin Luther King et je cite :

«The truth beyond these words is without doubt, but the mission for which they call us is the most difficult one».

En termes français, «la vérité de ces mots ne souffre d’aucun doute, mais la mission qu’ils nous demandent est la plus difficile».

Mission d’autant plus difficile du fait que, si le temps de la françafrique est révolu, les françafricains sont à la manœuvre sur tout le continent avec l’aide de vos prédécesseurs qui n’ont pas hésité, en 2002, à armer des rebelles contre le Président GBAGBO, démocratiquement élu par le peuple de Côte d’Ivoire. Le seul, qui à son temps en Afrique de l’ouest, a exprimé ouvertement le vœu de la fin de la Françafrique. Le contexte actuel nous donne cette curieuse impression que la seule démocratie valable et la seule alternance acceptable sont celles qui portent au pouvoir un françafricain.

L’attaque de 2002, contre le régime du Président GBAGBO, a été organisée au Burkina Faso. Ce pays où justement un autre combattant contre la françafrique, Thomas SANKARA, a été froidement assassiné par le réseau françafricain. Ce réseau a fait de ce pays des hommes intègres la base d’entrainement militaire de la françafrique pour combattre tous ceux qui veulent se soustraire de la françafrique. Vous connaissez suffisamment ces faits puisque le Président du Burkina Faso vous en a sûrement fait un compte rendu exhaustif lors de son dernier séjour en France.

MOUAMAR AL KADHAFI, un autre combattant contre la françafrique a été exécuté par votre prédécesseur avec l’accord de l’ancien Président du Sénégal, pays dans lequel, vous avez prononcé ce discours.

Comme vous le dites : « L'amitié crée des devoirs, le premier d'entre eux est la sincérité. Nous devons tout nous dire, sans ingérence mais avec exigence »

Nous allons donc être sincères avec vous : On ne se sépare  pas de la françafrique sans les bénéficiaires et les maîtres d’œuvre de la françafrique car eux, n’ont d’autres projets pour l’Afrique que par et pour la françafrique et ne peuvent survivre une minute de plus au pouvoir sans la protection bienveillante de l’armée française et des ristournes faites sur les réserves de l’Afrique au trésor français distribuées sous forme d’aide.

La question du Franc CFA, de l’armée, des secteurs stratégiques de nos économies ne peut être sérieusement abordée dans l’intérêt bien compris de l’Afrique qu’avec les fils dignes d’Afrique qui ont fait de la fin de la françafrique, du nouvel ordre mondial et du co-développement leur projet de société.

Lors du dernier séjour de M. OUATTARA en France pour le 40ème anniversaire des accords monétaires entre la France et l’Afrique, il déclarait à propos de ces accords et je cite :

« Les choix effectués par les Pères Fondateurs de la zone Franc ont pleinement tenu leurs promesses ». La suite du discours nous situera sur ses promesses tenues et je cite :

« La majorité des pays est confrontée à une pauvreté galopante et à une insuffisance d’infrastructures socio-économiques ». Concernant l’avenir des accords monétaires il déclare et je cite :

« Leurs promesses (c'est-à-dire les promesses des accords monétaires) demeurent aujourd’hui encore parfaitement adaptées »

Pour nos Chefs d’États, aujourd’hui la françafrique paraît donc parfaitement adaptée pour augmenter la pauvreté et le manque d’infrastructures socio-économiques.

Excellence Monsieur Le Président, l’Afrique est plus riche que le Moyen Orient en matières premières, mais avec l’OPEP boostée par HUGO CHAVEZ a fait que le Moyen Orient comme le Venezuela n’attendent plus aucune aide, bien au contraire.

Les réserves en matières premières en Afrique suffisent à l’Afrique pour se passer de l’aide que vous promettez pour appuyer le développement et les organisations sous régionales.

