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samedi, 10 septembre 2016

LA GUERRE DE HOLLANDE AURA LIEU AU GABON

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Sarkozy a eu sa guerre. Hollande aura la sienne. Les intentions Françaises sont claires là-dessus. Ne pas y croire relève de la prudence analytique. Y croire reflète la prudence qui permet d’ériger des garde-fous.  L’une ou l’autre option sont le seul lot des Gabonais et par-delà celui des Africains.

Le langage binaire Français est un fait. Il faut savoir l’interpréter. Le coup d’Etat est en l’air. Les mots et les faits, le confirment. La trilogie qui caractérise la déstabilisation d’un Etat par la France est en place.  Les propos des becs brisés comme Juppé, Valls, Jean-Christophe Lagarde—donc le parti politique l’Union des Démocrates Indépendants se limite à sa compagne et quelques gosses,…—élaborent  à partir du rapport mensonger des observateurs de l’Union Européennes à observer,  la doctrine de déstabilisation du Gabon en faveur des prédateurs occidentaux.

Bourgi et Glaser, Théoriciens de Hollande

La propagande de guerre de Hollande a commencé avant les élections. Les Français ont balloté les Gabonais entre Ali Bongo “est” ou “non” Gabonais. Après avoir pourri les esprits, ils découvrent que le président Gabonais est Gabonais. Dans leur construction théorique, Ils sont revenus sur la fameuse élection de 2009 pour diviser les Gabonais. Bongo était “premier,” Bongo était “troisième.” Langue fourchue diraient les Sioux. Le cancre de Robert Bourgi. Le manutentionnaire des valises. L’esclave habillé comme le maître peut alors dire qu’il prouvera à Ali ce que c’est que, organiser les élections sans lui. En d’autres termes, “Ali devrait perdre même s’il gagnait.” De pareil propos ne sont pas du registre de l’audace. Mais un avertissement.

Pendant ce temps, Antoine Glaser, l’espion dans les bottes des chefs d’Etat Africains opère sur la diversion. Son but. Endormir l’engagement Gabonais et Africains. A son avis, Hollande hésite à intervenir militairement au Gabon parce que ce pays aurait perdu son importance stratégique pour la France coloniale. Menteur! Le Gabon reste un pays utile et stratégique pour la France. Pays base-arrière pour déstabiliser l’Afrique Centrale. Le Cameroun d’abord. La Guinée Equatoriale ensuite.  Pour cela, il leur faut Ping. Le Ouattara de l’Afrique Centrale.

Tous les analystes politiques sérieux sauf Glaser savent que le président Gabonais est attaqué par la France parce qu’il a gratté sur les intérêts des multinationales Françaises au Gabon: Contrôles fiscaux. Interdiction de sortie des billes de bois. Diversification des partenaires économiques.

Expédition Militaire en Place

Louis de Guiringaud, ministres des Affaires Etrangères sous Raymond Barre, contredit Glaser et expose ce menteur.  Pour cet ancien diplomate qui a présidé le conseil de Sécurité de l’ONU, “L’Afrique est très importante pour la France parce que c’est le seul continent qui peut encore donner à la France le sentiment d’être une grande puissance. Le seul continent où avec 500 hommes, elle peut encore changer le cours de l’histoire.”

Dans sa campagne Gabonaise, la France a opté pour son schéma classique. Mettre les siens à l’abri. Puis, trouver les raisons explicatives de cette croisade. Comme toujours, alibi premier, protéger ses ressortissants. Fabriquer (?) et exiger de retrouver ses morpions bi/nationaux portés disparus(?). Dans le cas du Gabon, six des fils de cette Jézabel—Zue Eyi Johan, Mendone Sosthène, Sekorezole Rodney, Tchizinga Odette, Zibi Bertrand, Ntoumba Igor, sont réclamés dans la lettre n° 2016-636977/AL signée le 6 Septembre 2016 par l’ambassade de France au Gabon et adressée au gouvernement Gabonais.

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L’étape intimidation-action a ensuite été activée. Des bâtiments de guerre sont en mer. Ils battent pavillon vers les côtes Gabonaises. Une compagnie du 2e Régiment étranger de parachutistes de la Légion étrangère. Le bâtiment de projection et de commandement Dixmude et le patrouilleur Cdt Ducuing, avec leur dispositif renforcé par des équipes de protection et des équipes cynophiles. Sur le terrain, 450 hommes des Eléments français au Gabon sont mobilisés.

Coup Fatal Imminent

Diversion. Débats stériles. Discussions décousues de l’essentiel. Ces pièces continuent d’être jouées sur les media et les couloirs diplomatiques pour distraire et éloigner les Gabonais et Africains des objectifs militaires Français, qui, comme à leurs habitudes va frapper par lâcheté.

