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dimanche, 05 août 2012

COMMENT 30 ANS DE LIBERALISME ONT DETRUIT NOS SOCIETES


BOURSE - FOULE DE TRADERS.jpg


La crise actuelle est partie des "subprimes" mais il s'agit en fait d'une crise systémique qui aurait eu lieu de toute façon car elle est l'aboutissement de 30 ans de déséquilibres profonds créés par le libéralisme, ou plus exactement l'ultralibéralisme, cette idéologie fabriquée sur mesure par les élites économiques pour servir leurs intérêts et satisfaire leur avidité sans limite.

Le libéralisme avait déjà été appliqué dans les années 20, avec notamment une dérèglementation du secteur bancaire. Il en a résulté la crise de 1929 et la grande dépression qui a suivi et dont le monde n'est sorti que "grâce" à la guerre.

Suite au désastre qu'il avait engendré, le libéralisme avait été mis au placard, remplacé par le keynésianisme, c'est à dire une intervention régulatrice et stimulatrice des états dans l'économie.

FRIEDRICH VON HAYEK.jpgMais dès la fin de la seconde guerre mondiale, un groupe de personnes inspirées et réunies par Friedrich von Hayek (le pape de l'ultra-libéralisme, en photo ci-contre) ont fondé la "Société du Mont-Pèlerin", un club de réflexion dont le but était de convertir à nouveau les états au libéralisme.

36 personnalités étaient présentes lors de la première conférence le 10 avril 1947, dont Hayek bien sûr, Milton Friedman (prix Nobel d'économie et l'un des principaux théoriciens du libéralisme), Karl Popper, Maurice Allais, et Bertrand de Jouvenel(politicologue et économiste libéral, controversé pour son passé pendant l'occupation et son interview complaisante d'Adolf Hitler en 1936, il est aussi le fondateur du think tank de prospective "Futuribles").

Pour promouvoir l'idéologie libérale et la diffuser dans les cercles dirigeants, les membres de la Société du Mont Pélerin ont fondé une centaine d'autres think tanks et réseaux d'influence, comme la Heritage Foundation, le Cato Institute ou le Manhattan Institute.

Leur stratégie a atteint son but dans les années 80 avec l'arrivée au pouvoir de personnalités politiques entièrement acquises au libéralisme, en particulier Margaret Thatcher et Ronald Reagan.

Dès lors, les états ont progressivement abdiqué de leur pouvoir au bénéfice des multinationales et des banques. Ils ont privatisé et déréglementé massivement l'économie, en faisant disparaitre la quasi totalité des contraintes et des contrôles, laissant se développer les paradis fiscaux afin de faciliter l'évasion fiscale, et permettant aux grandes entreprises et aux plus fortunés d'échapper presque totalement à l'impôt. Les états se sont également désengagés de l'économie, abandonnant toute politique industrielle, cessant de préparer le long-terme, et privatisant tout ce qui pouvait devenir une source de profit pour le secteur privé, détruisant ou abandonnant les services publics.

Parmi les mesures inspirées par le libéralisme, il y eut en particulier la dérégulation du système bancaire aux Etats-Unis où l'administration Clinton avait supprimé le garde-fou mis en place par Roosevelt suite à la crise de 1929 pour interdire aux banques de dépot d'être en même temps des "banques d'investissement", c'est à dire de spéculer en bourse avec l'argent des déposants.

Mais la mesure clé a été la suppression des barrières douanières et du contrôle des changes. C'est ce qui a rendu possible la "mondialisation", c'est à dire la libre circulation des marchandises et des capitaux, permettant aux entreprises de "délocaliser" pour exploiter la main d'oeuvre à bas coût dans les pays du tiers-monde, et augmenter ainsi la concurrence sur un marché du travail désormais mondialisé lui aussi.

Cela a été possible grâce à la complicité des dirigeants de droite et de gauche, du fait de leur liens avec les multinationales et les banques, directement ou à travers les think tanks ou "clubs de réflexion" où se retrouvent l'élite des pouvoirs financiers, économiques, politiques et médiatiques.

