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jeudi, 20 octobre 2016

NE PAS IMPOSER AUX AUTRES CE QUE L’ON REFUSE POUR SOI !

 


 

La constitution ivoirienne n’est pas une serpillière sur laquelle Ouattara et ses commanditaires occidentaux peuvent s’essuyer les pieds en bafouant la souveraineté du peuple et en lui imposant des présidents criminels véritables servants locaux de la prédation occidentale. 13 ans après Marcoussis qui visait déjà à imposer les rebelles au pouvoir avec à leur tête Ouattara, le projet de reforme de l’article 35 de la constitution ivoirienne[1] facilite les reformes constitutionnelles selon le bon vouloir du prince, institue  un vice-président qui remplacerait le président en cas de vacance du pouvoir, supprime la limite d’âge actuellement établie à 75 ans pour briguer un mandat présidentiel,… et on voudrait nous faire croire que ce serait pour raffermir l’unité du peuple, le réconcilier avec lui-même au nom d’une démocratie apaisée. De qui se moque-t-on ?

 
 
 
Pour parachever sa conquête du pouvoir par la force et dans le sang et surtout se maintenir –lui ou l’un de ses proches- à la tête de la Côte d’Ivoire, OUATTARA cherche par tous les moyens à modifier la Constitution. C’est ainsi qu’un projet de Constitution vient d’être adopté par l’Assemblée Nationale ivoirienne monochrome et sera soumis à l’approbation du peuple par voie référendaire le 30 octobre 2016. En supprimant la date limite d’âge des conditions d’éligibilité du Président de la République ivoirienne posée par l’actuel article 35[2], de même qu’en acceptant des candidats dont un des parents au moins pourra être étranger, en facilitant la modification constitutionnelle par un Parlement aux ordres, il est clair que l’objectif visé n’a rien à voir avec une quelconque exigence démocratique, mais bien de se tailler une Constitution sur mesure !

Jugé « ivoiritaire », l’actuel article 35 de la Constitution ivoirienne ne fait pourtant que reprendre ce que de nombreuses constitutions prévoient pour encadrer l’accès à la plus haute fonction d’un Etat.
 

 
 
Ainsi, à force d’entendre que cet article 35 de la Constitution ivoirienne – rappelons qu’elle a été adoptée par voix référendum à plus de 80% des voix en 2000, y compris avec celles du RDR le parti de OUATTARA qui avait appelé à voter pour ce texte- à force d’entendre répéter qu’il serait xénophobe, discriminant, « confligène », on en oublie de constater que les dispositions de cet article existent à l’identique dans de nombreux textes fondamentaux, à commencer par le BURKINA FASO voisin dont M. OUATTARA a été le national pendant de nombreuses années (notamment dans les années 80 lorsqu’il se prévalait de la nationalité de cet Etat pour officier en tant que représentant du FMI[3]).

En vertu des conditions d’éligibilité à la Présidence de la République posées par leurs Constitutions respectives, OUATTARA n’aurait jamais pu être candidat non seulement au BURKINA FASO voisin, le pays de son grand ami COMPAORE qui a trouvé refuge en CÔTE D’IVOIRE et a adopté la nationalité ivoirienne pour échapper aux poursuites judiciaires du pays des hommes intègres de Thomas SANKARA dont il reste le meurtrier présumé en sus du principal bénéficiaire. Au Burkina Faso donc,  OUATTARA n’aurait jamais pu devenir Président dans la mesure où l’article 38 de la Constitution burkinabé pose des conditions tout aussi draconiennes que la Constitution ivoirienne pour devenir Président de la République. Je ne sache pas qu’on ait poussé des cris d’orfraie en accusant le BURKINA FASO d’être un peuple xénophobe… Et pourtant le Président burkinabé doit être « de père et de mère Burkinabè de naissance et né de parents eux-mêmes Burkinabè » [4] pour pouvoir être candidat aux élections présidentielles.
 
  
 
 
Force est de constater que les standards démocratiques de l’Occident varient d’un pays à l’autre selon leurs intérêts du moment. L’article 38 de la Constitution burkinabé avait bien défrayé la chronique quand COMPAORE avait essayé de le modifier pour pouvoir briguer un« troisième » mandat (rappelons qu’il était au pouvoir depuis près de 30 ans à sa chute).
 
