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jeudi, 22 septembre 2016

MICHEL GBAGBO: DE LA TORTURE EN COTE D'IVOIRE

 

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INTRODUCTION

Le présent Rapport sur la situation des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire est le troisième produit par le Secrétariat National chargé de l’Administration Pénitentiaire et des Prisonniers Politiques du Front Populaire Ivoirien (F.P.I.) pour l’année 2016.

Ce Rapport aborde d’une part la question de la situation générale des détenus politiques en Côte d’Ivoire et d’autre part dénonce les pratiques pouvant être assimilées à des actes de torture à leur encontre.

Le Front Populaire Ivoirien (F.P. I.), sous la haute autorité du Président Laurent GBAGBO, travaille à l’instauration d’une Nation souveraine, pluraliste et démocratique, où nul ne devrait être inquiété du fait de son ethnie, sa religion ou de ses opinions politiques supposées ou avérées.

1.   SITUATION GENERALE DES DETENUS POLITIQUES EN CÔTE D’IVOIRE

Au 30 mars 2016, la situation générale des détenus politiques sur l’ensemble du territoire ivoirien se présentait de la manière suivante :

TABLEAU N°1 : PRISONNIERS POLITIQUES AU 30 MARS 2016

 

LIEUX DE DETENTION

NOMBRE DE DETENUS  MILITAIRES

NOMBRE DE DETENUS CIVILS

TOTAL

1

MACA

31

159

190

2

MAMA

 1 

7

3

KATIOLA

0

7

7

4

DIMBOKRO

1

5

6

5

CAMP PENAL DE BOUAKE

2

4

6

6

BOUNA

0

5

5

7

TOUMODI

3

2

5

8

SEGUELA

2

2

4

9

MAN

2

1

3

10

ECOLE DE GENDARMERIE

2

1

3[1]

11

BOUNDIALI

0

3

3

12

DABOU

0

2

2

 

TOTAL  GENERAL

49

192

241

 

[1] Ce chiffre de trois (3) est susceptible de devoir être modifié car nous n’avons pu effectuer de vérification concluante.

 

Au 20 septembre 2016, cette situation, six mois après, se présente comme suit :

 

TABLEAU N°II : PRISONNIERS POLITIQUES AU 30 SEPTEMBRE 2016

 

LIEUX DE DETENTION

DETENUS  MILITAIRES

DETENUS CIVILS

TOTAL

1

MACA

44

129

173

2

MAMA

3

1

4

3

DIMBOKRO

 

6

6

4

C. PENAL DE BOUAKE

4

4

8

5

BOUNA

 

1

1

6

TOUMODI

1

3

4

7

SEGUELA

2

3

5

8

MAN

3

 

3

9

ECOLE GENDARMERIE

2

2

4

10

BOUNDIALI

 

3

3

11

DABOU

 

2

2

12

Hôpital BINGERVILLE

1

 

1

13

Non parvenus

 

11

11

 

TOTAL  GENERAL

60

165

225

 

Malgré les déclarations de Monsieur le Président de la République, notamment celle du 1er mai 2016 évoquant l’inexistence de prisonniers politiques liés à la crise postélectorale ivoirienne de 2011, les faits nous semblent montrer le contraire. Trois points permettent de soutenir cette thèse.

En premier lieu, selon le Front Populaire Ivoirien, il faut entendre par le concept de « prisonniers politiques », la catégorie de prisonniers qui sont considérés comme tels par l’Administration ivoirienne elle-même du fait de leurs opinions politiques supposées et dont l’incarcération est liée à des activités politiques avérées ou présumées. Le nom courant qui leur est attribué est celui de prisonniers « pro-Gbagbo ». Le concept ne recouvre certes pas de réalité juridique au sens où le terme n’existe pas en droit interne ivoirien, mais désigne communément une catégorie bien précise de prisonniers dans la vie politique ivoirienne.

En second lieu, selon le Front Populaire Ivoirien, le nombre de ces prisonniers politiques correspond aujourd’hui – sauf erreur - à une population de 225 personnes.

Enfin, à ne considérer que les années 2011 et 2012 comme étant des années spécifiquement liées à la crise postélectorale, le Tableau n° III (page suivante) intitulé « Années de mandat de dépôt des prisonniers politiques», nous indique que les centres de détention ivoiriens paraissent renfermer à ce jour au moins :

- 37 prisonniers mis sous mandat de dépôt depuis 2011.

- 82  prisonniers mis sous mandat de dépôt depuis 2012.

Aussi, de notre point de vue, il apparaît plus juste de dire qu’à ce jour, et sur un total de 225 prisonniers politiques, 119 personnes (soit 52.88 %)  – donc plus de la moitié - sont retenues dans les liens de la détention pour des faits directement liés à la crise postélectorale.

La libération de l’ensemble des prisonniers politiques, six années après le drame qu’a connu la nation ivoirienne, l’arrêt de toutes les poursuites intentées ça et là et tendant à restreindre la liberté d’expression et de réunion, ainsi que le retour sécurisé des exilés de la crise postélectorale dans leur pays, la Côte d’Ivoire, constituent pour le Front Populaire Ivoirien, des éléments essentiels et majeurs du processus de réconciliation nationale et de normalisation souhaitée de la vie sociopolitique ivoirienne.

 

TABLEAU N°III : ANNEE DE MANDAT DE DEPOT DES PRISONNIERS POLITIQUES

 

Année de Mandat de dépôt

Nombre de détenus

Pourcentage

2011

37

16.44 %

2012

82

36.44 %

Années postérieures

119

52.88 %

Nombre de détenus au 20/09/16

225

100 %

 

S’il faut se réjouir que depuis six mois, une trentaine de personnes semblent avoir pu recouvrer la liberté, il faut cependant regretter l’insignifiance de ce chiffre – qui ne représente que 12 % de l’ensemble des prisonniers de mars 2016. Eut égard aux attentes des populations et des familles, et de la nécessité politique d’œuvrer pour la réconciliation et la stabilité, le Gouvernement devrait prendre des mesures plus courageuses en matière de décrispation et de respect des libertés publiques.

Pour aller plus loin encore, le Tableau n° IV suivant permet d’indexer le problème spécifique de la durée excessive de la prévention. On note par exemple que les quelques dix personnes libérées en septembre 2016 sont toutes des prévenues ayant majoritairement connu quatre années de détention sans jugement. Or de telles pratiques constituent à notre avis des violations flagrantes du droit des détenus à un procès rapide et équitable. Ces personnes innocentes, une fois libérées, devraient pouvoir bénéficier de compensations, eut égard aux préjudices subis.

 

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Grève de la faim de prisonniers politiques détenus à la MACA, sans jugement, depuis des années. Décembre 2014.

 

TABLEAU N°IV : PRISONNIERS LIBERES EN SEPTEMBRE 2016

 

ORDRE

MD

CABINET

LIEU DE DETENTION

STATUT

DATE DE LIBERATION

1

15/10/2012

10E

MACA

PREVENU

Libéré le 07/09/2016

2

01/01/2012

8E

KATIOLA

PREVENU

Libéré le 05/09/2016

3

29/04/2015

10E

MACA

PREVENU

Libéré le 02/09/2016

4

01/01/2012

8E

KATIOLA

PREVENU

Libéré le 05/09/2016

5

02/07/2012

8E

BOUNA

PREVENU

Libéré le 05/09/2016

6

29/06/2012

8E

BOUNA

PREVENU

Libéré le 05/09/2016

7

21/12/2015

10E

MACA

PREVENU

Libéré le 02/09/2016

8

03/07/2012

8E

KATIOLA

PREVENU

Libéré le 05/09/2016

9

02/07/2012

8E

BOUNA

PREVENU

Libéré le 05/09/2016

10

29/06/2012

8E

BOUNA

PREVENU

Libéré le 05/09/2016

 

Ces pratiques consistant à détenir sans jugement des années durant des personnes soupçonnées de militer dans des partis politiques d’opposition pourraient constituer des actes graves de violations des droits humains. Il s’agirait également de comportements relevant de la mauvaise gouvernance sur le plan du respect des principes de la démocratie pluraliste puisqu’ils viseraient à l’intimidation des populations. Dans certains cas, du fait même des conditions d’interpellation, d’interrogatoire et de détention, il serait possible, à notre avis,  de les assimiler à des actes relevant de la torture. 

2.   LA TORTURE EN CÔTE D’IVOIRE

2.1. Les tortures physiques

En Côte d’Ivoire, des dizaines de personnes, depuis 2011, semblent avoir été victimes de diverses formes de torture, d’après des témoignages recueillis.  Les bourreaux présumés, agissant au nom de la force publique, n’auraient jamais eu à répondre de leurs actes. Et les conséquences de tels actes s’avèrent parfois irréversibles pour des victimes, lesquelles ne bénéficient d’aucune protection ni compensation.

D’une manière générale, en ce qui concerne les prisonniers politiques, on peut retenir que le fait d’arrêter une personne avec une violence disproportionnée allant jusqu’à tirer à la kalachnikov dans son domicile ou à violenter les femmes présentes, le fait de suspendre un prisonnier par les mains et les pieds et de lui administrer des coups de bâton sur les membres inférieurs, de le battre avec des bois ou des lanières, de le mutiler, de le brûler, ou simplement de détenir des personnes dans des cellules surpeuplées et dans des conditions d’hygiène déplorable en leur fournissant une nourriture insuffisante et de mauvaise qualité, sans soins, constituent, à notre avis, des actes de torture physique.

Ces actes, s’ils sont avérés, s’expliquent par le climat d’impunité qui règne encore en Côte d’Ivoire, six années après l’accession de Monsieur Ouattara à la tête de l’Etat, et entraînent humiliation, déshumanisation et désespoir chez les victimes. Ils constituent des violations graves des droits humains.

« Ils sont arrivés chez nous, et ont demandé après ma femme, vendeuse au marché. Je leur ai demandé qui ils étaient ; ils m’ont dit qu’ils sont les renseignements généraux. Je leur ai dit de me présenter un papier pour le prouver et dire où ils l’emmènent. Leur chef a dit qu’ils n’ont pas que ça à faire. Il m’a giflé, m’a battu quand je suis tombé. Puis ils s’en sont pris à ma belle-sœur qui était là. La pauvre, elle ne fait que pleurer depuis… Ils ont tiré dans le plafond, ont pris ma femme qui sortait de la chambre, l’ont copieusement battue en disant qu’il y a longtemps qu’ils la cherchaient, et l’on traînée dehors comme un sac. Elle était presque nue quand ils l’ont emportée. »

Témoignage de Monsieur Gabriel Meho, époux de Mme Antoinette Mého, enlevée le 10/08/16 vers 16 heures par la DST.

Ces actes de torture peuvent s’étendre jusqu’à porter atteinte à la dignité des dépouilles, à faire disparaître les traces de sévices subis et ainsi empêcher toute autopsie.

« Les jeunes dansaient au village. Il était allé se soulager dans la brousse. Ils l’ont arrêté sous prétexte que c’est un couvre-feu. … Un couvre-feu qu’eux-mêmes ont décrété sans avertir personne et sans instruction du Préfet ? Les FRCI l’ont torturé dans leur camp et lui ont coupé trois orteils. Mais il a été mis à la MACA après être passé à la DST pour attentat à la sûreté de l’Etat.  Il pleurait, il pleurait, il était malade, son pied s’est infecté mais personne n’a pu le soigner vraiment…. Et il est mort à la MACA le 05 décembre au matin. Ils ont refusé de nous donner le corps, parce que c’est politique. Hors leur morgue ne fonctionne pas bien. …Quand son corps était décomposé, ils nous ont dit on va l’enterrer rapidement derrière et puis c’est bon. Voilà comment un enfant innocent a été enterré comme un chien et que le village fait des funérailles sans corps. »

Témoignage d’un oncle de Monsieur Kouya Gnépa Eric, décédé le 5 décembre 2015 à la MACA.        

Il est important de noter que cinq prisonniers politiques au moins sont décédés en prison faute de soins médicaux appropriés et qu’aucun responsable administratif, à notre connaissance, n’a jamais été inquiété au sujet de ce grave problème :

- Monsieur Koffi N'Dri Boniface, décédé en 2013.

- Monsieur Pékoula Joël décédé, en 2013.

- Monsieur Assémian Mathurin, décédé en 2014.

- Monsieur Kouya Gnépa Eric, décédé en 2015.

- Monsieur Djékouri Aimé décédé en 2016

L’absence de réaction, à notre connaissance, des plus hautes institutions de l’Organisation des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) en la matière nous est toujours apparue incompréhensible, sauf à supposer la partialité comme relevant de sa mission.

En principe, et selon toutes les Conventions internationales liées à la protection des droits des détenus, l’Etat de Côte d’Ivoire a la charge de veiller à la santé tant physique que mentale des détenus, quels qu’ils fussent. Or, les prisonniers politiques malades, issus de familles pauvres le plus souvent, ne bénéficient pas de soins appropriés d’après de nombreux témoignages récoltés auprès des détenus eux-mêmes et/ou de leurs familles.

Le tableau qui suit récapitule, à la date du 20 septembre 2016, la situation de vingt détenus politiques n’ayant pu, selon les témoignages, accéder à des soins adéquats.

 

TABLEAU N°V : DETENUS POLITIQUES MALADES

 

MD[1]

MALADIES

1

28/12/2012

Adenome Hypophysaire,sinusite chronique,Colopathie Fonctionnelle,ulcère gastrique

2

09/12/2011

Hypertension artérielle, troubles visuels, Palpitations

3

 

08/05/2012

Hypertension artérielle, beri beri

4

08/02/2012

Hypertension artérielle, palpitations

5

31/12/2012

Colopathie fonctionnelle, sinusite chronique, ulcère gastrique

6

31/12/2012

Beri beri, Colopathie fonctionnelle, ulcère Gastrique

7

13/12/2013

Beri beri, asthme, Dyspnée Respiratoire

8

31/12/2013

Hypertension artérielle, Dyspnée respiratoire

9

14/01/2014

 Fracture du pied droit, hypertension artérielle

10

31/03/2014

Hydrocele très  volumineux. Hypertension artérielle

11

31/03/2014

Hypertension artérielle, Dyspnée respiratoire

12

29/01/2015

Beri beri, asthme, Dyspnée respiratoire

13

21/10/2015

Hypertension artérielle, Beri beri Palpitations, Diabète,Dyspnée respiratoire

14

19/11/2012

Beri beri,palpitations,Asthme

15

17/10/2012

Hypertension artérielle, beri beri

16

04/10/2012

Hypertension artérielle, beri beri, Colopathie fonctionnelle, ulcère Gastrique

17

12/08/2012

Hypertension artérielle, beri beri,ulcere Gastrique

18

12/08/2012

Hypertension artérielle  Beri beri

19

08/02/2012

Troubles Mentaux, hypertension artérielle, Aphasie

20

04/03/2014

( beri beri, colopathie, ulcere et palpitations

 

[1] MD : Mandat de dépôt : Date d’écrou.

 

Même si elles reçoivent des soins appropriés après-coup, les personnes ayant subies des actes de cruauté peuvent connaître des troubles psychiatriques aigus ou chroniques (bouffées délirantes, délires paranoïaques, confusion mentales, schizophrénies…) nécessitant un traitement lourd, un internement. Elles traversent parfois, eut égard à la culture dominante et à la pauvreté des parents, de graves difficultés ensuite à réintégrer le milieu de vie. 

« X ne parlait que des tortures qu’il avait subi lors de son arrestation… Cet autre là il semble qu’il a été libéré mais c’est sa famille qu’il faut pour aller le prendre à l’hôpital psychiatrique de Bingerville. En 2015 il a commencé à faire de la démence. Finalement on l’a envoyé à Bingerville. On dirait ensuite qu’ils l’ont libéré. Mais l’hôpital ne peut pas le laisser comme ça. Et depuis fort longtemps nous courons derrière sa famille. Ils ont fait une réunion mais ils n’ont pas pu s’entendre. Donc finalement chacun est retourné chez lui et personne ne veut le prendre. L’Hôpital ne peut pas le laisser tant qu’un parent n’est pas aller le chercher. C’est un civil. Non seulement il ne sait pas bien parler mais il est franchement devenu un peu bizarre.»

Témoignage en septembre 2016 d’un codétenu de X interné à l’hôpital psychiatrique de Bingerville.

2.2. Les tortures psychologiques

Les exemples cités plus haut n’épuisent pas l’ensemble des méthodes de ce que nous considérons comme relevant de la torture.

Au titre des techniques documentées de torture psychologique en Côte d’Ivoire on peut citer la réglementation excessivement stricte de tous les aspects de la vie du détenu, le changement intempestif du règlement intérieur applicable aux prisonniers politiques faisant que ceux-ci ne savent plus quoi faire pour avoir la paix avec l’administration pénitentiaire, l’incarcération ou les déportations subites dans des pénitenciers implantés dans d’anciennes zones rebelles réputées favorables au Gouvernement -  ce d’autant plus que ces lieux de détention se trouvent éloignés et inaccessibles aux familles ainsi qu’aux avocats - le surpeuplement et l’interdiction de toute promenade, les menaces et intimidations verbales, avec ou sans armes, de la part d’anciens combattants des FRCI reconvertis en gardes pénitentiaires et la privation de toute stimulation visuelle et sensorielle pouvant induire chez certaines personnes des troubles instrumentaux ou psychosomatiques irréversibles.

 Toutes ces techniques produisent un fort impact sur les personnes, leur famille et le tissu social. Elles constituent des procédés de destruction de la personne humaine, laissant sur elle et l’entourage des séquelles et des traumatismes parfois profonds.

« Nous étions assis, toute la journée, toute la journée, là, à ne rien faire. On pouvait marcher, mais bon, pour aller où ? Il n’y avait pas grande place pour cela. Manger, dormir, être assis, se lever, dans le même coin, jour après jour, comme ça… Et puis je sors et je me rends compte que ma vue est foutue. Je porte ces lunettes maintenant, je ne vois plus…Le médecin dit que le fait d’avoir été enfermé comme ça sans possibilité de voir au-delà de dix à quinze mètres pendant des années a détruit ma vue… En plus j’ai été acquitté… En fait je n’ai jamais été entendu par un juge. On m’a juste libéré un matin… Les gars du Commandant sont venus, ils ont crié mon nom, j’étais libre. »

Témoignage du Lieutenant-colonel X

Au dénombrement de ces techniques de torture blanche, il est encore possible d’ajouter celle consistant au maintien de la personne dans l’incertitude sur son sort des années durant en prison. Et elle, et sa famille, et ses enfants sont alors affectés par une situation d’insoutenable incertitude qui tend à pouvoir diffuser dans le corps social une forme peut-être voulue de terreur vis-à-vis de l’Etat.

L’absence de jugement dans un délai raisonnable d’une personne incarcérée – notamment dans de telles conditions - constitue à notre avis, et selon les standards internationaux, une violation grave des droits humains.

Le tableau qui suit présente la situation de près de cent cinquante personnes détenues politiques prévenues, (149 prévenues exactement) en Côte d’Ivoire. Elles n’ont jamais été jugées six années après l’installation du nouveau pouvoir. Certaines disent même n’avoir jamais été entendues par un juge d’instruction depuis leur incarcération.

 

TABLEAU N°VI : DETENUS POLITIQUES PREVENUS

 

MD[1]

MALADIES

1

28/12/2012

Adenome Hypophysaire,sinusite chronique,Colopathie Fonctionnelle,ulcère gastrique

2

09/12/2011

Hypertension artérielle, troubles visuels, Palpitations

3

 

08/05/2012

Hypertension artérielle, beri beri

4

08/02/2012

Hypertension artérielle, palpitations

5

31/12/2012

Colopathie fonctionnelle, sinusite chronique, ulcère gastrique

6

31/12/2012

Beri beri, Colopathie fonctionnelle, ulcère Gastrique

7

13/12/2013

Beri beri, asthme, Dyspnée Respiratoire

8

31/12/2013

Hypertension artérielle, Dyspnée respiratoire

9

14/01/2014

 Fracture du pied droit, hypertension artérielle

10

31/03/2014

Hydrocele très  volumineux. Hypertension artérielle

11

31/03/2014

Hypertension artérielle, Dyspnée respiratoire

12

29/01/2015

Beri beri, asthme, Dyspnée respiratoire

13

21/10/2015

Hypertension artérielle, Beri beri Palpitations, Diabète,Dyspnée respiratoire

14

19/11/2012

Beri beri,palpitations,Asthme

15

17/10/2012

Hypertension artérielle, beri beri

16

04/10/2012

Hypertension artérielle, beri beri, Colopathie fonctionnelle, ulcère Gastrique

17

12/08/2012

Hypertension artérielle, beri beri,ulcere Gastrique

18

12/08/2012

Hypertension artérielle  Beri beri

19

08/02/2012

Troubles Mentaux, hypertension artérielle, Aphasie

20

04/03/2014

( beri beri, colopathie, ulcere et palpitations

 

[1] MD : Mandat de dépôt : Date d’écrou.

 

Au titre de cette forme de torture psychologique consistant à arrêter une personne et à la laisser des années durant dans l’incertitude sur son sort, on note qu’en Côte d’Ivoire :

- 17 prisonniers politiques sont sans jugement depuis 2011 dont 6 qui ne sont référés à aucun juge d’instruction.