Les délocalisations massives qui s'en sont suivi ont provoqué la désindustrialisation des pays occidentaux et un appauvrissement sans précédent de la population ordinaire, au point de faire disparaître les classes moyennes par le chomage, la précarité généralisée et la baisse des salaires réels. Dans le même temps, les délocalisations favorisaient l'essor spectaculaire de la Chine et quelques autres "pays émergents" où se concentraient les délocalisations, bouleversant au passage les équilibres géopolitiques.

Mais pendant qu'une majorité de la population s'est appauvrissait, la minorité bénéficiaire de la mondialisation s'enrichissait, dont une extrême minorité de façon astronomique, ce qui permettait à des statistiques en trompe-l'oeil d'afficher une hausse moyenne des revenus de 2% par an.

L'effondrement du pouvoir d'achat des classes moyennes est la véritable cause de la dépression économique actuelle dont la "crise des subprimes" n'a été que le déclencheur.

Une hyper inflation masquée

La baisse des salaires réels est aussi le résultat d'une hyper inflation, elle aussi masquée dans des statistiques officielles dont les produits de référence ne sont pas du tout représentatifs des dépenses ordinaires d'un ménage. Cette hyper inflation résulte de la baisse de la valeur intrinsèque de la monnaie, du fait de la monnaie créée en excès par les banques et les marchés financiers. En transformant les variations boursières en profit, les "investisseurs" créent de la monnaie sans contrepartie en biens nouveaux dans l'économie réelle. C'est ce qui crée l'inflation, car chaque dollar ou chaque euro correspond à une fraction plus petite des biens disponibles. C'est ainsi que se sont envolés les prix du logement, de l'alimentation et de l'énergie (les 3 biens réels les plus essentiels), une hausse amplifiée par la spéculation immobilière et la spéculation boursière sur les matières premières industrielles et agricoles. 

Cette spéculation qui a attisé l'inflation est elle-même le résultat de l'excès d'enrichissement des plus riches. Car ceux qui ont déjà tout placent leurs masses de capitaux en excès sur les marchés financiers et dans l'immobilier, créant des "oscillations destructrices" et des bulles spéculatives qui explosent en faisant à chaque fois des dégâts dans l'économie réelle.

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Les causes de la crise financière

Conformément aux commandements de l'idéologie libérale, les états avaient laissé se développer sans aucun contrôle le marché des "produits dérivés", ces titres financiers complexes qui permettent de démultiplier les variations boursières, à la hausse comme à la baisse, grâce à des "effets de levier" cumulés pouvant atteindre 100 (en clair, permettant de jouer 100 millions en bourse avec un capital de seulement 1 million). En seulement 15 ans après leur création au début des anées 1990, les produits dérivés ont pu se développer sans aucun controle, jusqu'à atteindre le montant astronomique de 683.000 milliards de dollars en 2008. A elles toutes seules, les banques Citigroup et Bank of America détiennent chacune 17.500 milliards en produits dérivés, dont une part importante a perdu toute valeur mais reste inscrite dans les bilans à la valeur d'achat, dissimulant ainsi des pertes abyssales.

Ce sont les effets de levier des produits dérivés qui expliquent comment les banques ont pu perdre des dizaines de milliards au point de se retrouver en faillite.

Parmi ces produits dérivés, il y avait les fameux "subprimes", des emprunts immobiliers titrisés qui transféraient des banques vers les acheteurs de titres le risque de non remboursement. De plus, la collusion entre les banques et les agences de notation chargées d'évaluer les risques a conduit à leur sous-estimation délibérée.

La phase finale de la crise financière

Les banques et les assurances ont joué au casino boursier des sommes colossales qu'elles ne possédaient pas, et elles ont perdu.

Dans un premier temps, les pertes ont été transférés aux états, selon le principe du libéralisme qui consiste à privatiser les bénéfices et nationaliser les pertes. 