La même démonstration pourra se faire avec les ETATS-UNIS[5] qui imposent aux candidats d’être nés américains ce qui aurait exclu d’emblée tout candidat né hors des USA. Sans oublier les conditions très draconiennes de résidence permanente dans le pays dont on convoite la Présidence, soit 15 ans pour les ETATS-UNIS et autres conditions très spartiates qui auraient exclu OUATTARA notamment en vertu de l’exigence de non-participation à des mouvements rebelles contre l’Etat dont on brigue la magistrature suprême[6].
 
 
 
 
OUATTARA aurait-il pu passer entre les mailles du filet quand on se rappelle sa paternité dans la rébellion de 2002 ? Et ce n’est pas nous qui le disons mais bien un de ses fidèles lieutenants Koné ZAKARIA en 2005[7]. Au BURUNDI également, le candidat président doit être de nationalité burundaise de naissance[8].
 

 
 
 
Cette exigence de posséder la nationalité de naissance du pays dont on brigue la présidence se retrouve dans les Constitutions congolaise (Congo Brazzaville)[9], nigérienne[10], portugaise[11], brésilienne[12]. Au GABON[13] comme en CÔTE D’IVOIRE dans l’article 35 sous sa forme actuelle, ne peuvent être candidats à la Présidence que les citoyens gabonais de naissance n’ayant pas exercé de responsabilités politiques ou administratives dans un autre pays, ce qui de fait aurait exclu OUATTARA de la Présidence de ce pays au vu de ses états de service burkinabé.
 

 
 
A l’issue de ce rapide tour du monde des dispositions qui restreignent l’accès aux fonctions présidentielles, il semble difficile de continuer de reprocher aux Ivoiriens ce que la plupart des autres pays prévoient pour eux-mêmes à savoir des limites d’âge, des conditions de nationalité, de résidence,…
 

 
 
A noter ainsi que COMPAORE pourrait bientôt briguer un mandat présidentiel ivoirien si ce n’est qu’il ne remplit pas la condition d’être exclusivement de nationalité ivoirienne, sachant qu’il n’y a plus de limite d’âge dans le projet de constitution ivoirienne… Il suffit que COMPAORE soit déchu et/ou ait renoncé à sa nationalité burkinabé au profit de la nationalité ivoirienne pour remplir la condition d’être « exclusivement » Ivoirien. Le fait de ne pas jouir de la double nationalité est désormais suffisant dans le projet de constitution ivoirienne là où l’actuelle loi fondamentale interdit de se porter candidat à la Présidence celui qui s’est déjà prévalu d’une autre nationalité). A noter là encore que le projet de réforme de la Constitution fait la part belle au couple maudit OUATTARA/COMPAORE dès lors que l’ancienne restriction à la magistrature suprême qui stipulait que ne pouvait être candidat à la magistrature suprême celui qui s’était prévalu d’une autre nationalité a disparu. CQFD !

Ce système permanent d’inversion des victimes et des bourreaux, de maximisation de l’intérêt des nantis au détriment de l’intérêt général par guerres humanitaires, manipulations électorales, rébellions et asservissement aussi bien économique, politique ou encore culturel interposés peut se résumer sous cette formule lapidaire qui fait le buzz sur les réseaux sociaux en ce moment : « si on découvrait du pétrole sur la lune, on irait y installer la démocratie » !
 
 
 
 




[2] Voici l'article 35 de la Constitution ivoirienne du 23 juillet 2000 :
 « Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il n'est rééligible qu'une fois. Le candidat à l'élection présidentielle doit être âgé de quarante ans au moins et de soixante-quinze ans au plus. Il doit être Ivoirien d'origine, né de père et de mère eux-mêmes ivoiriens d'origine. Il doit n'avoir jamais renoncé à la nationalité ivoirienne. Il ne doit s'être jamais prévalu d'une autre nationalité. Il doit avoir résidé en Côte d'Ivoire de façon continue pendant cinq années précédant la date des élections et avoir totalisé dix ans de présence effective. L'obligation de résidence indiquée au présent Art. ne s'applique pas aux membres des représentations diplomatiques et consulaires, aux personnes désignées par l'État pour occuper un poste ou accomplir une mission à l'étranger, aux fonctionnaires internationaux et aux exilés politiques. Le candidat à la Présidence de la République doit présenter un état complet de bien-être physique et mental dûment constaté par un collège de trois médecins désignés par le Conseil constitutionnel sur une liste proposée par le Conseil de l'Ordre des Médecins. Ces trois médecins doivent prêter serment devant le Conseil constitutionnel. Il doit être de bonne moralité et d'une grande probité. Il doit déclarer son patrimoine et en justifier l'origine. »
 