- 62 prisonniers politiques sont sans jugement depuis 2012

- 16 prisonniers politiques sont sans jugement depuis 2013

- 36 prisonniers politiques sont sans jugement depuis 2014 dont 5 qui ne sont référés à aucun juge d’instruction.

- 18 prisonniers politiques sont sans jugement depuis 2015

C’est dire autrement que sur les 225 prisonniers politiques incarcérés en Côte d’Ivoire, les deux-tiers, soit 66%, demeurent encore des prévenus. Il importe que soient accélérées les procédures judiciaires afin que dans un délai raisonnable la Nation, ces citoyens ivoiriens et leurs familles soient situés sur leur sort.

 

CONCLUSION

Le Gouvernement ivoirien semble n’éprouver aucun scrupule à provoquer une dégradation continue du tissu social en Côte d’Ivoire. Les arrestations brutales et les emprisonnements accompagnant la cherté de la vie et la destruction des PME en zone urbaine semblent ne profiter qu’à des intérêts particuliers et à certaines multinationales au détriment de la paix sociale et de l’économie locale.

Quelque soit le coût pour le peuple ivoirien, ce qui ressemble à une instrumentalisation de l’Autorité judiciaire ajoutée au népotisme avéré et aux obstructions en vue d’organiser des élections transparentes et inclusives indiquent un sournois retour du Parti unique : la paix, pour ce Gouvernement, paraissant signifier la disparition de toute société civile indépendante et de toute opposition représentative.

Ce qui est tenté en Côte d’Ivoire, est la mainmise d’un groupement d’intérêts sur l’Etat et les richesses du Pays pour une longue durée et les moyens utilisés pour atteindre cet objectif vont jusqu’à des pratiques que nous assimilons à des actes de torture.  

Le Front Populaire Ivoirien (FPI), sous la haute autorité du Président Laurent GBAGBO, continue de plaider instamment auprès du Gouvernement ivoirien et des Pays frères du nôtre afin que soient mis fins aux exactions contre les populations, que tous les prisonniers politiques soient remis en liberté dans les plus brefs délais et que les exilés soient assurés d’un retour sécurisé dans leur patrie bien-aimée.

 Nous plaidons auprès des autorités ivoiriennes afin que les droits humains, sociaux, politiques, économiques, territoriaux et culturels des Ivoiriens soient respectés.

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) continue pour sa part, et auprès du peuple ivoirien souverain, d’œuvrer pour l’avènement d’une société stable, juste, pluraliste, démocratique et respectueuse des libertés individuelles. 

 

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Pour le Front Populaire Ivoirien (FPI)

Michel K. GBAGBO

 

Secrétaire National chargé de l’Administration Pénitentiaire et des Prisonniers Politiques

 
[1] Ce chiffre de trois (3) est susceptible de devoir être modifié car nous n’avons pu effectuer de vérification concluante.
[2] MD : Mandat de dépôt : Date d’écrou.

samedi, 29 juin 2013

LE FPI SUSPEND LES NEGOCIATIONS AVEC LE GOUVERNEMENT: ENLEVEMENT DE KOUA JUSTIN, LA BARBARIE DE TROP!

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Conférence de Presse N° 004/2013

Déclaration préliminaire

 

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Je voudrais, avant tout propos et au nom du Front Populaire Ivoirien, vous remercier d’avoir répondu nombreux à notre invitation. C’est une marque de considération pour laquelle je vous salue tous, autant que vous êtes, et vous assure de notre infinie gratitude.

Mesdames et Messieurs,

Cette rencontre s’inscrit dans une série d’événements que nous organisons, chaque fois que nous jugeons utile d’éclairer l’opinion nationale et internationale sur la vie politique en Côte d’Ivoire. Il s’agit aujourd’hui d’annoncer et de clarifier la position du Front Populaire Ivoirien sur la reprise du dialogue entre le gouvernement et le parti.

RAPPEL :

Le coup d’Etat du 11 avril 2011, perpétré par la communauté dite internationale, avec les forces françaises et onusiennes, en appui aux rebelles ivoiriens, contre le régime du président Laurent Gbagbo, s’est imposé à nous ; avec tout le désordre, la violence, puis les viols et autres exactions qui s’en sont suivis, nous avons opté, malgré tout, pour le retour de la paix, de la cohésion et de l’harmonie sociale. C’est pourquoi, dans la logique de notre vision de la vie politique, qui repose sur la formule « asseyons-nous et discutons », nous avons sollicité, dès le mois de Juillet 2011, l’ouverture d’un dialogue républicain avec les nouvelles autorités du pays. Il s’agissait, pour le Front Populaire Ivoirien, d’ouvrir la voie à la normalisation rapide de la situation sociopolitique du pays, gravement dégradée par la crise dite postélectorale. Notre action n’était nullement la preuve d’une quelconque faiblesse ! Nous affirmions plutôt notre attachement à la discussion, au dialogue et à la démocratie, moyens légaux et paisibles de gestion de la vie politique dans une République.

Le Président Ouattara nous a accordé une audience le 29 septembre 2011 sans aucun résultat. Alors que nous attendions qu’une suite soit donnée  à notre démarche, sans compter nos relances, la situation du pays empirait, avec les exactions de toutes sortes sur d’honnêtes citoyens ; notamment les arrestations arbitraires, les enlèvements et tortures inhumaines,  les expropriations et les assassinats ; en somme, toutes sortes d’atrocités à travers tout le pays. En décembre 2012, on dénombrait déjà 302 prisonniers politiques, civils et militaires, en plus des milliers de personnes portées disparues et celles contraintes à l’exil.

Finalement, c’est le 17 janvier 2013, soit 15 mois après la demande du Front Populaire Ivoirien, que le gouvernement de M. Ouattara a consenti à ouvrir le dialogue direct tant souhaité par le FPI. Toute cette tergiversation à accepter de dialoguer s’explique simplement par le fait que le régime n’a pas du tout l’intention de discuter avec qui que ce soit, encore moins avec le Front Populaire Ivoirien. Et la gestion de ce dialogue, accepté au forceps, a montré la mauvaise foi du régime.  

UN DIALOGUE SANS IMPACT

Contrairement à ce qu’avait espéré le Front Populaire Ivoirien, le dialogue n’a eu aucun impact  sur la gestion du pays. De fait, pendant qu’il s’ouvrait, sous la houlette du Premier Ministre, le régime poursuivait sa gestion dictatoriale basée sur la terreur. Jusqu’aujourd’hui, aucune demande ou proposition du Front Populaire Ivoirien n’a fait l’objet d’aucune attention véritable. Pire, les arrestations et autres atrocités se poursuivent :

- C’est le 17 Janvier 2013, à l’ouverture des assises de ce dialogue, que le régime a fait arrêter puis extrader du Ghana où il vivait en exil, M. Charles Blé GOUDE, ancien ministre et président du Congrès Panafricain pour la Justice et l’Egalité des Peuples (COJEP). M. Blé GOUDE est, à ce jour, détenu au secret.

- Les 3 et 4 février 2013, au moment où s’ouvre la séance plénière à l’issue des travaux en commission, sont arrêtés, tour à tour, au Ghana puis extradés en Côte d’Ivoire, Monsieur Jean-Yves DIBOPIEU, un leader des jeunes et le commandant Jean Noël ABEHI, un officier de la gendarmerie nationale. Ces deux personnes sont également détenues au secret à ce jour.

- Sur le territoire ivoirien, la chasse à l’homme, particulièrement dirigée contre les partisans ou supposés proches du président Laurent Gbagbo, se poursuit, sans aucune trêve : de nombreuses personnes, hommes, femmes, et jeunes, sont écroués, torturés, exécutés sommairement, sans la moindre justification ;

- Le 5 mars 2013, le régime a mis sous séquestre les biens, meubles et immeubles, ainsi que les avoirs bancaires, d’une vingtaine de partisans de Laurent GBAGBO, récemment libérés provisoirement des prisons.

Le Front Populaire Ivoirien, tout en protestant contre ces exactions, a condamné vigoureusement la propension à la violence du régime et a demandé la libération de tous les prisonniers politiques ainsi  que la cessation de la situation de terreur généralisée sur tout le territoire national. Cela, de notre point de vue, constitue la voie indiquée, pour le retour à la sérénité, à la confiance mutuelle et pour la tenue d’un dialogue véritable et sincère préalables à la réconciliation.  Le régime, dans une position de mépris de toute position autre que la sienne, a ignoré les positions et déclarations du Front Populaire Ivoirien, et a continué d’exercer avec obstination la persécution des populations. Par ailleurs, pendant que se poursuivait le dialogue, dont l’un des points focaux était les élections locales avec la question de la recomposition de la CEI, le redécoupage électoral et la date de la tenue du scrutin, le Front Populaire Ivoirien apprenait, par voie de presse, que ces élections municipales couplées avec les régionales devaient se tenir le 21 avril 2013. Toute la situation demeurait inchangée, comme si personne n’avait exprimé la moindre réserve.

Devant tous les agissements discourtois du régime, le Front Populaire Ivoirien a pris acte de son exclusion de fait des élections par le pouvoir. Nous avons été exclus du jeu politique de notre pays, bien qu’étant le parti majoritaire. Il ne nous restait plus, pour ces élections locales dont on nous a exclus qu’à démontrer notre communion avec le peuple ; ce que nous avons montré en appelant à un boycotte pacifique des élections du 21 avril 2013. Le boycott a été massivement observé par la population, dans son ensemble, sur toute l’étendue du territoire, ce qui a donné un taux de participation dérisoire au scrutin, le frappant  d’illégitimité et d’un discrédit certain.   

A la date d’aujourd’hui, aucune des propositions que le Front Populaire Ivoirien a exposées au gouvernement, dans le cadre du dialogue républicain, n’a fait l’objet d’une attention sincère. Même les éléments de discussion reconnus comme des points de convergence n’ont pas eu le moindre début d’exécution. Il s’agit notamment :

- de la libération des domiciles et sites privés occupés par les FRCI ;

- du versement de la quote part du FPI au titre du financement des partis politiques sur fonds publics ;

- du libre exercice de l’activité politique, notamment les meetings, marches et autres rassemblements.

Monsieur Ouattara et ses partisans ont créé la crise en Côte d’Ivoire. Cette crise perdure et s’aggrave au fil des jours. Ils ont utilisé les armes et la  violence là où le Front Populaire Ivoirien prônait le dialogue et les invitait à s’asseoir pour discuter, en vue de bâtir la démocratie. Arrivés au pouvoir par la violence, le sang et les crimes de toutes sortes, ils affichent du mépris pour les autres. Aujourd’hui, on dénombre plus de 700 prisonniers politiques, civils et militaires, des milliers de disparus en plus des dizaines de milliers d’exilés. La Côte d’Ivoire est devenue une vaste prison à ciel ouvert et un espace de grande insécurité. Le dernier acte discourtois et de mépris du régime réside dans le fait qu’au moment où le Premier Ministre invite le Front Populaire Ivoirien à la reprise du dialogue, à partir du 27 juin 2013, ce régime enlève Monsieur KOUA Justin, premier responsable de la jeunesse et membre de la direction de notre parti. Cet enlèvement s’est fait le 7 juin 2013 à 19 heures au siège provisoire du FPI, par une quarantaine d’hommes lourdement armés, sans mandat d’emmener, comme dans une mise en scène des fictions hollywoodiennes ! Et ces hommes, armés jusqu’aux dents, ont brutalisé des personnes présentes tout en menaçant de les tuer s’ils ne retrouvaient pas KOUA Justin. Tout cela, pour des crimes qu’ils n’ont pu indiquer ni à KOUA Justin ni à ceux qui étaient présents sur les lieux, parce qu’inexistants et qu’ils fabriqueront plus tard dans les cellules de conception du faux au service de la terreur. 

Cet acte constitue pour le Front Populaire Ivoirien, la barbarie de trop ! C’est pourquoi, nous prenons, ce jour, à témoin, l’opinion nationale et internationale et chaque habitant de la Côte d’Ivoire, afin que tout le monde constate que malgré notre bonne volonté et notre choix, sans équivoque, de résolution des problèmes par la voie du dialogue et de la concertation, nous avons en face un régime totalement ancré dans la violence, l’illégalité, le faux et le mépris des autres. Le régime Ouattara est totalement opposé au dialogue et à toute norme démocratique. Il réprouve toute confrontation d’idées et préfère se murer dans la violence totalitaire.

En conséquence, mesdames et messieurs les journalistes, il convient de noter ce jour que le Front Populaire Ivoirien réclame prestement avant l’ouverture de la prochaine réunion :

1. La libération de KOUA Justin, secrétaire national de la JFPI et membre de la direction du parti ;

2. L’application des articles 11 et 12 de la Constitution ivoirienne relatifs aux libertés de manifester et à l’interdiction de contraindre tout ivoirien à l’exil ;

3. La mise en œuvre effective des points de convergence obtenus lors de la première partie du dialogue politique, notamment le dégel des avoirs, le paiement des arriérés 2011 et 2012 du financement public des partis politiques dû au FPI, etc.

4. La mise sur pied d’un comité de médiation et de suivi pour le dialogue républicain ;

Nous pensons que l’acceptation et la mise en œuvre sans délai de ces préoccupations légitimes, créeront un environnement propice à la reprise des négociations, en ce qu’ils constituent un gage de bonne foi du gouvernement.

Mesdames et Messieurs,

Cher amis,

Chers camarades,

Merci de votre attention, et merci encore d’être venus !

Mesdames et Messieurs les journalistes, je suis à vous pour les précisions éventuelles que vous voudrez bien demander.


Fait à Abidjan, le 27 juin 2013.


Le Secrétaire Général par intérim & Porte-parole

Dr KODJO Richard

mercredi, 12 juin 2013

COTE D'IVOIRE - LE REGIME VEUT DEPORTER KOUA JUSTIN DANS LE NORD

 

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La machine dictatoriale et répressive du régime Ouattara continue de s’en prendre à tous ceux qui refusent de se plier à la mascarade du pouvoir. Enlevé par des éléments du Ccdo le vendredi 7 juin 2013 alors qu’il tenait une réunion au Qg du Fpi, Koua Justin a été entendu hier, lundi 10 juin 2013, par le procureur de la République. On lui a signifié à cette occasion, l’objet de son enlèvement.
 
Le régime accuse le Secrétaire national de la Jfpi d’«atteinte à la sûreté de l’Etat». Une accusation générique que le régime attribue sans preuves, à tous les pro-Gbagbo qui sont en prison ou en liberté. Le régime reproche entre autres, à Koua Justin, d’être en contact avec des démobilisés de Bouaké pour dit-on, renverser le pouvoir d’Abidjan. Il lui est aussi reproché de communiquer avec des exilés du Ghana.
 
Voilà entre autres, les accusations qui ont été signifiées à celui qui, depuis quelques semaines, avait entrepris des tournées de sensibilisation pour inviter les militants du Fpi à la mobilisation face à toutes les dérives dictatoriales du régime Ouattara. Des sources proches du dossier soutiennent que le tout nouveau captif de Ouattara serait sur le point d’être déporté dans le goulag de Korhogo. Avec cette autre arrestation, c’est officiellement le 704e prisonnier politique privé de liberté sous l’ère Ouattara.
 
L’objectif est simple. Le régime, en procédant à des arrestations massives des pro-Gbagbo, veut régner par la terreur. Surtout que les nouvelles en provenance de la Cpi lui donnent des insomnies.
 

Paterne Ougueye Yves, in le quotidien ivoirien "Le Temps" du 11 juin 2013.

samedi, 08 juin 2013

ARRETE PAR LE POUVOIR OUATTARA, KOUA JUSTIN SEQUESTRE ET ENFERME DANS UN CONTENEUR


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Après avoir été arrêté hier à son QG, Koua Justin, le Secrétaire National de la JFPI (Jeunesse du Front Populaire Ivoirien) est actuellement détenu à la DST, enfermé dans un container exposé à la chaleur et à la déshydratation. Souvenons-nous du sort des habitants de KORHOGO et autres victimes de la rébellion aujourd'hui au pouvoir. Merci d'alerter massivement toutes les autorités et organisations des Droits de l'Homme susceptibles de faire cesser cette barbarie. Ne laissons pas tomber ce digne fils de Laurent GBAGBO! Message du CAL-CP.

Front populaire ivoirien: Koua Justin arrêté, hier


C’est un sérieux coup porté au Front populaire ivoirien (Fpi). Koua Justin secrétaire national par intérim de la Jeunesse du parti a été arrêté, le vendredi 7 juin 2013, en début de soirée, au quartier général de campagne de Laurent Gbagbo, à la Riviera-Attoban.

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Koua Justin a été appréhendé, vendredi, en début de soirée, à Attoban.


Le bouillant leader de jeunesse de l'ex-parti au pouvoir, a été appréhendé par des éléments du Centre de coordination des décisions opérationnelles (Ccdo) et des policiers du 30e arrondissement alors qu’il se trouvait en réunion au Qg de Gbagbo, tenant lieu de siège provisoire au Fpi. L’administrateur des services financiers achevait de préparer, avec ses camarades du bureau, un meeting qui aurait dû se tenir aujourd’hui, samedi, à Yopougon Kouté. Peu après 20 heures, nous ignorions le lieu où Koua Justin avait été conduit.

Le secrétaire général du Fpi, Dr Richard Kodjo, joint au téléphone, s’exprimait d’une voix outrée : « C’est un enlèvement. Il a été enlevé. Ils sont arrivés au siège, ont procédé à des recherches et l’ont pris. Nous dénonçons cela ». Dr Richard Kodjo ne souhaitait pas « s’étendre » parce que, disait-il, « on s’organise pour donner une réaction ». Le proche collaborateur de Miaka Ouretto a, toutefois, concédé que « l’enlèvement » du « camarade Koua » confortait le parti socialiste dans ce qu’il avait, maintes fois, déclaré : «Nous l’avons dit et répété. C’est un régime de privation de liberté. On fait le constat avec vous, les Ivoiriens, de la nature du régime. Ça confirme le jugement que nous avons déjà porté».

Au siège provisoire du Front populaire ivoirien, l’indignation était à son comble et les camarades de Justin Koua contenaient difficilement leur colère. Aucune piste -ne serait-ce qu’officieuse- sur les raisons de l’arrestation du secrétaire national par intérim de la Jfpi. Cela n’échappe, cependant, à personne que l’intérimaire de Konaté Navigué s'était logé dans l’œil du cyclone. Ses critiques incisives à l’encontre du régime ne plaisaient pas à tous. La veille de son arrestation, il animait une conférence de presse au Qg de Laurent Gbagbo. Koua Justin était amplement revenu sur son « enlèvement manqué » à Daloa, en début de semaine. Il avait nommément accusé le préfet de police Zié Koné d’avoir planifié son arrestation. L’analyse que faisait Koua Justin, ce jour-là, est que les autorités avaient décidé de l’arrêter pour couvrir « l’humiliation » devant ce qu’il appelait la «première victoire de Gbagbo à la Cpi». 


Kisselminan COULIBALY

Soir Info

 Alépé - Koua Justin (Jfpi) aux militants de son parti: "Je suis venu vous annoncer que Gbagbo sera là bientôt…"

 

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Le 27 mai 2013 - Par L’intelligent d’Abidjan - Koua Justin "Je suis venu vous annoncer que Gbagbo sera là bientôt…"

 

"Je suis venu vous dire que Gbagbo se porte bien. Il nous charge de vous dire que très bientôt il sera avec nous pour gérer son pouvoir. Il dit qu’il compte sur les Attié. Car c’est vous qui lui avez donné une vision, c’est vous qui l’avez guidé, c’est vous qui l’avez élu et c’est encore vous qui allez le sortir de prison par votre mobilisation". C’est par ce message, comme on aime l’entendre chez les indéfectibles de l’ancien Président, que Koua Justin a entretenu son auditoire au cours de sa tournée du samedi 25 mai 2013 dans le canton Lépin, département d’Alépé. Pour ce contact avec les militants et sympathisants du Fpi, Koua et sa délégation ont visité quatre importants villages de la localité. D’abord Grand Alépé, porte d’entrée du canton où il a sollicité et obtenu les bénédictions du chef central Jean Baptiste Aké. Après des conseils d’usage celui-ci s’est à son tour informé auprès de ses visiteurs sur le processus de réconciliation nationale. A Grand-Alépé, Koua et ses camarades ont aussi rendu visite à la famille de Geneviève Bro Grébé internée à la Pisam. Le porte-parole de la famille a dénoncé le fait qu’elle n’ait pas jusque-là l’autorisation de rendre visite à la prisonnière malade. Direction Akouré en pays Gwa. Un meeting n’était pas prévu dans ce village mais c’était tout comme. Le jeune leader a été accueilli en fanfare par des jeunes, des adultes et des femmes parés de tee-shirts à l’effigie de Laurent Gbagbo. Il a été accompagné tambour battant chez le fédéral juste pour saluer et échanger quelques nouvelles. Même scène à Monga où la délégation est arrivée après un parcours périlleux.

