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mardi, 01 décembre 2009

LEANDRE SAHIRI: DROIT DE REPONSE A TIBURCE KOFFI

30 novembre 2009.

 

Bonjour Tiburce,

 

TIBURCE KOFFI.jpgJ'ai lu avec attention ton commentaire à propos de « Ma Lettre Ouverte au candidat Laurent Gbagbo », publiée le 12 novembre 2009, et où j’avais écrit ceci :

« Monsieur le Président,

[…] Persuadé que, vous êtes le candidat qui, milite le mieux pour le sursaut national et les idéaux de progrès pour notre pays en particulier, et pour l'Afrique en général, et au total, pour la dignité de l'homme face aux néo esclavagistes, je soutiens sans faille votre candidature. Par la même occasion, j’en appelle à tous ceux et à toutes celles de mes connaissances et de mes relations, y compris mes amis, mes parents proches et lointains, mes anciens camarades des Syndicats des enseignants du Secondaire et du Supérieur (SYNARES, SYNESCI) et du Mouvement Ivoirien Pour le Droits Démocratiques (MIDD), mes anciens élèves, étudiants et collègues…, à vous donner, Monsieur le Président, leur voix pour une éclatante « victoire, par la voie des urnes»... ».

 

Cher ami, réagissant à mes propos ci-dessus et, comme faisant, en lieu et place du destinataire, suite à cette lettre, tu m’as adressé le commentaire suivant :

«Tu en auras vraiment mis du temps, hein, pour décliner ton statut (que je savais, moi) de militant du FPI et de bras séculier du dictateur. Ton appel aux enseignants à soutenir un voleur et un criminel comme Gbagbo, qui va finir devant le TPI, est purement ridicule.

Heureusement pour ce pays : ta voix et ta signature ne signifient rien et ne représentent rien en Côte d'Ivoire. Qui te lit ici ? Viens faire une dédicace en Côte d'Ivoire, et tu verras le nombre de lecteurs qui effectueront le déplacement pour toi. C'est malheureux ! Triste et malheureux !!!

  Ah tiens : je croyais que le PDCI était un parti de gens pourris. Et ce sont, aujourd'hui, les cadres d'un parti nul comme le PDCI, qui sont devenus subitement vos références, pour gagner des élections. Vous ne savez pas ce qu'est la honte, vous autres ! Pitié pour vous.

Puis-je t'en vouloir ? Non, pas du tout : ce n'est pas la première fois que des lettrés soutiennent des régimes de voleurs, d'assassins et d'imposteurs...

NB : ne confonds pas le statut de lettré à celui d'intellectuel ; moins encore à celui d'écrivain. Créer une maison et s'auto éditer ne fait pas écrivain ».

 

Cher ami, après avoir lu ton « commentaire », ma vision de la vie et mes engagements personnels m’ont d’emblée incliné à ne pas te répondre, c’est-à-dire : garder le silence. Parce que, bien souvent, le silence, dit l’adage, est d’or. Parce que, bien souvent « le silence est grand, et tout le reste faiblesse…», disait Alfred de Vigny.  Alors, j’ai été longtemps tenté de m’abstenir de te répondre.

 

Mais, convenu que le silence, comme l’obscurité, est opaque et préjudiciable ; entendu que ce n’est pas forcément une vertu de tout supporter sans rien dire ; considérant que garder le silence, ce serait, en fait, rester passif, du moins avaler ma propre langue et laisser altérer la vérité, j’ai fini par céder au réflexe de donner suite à ta lettre, bien entendu, en usant de mon droit de réponse et par devoir de vérité. Je te parlerai ici, sans fanfaronnade comme d’habitude, et surtout sans autre souci que celui de faire la lumière sur un certain nombre de points que tu soulèves dans ton « commentaire ». Ceci nous évitera de nous brouiller pour rien et de nous éloigner de la vérité qui, n’est-ce pas, nous préoccupe.

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15:44 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : léandre sahiri, tiburce koffi, droit de réponse | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |