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vendredi, 07 juin 2013

COMMUNIQUE DU FPI RELATIVEMENT A L'INSUFFISANCE DE PREUVES CONTRE LAURENT GBAGBO A LA CPI

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Communiqué de Presse N° 003/2013

 

Le lundi 3 juin 2013, la Direction du Front Populaire Ivoirien a appris, par voie de presse, que "les juges de la CPI ont estimé que le procureur n'avait pas apporté de preuves suffisantes leur permettant de confirmer les accusations de crimes contre l'humanité portées contre Laurent GBAGBO et de le renvoyer en procès."

Selon le communiqué de presse, rendu public par la Cour Pénale Internationale, les juges de la Chambre Préliminaire I ont ajourné la décision de confirmer ou non les charges de crimes contre l’humanité qui pèsent sur M. GBAGBO et "demandent au procureur d’envisager de fournir des preuves supplémentaires ou de mener des enquêtes supplémentaires".

La Direction du FPI note ainsi :

1. Que la CPI reconnait enfin que les charges pour lesquelles elle retient le Président Laurent GBAGBO à La Haye, depuis le 29 novembre 2011, sont insuffisamment fondées;

2. Que le bureau du procureur, en dépit du temps relativement long (2 ans) et des moyens colossaux dont il a bénéficiés pour mener à bien ses enquêtes, n’a pas été en mesure de produire des preuves probantes pour étayer ses accusations de crimes dont le président Laurent GBAGBO se serait rendu coupable.

C'est pourquoi, la Direction du FPI se félicite de « la décision des juges de la Chambre Préliminaire I de ne pas confirmer les charges alléguées contre le président Laurent GBAGBO… » en l’état, donnant ainsi raison au FPI qui n’a eu de cesse de proclamer l’innocence de son président-fondateur.

La Direction du FPI, qui croit profondément en la Justice, s’étonne qu’un délai supplémentaire ait été accordé au procureur « …pour  rechercher de nouvelles preuves… » et  s’estime, aujourd’hui plus qu’hier, fondé à demander légitimement à la CPI la libération du président Laurent GBAGBO afin de renforcer sa propre crédibilité.

La Direction du FPI, au nom des militantes et militants du Front Populaire Ivoirien, remercie le Procureur et la Défense pour avoir permis de démontrer aux yeux du monde la vacuité des accusations contre le président Laurent GBAGBO.

La Direction du FPI remercie chaleureusement tous les sympathisants nationaux, la Diaspora ivoirienne et africaine, les démocrates de toutes nationalités à travers le monde… pour leur engagement sans faille aux côtés du président Laurent GBAGBO.

Persuadée que la mise en liberté du président Laurent GBAGBO contribuera énormément à recoudre le tissu social ivoirien déchiré et constituera le socle d’une réconciliation nationale réelle, la Direction du FPI – une fois encore - invite instamment l’Union Africaine (UA) à s’impliquer fortement en demandant à l’ONU de prendre courageusement la décision équitable de la relaxe pure et simple du président Laurent GBAGBO.

 

Fait à Abidjan, le 5 juin 2013.

  

Le Secrétaire Général par intérim & Porte-parole

Dr KODJO Richard

samedi, 18 mai 2013

LE FPI REPOND AU GROUPE D'EXPERTS DE L'ONU - DECLARATION

 

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Dans une déclaration pondue ce mercredi 15 mai, le FPI monte au créneau une fois encore et dénonce le parti pris des experts de l’Onu en Côte d’Ivoire. Selon Miaka Ouretto et ses camardes, le dernier Rapport du "groupe d’experts" sur la Côte d’Ivoire, au Conseil de Sécurité de l’ONU serait un pamphlet de campagne électorale au profit d’Alassane Ouattara . Eventnews Tv.

 
Déclaration N°005/2013

Relativement au rapport du groupe d'experts de l'ONU sur la Côte d'Ivoire en date du 12 avril 2013


I. Rappel du contexte politique: Etat des lieux

Depuis les bombardements franco-onusiens qui ont éjecté le président élu Laurent Gbagbo du pouvoir, le 11 avril 2011, pour – nous avait-on répété à l’envi – instaurer la démocratie, le président Alassane Ouattara, au nom de qui et par qui – dixit Koné Zakaria un de ses chefs de guerre – la rébellion a pris le armes, s’est méthodiquement engagé dans une politique de la terre brûlée pour effacer le Front Populaire Ivoirien de la scène politique ivoirienne.

2011:

- Déclenchement d’une gigantesque chasse aux sorcières qui se poursuit encore par des arrestations au quotidien de militants, sympathisants du FPI ou tout citoyen pour toujours la même rengaine "d’atteinte à la sureté de l’Etat". Résultats, 671 prisonniers politiques civils et militaires détenus dans les pires conditions, sans jugement. A eux s’ajoutent les milliers de détenus des prisons clandestines disséminées sur l’ensemble du territoire national ;

- Confiscation des médias publics et des libertés de manifestations réprimées avec constance dans la terreur et le sang ;

- Exclusion du Front Populaire Ivoirien de l’Assemblée Nationale par des élections législatives aussi précipitées qu’injustes et non transparentes ;

2012:

- Organisations ciblées d’attaques du régime et de l’ONUCI par la branche armée du RDR, sous la houlette du chef de la rébellion Guillaume SORO, en désignant automatiquement du doigt le FPI comme responsable, sans la moindre enquête ;

- Rédaction, le 15 Octobre 2012 par les officines du pouvoir Ouattara, d’un rapport prétendument attribué à des experts indépendants de l’ONU où le FPI est accusé d’avoir partie liée avec tous les camps opposés dans la guerre au Mali: Quelle absurdité!

2013:

Tout ce montage grotesque s’effondre. Le château de cartes « Ouattarien » s’écroule et se réduit à rien, face à la pugnacité du Front Populaire Ivoirien à l’international. Le pouvoir Ouattara est de ce fait contraint par ses alliés au dialogue – dont il n’a jamais voulu – avec son opposition significative, le FPI. Premier revers.

Deuxième revers, la quasi-totalité des ONG des droits de l’Homme brocardent le régime Ouattara présenté unanimement comme un état de non droit, caractérisé par des violations massives des droits de l’Homme, et qui est tout sauf une démocratie.

Troisième revers, l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges contre Laurent Gbagbo à la Haye tourne quasiment au drame pour le pouvoir Ouattara avec le laminage par la défense du président Laurent Gbagbo, des actes d’accusations, pour faux et usage de faux.

Du coup, le vrai visage du "messie démocrate" sorti tout droit des cuisses du couple Jupiter FMI / Banque Mondiale, se révèle dans toute sa vérité et nudité : mensonges et incapacité politique notoire. Le demi-dieu de la haute finance internationale, "le wari fatchê" pour parler comme les "ADOrateurs" se révèle bien incapable de faire la politique en Côte d’Ivoire, et donc de diriger ce pays.

Un pays qu’il n’a eu cesse d’attaquer depuis qu’il y a mis le pied en 1989, pour, selon ses propres termes, le rendre ingouvernable, avant de se l’approprier au terme de plus d’une décennie de guerre qu’il a menée tambour battant, avec à la clé des milliers de morts.

Aujourd’hui la Côte d’Ivoire politique est coupée en deux. Le tissu social est déstructuré. La pauvreté et le chômage galopants, la réconciliation au point mort, le front social instable, avec le feu du mécontentement qui couve, l’insécurité rapprochée devenue chronique, la démocratie en panne. Les citoyens étouffent sous l’arbitraire, la répression au quotidien et les discriminations ethno-tribales érigés en système de gouvernance.

C’est à ces problèmes fondamentaux que le chef de l’Etat devait s’attaquer sans délai, hic et nun, ici et maintenant. Tournant le dos à ces impératifs nationaux et déjà en campagne pour les présidentielles de 2015, le président Alassane Ouattara choisit de commanditer un rapport auprès d’un "groupe d’experts" sur la Côte d’Ivoire pour polir son image personnelle en détruisant celles de ses adversaires potentiels en vue d’une gouvernance solitaire et absolue de la Côte d’Ivoire.