Les véhicules se sont embourbés chemin faisant et c’est, couverte de boue que la délégation conduite par Koua Justin est arrivée dans ce village de la commune d’Alépé. Memni, chez Laurent Akoun et Jean-Jacques Béchio fut la dernière étape. Une banderole accueille sur la place du village les visiteurs. On peut y lire un message (virtuel) de Laurent Gbagbo : « Calmez-vous mon ombre plane déjà. Je suis en route pour le bercail ». Au cours du meeting, le leader de la Jfpi a rendu hommage à Jean-Jacques Béchio et à Laurent Akoun qui purge sa dernière peine de six mois d’interdiction de paraître sur le territoire national autre que son lieu de naissance. Dans la suite, le principal animateur du meeting qui succédait à Gnahoré Achille des agoras et parlements a justifié sa présence en ces lieux par trois raisons. Apporter le message de Miaka Ouretto et des prisonniers, dire merci au peuple Akyé, Mbatto et Gwa pour sa fidélité à Laurent Gbagbo puis le message de Laurent Gbagbo lui-même à qui un membre de la direction a rendu visite récemment. Et concernant le sort du prisonnier de La Haye, Koua Justin apprend quelques confidences à son auditoire: "Laurent Gbagbo va bien. Il dit que c’est son corps qui est en prison mais que son esprit est avec son peuple et bientôt il sera là. Ne pleurez pas pour ce que vous voyez ! Ne pleurez pas pour ce que vous entendez ! Dieu a un plan pour la Côte d’Ivoire et son messager Laurent Gbagbo arrive". Un discours accueilli avec des cris de joie du public. Faisant le procès du régime Ouattara, Koua Justin a estimé que la Côte d’Ivoire est malade dans tous les secteurs et elle n’aura de salut que par le changement de la nature du régime. Il exhorte pour ce faire à la mobilisation de toutes les énergies. S’agissant de l’alliance avec le Pdci et à laquelle le Président Bédié a répondu, la réplique de Koua s’est fait entendre depuis le pays Attié: "L’appel que nous lançons au Pdci n’est pas destiné à Bédié, mais à tous les Ivoiriens du Pdci ou du Rdr". Le national comme on l’appelle, s’est vu remettre juste avant sa prestation de Memni un fauteuil royal sculpté des mains d’un militant qui en a expliqué les caractéristiques.


S. Debailly, envoyé spécial dans le Lépin.

Koua Justin, Sg par intérim de la Jfpi, samedi dernier: «Le Pdci doit entendre les cris des Ivoiriens»

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Le 13 mai 2013 - Par Le Nouveau Réveil - «Le Pdci doit entendre les cris des Ivoiriens».

 

Le secrétaire général par intérim de la jeunesse du Fpi, Koua Justin, était, le samedi dernier, face à la presse. Au cours de la conférence qu’il a animée au quartier général de son parti à Cocody, Koua Justin s’est prononcé sur la nécessité pour tous les partis politiques de former une coalition afin de précipiter le départ du président Alassane Ouattara du pouvoir. Car selon lui, il y a «urgence». «Il y a urgence. La Côte d’Ivoire doit se débarrasser de Dramane maintenant par tous les moyens démocratiques», a-t-il indiqué.

Pour ce combat, il a décidé de lancer un appel au parti démocratique (Pdci) pour qu’il rejoigne le combat.

«Le Pdci doit entendre les cris des Ivoiriens. Ce n’est pas une alliance, mais c’est un devoir pour le Pdci de se battre pour son pays», a-t-il lancé. Et d’inviter également tous les partis politiques. «Tous les démocrates doivent conjuguer leurs efforts pour précipiter la chute de Dramane Ouattara. S’il y en a au Pdci, au Rdr, ils sont tous conviés. Toutes les forces ivoiriennes doivent être coalisées pour précipiter la chute de Dramane Ouattara de façon démocratique. C’est une évidence et c’est indiscutable. Nous n’avons pas encore jeté les bases d’une quelconque alliance. Nous appelons le peuple à prendre conscience de la nécessité de rejoindre le Fpi dans le combat.» Ce combat, Koua Justin et ses camarades l’ont intitulé «éveil des consciences». Pour la Jfpi, il est plus que temps qu’au niveau des populations, il y ait un éveil des consciences. «L’éveil des consciences, c’est cette volonté des jeunes du Fpi d’aller dans chacune de leur section, d’aller rencontrer chaque couche sociale, les Ong, les syndicats, les partis politiques. D’aller rencontrer les Ivoiriens là où ils se trouvent pour dire, il y a urgence. La Côte d’Ivoire se meurt. Il nous faut la sauver. Il n’y a plus question de prétexter de la peur et laisser la Côte d’Ivoire aller tout droit dans le gouffre. Nous allons précéder le Fpi sur le terrain. Le secrétaire général du Fpi a annoncé des actions. Des actions auront lieu parce qu’on ne peut pas supporter longtemps le bordel en Côte d’Ivoire», a-t-il indiqué.

Et d’ajouter : «Nous allons occuper le terrain politique pour préparer le retour du Fpi». Le secrétaire général par intérim du Fpi a, par ailleurs, salué tous les militants qui se sont abstenus de participer aux élections régionales et municipales comme l’a recommandé la direction du parti. Non sans qualifier ces élections de «mascarade».


Lance Touré

APRES LE TRANSFÈREMENT FORCE DE SIMONE GBAGBO A ODIENNE - JUSTIN KOUA: «Nous ne tolérerons plus longtemps la détention des prisonniers politiques»

 

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Publié le lundi 13 mai 2013 par "Notre Voie"


Le secrétaire national par intérim de la Jeunesse du Front populaire ivoirien (Jfpi), Justin Koua, a déclaré, samedi dernier, au cours d’une conférence de presse à l’ex-Qg du candidat Laurent Gbagbo à Cocody-Attoban, que «nous ne tolérons plus longtemps la détention des prisonniers politiques». Cette réaction fait suite à l’épisode du transfèrement forcé de Simone Gbagbo à Odienné, mercredi dernier, alors qu’elle était encore sous anesthésie, à la Pisam. Justin Koua y voit une manœuvre d’assassinat de l’ex-Première Dame, et, au-delà, de tous les leaders de l’opposition, étant donné que, pour lui, ceux-ci sont des otages et non des prisonniers, contrairement à ce que tente de faire croire le pouvoir. Aussi le patron de la Jfpi a-t-il averti que les militants du Front populaire ivoirien se verront dans l’obligation de réagir pour empêcher la réalisation de ce projet funeste. Pour le secrétaire national de la Jfpi, le traitement inhumain infligé à Simone Gbagbo montre encore une fois que la Côte d’Ivoire est devenue un Etat voyou, qui n’a que peu d’égards pour les droits humains. «La dictature sous le pouvoir Ouattara est une dictature inqualifiable», dira-t-il. A cet égard, il a souligné que ce qui se passe en Côte d’Ivoire aujourd’hui est quelque chose de spécial comparativement à ce qui se passe dans les autres pays africains. «Ouattara et son pouvoir ont surclassé tous les régimes dictatoriaux qu’on a connus jusque-là en Afrique», précise-t-il. Sur les élections locales, M. Koua a soutenu que, le 21 avril, c’est plutôt à une vraie mascarade électorale que les Ivoiriens ont eu droit.

Il a relevé que le scrutin a été marqué par une fraude à grande échelle qui ne reflète en rien la réalité du vote. Il en déduit que c’est un cinglant désaveu que les Ivoiriens ont une fois de plus apporté à ce pouvoir installé à coup de bombes par la France et les Nations unies. «Nous voudrions ici féliciter le peuple de Côte d’Ivoire pour n’avoir pas cautionné ce coup contre la démocratie», a-t-il affirmé. A contrario, il a souligné que cette consultation a permis, au travers du faible taux de participation, de comprendre que les Ivoiriens restent encore attachés à Laurent Gbagbo. «Laurent Gbagbo reste et demeure le maître incontesté de la situation en Côte d’Ivoire», a-t-il avancé, avant d’ajouter que le Rdr a démontré qu’«il est un parti violent, tribal et extrémiste». Pour le patron de la Jeunesse du Front populaire ivoirien, ces élections ont davantage écorné le tissu social déjà délétère, en creusant un peu plus le fossé entre le pouvoir et l’opposition.

En conséquence, Justin Koua a invité les Ivoiriens à prendre leurs responsabilités pour éviter le chaos à leur pays. «Nous invitons tous les démocrates de tous les bords à rejoindre le Front populaire ivoirien pour mener la lutte pour sauver la Côte d’Ivoire», a-t-il déclaré. Dans ce sens, il a annoncé qu’il irait à la rencontre des leaders de tous les mouvements de jeunesse, notamment les responsables des jeunesses du Pdci, du Rdr et des autres partis significatifs pour leur faire comprendre la nécessité de se mettre ensemble pour sauver la Côte d’Ivoire. Le secrétaire national intérimaire de la Jeunesse du Front populaire ivoirien a révélé qu’il entreprendrait bientôt une tournée dans le pays attié pour redynamiser les structures et remobiliser les militants pour les prochaines batailles. «Nous lançons l’opération éveil de consciences pour occuper le terrain politique et préparer les Ivoiriens à ce qui va arriver», a-t-il estimé. Justin Koua a exigé une fois de plus la mise sur pied d’un gouvernement de transition pour sortir le pays de l’ornière.


César Ebrokié

Koua Justin, président de la JFPI: «Alassane Ouattara est un dictateur». «Le Pdci doit entendre les cris des Ivoiriens». La JFPI lance l'opération ''éveil des consciences'' contre le pouvoir Ouattara.

 

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Le 13 mai 2013 - Par "Autre Presse"


Koua Justin, président de la JFPI: «Alassane Ouattara est un dictateur». «Le Pdci doit entendre les cris des Ivoiriens». La JFPI lance l'opération ''éveil des consciences'' contre le pouvoir Ouattara.

samedi, 25 mai 2013

ALLIANCE FPI-PDCI EN 2015: AMANI NGUESSAN REPOND A KONAN BEDIE


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«J’aurais trouvé qu’il triche», «Concernant Gbagbo, la vérité juridique est sue».

 

Suite à la réponse que Henri Konan Bédié, président du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire, a donnée au FPI au sujet de l’alliance entre les deux partis, l’ex-ministre de Laurent Gbagbo, Amani N’guessan Michel, a réagi, dans une interview qu’il nous a accordée par téléphone, ce vendredi 24 mai 2013. Aussi, il a donné son avis sur le verdict attendu du côté de la CPI concernant son mentor.


Que pensez-vous de la réponse que Monsieur Bédié a donnée face à l’appel du FPI à une alliance avec son parti, le PDCI?

Je pense que monsieur Bédié donne l’occasion aux deux partis de s’asseoir et de discuter, car aucune alliance sérieuse ne peut se réaliser sans discussions préalables. Monsieur Bédié engage déjà la discussion. C’est heureux de le constater. On ne va pas au mariage sans se dire la vérité. Nous pensons que c’est une bonne sortie qui augure des lendemains meilleurs.

Même quand il pose le problème de la sincérité du FPI, vous dites qu’il a raison.

Nous ne disons pas qu’il a raison, c’est un point de vue. La critique est partagée, c’est-à-dire qu’à deux, l’un et l’autre, on a des choses à se dire. C’est ce qui justifie la discussion pour clarifier les positions et les points de vue. Donc, ce que dit monsieur Bédié est une vérité pour lui mais qui peut ne pas être forcément notre vérité. Ce qu’il faut retenir de tout cela, c’est que nous devons savoir, au PDCI-RDA et au Front Populaire Ivoirien, aller à l’essentiel. Le pays est en danger, il faut le sauver. C’est cela l’essentiel. On peut discuter tout le reste.

A priori, le président Bédié ne vous ai pas favorable?

Je suis plutôt satisfait. Parce que si Monsieur Bédié ne donne pas son avis sur l’appel et surtout sur le Front Populaire Ivoirien, j’aurais trouvé même qu’il triche avec lui même et avec l’histoire. Car l’histoire politique en Côte d’Ivoire n’est pas aussi linéaire que cela. Il faut être honnête et reconnaître que nous avons combattu le parti unique et il y a des actes qui ont été posés. Aujourd’hui, l’heure est à la discussion pour apprécier tout cela. Monsieur Bédié ne peut pas dire qu’il n’a rien à dire. Moi, je suis heureux qu’il parle car, en effet, c’est lorsque qu’on lave les cœurs qu’on tisse un mariage solide.

A votre niveau, que reprochez-vous au PDCI qui vous accuse de l’avoir traité de ‘‘serpent’’ et d’avoir voulu le tuer par la création du Front Républicain?

Personnellement, je trouve que le débat sur l’alliance probable PDCI-FPI dans les journaux est malsain. Il faut s’asseoir, et en toute responsabilité, discuter. Ce n’est pas dans les journaux que nous allons tisser l’alliance. Il nous faut nous asseoir, nous reprocher ce que nous avons à nous reprocher réciproquement, et en tant que fils d’une même famille, être devant le danger qui nous guette tous. Nous devons savoir en tirer les leçons.

Pensez-vous que le PDCI répondra positivement à cet appel?

Je ne suis pas un devin, mais je suis sûr que monsieur Bédié, en acceptant de parler de l’appel, veut qu’on en discute. C’est déjà ça qui est important.

Quelles sont vos attentes relativement au verdict de l’audience de confirmation des charges contre Laurent Gbagbo qui est pour bientôt?

J’ai toujours dit depuis le début de cette affaire que si c’est le droit qui est dit, monsieur Gbagbo doit être libéré. Mais tout le monde entier a découvert que c’est un procès politique. La CPI est l’instrument des grandes puissances qui, aujourd’hui, ont décidé de faire la guerre à certains chefs d’État africains d’une certaine vision. Peut-être que c’est leur droit, mais nous ne partageons pas la même vision. De ce point de vue, ils pourront décider tout ce qu’ils veulent. J’ai même dit quelque part qu’ils peuvent condamner monsieur Gbagbo, mais la vérité juridique est sue et chacun appréciera.

 

César DJEDJE MEL, in Linfodrome

 

Source: CONNECTION IVOIRIENNE

samedi, 18 mai 2013

LE FPI REPOND AU GROUPE D'EXPERTS DE L'ONU - DECLARATION

 

côte d'ivoire,groupe d'experts de l'onu,rapport du groupe d'experts de l'onu sur la côte d'ivoire,le fpi répond au groupe d’expert de l’onu,déclaration n°0052013 du fpi,le secrétaire général par intérim & porte-parole du fpi,dr kodjo richard,afrik53.com,eventnews tv


Dans une déclaration pondue ce mercredi 15 mai, le FPI monte au créneau une fois encore et dénonce le parti pris des experts de l’Onu en Côte d’Ivoire. Selon Miaka Ouretto et ses camardes, le dernier Rapport du "groupe d’experts" sur la Côte d’Ivoire, au Conseil de Sécurité de l’ONU serait un pamphlet de campagne électorale au profit d’Alassane Ouattara . Eventnews Tv.

 
Déclaration N°005/2013

Relativement au rapport du groupe d'experts de l'ONU sur la Côte d'Ivoire en date du 12 avril 2013


I. Rappel du contexte politique: Etat des lieux

Depuis les bombardements franco-onusiens qui ont éjecté le président élu Laurent Gbagbo du pouvoir, le 11 avril 2011, pour – nous avait-on répété à l’envi – instaurer la démocratie, le président Alassane Ouattara, au nom de qui et par qui – dixit Koné Zakaria un de ses chefs de guerre – la rébellion a pris le armes, s’est méthodiquement engagé dans une politique de la terre brûlée pour effacer le Front Populaire Ivoirien de la scène politique ivoirienne.

2011:

- Déclenchement d’une gigantesque chasse aux sorcières qui se poursuit encore par des arrestations au quotidien de militants, sympathisants du FPI ou tout citoyen pour toujours la même rengaine "d’atteinte à la sureté de l’Etat". Résultats, 671 prisonniers politiques civils et militaires détenus dans les pires conditions, sans jugement. A eux s’ajoutent les milliers de détenus des prisons clandestines disséminées sur l’ensemble du territoire national ;

- Confiscation des médias publics et des libertés de manifestations réprimées avec constance dans la terreur et le sang ;

- Exclusion du Front Populaire Ivoirien de l’Assemblée Nationale par des élections législatives aussi précipitées qu’injustes et non transparentes ;

2012:

- Organisations ciblées d’attaques du régime et de l’ONUCI par la branche armée du RDR, sous la houlette du chef de la rébellion Guillaume SORO, en désignant automatiquement du doigt le FPI comme responsable, sans la moindre enquête ;

- Rédaction, le 15 Octobre 2012 par les officines du pouvoir Ouattara, d’un rapport prétendument attribué à des experts indépendants de l’ONU où le FPI est accusé d’avoir partie liée avec tous les camps opposés dans la guerre au Mali: Quelle absurdité!

2013:

Tout ce montage grotesque s’effondre. Le château de cartes « Ouattarien » s’écroule et se réduit à rien, face à la pugnacité du Front Populaire Ivoirien à l’international. Le pouvoir Ouattara est de ce fait contraint par ses alliés au dialogue – dont il n’a jamais voulu – avec son opposition significative, le FPI. Premier revers.

Deuxième revers, la quasi-totalité des ONG des droits de l’Homme brocardent le régime Ouattara présenté unanimement comme un état de non droit, caractérisé par des violations massives des droits de l’Homme, et qui est tout sauf une démocratie.

Troisième revers, l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges contre Laurent Gbagbo à la Haye tourne quasiment au drame pour le pouvoir Ouattara avec le laminage par la défense du président Laurent Gbagbo, des actes d’accusations, pour faux et usage de faux.

Du coup, le vrai visage du "messie démocrate" sorti tout droit des cuisses du couple Jupiter FMI / Banque Mondiale, se révèle dans toute sa vérité et nudité : mensonges et incapacité politique notoire. Le demi-dieu de la haute finance internationale, "le wari fatchê" pour parler comme les "ADOrateurs" se révèle bien incapable de faire la politique en Côte d’Ivoire, et donc de diriger ce pays.

Un pays qu’il n’a eu cesse d’attaquer depuis qu’il y a mis le pied en 1989, pour, selon ses propres termes, le rendre ingouvernable, avant de se l’approprier au terme de plus d’une décennie de guerre qu’il a menée tambour battant, avec à la clé des milliers de morts.

Aujourd’hui la Côte d’Ivoire politique est coupée en deux. Le tissu social est déstructuré. La pauvreté et le chômage galopants, la réconciliation au point mort, le front social instable, avec le feu du mécontentement qui couve, l’insécurité rapprochée devenue chronique, la démocratie en panne. Les citoyens étouffent sous l’arbitraire, la répression au quotidien et les discriminations ethno-tribales érigés en système de gouvernance.

C’est à ces problèmes fondamentaux que le chef de l’Etat devait s’attaquer sans délai, hic et nun, ici et maintenant. Tournant le dos à ces impératifs nationaux et déjà en campagne pour les présidentielles de 2015, le président Alassane Ouattara choisit de commanditer un rapport auprès d’un "groupe d’experts" sur la Côte d’Ivoire pour polir son image personnelle en détruisant celles de ses adversaires potentiels en vue d’une gouvernance solitaire et absolue de la Côte d’Ivoire.

II. Le Rapport du "groupe d’experts" sur la Côte d’Ivoire, au Conseil de Sécurité de l’ONU: un pamphlet de campagne électorale au profit d’Alassane Ouattara

2.1 Un rapport de diversion fondé sur de malsains partis pris

Le rapport final, dit du groupe d’experts sur la Côte d’Ivoire, établi en application du paragraphe 16 de la résolution 2045 (2012) du Conseil de Sécurité, a été publié le 17 avril 2013, et se structure autour de onze chapitres. Ce rapport, parce qu’il biaise à la fois avec la réalité et la vérité, mérite qu’on y prête attention pour que l’opinion nationale et internationale qu’il vise à abuser soit prémunie contre les subterfuges et évidents partis pris qu’il recèle. Qu’on en juge.

Le premier constat que révèle l’examen de ses différents volets, est que ce rapport dont la prétention affichée est de porter sur la Côte d’Ivoire, ne porte nullement sur les vrais problèmes de la Côte d’Ivoire qu’on vient de mettre en évidence. Il ne s’intéresse qu’à l’embargo sur les armes, en rapport avec le contrôle douanier, et les finances que généreraient les trafics d’or et de diamants, sous l’angle principal des menaces de déstabilisation que représentent l’usage des armes contre le régime Ouattara. Ce rapport vise in fine à protéger ce pouvoir.

De ce fait, ce document ne parle que de tous ceux qui peuvent faire ombrage au poulain de l’ONU Alassane Ouattara. C’est-à-dire de ceux qui peuvent s’opposer, ou s’opposent à sa gouvernance jugée satisfaisante par ces experts. Ils affirment avoir « constaté que les autorités ivoiriennes, sous la houlette du président Alassane Ouattara, avec la précision "élu démocratiquement" – comme pour s’en convaincre – ont fait des progrès notables en matière de sécurité, avec l’arrestation des membres du gouvernement Gbagbo qui opéraient depuis le Ghana ». (Paragraphe 3 page 5).

Flagrant délit de parti pris. Pro Gbagbo = insécurité, FRCI/Dozo = sécurité.

Concernant les progrès accomplis en matière de lutte contre l’impunité : le procès du Général Dogbo Blé Brunot, qualifié de procès majeur par ces experts, est à leurs yeux "une avancée non négligeable" (Paragraphe 9 page 6). L’impunité dont jouissent tous les criminels de guerre pro-Ouattara n’est donc pour ces experts, que justice.

