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dimanche, 21 octobre 2012

OU SONT LES TELEPHONES DE DOGBO BLE ET LAGAUD LEO?


DOGBO BLE ET VAGBA FAUSSIGNAUX.jpg

Le Général Dogbo Blé et l’Amiral Vagba Faussignaux.


Le procureur militaire est passé sur le plateau du journal de 20 heures de la RTI1 au lendemain de la condamnation de Dogbo Blé Bruno. Objectif? Informer les Ivoiriens que contrairement à ce qu’ils pensent, les peines infligées aux personnes reconnues coupables sont bien plus lourdes qu’ils ne croient. Parce que le tribunal, bien qu’ayant accordé des circonstances atténuantes à Dogbo Blé et autres coupables, on ne sait trop pourquoi, les a, dans le même temps, dégradés et exclus de l’armée. Sauf que pendant le procès, et plusieurs jours après la fin de ce procès, deux questions demeurent encore sans réponse: Où est le téléphone portable de Lagaud Léo? Où sont les téléphones portables de Dogbo Blé?

RAPPEL DES CONDAMNATIONS

Dogbo Blé, 15 ans plus radiation de l’armée et perte de grade. Lagaud Léo, 15 ans plus perte de grade et radiation des effectifs de l’armée. Yagba Kipré, 15 ans plus perte de grade et radiation de l’armée. Toh Fernand, 12 ans plus perte de grade et radiation de l’armée. Toualy Noël, 5 ans plus perte de grade et radiation de l’armée.

La victoire de la tradition orale

C’est connu, un procès de personnes soupçonnées d’avoir commis un ou des crimes graves ne peut satisfaire les parents de ou des victimes que lorsque ces parents de victimes sont convaincus que les personnes condamnées ont été jugées selon les règles de l’art. C’est-à-dire que l’accusation a réussi à rapporter des preuves irréfutables qui ne laissent subsister aucune zone d’ombre après le prononcé de la condamnation.

Dans le cas du procès de Dogbo Blé, puisqu’il ne faut plus l’appeler général, l’accusation n’a fondé sa stratégie que sur les aveux de Lagaud Léo, lequel a avoué avoir tiré la balle qui a mortellement touché le colonel Dosso. Dans les faits, Lagaud Léo a dit des choses qui jettent le trouble dans les esprits sur sa crédibilité et donnent des indices d’une éventuelle collusion entre lui et le commandant de la police militaire Koné Zacharia, entre lui et l’avocat de la partie civile Me Soungalo, accessoirement avocat du RDR, entre lui et le Général Coulibaly, PCA de Air Ivoire.

Parce que c’est Lagaud Léo, lui-même, qui dans ses déclarations enthousiastes, a trahi les secrets des rapports qu’il a eus avec ces personnes. Et toutes les arrestations opérées dans le cadre de l’enquête sur la mort du colonel Dosso, ont pour point de départ, ses déclarations devant les personnes suscitées.

«Je connais Koné Zacharia depuis plus de 7 ans»

«Je n’ai pas été arrêté. C’est à une rencontre avec Koné Zacharia lors de la paie main en main, qu’il m’a demandé de passer le voir au Golf Hôtel. Je connais Koné Zacharia depuis plus de 7 ans. Lorsque je me suis rendu au Golf, j’ai trouvé Me Soungalo aux côtés du Commandant. C’est la première fois que je le rencontrais. Ils m’ont conduit chez le Général Coulibaly où j’ai subi un interrogatoire. Puis on m’a emmené au commissariat du 18ème arrondissement. Je n’ai pas été maltraité», a déclaré Lagaud Léo, le 8 octobre, devant la Cour, sans que personne ne lui ai posé de questions sur les conditions de son arrestation.

Maître, où est le portable du «tueur»?

