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vendredi, 05 juillet 2013

80 POINTS POUR DISTRIBUER LE BEPC AUX EX-COMBATTANTS

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La ministre de l'Education nationale, Kandia Kamissoko Camara

 

« Monsieur ouvrez bien les yeux ! Car, cette année, le pouvoir est en train de manœuvrer pour distribuer le Bepc à ses ex-combattants, pour faciliter leur insertion au sein de la police et de la gendarmerie nationale. Ne vous étonnez pas si le taux de réussite de cette année est élevé que les autres années…». Ces propos sont de Koné O., qui s’est présenté comme militant du Rdr.

Des propos tenus en avril dernier, après qu’il ait constaté le recrutement massif des ex-combattants au sein des régies financières (Douanes, Impôts et Trésor). En son temps, nous n’avions pas accordé de crédit à cette information. «Monsieur, la dernière fois, je vous avais dit que le régime s’organisait pour distribuer le Bepc aux ex-combattants, mais vous n’avez pas considéré cela. Vous avez vu les résultats du Bepc? C’est la preuve de ce que je vous disais la dernière fois…». Cette déclaration est encore de Koné O. Il l’a faite, hier mardi 2 juillet, 24 heures après la proclamation des résultats de cet examen. Nous rappelant son avertissement du mois d’avril 2013.

Mais aujourd’hui, après la publication des résultats du Bepc, les faits lui donnent raison.

En effet, pour la première fois en Côte d’Ivoire, dans l’histoire de l’Éducation nationale, avec seulement 80 points, les candidats ont décroché le Bepc, moins que les points du Cepe (85 points). 70 points pour les dispensés des épreuves physiques et sportives et 68 points (avec une moyenne annuelle de classe de 10). Dévalorisant ainsi ce précieux diplôme, même s’il n’a plus la même valeur qu’avant.  

A la réalité, cette «générosité» de Kandia Camara n’est pas innocente. En effet, selon des sources bien introduites, c’est une opération qui a été très bien manœuvrée par le régime, pour non seulement avoir un bon taux de réussite, mais aussi et surtout pour permettre aux ex-combattants d’avoir ce diplôme afin de permettre leur insertion au sein de la police et de la gendarmerie nationale. De sorte que leur recrutement au sein de ces écoles, où on exige au moins le Bepc, ne crée pas une polémique entre les responsables de ces écoles et leurs hiérarchies.

Cela, pour surtout éviter qu’on ne dise pas demain «des démobilisés sans diplômes à la police ou à la gendarmerie». Ces ex-démobilisés, à en croire nos sources, ont gonflé le nombre des candidats libres et les candidats dits officiels. A ce niveau, renseignent les mêmes sources, certains ont été insérés aux candidats officiels via des écoles privées du Nord. C’est pourquoi, dit-on, Kandia Camara s’est même réjouie et a jubilé sur sa page Facebook de l'augmentation du taux d'admis au Bepc, après avoir revu les conditions d'admission.

Et madame se réjouit de son travail, qui malheureusement ne pourra pas masquer la réalité des faits qui choquent la conscience nationale.


Ferdinand Bailly

In le quotidien ivoirien "LG INFOS" N° 478 du mercredi 3 juillet 2013.

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BEPC des résultats à la hauteur de la Kandiattitude - L'école se meurt en Côte d'Ivoire


40,17% de réussite au BEPC avec 80 points cette année, contre 17,17% avec 140 points l'année dernière. Dites-moi où est le progrès?

Bon, si l'admissibilité est à 80 points avec une moyenne pondérée, je me dis pour être repêché, il faut 65 points. Le pays est vraiment dans l’abîme! 80 points pour avoir le BEPC alors que c'était 140 points à l'époque! Kô (Je dis, en langue malinké), pays émergeant à l'horizon 2020 ! (Rires).

Pays émergeant, malgré ces mesures à encourager la mort de l’éducation et faire l'apologie de la fainéantise, pour faire de nos enfants, la fine fleur de notre nation devant assurer la relève, de véritables cancres à l'image de l’équipe qui l'entoure.

Je confirme que Dramane Ouattara est venu pour rétrograder notre pays à l’ère du précambrien.

Jugez-en vous-mêmes par les premiers résultats; les résultats n'ont même pas atteint les 50% (malgré ce boulevard ouvert par Kandia Camara, Ndlr).

 

Lavane Murphy

 

M'Bahiakro: un véhicule transportant des copies du BAC fait un grave accident.

Deux gendarmes tuées. (Source AIP).

 

Frank Toti


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

mardi, 25 septembre 2012

ATTAQUE DU POSTE-FRONTIERE DE NOE - APRES SAMPAYO, LE GARDE DU CORPS D'UN MINISTRE REVELE: «CE SONT NOS PROPRES HOMMES QUI ONT ATTAQUES NOE»

 

 

côte d'ivoire,attaque du poste- frontière de noé,après sampayo,le garde du corps d’un ministre révèle,«ce sont nos propres hommes qui ont attaqué noé»,ferdinand bailly,le blog d’arsène dogba

 

Un mystérieux commando a de nouveau attaqué la Côte d’Ivoire dans la nuit du jeudi 20 à vendredi 21 septembre dernier. Cette fois-ci, c’est la position des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), au niveau du poste frontalier de Noé qui a fait les frais de cette autre attaque. Très vite, le régime Ouattara a affirmé, sans la moindre enquête, que les assaillants sont venus du Ghana voisin. Faisant ainsi allusion aux pro-Gbagbo qui se sont refugiés dans ce pays. Mais la vérité finissant toujours par se révéler, cette affirmation des autorités ivoiriennes a été battue en brèche par le Lieutenant Amadou Koné alias "Sampayo", commandant des opérations au poste frontalier de Noé. «…je n’ai vu personne venu du Ghana», a affirmé l’officier des Frci sur Rfi. Confondant ainsi le ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi, qui avait pourtant soutenu le contraire.