Par ailleurs, ce groupe d’experts a "constaté que la réconciliation politique entre les partis ivoiriens était en progrès" (Paragraphe 3 page5). C’est à se demander s’ils parlent de cette même Côte d’Ivoire où nous vivons, et où la réconciliation, de l’avis de tous, est en panne sèche. Ces experts à l’évidence ne voient et ne disent que ce qui peut faire plaisir à leur commanditaire.

Mais il n’y a pas que ces incongruités. Dans le traitement même qu’ils font de la question centrale de leur rapport, l’embargo sur les armes, le déséquilibre des informations est tel que l’on en vient à se demander si ce travail est véritablement l’œuvre d’intellectuels dignes de ce nom, ou de mercenaires de la plume recrutés à la petite semaine, pour accomplir de basses œuvres sans scrupules et état d’âme.

Le chapitre VI du rapport intitulé "Armes" comprend au total cinq volets développés sur douze pages (page 9 à 22), et comporte 74 paragraphes dont 44, soit plus de 60% du texte, consacrés aux violations de l’embargo dont se seraient rendus coupables depuis 2009 le président Laurent Gbagbo et ses partisans après la chute de son régime. Seulement 10 chapitres sur 74 concernent les Forces Nouvelles, soit 12% ; les violations du gouvernement Ouattara sont traitées dans 13 chapitres soit 18% et 7 chapitres aux particuliers, soit 9%.

C’est là le premier aspect de ce déséquilibre que révèle la production linéaire du texte, et qui montre déjà à ce niveau, l’acharnement de ces "experts" sur les pro-Gbagbo.

En poussant un peu plus la réflexion, l’on s’aperçoit très vite que dans leur désir forcené de démontrer que les pro-Gbagbo constituent une espèce politique vénéneuse à exterminer, ils se sont employés avec force détails à décrire, les allées et venues des membres de ce qu’ils ont baptisés "l’aile radicale du mouvement pro-Gbagbo". Pour étayer leurs affirmations péremptoires ils ne s’appuient que sur des formules vagues, passe partout, du genre "selon des sources fiables" sans les identifier, ou "d’après les informations fournies par l’ONUCI, ou celles dont dispose le groupe d’experts".

S’agissant de ses sources d’informations, le chapitre deux du rapport indique relativement à la méthodologie de l’enquête, au paragraphe 10 que "le groupe d’experts a, en priorité, mené des enquêtes de terrain, en Côte d’Ivoire et dans les Etats voisins. Il a également examiné les éléments de preuves fournis par les organisations nationales, régionales et internationales, et entreprises privées". Et pour tenter de montrer sa bonne foi, le groupe d’experts souligne au paragraphe 12 de son rapport ceci " ses conclusions relatives à des Etats, des particuliers et des entreprises, ont été autant que possibles, portées à l’attention des intéressés et qui ont eu la possibilité d’y répondre ".

Deuxième aspect du déséquilibre de l’information, le groupe d’experts avoue avoir contacté toutes les sources possibles d’information, à l’exclusion du Front Populaire Ivoirien, le parti fondé par le président Laurent Gbagbo et qui a inspiré toute sa politique et les actes posés. Pourquoi le Front Populaire Ivoirien en particulier et les pro-Gbagbo sur qui porte l’enquête, ont été à priori considérés comme des sources non fiables par le groupe d’experts?

Toute démarche judiciaire ordinaire exige que tout présumé coupable soit entendu avant d’être condamné s’il y a lieu. Or la constance des rapports prétendument établis par des experts de l’ONU sur la Côte d’Ivoire, est que les pro-Gbagbo sont des coupables à priori, qu’ils évitent soigneusement d’approcher encore moins d’entendre, d’écouter et de comprendre. Là se trouve le parti pris fondamental de l’ONU en Côte d’Ivoire et qui explique que, de forces dites impartiales, l’ONUCI soit devenue et reste encore aujourd’hui, une force belligérante, donc non crédible et ses experts disqualifiés pour parler de la Côte d’Ivoire.

2. 2 De la diabolisation permanente du FPI à celle du rebelle Soro et ses com-zones

De fait, les officines du pouvoir Ouattara, commanditaires et inspiratrices de ce rapport ont désormais fait leur choix dans la guerre larvée de succession à Alassane Ouattara, en optant de brocarder et de vouer aux gémonies Guillaume Soro et ses com-zones des Forces Nouvelles, mis dans le même sac que le FPI, comme des comploteurs.

Voici ce que dit à cet effet le rapport dans son paragraphe 30 page 10 «Au moment de l’attaque du camp militaire d’Akouédo, le 06 août 2012, le groupe d’experts a reçu des informations fiables sur les constats établis entre le commandement militaire de l’aile radicale du mouvement pro-Gbagbo au Ghana et de hauts représentants des ex-Forces Nouvelles, notamment leur ancien Secrétaire Général, Guillaume Soro, actuellement président de l’Assemblée Nationale et son proche conseiller et directeur du protocole, Kamagaté Souleymane, alias "Soul to Soul"».

Voilà le Front Populaire Ivoirien désormais allié des Forces Nouvelles de Guillaume Soro, alors que dans le précédent rapport de l’ONU, ce même parti avait été associé à tous les camps qui s’opposent dans la guerre au Mali, tout cela par la seule volonté des experts commandités par Alassane Ouattara.

Si l’attaque du 6 août 2012 du camp d’Akouédo, qui a servi de déclencheur au pouvoir pour opérer des arrestations massives au sein des pro-Gbagbo à commencer par Laurent Akoun, Secrétaire Général du FPI, a été opérée de concert avec les Forces Nouvelles, le pouvoir Ouattara devrait pouvoir tirer les conséquences de cette nouvelle donne et agir équitablement.

Mais il ne le peut parce que, comme le note aussi ce rapport (paragraphe 4 page 5) de 2011 à 2012, «d’anciens combattants des Forces Nouvelles ont étendu leur influence économique et politique: d’anciens commandants de zone ayant à leur actif un nombre notable de violations du droit international humanitaire, ont rejoint les rangs ordinaires des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Des individus comme Martin Kouakou Fofié (qui est sur le coup de sanction de l’ONU depuis 2006), Ouattara Issiaka (alias "Wattao"), Hervé Touré (alias "Vetcho"), Koné Zakaria et Chérif Ousmane, ont tous été promus à des postes stratégiques de commandement. Ils ont également des contingents sous leurs ordres et d’importantes quantités d’armes (et de matériel connexe) entre leurs mains ; (…) sans pour autant que ceux-ci abandonnent leurs activités économiques prédatrices de seigneurs de guerre, qu’ils ont à présent étendus à l’ensemble du territoire ivoirien (paragraphe 5 page5).

Comment procèdent-ils ? Les rédacteurs du rapport précisent (paragraphe 102 page 23) que « la raison en est l’existence d’un réseau militaro-économique au sein de l’administration, qui profite de la contrebande et d’un système d’imposition parallèle ». Le réseau, souligne le rapport (paragraphe 151 page 29) « a adopté des méthodes de taxation analogues à celles utilisées par "La Centrale", l’ancien organisme responsable du trésor au sein des Forces Nouvelles, bien qu’il opère de manière plus discrète».

«Le réseau (paragraphe 152 page 30) maintient un monopole sur l’utilisation des armes par l’armée nationale. Il entrave la capacité des autres autorités, comme la police, la gendarmerie, les services de douanes et la police maritime et forestière de s’acquitter efficacement de leurs responsabilités».

Pour le fonctionnement de son système de taxation parallèle pour différents types d’activités commerciales, en ce qui concerne l’agriculture (cacao, coton, noix de cajou), le transport, l’or le diamant, «le réseau a fait appel dans toutes les grandes villes du pays à des anciens étudiants de la ville de Bouaké pour gérer ses recettes (Cf. chapitre 7 paragraphe 153 page 30)».

Notons enfin que ce que ce rapport indique bien que ce «réseau n’hésiterait pas à recourir à la force s’il en jugeait le besoin (paragraphe 102 page 23)».

L’enjeu est de taille parce que le paragraphe 103 page 23 précise que «la croissance limitée des taxes et droits sur les marchandises exportées par la Côte d’Ivoire, tient pour partie aux effets de la contrebande. Entre 2011 et 2012, la contrebande de cacao a représenté 153 000 tonnes soit des pertes de 400 millions de dollars environ 25 milliards de francs CFA (paragraphe 112 page 24)».

En d’autres termes, le pouvoir Ouattara à travers ces experts, dénonce l’existence d’un Etat bis en Côte d’Ivoire dirigé par Guillaume Soro et ses com-zones qui sont forts économiquement, militairement et politiquement.

Mais curieusement si sur le chapitre achat des armes et financement des activités, les auteurs du rapport se sont montrés très prolixes s’agissant des pro-Gbagbo avec même des indications sur les origines soudanaise, iranienne, israélienne, chinoise, russe des armes etc. et force détails sur même le calibre des munitions et leur nombre, pour ce qui est de l’armement des Forces Nouvelles, le rapport est quasiment muet. Il se limite à dire que les armes sont venues du Burkina Faso «début 2011 transportées par au moins six camions jusqu’à la zone de Katiola» (paragraphe 70 page 18).

Mais il n’est un secret pour personne que le Burkina Faso, qui n’a pas d’usine d’armement, n’a été qu’une couverture, un lieu de transit d’armes durant toute cette guerre. Alors questions. D’où viennent ces armes? De quels pays? Qui en a assuré le financement? Avec quels moyens?

Et cela avant et depuis le déclenchement de la guerre en septembre 2002. Ce sont là les questions essentielles qui s’attaquent à l’origine de la guerre, et non à ses effets que sont entre autres l’embargo sur les armes.

Le groupe des experts esquivent ces questions dont les réponses risquent d’emporter le commanditaire de ce rapport qui veut se débarrasser d’une rébellion qui l’a porté au pouvoir.

D’ailleurs que peut faire Alassane Ouattara, même devenu aujourd’hui président de la République, contre la contrebande des Forces Nouvelles et leur réseau militaro-économico-politique. Cette contrebande existe depuis 2002, il ne l’a jamais dénoncé, l’ONU non plus. C’est la contrebande en tout genre, cacao, diamant, or, coton qui équilibre le budget du Burkina Faso depuis 2002. Ce pays sahélien est devenu producteur de cacao, mais le rapport n’en parle pas. C’est la contrebande orchestrée par "La Centrale" qui a pris le relais du financement de la guerre dont Alassane Ouattara a profité pour accéder au pouvoir d’Etat. Avec l’existence de cette contrebande dans une Côte d’Ivoire coupée en deux, et que dénonce aujourd’hui Ouattara et ses experts, Laurent Gbagbo a gouverné pendant plus d’une décennie la Côte d’Ivoire avec des budgets sécurisés.

Le président Ouattara est donc très mal placé pour dénoncer la contrebande des Forces Nouvelles par ses experts interposés. C’est un juste retour des choses, l’arroseur arrosé.

De même que peut faire l’ONU contre une rébellion qu’elle a couvée, adoubée et portée au pouvoir. Rien.

Ce rapport des prétendus experts sur la Côte d’Ivoire relève en définitive d’une diversion. Il s’agit de divertir, au sens de distraire, détourner l’attention de l’opinion nationale et internationale sur les vrais problèmes de la Côte d’Ivoire énoncés plus haut dans l’état des lieux.

Publié curieusement au même moment où Alassane Ouattara annonce sa candidature aux présidentielles de 2015, il constitue un élément de campagne visant à disqualifier dans le même élan celui qui l’a fait roi, Guillaume Soro d’une part, et de l’autre le Front Populaire Ivoirien dont il a si viscéralement peur qu’il s’obstine, dans sa diabolisation devenue une rengaine, à voir le FPI dans des élections auxquelles il n’a pas participé.

A cet effet il est frappant de constater que ce rapport ne fait nullement état du moindre reproche encore moins de la moindre faute commise par Alassane Ouattara durant ces deux ans de gouvernance pourtant désastreux. Il fuit en permanence son peuple, les travailleurs en particulier en se réfugiant dans l’esbroufe pour cacher sa peur. L’esquive et la communication internationale mensongère dont ce rapport en sont une preuve patente.


Fait à Abidjan, le 15 mai 2013


Le Secrétaire Général par intérim & Porte-parole

Dr KODJO Richard



Source: AFRIK53.COM

jeudi, 16 mai 2013

KKB: «LE PDCI NE FAIT PAS BON MENAGE AVEC LES ARMES, LE RHDP A VOLE EN ECLAT!»

 

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Kouadio Konan Bertin, KKB, a dit: (…) «Le PDCI ne peut plus porter à bout de bras le Rhdp. Le RDR est loin d’être le 1er parti de Côte d’Ivoire. Le PDCI ne rejette pas l’appel du FPI qui fera l’objet de débat et de réflexion à son congrès en octobre. Le RDR prépare le divorce, s’il n’est pas déjà consommé. La coalition a volé en éclat à cause des velléités hégémoniques du RDR» (…)

«Ce qu’il convient de dire, c’est que depuis 2001, on ne gagne plus les élections en Côte d’Ivoire, si on n’a pas d’armée. Depuis 2001, on ne gagne plus les élections dans ce pays quand on n’a pas une branche armée».

«Ce qui est vrai, c’est qu’en effet depuis 2001, le PDCI n’a plus gagné d’élections. La raison est toute simple et je le dis à nos alliés. J’ai déjà fait le constat. La zone CNO est réservée exclusivement au RDR, la concurrence n’y est pas possible, mais nous le savons tous. Le PDCI est dans la situation où il a grillé sa face et son dos. Il ne peut pas prospérer au Nord, en même temps au Sud, les Ivoiriens du Sud lui reprochent de s’être allié aux rebelles et s’éloignent de nous. Rien que pour ça, parce que pour les Ivoiriens du Sud, notre alliance avec le RDR, c’est l’alliance avec la rébellion et ils ne nous ont jamais pardonné cela».

«Ces dernières élections ont montré que malgré la présence de Gbagbo à la Haye, les élections ont été organisées dans la violence. Faisons en sorte que plus jamais il n’y ait des élections avec violence en Côte d’Ivoire. Pourquoi pensons-nous que chaque fois qu’il doit avoir une élection en Côte d’Ivoire, il faut forcément la violence? Or c’est connu, le PDCI RDA ne fait pas bon ménage avec les armes, avec la violence».


Kouadio Konan Bertin dit KKB

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RHDP: KKB accuse le RDR de «préparer le divorce»


Le Président des jeunes du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, ex-parti unique), Bertin Konan Kouadio, également Député à l’Assemblée nationale ivoirienne a accusé mercredi le Rassemblement des républicains (RDR, le parti présidentiel) de «préparer le divorce» des partis membres du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP).

«Sous nos yeux, le RDR est en train de préparer le divorce», a-t-il accusé lors d’une conférence de presse, prévenant qu'«il y a des femmes qu’on ne divorce pas».

Commentant l’actualité électorale marquée par les élections locales du 21 avril dernier, le Président de la JPDCI, surnommé «KKB», a dénoncé l’hégémonie de son allié, le RDR sur le Nord du pays.

«Le RDR ne joue jamais à la carte de l’alliance dans les régions qui lui sont favorables», a-t-il dit à ce propos, en s’élevant contre la mainmise du parti présidentiel sur le Nord du pays où le PDCI est de moins en moins présent.

La tension est montée d’un cran entre le RDR et son principal allié, le PDCI lors des élections régionales et municipales couplées du 21 avril, boycottées par le camp de Laurent Gbagbo.

Faute de consensus pour des candidatures RHDP dans la plupart des circonscriptions, les houphouëtistes se sont mutuellement accusés de fraudes lors de ce scrutin, marqué en certains endroits par des violences.

«Depuis 2001, on ne peut pas gagner une élection en Côte d’Ivoire, si on n’est pas armé», a regretté «KKB», faisant remarquer que «le PDCI ne fait pas bon ménage avec les armes».

Invitant à des élections sans violence en Côte d’Ivoire, il a rassuré que le PDCI ne va jamais rompre avec sa bonne pratique de la paix.

«Je voudrais dire au RDR qu’on ne traite pas un allié comme il le fait. Nous avons un passé très récent (…) On ne crache pas dans la soupe qu’on a mangé hier», a lancé le Président des jeunes du PDCI.

Ce sont au total 163 requêtes en annulation qui ont été envoyées à la Commission électorale indépendante (CEI) sur 519 têtes de listes pour les municipales. Elles ont été toutes transmises ensuite à la Cour suprême par la CEI.

En attendant ce verdict de la Cour suprême, les résultats de la Commission électorale indépendante (CEI) donnent 65 communes remportées par le RDR contre 49 pour son allié, le PDCI.

Le PDCI, le RDR, l’UDPCI et le MFA sont les quatre partis politiques membres du RHDP.

Le porte-parole du RDR, Joël N’guessan, a annoncé la semaine dernière que «23 indépendants ont formellement rejoint le RDR», permettant au parti présidentiel de totaliser pour le moment «88 maires» sur les 197 communes que compte le pays.

L’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI) s’en sort avec 5 communes et 3 pour le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP).

Au Conseil régional, le RDR remporte ladite élection avec 10 régions, quand le RHDP obtient 9. Les indépendants remportent 6 contre 4 pour le PDCI, suivi de l’UDPCI avec 1. Ces dernières élections locales bouclent le cycle du processus électoral ivoirien.

S’agissant des reformes annoncées sur la nationalité et le code foncier, l’honorable Bertin Konan Kouadio a estimé que «pour l’instant, nous sommes au stade des rumeurs».

«Le PDCI n’agit pas avec les rumeurs», a-t-il poursuivi, en ajoutant dans la foulée que «s’il arrivait que ces rumeurs se confirment, le PDCI donnera sa position». M. Kouadio a en outre rappelé que la loi de 1998 sur le code foncier est l’une des rares lois ayant fait l’unanimité.

Parlant de l’appel du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo pour un rassemblement avec le PDCI, Bertin Konan Kouadio, a indiqué que le congrès de «clarification» de l’ex-parti unique qui se tiendra en octobre prochain y donnera une réponse.


LS/APA, Agence de Presse Africaine


Source: AFRIK53.COM

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Côte d’Ivoire – KKB crache du feu: «Le Pdci a un candidat 2015», «Le Rhdp est mort». Le régime riposte «KKB est devenu fou», «Il est manipulé»!


KKB traité de fou par «Le Patriote», après avoir confirmé la mort du RHDP, et dénoncé la dictature Ouattara.

 

Kouadio Konan Bertin dit KKB, président de la Jpdci et député, a mis le régime Ouattara en branle hier, en annonçant au cours d’une conférence de presse au siège du Pdci à Cocody, la mort du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), et en dénonçant la dérive guerrière et dictatoriale du régime. Et crime de lèse-majesté, KKB a annoncé que son parti avait déjà son candidat pour l’élection présidentielle de 2015, là où les Républicains de Ouattara espéraient encore que le Pdci n’en présente aucun. C’est la raison de l’annonce surprise de la candidature de Ouattara à la présidentielle de 2015, deux ans avant la fin de son mandat, un fait extrêmement rare pour être souligné. D’habitude, les candidats en exercice attendent au dernier moment pour annoncer leur flamme.

C’est aussi le sens des intenses pressions exercées en ce moment sur le président Bédié, président du Pdci, par Alassane Dramane Ouattara, afin que le Pdci renonce à avoir un candidat, et qu’il lui livre comme en 2010, son parti sur un plateau d’or.

Pour le RDR, la sortie de KKB hier, s’apparente à une déclaration de guerre et une grave menace pour la survie du régime. Car sans le Pdci, qui de plus en lorgne vers le FPI depuis l’Appel du 12 avril dernier de Christian Vabé du Rpci-Ac à s’unir pour sauver la Côte d’Ivoire en danger, le régime Ouattara n’est rien. Et à coup sûr, il s’écroulera en 2015 comme un château de cartes. Il faut donc d’urgence diaboliser KKB, le ridiculiser, voire le marginaliser.

Ce matin donc, notre confrère «Le Patriote», journal du régime, fait feu de tout bois contre le président de la Jpdci: «KKB dans tous ses états hier», «Ce petit bonhomme est devenu fou», «C’est une marionnette manipulée par des barons cachés», «C’est pour casser le Rhdp», «C’est un coup d’Etat pour chasser Bédié».

Selon nos informations, KKB n’est pas devenu fou ni même manipulé par qui que ce soit. Il exprime la pensée de la majorité des cadres et militants du Pdci, excédés par tant de frasques et de dérives du régime Ouattara, en qui ils avaient cru. Ces derniers, ayant compris leur grave erreur de s’être alliés au Rdr, et devant les mensonges et l’incapacité de Ouattara à apporter des solutions aux problèmes des Ivoiriens, ont décidé de prendre les choses en main, afin de sauver la Côte d’Ivoire d’un naufrage collectif, et avant qu’il ne soit trop tard.

KKB a juste dit ce que la majorité des ivoiriens pensent désormais, qu’ils soient étudiants, chômeurs, villageois, agriculteurs, réfugiés, cadres, enseignants, et quelles que soient leur appartenance ethnique et leur religion: Alassane Dramane Ouattara est une erreur de casting qu’il faut corriger au plus vite.