Les états ne disposant pas réellement de l'argent qu'ils avaient prêté aux banques, ils l'ont emprunté... aux banques, celles-ci ayant le pouvoir de créer de la monnaie par le simple fait de prêter de l'argent (voir le film "L'argent-dette" de Paul Grignon).

Le renflouement des banques ainsi que la baisse des recettes fiscales (du fait de la crise) ont fait exploser la dette publique des pays occidentaux, alors qu'elle avait été préalablement creusée par la désindustrialisation, la baisse des revenus (causée par la stagnation des salaires, le chômage et la précarité), l'effondrement de la consommation, l'évasion fiscale et les allègements d'impôts pour les riches et les grandes entreprises.

La plupart des pays occidentaux sont maintenant au bord de la faillite, avec des niveaux d'endettement de près de 100% du PIB, voire davantage.

Le transfert des pertes des banques sur des états déjà affaiblis n'était pas tenable très longtemps. C'est pourquoi nous en arrivons aujourd'hui à la phase finale du grand hold-up: le transfert des pertes bancaires vers les citoyens de base.

Les uns après les autres, les gouvernements de droite et de gauche sont en train d'adopter des plans "d'austérité" qui vont diminuer les revenus et les prestations sociales (retraites, allocations chômage, systèmes d'assurance maladie) tout en augmentant les impots et les taxes. On peut aussi prévoir que la crise servira de prétexte à finir de privatiser ce qui peut encore l'être, principalement dans les secteurs encore publics et semi-publics (énergie, poste, santé, éducation, justice, police, forces armées...).

Le libéralisme a sappé la démocratie, ruiné les classes moyennes, abandonné les citoyens au bon vouloir des multinationales, et transformé les ex pays riches en "pays en voie de sous-développement". Au final, le libéralisme aura entièrement détruit nos sociétés par l'anéantissement des états-nations et l'explosion des inégalités, nous faisant revenir aux conditions sociales du Moyen-Age avec une minorité de très riches et la misère pour le plus grand nombre.



En complément à cet article...

MAURICE ALLAIS.jpg- Maurice Allais était un membre fondateur de la Société du Mont Pélerin. Agé de 99 ans, il prend aujourd'hui position contre l'ultra-libéralisme. Dans "Réalités industrielles", une revue publiée par le ministère des finances, le seul français à avoir reçu le prix Nobel d'économie écrit: "Le libéralisme ne saurait être un laisser faire". Il dénonce les responsabilités du système né de "la conséquence de la libéralisation inconsidérée du commerce international". "Nous avons été conduits à l’abîme par des affirmations économiques constamment répétées, mais non prouvées. Par un matraquage incessant, nous étions mis face à des vérités établies, des tabous indiscutés, des préjugés admis sans discussion. Cette doctrine affirmait comme une vérité scientifique un lien entre l’absence de régulation et une allocation optimale des ressources. Au lieu de vérité il y a eu, au contraire, dans tout ceci, une profonde ignorance et une idéologie simplificatrice. (...)

L’enjeu capital actuel est le risque d’une destruction de l’agriculture et de l’industrie françaises. Ce danger est réel et j’emploie le mot destruction car il est représentatif de la réalité. Un tel risque provient du mouvement incessant des délocalisations, elles-même dues aux différences de salaires entre, d’une part, des pays développés tels que ceux de l’Amérique du Nord ou d’Europe de l’Ouest, et, d’autre part, ceux d’Asie ou d’Europe orientale, par exemple la Roumanie ou la Pologne. Un écart de salaire élevé, aussi extrême qu’un rapport de un à six par exemple, n’est pas supportable sur le long terme par les entreprises des pays où le revenu est plus élevé. (...) Cela ne veut pas dire que j’oppose entre elles ces différentes régions, qui me semblent toutes des victimes actuelles ou à venir du libre-échangisme voulu par l’OMC, le FMI et par Bruxelles en ce qui concerne l’Europe."