[3] Dans cet article nous reprenons les travaux de l’excellentissime Charles ONANA qui dans son livre Coup d’Etat notamment produit les différents documents qui attestent de la nationalité burkinabé de OUATTARA et du faux certificat de nationalité établi par sa créature épiphanienne en 1999 sur la base d'un extrait d'acte de naissance falsifié avant l’exfiltration dudit petit juge Epiphane ZORO BI BALLO par la FIDH acquise à OUATTARA : http://contrepoids-infos. blogspot.fr/2014/10/le-petit- juge-epiphane-zoro-bi-la.html
 
[4] Article 38 de la Constitution burkinabé : « Tout candidat aux fonctions de Président du Faso doit être Burkinabè de naissance et né de parents eux-mêmes Burkinabè [...], être âgé de trente cinq  ans révolus à la date du dépôt de sa candidature et réunir les conditions requises par la loi. »
 
[5] Selon la Constitution américaine : « Nul ne pourra être éligible à la fonction présidentielle s'il n'est par la naissance citoyen des Etats-Unis ou s'il ne l'est au moment de l'adoption de cette Constitution. Personne ne pourra être éligible à cette fonction s'il n'a trente-cinq ans révolus et résidé quatorze ans aux Etats-Unis. »
 
[6] Il faut également que vous n'ayez jamais participé à une rébellion contre l'État pour être candidat aux élections présidentielles américaines.
 
[7] Extrait d’un discours de Koné ZAKARIA chef rebelle en Dioula (avec traduction en français) qui rappelle le rôle de OUATTARA dans la rébellion dont il n’est autre que le principal commanditaire et bénéficiaire direct :https://www.youtube.com/watch? v=dVeWog4WIKM
 
[8] Au Burundi, l'article 186 du code électoral dispose que le candidat aux fonctions du Président de la République doit :
« Avoir la qualité d'électeur dans les conditions précisées aux articles 4 et 10 du présent code ; Etre de nationalité Burundaise de naissance ; Etre âgé de 35 ans révolus au moment des élections [...] » ;
 
[9] Au Congo Brazzaville : « Nul ne peut être candidat aux fonctions de Président de la République s’il n’est de nationalité congolaise d’origine, ne jouit de ses droits civils et politiques, n’est de bonne moralité ; n’atteste d’une expérience professionnelle de huit (8) ans au moins ; n’est âgé de trente (30) ans révolus ; ne jouit d’un état de bien-être physique et mental dûment constaté par un collège de trois médecins assermentés désignés par la Cour constitutionnelle.»
 
[10] « Sont éligibles à la Présidence de la République, les Nigériens des deux (2) sexes, de nationalité d'origine, âgés de trente-cinq (35) ans au moins au jour du dépôt du dossier, jouissant de leurs droits civils et politiques. Nul n'est éligible à la Présidence de la République s'il ne jouit d'un bon état de santé physique et mental, ainsi que d'une bonne moralité attestée par les services compétents. »
 
[11]L'article 122 dispose que, pour être éligible à la fonction de président, une personne doit être citoyen portugais de naissance et âgé de plus de 35 ans.
 
[12] Selon la Constitution brésilienne, le président doit être né citoyen du Brésil, être âgé d'au moins 35 ans, résider au Brésil, jouir de ses droits électoraux et être membre d'un parti politique.
 
[13]Sont éligibles à la Présidence de la République tous les gabonais des deux sexes jouissant de leurs droits civils et politiques, âgés de quarante (40) ans au moins et résidant au Gabon depuis 12 mois au moins.
Tout gabonais bénéficiant d’une autre nationalité au titre de laquelle il a exercé des responsabilités politiques ou administratives dans un autre pays, ne peut se porter candidat.
Toute personne ayant acquis la nationalité gabonaise ne peut se présenter comme candidat à la Présidence de la République. Seule sa descendance ayant demeuré sans discontinuité au Gabon le peut, à partir de la quatrième génération.

samedi, 10 septembre 2016

LA GUERRE DE HOLLANDE AURA LIEU AU GABON

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Sarkozy a eu sa guerre. Hollande aura la sienne. Les intentions Françaises sont claires là-dessus. Ne pas y croire relève de la prudence analytique. Y croire reflète la prudence qui permet d’ériger des garde-fous.  L’une ou l’autre option sont le seul lot des Gabonais et par-delà celui des Africains.

