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vendredi, 09 août 2013

LES COULEURS DE LA DICTATURE OUATTARA: APPIA SOPHIE MEMBRE DU SG DU FPI ARRETEE

 

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Mme Appia Sophie, Membre du secrétariat général du Fpi précédemment en exil à Lomé et qui était rentré à Abidjan depuis le 27 février à été arrêté ce jour à 17h, à Noé, la frontière ghanéenne. Elle était retournée depuis trois semaines à Lomé pour prendre le reste de ses affaires.

Ouattara compte donc meubler le vide entraîné par la libération de certains prisonniers politiques en arrêtant de nouveau des cadres du Fpi. Sinon, comment expliquer les motivations de nouvelles arrestations?!

 

Source: Page Facebook Steve Beko II

samedi, 08 juin 2013

ARRETE PAR LE POUVOIR OUATTARA, KOUA JUSTIN SEQUESTRE ET ENFERME DANS UN CONTENEUR


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Après avoir été arrêté hier à son QG, Koua Justin, le Secrétaire National de la JFPI (Jeunesse du Front Populaire Ivoirien) est actuellement détenu à la DST, enfermé dans un container exposé à la chaleur et à la déshydratation. Souvenons-nous du sort des habitants de KORHOGO et autres victimes de la rébellion aujourd'hui au pouvoir. Merci d'alerter massivement toutes les autorités et organisations des Droits de l'Homme susceptibles de faire cesser cette barbarie. Ne laissons pas tomber ce digne fils de Laurent GBAGBO! Message du CAL-CP.

Front populaire ivoirien: Koua Justin arrêté, hier


C’est un sérieux coup porté au Front populaire ivoirien (Fpi). Koua Justin secrétaire national par intérim de la Jeunesse du parti a été arrêté, le vendredi 7 juin 2013, en début de soirée, au quartier général de campagne de Laurent Gbagbo, à la Riviera-Attoban.

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Koua Justin a été appréhendé, vendredi, en début de soirée, à Attoban.


Le bouillant leader de jeunesse de l'ex-parti au pouvoir, a été appréhendé par des éléments du Centre de coordination des décisions opérationnelles (Ccdo) et des policiers du 30e arrondissement alors qu’il se trouvait en réunion au Qg de Gbagbo, tenant lieu de siège provisoire au Fpi. L’administrateur des services financiers achevait de préparer, avec ses camarades du bureau, un meeting qui aurait dû se tenir aujourd’hui, samedi, à Yopougon Kouté. Peu après 20 heures, nous ignorions le lieu où Koua Justin avait été conduit.

Le secrétaire général du Fpi, Dr Richard Kodjo, joint au téléphone, s’exprimait d’une voix outrée : « C’est un enlèvement. Il a été enlevé. Ils sont arrivés au siège, ont procédé à des recherches et l’ont pris. Nous dénonçons cela ». Dr Richard Kodjo ne souhaitait pas « s’étendre » parce que, disait-il, « on s’organise pour donner une réaction ». Le proche collaborateur de Miaka Ouretto a, toutefois, concédé que « l’enlèvement » du « camarade Koua » confortait le parti socialiste dans ce qu’il avait, maintes fois, déclaré : «Nous l’avons dit et répété. C’est un régime de privation de liberté. On fait le constat avec vous, les Ivoiriens, de la nature du régime. Ça confirme le jugement que nous avons déjà porté».

Au siège provisoire du Front populaire ivoirien, l’indignation était à son comble et les camarades de Justin Koua contenaient difficilement leur colère. Aucune piste -ne serait-ce qu’officieuse- sur les raisons de l’arrestation du secrétaire national par intérim de la Jfpi. Cela n’échappe, cependant, à personne que l’intérimaire de Konaté Navigué s'était logé dans l’œil du cyclone. Ses critiques incisives à l’encontre du régime ne plaisaient pas à tous. La veille de son arrestation, il animait une conférence de presse au Qg de Laurent Gbagbo. Koua Justin était amplement revenu sur son « enlèvement manqué » à Daloa, en début de semaine. Il avait nommément accusé le préfet de police Zié Koné d’avoir planifié son arrestation. L’analyse que faisait Koua Justin, ce jour-là, est que les autorités avaient décidé de l’arrêter pour couvrir « l’humiliation » devant ce qu’il appelait la «première victoire de Gbagbo à la Cpi». 


Kisselminan COULIBALY

Soir Info

 Alépé - Koua Justin (Jfpi) aux militants de son parti: "Je suis venu vous annoncer que Gbagbo sera là bientôt…"

 

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Le 27 mai 2013 - Par L’intelligent d’Abidjan - Koua Justin "Je suis venu vous annoncer que Gbagbo sera là bientôt…"

 

"Je suis venu vous dire que Gbagbo se porte bien. Il nous charge de vous dire que très bientôt il sera avec nous pour gérer son pouvoir. Il dit qu’il compte sur les Attié. Car c’est vous qui lui avez donné une vision, c’est vous qui l’avez guidé, c’est vous qui l’avez élu et c’est encore vous qui allez le sortir de prison par votre mobilisation". C’est par ce message, comme on aime l’entendre chez les indéfectibles de l’ancien Président, que Koua Justin a entretenu son auditoire au cours de sa tournée du samedi 25 mai 2013 dans le canton Lépin, département d’Alépé. Pour ce contact avec les militants et sympathisants du Fpi, Koua et sa délégation ont visité quatre importants villages de la localité. D’abord Grand Alépé, porte d’entrée du canton où il a sollicité et obtenu les bénédictions du chef central Jean Baptiste Aké. Après des conseils d’usage celui-ci s’est à son tour informé auprès de ses visiteurs sur le processus de réconciliation nationale. A Grand-Alépé, Koua et ses camarades ont aussi rendu visite à la famille de Geneviève Bro Grébé internée à la Pisam. Le porte-parole de la famille a dénoncé le fait qu’elle n’ait pas jusque-là l’autorisation de rendre visite à la prisonnière malade. Direction Akouré en pays Gwa. Un meeting n’était pas prévu dans ce village mais c’était tout comme. Le jeune leader a été accueilli en fanfare par des jeunes, des adultes et des femmes parés de tee-shirts à l’effigie de Laurent Gbagbo. Il a été accompagné tambour battant chez le fédéral juste pour saluer et échanger quelques nouvelles. Même scène à Monga où la délégation est arrivée après un parcours périlleux.

Les véhicules se sont embourbés chemin faisant et c’est, couverte de boue que la délégation conduite par Koua Justin est arrivée dans ce village de la commune d’Alépé. Memni, chez Laurent Akoun et Jean-Jacques Béchio fut la dernière étape. Une banderole accueille sur la place du village les visiteurs. On peut y lire un message (virtuel) de Laurent Gbagbo : « Calmez-vous mon ombre plane déjà. Je suis en route pour le bercail ». Au cours du meeting, le leader de la Jfpi a rendu hommage à Jean-Jacques Béchio et à Laurent Akoun qui purge sa dernière peine de six mois d’interdiction de paraître sur le territoire national autre que son lieu de naissance. Dans la suite, le principal animateur du meeting qui succédait à Gnahoré Achille des agoras et parlements a justifié sa présence en ces lieux par trois raisons. Apporter le message de Miaka Ouretto et des prisonniers, dire merci au peuple Akyé, Mbatto et Gwa pour sa fidélité à Laurent Gbagbo puis le message de Laurent Gbagbo lui-même à qui un membre de la direction a rendu visite récemment. Et concernant le sort du prisonnier de La Haye, Koua Justin apprend quelques confidences à son auditoire: "Laurent Gbagbo va bien. Il dit que c’est son corps qui est en prison mais que son esprit est avec son peuple et bientôt il sera là. Ne pleurez pas pour ce que vous voyez ! Ne pleurez pas pour ce que vous entendez ! Dieu a un plan pour la Côte d’Ivoire et son messager Laurent Gbagbo arrive". Un discours accueilli avec des cris de joie du public. Faisant le procès du régime Ouattara, Koua Justin a estimé que la Côte d’Ivoire est malade dans tous les secteurs et elle n’aura de salut que par le changement de la nature du régime. Il exhorte pour ce faire à la mobilisation de toutes les énergies. S’agissant de l’alliance avec le Pdci et à laquelle le Président Bédié a répondu, la réplique de Koua s’est fait entendre depuis le pays Attié: "L’appel que nous lançons au Pdci n’est pas destiné à Bédié, mais à tous les Ivoiriens du Pdci ou du Rdr". Le national comme on l’appelle, s’est vu remettre juste avant sa prestation de Memni un fauteuil royal sculpté des mains d’un militant qui en a expliqué les caractéristiques.