II. Le Rapport du "groupe d’experts" sur la Côte d’Ivoire, au Conseil de Sécurité de l’ONU: un pamphlet de campagne électorale au profit d’Alassane Ouattara

2.1 Un rapport de diversion fondé sur de malsains partis pris

Le rapport final, dit du groupe d’experts sur la Côte d’Ivoire, établi en application du paragraphe 16 de la résolution 2045 (2012) du Conseil de Sécurité, a été publié le 17 avril 2013, et se structure autour de onze chapitres. Ce rapport, parce qu’il biaise à la fois avec la réalité et la vérité, mérite qu’on y prête attention pour que l’opinion nationale et internationale qu’il vise à abuser soit prémunie contre les subterfuges et évidents partis pris qu’il recèle. Qu’on en juge.

Le premier constat que révèle l’examen de ses différents volets, est que ce rapport dont la prétention affichée est de porter sur la Côte d’Ivoire, ne porte nullement sur les vrais problèmes de la Côte d’Ivoire qu’on vient de mettre en évidence. Il ne s’intéresse qu’à l’embargo sur les armes, en rapport avec le contrôle douanier, et les finances que généreraient les trafics d’or et de diamants, sous l’angle principal des menaces de déstabilisation que représentent l’usage des armes contre le régime Ouattara. Ce rapport vise in fine à protéger ce pouvoir.

De ce fait, ce document ne parle que de tous ceux qui peuvent faire ombrage au poulain de l’ONU Alassane Ouattara. C’est-à-dire de ceux qui peuvent s’opposer, ou s’opposent à sa gouvernance jugée satisfaisante par ces experts. Ils affirment avoir « constaté que les autorités ivoiriennes, sous la houlette du président Alassane Ouattara, avec la précision "élu démocratiquement" – comme pour s’en convaincre – ont fait des progrès notables en matière de sécurité, avec l’arrestation des membres du gouvernement Gbagbo qui opéraient depuis le Ghana ». (Paragraphe 3 page 5).

Flagrant délit de parti pris. Pro Gbagbo = insécurité, FRCI/Dozo = sécurité.

Concernant les progrès accomplis en matière de lutte contre l’impunité : le procès du Général Dogbo Blé Brunot, qualifié de procès majeur par ces experts, est à leurs yeux "une avancée non négligeable" (Paragraphe 9 page 6). L’impunité dont jouissent tous les criminels de guerre pro-Ouattara n’est donc pour ces experts, que justice.

Par ailleurs, ce groupe d’experts a "constaté que la réconciliation politique entre les partis ivoiriens était en progrès" (Paragraphe 3 page5). C’est à se demander s’ils parlent de cette même Côte d’Ivoire où nous vivons, et où la réconciliation, de l’avis de tous, est en panne sèche. Ces experts à l’évidence ne voient et ne disent que ce qui peut faire plaisir à leur commanditaire.

Mais il n’y a pas que ces incongruités. Dans le traitement même qu’ils font de la question centrale de leur rapport, l’embargo sur les armes, le déséquilibre des informations est tel que l’on en vient à se demander si ce travail est véritablement l’œuvre d’intellectuels dignes de ce nom, ou de mercenaires de la plume recrutés à la petite semaine, pour accomplir de basses œuvres sans scrupules et état d’âme.

Le chapitre VI du rapport intitulé "Armes" comprend au total cinq volets développés sur douze pages (page 9 à 22), et comporte 74 paragraphes dont 44, soit plus de 60% du texte, consacrés aux violations de l’embargo dont se seraient rendus coupables depuis 2009 le président Laurent Gbagbo et ses partisans après la chute de son régime. Seulement 10 chapitres sur 74 concernent les Forces Nouvelles, soit 12% ; les violations du gouvernement Ouattara sont traitées dans 13 chapitres soit 18% et 7 chapitres aux particuliers, soit 9%.

C’est là le premier aspect de ce déséquilibre que révèle la production linéaire du texte, et qui montre déjà à ce niveau, l’acharnement de ces "experts" sur les pro-Gbagbo.

En poussant un peu plus la réflexion, l’on s’aperçoit très vite que dans leur désir forcené de démontrer que les pro-Gbagbo constituent une espèce politique vénéneuse à exterminer, ils se sont employés avec force détails à décrire, les allées et venues des membres de ce qu’ils ont baptisés "l’aile radicale du mouvement pro-Gbagbo". Pour étayer leurs affirmations péremptoires ils ne s’appuient que sur des formules vagues, passe partout, du genre "selon des sources fiables" sans les identifier, ou "d’après les informations fournies par l’ONUCI, ou celles dont dispose le groupe d’experts".

S’agissant de ses sources d’informations, le chapitre deux du rapport indique relativement à la méthodologie de l’enquête, au paragraphe 10 que "le groupe d’experts a, en priorité, mené des enquêtes de terrain, en Côte d’Ivoire et dans les Etats voisins. Il a également examiné les éléments de preuves fournis par les organisations nationales, régionales et internationales, et entreprises privées". Et pour tenter de montrer sa bonne foi, le groupe d’experts souligne au paragraphe 12 de son rapport ceci " ses conclusions relatives à des Etats, des particuliers et des entreprises, ont été autant que possibles, portées à l’attention des intéressés et qui ont eu la possibilité d’y répondre ".

Deuxième aspect du déséquilibre de l’information, le groupe d’experts avoue avoir contacté toutes les sources possibles d’information, à l’exclusion du Front Populaire Ivoirien, le parti fondé par le président Laurent Gbagbo et qui a inspiré toute sa politique et les actes posés. Pourquoi le Front Populaire Ivoirien en particulier et les pro-Gbagbo sur qui porte l’enquête, ont été à priori considérés comme des sources non fiables par le groupe d’experts?

Toute démarche judiciaire ordinaire exige que tout présumé coupable soit entendu avant d’être condamné s’il y a lieu. Or la constance des rapports prétendument établis par des experts de l’ONU sur la Côte d’Ivoire, est que les pro-Gbagbo sont des coupables à priori, qu’ils évitent soigneusement d’approcher encore moins d’entendre, d’écouter et de comprendre. Là se trouve le parti pris fondamental de l’ONU en Côte d’Ivoire et qui explique que, de forces dites impartiales, l’ONUCI soit devenue et reste encore aujourd’hui, une force belligérante, donc non crédible et ses experts disqualifiés pour parler de la Côte d’Ivoire.

2. 2 De la diabolisation permanente du FPI à celle du rebelle Soro et ses com-zones

De fait, les officines du pouvoir Ouattara, commanditaires et inspiratrices de ce rapport ont désormais fait leur choix dans la guerre larvée de succession à Alassane Ouattara, en optant de brocarder et de vouer aux gémonies Guillaume Soro et ses com-zones des Forces Nouvelles, mis dans le même sac que le FPI, comme des comploteurs.

Voici ce que dit à cet effet le rapport dans son paragraphe 30 page 10 «Au moment de l’attaque du camp militaire d’Akouédo, le 06 août 2012, le groupe d’experts a reçu des informations fiables sur les constats établis entre le commandement militaire de l’aile radicale du mouvement pro-Gbagbo au Ghana et de hauts représentants des ex-Forces Nouvelles, notamment leur ancien Secrétaire Général, Guillaume Soro, actuellement président de l’Assemblée Nationale et son proche conseiller et directeur du protocole, Kamagaté Souleymane, alias "Soul to Soul"».

Voilà le Front Populaire Ivoirien désormais allié des Forces Nouvelles de Guillaume Soro, alors que dans le précédent rapport de l’ONU, ce même parti avait été associé à tous les camps qui s’opposent dans la guerre au Mali, tout cela par la seule volonté des experts commandités par Alassane Ouattara.

Si l’attaque du 6 août 2012 du camp d’Akouédo, qui a servi de déclencheur au pouvoir pour opérer des arrestations massives au sein des pro-Gbagbo à commencer par Laurent Akoun, Secrétaire Général du FPI, a été opérée de concert avec les Forces Nouvelles, le pouvoir Ouattara devrait pouvoir tirer les conséquences de cette nouvelle donne et agir équitablement.