Le langage binaire Français est un fait. Il faut savoir l’interpréter. Le coup d’Etat est en l’air. Les mots et les faits, le confirment. La trilogie qui caractérise la déstabilisation d’un Etat par la France est en place.  Les propos des becs brisés comme Juppé, Valls, Jean-Christophe Lagarde—donc le parti politique l’Union des Démocrates Indépendants se limite à sa compagne et quelques gosses,…—élaborent  à partir du rapport mensonger des observateurs de l’Union Européennes à observer,  la doctrine de déstabilisation du Gabon en faveur des prédateurs occidentaux.

Bourgi et Glaser, Théoriciens de Hollande

La propagande de guerre de Hollande a commencé avant les élections. Les Français ont balloté les Gabonais entre Ali Bongo “est” ou “non” Gabonais. Après avoir pourri les esprits, ils découvrent que le président Gabonais est Gabonais. Dans leur construction théorique, Ils sont revenus sur la fameuse élection de 2009 pour diviser les Gabonais. Bongo était “premier,” Bongo était “troisième.” Langue fourchue diraient les Sioux. Le cancre de Robert Bourgi. Le manutentionnaire des valises. L’esclave habillé comme le maître peut alors dire qu’il prouvera à Ali ce que c’est que, organiser les élections sans lui. En d’autres termes, “Ali devrait perdre même s’il gagnait.” De pareil propos ne sont pas du registre de l’audace. Mais un avertissement.

Pendant ce temps, Antoine Glaser, l’espion dans les bottes des chefs d’Etat Africains opère sur la diversion. Son but. Endormir l’engagement Gabonais et Africains. A son avis, Hollande hésite à intervenir militairement au Gabon parce que ce pays aurait perdu son importance stratégique pour la France coloniale. Menteur! Le Gabon reste un pays utile et stratégique pour la France. Pays base-arrière pour déstabiliser l’Afrique Centrale. Le Cameroun d’abord. La Guinée Equatoriale ensuite.  Pour cela, il leur faut Ping. Le Ouattara de l’Afrique Centrale.

Tous les analystes politiques sérieux sauf Glaser savent que le président Gabonais est attaqué par la France parce qu’il a gratté sur les intérêts des multinationales Françaises au Gabon: Contrôles fiscaux. Interdiction de sortie des billes de bois. Diversification des partenaires économiques.

Expédition Militaire en Place

Louis de Guiringaud, ministres des Affaires Etrangères sous Raymond Barre, contredit Glaser et expose ce menteur.  Pour cet ancien diplomate qui a présidé le conseil de Sécurité de l’ONU, “L’Afrique est très importante pour la France parce que c’est le seul continent qui peut encore donner à la France le sentiment d’être une grande puissance. Le seul continent où avec 500 hommes, elle peut encore changer le cours de l’histoire.”

Dans sa campagne Gabonaise, la France a opté pour son schéma classique. Mettre les siens à l’abri. Puis, trouver les raisons explicatives de cette croisade. Comme toujours, alibi premier, protéger ses ressortissants. Fabriquer (?) et exiger de retrouver ses morpions bi/nationaux portés disparus(?). Dans le cas du Gabon, six des fils de cette Jézabel—Zue Eyi Johan, Mendone Sosthène, Sekorezole Rodney, Tchizinga Odette, Zibi Bertrand, Ntoumba Igor, sont réclamés dans la lettre n° 2016-636977/AL signée le 6 Septembre 2016 par l’ambassade de France au Gabon et adressée au gouvernement Gabonais.

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L’étape intimidation-action a ensuite été activée. Des bâtiments de guerre sont en mer. Ils battent pavillon vers les côtes Gabonaises. Une compagnie du 2e Régiment étranger de parachutistes de la Légion étrangère. Le bâtiment de projection et de commandement Dixmude et le patrouilleur Cdt Ducuing, avec leur dispositif renforcé par des équipes de protection et des équipes cynophiles. Sur le terrain, 450 hommes des Eléments français au Gabon sont mobilisés.

Coup Fatal Imminent

Diversion. Débats stériles. Discussions décousues de l’essentiel. Ces pièces continuent d’être jouées sur les media et les couloirs diplomatiques pour distraire et éloigner les Gabonais et Africains des objectifs militaires Français, qui, comme à leurs habitudes va frapper par lâcheté.