S. Debailly, envoyé spécial dans le Lépin.

Koua Justin, Sg par intérim de la Jfpi, samedi dernier: «Le Pdci doit entendre les cris des Ivoiriens»

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Le 13 mai 2013 - Par Le Nouveau Réveil - «Le Pdci doit entendre les cris des Ivoiriens».

 

Le secrétaire général par intérim de la jeunesse du Fpi, Koua Justin, était, le samedi dernier, face à la presse. Au cours de la conférence qu’il a animée au quartier général de son parti à Cocody, Koua Justin s’est prononcé sur la nécessité pour tous les partis politiques de former une coalition afin de précipiter le départ du président Alassane Ouattara du pouvoir. Car selon lui, il y a «urgence». «Il y a urgence. La Côte d’Ivoire doit se débarrasser de Dramane maintenant par tous les moyens démocratiques», a-t-il indiqué.

Pour ce combat, il a décidé de lancer un appel au parti démocratique (Pdci) pour qu’il rejoigne le combat.

«Le Pdci doit entendre les cris des Ivoiriens. Ce n’est pas une alliance, mais c’est un devoir pour le Pdci de se battre pour son pays», a-t-il lancé. Et d’inviter également tous les partis politiques. «Tous les démocrates doivent conjuguer leurs efforts pour précipiter la chute de Dramane Ouattara. S’il y en a au Pdci, au Rdr, ils sont tous conviés. Toutes les forces ivoiriennes doivent être coalisées pour précipiter la chute de Dramane Ouattara de façon démocratique. C’est une évidence et c’est indiscutable. Nous n’avons pas encore jeté les bases d’une quelconque alliance. Nous appelons le peuple à prendre conscience de la nécessité de rejoindre le Fpi dans le combat.» Ce combat, Koua Justin et ses camarades l’ont intitulé «éveil des consciences». Pour la Jfpi, il est plus que temps qu’au niveau des populations, il y ait un éveil des consciences. «L’éveil des consciences, c’est cette volonté des jeunes du Fpi d’aller dans chacune de leur section, d’aller rencontrer chaque couche sociale, les Ong, les syndicats, les partis politiques. D’aller rencontrer les Ivoiriens là où ils se trouvent pour dire, il y a urgence. La Côte d’Ivoire se meurt. Il nous faut la sauver. Il n’y a plus question de prétexter de la peur et laisser la Côte d’Ivoire aller tout droit dans le gouffre. Nous allons précéder le Fpi sur le terrain. Le secrétaire général du Fpi a annoncé des actions. Des actions auront lieu parce qu’on ne peut pas supporter longtemps le bordel en Côte d’Ivoire», a-t-il indiqué.

Et d’ajouter : «Nous allons occuper le terrain politique pour préparer le retour du Fpi». Le secrétaire général par intérim du Fpi a, par ailleurs, salué tous les militants qui se sont abstenus de participer aux élections régionales et municipales comme l’a recommandé la direction du parti. Non sans qualifier ces élections de «mascarade».


Lance Touré

APRES LE TRANSFÈREMENT FORCE DE SIMONE GBAGBO A ODIENNE - JUSTIN KOUA: «Nous ne tolérerons plus longtemps la détention des prisonniers politiques»

 

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Publié le lundi 13 mai 2013 par "Notre Voie"


Le secrétaire national par intérim de la Jeunesse du Front populaire ivoirien (Jfpi), Justin Koua, a déclaré, samedi dernier, au cours d’une conférence de presse à l’ex-Qg du candidat Laurent Gbagbo à Cocody-Attoban, que «nous ne tolérons plus longtemps la détention des prisonniers politiques». Cette réaction fait suite à l’épisode du transfèrement forcé de Simone Gbagbo à Odienné, mercredi dernier, alors qu’elle était encore sous anesthésie, à la Pisam. Justin Koua y voit une manœuvre d’assassinat de l’ex-Première Dame, et, au-delà, de tous les leaders de l’opposition, étant donné que, pour lui, ceux-ci sont des otages et non des prisonniers, contrairement à ce que tente de faire croire le pouvoir. Aussi le patron de la Jfpi a-t-il averti que les militants du Front populaire ivoirien se verront dans l’obligation de réagir pour empêcher la réalisation de ce projet funeste. Pour le secrétaire national de la Jfpi, le traitement inhumain infligé à Simone Gbagbo montre encore une fois que la Côte d’Ivoire est devenue un Etat voyou, qui n’a que peu d’égards pour les droits humains. «La dictature sous le pouvoir Ouattara est une dictature inqualifiable», dira-t-il. A cet égard, il a souligné que ce qui se passe en Côte d’Ivoire aujourd’hui est quelque chose de spécial comparativement à ce qui se passe dans les autres pays africains. «Ouattara et son pouvoir ont surclassé tous les régimes dictatoriaux qu’on a connus jusque-là en Afrique», précise-t-il. Sur les élections locales, M. Koua a soutenu que, le 21 avril, c’est plutôt à une vraie mascarade électorale que les Ivoiriens ont eu droit.

Il a relevé que le scrutin a été marqué par une fraude à grande échelle qui ne reflète en rien la réalité du vote. Il en déduit que c’est un cinglant désaveu que les Ivoiriens ont une fois de plus apporté à ce pouvoir installé à coup de bombes par la France et les Nations unies. «Nous voudrions ici féliciter le peuple de Côte d’Ivoire pour n’avoir pas cautionné ce coup contre la démocratie», a-t-il affirmé. A contrario, il a souligné que cette consultation a permis, au travers du faible taux de participation, de comprendre que les Ivoiriens restent encore attachés à Laurent Gbagbo. «Laurent Gbagbo reste et demeure le maître incontesté de la situation en Côte d’Ivoire», a-t-il avancé, avant d’ajouter que le Rdr a démontré qu’«il est un parti violent, tribal et extrémiste». Pour le patron de la Jeunesse du Front populaire ivoirien, ces élections ont davantage écorné le tissu social déjà délétère, en creusant un peu plus le fossé entre le pouvoir et l’opposition.