Voir l'article "Maurice Allais flingue le néo-libéralisme dans une revue financée par Bercy"


- A lire sur Agora Vox, "Les mauvaises raisons de la supériorité chinoise"

Extrait: "Sur la question du déficit commercial, rappelons cette simple donnée: alors que le déficit commercial de l’UE avec la Chine était déjà de 33 milliards d’euros en 1999, il atteignait 7 ans plus tard 131 milliard? 400 % de hausse ! On trouvait alors le chiffre énorme, impensable, inacceptable... Oui, mais voilà: en 2008, il bondissait à 170 milliards ! Et on sait déjà que le chiffre pour 2010 sera encore pire. (...) La situation est donc claire: dans un marché totalement dérégulé, tel qu’il existe aujourd’hui, il est presque impossible de fabriquer sur le sol européen des produits manufacturés de grande consommation. Seuls les Allemands y parviennent encore, dans certaines conditions et dans certains secteurs. La concurrence des produits chinois est irrésistible. Ce qui est vrai pour l’Europe l’est aussi pour les Etats-Unis, qui offrent sans doute le cas le plus caricatural de cette évolution délétère. La concurrence chinoise nous tue. Toutefois Alain Minc sera content: nous mourrons guéris."

- A voir, "Le capitalisme depuis 1975" est un documentaire de Jean Druon (réalisateur de "Alerte à Babylone") sur la totale victoire idéologique du libéralisme et la façon dont il a pris le pouvoir dans le monde, avec notamment une interviews de Milton Friedman réalisée au Mont Pélerin près de Genève, lors d'une réunion de la société du même nom...
voir le film

- A voir également, "Le malheur est dans le prêt", documentaire à propos d'un système financier devenu fou...
voir le film

Pour finir en musique cette série d'articles sur le nouvel ordre économique et en prélude à une session d'été plus légère, le clip d'Alain Souchon, "Parachute doré"...


http://www.youtube.com/watch?v=fweOwiwTNKA

 

Source: SYTI.NET

lundi, 14 novembre 2011

FILIERE CAFE-CACAO EN COTE D'IVOIRE: UNE REFORME AUX ANTIPODES DU LIBERALISME



CACAO DE CI.jpg

Une réforme de la filière cacao a été analysée lors du conseil des ministres du mercredi 2 novembre dernier. Au cours de cette rencontre, le gouvernement a marqué sa volonté de mettre fin à la libéralisation du secteur pour revenir à sa régulation par un organe public chargé de déterminer les principales politiques commerciales. Cette décision est totalement décalée avec la vision dite libérale que prône la nouvelle administration. Ce retour à l'étatisme, à l'interventionnisme et à la régulation évoque plutôt la « grande » époque du communisme. L'histoire, nous montre pourtant que la planification mène inévitablement au désordre. Le prix Nobel d'économie Friedrich von Hayek dans la route de la servitude met d'ailleurs scrupuleusement en garde contre l'interventionnisme de l'Etat dans des domaines qui ne le concerne pas car ces politiques ont déjà conduit aux pires situations dont l'épisode douloureux du nazisme. Ceci pour dire que les choix économiques ne doivent pas être pris à la légère car ils tuent bien plus que les mauvais médecins.

Une réforme inquiétante

Cette réforme résulterait des pressions exercées sur le gouvernement ivoirien par les bailleurs de fonds que sont le FMI et la Banque Mondiale qui font de la réforme du secteur l'une des conditions sine qua non de l'allègement de la dette. Ceci nous permet de souligner, une nouvelle fois, les risques d'une politique reposant sur l'aide publique internationale. En effet, les bailleurs de fonds sont ensuite en situation d'imposer leur politique et de tenir ainsi les rênes du pays.