Mais il ne le peut parce que, comme le note aussi ce rapport (paragraphe 4 page 5) de 2011 à 2012, «d’anciens combattants des Forces Nouvelles ont étendu leur influence économique et politique: d’anciens commandants de zone ayant à leur actif un nombre notable de violations du droit international humanitaire, ont rejoint les rangs ordinaires des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Des individus comme Martin Kouakou Fofié (qui est sur le coup de sanction de l’ONU depuis 2006), Ouattara Issiaka (alias "Wattao"), Hervé Touré (alias "Vetcho"), Koné Zakaria et Chérif Ousmane, ont tous été promus à des postes stratégiques de commandement. Ils ont également des contingents sous leurs ordres et d’importantes quantités d’armes (et de matériel connexe) entre leurs mains ; (…) sans pour autant que ceux-ci abandonnent leurs activités économiques prédatrices de seigneurs de guerre, qu’ils ont à présent étendus à l’ensemble du territoire ivoirien (paragraphe 5 page5).

Comment procèdent-ils ? Les rédacteurs du rapport précisent (paragraphe 102 page 23) que « la raison en est l’existence d’un réseau militaro-économique au sein de l’administration, qui profite de la contrebande et d’un système d’imposition parallèle ». Le réseau, souligne le rapport (paragraphe 151 page 29) « a adopté des méthodes de taxation analogues à celles utilisées par "La Centrale", l’ancien organisme responsable du trésor au sein des Forces Nouvelles, bien qu’il opère de manière plus discrète».

«Le réseau (paragraphe 152 page 30) maintient un monopole sur l’utilisation des armes par l’armée nationale. Il entrave la capacité des autres autorités, comme la police, la gendarmerie, les services de douanes et la police maritime et forestière de s’acquitter efficacement de leurs responsabilités».

Pour le fonctionnement de son système de taxation parallèle pour différents types d’activités commerciales, en ce qui concerne l’agriculture (cacao, coton, noix de cajou), le transport, l’or le diamant, «le réseau a fait appel dans toutes les grandes villes du pays à des anciens étudiants de la ville de Bouaké pour gérer ses recettes (Cf. chapitre 7 paragraphe 153 page 30)».

Notons enfin que ce que ce rapport indique bien que ce «réseau n’hésiterait pas à recourir à la force s’il en jugeait le besoin (paragraphe 102 page 23)».

L’enjeu est de taille parce que le paragraphe 103 page 23 précise que «la croissance limitée des taxes et droits sur les marchandises exportées par la Côte d’Ivoire, tient pour partie aux effets de la contrebande. Entre 2011 et 2012, la contrebande de cacao a représenté 153 000 tonnes soit des pertes de 400 millions de dollars environ 25 milliards de francs CFA (paragraphe 112 page 24)».

En d’autres termes, le pouvoir Ouattara à travers ces experts, dénonce l’existence d’un Etat bis en Côte d’Ivoire dirigé par Guillaume Soro et ses com-zones qui sont forts économiquement, militairement et politiquement.

Mais curieusement si sur le chapitre achat des armes et financement des activités, les auteurs du rapport se sont montrés très prolixes s’agissant des pro-Gbagbo avec même des indications sur les origines soudanaise, iranienne, israélienne, chinoise, russe des armes etc. et force détails sur même le calibre des munitions et leur nombre, pour ce qui est de l’armement des Forces Nouvelles, le rapport est quasiment muet. Il se limite à dire que les armes sont venues du Burkina Faso «début 2011 transportées par au moins six camions jusqu’à la zone de Katiola» (paragraphe 70 page 18).

Mais il n’est un secret pour personne que le Burkina Faso, qui n’a pas d’usine d’armement, n’a été qu’une couverture, un lieu de transit d’armes durant toute cette guerre. Alors questions. D’où viennent ces armes? De quels pays? Qui en a assuré le financement? Avec quels moyens?

Et cela avant et depuis le déclenchement de la guerre en septembre 2002. Ce sont là les questions essentielles qui s’attaquent à l’origine de la guerre, et non à ses effets que sont entre autres l’embargo sur les armes.

Le groupe des experts esquivent ces questions dont les réponses risquent d’emporter le commanditaire de ce rapport qui veut se débarrasser d’une rébellion qui l’a porté au pouvoir.

D’ailleurs que peut faire Alassane Ouattara, même devenu aujourd’hui président de la République, contre la contrebande des Forces Nouvelles et leur réseau militaro-économico-politique. Cette contrebande existe depuis 2002, il ne l’a jamais dénoncé, l’ONU non plus. C’est la contrebande en tout genre, cacao, diamant, or, coton qui équilibre le budget du Burkina Faso depuis 2002. Ce pays sahélien est devenu producteur de cacao, mais le rapport n’en parle pas. C’est la contrebande orchestrée par "La Centrale" qui a pris le relais du financement de la guerre dont Alassane Ouattara a profité pour accéder au pouvoir d’Etat. Avec l’existence de cette contrebande dans une Côte d’Ivoire coupée en deux, et que dénonce aujourd’hui Ouattara et ses experts, Laurent Gbagbo a gouverné pendant plus d’une décennie la Côte d’Ivoire avec des budgets sécurisés.

Le président Ouattara est donc très mal placé pour dénoncer la contrebande des Forces Nouvelles par ses experts interposés. C’est un juste retour des choses, l’arroseur arrosé.

De même que peut faire l’ONU contre une rébellion qu’elle a couvée, adoubée et portée au pouvoir. Rien.

Ce rapport des prétendus experts sur la Côte d’Ivoire relève en définitive d’une diversion. Il s’agit de divertir, au sens de distraire, détourner l’attention de l’opinion nationale et internationale sur les vrais problèmes de la Côte d’Ivoire énoncés plus haut dans l’état des lieux.

Publié curieusement au même moment où Alassane Ouattara annonce sa candidature aux présidentielles de 2015, il constitue un élément de campagne visant à disqualifier dans le même élan celui qui l’a fait roi, Guillaume Soro d’une part, et de l’autre le Front Populaire Ivoirien dont il a si viscéralement peur qu’il s’obstine, dans sa diabolisation devenue une rengaine, à voir le FPI dans des élections auxquelles il n’a pas participé.

A cet effet il est frappant de constater que ce rapport ne fait nullement état du moindre reproche encore moins de la moindre faute commise par Alassane Ouattara durant ces deux ans de gouvernance pourtant désastreux. Il fuit en permanence son peuple, les travailleurs en particulier en se réfugiant dans l’esbroufe pour cacher sa peur. L’esquive et la communication internationale mensongère dont ce rapport en sont une preuve patente.


Fait à Abidjan, le 15 mai 2013


Le Secrétaire Général par intérim & Porte-parole

Dr KODJO Richard



Source: AFRIK53.COM

jeudi, 09 mai 2013

COMMUNIQUE DE PRESSE DU FPI RELATIVEMENT A L'ENLEVEMENT SOUS ANESTHESIE DE MME SIMONE EHIVET GBAGBO

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Communiqué de Presse N° 002/2013


Relativement à l'enlèvement sous anesthésie de Mme Simone Ehivet GBAGBO vers une destination inconnue.


Le mardi 30 avril 2013, à la surprise générale, la Direction du FPI a appris - par voie de presse - le transfert de Mme Simone Ehivet GBAGBO de sa « résidence surveillée » d'Odienné à la clinique ‘La Pisam’ d'Abidjan pour un bilan de santé.

Alors que tout portait à croire que les règles judiciaires en la matière avaient été respectées, c'est avec stupéfaction que la Direction du FPI s'est entendu dire que ce transfèrement n'a obéi à aucune disposition légale.

Ce jour, mercredi 8 mai 2013, la direction du FPI - en alerte sur ce cas précis depuis 4 jours - vient d'être informé par son Conseil que "….Mme Simone Ehivet GBAGBO, la 2ème Vice-présidente du FPI et épouse du Président Laurent GBAGBO a été emmenée sous anesthésie vers une destination inconnue par des hommes en armes, sans aucun document officiel approprié..."

Selon l’avocat de la Première Dame, "...l'appareil judiciaire légal lui-même n'a aucune idée de la destination de Mme Gbagbo..."

Devant cet état de fait, qui relève tout simplement du mépris du régime Ouattara pour l’Opposition et pour les droits humains des Ivoiriens,

La Direction du FPI dénonce avec force ces agissements d’une autre époque et élève les plus vives protestations contre ces méthodes de gestion du pouvoir d’Etat.