En conséquence, Justin Koua a invité les Ivoiriens à prendre leurs responsabilités pour éviter le chaos à leur pays. «Nous invitons tous les démocrates de tous les bords à rejoindre le Front populaire ivoirien pour mener la lutte pour sauver la Côte d’Ivoire», a-t-il déclaré. Dans ce sens, il a annoncé qu’il irait à la rencontre des leaders de tous les mouvements de jeunesse, notamment les responsables des jeunesses du Pdci, du Rdr et des autres partis significatifs pour leur faire comprendre la nécessité de se mettre ensemble pour sauver la Côte d’Ivoire. Le secrétaire national intérimaire de la Jeunesse du Front populaire ivoirien a révélé qu’il entreprendrait bientôt une tournée dans le pays attié pour redynamiser les structures et remobiliser les militants pour les prochaines batailles. «Nous lançons l’opération éveil de consciences pour occuper le terrain politique et préparer les Ivoiriens à ce qui va arriver», a-t-il estimé. Justin Koua a exigé une fois de plus la mise sur pied d’un gouvernement de transition pour sortir le pays de l’ornière.


César Ebrokié

Koua Justin, président de la JFPI: «Alassane Ouattara est un dictateur». «Le Pdci doit entendre les cris des Ivoiriens». La JFPI lance l'opération ''éveil des consciences'' contre le pouvoir Ouattara.

 

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Le 13 mai 2013 - Par "Autre Presse"


Koua Justin, président de la JFPI: «Alassane Ouattara est un dictateur». «Le Pdci doit entendre les cris des Ivoiriens». La JFPI lance l'opération ''éveil des consciences'' contre le pouvoir Ouattara.

mardi, 07 août 2012

COMMUNIQUE DU FPI SUITE AUX ACCUSATIONS DU MINISTRE HAMED BAKAYOKO

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Le Front Populaire Ivoirien condamne avec la dernière énergie les attaques meurtrières qui ont eu pour cibles des camps militaires.

Le Front Populaire Ivoirien réitère son attachement à la transition pacifique à la démocratie et ne peut que regretter l'effusion de sang consécutive aux attaques susmentionnées.

Le Front Populaire Ivoirien préconise l'ouverture d'enquêtes impartiales permettant de situer les responsabilités quant à ces attaques.

Le Front Populaire Ivoirien s'insurge devant les accusations infondées formulées par le Ministre de l'intérieur, Hamed Bakayoko qui a imputé, sur les ondes d'une radio (RFI, Ndlr), ces attaques meurtrières au FPI et à de prétendus "miliciens pro-Gbagbo" (venus du Ghana, Ndlr).

C'est le lieu de rappeler au pouvoir d'Abidjan, que son partenaire au sein du RHDP à savoir le PDCI d'Henri Konan Bédié a annoncé ces dernières semaines dans sa presse (le Nouveau Réveil) qu'une attaque se préparerait et viserait la ville d'Abengourou. Par ailleurs, toujours ces dernières semaines, le député PDCI Konan Kouadio Bertin alias KKB, s'est montré extrêmement virulent à l'égard des tenants du pouvoir. Le Front Populaire Ivoirien invite en conséquence le Ministre de l'intérieur à bien regarder dans son entourage politique proche à qui pourrait profiter de telles attaques.

Par ailleurs, le Front Populaire Ivoirien attire l'attention du ministre sur le suivi d'heure en heure de ces attaques et les commentaires quasi-instantanés du Président de l'Assemblée Nationale qui s'en sont suivis.

Le Front Populaire Ivoirien réaffirme son attachement à la légalité constitutionnelle et aux méthodes démocratiques dans l'exercice de la fonction politique. Il ne se reconnait absolument pas dans les allégations fallacieuses d'Hamed Bakayoko qui se grandirait à laisser les services d'enquête faire leurs investigations avant de tirer quelque conclusion expéditive.


Source: ACC-COTE D'IVOIRE

mercredi, 20 juin 2012

AMADOU SOUMAHORO PLANIFIE UN GENOCIDE


Il n’est vraiment pas facile d’être un gardien du temple. Lorsqu’on s’octroie illégalement cette qualité, il nous faut  allier sens de la responsabilité et art oratoire. L’art oratoire ne consiste pas à débiter sur la place publique des mots, c’est savoir parler et bien parler. Savoir utiliser les mots tout en mesurant leur portée. Le linguiste Koné Dramane (Pardonnez pour le nom Dramane !) parlerait de «  Dire Bien ». Sous les tropiques, notre gardien du temple attitré ne sait rien de cela, il parle parce que l’envie se précipite à ses lèvres. Il parle parce qu’il a un trône précaire à protéger contre les envahisseurs. 

Après qu’il ait échoué au sommet de son parti, cet intérimaire de Secrétaire Général pense qu’il assurera mieux ses charges en ne puisant que des mots guerriers dans son petit vocabulaire. Il oublie que lui et son parti sont au pouvoir et qu’il a plus de responsabilité que n’importe quel citoyen lambda. Cela est d’autant vrai qu’il est le conseiller politique de son chef. Sans doute que ses performances extraordinaires ont dû aider ce dernier à lui faire confiance. Amadou Soumahoro, dit Amadou cimetière vient une fois encore de mettre entre parenthèses le sens de la responsabilité.

Intervenant suite à la télé réalité accusant le FPI et les pro-Gbagbo d’être des déstabilisateurs, ce monsieur a affirmé : « l’ouest sera nettoyé et désinfecté.» Alors, qui sont ces insectes et ordures de l’Ouest qui seront anéantis ? A l’évidence ce sont les pro-Gbagbo, ces hommes à abattre parce qu’ils dérangeraient le pouvoir d’Abidjan. Précisons déjà que ce même « Amadou cimetière » avait avoué que tous ceux qui s’opposent à Ouattara vont au cimetière. Il est donc dans sa logique lorsqu’il décide de « désinfecter l’Ouest. » Mais, ne restons pas au niveau de la périphérie de cette phrase, pénétrons-là pour en sortir le sens. Cette phrase annonce une politique d’épuration mise en œuvre par le parti du sieur «  cimetière ».

Tentons un rapprochement avec le cas Rwandais. En effet, le génocide Rwandais, mis en avant un mot : « les cafards ». « Les cafards » était le mot utilisé pour désigner les Tutsis, opposants au régime de Kigali. Lorsque l’occasion se présente, précisément après le crash de l’avion qui transportait le Président Habyarimana, le plan d’extermination des « cafards » Tutsis fit mis en œuvre. Les Hutus décidèrent de « désinfecter » le Rwanda de tous ces « cafards, ces insectes.» Ce pays connu donc en près de 90 jours plus d’un million de morts. Le terme « cafard » est un terme péjoratif qui invitait tous les Hutus à considérer les Tutsis comme des insectes qui ne méritent rien d’autre qu’un coup d’insecticide, un nettoyage, un acte de salubrité publique. Si en Cote d’Ivoire, « Amadou cimetière » n’a pas osé utiliser le même terme qu’au Rwanda, il n’en demeure pas moins que l’esprit demeure le même. Quand il parle de « nettoyer » et « désinfecter », il parle de balayer les ordures et tuer les insectes. Appliquer à l’espèce humaine comment cela se manifeste-il ? Tuer ceux qui sont présentés par le pouvoir, à la télévision, sur leurs journaux, lors de leurs déclarations, comme les ennemis. Et ceux là, Soumahoro les appelle FPI et pro-Gbagbo. C’est ce que prévoit certainement leur plan que le volubile « cimetière » vient de dévoiler.

Déjà, les enlèvements, les tortures, les tueries ont commencé. Un échantillon de liste a été fourni à la télévision. Nous dirons que ce ne sont que des préliminaires. Le grand « nettoyage » et la « désinfection » sont au laboratoire. Bientôt l’"ordure" pro-Gbagbo et les "insectes" pro-Gbagbo n’existeront plus.