Les confrontations ont révélé tout le long du procès, des actes qui laissent penser à une heureuse collusion entre la partie civile et le prévenu Lagaud. Comme la chaude empoignade du mardi 9 octobre entre Me Soungalo Coulibaly, Avocat de la partie civile et Me Gohi Bi Raoul, celui des prévenus Lagaud Léo, Toh Ferdinand, Toualy Noël. Interpellant Me Soungalo, l’avocat de la défense a ironisé : «Comme par extraordinaire, Me Soungalo, avocat du RDR est dans ce procès partie civile et officier de police judiciaire. Je demande qu’il restitue toutes ses affaires et son téléphone à mon client!».

Une révélation qui a eu l’effet d’une bombe dans la salle. Parce que ni le procureur militaire, ni les magistrats de la Cour n’avaient connaissance de ce que des pièces à conviction d’une importance capitale, avaient été remises non pas aux enquêteurs du parquet militaire, mais à l’avocat de la partie civile. Me Soungalo, sonné, a reconnu avoir eu en sa possession, les pièces en question avant de déclarer qu’il les avait remises à la Direction de la surveillance du territoire (DST). Et bien sûr, la DST, pour la manifestation de la vérité, a préféré garder ces pièces hors de portée du parquet militaire. Dans un pays normal, de tels vices de procédures auraient mis fin à ce procès ou alors, comme l’a demandé l’avocat de la défense, la Cour aurait sommé la DST de livrer les pièces à conviction si toutefois, elle les avait vraiment en sa possession.

Parce que, au cours de ce procès, aucune preuve matérielle n’a été apportée par le parquet pendant les débats. Or, le téléphone portable de Lagaud Léo aurait pu fournir de précieuses informations à toutes les parties. Parce qu’on imagine que le 12 mars 2011, le jour de l’assassinat du colonel Dosso, si Lagaud Léo a bien fait partie des tueurs, il a dû forcément passer des coups de fil à des supérieurs hiérarchiques, à des collègues. Après le meurtre du colonel, Lagaud Léo a dû passer encore d’autres coups de téléphone à ses collègues ayant participé à l’opération; ils ont dû s’envoyer une multitude de joyeux messages pendant plusieurs jours. Parce que Gbagbo était encore dans son fauteuil et qu’ils ne l’imaginaient pas partir du pouvoir.

Mais voilà, on ne saura rien de tout ça parce que Me Soungalo qui a eu ce téléphone en mains, dit l’avoir remis à la DST, sans produire à l’audience, la décharge de cette remise d’effets personnels appartenant à quelqu’un qui s’accuse et accuse d’autres personnes d’être les auteurs de l’enlèvement, de la séquestration et du meurtre d’un officier supérieur à la retraite. Une telle chose est-elle acceptable dans un Etat de droit?

A quel titre Me Soungalo a-t-il eu en sa possession ces effets? A quel titre les a-t-il remis à la DST au lieu de les remettre au procureur militaire en charge de l’enquête sur les crimes supposés avoir été commis pendant la crise postélectorale par des militaires? Pendant les audiences, la défense de Dogbo Blé n’a cessé, à raison, de réclamer des preuves matérielles et les résultats du traçage des téléphones des prévenus et notamment celui de Lagaud Léo. En vain!

Autre curiosité de ce procès, Lagaud Léo et Toh Ferdinand ont déclaré à l’audience avoir appelé Dogbo Blé sur son téléphone portable pour l’informer de ce qu’ils avaient récupéré le colonel au point du blocus du Golf Hôtel. Pour prouver que cette affirmation était fausse selon ses dires, Dogbo Blé a demandé qu’on interroge ses téléphones, qu’on retrace les appels qu’il a reçus dans cette période. Et il a révélé que ses téléphones ont été confisqués après son arrestation, par le ministre de la sécurité. Curieusement, personne n’a plus revu ces téléphones depuis ce jour.

Pourquoi tous ces miracles dans un procès aussi important pour l’avenir de la Côte d’Ivoire?

A la fin, sur la base des déclarations de Lagaud Léo, le procureur militaire a requis une peine d’emprisonnement de 20 ans contre les prévenus. Mais la Cour, dans sa grande sagesse, a réduit la peine demandée par le procureur, de cinq ans. Pour Dogbo Blé, Lagaud Léo, Yagba Kipré. Des circonstances atténuantes liées au fait que leurs téléphones portables ont disparu?