Le choix d'une politique interventionniste par les pouvoirs publics enferme la filière dans un modèle arriéré inadaptée à un environnement globalisé. Les principes du libre échange, de la concurrence et donc des prix libres déterminés en fonction de l'offre et de la demande sur le marché du cacao sont totalement faussés. Pourtant, le professeur PASCAL SALIN, éminent économiste, affirmait encore lors de sa récente venue en Côte d'Ivoire que l'échange libre est la clé du progrès dans toute société et que c'est même l'une des seules vérités économiques universelles. Il permet aux deux partenaires de s'enrichir et d'augmenter la productivité grâce à l'incitation et à la notion de responsabilité qui poussent au dépassement de l'individu.

L'autre argument invoqué par la nouvelle administration pour justifier cette réforme est celui de la paupérisation des paysans suite à une décennie de libéralisation. L'argument de la pauvreté interroge pourtant quand on sait qu'en dépit des crises, les paysans ont atteint des records de production. Le gouvernement gagnerait à trouver de bonnes incitations au lieu de s'ériger en ultra-régulateur et d'appliquer des mesures dirigistes qui ne pourront que fragiliser la filière. Les intérêts des paysans ne seraient-ils pas mieux protégés s'ils possédaient des titres de propriété sécurisés par une justice efficace ? Si les infrastructures leur permettaient un meilleur acheminement de leurs marchandises ?

On a vu, lors de la dernière crise post électorale, que les mesures rigides de stockage des fèves imposées par le gouvernement ivoirien n'ont mené qu'à une baisse drastique du cours mondial du cacao. L'économiste planificateur devrait avoir l'humilité de prendre des leçons de l'histoire et comprendre que le non interventionnisme est le terreau le plus fertile de la croissance et du progrès.

Les conséquences

Cette décision éloigne les cultivateurs du marché. Déjà réduits au servage sans titre de propriété, elle instaure un écran (l'organe de régulation) entre eux et le marché. Pour apaiser les inquiétudes, le gouvernement assure que la composition de la structure se fera à base paritaire entre les personnes désignées par le gouvernement et l'interprofession (planteurs et exportateurs). Il n'en demeure pas moins que c'est l'Etat qui sera maitre du jeu.

L'autre conséquence est que cette mesure de régulation découlant sur une rigidité du prix n'est pas propice à une amélioration du produit. Pourquoi produire une fève de meilleure qualité si le prix est le même ?

Soulignons qu'en Côte d'Ivoire, nous avons connu une mauvaise expérience avec une structure publique de régulation de la filière café-cacao : la CAISTAB dont le fonctionnement a été entaché d'une corruption généralisée (portant sur près de 260 millions de francs par trimestre à la fin des années 1990). Cette corruption flagrante avait même interpelé le FMI et la Banque mondiale qui avaient exigé sa suppression qui fut effective en 1999. Pourquoi revenir à une solution qui a déjà montré ses limites ? Quand à la promesse du gouvernement de lutter contre la corruption, elle est certes encourageante mais laisse perplexe quand on connaît le contexte corrompu du pays qui est mis en exergue de manière constante par de nombreux audits et rapports. Dans l'absolu, le problème ne se situe même pas au niveau de la maitrise de la corruption, il se situe au niveau de la main mise de l'Etat sur la filière cacao. Que cette main soit propre ou souillée.

Où est l'internationale libérale ?

L'internationale libérale est récemment venue en Côte d'Ivoire pour soutenir le Président Ouattara et son équipe. A cette occasion, la délégation s'est félicitée du "retour" du libéralisme dans le pays. Notant pompeusement l'échec de la politique socialiste de Laurent Gbagbo, les membres de la fédération se sont réjouis de sa chute. Aujourd'hui, le gouvernement Ouattara annonce la reprise du contrôle de la filière cacao par l'Etat. Cette mesure plus proche du modèle soviétique dirigiste que du libéralisme qui par essence fait confiance à l'homme et donc à l'autorégulation des marchés ne semble pas vraiment interpeller l'internationale libérale.


Un article de Michaël-Eric ABLEDJI  et Aquilas YAO, étudiants libéraux ivoiriens au sein d'Audace Institut Afrique.

 

Source: AUDACE INSTITUT AFRIQUE