Précisons que ce plan d’extermination ne date pas d’aujourd’hui. L’on se souvient qu’au soir de la rébellion armée, tous ce qui ne sonnait pas RDR et nordiste avait été purement et simplement chassé du nord. Ceux qui n’ont pas eu de chance ont été tués froidement. Après le renversement du Président Laurent Gbagbo, les Abbey, Akyé, Dida, Guéré, Bété, Gouro en un mot, les opposants au candidat du Rhdp ont subi la furia des hommes de Ouattara. On sait quel sort a connu le grand ouest soupçonné d’être pro-Gbagbo. En Août 2009, ce parti excessivement violent avait qualifié les Bétés de paresseux. N’avaient-ils pas commis l’outrecuidance d’écrire dans leur quotidien « le Patriote » « Gbagbo au pays des paresseux » ? Bédié lui, avait estimé qu’on ne devenait pas chef parce qu’on était grand danseur ou le plus beau garçon (Bagnon) ou encore un guerrier. Selon lui, on nait chef. Cette stigmatisation d’un peuple a pour objectif de faire croire aux tenants du pouvoir et à leurs suiveurs qu’ils sont les seuls habilités à gérer ce pays. Du coup, tous les parvenus, opposants qui dénonceraient leur pouvoir seraient regardés comme des ennemis à abattre. Lors de la crise post électorale certains militants du RDR désignaient les FDS de « porcs ». Ainsi, lorsque des éléments FDS étaient tués, ces militants tout excités se passaient le message : « on a tué porc ». L’on est donc passé de porcs à insectes. Donc bientôt tous ces insectes qui infestent le pays seront exterminés.

Amadou a donné le signal, il en portera la responsabilité devant l’histoire, lui qui, au lieu de domestiquer son langage, préfère faire sonner sa fibre tribale. Mais lorsqu’il aura fini de « désinfecter » ce pays que lui et ses amis ont infesté de dozos et autres mercenaires burkinabés, aura-t-il le courage de désinfecter ses élucubrations ? L’avenir nous situera.

 

Alain Bouikalo 

bouikhalaud10@gmail.com


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Le cirque d'Amadou Soumahoro


Le secrétaire général par intérim du Rdr, Amadou Soumahoro a organisé une conférence de presse avant-hier, au siège de son parti à Cocody, pour répliquer à celle du FPI qui avait gravement critiqué le régime d’Alassane Ouattara. Dans la forme, c’est une grande première. Que celui qui vociférait, il y a peu, que celui qui attaque Ouattara finit au cimetière, oublie les ossuaires pour troquer sa cape de faucheuse avec une toge de conférencier, voila le signe que le « le changement, c’est maintenant » Alassane Ouattara a été sérieusement attaqué et au lieu de prendre ses dispositions pour envoyer les agresseurs au cimetière, le voila muer en conférencier pour amuser la galerie. Parce que dans le fond, Amadou Soumahoro a été plus que ridicule au cours de cette conférence de presse.

Mis à part le fait qu’il ait botté en touche par rapport à tout ce qui a été reproché à Alassane Ouattara par le FPI, même sur les pistes de débat qu’il ouvre, Amadou Soumahoro a montré qu’il n’est pas à la hauteur. On a quelque fois honte que notre classe politique puisse compter des personnes comme lui. Quelques repères pour vous faire comprendre mon désarroi. Amadou Soumahoro a annoncé que son parti convoiera toutes les victimes de la crise postélectorale à la Cour pénale internationale (CPI), le 13 août 2012, date de l'audience de confirmation des charges contre Laurent Gbagbo. Il a oublié que son parti et lui se sont saisis de celui-ci pour le déporter à la Haye parce qu’il a, selon eux, tué 3000 personnes. Hors mis le fait qu’il ignore que ce n’est pas lui, encore moins le jour de cette audience qu’il faut présenter les victimes, on se demande bien comment ils feront au RDR ? Vont-ils exhumer tous les corps et transporter les ossements devant la CPI ? Que celui qui y comprend quelque chose m’écrive à josephmarat@yahoo.fr.

Je suis malheureux de ne pas pouvoir comprendre ceux qui gouvernent actuellement mon pays. Et, il ne s’arrête pas là, au cours de cette conférence ! Tenez : « J'ai vu quelques preuves contre l'ancien président, c'est vraiment du costaud. Il y a des films, des diapositives, des images et des vidéos dans lesquelles Gbagbo demandait à l'Armée de prendre ses responsabilités » Il ne dit pas milice, mais bien l’armée. Qu’est qu’il y a de plus normal qu’un chef d’Etat demande à son armée de prendre ses responsabilités, c’est-à-dire de faire ce pourquoi elle est constituée en ripostant vigoureusement contre les hordes d’assaillants ou les commandos dits invisibles qui mettent en mal la sureté de l’Etat ? Il y a d’autres petites « kandianeries » que je vous épargne pour vous donner une image. Celle d’un animal féroce dans un cirque. Généralement, il n’a plus de dent pour faire mal. La conférence de presse d’Amadou Soumahoro était donc un cirque ou il est venu amuser la galerie au lieu de répondre aux véritables attaques contre Ouattara.



Joseph Marat


Source: Le blog de Joseph Marat

lundi, 14 mai 2012

LIBERTES CITOYENNES ET DEMOCRATIE EN COTE D'IVOIRE: IL Y A PROBLEME!

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Table Ronde du Front Populaire Ivoirien (FPI) - Thème : "Libertés citoyennes et Démocratie"

Exposé liminaire de SERY Gbouagnon, Secrétaire National aux libertés et à la Justice

"L'état actuel des libertés citoyennes et de la Démocratie en Côte d'Ivoire"

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La Constituante française de 1946 a consacré le principe de la dévolution du pouvoir par le multipartisme et l’expression plurielle des libertés dans les colonies françaises en Afrique. Cette constituante garantissait l’alternance dans l’exercice du pouvoir, et induisait l’expression de libertés des minorités, les débats d’idées, la liberté d’association. Sur cette base des partis politiques se sont constitués selon les courants d’idée existant en métropole, les syndicats et les mouvements associatifs ont vu le jour.

Le débat s’est vite instauré entre les partisans de la collaboration avec les colons et ceux qui en son temps avaient opté pour la lutte pour la conquête des libertés des indigènes ou autochtones. L’opposition représentée par le PDCI-RDA a gagné les élections en 1959.

Du fait de sa position dominante le PDCI-RDA a imposé, en violation de l’article 7 de la constitution et au motif de la préservation de l’unité nationale dans un Etat en gestation, la mise entre parenthèse du Multipartisme, et par conséquent de l’alternance démocratique du pouvoir. A cet effet, il a fait fondre en son sein tous les partis et groupements sociaux, mettant ainsi en place un parti unique en laissant la constitution en l’Etat.

Dès lors les droits et libertés étaient de fait confisqués.

 I – La confiscation de droits et libertés de 1959 à 2000

La Constitution de la première République de Côte d’Ivoire de 1960 révisée en 1963, 1975, 1980, 1985, 1994, et 1998, comme vient de le rappeler fort opportunément madame Amon Agoh Marthe, proclame son attachement au système démocratique.

En effet, comme l’a analysé Mme Amon l’article 2 de cette constitution dispose : «La République de Côte d’Ivoire est… démocratique et sociale. Son principe est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple ». Les textes qui suivent (articles 3 et 4) énoncent que : « La souveraineté appartient au peuple » « le peuple exerce sa souveraineté par ses représentants et par la voie du référendum. Le suffrage est universel, égal et secret ».

Il s’agit donc d’une démocratie représentative mais qui se veut aussi directe par moment ; on la qualifie généralement de semi-directe.