 

Feumba Samen

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L’armée française va attaquer le Gabon. Elkabbach l’a dit sur Europe 1

 

Sur Europe 1, dans une interview accordée au président Ali Bongo, Jean-Pierre Elkabbach ne cache pas les intentions Françaises d’en finir avec le président Gabonais. “Ali Bongo, ce matin dans votre palais il y a des gens qui sont contre vous. N’êtes-vous pas un homme seul? Seul?” Lance-t-il. Sans que le président termine avec sa réponse, il dit clairement ce qui arrivera d’ici un mois. “Si je vous appelle à nouveau dans un mois serez-vous encore au pouvoir?” Ali aurait alors à partir du 7 Septembre une durée de vie d’un mois au pouvoir selon les prévisions des agents Français.

Cette interview annonçant la fin de règne des Bongo  a duré +11mn. Celle qui annonça sur LCI le bombardement du palais présidentiel de Laurent Gbagbo en 2011 dura +12. Le journaliste-espion qui savait ce qui se préparait  dit. “J’essaie d’imaginer comment les choses vont se passer dans les heures qui viennent…” Il avait connaissance de l’agenda Français qui consistait à tuer le président Gbagbo. D’où sa question, “Etes-vous prêt à mourir pour votre pays pour imposer la vérité des urnes?” Puis comme Elkabbach, insista sur la fourchette de temps qui lui restait. “Président Gbagbo, si Je vous dis c’est trop tard… Est-ce que vous êtes prêt à mourir? ” Réponse du Président Gbagbo,  “Je ne suis pas un Kamikaze… Ma voie n’est pas une voix de martyr.” 

Quand on sait ce qui est arrivé à la Côte d’Ivoire à la suite de cette interview, il faut s’attendre à ce que ce scenario se répète au Gabon. A moins que les Gabonais patriotes et les panafricanistes investissent tous les domaines de communication pour dénoncer les actions criminelle de la francafrique contre Ali Bongo qui, devenu disciple de Gbagbo a repris presque mot pour mot ce grand homme.  “Nous ne ferons pas ce que les autres nous dictent. Je ne suis pas président de la République pour travailler sous la dictée de quelqu’un. Je ne suis ni gouverneur, ni sous-préfet, ni préfet, ni représentant de quelqu’un. Je suis Chef de l’Etat élu par son peuple, c’est tout !”

 

Feumba Samen

LE GABON: L’ALGERIE FRANÇAISE D'AFRIQUE EQUATORIALE

 

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J’ai entendu, sur les ondes d’une radio française, Antoine Glaser justifier les hésitations de Hollande à intervenir militairement au Gabon, entre autre, par le fait que le Gabon aurait perdu d’importance stratégique pour la France. Il n’y a pas de plus grande contre-vérité que cette affirmation. Dans le système gaulliste, les anciennes colonies françaises d’Afrique constituent encore l’un des axes majeurs de la diplomatie française. Aucune des sœurs africaines de Marianne (les « Mariannettes » d’Afrique) n’a perdu d’intérêt géostratégique pour la France. Le système Foccart organisé autour de la trilogie « surveiller, intervenir et punir » reste encore très fort. Elf n’existe plus, mais Total assume avec fierté l’actif et le passif de sa défunte sœur qui était devenue encombrante pour la France. L’ajustement de sa politique africaine pour en dissimuler sa vraie nature est un art consommé pour les Gaulois.