 

Eric Lassale


Source: IVOIREBUSINESS.NET

jeudi, 28 mars 2013

POUR METTRE FIN AU CHAOS CREE PAR LE RDR: LE PDCI SE RAPPROCHE DU FPI

 

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Le Pr Miaka Ouréto, président intérimaire du Front populaire ivoirien (Fpi) a raison: Alassane Ouattara et tout son système ont une peur bleue du Fpi. Et quand à cela s’ajoute l’idée de voir le Pdci-Rda se rapprocher du Fpi de Laurent Gbagbo en vue de faire partir Ouattara du pouvoir, c’est la panique, un tournis violent qui s’empare de tout le sommet de l’Etat. A preuve, c’est le président de la jeunesse du Rdr, le député d’Abobo Karamoko Yayoro qui a enfoncé le clou récemment en redoutant un possible rapprochement du Pdci d’Henri Konan et le Fpi de Laurent Gbagbo. A la Rue Lepic l’on est conscient que l’alliance des Houphouétistes contre Gbagbo a fini de produire les effets escomptés. Le Fpi n’est plus au pouvoir. Mais il se pose à eux la lancinante question de la gestion en couple du pouvoir. Ouattara et ses partisans estiment que bien qu’étant membre du Rhdp, le Pdci ne se fait aucun scrupule à critiquer ouvertement et vertement le pouvoir. Pour eux, même à la périphérie du pouvoir Rdr, le Pdci participe à la gestion du pays et doit donc la boucler. Dénoncer le non respect du pacte de Yamoussoukro et l’invasion des ministères et autres directions par les seuls militants du Rdr au détriment du principal allié qu’est le Pdci, «c’est se comporter comme un parti d’opposition, notamment le Fpi» , tranchent les républicains. Ils vont jusqu’à affirmer que «c’est d’ailleurs le double langage soudain et le manque de solidarité du parti de Bédié qui est à la base de la dernière disso - lution du gouvernement.» Que Bédié nous le dise, s’il s’est fait de nouveaux amis, qu’il ait l’honnêteté de le dire à Ouattara, au lieu de lui faire des enfants dans le dos, nous confiait le jeudi dernier un cacique du parti au pouvoir. Qui revendique une proximité notoire avec le chef de l’Etat. 

Pour ce dernier, quand le Pdci relève que des candidats du Rdr ont continué à déposer leurs dossiers de candidatures à la Cei au-delà du délai imparti, c’est une façon déguisée d’accuser déjà le parti au pouvoir de fraude. «C’est un discours qui prouve que notre allié est devenu notre ennemi, pour s’être fait un autre ami qui n’est autre que le Fpi» , estime notre interlocuteur. «Des cadres du Pdci accusent le Rdr d’être hégémonique et d’être à la base de la rupture du consensus au sein du Rhdp concernant les régionales. Dans nos bases, les militants ne se font plus d’illusion. Pour eux, le Pdci a un calendrier et un agenda secrets, dans la perspective de la présidentielle de 2015. Vous vous souvenez de la déclaration fracassante du président Bédié lui- même, au dernier bureau politique du Pdci. Ce sont des signes qui ne trompent pas. Il y a du Fpi dedans» , se convainc ce haut cadre du parti au pouvoir.

Comme lui, d’autres proches de Ouattara, pour ne pas dire Ouattara lui-même, voient une possible recomposition du paysage politique ivoirien à l’orée des joutes électorales de 2015, avec la réémergence du Front patriotique (alliance Fpi-Pdci) pour balayer Ouattara. Et cette idée, à elle seule, donne déjà l’insomnie au sommet de l’Etat. 



Barthélemy Téhin, in le quotidien ivoirien "LG Infos" N° 396 du lundi 25 mars 2013.

 

Source: CIVOX.NET

samedi, 23 mars 2013

FLAGRANT DELIT DE FAUX: SORO GUILLAUME N’A INSTALLE AUCUNE STRUCTURE DU FPI DANS L’INDENIE


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Dans le journal "Notre Voie" n° 4370 du Lundi 18 Mars 2013 à la page 12, le correspondant d’Abengourou Jean Goudalé écrit un texte dont le titre est SORO Guillaume aux populations d’Abronamoué (Niablé): «C’est ETTIEN et moi qui avons installé le FPI dans l’Indénié». Quiconque a suivi l’évolution du FPI dans le département d’Abengourou au cours de la première décennie du multipartisme en Côte d’Ivoire peut facilement constater que cette information relève tout simplement de l’intoxication, de la manipulation et de la falsification de l’histoire récente du FPI dans le N’denien.

Ce texte a juste pour objet de restituer la vérité historique, de rendre hommage aux artisans de cette difficile mais passionnante œuvre qui ne sont plus de ce monde, paix à leurs âmes. Citons quelques uns: N’Dori Kouassi (Amélékia), Adjéi Tano Léon (Zaranou), Ehouman Germain (Ebouassué), Kouakou Philippe (Yakassé), Egoua Kouadio(Bettié), Akoi Pierre (Apoisso), Sapim Ataï Claude (Adou) Kadio Morokro Jean (Niablé),Vieux Kouassi (Kodjinan)… Profitons de l’occasion pour saluer ceux qui sont encore vivants et qui ont contribué à l’implantation du FPI à Abengourou sans avoir assumé une fonction officielle. Il s’agit de Sansan Kouaho (Niablé), Brou Adou Pagni et Kouamé Tano Blaise (Yakassé), Kakoutié (Padiégnan), Kablan Nestor (Zaranou), Vieux Kabran (Koitienkro)…

Citons enfin certains de ceux qui ont animé les structures du parti dans la région sous la direction du camarade Kadio Morokro Jean, Bosson Kirioua André, Ladji Camara, Adou Tano, Ebrottié Kouamé Boa, N’Guessan Amani Michel, Gbra Kanon Robert, Adom George, Kouadio Kablan J.B, Séri Edouard, Sié Kobenan, Kouakou N’Da Adou Jean Paul, maître Kouassi André, etc…

Après l’autorisation du multipartisme, le 30 Avril 1990, une coordination FPI a été mise en place à Abengourou et était conduite par le camarade Bosson Kirioua André. Elle avait pour tâche de créer les comités de base. Le premier comité de base a été créé en juin 1990, il se dénommait «Base Abengourou commerce» et deviendra plus tard Base Agnikro. Cette base avait été mise en place par le camarade Kouassi André, qui avait pour adjoint le camarade Edja Bouzou, paix à son âme, et pour trésorière la camarade Boko Cathérine.

Après l’installation des comités de base dans les quartiers de la ville et dans les villages, la première section FPI d’Abengourou a été mise en place, elle couvrait tout le département d’Abengourou qui comportait l’actuel Département de Bettié. Le Secrétaire National de cette section était le camarade Ladji Camara. C’est sous la conduite de ce Secrétaire de section que le camarade Laurent Gbagbo, Secrétaire Général du FPI a visité certaines localités du Département le 25 Août 1990. Après le premier congrès ordinaire du FPI tenu en Septembre 1990, de nouvelles sections vont être créées à partir du démembrement de l’unique section du départ. Les sections de Niablé, (SG Koapa Danzo), Bettié (SG Egoua Kouadio), Aniansué (Ebrottié Kouamé Boa), Amélékia (SG Kouadio Kanga) Yakassé (EhoumanGermain), Apprompronou (Kouakou N’Draman), Ebilassokro (SG Sako), Abengourou (SG Adou Tano).

Début Février 1992, la fédération de l’Est regroupant les Départements d’Abengourou et d’Agnibililékrou est créée et son investiture est faite à Yakassé Féyassé. Cette fédération a été dirigée de sa création jusqu’en Octobre 1996 par le camarade Kouadio Kablan Jean-Baptiste.

A la fin du mandat du camarade Kouadio Kablan Jean Baptiste, Agnibilékrou devient une Fédération autonome avec le camarade Koffi Adjéi comme Secrétaire Général. Le camarade Ettien Amoikon Henri devient le Secrétaire Général de la Fédération d’Abengourou qui se limite désormais au seul département du même nom. Dans cette même année 1996, à l’issue du congrès ordinaire du FPI, le camarade Koné Boubakar est nommé Secrétaire National chargé de la jeunesse. Il désigne le camarade Ettien Amoikon comme Directeur de cabinet et Kouassi André comme chargé de la formation dans le cabinet.

C’est dans l’exercice de ses fonctions de Directeur de cabinet de ce Secrétariat, que le camarade Ettien est venu à Abengourou pendant un week-end de 1997 avec le Secrétaire Général de la FESCI, Soro Guillaume. C’est à cette occasion, que ce dernier a participé à une visite que le bureau Fédéral devait effectuer dans la section de Niablé. Peut-on installer le FPI dans un département pour avoir participé à une simple visite dans une section de la Fédération? A quel titre Monsieur Soro qui est loin d’être un militant du FPI pouvait il participer à l’installation de ce parti dans l’Indénié? Les populations seraient-elles naïves au point de se laisser séduire par cette déclaration? Notre conviction profonde est que la vérité finit toujours par triompher, comme ici.

 

Koffi Oi Koffi

Secrétaire Général de la Fédération FPI d’Abengourou

jeudi, 13 décembre 2012

VISITE DE OUATTARA DANS LE ZANZAN: VAINE TENTATIVE D’EFFACER GBAGBO DE LA MEMOIRE DES POPULATIONS

 

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Les candélabres se sont éteints sur la première visite d’état de l’homme fort d’Abidjan dans le district du Zanzan. Après le festival de promesses et de discours digne des campagnes électorales, place à la réalité. Le bilan en termes de retombées et de bien-être pour les populations reste mitigé. L’euphorie et le rêve font place à la déception de plus en plus grandissante d’une partie de la population de cette région abreuvée de mensonges et de chimères.

Vaste région riche de sa diversité culturelle et naturelle, le Zanzan a toujours été l’objet de toutes les convoitises et le théâtre de confrontations souvent tragiques. Les principaux groupes ethniques qui peuplent cette région sont les Agni (Bona, Bini et Barabo), les Bron, les Koulango, les Lobi et les Malinké. Depuis la fin des conquêtes, ces groupes vivent en bonne intelligence malgré quelques frictions observées de temps à autre entre Lobi et Koulango. Au plan politique, après avoir été traversé par plusieurs courants politiques le Zanzan a constitué l’un des bastions sûrs du PDCI jusqu’à la fin de la première République qui a mis un terme au long règne du parti du père fondateur, Félix Houphouët-Boigny. Les élections législatives, communales et départementales organisées après la présidentielle de 2000 ont bousculé le vieux parti qui a dû céder du terrain à d’autres formations politiques dont le Front Populaire Ivoirien (FPI) qui a fait élire deux maires, deux députés et un président de Conseil général.

Dans son souci d’apaiser le climat politique empoisonné par la gestion scabreuse de Konan Bédié ainsi que par le coup d’état qui en a résulté, le Président Laurent Gbagbo a ouvert son gouvernement aux principaux partis politiques que sont le PDCI, le RDR, le PIT et le MFA. Cette politique salutaire pour la réconciliation nationale n’a pas permis au Président Gbagbo de nommer des militants FPI originaires du Zanzan au gouvernement jusqu’en 2007. Ce sont le PDCI et le MFA qui ont eu le privilège d’avoir des militants originaires du Zanzan au gouvernement de 2002 à 2010. Ce n’est qu’en 2007 après l’Accord Politique de Ouaga (APO) qu’un cadre FPI originaire du Zanzan a fait son entrée au gouvernement pour la première fois.

Pour montrer l’intérêt qu’il porte à cette région, le Président Gbagbo y a effectué de nombreux déplacements et est allé à la rencontre des populations dans les endroits les plus reculés et les plus difficiles d’accès. En 2010, c’est dans le Zanzan que le candidat de LMP a lancé sa campagne électorale. A l’occasion du meeting qu’il a animé à Bondoukou le 28 septembre 2010, le Président Gbagbo a situé les Ivoiriens sur les raisons de son attachement à cette région. «…Nous voici à Bondoukou pour faire le discours de campagne électorale du Zanzan… Mais nous sommes là pour parler de la Côte d’Ivoire et des élections qui vont arriver bientôt. Oui, chers frères, je suis venu ici en 1990, je suis venu ici en 1993, je suis venu ici en 2006, je suis venu ici en 2008 et me voici ici aujourd’hui. Pourquoi ? Cette région, le Zanzan, est l’une des régions les moins développées de Côte d’Ivoire. Vous vous souvenez des incendies de 1984 qui ont fait disparaitre ici les cultures de cacao et de café… ». 

Revenant  sur la tentative de coup d’état de 2002 muée en rébellion, le Chef de l’État a tenu à rendre hommage une nouvelle fois au Zanzan, en ces termes : « …Bondoukou a résisté. A 11 reprises, des attaques ont été lancées contre Bondoukou ; mais, à 11 reprises, Bondoukou a repoussé ces attaques. Je voudrais remercier et féliciter les femmes qui ont cotisé, ont fait la cuisine pour nourrir les militaires, les jeunes. Je voudrais féliciter les jeunes, les dignitaires religieux et les Chefs traditionnels de cette Région qui se sont mobilisés pour que Bondoukou soit épargné… ».

C’est un truisme de dire que Gbagbo connaît le Zanzan et reconnaît l’apport de cette région dans l’équilibre de la société ivoirienne. Toutefois, il n’ignore pas le rôle pernicieux joué par des fils de cette région dans la déstabilisation du pays. Pour autant, soucieux d’avancer, il ne s’y attarde pas. Mieux il n’en fait jamais cas. L’essentiel pour le Président Gbagbo était de créer les conditions de vie meilleure pour permettre à chaque Ivoirien de vivre heureux dans sa région d’origine ou partout ailleurs en Côte d’Ivoire. Pour cela et contrairement à ses adversaires qui promettent des milliards de francs grâce à leurs relations, le Président Gbagbo agit en bon père de famille en donnant filets, barques et instruction pour la pêche à ses enfants, plutôt que de leur offrir du poisson. C’est pourquoi « …Nous avons créé les conseils généraux pour faire le développement à la base. Nous avons créé les communes pour faire le développement à la base. Tout est communalisé aujourd’hui. Vous avez 84% d’augmentation du nombre des communes. Ici dans le Zanzan, c’est la région où j’ai créé le plus de départements. J’ai créé le département de Koun-Fao, Transua, Sandegué, Nassian, Doropo, Téhini... ».

Au niveau de la promotion des cadres de la région, en dix années de pouvoir, Gbagbo a nommé Cinq (5) ministres, soit le même nombre que le pouvoir PDCI en quarante années de règne. Il apparaît utile de noter que sous Gbagbo, ces promotions ne tiennent pas compte de la famille politique des intéressés. Il en est ainsi des deux ministres issus du MFA, du ministre issu du PDCI, de la Haute Autorité pour le Développement de Bouna, des Présidents de Conseils d’administration de sociétés d’État (Côte d’Ivoire Télécom, SICOGI, etc.), des Directeurs généraux (GESTOCI, SODEFOR, INSAAC, etc.), sans oublier les nombreux Directeurs et Sous-directeurs d’administration centrale.

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Alassane Ouattara dans le Zanzan

Malgré la crise qui a déstructuré le pays et qui a privé l’économie de ressources conséquentes, les trois Conseils généraux de la région, dont deux sont présidés par des militants du PDCI,  ont réalisé un certain nombre d’infrastructures sociales, contribuant ainsi à l’amélioration des conditions de vie des populations. Un programme spécial d’électrification rurale a été confectionné pour cette région qui enregistrait en 2000 un taux d’électrification rurale de moins de 5%. En 2010 ce sont plus de 100 localités qui ont goûté au plaisir et au confort de l’électricité, et plus de 90 autres en cours d’électrification. Mieux, le Zanzan qui est une des régions les plus pauvres du pays occupe une place de choix dans le Document de Stratégie pour la  Réduction de la Pauvreté (DSRP) validé par le président Gbagbo et les institutions financières internationales en 2009.

Le PDCI, visiblement gêné par les actions concrètes touchant au quotidien des populations, n’a eu d’autre choix que de diffamer le Président, l’accusant d’avoir créé la guerre en Côte d’Ivoire. Ces accusations aussi irresponsables qu’absurdes n’empêcheront pas le Président Gbagbo d’avoir la faveur du Zanzan. Il en est de même des promesses farfelues de distribuer des milliards de francs et d’acheter les noix de cajou à 2 000 F le kilo que le RDR et le PDCI ont servi à profusion au mépris de la souffrance des populations.

Au premier tour du scrutin d’octobre 2010, le Président Gbagbo est arrivé en tête avec 36,21% des voix dans toute la région, suivi du Président Bédié avec 30,38% et enfin de Monsieur Ouattara avec 24,95%. Malgré la violence qui a émaillé le second tour du scrutin à Bouna, la coalition du RHDP (PDCI, RDR, UDPCI, MFA, PIT, etc.) n’a eu qu’une courte avance (53%) sur le candidat de LMP (47%). Le Président Gbagbo a battu son adversaire dans les départements du sud de la région : Tanda (50,98%), Koun-Fao (57,60%) et Transua (60,25%).

Dix huit mois après la capture du Président Gbagbo et l’installation de Monsieur Alassane Ouattara au pouvoir, le Zanzan vient d’accueillir l’homme fort de la Côte d’Ivoire. En réalité, en allant dans cette région, le Chef de l’État avait à cœur d’accomplir un devoir de reconnaissance à l’égard de ses chefs de guerre qui ont occupé depuis le coup d’état manqué de 2002 l’ancien département de Bouna. Il est bon de rappeler qu’au nombre des têtes fortes de la rébellion figurent Ouattara Issiaka dit Wattao, Kouakou Fofié, Mourou Ouattara, tous originaires du Zanzan. N’ayant pu prendre Bondoukou, la rébellion s’est installée dans cette partie de la région déjà éprouvée par la rigueur du climat et par le manque de vision de développement du PDCI au cours de son long règne de quarante ans. C’est en réalité cette partie du Zanzan qui intéresse Ouattara, pour des raisons d’affinités ethniques et idéologiques, mais aussi pour celles évoquées plus haut.

Le conquistador ivoirien sait en effet que cette région ne lui est pas acquise, à défaut de lui être hostile. Les résultats de la dernière présidentielle sont là pour montrer la préférence du grand peuple du Zanzan. Ouattara ne pèse que 25% dans la région. Dans les départements situés au sud de la région il a obtenu au premier tour moins de 8% des suffrages.  Mais curieusement, c’est le RDR, qui a raflé la quasi totalité des sièges de la région à l’occasion du « désert électoral » boycotté par le FPI en décembre 2011, au grand dam de son allié PDCI réduit aujourd’hui à sa plus simple expression. Piètre politicien, Ouattara qui connaît les chiffres de l’élection présidentielle de 2010, ne pardonne pas aux populations des régions qui lui ont fait mordre la poussière. Même dans les localités où le RDR s’est donné, sans compétition, des députés, Ouattara sait qu’il n’a aucune audience réelle.

Par ailleurs, les populations du Zanzan savent que c’est Ouattara qui est responsable de l’accroissement de la pauvreté dans la région. Non seulement il n’a aucun plan crédible de développement, mais il est en outre incapable de restaurer ce que sa rébellion a détruit depuis 2002.

C’est pourquoi, bien que réduits au silence, les partisans de Laurent Gbagbo auxquels se joignent de nombreux déçus, n’en demeurent pas moins convaincus de la justesse de la vision du fondateur du FPI. Aujourd’hui, dans le Zanzan comme partout en Côte d’Ivoire, les Ivoiriens regrettent Laurent Gbagbo. L’avenir reste incertain en dépit du soutien massif de la communauté internationale qui porte le régime à bout de bras et couvre ses nombreux crimes. Les propos de Gbagbo relatifs aux vendeurs d’illusions et aux agents de l’étranger sonnent aujourd’hui comme une prophétie qui s’accomplit, malheureusement. Dans ces conditions, espérer effacer le souvenir du héros ivoirien de la mémoire des populations du Zanzan est une entreprise vouée à l’échec.

 

Fodjo Kasabi Laurent

Sociologue

lundi, 29 octobre 2012

COTE D’IVOIRE: ALARMANTE SITUATION DES DROITS HUMAINS - 42 PRISONNIERS EXTRAITS DE FORCE DE LA MACA

 

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 Le film du calvaire de Douati et de ses co-détenus

 

42 prisonniers extraits de force et en toute illégalité de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), jeudi dernier, ont été finalement ramenés pour la plupart dans la nuit du samedi à hier, dimanche. Après une pérégrination injustifiée à travers la ville d’Abidjan. Cinq d’entre eux manquent cependant à l’appel.

C’est en effet, au dire de sources pénitentiaires concordantes, le jeudi 25 octobre, veille de la tabaski, aux environs de 15h, qu’une escouade d’éléments de la police militaire de l’ex-chef rebelle Koné Zakaria lourdement armés encercle la Maca. Ils séquestrent le directeur de la prison et les gardes pénitentiaires à qui ils arrachent les téléphones portables. Ils exigent que le directeur leur remette 42 détenus, tous des prisonniers politiques civils et militaires dont l’ex-ministre Alphonse Douati, secrétaire général adjoint du Fpi chargé du suivi de l’action gouvernementale. Le directeur de la Maca s’y oppose au motif que ces  détenus sont sous mandat de dépôt et qu’ils ne peuvent être extraits de la Maca que sur instruction du procureur de la République. Les  hommes de Koné Zakaria refusent d’entendre raison.