Le FPI - qui n'a eu de cesse de fustiger la dictature et la justice des vainqueurs instaurées en Côte d'Ivoire depuis le 11 avril 2011 - constate que :

- sous le régime Ouattara, le pays s'enfonce inexorablement dans l'état de non-droit

- tout cela se fait sous les yeux indifférents d'une communauté internationale qui s'est donnée le "droit d'ingérence" quand le peuple de Côte d'Ivoire a choisi son président le 28 novembre 2010.

Le FPI tient le Président Alassane Ouattara pour responsable de tout ce qui  adviendra.

Le Front Populaire Ivoirien  demande donc avec insistance à la France et à l'ONU de convaincre le régime Ouattara de rompre avec la dictature. Car, la coupe est presque pleine. Il ne faut pas qu'elle déborde. Tous, nous y avons intérêt.

 

Fait à Abidjan, le 8 mai 2013

 

Le Secrétaire Général par intérim & Porte-parole

Dr KODJO Richard

lundi, 01 avril 2013

DECLARATION DU FPI RELATIVEMENT AUX ACCUSATIONS DU POUVOIR OUATTARA SUR LA RECRUDESCENCE DES ATTAQUES A L'OUEST DE LA COTE D'IVOIRE

 

 

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Déclaration N° 002/2013



Le rassemblement des Républicains, socle du pouvoir Ouattara, a toujours eu pour stratégie la prise du pouvoir par les armes et dans son viseur le Front Populaire Ivoirien comme parti à abattre à défaut de ne pouvoir le battre dans les urnes.

C’est pour ces raisons qu’après son coup d’Etat qui a éjecté Henri KONAN Bédié et le PDCI-RDA du pouvoir en 1999, et n’ayant pas eu comme il l’escomptait le bénéfice de l’exercice du pouvoir d’Etat, le RDR a créé une branche armée, le Mouvement Patriotique de Côte d’Ivoire avec Soro Guillaume comme homme lige. Le coup d’Etat avorté de septembre 2002, qui a finalement vu son aboutissement par la prise du pouvoir du RDR dans la fureur par le feu et le sang, a ouvert une nouvelle ère. Celle de la destruction planifiée, du Front Populaire Ivoirien par le pouvoir Ouattara.

1. Les vaines accusations du pouvoir Ouattara pour détruire le FPI

1. 1. Le Plan Ouattara A

Au lendemain du 11 avril 2011, dès sa prise du pouvoir, le régime Ouattara, ne voulant plus entendre parler du FPI, a mis en œuvre un train de mesures pour atteindre cet objectif.

Tout a commencé et se poursuit encore par une gigantesque chasse aux sorcières, arrestations massives de militants et sympathisants FPI, qui a contraint au moins trente mille d’entre eux à l’exil. Avec à la clé le gel de leurs avoirs, la destruction de leurs biens et l’occupation de leurs domiciles.

Le tout orchestré – on s’en souvient – par une vaste campagne médiatique diabolisant à souhait le FPI dont on demandait à l’opinion publique, la suppression de l’échiquier politique, accusé par ses bourreaux coalisés de crimes humanitaires, économiques, politiques et tutti quanti.

Dans le même temps, il a été procédé :

- A la destruction méthodique et à l’occupation prolongée des sièges des journaux proches du FPI, les JV 11.

- A la répression systématique des meetings du FPI à Koumassi, Port-Bouët en octobre 2011.

Mais, en dépit de ce train de mesures dictatoriales, l’extraordinaire mobilisation des militants et sympathisants du FPI au meeting du 21 janvier 2012 est venue révéler au pouvoir Ouattara que le Front Populaire Ivoirien est loin d’avoir été détruit ; qu’il conserve bel et bien toute son énergie et sa vitalité pour rebondir, après avoir seulement plié l’échine sans rompre.

La répression sanglante et meurtrière du meeting du 21 janvier 2012 (1 mort 85 blessés) a été à la mesure du cuisant échec du pouvoir Ouattara qui venait de se rendre brutalement compte que le FPI est indestructible et plus vivant que jamais.

Ce plan A, qui a couvert la période d’avril à décembre 2011 s’étant avéré inopérant, le pouvoir Ouattara a engagé la phase B, celle de la disqualification politique du FPI, juin – octobre 2012.

1. 2. Le Plan Ouattara B

Le FPI ayant réussi à conserver, en dépit de toute la campagne de diabolisation orchestrée contre lui, son image de parti attaché à la démocratie, le pouvoir Ouattara a entrepris de lui coller une image de putschiste. A la fois pour discréditer le FPI et son fondateur Laurent Gbagbo dont la première comparution à la Haye était prévue pour le 18 juin 2012.

Cette phase a consisté en l’organisation méthodique par la branche armée du RDR, conduite par le chef de la rébellion Guillaume SORO, d’attaques ciblées des forces régulières du pouvoir Ouattara (FRCI) et celles de l’ONUCI. Le but visé, faire d’une pierre deux coups : se prémunir contre tout transfèrement de SORO Guillaume et ses com-zones à la CPI d’une part et d’autre part se débarrasser définitivement du FPI accusé de mener ces attaques, en le livrant à la fois à la vengeance de l’ONUCI et à la vindicte des FRCI.

- 06 juin 2012, assassinat de sept (07) casques bleus du contingent nigérien de l’ONUCI

- Nuit du 05 au 06 août 2012, attaque du camp militaire d’Akouédo.

- Par la suite, de nombreuses attaques des postes des FRCI (Dabou, Agboville, Grand-Lahou, Noé à la frontière ivoiro-ghanéenne, à grands renforts d’accusations médiatiques bruyantes du FPI, et de la République du Ghana.

Le clou de cette phase B de disqualification du FPI pour l’écarter définitivement de la scène politique a été la rédaction le 15 octobre 2012 par les officines du pouvoir Ouattara d’un rapport prétendument attribué à des experts de l’ONU. Le point d’orgue est que le Front Populaire Ivoirien y est accusé d’avoir partie liée avec Ansar Dine, les Djihadistes du MUJAO et la branche Al Quaïda du Maghreb Islamiste – Aqmi – en d’autres termes d’être un parti de terroristes. Reprenant ainsi l’accusation fantaisiste prononcée quelques jours plus tôt par Guillaume SORO et ses lieutenants contre le FPI, sur Twiter. Il s’agissait ici pour le pouvoir Ouattara de livrer pour sa destruction, le FPI à tous les pays occidentaux, très sensibles à la lutte contre le terrorisme, les Etats-Unis, en tête.

Mais, le Front Populaire Ivoirien ne s’est pas effondré. Parce qu’il a vite compris que le combat pour la démocratie en Côte d’Ivoire, était parvenu, avec la dictature instaurée par le pouvoir Ouattara, a une étape cruciale, celle de la lutte de l’intelligence contre la force brutale, la terreur planifiée.

Le FPI a su bien réagir en ne se taisant pas et en apportant les réponses appropriées, preuves à l’appui, pour confondre ses détracteurs qui ont fini par se retrouver à bout d’arguments. Mieux, le Front Populaire Ivoirien s’est donné les moyens d’aller à l’international en Europe pour d’une part détruire le flot de contrevérités déversées sur le FPI et de l’autre rétablir la vérité sur la réalité de la situation politique, dans notre pays, en présentant le vrai visage du régime établi, une dictature sans nom.

C’est cette offensive diplomatique qui a conduit le pouvoir Ouattara, sous la pression de ses alliés occidentaux et de nombre d’Etats africains, à accepter le dialogue direct dont il n’a jamais voulu avec le FPI.

La suite on la connait. Ce dialogue a été savamment saboté de bout en bout et en lieu et place des problèmes posés par le FPI ce qui devait être un moment d’échanges fructueux a plutôt été utilisé par le pouvoir Ouattara comme une opération cosmétique destinée à polir l’image de son régime par un vernis démocratique.

Ne sachant plus à quel démon se vouer, le pouvoir Ouattara, en panne sèche d’arguments pour justifier ses échecs, continue de s’accrocher, à l’instar d’un noyé en détresse, à un fétu de paille : "c’est le FPI qui brûle l’Ouest", la même rengaine désuète et irresponsable.