A la suite de Sampayo, une autre révélation vient prendre à contre-pied les déclarations du ministre de la Défense. Celle de l’un des gardes du corps d’un membre de l’actuel gouvernement, originaire de l’Ouest. Selon ce gendarme dont nous taisons l’identité pour des raisons de sécurité, les assaillants sont des éléments des Frci. Il précise que l’attaque de Noé est partie d’Abidjan. Il a fait cette révélation à un de ses proches, la même nuit de l’attaque. « Il faut faire attention là où tu es. On  a attaqué Noé cette nuit »,a-t-il conseillé à son interlocuteur. « Mais qui attaque encore ? » Interroge le proche du garde du corps très apeuré. « Ce sont nos propres hommes qui attaquent, ce n’est pas quelqu’un d’autre… ». Réponse du gendarme très sûr de lui. « Mais depuis le début de ces raids, les autorités affirment que ce sont les pro-Gbagbo qui attaquent les Frci, comment se fait-il qu’aujourd’hui tu dises que ce sont vos hommes ? », réplique son interlocuteur très étonné. « Tu as raison, mais franchement, c’est maintenant qu’on a découvert la vérité… », révèle le sous officier de la gendarmerie nationale très embêté par la remarque de son parent à l’autre bout du fil. « La vérité finit toujours par triompher du mensonge », a dit le sage.

Voilà qui confirme la mauvaise foi du régime Ouattara aveuglé par sa volonté affichée de nuire à tout prix aux proches du Président Laurent Gbagbo dont il ne veut plus entendre parler. Mais c’est peine perdue puisque bien qu’il soit à La Haye, personne ne pourra enlever la philosophie et le nom de Laurent Gbagbo dans les esprits des Ivoiriens.

Des zones d’ombre

Selon les gouvernants, le poste avancé des Frci a été attaqué par des pro-Gbagbo. On nous dit que les Frci se sont repliés pour attendre des renforts. Pendant ce temps, où étaient les assaillants ? Si on veut suivre le ministre déléguée à la Défense, ces derniers étaient certainement assis quelque part en train d'attendre l'arrivée des renforts. Toujours selon les mêmes autorités, lorsque les renforts sont arrivés, ils ont tendu une embuscade aux assaillants parmi lesquels plusieurs ont été tués. Et après on nous dit que les assaillants sont repartis à bord de barques en direction du Ghana.

Alors question: comment des gens qui ont été pris dans un piège peuvent-ils se retrouver subitement en train de retourner «d’où ils sont venus?» Une interrogation qui fait appel à une autre. « Les combats ont duré combien de temps ? » On nous dira encore qu’ils sont tombés « dans une embuscade » Soit, mais, des sources bien introduites attestent que les combats ont duré de 3 heures du matin à 7 heures le lendemain.

Si les assaillants sont tombés dans une embuscade et que d’autres sont repartis au Ghana, alors quels sont ces survivants qui tenaient tête aux Frci qui leur ont tendu un piège pendant plus de 5 heures de combat ? Un autre fait très important. On sait que depuis sa prise de pouvoir, Ouattara avait constamment les yeux rivés du côté de Noé, certainement à cause du fait que des pro-Gbagbo sont exilés au Ghana. Ce qui explique que ce poste frontalier est devenu très important pour les autorités ivoiriennes qui y ont attaché un point d’honneur. Alors, comment se fait-il que ce sont les « vaillants » soldats des Frci du poste avancé de Noé qui ont replié très rapidement, trop facilement pour attendre des renforts? En dépit du danger que Ouattara craignait du côté d'Elubo, n'y avait-il placé qu'un petit poste avancé ?

Alors, de deux choses l'une. Où les éléments du contingent que Ouattara avait placé à Noé ont été facilement vaincus par les assaillants, où lesdits éléments ont tous pris la fuite pour attendre les fameux renforts d'Abidjan. Dans tous les cas, il y a eu des combats de plusieurs heures. Ce qui prend en flagrant délit de contre-vérités les autorités ivoiriennes qui affirment que les Frci n’ont enregistré qu’un blessé léger. A moins que cela soit un véritable miracle. Car, il est difficile de faire croire qu’après près de 5 heures de combats, seulement 8 assaillants tués, avec un blessé léger côté ami!

D'ailleurs, selon des indiscrétions, les soi-disant assaillants tués ne sont rien d’autres que des chauffeurs de Wôrô-Wôrô ghanéens et ivoiriens. Ces témoins attestent même que les Frci ont pris la fuite. Plusieurs d’entre eux s’étant retrouvés du côté du Ghana qu’ils ont rejoint en s'initiant à la natation pour les besoins de la cause.

 

Ferdinand Bailly, in LG Infos


SourceLe blog d’Arsène Dogba