Lorsqu’on parcourt toutes les dispositions de cette Constitution, l’on note également la séparation des pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire. Mais la démocratie ne se contente pas de l’existence d’institutions démocratiques. Elle s’accompagne nécessairement de droits et libertés pour  les citoyens afin d’assurer l’exercice effectif du pouvoir.

A ce niveau, la Constitution de 1960 est très avare. Elle se contente de formules générales et vagues telles que : « Le peuple de Côte d’Ivoire proclame son attachement aux droits de l’Homme, tels qu’ils ont été définis par la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen de 1789, par la Déclaration Universelle de 1948, et tels qu’ils sont garantis par la présente Constitution ».

Or, dans ladite Constitution, il y a seulement un article (art. 6) qui énonce que « La République assure à tous l’égalité devant la loi, sans distinction d’origine… » On peut ajouter l’article 7 qui permet de former librement des partis et groupements politiques ainsi que d’exercer des activités politiques.

Enfin, l’article 61 (révisé en 1988) énonce que: « Nul ne peut être arbitrairement détenu. Tout prévenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité ait été établie à la suite d’une procédure lui offrant les garanties indispensables à sa défense… ».

J’ai cité largement a dessein ces repères sur les droits et libertés inscrits dans la constitution de 1960 pour l’exercice de la démocratie et que Mme Amon a mis en exergue, pour montrer par quelques faits révélateurs que les Présidents qui se sont succédé tout au long de la première République, de Félix Houphouët Boigny à Henry Konan Bédié en passant par Robert GUEÏ, ont tous fonctionné de 1960 à 2000 aux antipodes des principes démocratiques énoncés dans la Constitution.

D’abord l’application de l’article 7 de la Constitution qui permet de former librement des partis et groupements politiques ainsi que d’exercer des activités politiques, n’a jamais été effective pendant 30 ans, de 1960 à 1990 sous le règne de Félix Houphouët Boigny.

De ce fait tous les droits et libertés qui lui sont subséquentes ont été confisqués par le parti unique, et les citoyens qui ont tenté de les exercer, ont été réprimés au moyen de complots fictifs destinés à faire de l’épuration idéologique : 1959 complot du chat noir, 1963, 1964, 1965, 1971, 1972, arrestations et détention arbitraires de citoyens, d’élèves, étudiants, et de militaires pour museler la liberté d’expression, et/ou assassinat, le cas du Guébié avec Gnagbé Kragbé qui a voulu fonder un parti autre que le PDCI RDA. Le spectre de la terreur a été étendu à toutes les franges de la société pour assurer le musellement. Le pouvoir ne voulait pas voir se fissurer le mur de la confiscation.

Tous les dirigeants qu’ils soient de l’exécutif, du pouvoir législatif ou judiciaire sont cooptés au sein du Parti qui est l’unique centre de décision. Ainsi, l’Assemblée Nationale a été mise en place avec des "missionnaires" du parti choisis sur une liste et nommés par le Président Houphouët. Ils avaient pour mission de légiférer selon la volonté du souverain leur commanditaire au nom d’un peuple qui n’est pas celui qui lui a donné mandat. La situation pour le peuple n’a guère changé par la suite, même s’il s’est avéré plus élégant d’organiser des élections qui ressemblaient plus à une cérémonie de cooptation au sein du parti, avec la complicité bienveillante du peuple à qui il était enjoint d’entériner le choix du Président et du Parti. L’exemple de la mise en place de l’Assemblée Nationale a essaimé dans tous les secteurs de la vie sociale. Ainsi chaque fois qu’il était nécessaire de voir s’exprimer dans la forme le désir d’association, pour représenter un groupe on puisait à la même source du parti.

Les syndicats qui portaient les revendications des travailleurs, des producteurs ont tous été fondus au sein de l’UGTCI, centrale syndicale qui avait pour mission de collaborer avec l’exécutif. Il avait surtout pour rôle  de faire célébrer par les travailleurs leur propre bâillonnement pour voir le Secrétaire Général être élevé au rang de dignitaire du Parti.

Les étudiants à la suite de quelques turbulences dues au fait qu’ils font partie de la frange éclairée de la population, ont dû être violemment ramenés à l’ordre par arrestation arbitraire et l’encasernement de URSEECCI, la fermeture des universités Ivoirienne la suppression des brosses aux dirigeants et militant d’UEECI après la création de MEECI. Ils ont été contraints au même mode de fonctionnement dans le cadre du MEECI, section du PDCI.

En clair, tout groupement ou toute association pour avoir droit de cité, doit procéder du PDCI. Les femmes ont vu leurs énergies canaliser dans l’AFI.

En d’autres termes, toutes les organisations étaient caporalisées et étaient où des sections du PDCI ou des porte-voix de celui-ci.

Même avec la proclamation du retour au multipartisme en 1990 et l’avènement de Henry Konan Bédié au pouvoir, les citoyens s’apercevront très vite que le multipartisme ne signifiait aucunement instauration de la démocratie. Les réflexes du parti unique vont refaire surface et perdurer comme en témoigne, le complot contre les démocrates et la démocratie le 18 février 1992, et l’organisation solitaire, arbitraire et dictatoriale des élections présidentielles et législatives de 1995 par Henry Konan Bédié avec l’appui d’un ministre de l’intérieur entièrement à sa solde après son refus de mettre en place une commission électorale indépendante.

 II – L’avènement au Pouvoir du FPI 2000 - 2011

La constitution de 2000 adoptée par référendum consacre les libertés fondamentales, l’équilibre et la séparation des pouvoirs. Elle garantit l’expression desdites libertés par voie législative et réglementaire.

En application de la constitution, il a été fait droit à la mise en place des conditions équitables d’organisation des élections. Contrairement au passé, il a été créé une commission électorale indépendante, admis l’utilisation du bulletin unique, des urnes semi transparentes dans le processus d’organisation des élections.

L’issue des élections a donné naissance à la 2ème République avec le Président Laurent GBAGBO qui a entrepris des efforts de protection de l’exercice des libertés dont notamment :

L’adoption de la loi instituant la dépénalisation des délits de presse est une avancée incontestable. En effet, le fait que les animateurs de la presse aient été soustraits aux peines privatives de liberté a favorisé l’expansion de la presse privée.

Cette loi administre la preuve de la liberté d’expression, d’opinion d’une part et permet de rendre compte des activités des groupements et partis politiques, des syndicats et groupements sociaux sans ostracisme.

Les marches et les meetings ne sont plus interdits ni réprimés. Les syndicats usent des moyens légaux à leur disposition pour défendre les intérêts  des travailleurs y compris la grève sans que le ciel ne leur tombe sur la tête.

Mieux, les journaux, les journalistes et les citoyens critiquent l’action du gouvernement sans modération. Lé délit d’offense au chef de l’Etat n’existe plus et on assiste aux attaques des plus insensées du Chef de l’Etat, sans que les auteurs de ces manquements ne soient inquiétés. L’expression de la liberté garantie par la constitution est effective du fait de la retenue du Chef de l’Etat et de son gouvernement. Ils ont refusé de se renier et ont plutôt mis une pointe d’honneur à assumer avec grandeur un pouvoir souverain adossé à la constitution ivoirienne porteuse des droits, des libertés, des devoirs d’égalité des citoyens dans un Etat laïc. La liberté philosophique, la liberté de penser, de pratique religieuse, d’opinion est une réalité reconnue à tous  et à chacun.

Mais l’avènement de la 2ème République a été freiné dans la mise en place de sa structuration, de ses institutions par les "vents contraires" qu’il a fallu assumer.