2. A propos des attaques armées à l’Ouest et ailleurs

"Qui ne se souvient pas encore des massacres de Petit Duékoué, de Duékoué, de Guitrozon, de Doké, de Pantrokin, de Toulepleu, de Facobly, de Semien, de Kouibly, perpétrés depuis l’attaque venue du Burkina Faso en 2002 contre la Côte d’Ivoire" s’interroge, avec raison, le "Quotidien d’Abidjan" dans sa livraison N° 865 du mercredi 27 mars 2012. "Et la liste" – poursuit-il – "est hélas très loin d’être exhaustive. Des morts par milliers, des villages totalement ou en partie rasés de la surface de la terre, des femmes violées par dizaines, des membres coupés, des cadavres jetés dans des puits, des familles disloquées, et des orphelins ainsi que des veuves livrés à eux même dans ce monde de misère".

Au secours ! Devrions-nous nous écrier ! Qu’entende ce SOS tous ceux qui sont à l’écoute de la Côte d’Ivoire. C’est le vœu le plus fervent du FPI par ces temps de cécité, de surdité et surtout d’amnésie volontaires du pouvoir Ouattara.

Oui, la rébellion aujourd’hui au pouvoir en Côte d’Ivoire ne se souvient plus du comment de sa – pourtant - toute récente accession au pouvoir au cours de la toute dernière décennie 2002 – 2012. Même les toutes récentes atrocités de Duékoué (Mars 2011) et de Nahibly (juin 2012) sont oubliées. De même que les enquêtes annoncées, oubliées, elles aussi, amnésie totale. Et le quotidien le Patriote, porte-voix de la rébellion au pouvoir, de proclamer à sa une du mardi 26 mars 2013. " Le FPI veut bruler l’Ouest". Mais diantre ! Cela fait plus d’une décennie que la rébellion aujourd’hui au pouvoir brûle l’Ouest !

2. 1. La bombe du foncier rural en voie d’explosion dans les mains de Ouattara

Le Front Populaire Ivoirien, face aux accusations fantaisistes le portant pour responsable de la mort de sept soldats nigériens du contingent de l’ONUCI à Taï le 8 juin 2012, avait pourtant prévenu en prenant le peuple ivoirien à témoin.

Après la perte de la première guerre du cacao par le président Félix HOUPHOUËT Boigny en 1991 contre les multinationales du négoce, et de la seconde guerre du cacao par le président Gbagbo lors de sa chute en avril 2011 contre les mêmes prédateurs, la situation qui prévaut depuis l’avènement du pouvoir Ouattara n’est rien moins que la mise en œuvre, depuis le 11 avril 2011, de la troisième guerre du cacao, menée par le même Alassane Ouattara, hier chargé de mission des multinationales, aujourd’hui président de la République.

La mainmise des multinationales du négoce sur le cacao ivoirien, passe par l’expropriation des planteurs nationaux (wê, baoulé). Cela, au profit de colons étrangers burkinabé, malien plus malléables, qui exerceront comme des ouvriers agricoles dans les plantations industrielles des multinationales à créer.

Ce qui se passe à l’Ouest est une terreur orchestrée par le pouvoir pour accélérer l’expropriation des paysans autochtones dont déjà des milliers d’entre eux ont été froidement exécutés ou se sont exilés. Les maîtres d’œuvre de cette sale besogne au profit du pouvoir et de la colonisation des terres de l’Ouest sont connus de l’ONUCI et des FRCI. Leur chef de file Amadé Ouremi, qui a participé à la guerre pour la prise du pouvoir par Alassane Ouattara, contrôle au vu et au su du pouvoir toutes les forêts classées du Cavally et de Goin Dedé à la frontière du Libéria, où il a installé des milliers de planteurs originaires de la CEDEAO. L’autre chef de guerre burkinabé, lui aussi lourdement armé Issiaka Tiendrébéogo, contrôle quant à lui, l’axe Taï – Grabo – San Pedro où il exproprie les paysans autochtones par la terreur et installe ses compatriotes qui arrivent chaque jour par convois sur les terres de l’Ouest.

Ils sont donc connus et jamais interpellés parce que en mission commandée, les acteurs des expropriations des terres orchestrées par le pouvoir Ouattara dans le cadre de cette troisième guerre du cacao qui a commencé aux confins de l’Ouest du pays et qui est destinée à s’étendre sur l’ensemble du Sud de la Côte d’Ivoire.

Dans toute cette partie du pays, les multinationales du négoce ont déjà pris pieds dans la production en rachetant tous les complexes agro industriels dans le cadre des privatisations.

La nouvelle loi sur le foncier rural en cours d’élaboration par le pouvoir vise à légaliser et à légitimer toutes les expropriations qui, écartant les anciens propriétaires de leurs terres se mettront au service de leurs nouveaux maîtres les colons de la CEDEAO et d’ailleurs. La Côte d’Ivoire ainsi recolonisée échappera ainsi totalement au contrôle des paysans autochtones propriétaires actuels de la production cacaoyère de notre pays.

Voici le projet qui est en cours, dans cette troisième guerre du cacao que livre à la Côte d’Ivoire Alassane Ouattara, au profit des multinationales du négoce et des puissances occidentales leurs commanditaires. Par ailleurs, il est temps, grand temps, pour les Ivoiriens de savoir si l’Ouest de leur pays est devenu une colonie de peuplement burkinabé et malien.

Ces réalités-là, le pouvoir Ouattara a le devoir de communiquer là-dessus au lieu de chercher en permanence à mener le peuple en bateau par la « bouc-émissairisation » permanente du Front Populaire Ivoirien.

2. 2 Les accusations portées contre le FPI sont une diversion du pouvoir Ouattara

Ce pouvoir est manifestement complice de la colonisation de l’Ouest ivoirien par des milices burkinabé principalement. Quand les accusations d’expropriations des paysans Wê et Baoulé montent en épingle dans l’opinion, le pouvoir Ouattara, annonce bruyamment une attaque imminente des FRCI pour déloger les bandes armées burkinabé des forêts classées qu’elles occupent et exploitent. Et puis quand la fièvre est tombée plus rien.

Le pouvoir Ouattara après avoir, à plus de cinq reprises déjà annoncé le déguerpissement par les FRCI des armées de Ouédraogo Remi alias Amadé Ouerémi, et consorts des forêts et plantations de l’Ouest, en est aujourd’hui à négocier donc à légitimer ces occupants qui refusent de quitter le sol ivoirien, pour que les propriétaires qu’ils ont spoliés retrouvent la pleine propriété de leurs biens.

Comment ce pouvoir peut-il, s’il n’est pas complice des colons, s’étonner que les propriétaires terriens exilés au Libéria manifestent le désir de récupérer leurs terres par les mêmes moyens qui ont été utilisés pour les exproprier c’est-à-dire les armes. En prenant le parti de ne prêter aucune oreille attentive à leurs légitimes requêtes, mais à les massacrer en coupant les têtes des présumés cerveaux, qui repoussent dès le lendemain avec d’autres attaques, le pouvoir Ouattara prend rendez-vous avec une violente explosion sociale incontournable et qui risque d’être préjudiciable à la Côte d’Ivoire.

Le foncier rural et aussi urbain est une bombe dont nous ne percevons pour l’instant que la fumée de la consumation du cordon vers le noyau de la bombe qui va immanquablement exploser. C’est hier la rébellion et aujourd’hui le pouvoir qui en est issu, qui ont allumé et attisent depuis plus d’une décennie le cordon de la bombe – ce n’est pas le Front Populaire Ivoirien.

En guise de conclusion

Il convient de souligner ce qui suit : la question de la propriété foncière est trop vitale pour une nation, pour que ceux qui ont momentanément en charge son destin, la traite de façon légère, cavalière par la stigmatisation visant à amuser la galerie. Le foncier est une poudrière qui n’est pas localisée à l’Ouest, mais sur l’ensemble du territoire national. Les récents affrontements armés à Odienné au Nord du pays et qui ont fait plus d’une dizaine de morts, résultent aussi du refus des autochtones de Madiana basés dans le quartier de Sobala, de se laisser gouverner et déposséder de leur terres par les allogènes et étrangers, qui se sont massivement installés à Madiana-Sokourani et veulent les réduire à la marge.