C’est le Président Laurent GBAGBO qui s’était opposé à son ami, Robert Bourgi, sur la nature exacte de la conférence de Brazzaville de 1944. Le premier y trouvait là un ajustement organisationnel de la politique coloniale française quand le second qualifiait cette conférence de prémices d’une décolonisation française. EN 1990, l’on a applaudi le discours de la Baule qui va se révéler n’être qu’une opération de recépage pour mieux rajeunir l’arbre du dispositif colonial en Afrique. 5 ans après la guerre de la France en Côte d’Ivoire, la crise électorale au Gabon rappelle que l’héritage colonial est loin d’être liquidé. La France n’entend pas quitter son pré-carré africain, en tout cas, pas de gré. L’issue de la crise gabonaise sera à la faveur de celui qui aura, au bout de négociations sécrètes, donné plus de garanties à la France quant à ses intérêts, sauf si le peuple gabonais en prend conscience et oblige, une fois pour toute, la France à liquider la succession gaulliste dans ce pays. Il leur faudra pour cela beaucoup de larmes et de sang comme en Algérie. Puisque, dans les faits, le Gabon est français, tout comme l’Algérie fut française, parce que, comme Houphouët en Côte d’Ivoire, Léon Mba lui aussi, a pleuré la rupture des fiançailles avec l’époux français avant de se réjouir à nouveau, lorsque, grâce à Foccart, le fiancé gaulliste a accepté le concubinage avec ses courtisanes africaines. Or, dans les relations de concubinage, le concubin n’a aucun devoir vis-à-vis de la concubine. Il lui soutire les délices pendant des belles nuits, la nourrit de l’illusion d’un amour profond, lui administre quelques corrections lorsque la concubine se montre un peu réticente, ou lorsqu’elle cherche à se remettre dans un ménage sérieux avec un autre partenaire. C’est la caricature des relations franco-africaines que Pierre Biarnès, ancien correspond du journal le Monde pour l’Afrique décrit de façon lapidaire en ces termes : « consolider le pouvoir des dirigeants qui jouaient loyalement le jeu de l’amitié franco-africaine et faire sentir le mors à ceux qui regardaient un peu trop dans d’autres directions ; contrer en même temps les visées des puissances concurrentes dès qu’elle étaient jugées menaçantes ».

Jouer le jeu de l’amitié franco-africaine, c’est ne pas titiller les multinationales qui sont les vrais détenteurs du pouvoir politique en France dans leur exploitation du Continent. Sinon l’on devient Laurent GBAGBO qui employait les enfants dans les plantations de cacao, Obiang Nguema dont la famille est sans cœur en Guinée équatoriale, Ali Bongo devenu, le temps d’une élection, le pilleur intolérable de l’économie gabonaise. Hasard ou préméditation, tous les « dictateurs africains » n’apparaissent comme tels que lorsqu’ils s’attaquent à des multinationales.

1/ LAURENT GBAGBO CONTRE LES CHOCOLATIERS

Le 26 octobre 2000, Laurent GBAGBO devient Excellence le Président de la République Laurent GBAGBO après sa victoire contre Robert Guéi. Le jour même de sa prise de pouvoir, il est confronté à une terrible campagne médiatique par rapport à un charnier découvert à la lisière de la forêt du Banco. Ce montage grossier alimente longtemps la presse internationale pendant toute la première année du mandat du nouvel élu ivoirien malgré le jugement rendu par le tribunal militaire qui s’était soldé par une relaxe des gendarmes accusés dans cette affaire.

Alors que le nouveau gouvernement ivoirien tentait de contrer cette première médisante offensive médiatique, une autre campagne encore plus féroce s’annonce déjà dès la fin du premier trimestre 2001. Dans cette dernière campagne de dénigrement, le nouveau dirigeant ivoirien, qui occupe les fonctions de Président de la République depuis seulement à peine 6 mois, est accusé par un rapport de l’ONU d’employer des enfants dans les plantations de cacao. De tueur d’opposants, le Président Laurent GBAGBO passe également pour un esclavagiste d’enfants. La presse impérialiste, conditionnée à cette fin, se montre particulièrement féroce contre lui.

Coïncidence hasardeuse ou calculée, ce rapport sort tout juste quelques jours après qu’un redressement fiscal de plus de 400 milliards de FCFA en provisoire ramené définitivement à 106 milliards de FCFA a été opéré par les services de l’inspection des finances sur l’entreprise SACO, filiale ivoirienne du géant suisse Barry Callebaut. Le redressement a été porté à la connaissance du groupe le 3 avril 2001. Juste quelques jours après, l’on découvre que la Côte d’Ivoire, leader mondial du cacao, emploie des enfants dans les plantations ivoiriennes.

Le gouvernement ivoirien mettra plusieurs années et un trésor d’énergie pour se laver de cette image absolument falsifiée pour ceux qui connaissent un tout petit peu la sociologie ivoirienne.

Dans la réalité, cette campagne suscitée par le géant chocolatier visait deux objectifs :

- Primo, détourner l’attention de l’opinion sur la fraude grossière à laquelle s’était livrée la multinationale dont le chiffre d’affaire annuelle dépasse de plusieurs fois le budget de la Côte d’Ivoire. En effet, l’opinion suisse à qui l’on donne une certaine vertu morale accepterait mal les pratiques mafieuses de l’un de ses fleurons économique dans un pauvre pays d’Afrique.