En fait, il est à remarquer que la constitution de 2000, a permis la mise en place d’un état moderne aux antipodes du pouvoir de l’état dirigiste du passé. Les ivoiriens sortis de l’encasernement, n’ont pas boudé leur plaisir d’être libres et l’ont exprimé diversement et cela n’a pas été heureux. La liberté de certains les a conduits à réclamer l’encasernement, la mise sous tutelle et le refus de l’intérêt commun. Cela a abouti à la partition du pays par une rébellion encouragée de l’extérieur.

La conséquence immédiate a été de contrarier les libertés collectives et les libertés individuelles d’aller et de venir sur l’ensemble du territoire.

Malgré toutes ces intrusions, le Président Gbagbo s’est accroché à la souveraineté, à la constitution pour résister, pour tenter de ramener la Côte d’Ivoire dans la sphère d’un état démocratique et espérer  consolider la démocratie par la persuasion et le dialogue.

Mais les pressions de l’extérieur ont fini par dévoyer les valeurs qui contrariaient les intérêts des maîtres du monde.

Ils ont refusé de reconnaitre exclusivement aux citoyens Ivoiriens la gestion de leurs biens communs. La résistance par la légalité a contrarie les assauts des légions étrangères pendant un long moment, mais la Côte d’Ivoire a fini par être mise sous occupation militaire active. L’ordre public a été régulé par les forces étrangères françaises et Onusiennes, en vue de procéder a :

  • L’enrôlement  des populations pour créer un corps électoral nouveau en introduisant sur les listes électorales des personnes qui ne répondaient pas aux critères de nationalité.
  • Des modifications au code de nationalité et au code électoral. Mieux, lorsque la résistance légale allait à l’encontre de la volonté des occupant et de leurs affidés, la communauté internationale prenait des résolutions destinées à amener la Côte d’Ivoire à l’échafaud.

Les organes nationaux ayant en charge le processus électoral et le jugement des élections ont déclaré le Président Laurent GBAGBO vainqueur des élections dans le strict respect de toutes les prescriptions constitutionnelles. Il la été investi par le conseil constitutionnel et a prêté surement. En contravention des procédures et des lois, son adversaire s’adossant à des résultats qui auraient dû être considérés comme provisoires en tout Etat de cause, s’est proclamé vainqueur avec l’appui de la communauté internationale incarnée par la France, les USA. La CEDEAO à embouché la même trompette et l’UA a endossé la position de la CEDEAO. A partir de ce moment le Président de l’extérieur a appelé à la guerre, au meurtre pour qu’il accède au palais.

Le coup d’Etat orchestré par l’armée française le 11 avril 2011 et qui a entrainé la chute du régime de la refondation dirigé par le Président Laurent Gbagbo, consacrait dans le même temps la mise sous boisseau et donc la confiscation à nouveau des droits et libertés des citoyens dans notre pays.

III – L’état actuel des libertés et la démocratie en Côte d’Ivoire du 11 Avril à ce jour

 Est-il possible de parler de démocratie lorsque les règles de gestion de la cité transcendent le cadre de la cité ? Lorsque les forces étrangères régulent l’ordre public et mettent sous coupe réglée la liberté d’expression, d’aller et de venir. Est-ce possible de parler de démocratie lorsqu’on est départi du pouvoir d’assurer sa propre sécurité ? Cela n’est pas évident. La Côte d’Ivoire, à son indépendance a confié sa sécurité à la France. Cela a façonné le type de régime qu’il a connu avec la confiscation des libertés jusqu’en 1990.

Lorsque dans une situation de détresse, les armées étrangères s’imposent à vous comme solution pour faire cesser la belligérance. Elles vous imposent aussi ses solutions de gouvernances. Alors, votre liberté est hypothéquée et vous ne pouvez aspirer à une vie souveraine.

Enfin, lorsque l’extérieur dicte les conditions d’organisation du choix de vos dirigeants, il ne faut pas s’étonner qu’elles exercent des pressions pour diriger le choix. C’est ce qui nous est arrivé en novembre 2010. Une fois de plus, le peuple a été exclu du choix de ses dirigeants, tout a été mis en œuvre pour que ceux qui se sont investis pour organiser les élections arrivent à leur fin.

Pour ma part, il n’y a pas d’élection démocratique possible avec l’arme sous la tempe de celui qui met le bulletin dans l’urne. Les artifices démocratiques dans un espace non pacifié n’ont pour but que de justifier la fin.

Aujourd’hui, à l’examen des actes du pouvoir qui piétinent constamment la constitution et les sorties médiatiques qui montrent les tenants du pouvoir qui entonnent le refrain selon lequel, nous vivons dans une aire de démocratie est assez éloquent. En effet, la démocratie a pour objet de crédibiliser le pouvoir. Or les nouvelles autorités sont aujourd’hui très loin d’être crédibles.

Doté d’un pouvoir exécutif issu d’un coup d’Etat et par conséquent anticonstitutionnel, illégitime et illégal, le président Alassane Ouattara a cru devoir combler ce triple déficit en organisant dans la précipitation des élections législatives pour doter la Côte d’Ivoire d’un parlement. Mais il s’est davantage enfoncé dans le déficit et donc tombé de charybde en scilla, parce que cette assemblée de laquelle a été quasiment exclu le Front Populaire Ivoirien premier parti politique du pays est aussi frappé de plusieurs tares congénitales. D’abord, elle a été mise en place par seulement 15% de l’électorat ivoirien qui sont très loin d’être la majorité du peuple ivoirien, qu’elle ne peut donc représenter.

A ce manque de représentativité s’ajoute son double caractère monocolore et ethnique. Monocolore parce qu’elle ne renferme que des députés issus d’un seul mouvement politique le RHDP de tendance libérale donc de droite, et est sans parti d’opposition. Ethnique parce qu’elle est très majoritairement composée (+60%) de députés issus d’un seul groupe ethnique Malinké/Dioula, dans un pays qui en compte une soixantaine, et ne peut donc légiférer en tenant compte de toutes les particularités et sensibilités culturelles de notre pays. Quatrième tare enfin et non des moindres, il s’agit d’une Assemblée taillée sur mesure pour servir les seuls intérêts du RDR le parti du président Ouattara parce que les élections se sont déroulées sur la base d’un découpage électoral, très favorable à cette formation politique. L’Assemblée mise en place n’est donc pas Nationale. Quel crédit peut-on alors accorder à des lois issues d’un tel parlement ? Au total donc un pouvoir exécutif et un pouvoir législatif en panne de légitimité. Aujourd’hui en Côte d’Ivoire, tout le monde est à la merci d’un régime excessivement répressif et diffus.

En effet comme, les FRCI n’obéissent pas à un commandement unifié, les centres de décision sont nombreux avec comme conséquence une répression tout azimut. Elles sèment la mort partout et la vie humaine n’a plus aucun prix. Il y a aussi la désastreuse question de Dozos. Leur irruption dans la vie et le jeu politique ivoirien constitue une entorse grave aux lois de la République et une atteinte à la cohésion nationale. En dépit de ce constat, le pouvoir actuel en a fait un bras séculier ethnocentrique qui intimide et traumatisent les autres peuples du pays. En effet, pour les besoins de l’option militaire dans la résolution de la crise postélectorale, ces chasseurs traditionnels, dont des légions entières importées de la sous-région, ont été essaimés sur toute l’étendue du territoire. Auteurs de sévices corporels au quotidien sur les populations, d’extorsions diverses de biens, d’expropriations avec violence se soldant parfois par des pertes en vies humaines, les Dozos sont une véritable gangrène sociale jouant sans merci leur partition dans le schéma d’insécurité orchestrée et la politique de terreur planifiée. Une telle situation ne peut continuer de prospérer plus longtemps sans faire courir à la Côte d’Ivoire le risque potentiel d’une guerre civile.