 

Feumba Samen

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L’armée française va attaquer le Gabon. Elkabbach l’a dit sur Europe 1

 

Sur Europe 1, dans une interview accordée au président Ali Bongo, Jean-Pierre Elkabbach ne cache pas les intentions Françaises d’en finir avec le président Gabonais. “Ali Bongo, ce matin dans votre palais il y a des gens qui sont contre vous. N’êtes-vous pas un homme seul? Seul?” Lance-t-il. Sans que le président termine avec sa réponse, il dit clairement ce qui arrivera d’ici un mois. “Si je vous appelle à nouveau dans un mois serez-vous encore au pouvoir?” Ali aurait alors à partir du 7 Septembre une durée de vie d’un mois au pouvoir selon les prévisions des agents Français.

Cette interview annonçant la fin de règne des Bongo  a duré +11mn. Celle qui annonça sur LCI le bombardement du palais présidentiel de Laurent Gbagbo en 2011 dura +12. Le journaliste-espion qui savait ce qui se préparait  dit. “J’essaie d’imaginer comment les choses vont se passer dans les heures qui viennent…” Il avait connaissance de l’agenda Français qui consistait à tuer le président Gbagbo. D’où sa question, “Etes-vous prêt à mourir pour votre pays pour imposer la vérité des urnes?” Puis comme Elkabbach, insista sur la fourchette de temps qui lui restait. “Président Gbagbo, si Je vous dis c’est trop tard… Est-ce que vous êtes prêt à mourir? ” Réponse du Président Gbagbo,  “Je ne suis pas un Kamikaze… Ma voie n’est pas une voix de martyr.” 

Quand on sait ce qui est arrivé à la Côte d’Ivoire à la suite de cette interview, il faut s’attendre à ce que ce scenario se répète au Gabon. A moins que les Gabonais patriotes et les panafricanistes investissent tous les domaines de communication pour dénoncer les actions criminelle de la francafrique contre Ali Bongo qui, devenu disciple de Gbagbo a repris presque mot pour mot ce grand homme.  “Nous ne ferons pas ce que les autres nous dictent. Je ne suis pas président de la République pour travailler sous la dictée de quelqu’un. Je ne suis ni gouverneur, ni sous-préfet, ni préfet, ni représentant de quelqu’un. Je suis Chef de l’Etat élu par son peuple, c’est tout !”

 

Feumba Samen

vendredi, 26 août 2016

SIMONE COGNE AUX ASSISES, GBAGBO ECRASE A LA HAYE

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Deux continents. Deux espaces. Deux lieux. Deux scènes. Deux équipes. Deux personnages politiques: Gbagbo et Ehivet. Tous deux soumis aux mêmes chefs d’accusation. Ou presque. A Abidjan comme à La Haye, les Gbagbo ne donne pas du lait aux Sanhédrins d’Abidjan et de La Haye. Ni du miel aux parties adverses: procureurs et   représentants des victimes(?).

 

Les Sanhédrins d’Abidjan et de La Haye

Les Tribunaux d’Abidjan et de La Haye, ont donné aux Gbagbo l’occasion d’exposer dans les détais, leur pensée du politique et de la politique. Quoique dans le cas du président Gbagbo, étant donné la nature concrète de la CPI qui ne lui permet pas de faire ressortir et de prouver par lui-même dans les moindres détails la critique des chefs d’accusation, sa Défense fait le boulot. Ce qui est néanmoins un handicap.

On sera déçu si l’on cherche dans les pages constituant les dossiers d’accusation, une analyse complète du coup d’Etat occidental en Côte d’Ivoire qui s’est soldé par une élection handicapée par la violence rebelle, un conflit armé sous le commandement de la France et de L’ONUCI, et la “capturation” du couple Gbagbo. Ces dossiers vidés de leur substance ne saurait être le fondement de la compréhension de toutes les pièces du système conflictuel Ivoirien depuis 2002 à ce jour.

De sorte que, un travail de juges tendant à rendre justice à partir de tels dossiers ne peut avoir qu’une seule prétention. Cacher la vérité. Mais l’abnégation des accusés et de leur Défense, a produit l’effet insoupçonné par l’Accusation. Ils ont éveillé l’intérêt des curieux et des partisans de l’ordre colonial pour ce double-procès. Suscité leur désir à comprendre l’essence des faits qui ont conduit à ces Assises. En plus, le développement des thèses contradictoires via le contre-interrogatoire à briser les obstacles qui se sont accumulés au cours du temps empêchant une interprétation lucide du drame Ivoirien.