C’est là le schéma au microscope des situations créées partout ailleurs par les étrangers au détriment des autochtones qui refusent leurs expropriations et exterminations, que cautionne le RDR à travers ses cadres en attisant le feu comme à Madiana.

Le Front Populaire Ivoirien, très soucieux du développement et de la paix pour le peuple ivoirien, ne brûlera jamais la Côte d’Ivoire. Les pyromanes sont le RDR et ses cadres étrangers qui mettent le feu dans les villages qui les ont accueillis, comme à Madiana par souci de promotion politique personnelle en semant la division et la mort.



Fait à Abidjan, le 1er avril 2013.

Le Secrétaire Général par intérim & Porte-parole

Dr KODJO Richard

samedi, 12 janvier 2013

DECLARATION DU FPI RELATIVEMENT A LA GOUVERNANCE OUATTARA

 

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Introduction

 

L’élection présidentielle ivoirienne, organisée en Octobre 2 000, a vu la victoire éclatante du candidat Laurent GBAGBO qui a trouvé le pays dans un état de déliquescence à tous points de vue.

En effet, sur le  plan  économique et financier, la Côte d’Ivoire était abandonnée par la communauté financière internationale, suite à de nombreux scandales dont les dirigeants du PDCI d’alors  s’étaient rendus coupables. Sur le plan socio-politique, des opposants au régime précédant et certains responsables d’organisations de la société civile étaient emprisonnés, et d’autres, contraints à l’exil. Parmi les opposants en exil, il y avait le président du Rassemblement des Républicains (RDR),  qui s’appelait à ce moment-là, Monsieur Alassane Dramane OUATTARA. Enfin, sur le plan social, les couches socio professionnelles, dans la quête de leur mieux-être, étaient en ébullition. Il s’agit notamment des enseignants avec des salaires à double vitesse ; des travailleurs de la CARENA en voie de licenciement et sans le paiement de leurs droits…

Dès son accession à la magistrature suprême de l’Etat de Côte d’Ivoire, Monsieur Laurent GBAGBO, Président de la République, s’est approprié tous les dossiers cruciaux dont il avait connaissance. Il œuvra à y apporter une solution définitive afin que notre pays retrouve la paix durable et la cohésion sociale. C’est dans cette optique qu’il a organisé un Forum de réconciliation nationale, du 09 octobre 2001 au 23 janvier 2002. Pour la réussite de ce forum conformément à la constitution - qui interdit l’exil de tout citoyen ivoirien - il a fait rentrer au pays tous les acteurs principaux des différentes formations politiques. Il mettait ainsi fin à l’exil de M. OUATTARA, qui était sous le coup d’un mandat d’arrêt international lancé contre lui par Monsieur Henri KONAN BEDIE, alors Président de la République.

Avec la rigueur et la clairvoyance dans la gestion des affaires publiques qu’on lui reconnaît, très rapidement, le président de la République Laurent GBAGBO a permis à la Côte d’Ivoire de renouer avec les bailleurs de fonds internationaux. Après seulement dix huit (18) mois d’exercice du pouvoir dans des conditions extrêmement difficiles, il a réussi à inscrire la Côte-d’Ivoire sur la voie du développement, de la cohésion sociale et de la normalisation. On peut noter entre autres, la révision à la hausse des salaires de la plupart des agents de l’Etat, la réforme des statuts existants et la création de nouveaux statuts (statut du corps préfectoral, du corps diplomatique), la mise en œuvre des réformes dans les filières agricoles, la dépénalisation des délits de presse, l’élargissement de la décentralisation, avec la communalisation totale et la création des Conseils Généraux, le lancement de l’Assurance Maladie Universelle et du processus de démocratisation des services d’Education et de Santé.

Ces succès éclatants et inattendus provoquèrent le désarroi  parmi les puissances d’argent et d’autres oligarchies néo-libérales : Laurent GBAGBO n’était pas attendu parce qu’il n’était pas leur homme.

C’est pourquoi son régime fit l’objet de plusieurs tentatives de coups d’Etat dont celle du 19 septembre 2002, qui s’est muée en rébellion armée. Ainsi qu’on sait, le pays a été scindé en deux (02) parties. La partie Nord, occupée par la rébellion et la partie Sud sous contrôle du gouvernement légal et légitime.

Durant les neuf (09) ans qu’a duré la crise politico-militaire, le Président de la République Laurent GBAGBO a, contre vents et marées, maintenu la Côte d’Ivoire dans la bonne gouvernance, tant aux niveaux économique, financier, social qu’à celui des droits de l’homme et des libertés publiques, individuelles et collectives. Pendant tout son mandat et s’agissant du respect des droits et libertés, le Président de la République Laurent GBAGBO n’a jamais utilisé la prison et la justice pour se venger de ses adversaires politiques.

A l’inverse de cette philosophie éthiquement correcte et moralement saine, force est de constater que depuis le 11 Avril 2011, date à laquelle les forces internationales coalisées (l’armée française de Nicolas SARKOZY et les forces Onusiennes) ont installé M. OUATTARA à la magistrature suprême de notre pays, la Côte d’Ivoire va à vau-l’eau. Au-delà de l’apologie faite par les thuriféraires du régime dans une partie de la presse nationale et leurs relais internationaux, les actes de mauvaise gouvernance sous le régime OUATTARA sont visibles, palpables, dans plusieurs domaines.

Cette situation chaotique - dans laquelle le régime OUATTARA a plongé le pays - interpelle le Front Populaire Ivoirien, à plus d’un titre: d’abord, en sa qualité du plus grand parti politique au regard des résultats du 1er tour de la présidentielle du 31 octobre 2010 ; ensuite parce que c’est le Front Populaire Ivoirien qui a payé le plus lourd tribut au coup d’Etat perpétré par la communauté internationale contre le régime du Président Laurent GBAGBO; et enfin,  parce que  le Front Populaire Ivoirien incarne l’espoir de la majorité des Ivoiriens.

C’est ce qui motive la présente déclaration, par laquelle le Front Populaire Ivoirien relève, analyse et donne sa position sur quelques faits d’actualité de la gouvernance sous le régime OUATTARA:

I-L’instauration d’un pouvoir ethnocentriste à visée hégémonique

Lors de sa visite d’Etat effectuée en France du 25 au 28 janvier 2012 et répondant à une question de Vincent HUGUEUX du journal L’Express, relative à la promotion des cadres du Nord de la Côte d’Ivoire, sa région d’origine, Monsieur OUATTARA a fait la déclaration surprenante suivante:

«Il s’agit d’un simple rattrapage [ethnique]. Sous GBAGBO, les communautés du Nord, soit 40% de la population, étaient exclues des postes de responsabilité. S’agissant des hauts cadres de l’armée, j’ai eu à négocier avec les officiers des ex-Forces Nouvelles [armée de la rébellion du Nord] qui voulaient tous les postes. Et j’ai réussi à imposer cet équilibre dans la hiérarchie militaire, jusqu’au niveau de commandement : le numéro 1 issu des Forces Nouvelles, flanqué d’un numéro 2, venu de l’ancienne armée régulière. Tous grades confondus, il y a 12 % de nordistes dans la Police, 15 % dans la Gendarmerie et 40% environ dans l’armée…. Sur ce terrain-là, on ne peut rien me reprocher».

Cette politique de rattrapage ethnique que revendique solennellement Monsieur OUATTARA lui-même, mais qu’il a tenté de nier par la suite, a été saluée par Alex Souleymane BAMBA, porte-parole du SG par Intérim du RDR (in L’Inter numéro 2596 du 21 mars 2012) qui estime que l’exclusion des nordistes remonte à la décennie 1960, sinon beaucoup plus loin. Il faut savoir que cette épuration ethnique est un système total qui a des conséquences désastreuses sur l’ensemble des institutions de la République, ainsi que sur la cohésion sociale : l’Armée, la Fonction Publique, la Justice, l’Education Nationale, l’Economie, le pluralisme politique, la citoyenneté, la souveraineté nationale, la valeur de la Vie humaine etc...