Les institutions chargées d’assurer la sécurité des hommes et des biens sont  déstructurées.

La Police et la Gendarmerie ont été désarmées et soumises aux FRCI. Dans un Etat moderne, dans une République, l’administration de la sécurité publique incombe aux forces institutionnelles et républicaines ayant et la formation et les moyens de la mission. Les policiers et gendarmes sont en l’occurrence ces forces institutionnelles. Désarmés pour la plupart après le 11 avril 2011 et subissant au quotidien des situations d’humiliation de la part des FRCI bien équipés, eux, les professionnels de la sécurité des personnes et des biens et de l’ordre public sont devenus aujourd’hui des corps handicapés victimes eux-mêmes de l’insécurité orchestrée. Leurs camps et leurs casernes furent occupés par les rebelles et leurs supplétifs, leurs outils de travail détruits. Ces camps et ces casernes furent bombardés par les forces françaises et onusiennes. C’est une situation intolérable et inadmissible, contraire à un Etat de droit et à l’exercice de la démocratie.

Par ailleurs le titre premier de la Constitution de 2000, relatif aux libertés et droits des citoyens stipule en son article 5 que le domicile est inviolable et en son article 6 que la famille constitue la cellule de base de la société. L’Etat assure sa protection. Or depuis le 11 avril, des hommes et des femmes, des familles entières qui ont la grâce d’avoir la vie sauve, vivent ainsi des drames intérieurs d’exilés ayant perdu le fruit de tout une vie de dur labeur, leurs domiciles et biens confisqués. Paupérisation, précarité, vulnérabilité et humiliation sont leurs compagnes au quotidien. Là non plus, la situation ne peut et ne doit prospérer plus longtemps : elle est proprement incompatible avec la revendication assénée d’un Etat de droit que serait devenue la Côte d’Ivoire depuis le 11 avril.

Corolaire de ce qui suit, la paix et la sécurité des personnes et des biens ne peuvent être possibles que si le citoyen se sent protéger et en sécurité dans son intégrité physique, mais aussi dans la protection de ses acquis, fruits de plusieurs années de sacrifice et de labeur.  L’Etat a l’obligation régalienne de garantir de façon effective et exécutoire la paix et la sécurité des citoyens en vertu des dispositions légales, juridiques et administratives qui fondent son autorité en la matière.

L’on fera également observer aussi que le nouveau régime établi n’accorde aucun respect à la liberté d’association, de manifestation et d’expression.

En effet, il est important de relever que l’énoncé de pétition du caractère démocratique d’un état ne s’affranchit de la démagogie que dans le fonctionnement effectif de tous les leviers de la démocratie. La liberté d’association, de manifestation et d’expression en fait partie qui plus est, la liberté du citoyen est consacrée par la constitution, notamment en ses articles 9, 10, 12. Or, les agressions exercées sur les militants du FPI lors des meetings organisés par  le parti (Port-Bouët, Bonoua, Koumassi, Yopougon, etc.) d’une part, les sanctions lourdes, répétées et ciblées du CNP contre les journaux proches du FPI d’autre part, témoignent que ce levier démocratique est en peine dans notre pays.

La justice et ses animateurs ont perdu tous les repères de l’application du droit qui faisaient leur grandeur et leur honneur. Les juges agissent sur injonction.

Cette justice ainsi instrumentalisée a endossée les décisions des plus ignobles.

A la demande du pouvoir Laurent GBAGBO qui croupissait déjà sans Chef d’accusation dans les geôles du Nord a été transféré à la Haye à l’issue d’une parodie de justice. Les Magistrats Ivoiriens au risque d’être déjugés ont rendu un arrêt qui ne résiste pas dans la forme et dans le fonds à la critique pour le bonheur du souverain. Son épouse Simone GBAGBO au mépris de son statut d’Elu de la Nation et des Hautes Personnalités de l’Etat dont le Premier Ministre Aké N’GBO des Elus, le Premier Ministre AFFI N’Guessan et des Ministres croupissent dans les prisons du Nord. Cela en violation de l’article 22 de la Constitution de 2000 qui analyse que "nul ne peut être détenu arbitrairement".

En tout Etat de cause les personnes sont arrêtées et incarcérées sans chefs d’accusation. Celles qui sont considérées comme proches où ayant servi le régime de Laurent GBAGBO sont privées, lors qu’elles ne sont pas encore rattrapées pour être emprisonnées, des droits d’exister, de faire vivre leur famille avec les mesures iniques et extrajudiciaires de gel des comptes Bancaires.

Devant les tueries à grande échelle et la chasse à l’homme organisée par les armées coalisées franco-onusiennes et ouest-africaines contre les patriotes ivoiriens, le reflexes de survie a guidé certains de ces patriotes à quitter précipitamment le pays, à la recherche d’une terre d’asile. Ainsi beaucoup de nos compatriotes sont partis se refugier, pour certains d’entre eux plus près du pays, pour d’autres dans des pays frères plus lointains.

Cela contrairement aux dispositions de la Constitution qui stipule en son article 12 : "Qu’aucun Ivoirien ne doit être contraint ou forcé à l’exil …"

Enfin alors que l’article 34 de la Constitution indique clairement que « le Président de la République incarne l’unité nationale », Alassane Ouattara s’est engagée dans une politique ségrégationniste dite de rattrapage.

Néologisme ethniciste et réactionnaire qui vient consacrer la nature anti-nationale, sectaire et finalement dangereux de ce régime qui ne connait pas l’histoire, la sociologie et les ressorts politiques de ce pays, ‘’la politique du rattrapage ethnique’’ annoncée et pratiquée par Alassane Ouattara est une aberration qui se définit comme une politique en faveur d’une discrimination hyper-positive en faveur des ressortissants du nord. Ce rattrapage ethnique est aussi entendu, me semble-t-il, au sens d’un rééquilibrage des efforts d’investissements de l’Etat et des réalisations de programmes de développement au bénéfice des seuls peuples du Nord. La suppression du vaste programme de communalisation, sans raison valable, participe de cette politique dangereuse qui va dans le sens de la théorisation d’un nouveau paradigme dans l’expression de la volonté de déplanification de l’Etat et du pays par ce régime.

Les organisations internationales qui ont jusqu’à lors soutenu le régime au motif de l’instauration de la démocratie en Côte d’Ivoire ont commencé à se gêner devant sa gouvernance, l’Etat de droit et la sécurité. Ainsi à l’examen des actes du pouvoir qui piétines constamment l’Etat de droit et la constitution est il permit de penser que nous vivons en démocratie ?

CONCLUSION

La réponse assurément est non car la démocratie ne s’accommode pas de répression, de violences, elle est plutôt génératrice d’un pouvoir qui ne contraint pas, qui emporte l’adhésion du peuple et se crédibilise par sa légitimité et la légitimité de toutes institutions qui l’incarnent. En tout et état de cause, un pouvoir qui inspire la peur qui distille la tristesse et la désolation ne peut être garant des valeurs nobles de démocratie de liberté, et encore moins d’expression de liberté. Un pouvoir qui refuse la discussion qui est près à montrer ses muscles avec une armée désarticulée ne peut être consubstantiel de l’égalité des hommes et des citoyens.

Le pouvoir qui s’acquiert par la violence ne peut exister avec quiétude, aussi est-il inquiet, soupçonneux et maladroit.

Comme le 18 février 1992, le 11 avril 2011 soumet à la même épreuve la démocratie et les démocrates Ivoiriens avec des moyens plus abjects. Mais la démocratie renaitra en Côte d’Ivoire comme le phénix de ses cendres pour la gloire de l’humanité.