L’irrationalité des magistrats, de la partie civile, et de l’Accusation, en plus de leurs formules synthétiques en place d’un raisonnement raisonné, ont fini par convaincre que pour eux, ce qui est rationnel est irréel, et ce qui est réel est irrationnel.  La science de la logique abstraite. La mise en perspective inabordable. Ce qui renforce la thèse de la justice coloniale d’un côté et des vainqueurs de l’autre—dans ces Tribunaux situés dans deux espaces géographiques différents à des milliers de kilomètres l’un de l’autre.

Réécriture du Coup d’Etat Franco-Onusien aux Assises d’Abidjan

A la barre de la Cour d’Assises d’Abidjan, le franc-parler de Simone Ehivet a remis à plat l’interprétation du coup d’Etat Franco-Onusien-Rebelle en Côte d’Ivoire et bousculé l’ordre colonial. Laurent Gbagbo à La Haye a fait pareil.

Ainsi, s’expliquant devant la Cour d’Assises le 21 Juin 2016 et parlant des escadrons de la mort, elle situe les faits dans le contexte d’alors. Puisqu’elle n’a jamais préparé un coup d’Etat, n’a pas une armée, n’ayant aucun pouvoir à l’état des faits, elle se demande à juste titre comment elle pouvait constituer un escadron de tueurs. Sur le charnier de Yopougon, elle ne comprend pas que “ceux qui l’ont découvert s’adressent directement aux chaînes–medias–étrangères au lieu de s’adresser à la police ou à la gendarmerie” Nationale. Simple logique et bon sens qui dans les deux cas ont perturbé la sérénité de la Cour dont les jurés se sont mis à bâiller et à somnoler.

L’effondrement de cette Cour n’était pas total lorsque le témoin de l’Accusation, l’officier de gendarmerie Sévérin Kéhi, “offusqué et surpris” qu’on le convoque pour témoigner contre Simone Ehivet qu’il ne connaît pas, assène le coup qui aurait pu arrêter la procédure dans un monde plus enclin à la vérité et à la justice. “Je n’ai jamais reçu d’ordre ni de mes supérieurs, ni de Mme Gbagbo elle-même [pour attaquer la population civile].” Avait-il balancé à la face de ces chercheurs de poux sur une tête rasée. A cet uppercut,  Il ajouta. “Elle n’a donné d’ordre à qui que ce soit de cette nature.” Et conclut. “Elle ne s’immisce pas dans les affaires de l’armée.” Conclusion, la cellule de crise pour élaboration d’un plan commun en vue de liquider les opposants-internes-amis de la communauté internationale qui constitue l’ossature du dossier à charge du procureur de la CPI, n’a jamais existé. Une belle passe de l’épouse à l’époux à plus de 8000 km.

Démantelant le tissu de mensonges des juges iniques et du procureur sur la guérilla urbaine et les tueries d’Abobo, Simone dénonce le concepteur de cette guerre asymétrique que l’injustice couve. “La guérilla à Abobo c’est le commando invisible. Le commando invisible c’est Ouattara.” Message clair adressé à la CPI. Cuno Tarfusser l’appréciera-t-il à sa juste valeur? Rien n’est sûr. Même si le Commandant Jean-Noël Abéhi, témoin à charge contre le président Gbagbo lui a balancé cette même vérité au visage. Ajoutant que ces criminels infiltrés dans la population par l’armée Française et l’ONUCI, étaient plus équipés militairement que l’armée nationale de Côte d’Ivoire.

Rétablissement de la Vérité à La Haye

Présents à la CPI pour confondre le président Gbagbo, ses contradicteurs se dédisent et le dédouanent. L’ancien patron des services secrets de la Côte d’Ivoire, le témoin-clef-masqué P. 520, n’a pas dérogé à la règle. Il a informé que le Woody ne voulait pas de milices armées. Contrairement à Ouattara qui les entretenait. “Autant que je me souvienne, le président de la République avait décidé que les groupes d’autodéfense soient dissous et désarmés…Il ne voulait plus qu’il y ait des groupes armés parce qu’on allait à la paix et aux élections.” Puis insista sur sa volonté affirmée et affichée à trouver cette paix à tout prix. “Il souhaitait absolument qu’il y ait la paix.”