II-La violation des droits de l’Homme et des libertés  

Depuis l’avènement de M. OUATTARA à la magistrature suprême, la Côte d’Ivoire est devenue un Etat de non droit. M. OUATTARA ne se contente plus de fouler aux pieds la loi fondamentale de la République de Côte d’Ivoire, en contraignant à l’exil  de nombreux citoyens ivoiriens. Dans cette même logique et en violation de la Constitution, M. Ouattara a enlevé et déporté à La Haye, le Président Laurent Gbagbo. Sous sa gouvernance, la protection des personnes et des biens est de fait confiée à des personnes sans compétence institutionnelle telles que les chasseurs traditionnels appelés « Dozos »  et des hommes en treillis non régulièrement intégrés dans l’armée. La persécution des populations ivoiriennes en général et des militants et sympathisants du Front Populaire Ivoirien en particulier, se traduit par des exactions, des exécutions sommaires, des arrestations, des emprisonnements, des tortures. A l’heure actuelle, il y a plus de 500 prisonniers politiques, civils et militaires qui croupissent dans les prisons du régime Ouattara. D’autres sont détenus dans des habitations et lieux privés transformés en camp de torture. C’est le lieu de rappeler l’acharnement du pouvoir contre l’opposition en général et le FPI en particulier ; acharnement qui se traduit par la répression systématique des manifestations publiques. Pour mémoire, on peut noter les attaques sanglantes des meetings du FPI à Koumassi, Yopougon, Port-Bouët, Bonoua, et plus récemment des manifestations de la jeunesse du FPI qui ont été interdites. En outre, il faut rappeler la caporalisation par le régime des médias publics où la parole est systématiquement refusée au FPI. C’est l’occasion de rappeler aussi la mainmise du pouvoir OUATTARA sur l’appareil judiciaire. La justice des vainqueurs  devient ainsi la règle de fonctionnement de la justice ivoirienne sous ce pouvoir.

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) dénonce avec vigueur le musellement de la presse et des journalistes ainsi que  le blocage de la liberté d’expression par l’usage abusif du Conseil National de la Presse (CNP) qui étouffe toute opinion contraire à celle du régime Ouattara.

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) condamne cette dérive totalitaire et appelle le pouvoir OUATTARA à se ressaisir et à revenir à l’Etat de droit en mettant fin à des pratiques contraires aux principes de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

III-L'insécurité généralisée sous le régime Ouattara

Depuis le 11 Avril 2011, date de l’achèvement du coup d’Etat fomenté par  les forces franco-onusiennes contre le régime du Président Laurent GBAGBO et matérialisé par l’arrestation de ce dernier, la Côte d’Ivoire est plongée dans une insécurité totale et  galopante. Les forces rebelles (forces pro-Ouattara) composées de soldats de tout acabit venus de la sous région, de mercenaires et de ressortissants du nord ont été transformées, par décret, le 17 mars 2011, en Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Il ne se passe pas de jour sans qu’il n’y ait d’affrontements entre ces forces-pro-ouattara elles-mêmes d’une part, entre ces forces et  les populations d’autre part.

Ces affrontements se soldent toujours par des pertes en vies humaines et des destructions de biens. Le régime OUATTARA a montré son incapacité à procéder au désarmement de certains de ces soldats qui n’ont pas été intégrés dans les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Ceux-ci se livrent alors à des braquages, à des attaques d’institutions financières et de domiciles privés. Après avoir détruit certains biens privés et emporté d’autres, ces forces pro-OUATTARA confisquent et exploitent, toujours illégalement et sous le regard complice des autorités ivoiriennes, des plantations de nombreux citoyens ainsi que des habitations et autres lieux privés. A titre d’exemple, la place de la liberté à Yopougon appartenant au FPI, les domiciles du président du parti AFFI N’GUESSAN, du Président par intérim Miaka Ourétto, des camarades Marcel GOSSIO, Léon Monnet, tous membres du Comité Central du FPI, Kabran APPIAH, Président du Mouvement Alternative Citoyenne, etc. Le Front Populaire Ivoirien retient que,  après presque deux (02)  ans d’exercice de pouvoir, M. Alassane OUATTARA a montré son incapacité à assurer la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national. Partout en Côte d’Ivoire, dans les villes, villages, campements, hameaux, personne n’est en sécurité. Les attaques à mains armées, les tueries, le racket, les braquages, les enlèvements sont désormais le lot quotidien des populations ivoiriennes;

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) condamne toutes ces violences et exécutions extrajudiciaires – y compris les 737 exécutions révélées par la CNE – dont se rendent coupables les nouvelles autorités ivoiriennes;

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) exige non seulement que les nouvelles autorités désarment les supplétifs des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et tous les autres individus non autorisés à porter les armes conformément à la Résolution 2062 du Conseil de sécurité , mais aussi leur retrait total de toutes les localités du pays ainsi que  l’ encasernement des FRCI;

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) exige par ailleurs, le désarmement, sans délais, de tous les dozos et leur retour dans leur région et pays respectifs.

IV-Le Génocide du peuple Wê

Depuis l’intrusion brutale de M. OUATTARA sur la scène ivoirienne, notre pays vit une tragédie sans fin marquée par des massacres de populations dont la plus odieuse a eu lieu, le Vendredi, 20 Juillet 2012, à Duékoué, dans le camp des réfugiés du village de Nahibly.

En effet, des éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) ont attaqué le camp des réfugiés de Nahibly dans la  sous-préfecture de Duékoué. Des sources officielles faisaient état de (06) morts, alors que des cadres et ressortissants de la région avançaient des chiffres allant au-delà de deux cent (200) morts et de plusieurs disparus. Quelques jours plus tard, des fosses communes ont été découvertes. L’enquête diligentée à l’effet de faire éclater la vérité et de situer les responsabilités, tarde à livrer ses conclusions.

Face à la monstruosité d’une telle situation:

- Le Front Populaire Ivoirien (FPI) s’étonne et s’indigne de la lenteur et du laxisme du pouvoir OUATTARA dans la conduite de cette enquête;

- Le Front Populaire Ivoirien  (FPI) dénonce le mutisme coupable de la communauté internationale sur une tragédie qui a tous les traits d’un crime contre l’humanité;

- Le Front Populaire Ivoirien (FPI) condamne la démarche de deux poids, deux mesures de la justice ivoirienne face à ce drame sans précédant dans l’histoire de notre pays;

- Le Front Populaire Ivoirien (FPI) demande aux puissances internationales (Etats-Unis, France, Union Européenne) de faire preuve de courage en critiquant ouvertement et en prenant position contre les dérives autoritaires d’un régime qu’ils ont mis en place, certes, mais qui s’éloigne de jour en jour du minimum démocratique exigible, la raison du plus sage devant primer sur la raison du plus fort.

V-La mauvaise gestion du monde du travail

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) note que depuis l’arrivée de M. OUATTARA à la tête de la Côte d’Ivoire avec l’aide de la communauté internationale, son régime procède à des licenciements et renvois abusifs et massifs des travailleurs tant dans l’administration publique que dans le secteur parapublic, au nom de sa politique de rattrapage ethnique. Le régime OUATTARA, empêtré dans une dynamique de vengeance aveugle, fait fi à la fois des textes régissant le monde du travail et du principe sacro-saint de la continuité de l’Etat. Le pouvoir OUATTARA remet ainsi en cause les acquis sociaux obtenus par certaines corporations professionnelles sous la gouvernance du Président Laurent GBAGBO. C’est le cas, par exemple, des personnels des secteurs de l’Education/Formation et de la Santé. Dans ces secteurs, le régime OUATTARA montre son incapacité notoire à résoudre les problèmes sociaux et matériels des agents. Ceci explique pourquoi,  face aux revendications  des étudiants, des enseignants et du corps médical, le régime OUATTARA affiche le mépris, utilise la violence, adopte une attitude de diversion, de fuite en avant et dit des contre-vérités. Il masque désespérément son incompétence et son incapacité.

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) trouve juste et légitime la lutte des forces sociales ivoiriennes dans toutes leurs composantes et exprime sa solidarité et son soutien à tous les travailleurs en lutte pour l’amélioration de leurs conditions de travail  et de vie;

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) soutient les professionnels de la santé dans leurs revendications;

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) soutient également les enseignants qui exigent du pouvoir OUATTARA l’application effective du décret «N° 2009-208 du 29 Juin 2009 portant fixation des échelles de traitement des fonctionnaires enseignants des emplois du secteur Education/Formation».