Carell Bohoui et Konan Noël, in le journal satirique ivoirien "L'Eléphant Déchaîné".


Source: EBURNIE NEWS

samedi, 20 octobre 2012

MAMADOU KOULIBALY DESHABILLE OUATTARA: LE REGIME OUATTARA DANS TOUTE SA LAIDEUR

 

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Au moment où le Président Ouattara reçoit l’Internationale Libérale en Côte d’Ivoire, venue célébrer les succès de son régime nous dit-on, de nombreux observateurs s’interrogent, et sur toutes les langues, une question se pose : Quelle est la réelle nature du régime Ouattara? Sans être exhaustif, retenons trente (30) points des principales politiques pratiques qui caractérisent le régime ivoirien actuel.


1- Une grande insécurité qui n’arrive pas à être résorbée et qui, au contraire, augmente et met en péril tous les milieux d’affaires;

2- Une présence militaire et paramilitaire oppressante dans les rues et une marginalisation des corps de police et de gendarmerie alors que les populations sont abandonnées au racket d’hommes armés, qu’elles doivent accepter les barrages, et les fouilles à répétition qui prennent des allures de tracasseries;

3- Des violations constantes des droits de la propriété individuelle caractérisées par des vols à main armée, braquages des honnêtes gens, expropriations de maisons par des amis du régime, de terrains urbains, d’entreprises, de véhicules, appropriations autoritaires de forêts classées par des bandes armées proches du pouvoir;

4- Des violations répétées de la loi fondamentale sur laquelle le président de la République lui même, qui va ouvrir le congrès de l’Internationale Libérale, a prêté serment, notamment par des nominations anticonstitutionnelles à la tête de grandes institutions de l’Etat, (Conseil constitutionnel, Conseil économique et social, Assemblée nationale) et la prise d’ordonnances illégales qui lui permettent de se passer de son parlement dans lequel il n’y a pourtant aucune opposition;

5- Une non-dénonciation de l’environnement juridique qui donne la propriété de la terre à l’Etat et qui maintient un régime foncier archaïque, déconnecté des besoins et attentes réelles, en interdisant par exemple aux populations d’avoir le choix de vendre leur terre à des acquéreurs suivant les simples principes du libre échange;

6- Une gestion patrimoniale de l’Etat avec un gouvernement de quarante (40) ministères dont au moins quatre (4) sont délégués à la présidence de la République ;

7- De nombreux membres de la famille du président de la République impliqués dans la gestion directe des affaires de l’Etat ;

8- Un président de la République, également chef suprême des armées, qui ferme pourtant les yeux sur des violences perpétrées par les forces de défense nationales et leurs mercenaires supplétifs dans différentes villes et régions du pays, notamment à Duékoué, Sikensi, Yopougon, Azaguié, Arrah, Abidjan;

9- Une vengeance justicière qui se caractérise par une traque acharnée des militants de l’ancien régime et des personnes supposées proches. Traque confirmée par de nombreuses organisations internationales (HCR, ONU, Amnesty International, International Crisis Group, Human Rights Watch) ;

10- Une justice inéquitable aux ordres des puissants dont l’inefficacité est confirmée par l’indice de la liberté économique que ce soit celui de Heritage Foundation de Washington ou celui réalisé par l’institut canadien Fraser et qui donnent une note de 3,2 sur 10 à la Côte d’Ivoire en 2012;

11- Un manque de responsabilité du pouvoir et un déni de justice par le Président de la République qui refuse d’y soumettre les coupables de crimes de guerre, de crimes de sang et de crimes contre l’humanité issus de ses propres rangs ;

12- Une promotion des anciens Com’Zones (Chefs de guerre de l’ancienne rébellion 2002-2011) à des grades supérieurs dans l’armée et dans l’administration civile, même si leur formation est en inéquation totale avec les compétences exigées par ces postes;

13- Un recrutement ethnique marqué dans l’administration publique et les entreprises du grand secteur public avec des nominations autoritaires, hors concours, sans aucun critère de compétence, pour répondre à la volonté affirmée de «rattrapage ethnique» promue par le président de la République comme méthode de bonne gouvernance;