Ainsi, armes aux poings, ils menacent d’exécution le personnel de la Maca y compris le directeur. A 17h, ils embarquent, de force, les 42 prisonniers dont l’ex-ministre Alphonse Douati en direction du quartier général (camp génie) de Koné Zakaria à Adjamé connu comme un camp de torture. Informée, l’opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (Onuci) y dépêche des émissaires. Sous la pression de ces derniers, les 42 détenus sont conduits à l’Etat-major  des armées au Plateau. Là, les maîtres des lieux refusent de recevoir ces prisonniers parce que, disent-ils, aucun ordre ne leur a été donné sur un tel transfèrement.

Ulcérés, les éléments de Koné Zakaria arrivent, ensuite, avec leur colis humain à la Maison d’arrêt militaire d’Abidjan (Mama) situé dans le périmètre de l’Etat-major. Ils engagent des négociations avec les responsables de ce lieu de détention réservé aux militaires afin qu’ils accueillent les 42 prisonniers. Ces derniers leur expliquent que non seulement ils n’ont pas assez de places pour les 42, mais en plus aucun document ne les autorise à les recevoir. Après des conciliabules, la Mama consent finalement à les recevoir. Pas en cellule, mais sous un hangar. Les prisonniers sont tous contraints à se déshabiller en gardant uniquement leurs pantalons ou culottes. Y compris l’ex-ministre Alphonse Douati. C’est donc sous ce hangar, torse nu et sans couverture, qu’ils passeront leur première nuit. Le lendemain, vendredi 26 octobre, ils reçoivent la visite de représentants de l’Onuci, de la Croix Rouge et du Mouvement ivoirien des droits humains (Midh). C’est sur intervention de ces derniers que les 42 prisonniers politiques civils et militaires sont autorisés à se rhabiller.

Le samedi 27 octobre, après une deuxième nuit sous le hangar et toujours sans couverture, Alphonse Douati est ramené dans sa cellule à la Maca aux environs de 14h, selon des sources pénitentiaires. 36 autres le rejoindront plusieurs heures plus tard. Sous le hangar à la Mama, les prisonniers dormaient quand on les a réveillés aux environs de minuit, dans la nuit du samedi au dimanche. Ils ont embarqué dans le fourgon et après un détour à Adjamé, ils ont été ramenés à la Maca où ils ont été remis dans leurs cellules. Pas de nouvelle en revanche des cinq détenus qui n’ont pas regagné la Maca avec leurs codétenus. Aucune raison n’a été avancée pour justifier cette opération qui s’apparente à une tentative d’enlèvement de prisonniers politiques.

 

Didier Depry

didierdepri@yahoo.fr


In le quotidien ivoirien "Notre Voie" N° 4256 du Lundi 29 Octobre 2012.

samedi, 27 octobre 2012

QUI VEUT LA PEAU DU PROFESSEUR MAMADOU KOULIBALY?


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Le dimanche 21 octobre 2012, en début de soirée, à Cocody Ambassades, le Professeur Mamadou Koulibaly, Président de LIDER (Liberté et Démocratie pour la République), en compagnie de sa Conseillère exécutive, Nathalie Yamb, a été victime d'un grave accident de la circulation qui a vu son véhicule 4X4 littéralement réduit en épave, comme l'atteste ces images et ce témoignage de Nathalie Yamb sur sa page Facebook:

"Après une sortie de route à Cocody Ambassades, la voiture a heurté un poteau électrique, fait des tonneaux, glissé sur 29 mètres avant d’arrêter sa course couchée sur le côté gauche en heurtant un deuxième poteau électrique. La roue avant droite, le cardan, la crémaillère, le moyeu du véhicule ont été nettement sectionnés et complètement arrachés, les deux poteaux électriques totalement déracinés et le véhicule est une épave. Nous avions mis nos ceintures de sécurité, ce qui a été d’autant plus salvateur que les airbags ne sont pas sortis. Dieu est grand".

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L'épave de la 4X4 du Professeur Mamadou Koulibaly

Cause de l'accident: les premières informations sur le Net parlaient de l'explosion du pneu avant droit du bolide. Mais les précisions de la Conseillère exécutive nous situent plus exactement sur les raisons de cette sortie de route qui a failli leur coûter la vie:

"Ce n'est pas la roue qui a éclaté, c'est tout le dispositif qui a été "nettement sectionné" pour reprendre la formulation des agents de police qui ont procédé au constat. Le cardan, la crémaillère, le moyeu, tout a été arraché".

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Le dispositif sectionné de la roue: une véritable chirurgie du sabotage

Qui a donc "sectionné" le dispositif de la roue avant droite de la 4X4 du Professeur Mamadou Koulibaly? Qui veut, par cet acte évident de sabotage criminel, avoir la peau de l'ancien Président de l'Assemblée Nationale de la République de Côte d'Ivoire sous l'ère Gbagbo, actuellement Président de LIDER, parti qu’il a créé après avoir rompu avec le FPI de Laurent Gbagbo?

Après un bref séjour à la PISAM (Polyclinique Internationale Sainte Anne-Marie) de Cocody, où il a été opéré du bras gauche, le Professeur Mamadou Koulibaly s'en tire à plutôt bon compte avec sa Conseillère exécutive, grâce à DIEU.

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Indéracinables.

Si l'intention était de le neutraliser pour de bon ou d'intimider ce franc-parleur, éminence grise en économie internationalement reconnue, l'effet escompté a été un flop, comme en témoigne, ici, Nathalie Yamb: "Indéracinables. Deux jours après l'accident de voiture dont ils ont été victimes, le Pr. Mamadou Koulibaly et la Conseillère exécutive Nathalie Yamb se remettent au travail et assistent à une réunion des partis de l'opposition membres du Cadre Permanent de Dialogue à l'hôtel Belle Côte. Ils étaient accompagnés de Messieurs Lancina Karamoko et Stéphane Vangah, membres du Bureau du Président de LIDER".

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Quand on a souvenance des sorties caustiques de l'homme politique contre le régime actuel (la dernière en date, dans l'article "Mamadou Koulibaly déshabille Ouattara: le régime Ouattara dans toute sa laideur", à lire, ICI), on ne peut manquer de lorgner du côté du pouvoir que les diatribes de l'universitaire dérangent au plus au haut point et au plus haut niveau.

MK reste un grand-frère dans la lutte politique, quoi qu'on dise. Il est une valeur sûre de notre pays. Malgré tout.

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Toutes nos compassions au Professeur Mamadou Koulibaly et à Nathalie Yamb. YAKO!!!

 

DINDE Fernand AGBO

mercredi, 24 octobre 2012

COTE D'IVOIRE-GHANA: JUSTIN KONE KATINAN LIBERE SOUS CAUTION

 

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Le porte-parole de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, le 24 octobre 2012 à Accra, au Ghana. 

© AFP/Stephen Kwabena Effah

 

Justin Koné Katinan a été libéré sous caution, mercredi 24 octobre par un tribunal d’Accra au Ghana. La justice a estimé ne pas être habilitée à statuer sur les accusations de meurtres qui pèsent sur le porte-parole de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo. Son audience pour crime économiques a été reportée au 7 novembre.

La justice ghanéenne a mis ses menaces à exécution. Justin Kone Katinan a été libéré sous caution, mercredi 24 octobre par un tribunal d’Accra au Ghana. Le magistrat Ali Baba Bature a dit aux procureurs qu'ils ne pouvaient pas poursuivre le porte-parole de Laurent Gbagbo pour un meurtre qu'il est accusé d'avoir commis en Côte d'Ivoire. « Donnez-moi la loi selon laquelle la République du Ghana peut engager une action contre quelqu'un qui a commis un crime en dehors du Ghana », a demandé le juge aux procureurs. « Au mieux, (la Côte d'Ivoire) peut demander l'extradition de l'accusé pour le juger là-bas », a-t-il ajouté.« Accusé, vous êtes libre », a conclu le magistrat.

Lors de la dernière audience, le juge avait menacé de libérer Katinan. Le parquet ghanéen, sollicité par les autorités ivoiriennes, n’apportaient pas de preuves pour soutenir ses accusations. « On ne peut pas accuser quelqu'un de meurtre et puis mettre autant de temps et de difficultés à apporter les preuves (…) à partir du moment où vous accusez, les preuves devraient  être disponibles », avait-il reproché au procureur.

Crimes économiques

Joint par Jeune Afrique, l’un des avocats de Justin Katinan a confirmé l’information. « Mon client est soulagé, mais la bataille juridique n’est pas terminée », a déclaré maître Patrick Sogbodjor. En effet, l’ancien porte-parole de Laurent Gbagbo est toujours sous le coup d’une demande d’extradition de la Côte d’Ivoire pour crimes économiques. C’est un autre tribunal ghanéen, celui du district d'Osu (un quartier d'Accra) qui devait statuer sur cette demande mercredi, mais, le magistrat n'étant pas disponible, l'examen de la demande d'extradition a été ajourné au 7 novembre.

Justin Koné Katinan, arrêté au Ghana le 24 août pour des crimes économiques qu'il est accusé d'avoir commis dans son pays, a été libéré sous caution une première fois le 25 septembre, puis de nouveau arrêté à la suite d'un nouveau mandat ivoirien l'accusant de meurtre.


Avec l'AFP


Source: JEUNE AFRIQUE.COM

mardi, 09 octobre 2012

COTE D’IVOIRE: POURQUOI OUATTARA N’Y ARRIVE PAS


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Le président ivoirien enregistre des réussites sur les plans économique et financier, mais le climat politique reste toujours délétère. Ce qui inquiète les investisseurs. Faute d’une véritable volonté de réconciliation, la Côte d’Ivoire risque de rechuter.

 

«Il n’en fait qu’à sa tête», «Il n’écoute pas ce qu’on lui dit», ces réflexions reviennent de plus en plus souvent dans les couloirs du quai d’Orsay (ministère français des Affaires étrangères) et dans les officines qui travaillent à l’épanouissement des intérêts des multinationales françaises en Côte d’Ivoire.

«Il», c’est Alassane Ouattara, le successeur de Laurent Gbagbo. Après dix-sept mois à la tête de son pays, le président ivoirien a réduit la dette, lancé de grands chantiers, mais il est loin d’avoir pacifié le pays.

Pire, plus le temps passe, plus les antagonismes semblent s’exacerber, plus la Côte d’Ivoire s’enfonce dans une crise politique dont on ne voit pas l’issue, plus les investisseurs doutent de sa capacité à restaurer la sécurité.

Pourtant, Ouattara, qui bénéficie de la confiance de toutes les institutions internationales (FMI, Banque mondiale), dispose de nombreux atouts pour réussir dans sa mission de reconstruction du pays.

Mais, les milliards ne peuvent suffire à guérir les traumatismes, à rebâtir un consensus et une volonté de vivre ensemble. Pour sept raisons.

1— Une justice à géométrie variable

Lors de sa campagne électorale, Alassane Ouattara avait promis la fin de l’impunité. On peut évidemment se féliciter qu’enfin, en Côte d’Ivoire, on inculpe, on juge et on condamne les responsables d’assassinats politiques, comme ceux du colonel Dosso (un proche du nouveau président) ou du général Robert Guéï, mais les investigations de la justice se limitent à traquer les pro-Gbagbo.

Recherche-t-on ceux qui ont abattu Emile Boga Doudou, le ministre de l’Intérieur de Gbagbo, lors du coup d’Etat manqué du 19 septembre 2002, ceux qui ont exécuté plusieurs dizaines de gendarmes «loyalistes», à Bouaké, en octobre 2002, ceux qui ont asphyxié dans des conteneurs plusieurs dizaines de partisans d’Ibrahim Coulibaly, le chef rebelle dissident, en 2004 à Korhogo (nord du pays)?

Selon une commission d’enquête mise en place par le nouveau pouvoir lui-même, les forces armées pro-Ouattara seraient responsables de la mort de 727 personnes lors des violences postélectorales de fin 2010 et 2011. Contre 1.452, attribués aux pro-Gbagbo. Soit 2.179 victimes au total, un bilan nettement sous-estimé.

Cette comptabilité macabre prend-elle aussi en compte les centaines de Guérés (une ethnie de l’Ouest, à la frontière avec le Liberia) exécutés dans l’ouest du pays, en avril 2011 par des milices pro-Ouattara, un massacre dont aucun auteur n’a été arrêté à ce jour?

Pourquoi enfin des ex-ministres de Gbagbo, des responsables du FPI, le parti de l’ancien président, continuent-ils d’être détenus sans jugement, dix-sept mois après leur arrestation?

2— Une base électorale qui s’effrite

Alassane Ouattara a été porté au pouvoir par un scrutin électoral dont la communauté internationale a jugé les résultats «incontestables»: 54,1% contre 46,9% à son adversaire.

Mais, tel qu’il a été proclamé, il ne prend pas en compte les fraudes constatées par de nombreux observateurs en zone ex-rebelle, dans le Nord et le Centre du pays.

Faute d’avoir obtenu un recomptage des bulletins, les partisans de Gbagbo, qui s’estiment floués, refusent aujourd’hui d’admettre leur défaite électorale.

De plus, Ouattara (32,08% au premier tour) a dû sa victoire au soutien de l’ex-président Henri Konan Bédié et du PDCI, l’ex-parti unique.

Une formation aujourd’hui traversée par des courants contradictoires que Bédié s’efforce d’annihiler en restant, à 78 ans, assis sur le couvercle de la marmite.

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3— Des soutiens militaires en grande partie acquis à Soro

L’ossature des FRCI (Forces Républicaines de Côte d’Ivoire) est constituée de com-zones, ces chefs militaires de l’ex-rébellion qui se sont partagés le pays et les quartiers d’Abidjan.

Pendant huit ans, ils ont tenu le Nord du pays sous les ordres de leur chef politique Guillaume Soro, désormais président de l’Assemblée nationale.

Ce sont eux qui, en avril 2011, ont marché sur Abidjan pour déloger Gbagbo avec l’aide des dozos, ces chasseurs traditionnels venus du Nord et de pays voisins, et de soldats étrangers, en majorité burkinabè.

Ils ont conquis la capitale ivoirienne grâce aux bombardements des hélicoptères français et de l’ONU,  et au renfort décisif dans la matinée du 11 avril 2011 des blindés français.

Depuis son entrée en fonction, le président ivoirien, qui a pris les fonctions de ministre de la Défense, s’est efforcé, sans grand succès, de réduire leur pouvoir. Et de les contrôler en les propulsant à des postes de chefs dans la nouvelle armée ou même en leur donnant des casquettes de préfets.

Mais, c’est Soro qui reste le patron effectif de la plupart d’entre eux. Et donc, maître du jeu.

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4— L’ombre de Gbagbo

Eloigné à La Haye, où il est détenu depuis le 29 novembre 2011, l’ex-président continue de hanter la politique ivoirienne.

Ses partisans exigent toujours sa libération comme préalable à une éventuelle réconciliation. La Cour Pénale Internationale n’a toujours pas organisé l’audience de confirmation des charges.

Elle tergiverse, en attendant que des pro-Ouattara, responsables de massacres, lui soient livrés. Ce qui l’absoudrait d’une accusation de partialité et de pratiquer, elle aussi, la «justice des vainqueurs».

Comme Ouattara fait la sourde oreille aux demandes de la CPI, on ne voit pas comment Gbagbo pourrait s’asseoir seul au banc des accusés. Et l’ex-président a été tellement diabolisé, notamment dans les médias français, qu’il paraît difficile à la CPI de le remettre en liberté sans autre forme de procès et sans perdre la face.

5— La menace d’une crise sociale

Même s’il n’a pas réussi à collecter auprès des bailleurs de fonds internationaux tous les milliards promis lors de sa campagne électorale, Alassane Ouattara, qui ne cesse de parcourir le monde, est parvenu à renflouer les caisses exsangues de son pays. C’est même ce qu’il fait de mieux.

Les routes défoncées sont réparées, l’université, qui était devenue une jungle, est rénovée, de grands chantiers sont lancés. On nettoie les rues des ordures qui les encombraient sous Gbagbo. On débarrasse les trottoirs des baraques de commerçants dioulas installés là sans autorisation. Bref, c’est le grand ménage et la Côte d’Ivoire est de retour.

Mais, derrière les apparences, l’extrême pauvreté gagne du terrain. Les prix de denrées de base comme le riz, flambent. A cause d’une inflation mondiale mais aussi de circuits de production ou de distribution défectueux ou corrompus.

De nombreux miliciens pro-Ouattara ne sont toujours pas désarmés. Les braquages et l’insécurité empêchent l’activité économique de décoller. Les jeunes sont sans travail.

Un contexte social qui pourrait rapidement devenir explosif. Ouattara saura-t-il alors trouver les mots et les actes pour le désamorcer?

6— La réconciliation en panne

La crise postélectorale a gravement traumatisé les Ivoiriens qui n’avaient jamais vraiment connu la guerre.

L’irruption de combattants étrangers (français, ouest-africains, dozos) dans le conflit a profondément déséquilibré une communauté d’une soixantaine d’ethnies qui avaient réussi à trouver un modus vivendi, malgré des tensions croissantes depuis les années 90.

Le traumatisme est sans doute aussi profond que celui provoqué par la conquête coloniale et il faudra des années pour le guérir.

Pour remettre le pays en route, il était urgent d’engager de fortes actions de réconciliation comme l’Afrique du Sud en a connu à la fin de l’apartheid (Nelson Mandela a été élu en 1994). Mais Ouattara n’est pas Mandela.

Au lieu de tendre la main aux vaincus, il s’est crispé dans une vindicte judiciaire souvent nécessaire, mais toujours partisane.

Les pro-Gbagbo sont sommés de demander pardon, de faire amende honorable comme si c’était une faute inexpiable d’avoir soutenu le président déchu.

Résultat, des dizaines de milliers d’entre eux sont toujours en exil et refusent de rentrer au pays. Et certains, parmi les plus radicaux, mènent des actions de guérilla avec, semble-t-il, le renfort de partisans d’Ibrahim Coulibaly.

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7— Un Etat de droit un peu tordu

Les FRCI, qui ont beaucoup rançonné les pro-Gbagbo, sont perçus comme une force partisane, à l’unique solde du pouvoir en place.

La corruption continue à régner. Des chefs militaires se promènent au volant de véhicules de type Hummer.

L’instauration d’un véritable Etat de droit apparaît bien lointaine, même si Ouattara ne cesse de mettre en garde ses ministres contre des actes de prédation et de prévarication.

Or, le nouveau président a installé à certains postes clés des hommes, certes d’une fidélité irréprochable, mais d’une moralité parfois douteuse.

Beaucoup de partisans de Gbagbo rasent les murs dans leur propre pays, se gardant de s’exprimer publiquement.

Des journaux d’opposition sont régulièrement suspendus et des artistes interdits d’antenne à la RTI (Radio-Télévision ivoirienne).

Deux des principaux chefs du FPI (Front Populaire Ivoirien) sont détenu à la Maca, la maison d’arrêt d’Abidjan.

Pourtant, pour sortir de la lourde crise politico-militaire qu’elle vient de vivre, la Côte d’Ivoire a besoin de la mobilisation de toutes ses énergies.


Philippe Duval


Source: SLATE AFRIQUE.COM

lundi, 08 octobre 2012

DECLARATION DE LA COORDINATION FPI EN EXIL SUITE AU RAPPORT D’EXPERTS INDEPENDANTS DE L’ONU DIFFUSE PAR RFI

 

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Le samedi 6 octobre 2012, la Radio Française RFI annonçait un rapport de l’ONU qui ferait état d’une réunion des pro-GBAGBO au Ghana dans la ville de TAKORADI le 12 juillet 2012 visant à déstabiliser le régime OUATTARA. Ce rapport ferait état du soutien politique et financier de pro-GBAGBO en exil dont KONE KATINAN, GOSSIO Marcel, Charles BLE GOUDE,  Damana PICKASS, KORE Moise, Nady BAMBA.

Cette rencontre aurait eu pour objectif la préparation d’une entreprise de déstabilisation de la Côte d’Ivoire  à partir du Ghana en relation avec l’ex-junte militaire au Mali et les Jihadistes d’Ansar Dine.

Ce rapport intervient dans un contexte marqué par la faillite de la gestion des problèmes sécuritaires, socio-économiques et du refus de la réconciliation des ivoiriens par le régime OUATTARA. Ce régime fait donc face à un  mécontentement généralisé aggravé par une justice sélective et une répression de plus en plus féroce. Enfin le conseil de sécurité a décidé d’une diminution des effectifs  de l’Onuci pour obliger OUATTARA à mettre en place une véritable armée nationale et ramener la paix.

Ce rapport qui ne mentionne nulle part le refus de OUATTARA d’aller à la réconciliation et les graves violations des droits de l’homme vise en réalité à :

-Sauver le régime OUATTARA en difficulté

-Maintenir les effectifs de l’ONUCI

-Mettre la pression sur le Ghana afin de livrer les exilés ivoiriens vivant sur son territoire

 - Créer des circonstances aggravantes à la détention du Président Gbagbo en incriminant son porte-parole, ses proches et son parti politique par une diabolisation allant de crimes économiques, crimes de sang à la déstabilisation en liaison avec l’ex-junte malienne et les Jihadistes d’Ansar Dine.