Permettez-moi, Monsieur le Président, de vous dire donc cette autre vérité : l’Afrique n’a pas besoin d’aide mais de justice économique et du contrôle de ses réserves monétaires, de la production et de la commercialisation des matières premières par l’Afrique contre l’abandon des privilèges faits aux négociants et autres trafiquants de toutes sortes qui sont les intermédiaires de la françafrique. Ces derniers ont pour nouveau commerce : armes contre matières premières en faisant disparaître les États et les droits de l’homme par des coups d’État et l’installation des rebellions. Vous avez une belle illustration en Côte d’Ivoire où des Militaires formés dans votre grande école Saint Cyr sont emprisonnés alors que des chasseurs traditionnels (Dozo) assurent la protection des droits de l’homme en confondant chasse à l’homme et droit de l’homme. Vous avez décidez de fermer vos portes à ces trafiquants et à ces négociants ; c’est une sage décision, mais je vous préviens : ils ont le double des clés.

Permettez-moi une dernière vérité : l’Afrique est la jeunesse du monde comme vous le dites et cela est vrai. Cependant, elle est parfaitement apte à présenter les résolutions sur l’Afrique au Conseil de sécurité de l’ONU. Pour quoi, jusqu’à présent, c’est la France qui joue ce rôle ? C’était donc curieux d’affirmer dans le même discours la fin de la françafrique et la présentation prochaine par la France d’une résolution sur le Mali. Ce rôle, Mme ZUMA la Présidente de l’UA (Union Africaine) peut parfaitement le jouer.

Sincèrement et avec respect, dans la clarté et la solidarité, je vous remercie.

 

DON MELLO Ahoua


Docteur Ingénieur de Ponts et Chaussées

Ancien Ministre en exil.

jeudi, 11 octobre 2012

HUGO CHAVEZ: LES LEÇONS D'UNE VICTOIRE

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La victoire d’HUGO CHAVEZ est la victoire du socialisme de marché et de la démocratie participative qui constituent en réalité l’idéologie émergeante dont le leadership est assuré par la Chine.

L’aveuglement de l’impérialisme occidental qui le conduit à diaboliser systématiquement tous ceux qui n’empruntent pas la voie sans issue du libéralisme, l’isole de plus en plus de l’aspiration profonde des masses populaires pour être un simple marchant d’armes et un instrument d’endettement de leur population aux profit des détenteurs de paradis fiscaux.

En déclarant stratégique un certain nombre de secteurs économiques dont le secteur pétrolier sous contrôle de l’Etat, le Venezuela a pu redistribuer les richesses du pays et créer un tissu industriel dont les facteurs de productions sont internes.

Le contrôle par l’Etat a touché les secteurs suivants :

• La nationalisation du secteur des pétroles est un choix aussi idéologique que stratégique. La ressource, représente 30 % du PIB et 85 % des exportations. L’Etat détient 60 % des projets menés par Petroleum PLC, américaines Exxon Mobil, Chevron, Conoco Phillips, la française Total et Statoil.

• Les secteurs des télécommunications et de la production d'électricité ont également été nationalisés. Les sociétés refusaient par exemple d'investir dans des régions jugées peu rentables. 

• Au début de l'année 2008, le gouvernement vénézuélien annonce la nationalisation de la production de ciment, montrée comme une réponse au choix des sociétés étrangères d'exporter une partie de leur production en situation de pénurie de logements. 

• En 2010, le commerce de détail est nationalisé, avec la chaîne Exito détenue par le groupe français Casino accusée de contribuer à la hausse des prix. La filiale locale de l'américain NorPro, fabricant un produit pour les forages pétroliers est étatisée et intégrée à l'entreprise publique PDVSA qui détient les parts pétrolières pour le compte de l’Etat. Le groupe sidérurgique italien Tenaris Dalmine est exproprié de ses actifs, n'ayant trouvé un accord financier avec le gouvernement. 

Conséquence, le taux de croissance a atteint dans la période CHAVEZ des pics de 17% avec une réduction continue du niveau de pauvreté passant de 67% à 27% de 97 à 2011. Cette réélection confirme ce choix stratégique contre le désir de quelques multinationales qui rêvaient d’un retour triomphal par une diabolisation démesurée.

Le Venezuela a été l’initiateur de l’OPEP ayant permis aux pays producteurs de pétrole de contrôler le marché international du pétrole au profit des producteurs.

Avec CHAVEZ la révolution bolivarienne est passée du rêve à la réalité servant d’exemple à plusieurs pays d’Amérique du Sud et une leçon pour ceux qui veulent émerger de la dépendance.


DON MELLO Ahoua

Dr Ingénieur des Ponts et chaussées,
Ancien Ministre