14- Une décentralisation dénaturée qui consiste plus en une déconcentration administrative de l’Etat qu’en une réelle volonté de subsidiarité ;

15- Des accords et traités internationaux signés dans une opacité totale. Les Ivoiriens n’ont, par exemple, toujours aucune information sur les derniers accords de défense signés avec la France ni sur le coût effectif du troisième pont à Abidjan dont la construction a été attribuée sans appel d’offre international;

16- Un contrôle des changes aux frontières alors que le gouvernement prétend que nous sommes dans une zone monétaire qui autorise la libre convertibilité de la monnaie locale;

17- Des prix administrés et fixés par l’Etat, notamment dans les filières agricoles du cacao, du café, de l’anacarde, du coton…;

18- Un contrôle direct de l’Etat dans la gestion et la commercialisation des produits agricoles de rente tel le cacao à l’exclusion des paysans producteurs qui sont parmi les populations les plus pauvres et les plus vulnérables du pays;

19- Une violation constante et impunie du Code des Marchés Publics. De grands marchés ont été octroyés à des proches du régime ou des entreprises sélectionnées sans appel d’offre, en dehors des règles de libre concurrence et dans un cadre de corruption manifeste (réhabilitations des universités et des prisons, confection des tenues des Forces Républicaines, lampes dites à économie d’énergie, etc.);

20- Des connivences avec des entreprises dont les monopoles sont protégés par l’Etat notamment dans les secteurs de la distribution de l’eau, de l’électricité, de la télévision, de la télécommunication;

21- Des licences d’importation et des quotas sur des produits de première nécessité et de grandes consommations, dont le riz, par exemple, réservés à des proches du pouvoir;

22- Un hyper-réendettement en désordre de l’Etat alors que le pays est sous perfusion PPTE et que les gaspillages des ressources publiques sont monnaies courantes;

23- Une augmentation sans justification et sans mesure transitoire des prélèvements obligatoires pour le financement de la retraite imposée par l’Etat au dépens des générations futures;

24- Des entraves fréquentes aux activités de la société civile que le gouvernement voudrait étouffer;

25- Des médias publics aux ordres, marginalisant les opposants au pouvoir et filtrant les communications de la société civile;

26- Une presse d’opposition régulièrement muselée et censurée même si celleci n’est pas exempte de critiques;

27- Un nombre important d’exilés et de refugiés dans les pays voisins qui justifie, pour la première fois dans l’histoire de la Côte d’Ivoire, un vote massif par les pieds de nombreuses populations apeurées et craignant pour leur vies face aux pratiques du régime;

28- Des étudiants sombrant dans les années blanches, soumis à des orientations autoritaires vers des filières choisies par l’Etat et non par les familles et à l’inefficacité de l’administration universitaire qui rend cauchemardesque, voire impossible pour beaucoup, leurs formalités d’inscription dans des facultés gardées par des hommes armés à la solde du régime;

29- Des partis d’opposition laissés en marge de l’activité politique sans statut ni financement, alors que les partis au pouvoir se financent grassement sur fonds publics;

30- Un cadre électoral déterminé autoritairement par l’Etat sans consensus et qui se manifeste par un redécoupage électoral arbitraire avantageant le parti du président de la République, une Commission Electorale prétendue Indépendante fortement déséquilibrée avec la présence de militaires alors que le chef de l’Etat est aussi le ministre de la défense, le chef supérieur des armées et le président du Conseil Supérieur de la Magistrature.

L’énumération de ce chapelet de trente mesures entre des centaines d’autres qui sont souvent évoquées ici, devrait aisément permettre à chacun de trouver un qualificatif adéquat au régime ivoirien actuel. Devinette : de quoi le régime Ouattara est-il donc le nom? Démocratie libérale? Tyrannie? Dictature?

A chacun son choix.


Professeur Mamadou Koulibaly

Président de LIDER

Membre de la Société du Mont Pèlerin


Source: EBURNIE NEWS