Le caractère grossier, mensonger et fumant de ce rapport nous interpelle car depuis l’avènement de  Laurent GBAGBO au pouvoir en 2000 et la crise qui a éclaté en Côte d’Ivoire en 2002 par des rebelles pro-OUATTARA venus du Burkina-Faso, il y a une constance dans la production et la certification du faux contre le régime GBAGBO et ceux qu’on appelle les pro-GBAGBO.

Dès l’élection du Président GBAGBO en 2000, un charnier fabriqué par Ouattara a été attribué à Laurent GBAGBO; les images ont  fait le tour du monde.

En 2010, suite au deuxième tour des élections présidentielles, le réseau françafricain en Côte d’Ivoire fabrique de faux résultats du deuxième tour des élections présidentielles. La trilogie médiatique françafricaine : France 24, AFP, RFI diffusent en boucle, ce résultat qui sera ensuite certifié par l’ONU sur présentation de la France.

En pleine crise postélectorale, ce même réseau avec la même méthode, fabrique des violations des droits de l’homme systématiquement attribuées au régime du Président GBAGBO et certifiées par l’ONU pour justifier l’intervention de l’armée française et de l’ONUCI. Il s’en est suivi l’arrestation du Président GBAGBO, l’installation de OUATTARA, l’arrestation de tous les hauts responsables du FPI avec la complicité de l’ONUCI qui avait en charge la protection d’une partie d’entre eux à l’hôtel Pergola d’Abidjan.

Pour justifier aux yeux des autorités ghanéennes la nécessité de livrer les partisans de GBAGBO au Ghana, un faux complot financé par le régime OUATTARA est monté par l’intermédiaire d’un lugubre affairiste ghanéen d’origine nigériane, le nommé TAHO TCHICATA pour servir de preuve. Complot ayant entrainé l’arrestation du Colonel Katé à Abidjan et du Ministre d’Etat Moïse Lida Kouassi  au Togo et extradé. L’enquête conduite par le régime ghanéen a aboutit à l’arrestation de ce sinistre personnage.

Une auto attaque du post frontalier de Noé est organisée entrainant la fermeture de toutes les frontières avec le Ghana avec d’énormes conséquences socio économiques  pour l’ensemble de la CEDEAO. Le village ivoirien de Nougoua d’où seraient partis les assaillants est présenté pour les besoin du faux comme un village ghanéen.

Non satisfait de tous ces faux complots, Interpol est sollicité pour procéder à l’enlèvement du Porte-parole du Président GBAGBO pour crime économique. La justice ghanéenne attend encore les preuves de ce crime. Dans l’impossibilité de prouver le crime économique, il est accusé de meurtre sur la personne d’un vieillard de 83 ans sans preuve.

Des  infiltrés de ouattara se faisant passer pour des pro-GBAGBO venus acheter des armes, sont arrêtés par la police ghanéenne et remis à leur commanditaire.

Après avoir échoué dans ces entreprises antérieures, le régime ouattara va fabriquer  une fausse réunion à Takoradi visant à  monter un faux complot.

Dans le même souci le représentant de l’ONU à Abidjan est dépêché à ACCRA pour convaincre le gouvernement ghanéen de l’existence d’un tel complot dont les ramifications vont jusqu’à Ansar Dine qui occupe le Nord du Mali.

Lorsqu’on connait le drame que ces différents faux, certifiés par l’ONU avec la bénédiction du réseau françafricain a causé à la Côte d’Ivoire, la coordination FPI ne peut se taire devant un tel faux.

Les personnes citées par ce rapport ont tous démenti leur soutien politique et financier  aux prétendues opérations armées qui seraient menées depuis le Ghana et le Liberia.

Il apparait manifestement surréaliste que des pro-GBAGBO aient réussi l’exploit de rapprocher l’ex-junte militaire malienne et les jihadistes d’Ansar Dine en conflit ouvert, pour un projet de déstabilisation du régime OUATTARA.

La coordination FPI en exil tient donc :

-A dénoncer cette escalade de la diabolisation du Président GBAGBO, de ses proches et de son parti.

-A dénoncer publiquement cette tentative de certification  par l’ONU d’un faux complot pour livrer les exilés ivoiriens à la torture 

-A dénoncer RFI pour s’être illustré une fois encore comme un instrument de diabolisation des pro-GBAGBO.

-A dénoncer le réseau françafricain dont le seul objectif est la création d’une insécurité permanente en Afrique de l’ouest pour réaliser le commerce odieux armes contre matière première.

La coordination rappelle son attachement à la transition pacifique à la démocratie et aux méthodes pacifiques de résolution des  conflits et invite donc :

-M. OUATTARA à abandonner la voie sans issue du faux et à s’engager dans la recherche d’une réconciliation sincère, effective et durable. Cette réconciliation passe par la libération  du président Laurent Gbagbo, de tous les prisonniers politiques civils et militaires, du retour sécurisé des exilés.

-Invite l’ONU dont le crédit dans l’opinion ivoirienne est  fortement entaché à revenir aux  valeurs cardinales qui ont été au fondement de sa création  et à œuvrer pour l’apaisement et la réconciliation nationale.

-Rassure les autorités ghanéennes et toute la communauté internationale de notre volonté de trouver une issue politique à la crise ivoirienne par la négociation.

La Coordination du FPI en Exil lance un appel pressant à tous les ivoiriens pour l’avènement d’un état de droit en vue d’éviter encore des drames à notre pays.

 

Pour la Coordination du FPI en Exil,

Le Porte parole

 

Dr Assoa Adou

lundi, 03 septembre 2012

COMITE CENTRAL EXTRAORDINAIRE DU FPI - COMMUNIQUE FINAL

 

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1. Sur convocation du camarade MIAKA Ouretto, Président par intérim du Parti, le Comité Central du Front Populaire Ivoirien (FPI) s’est réuni en session extraordinaire, élargie au Comité de Contrôle et aux Secrétaires Généraux de Fédération, le mercredi 29 août 2012, de 15h40 à 17h46, à son siège provisoire, sis à Cocody les II Plateaux, 7ème Tranche.

2. L’ordre du jour de cette session a porté sur deux (2) points :

- Les informations ;

- L’analyse de la situation sociopolitique et les perspectives.

3. Au titre des informations, le Comité Central, a pris acte du réaménagement technique du Secrétariat Général du Parti intervenu après l’enlèvement et la détention, le dimanche 26 août 2012 du Secrétaire Général, porte-parole du Parti, le camarade Laurent Akoun. Ainsi, jusqu’à son retour, les camarades ci-après désignés assumeront les fonctions suivantes :

· Secrétaire Général par intérim et Porte-parole du Parti: Kodjo Richard,

· 3ème vice-président chargé de la Sécurité, des  Relations Extérieures et des Représentations à l’Etranger : Michel Amani NGuessan

4. Au titre des faits d’actualité, le Comité Central a été largement informé :

· De l’enlèvement du Secrétaire Général par intérim, le camarade Laurent  Akoun, par le commandant de la brigade de gendarmerie d’Adzopé au corridor nord de ladite ville, alors qu’il exécutait un programme politique qui devait le conduire d’Akoupé à Adzopé. Le Secrétaire Général a été entendu lundi 27 août par les responsables de l’enquête préliminaire en présence de ses deux avocats, présenté au parquet puis placé sous mandat de dépôt et déféré à la MACA, le mardi 28 août 2012, sous l’inculpation de « trouble à l’ordre public ». Il sera jugé en procédure de fragrant délit, le vendredi 31 aout 2012.

· De l’arrestation du camarade Koné Katina, qui est un kidnapping manqué de la part d’Interpol, section Ghana, hors de l’aéroport d’Accra. Depuis cette date, le Camarade Koné Katina est sous bonne garde au Bureau National d’Investigation (BNI) ghanéen.

· De l’incarcération du Secrétaire Général adjoint Alphonse Douati qui a été déféré à la MACA pour « …atteinte à la sureté de l’Etat… ». Ni les avocats, ni la famille n’ont encore pu rentrer en contact avec lui à ce jour.  Une information judiciaire est ouverte.

5. Le Comité Central s’insurge contre cette propension intolérable du régime à privilégier  les actes de mauvaise gouvernance en général et particulièrement les violations incessantes des Droits Humains. Il s’élève contre cette forme de dénis de justice (kidnapping et rapt orchestrés par les services publics de l’Etat) prolongée par les supplétifs et milices privées armées contre une partie de la population civile ivoirienne. Cette traque permanente d’une frange importante des citoyens appelés pro-Gbagbo n’honore ni les commanditaires, ni les bras séculiers et jette définitivement l’opprobre sur la Côte d’Ivoire. Le Comité Central affirme que la haine et la violence gratuites ne peuvent résoudre les maux dont souffre la Côte d’Ivoire.

6. Le Comité Central s’inquiète de la déliquescence accélérée de la Nation et de l’incompréhensible mutisme des objecteurs de consciences nationaux et internationaux. Il leur demande de ne pas se faire complices de cette épuration politique et sociale programmée. Il les appelle à une remise en cause objective de cette attitude qui est de nature à compromettre durablement la cohésion sociale en Côte d’Ivoire.

7. Le Comité Central interpelle les organisations de défense des Droits de l’Homme, les organisations religieuses et autres organisations de la société civile et les invite à se joindre au FPI pour:

- Condamner tous ces enlèvements et exactions sur ses militants et des innocents démocrates,

- Exiger la libération immédiate et sans condition de son Secrétaire Général Akoun Laurent, de son Secrétaire Général Adjoint, Douati Alphonse, les détenus politiques, les militantes et militants du FPI, ainsi que toutes les personnes anonymes, enlevés et arbitrairement détenus dans des lieux connus et inconnus.

- Interpeller le Gouvernement de Monsieur Ouattara sur la vague de violences inutiles et ses méthodes répressives contre une partie des citoyens.

8. Le Comité Central condamne la tentative d’enlèvement et de rapatriement pour le moins illégal du camarade Koné Katina, Porte parole du Président Laurent Gbagbo, à l’Aéroport International d’Accra.

Le Comité Central salue la réaction prompte des autorités ghanéennes qui s’inscrivent dans le respect des lois internationales.

Le Comité Central exprime son soutien au camarade Koné Katina et sa confiance en la Justice Ghanéenne ;

9. Analysant la situation sociopolitique nationale, le Comité Central relève que depuis le 11 avril  2011, la Côte d’Ivoire est devenue un vaste camp de concentration à ciel ouvert où des exactions, des viols, des vols, des braquages, de la torture et des enlèvements sont érigés en mode de gouvernement, créant ainsi un Etat d’insécurité rapprochée et permanente. Il constate que cette situation qui perdure dangereusement  exaspère tous les citoyens de quelque bord politique qu’ils soient.

10. Le Comite Central s’indigne de ce que la population – qui est en droit d’attendre de l’Etat, sécurité et protection – est plutôt victime à travers les FRCI et les supplétifs dozos, de la violence d’Etat. Sous le prétexte générique de déstabilisation et d’atteinte à la sureté de l’Etat, de trouble à l’ordre public, de tentative de coups d’Etat, les populations innocentes (particulièrement les jeunes) sont  arrachées à leur quiétude.

11. Le Comité Central invite le régime Ouattara à mettre courageusement en place des méthodes de gouvernance démocratique au profit de l’ensemble de la communauté nationale sans exclusive, et à ouvrir résolument des discussions franches avec l’opposition en général et le FPI en particulier, sans faux fuyant.

12. Le Comité Central engage le Secrétariat Général à continuer de garder toute sa sérénité et une mobilisation à toute épreuve.

13. Le Comité Central présente ses sincères condoléances aux familles de tous nos camarades tombés sous les balles des FRCI ou torturés jusqu’à la mort par des supplétifs dozos.

14. Le Comité Central exprime sa profonde compassion à tous nos camarades traqués, enlevés, torturés et illégalement détenus dans des camps de concentration.

15. Le Comité Central félicite tous les militants pour le calme observé face à toutes ces épreuves, particulièrement  les camarades en mission à Adzopé,  le 26 août 2012.

16. Le Comité Central, conformément aux recommandations de la Convention du 29 avril 2012 – et en total harmonie avec notre ligne de la transition pacifique à la démocratie – demande à toutes les structures de base de continuer résolument leurs activités.

17. Enfin, le Comité Central invite les organes dirigeants, les structures de base, les représentations à l’extérieur, les structures spécialisées et l’ensemble des militantes et militants du FPI à demeurer soudés autour de la Direction du Parti, à cultiver la confiance et la solidarité et à se tenir toujours mobilisés pour gagner la bataille des droits et libertés démocratiques dans notre pays.

 

Fait à Abidjan, le 29 août  2012



Le Comité Central

jeudi, 30 août 2012

REVELATION SUR LE CAS KATINAN: CORRUPTION, TERRORISME ET GANGSTERISME

 

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Avant les obsèques du président ghanéen Atta Mills, Ouattara avait remis au directeur de la DST ghanéenne (via Hamed Bakayoko son ministre de l'intérieur), une importante somme d'argent avec une liste de certaines personnalités ivoiriennes, afin que celui-ci procède au kidnapping et à l'extradition en Côte d'Ivoire de ces personnalités. L'arrestation et extradition manquée du ministre Koné Katinan était le premier du genre. 

L'investigation au sein de la DST ghanéenne a donc permis aux autorités ghanéennes de découvrir le plan frauduleux. La suite, on la connait tous: le directeur de la DST et ses collègues complices ont été démis immédiatement de leur fonction. 

Dévoilé, Ouattara ne va pas démordre pour autant dans sa volonté de ramener Katinan en Côte Ivoire. Car, il fit intervenir l'ambassadeur de France au Ghana. Mais face aux explications de l'avocat du ministre Katinan, le diplomate français s'est toute suite retiré. 

L'UEMOA, NOUVELLE SOLUTION POUR L'EXTRADITION?

Au dernière nouvelle, après l'échec de l'extradition du ministre Katinan, grâce à la loi ghanéenne sur la protection des réfugiés, ouattara a choisi l'option Uemoa. En effet, selon les proches du pouvoir Ouattara, l'Uemoa serait entrain de mettre en place une commission rogatoire pour obtenir l'extradition du ministre Katinan. Selon ces derniers, la Commission Bancaire de l'UEMOA avait diligentée une enquête (?) pendant la crise post-électorale qui établit clairement l'implication directe du ministre Katinan dans l'appropriation illégale de ressources au sein du siége national de la BCEAO à Abidjan.

Selon ces pro-ouattara, cela apportera du crédit à l'accusation de crimes économiques formulée par le pouvoir Ouattara. Toujours, selon eux, si cette commission rogatoire se confirme, les juges ghanéens pourraient difficilement s'opposer à l'extradition du ministre Katinan, puisque la loi ghanéenne sur la protection des réfugiés ne s'applique pas quand un réfugié commet des crimes non-politiques dans son pays d'origine avant d'entrer sur le territoire ghanéen. Cependant, ces pro-Ouattara, précisent qu'une telle procédure peut durer plusieurs semaines...

OBJECTIFS REELS DE OUATTARA

L'affaire de l'extradition du ministre Koné Katinan a révélé au monde entier la vraie nature de Ouattara et son régime: corruption, terrorisme, gangstérisme, dictature... Du mandant d'arrêt pour déstabilisation de pays, on est passé en 48h, après l'échec de l'extradition du ministre Katinan, à un nouveau mandat d'arrêt pour crime économique. 

Le régime Ouattara agit comme un gang mafieux. L'objectif de ce dernier est d'éradiquer définitivement l'opposition significative ivoirienne (le FPI, parti du Président Gbagbo), et de réduire en silence toutes les personnalités ivoiriennes susceptibles d'avoir en leur possession des preuves qui accablent Ouattara et son pouvoir.

Les plans morbides de ouattara sont désormais dévoilés. Et son acharnement contre le peuple ivoirien va le perdre indubitablement. 


Source: Facebook Ma Patrie

jeudi, 23 août 2012

AFFAIRE FPI A ERADIQUER: UNE IVOIRIENNE CRACHE SES VERITES A SORO GUILLAUME




Soro Guillaume a publié un article appelant a éradiquer le FPI, qualifié d’organisation terroriste, sur son blog personnel. A la suite du tollé qu’a provoqué cet article sur le net, Guillaume Soro a fait écrire un autre article pour se désolidariser de la publication de son porte-parole. Ce revirement du Président de L’assemblée national ivoirienne a amené de nombreux citoyens ivoiriens à réagir à ce qui semble être une pure manœuvre. Nous publions ici la réaction d’Alice Kacou, une commentatrice très réactive dans la communauté des blogueurs ivoiriens :

"Soro Guillaume, ce pseudo-politologue arriéré, qui s’est autoproclamé comme tel sans en avoir les diplômes requis, n’a pas compris que quand tu affiches un document sur ton blog qui est un site personnel, c’est que tu l’approuves. Le parti socialiste ne peut jamais afficher sur son site des écrits du Front National.

Alors monsieur Soro, arrêtez de prendre les enfants du bon Dieu pour les oies sauvages. De plus sekongo félicien c’est votre Porte-parole et votre conseiller, si vous n’approuviez pas ses écrits non seulement vous ne feriez pas de lui votre porte-parole et en plus vous ne l’autoriseriez pas à publier sur votre blog qui a un identifiant et un mot de passe qui sont en votre possession.
 
C’est là une façon bien triste de réfléchir aux conséquences de ses écrits après les avoir produit. Dans tous les cas on ne peut que s’attendre à ce genre de bourdes avec vous, car quand deux sémi-éduqués se mettent ensemble le résultat ne plane évidemment pas haut !
 
L’un n’a pour tout diplôme universitaire qu’une licence en Anglais auquel il n’a jamais pu adjoindre le simple certificat d’aptitude au métier d’enseignants de collège, et l’autre a été renvoyé en deuxième année de l’URES de Daloa pour tricherie aux examens ; il est évident que cette paire de cancres là ne peut que produire de la bouse.
 
Monsieur Soro, ce spectacle triste que vous nous offrez, est bien évidemment à l’image de la nouvelle Côte d’Ivoire de désordre où vous prospérez, dans laquelle la compétence et l’intelligence attestées ont cédé la place à la médiocrité et aux connivences".
 

Alice Kacou, sur Facebook.

SACCAGE DU QG DU FPI, ARRESTATIONS - DECLARATION LIMINAIRE DE LAURENT AKOUN

 

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Au nom du FPI et de son Secrétariat Exécutif, j’ai honneur à vous accueillir ici dans le cadre de cette conférence de presse que le parti a décidé d’organiser ce jour-même, suite au pillage du siège et à l’agression des membres du personnel administratif ainsi qu’au kidnapping de plusieurs responsables du FPI dont le Docteur Alphonse Douati.

Comme vous l’avez appris, l’heure est grave et votre présence effective constitue pour le FPI une marque de sympathie et de compassion. C’est pourquoi Mesdames, Messieurs, chers camarades, je m’empresse d’exprimer à tous et à toutes la reconnaissance du FPI qui ne se sent pas seul dans cette épreuve qui prolonge une liste déjà incommensurable d’exactions et d’arrestations. Je pense, à titre de rappel, aux violences et traitements inhumains qui ont emporté nos camarades Désiré Tagro, Tapé Gozé, Gnan Raymond, Dadi Badi, Bohoun Bouabré, Diagou Gomont Jean-Baptiste, Innocent Apiéni Brou, Koné Dramane, etc. ; je pense, également, à tous les illustres anonymes, ces martyrs de la lutte pour la souveraineté et la dignité de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique.

Je salue très sincèrement la présence des responsables des différentes plateformes et des partenaires du CNRD.

Je salue tout naturellement la grande famille des journalistes et autres communicateurs qui ne ménagent aucun effort pour échanger avec nous, chaque fois que nous décidons de les prendre à témoin sur les dérives totalitaires que le régime Ouattara impose au Peuple ivoirien en général, plus particulièrement au FPI depuis le renversement du président Laurent Gbagbo.

La présente intervention liminaire s’articule autour de trois (3) points : d’abord j’exposerai les faits tels qu’ils se sont produits ici même et à la DST ; ensuite je pointerai du doigt leurs auteurs ; enfin, en troisième lieu, je mettrai en lumière l’attaque barbare de notre siège le samedi dernier en la rattachant à une série de violences. Cette atmosphère de terreur, selon le FPI, plonge ses racines dans l’idéologie et la psychologie de ce régime dont nous pensons que les décideurs internationaux réussiront à contrecarrer la dangerosité, au nom de la justice et de la démocratie.

Les faits

Le samedi 18 août en fin de matinée, la direction du parti a été alertée par le personnel administratif indiquant que le siège venait d’être attaqué par une vingtaine de gens armés de pistolets, de gourdins et de machettes. Ils ont fait irruption dans ce QG menaçant de mort et frappant les occupants des lieux. Ceux de nos agents présents mais qui ont pu se cacher affirment que les bureaux du Président du FPI et du Secrétaire Général étaient la cible privilégiée des agresseurs. C’est en effet en ces lieux qu’ils ont opéré, emportant une forte somme d’argent ainsi que du matériel informatique. Ils ont par ailleurs saccagé les sanitaires et mis le feu à la voiture d’un camarade. Voilà pour ce qui est des dégâts les moins importants. Voyons pour ce qui est des préjudices corporels.