Mohamed Sam Jichi alias Sam l’Africain, témoin P. 44, président de la Nouvelle Alliance de Côte d’Ivoire pour la Patrie–NACIP–, déporté de force à la CPI le 27 Février 2016 pour témoigner à charge contre le Woody,  insiste dès l’ouverture du procès le 7 Mars, sur les qualités d’homme d’Etat et de paix du chef d’Etat Ivoirien. “Le président Gbagbo a accepté de s’humilier pour sauver la Côte d’Ivoire en signant l’accord de Marcoussis—Janvier 2003.” Il explique. “La population n’était pas d’accord mais le président l’a fait pour l’intérêt du pays.” Puis, il  déclara s’être opposé à cette décision de Laurent Gbagbo qui consacrait l’entrée des rebelles dans le gouvernement Ivoirien. “Je soutenais le président Gbagbo de toutes mes forces. Il a fait appel à ceux–rebelles–qui plus tard devaient lui régler son compte.” Parce qu’il “voulait toujours négocier pour le bien-être des Ivoiriens.”

Le témoin P. 48, porte-parole-RDR Joël N’guessan, parti pour noyer Gbagbo se retrouve à condamner ses employeurs. Il révèle que les partis politiques légalement constitués dont le PDCI, le RDR, l’UDPCI et le MFA s’étaient alliés au Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire–MPCI–,  au Mouvement Populaire Ivoirien du Grand Ouest–MPIGO–et au Mouvement pour la Justice et la Paix–MJP,  trois mouvements rebelles qui ont décimé les populations Ivoiriennes depuis 2002  pour former le G7 afin de combattre le président Gbagbo. Par ailleurs, il mentionna que c’est Bédié qui avait donné à ces massacreurs le nom de Forces Nouvelles. Un récit qui renforce la thèse du plan-commun-interne Ouattara-Soro, constitué par l’aile-politique–RHDP–et son aile-militaire–Rebelles–pour s’accaparer du pouvoir par les armes.  

Concernant le plan-commun-interne Ouattara-Soro, qui fait jonction avec le plan-commun-international, des témoins-clefs de l’Accusation épousent l’analyse de Simone Ehivet sur le rôle de la France en tant que parrain du génocide politique et humain en Côte d’Ivoire. Elle prend à témoin les journalistes Français Nathalie Schuck et Frédéric Gerschel qui dans leur ouvrage Ça reste entre nous, hein!, reprennent les propos tenus par Sarkozy. “Quand je vois, le soin que j’ai mis à intervenir en Côte d’Ivoire…On a sorti Laurent Gbagbo, on a installé Alassane Ouattara, sans aucune polémique, sans rien.”

Dans le prolongement de Simone, les questions de Me O’shea font dire par Joël N’guessan que les autorités Françaises avait proposé les détails de la conférence de Linas-Marcoussis au président Gbagbo qui les aurait validés. Sam l’Africain va plus loin. C’est au moment que les signes de paix pointaient “que la France est intervenue en tant qu’arbitre alors que tout le monde savait que ce pays était le père fondateur de la crise en Côte d’Ivoire.”

Préoccupations Face aux Vérités des Gbagbo

A la lumière des éclaircissements des Gbagbo à la barre, de nombreux observateurs, des témoins à charge, et même certaines organisations acquises à l’occident, ont exprimé leurs préoccupations quant au déroulement de ces procès diaboliques sans base juridique ni preuves convaincantes. Et surtout sur leurs issues. C’est ainsi que la presse Française qui est un instrument de polissage des gouvernements Français et Outre-mer acquis à la francafrique, n’en pouvant plus de la mascarade a écrit par RFI, “La justice internationale est instrumentalisée.” l’Obs de son côté a dénoncé “les enquêteurs de la CPI [qui] ont façonné des adolescents.” Tandis que pour Mediapart, “le massacre de Nahibly a été planifié.” Insistant ainsi sur le plan commun Ouattara-Soro-France-ONU du génocide Wé.

Les vérités des Gbagbo mises sur la place publique grâce à ces Tribunaux sur le passé récent de la Côte d’Ivoire, donnent beaucoup de détails sur une nouvelle violation grave des droits de l'homme par les pro-esclavageo-colonialistes. Transgressions qui viennent s'ajouter à une série de violations commises depuis l'occupation illégale des terres et ressources naturelles Ivoiriennes en particulier et Africaines en général.

Les mensonges du système mis à nu, la peur bouillonne dans les entrailles du RDR-RHDP. Amadou Soumahoro, secrétaire général du RDR cumulativement président du directoire du RHDP a exprimé cette trouille lors d’une conférence de presse le 7Juillet 2016. “Si on perd le pouvoir, nous nous retrouverons en exil avec nos femmes et petits-enfants.” Une peur qu’il faudrait néanmoins circonscrire.

Justifiés

Seront-ils condamnés après tout? Quel que soit l’issue, les Gbagbo “ont été lavés, déclarés saints, déclarés justes au nom du Seigneur Jésus Christ et par l'Esprit de notre Dieu”  (1 Corinthiens 6: 11).

 

Feumba Samen