SERY Gbouagnon, Secrétaire National aux libertés et à la Justice.

MAMADOU KOULIBALY AVOUE: «J'AI ETE LACHE PAR TOUS MES AMIS AVEC QUI J'AI CREE LIDER»

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Le Professeur Mamadou Koulibaly se retrouve quasiment seul dans son aventure de LIDER. Le président de Liberté et Démocratie pour la République a avoué, le mardi 1er mai, jour de la fête du travail, qu’il a perdu presque tous ses camarades du Front populaire ivoirien (FPI) ainsi que tous ses amis avec lesquels il a créé LIDER, le 11 juillet 2011.

«Depuis que j’ai été chassé du FPI, je n’ai plus reçu le moindre coup de fil ni de SMS de ceux avec qui j’ai partagé plus de 20 ans de militantisme politique. Pourtant on s’appelait camarades, or cela ne tenait à rien du tout», a révélé Mamadou Koulibaly à la clôture du séminaire organisé par son parti à l’hôtel Ivoire d’ Abidjan, pour faire le bilan de la première année de la gouvernance du président de la République Alassane Ouattara.

«J’ai été lâché par tous mes amis avec qui j’ai créé LIDER. Quand vous regardez dans la salle, vous ne verrez quasiment pas de visages connus avec qui j’ai créé LIDER. Tous ceux qui sont présents aujourd’hui sont pour la plupart des personnes qui sont venus nous rejoindre par la suite», a expliqué l’ancien président de l’Assemblée nationale.

Mamadou Koulibaly a estimé que la classe politique ivoirienne est remplie d’opportunistes. «Il y a beaucoup d’opportunisme dans la classe politique ivoirienne. Les choses ne se font pas avec foi et par conviction», a regretté le président de LIDER.


Anassé Anassé, in le quotidien ivoirien "L’Inter".


Source: EBURNIE NEWS

samedi, 24 septembre 2011

SCENARIO DU PIRE A ABIDJAN

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Le gouvernement mise sur des législatives fin décembre à Abidjan pour clore la série mortelle dans le pays. Rien n'est pourtant prêt : pas d'argent, pas de sécurité et pas le minimum pour la transparence du scrutin. Le Front populaire ivoirien, l'ex-parti au pouvoir, demande toujours la libération de Gbagbo comme le préalable à une réconciliation dans le pays. Il se plaint aussi du déséquilibre dans la commission électorale. Youssouf Bakayoko, lui, est toujours à la tête de la CEI... Bref, en Côte d'Ivoire, c'est le scénario du pire qui se met irrémédiablement en place.


A moins de quatre mois des législatives prévues officiellement pour la fin de l'année, les forces républicaines de Côte d'Ivoire ont à nouveau fait parler d'elles. A Ziriglo dans la sous-préfecture de Taï d'abord et à Tiébissou ensuite. Pour desserrer la pression autour de lui, le gouvernement maquille ces attaques en des actions de sicaires gagés par l'ancien régime pour le déstabiliser. Les massacres de Ziriglo que tous les témoignages sur place à Taï présentent pourtant comme le résumé mortel de la vengeance des FRCI du coin, ont fait l'objet d'une communication politique. Aussi bien le commandement des FRCI sur place que le gouvernement, ont ainsi accusé les miliciens pro-Gbagbo qui seraient venus du Libéria voisin pour commettre leur forfait avant de s'en aller par la piste dans cette zone extraordinairement militarisée où l'ONUCI a installé ses premières bases militaires.

Les hommes politiques, eux, l'ont compris depuis le début. Leur slogan semble celui-ci : qui veut gagner sans coup férir ménage les forces républicaines de Côte d'Ivoire. C'est ce que dénoncent d'ailleurs les populations de Saïoua qui reprochent à Alphonse Djédjé Mady, qui a des velléités de candidature à la présidence de l'Assemblée nationale, de vouloir profiter de la terreur instaurée par ces forces pour se faire élire député de la circonscription avant de viser la tête de l'hémicycle. Le parti démocratique de Côte d'Ivoire qui a fait l'impasse sur ses ambitions présidentielles pour ne pas gêner Alassane Dramane Ouattara rêve de contrôler l'Assemblée Nationale pour tenir en laisse le Chef de l'Etat.

Or le chef politique des FRCI lui-même Guillaume Soro a décidé de briguer ces législatives pour ne pas mettre entre parenthèses ses ambitions présidentielles. Son duel avec Ouattara dans le nord fait partie des inconnues de cette bataille des législatives qui s'annoncent palpitantes et particulièrement dangereuses. Car pour gagner, la coalition du rassemblement des houphouëtistes pour la recherche de la paix s'est emparée de tous les postes des commissaires centraux de la commission électorale indépendante (CEI) à l'exclusion de deux,   revenant au Front populaire ivoirien, le parti de Laurent Gbagbo toujours en résidence surveillée dans le nord, après avoir été arrêté par les soldats français. Le FPI demande un rééquilibrage des postes parce que ceux détenus par les Forces nouvelles ne se justifient plus dès lors qu'elles affirment avoir intégré l'armée régulière. Sous la présidence Gbagbo, l'opposition détenait la majorité à la CEI avec 16 postes de commissaires centraux. Elle dominait aussi les commissions régionales en raison d'une démultiplication autorisée par Marcoussis et dont le but évident était de faire contrôler le processus électoral par l'opposition.

Tétanisée par la terreur des premiers mois, rythmée par les pillages de domiciles, les vols et les tueries, la base du FPI ne veut plus se laisser conter. La jeunesse du parti lance à partir du 15 octobre prochain un meeting dit de libération. La direction de la JFPI multiplie d'ailleurs à cet égard, des réunions de mobilisation et la peur semble vaincue.

La méfiance voire la haine est perceptible alors que la réconciliation nationale a du mal à se mettre en place. La plupart des ivoiriens n'y voient qu'une foire aux empoignes qui ne fera pas bien mieux que le forum de réconciliation nationale pour lequel l'ancien président avait fait rentrer au pays tous les exilés de l'époque, à commencer par Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara. Piégé par ses premières déclarations, le président de la commission de réconciliation Charles Konan Banny a réussi à enrôler le footballeur Didier Drogba pour faire partie de la direction de la commission. A quelques mois d'une élection pour laquelle le RHDP se montre particulièrement fébrile, les efforts de réconciliation risquent de ne pas être suffisants. Et puis que faire du cas Gbagbo ? Le régime en place a jusque-là choisi de vouloir le conduire à la Cour pénale internationale (CPI), feignant d'ignorer son impact sur la vie des ivoiriens. L'armée ivoirienne continue de rester une des nombreuses inconnues de la vie publique nationale. En dépit de la défaite militaire de Laurent Gbagbo et de l'allégeance de la plupart des chefs de corps, les FANCI et les FRCI ne semblent pas tout à fait prêtes à vivre ensemble. Et même si les altercations ont sensiblement diminué depuis plusieurs semaines, la cohésion au sein des deux forces est encore problématique.  De plus, il faut craindre que les populations de l'ouest, excédées par les exactions des FRCI se révoltent pour croiser le fer avec les nouveaux seigneurs des lieux. Il faudrait, donc,  peut-être, négocier une paix des braves au sein de l'armée mais aussi dans tout le pays. A commencer par la libération des prisonniers politiques, y compris le Président Laurent Gbagbo avec qui le pouvoir doit négocier la paix, si tant est que c'est ce qu'il recherche.

 

Joseph Titi, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui » N° 70 du jeudi 22 septembre 2011.