Sous ce rapport, disons que le FPI a encore beaucoup perdu même si, pour l’instant, le bilan n’est que provisoire. Parmi nos camarades présents sur les lieux, il y avait deux jeunes femmes originaires du Nord de notre pays. Elles ont été particulièrement prises à parti, sévèrement tabassées, comme s’il était écrit quelque part que les citoyens originaires du Nord n’ont pas le droit de militer au FPI. Les bastonnades ont fait deux (2) blessés dont la Croix rouge et l’ONUCI peuvent témoigner.

Plus grave, les agresseurs ont enlevé un membre de la JFPI. Il s’agit du camarade Dessékou Pamphile emmené vers une destination à ce jour inconnue. Ayant appris la nouvelle depuis Agboville où elle effectuait une mission, la Direction du FPI s’est rendue sur les lieux, ici-même à 19 h, pour constater les faits. Et à notre grande surprise, Mme Douati nous apprendra, à 21 h, que son époux venait d’être interpellé et conduit à la DST, sans mandat d’arrêt. C’est alors que le FPI a requis l’assistance de Me Dako, un de ses avocats ; mais sans succès, la DST ayant opposé une fin de non recevoir à notre démarche, en violation de l’article 22 de la Constitution qui assure que « nul ne peut être arbitrairement détenu. Tout prévenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité ait été établie à la suite d’une procédure lui offrant les garanties indispensables à sa défense ».

Par ailleurs, nous apprenions que Mlle Désirée Douati, la fille de notre camarade n’est toujours pas sortie de la DST. Elle s’était en effet rendue là-bas pour voir son père, mais on est sans nouvelle d’elle depuis. Et c’est pourquoi le FPI a demandé instamment à l’ONUCI d’entrer en contact avec la DST afin que Désirée Douati soit remise en liberté.

Au total, les faits d’agression et de kidnapping se résument comme suit : une détention arbitraire à la DST, cinq disparitions vers des destinations inconnues, deux (2) blessés, deux (2) ordinateurs emportés ; le saccage de bureaux et sanitaires, le vol de 2 000 000 FCFA et l’incendie d’un véhicule. Voilà les faits et venons-en à la question du ou des auteurs de ces actes barbares qui font penser à l’attaque contre notre meeting, le 21 janvier 2012 à Yopougon.  

Les responsables de ces attaques et enlèvements.

La famille FPI est fille de la réflexion méthodique et de l’action qui heurte le moins possible le bon sens, je veux dire la doxa et la conscience collective. C’est pourquoi le FPI ne dit jamais à la face du monde « on va vous tuer et il n’y aura rien » ou encore « on s’en fout ». Notre parti n’agit jamais dans la précipitation et le désordre qui caractérisent le gouvernement RDR que nous tenons pour responsable des attaques du samedi 18 août ainsi que de l’enlèvement de ses membres. Nous disons cela pour plusieurs raisons.

En effet, le FPI est le principal parti de l’Opposition si l’on s’en tient au score que M. Choï lui a attribué à l’issue du deuxième tour du scrutin présidentiel. Comme tel, il a le devoir de critiquer les actions du pouvoir en place et ce conformément à la Constitution. Or, pour le gouvernement Ouattara, pour le RDR qui se confond avec le gouvernement, critiquer ce pouvoir, s’est s’attaquer à la personne de M. Ouattara. Et l’on nous a mis en garde publiquement que procéder ainsi, c’est risquer la guillotine et le cimetière. Celui qui tient ces propos n’est autre que le Ministre Amadou Soumahoro, Secrétaire Général du RDR par intérim et Conseiller du Chef de l’Etat qui continue de présider  aux destinées de son parti. A preuve, M. Amadou Soumahoro a proféré très clairement ces menaces de mort le 21 mars 2012 en ces termes : « nous assumons la responsabilité de l’insécurité dont les militants du FPI parlent (…). Désormais, nous allons demander à nos militants de se mettre en ordre de bataille pour mater tous les militants du FPI qui s’attaquent au président Alassane. Nous n’allons plus accepter les arrogances du FPI. Oui, nous allons les mater. Ils oublient que tous ceux qui se sont attaqués à Alassane se trouvent au cimetière. S’ils nous attaquent [nous critiquent], nous allons répliquer du tic au tac. Le RDR est né dans le feu, il a grandi dans la flamme et il est arrivé au pouvoir dans la boue » In Le Temps N°2576 du 21 mars 2012, p.3.

C’est sur la base de cette déclaration d’un autre âge que le FPI a compris, de façon rétrospective, l’attaque perpétrée contre son meeting du 21 janvier 2012 et bien d’autres manifestations. On se souvient à la suite des attaques des commissariats et des camps militaires dans le District d’Abidjan, survenues depuis le 4 août 2012, que le ministre de l’Intérieur, M. Hamed Bakayoko avait directement accusé le FPI d’être l’auteur de ces attaques. A quoi pouvait-on s’attendre de la part des militants RDR, déjà suffisamment mis en ordre de bataille ? On ne pouvait s’attendre qu’à des mesures de représailles contre le FPI, l’éternel bouc-émissaire de l’Etat-RDR. Je dis et répète : c’est le gouvernement Ouattara qui est le commanditaire des violences du samedi 18 août ; c’est lui qui est responsable de la disparition des deux jeunes de la JFPI, tout comme c’est lui qui détient illégalement le Dr Alphonse Douati à la DST ; c’est lui qui a enlevé Mlle Désirée Douati. Le gouvernement a procédé ainsi pour plusieurs raisons que je m’en vais exposer à présent.

Exposé des facteurs explicatifs du harcèlement du régime Ouattara contre l’Opposition, plus particulièrement le FPI. 

Le premier facteur est d’ordre historique et idéologique. Des trois (3) partis qui se sont disputé le pouvoir à l’occasion du deuxième tour du scrutin de 2010, le RDR est la formation politique qui, de par les circonstances de sa naissance, est la moins transethnique et qui a le moins intégré les idéaux et valeurs démocratiques à sa vision et son programme d’action. C’est qu’il a malheureusement pour point oméga la fibre ethnique, exploitant les oppositions tribales chaque fois qu’il est à bout d’arguments. On se souvient que M. Alassane Ouattara alors en proie à des problèmes de nationalité et sous mandat d’arrêt international avait fait le rappel des troupes nordistes en déclarant à la grande stupéfaction du PDCI et de l’opinion nationale ceci : « c’est parce que je suis musulman et du Nord qu’on veut m’empêcher d’être candidat à la présidentielle ». La suite est bien connue : en tapant sur la corde sensible de l’ethnie, de la religion et de la région, le président du RDR avait rallié tout le Nord à sa cause et dressé les défenseurs internationaux des droits des minorités ethniques contre le régime PDCI. Voilà comment et sur quelle base le RDR est né. Ce n’est pas le cas du PDCI-RDA encore moins du FPI. En effet, le PDCI-RDA est né du refus de la domination et de l’assujettissement de l’Africain. Le FPI pour sa part est né en s’opposant au système du parti unique, c’est-à-dire en luttant contre les inégalités, toutes les inégalités. Le caractère ethnocentriste du RDR est désormais incontestable dans la mesure où le 25 janvier 2012 à Paris, et répondant à une question du journaliste Vincent Hugueux de L’Express, relative à la promotion des cadres du Nord, sa région d’origine, M. Alassane Dramane Ouattara avoue : « Il s'agit d'un simple rattrapage. Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40 % de la population, étaient exclues des postes de responsabilité. S'agissant des hauts cadres de l'armée, j'ai eu à négocier avec les officiers des ex-Forces Nouvelles [FN, ancienne rébellion nordiste], qui voulaient tous les postes. Et j'ai réussi à imposer cet équilibre dans la hiérarchie militaire, jusqu'au niveau de commandement : le n°1 issu des FN, flanqué d'un n°2 venu de l'ancienne armée régulière. Tous grades confondus, il y a 12 % de Nordistes dans la police, 15 % dans la gendarmerie et 40 % environ dans l'armée... Sur ce terrain-là, on ne peut rien me reprocher ».

N’ayant donc jamais compté sur la force des idées comme facteur de rassemblement transethnique, le RDR est aujourd’hui incapable d’exercer un pouvoir d’Etat qui fonctionne sur la base de règles et principes sans rapport avec l’ethnie et la religion. Le terrain de la lutte institutionnelle n’est pas le sien. C’est pourquoi celui qui l’oblige à s’y aventurer devient son pire ennemi. Le FPI est le pire ennemi du RDR parce que le terrain de prédilection de Laurent Gbagbo est l’arène politique qui exclut la violence physique.

Lorsque le FPI déclare qu’il va revenir au pouvoir bientôt, ce n’est donc pas par la force des armes comme le font les rébellions africaines, mais par sa propre capacité politique qui n’est pas à confondre avec une certaine capacité de nuisance qui est le propre des partis politiques moins nantis, c’est-à-dire handicapés par les considérations « ethnicistes » et/ou régionalistes. En tout cas, si les conditions institutionnelles de nouvelles élections sont réunies, autrement dit, si le gouvernement prévoit aujourd’hui des élections sans les compagnies dozo, sans une CEI monocolore, sans un découpage scandaleusement favorable au Nord, le FPI est sûr de battre le RDR à plate couture. Essayons et on verra ! Mais le RDR ne prendra jamais ce "risque", convaincu qu’en dehors de la violence, il n’est plus rien. Exactement comme le poisson hors de l’eau. Mais pourquoi, nous FPI, nous sommes si sereins. Parce qu’en vérité, comme disent les Galiets"y a rien en face".

C’est parce que le modèle totalitaire qui nous est imposé depuis le 11 avril, ne convient pas à notre contexte en ce début de 21ème siècle, que les soutiens extérieurs du pouvoir actuel sont en train d’ouvrir les yeux pour voir de plus près les tendances de ce régime. Je dirais plutôt pour constater les contre-performances paradoxales de l’Etat-RDR. Je dirais qu’il y a même eu un malentendu entre ces soutiens extérieurs et leur poulain. J’entends par là le fait que pour M. Alassane Ouattara (qui est précédé d’une réputation surfaite de grand technocrate), le développement, c’est la croissance à deux (2) chiffres. C’est pourquoi il pense que d’ici 2020, la Côte d’Ivoire deviendra un pays émergent. Pour que cela soit, la Côte d’Ivoire vient d’obtenir le PPTE. Or, le développement, selon la nouvelle perspective qu’en indiquent les Institutions internationales, est une totalité dialectique qui repose sur quatre (4) piliers porteurs : le pilier économique ; le pilier politique, donc l’enracinement de la démocratie ; le pilier social et le pilier culturel ou intellectuel. Alors que l’émergence selon les décideurs internationaux passe par ces variables, M. Alassane Ouattara estime, quant à lui, qu’il peut réaliser l’émergence en ignorant les trois autres dimensions incontournables. Vu le risque énorme qu’il prenait en faisant fi des exigences de la démocratie et de l’émergence économique, les amis d’Alassane Ouattara ont prodigué des sages conseils au cours des quinze derniers mois. En voici quelques uns :

Dans le domaine de la sécurité

- «Organiser à compter du début du mois de septembre 2011, le retrait des Forces Nouvelles d’Abidjan».

- « Appeler à nouveau au retour des militaires qui sont encore en exil avec des garanties de sécurité et de respect de leurs droits, y compris la présomption d’innocence ».

- « Respecter à la lettre les dispositions de l’Accord politique de Ouagadougou (APO), notamment en ce qui concerne le nombre d’éléments de l’ex-rébellion qui doivent rejoindre les nouvelles forces de défense et de sécurité » ;

- « Mettre en place une procédure de sélection individuelle des militaires, policiers et gendarmes candidats à la future armée réunifiée afin d’en exclure les éléments impliqués dans les violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire ».

Dans le domaine de la réconciliation et de la justice

- « Demander au Procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) d’élargir le champ d’investigation d’une enquête éventuelle pour crime de guerre et crime contre l’humanité commis depuis septembre 2002 ».

- « Ne pas se servir des procédures judiciaires pour démanteler le Front Populaire Ivoirien (FPI) ».

- « Veiller à ce que des enquêtes soient ouvertes sur les éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) soupçonnés de crimes graves, notamment ceux dont les noms figurent dans l’annexe confidentielle du rapport de la Commission d’enquête internationale indépendante des Nations Unies sur la Côte d’Ivoire ».

Dans le domaine politique

- « Résister à la tentation d’affaiblir encore davantage le parti de l’ancien Président Gbagbo (…) et créer les conditions de sérénité indispensable pour leur permettre de se préparer pour les élections législatives » ;

- « Organiser les législatives avant la fin de l’année 2011 sur la base d’un accord conclu entre les partis politiques sur les modalités de ces élections, notamment sur la composition de la Commission Electorale Indépendante (CEI), le fichier électoral et le rôle des Nations Unies ».

Dans le domaine socio-économique

- « Apporter un soutien urgent aux personnes déplacées, notamment celles qui le sont dans l’Ouest du pays ; constituer à cette fin un fonds pour l’aide au retour afin d’éviter la fixation durable de ces populations victimes des violences postélectorales dans des camps de déplacés et de faire le lit de nouveaux conflits fonciers dans cette région ».

- «Faire coïncider à chaque fois que cela est possible, les choix économiques avec les choix politiques en faveur de la réconciliation pendant l’actuelle phase de stabilisation».

- « Démanteler les mécanismes de contrôle économique dans la zone CNO [Centre Nord Ouest] (…)».

Ces conseils, M. Ouattara ne veut pas en entendre parler. Mais il est prêt à exhiber le FPI, le bouc-émissaire facile qui lui permet de justifier l’échec prévisible de son régime. 


Conclusion

Le climat d’insécurité et de terreur installé en Côte d’Ivoire depuis le renversement de Laurent Gbagbo, et qui sert de béquille au régime Ouattara, connaît un regain d’intensité suite aux attaques des commissariats de police et des camps militaires dans le District d’Abidjan et la région des Lagunes en général, survenues depuis le 4 août 2012.

Les agressions subies le samedi 18 août par le FPI et qui se sont soldées par l’enlèvement de quatre (4) de ces militants dont le Dr Douati Alphonse, sont le fait du gouvernement engageant des mesures de représailles contre un parti faussement accusé depuis fort longtemps d’être à la base des déboires et atermoiements  d’un régime qui veut une Côte d’Ivoire nouvelle sans passer par les conditions prescrites aussi bien par la science politique que par la communauté internationale. Les accusations portées tous azimuts qui appellent des mesures de représailles contre le FPI sont un raccourci facile que l’Etat-RDR doit éviter. C’est pourquoi le FPI en appelle au sens de l’équité, de la justice et de la paix de toutes les forces diplomatiques et politiques, afin qu’elles arrêtent la machine de répression dirigée contre le Peuple Ivoirien, notamment les pro-Gbagbo perçus et traités comme les pires ennemis d’un régime qui fait davantage preuve de sa capacité de nuisance, et surtout de son incompétence politique.

Déférés devant le tribunal d’Abidjan, le camarade Douati et les autres ont été inculpés, placés sous mandat de dépôt et conduits, hier en fin d’après midi, à la Maison d’Arrêt et deCorrection d’Abidjan.

Mesdames, Messieurs, les journalistes, le FPI, au regard de ce qui précède :

1- Exige la libération immédiate et sans conditions de son Secrétaire Général Adjoint Douati Alphonse, et de ses militantes et militants enlevés depuis au moins un (1) mois et dont il est sans nouvelles ;

2- Invite le gouvernement à arrêter la vague de violences qui est servie aux populations  en ouvrant des discussions franches avec l’opposition en général et le FPI en particulier, afin de reconstruire la Côte d’Ivoire sur des bases légales et durables.

Je vous remercie.


Fait à Abidjan, le 22 août 2012


Le Secrétaire Général & Porte-parole

Akoun Laurent


Source: LE GRI-GRI INTERNATIONAL

mercredi, 22 août 2012

SORO GUILLAUME EN PLEINE DERIVE GENOCIDAIRE APPELLE A ERADIQUER LE FPI

 

SORO GUILLAUME SUR SON BLOG.png


Dissimulé sous un pseudonyme (Félicien Sékongo, un de ses conseillers spéciaux), Soro Guillaume appelle à la haine contre le FPI et à son éradication de la scène politique ivoirienne, sur son blog, dans un impressionnant cocktail de contre-vérités et de révisionnisme (affaires Guy-André Kieffer, Yves Lamblin, Sept femmes d'Abobo, Mère d'Alassane Ouattara, Escadrons de la mort, sans qu'aucune enquête n'ait confirmé quoi que ce soit). Une prime au meurtre. Il assume désormais tous les crimes et mauvais traitements infligés aux militants du parti de l'ex-Président ivoirien, Laurent Gbagbo, injustement détenu à La Haye depuis novembre 2011, tandis que les auteurs de crimes contre l'humanité avérés se la coulent douce sur les bords de la Lagune Ebrié et sont promus aux plus hautes fonctions civiles et militaires en Côte d'Ivoire. Voici comment on parvient aux dérives génocidaires (tous leurs germes se retrouvent dans l'incroyable concentré de haine que constitue ce petit texte), dans la plus totale impunité, dans un pays de non droit où règne la terreur et l'injustice la plus criante. Appréciez! Bonne lecture.



 

 

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Le FPI: une organisation terroriste ivoirienne à éradiquer


Au centre de la quête humaine, se trouve le désir de s'offrir un monde meilleur, un monde dépourvu de violence, un monde où l'homme redevient la valeur suprême, un monde où la vie humaine est sacrée.


Il apparait alors responsable que tous, à travers le monde, sans distinction de race, de religion, de philosophie et au-delà des appartenances idéologiques, politiques, culturelles s'unissent pour combattre les organisations qui font de la violence et le non-respect de la vie humaine, le socle de leur pensée et de leur action.

Ces organisations sont connues et s'appellent aqmi, al-qaïda, gspc, mujao... Ces organisations ont des ramifications qui prennent des appellations diverses en fonction du continent, du pays où elles sont implantées. 

En Côte d'Ivoire, le pendant de ces organisations est sans nul doute le FPI.  Dire cela, ce n’est ni de l’outrance ni de l’exagération mais bel et bien le constat d'une similitude d'action entre cette organisation politique et lesdites organisations criminelles. Trop d'éléments l'attestent. Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à observer les actions de ses membres depuis la crise post-électorale en Côte d'Ivoire. Agissements dont cette organisation nous avait déjà donnés d'observer les prémices dès 2000.

En effet, pendant la crise post-électorale, le FPI a bâti des groupes civilo-militaires et inculqué à ceux-ci  l'éducation de la mise à mort systématique de toute personne qui ne partagent pas ses idéaux ou épouse sa vision du monde. Souvenons-nous des escadrons de la mort dont les victimes se comptaient dans un seul camp, un seul parti, une seule région, un seul groupe ethnique… Cette orgie meurtrière s’est étendue sans pitié à tous ceux qui étaient considérés par eux comme impurs, souillant leur territoire et qui, de ce fait, devaient être éradiqués sans autre forme de procès.

L’essence politique du FPI c’est la banalisation de la mort, la désacralisation de la vie humaine. Ses adeptes ont appris et accepté qu'un être humain mort est comme un chien enragé qu’on tue, et pis, que cela devait même être source de réjouissance. 

Les milices du FPI, on l’a vu lors de la crise post-électorale ont perdu cette culture africaine qui fait que l'Africain a une crainte révérencielle du cadavre et redoute par conséquent de donner la mort. On les a vus, en public, faire du feu avec de vieux pneus et des cartons, y jeter des hommes vivants, chanter et danser autour pendant que ces hommes et femmes, se consumaient dans d’horribles cris de détresse. Que dire de cela si ce n'est le FPI a prôné et mis en œuvre la forme la plus extrémiste de la culture du meurtre.

Souvenez-vous : Yves Lamblin, le PDG de Sifca torturé, assassiné, découpé à la machette et dont les morceaux ont été jetés aux poissons dans la lagune ébrié.

Souvenez-vous de Guy André Kieffer, arrêté, torturé au sein même du palais présidentiel, tué et dissous dans de l’acide.

Les sept femmes d’Abobo qu’on a froidement arrosées à la mitrailleuse lourde, une mitrailleuse destinée à percer le blindage des chars!

Souvenez-vous de la mère d’Alassane Ouattara dont le corps, à peine enterré, a été déterré pour être brûlé. Il s’en est fallu de peu qu’ils réussissent cela.

Maintenant, ils agissent juste pour assassiner et s'en vantent par la suite.

Bref! Au vu de tout ceci, les Ivoiriens doivent s'organiser sans exclusive pour contrer cette organisation. Il appartient aux autorités ivoiriennes d'engager une lutte sans merci contre ces adeptes de ce fondamentalisme politique nocif et nihiliste. 

A l'instar des pays à travers le monde qui ont sur leur territoire ce type d'organisation, l'Etat ivoirien doit se donner les moyens de combattre avec détermination et abnégation le FPI. 

Nous n'avons plus à faire avec un parti politique ordinaire. Le FPI est une organisation terroriste et cela, nos autorités doivent s'en convaincre.

C'est le lieu donc d'appeler à l'union sacrée pour éradiquer, une fois pour toutes, le fléau FPI. Cela, au nom de l'humanité.
 

Félicien Sékongo.

 

Source: Le blog de Soro Guillaume