VI-Le surendettement de la Côte d’Ivoire sous le régime Ouattara

La Côte d’Ivoire sous le régime OUATTARA connaît un niveau d’endettement  jamais égalé dans son histoire économique. En effet, selon la célèbre banque CIA WORLD FACTBOOK, la dette extérieure de la Côte d’Ivoire a été ramenée sous le régime GBAGBO à 5 670 Milliards de FCFA à la fin de l’année 2010. Et voilà qu’après seulement Vingt (20) mois d’exercice du pouvoir d’Etat, soit moins de deux ans après,  la comptabilité partielle établie par des  économistes  nationaux et internationaux fait état de dix mille milliards de F CFA (10.000.000.000 F CFA) de dettes contractées par M.OUATTARA. Cela est l’illustration d’une tendance au surendettement du pays.

 Sur la place publique, le régime OUATTARA fait du tapage médiatique chaque fois  qu’on lui accorde un prêt, en considérant cela comme une performance. La réalité est que le surendettement d’un pays est la manifestation patente de l’échec de sa politique économique.  Car il nous rend dépendants vis-à-vis de l’extérieur. La nouvelle politique d’endettement de M. OUATTARA qui, aux dires des nouvelles autorités, fait « tomber des pluies de milliards » sur notre pays, n’a malheureusement aucun impact sur les populations ivoiriennes. Tout gouvernement responsable, sérieux et soucieux de l’avenir des générations futures, mène toujours une politique économique qui consiste à s’endetter le moins possible. C’est bien cette politique, mue par la volonté de désendettement d’une Côte d’Ivoire surendettée, qu’avait choisie le Président Laurent GBAGBO  à travers les concepts de « Budget Sécurisé », de « budget normalisé », fondés prioritairement sur la mobilisation des ressources internes. Cette politique a permis de ramener la dette de la Côte d’Ivoire à des proportions raisonnables et d’atteindre aujourd’hui le point d’achèvement de l’initiative des pays pauvres très endettés (PPTE).

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) dénonce cette politique de surendettement aveugle ainsi que le manque de transparence dans la gestion des emprunts et des ressources naturelles;

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) interpelle le régime OUATTARA afin qu’il mette en œuvre une politique sociale responsable au profit des populations ivoiriennes, au regard des souffrances qu’elles endurent.

VII-Les scandales à répétition sous le régime Ouattara

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) constate que depuis que M. OUATTARA est parvenu au pouvoir grâce à la communauté internationale, les scandales de diverses natures se multiplient au sommet de l’Etat et au sein du gouvernement. La presse nationale et même internationale s’en fait régulièrement l’écho. Il s’agit notamment des cas suivants:

* Anne OULOTTO, ministre de la Salubrité Publique d’alors, avec l’attribution de marchés de plusieurs milliards de F CFA, passés de gré à gré;

* Kandia CAMARA, ministre de l’Education Nationale, coupable de délits d’initiés à travers la société CELPAID pour l’inscription en ligne des élèves, laquelle entreprise  appartient à Mamadou SANOGO, ministre de la Construction, de l’urbanisme et de l’Assainissement;

* CISSE Bacongo, ministre de l’Enseignement Supérieur, avec des surfacturations s’élevant à environ Cent Dix (110) Milliards de F CFA dans le cadre des travaux de réhabilitation des universités publiques du pays, dont l’effectivité laisse à désirer, après  deux (02) ans de fermeture équivalant à deux (02) années blanches;

* Le dernier scandale en date et connu concerne Adama TOUNGARA, ministre des mines, du pétrole et de l’énergie. Ce dernier, depuis sa nomination, a habité seize (16) mois durant, un hôtel de la place dont la facture mensuelle s’élevait à quatre vingt onze millions (91 000 000) de F CFA, soit un montant total de un milliard quatre cent cinquante six millions (1 456 000 000) de F CFA, au détriment du contribuable ivoirien.

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) relève que face à toutes ces dérives, M. OUATTARA est resté de marbre;

Le Front Populaire Ivoirien constate que sous le régime OUATTARA, l’on assiste à un printemps d’affairistes au sommet de l’Etat. Et pourtant, il y a eu une grande propagande autour de la signature d’un  code de bonne conduite des membres du gouvernement sous la présidence de M. OUATTARA. Lequel  code de conduite devrait logiquement contraindre M. Hamed BAKAYOKO  Ministre d’Etat, Ministre de l’intérieur, à la démission après le drame de la nuit du 31 Décembre 2012, qui a occasionné la mort de 63 de nos concitoyens et plusieurs dizaines de blessés. Et ce, sans qu’aucune force n’ait besoin de réclamer cette démission qui relève du bon sens et de l’éthique républicaine. Ce, d’autant plus que les premiers résultats de l’enquête tels que  donnés par le procureur de la République, mettent en cause les services  relevant du  ministre de l’Intérieur dont la responsabilité administrative est ainsi établie.

C’est pourquoi, Le Front Populaire Ivoirien, fondé dans sa démarche, réitère son exigence de démission de M. Hamed BAKAYOKO.

Le Front Populaire Ivoirien exige, en outre, que l’enquête aille jusqu’à son terme de façon crédible et impartiale et que des sanctions soient prises contre tous les coupables.

Dans ce climat de morosité, alors que les Ivoiriens n’ont pas encore séché leurs larmes pour la disparition des 63 personnes tuées dans la bousculade de la Sainte Sylvestre de 2012, le régime OUATTARA, sans scrupule aucun et presqu’en catimini, procède à l’augmentation des prix du carburant, notamment  l’essence super dont le prix du litre est passé à 792F et celui du gaz butane à 5200F contre 4000F.Si ces faits ne sont pas constitutifs d’un mépris pour le peuple de Côte d’Ivoire, le régime OUATTARA devrait dire à quoi ils ressemblent dans un contexte ou les Ivoiriens ne savent plus ou donner de la tête face à la cherté incommensurable de la vie.

Tels sont exposés quelques faits, parmi tant d’autres, pour illustrer la mauvaise gouvernance du régime OUATTARA. A l’heure actuelle, cette mauvaise gouvernance du pouvoir OUATTARA finit de convaincre tout observateur de la vacuité de tout ce qui a été dit pour imposer M. OUATTARA à la tête de notre pays. La Côte d’Ivoire  et son peuple sont face à la triste réalité. Le pays est en difficulté à cause de la mauvaise gouvernance de M. OUATTARA. La Côte d’Ivoire  est en train de s’effondrer par la faute d’une politique hégémonique planifiée: recul de l’Etat de droit suite à la mise en place d’une armée mono-ethnique, sanguinaire et génocidaire; confiscation des libertés citoyennes et démocratiques ; retour du parti unique et de la pensée unique, affairisme et scandales à répétition avec pour conséquences le surendettement de l’Etat; instrumentalisation dangereuse de l’appareil judicaire au profit d’un clan ou d’une coalition au pouvoir, voilà la tragédie que traverse la Côte d’Ivoire depuis avril 2011.

Conclusion

Face à cette situation désastreuse dans laquelle le régime OUATTARA a plongé le pays en toute impunité, le Front Populaire Ivoirien demande au peuple de Côte d’Ivoire de ne pas perdre espoir, parce que le Front Populaire Ivoirien reste toujours une alternative crédible.

En effet, en comparant les faits et tendances, l’observateur neutre peut apprécier à sa juste valeur, la capacité politique du Front Populaire Ivoirien, qui n’a rien à voir avec la capacité de nuisance du Rassemblement des Républicains (parti de Monsieur Alassane OUATTARA), de ses alliés et de ses parrains. C’est qu’en dix huit (18) mois, (octobre 2000 - septembre 2002), le Président Laurent GBAGBO a fait rêver les Ivoiriennes et Ivoiriens avec sa politique de décentralisation, de démocratisation des services sociaux, de  gestion généreuse du multiculturalisme… A l’inverse, en vingt (20) mois de gestion de l’Etat, le régime OUATTARA a déstructuré autant le tissu socio-politique que l’économie du pays: la Côte d’Ivoire est devenue une marchandise aux mains d’un clan et de ses partenaires du «dedans» et du «dehors».

 

Fait à Abidjan, le 10 janvier 2013.

 

Le Secrétaire Général par intérim & Porte-parole

Dr KODJO Richard