- Secundo, punir le gouvernement ivoirien qui n’a pas cédé aux pressions corruptives exercées sur lui pour faire tomber ce redressement. Gbagbo a osé tenir tête à un des patrons du cacao du monde, il faut qu’il en paie le prix.

Pourtant, la fraude organisée au niveau de Société Africaine du Cacao (SACO) dirigée au moment des faits par un certain Seydou Elimane Diarra PDG du groupe SACO-CHOCODI relève des pratiques mafieuses.

En effet, dans le système de commercialisation du cacao, les fèves de cacao de mauvaise qualité (moisissure, gains de petite taille etc.) donnent droit à une décote fiscale à celui qui les exporte. L’Etat renonce à lui appliquer la totalité des droits uniques de sortie et les droits d’enregistrements. Les lots de ces produits sont taxés de moitié pour permettre à l’exportateur de conserver une bonne marge bénéficiaire. C’est une sorte de prime pour encourager les exportateurs qui prennent le risque d’exporter ces produits sous grade. Malheureusement, SACO qui achète ce produit et le transforme partiellement en pâte avant de l’exporter va, en complicité avec certains cadres ce qui restait encore de la fameuse CAISTAB, déclarer comme sous grade une bonne partie de son cacao exporté. Elle bénéficie donc d’abattement fiscal pour du cacao supposé sous grade alors que, en fait, il s’agit de cacao de première qualité.

Cette fraude dure 10 ans de 1990 à 2000. Malheureusement pour l’administration fiscale, la prescription d’assiette en matière de droit de l’Enregistrement est de 5 ans. En d’autres termes, l’administration ne pouvait plus réclamer les impôts qu’elle n’a pas réclamé pour les années 1990, 1991, 1992, 1993, 1994. Elle s’est contentée de réclamer à l’entreprise SACO que les 5 dernières années. Ce qui donne le montant final de 106 milliards de FCFA grossièrement détournés par une société dirigée par un Ivoirien au profit d’une multinationale.

Peut-on dire qu’il s’agit d’un simple hasard quand le nom de Seydou Diarra s’est retrouvé dans la poche française des premiers ministrables à la fameuse réunion de Kléber après le hold-up de Marcoussis ? Dis-moi qui sont tes amis, je te dirai qui tu es.

Malheureusement, cette pratique mafieuse d’exportation de bon cacao en cacao sous grade va refaire surface à partir de 2004 après les évènements de novembre 2004. Les résultats de l’enquête diligentée par le Président Laurent GBAGBO en 2008 en marge de l’instruction au pénal du vol présumé dans les structures de gestion café-cacao, seront bloqués par des personnes insoupçonnées qui avaient juré fidélité ad vitam aeternam au Président Laurent GBAGBO et que l’on retrouvera, en pole position, du côté de la rébellion du Golf. Complices avérés des multinationales, ces personnes ont eu du mal à prendre une direction autre que celle que leur a indiquée leurs partenaires dans la fraude pendant la crise, c’est-à-dire, le camp de la fraude. Toutes les multinationales cacaoyères qui ont financé la rébellion contre la Côte d’Ivoire sont mouillées dans cette fraude mise en place à partir de 2004.

2/ OBIANG CONTRE LES CONSORTIUMS PÉTROLIERS EUROPÉENS.

Le 3 Août 1979, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo renverse par coup d’Etat son oncle Francisco Macias Nguema. Il prend alors la tête d’un des pays les plus pauvres du monde. Eparpillée sur deux iles et sur une partie continentale, ce petit pays, ancienne colonie espagnole, l’unique d’ailleurs du Continent africain pour respecter le traité de Tordesillas du 15ème siècle qui partagea le monde entre les deux principales puissances de l’Epoque l’Espagne et le Portugal, la Guinée Equatoriale est, à cette époque, un coin du monde abandonné. Pour survivre, les Equato-Guinéens sont obligés d’aller chercher pitance dans la sous-région équatoriale, qui au Gabon, qui d’autre au Cameroun, les deux voisins avec lesquels ce pays partage une frontière terrestre, ou un peu plus loin, au Congo ou au Nigéria. En tout cas, c’est un pays sans ressources en plus d’être de gestion très difficile à cause de sa configuration.

En effet, les deux iles qui composent le pays se situent à plusieurs centaines de kilomètres de la partie continentale. L’ile d’Annobon, située non loin des eaux territoriales angolaises se situe à un fuseau horaire de plus que le reste de pays. Pour ne pas arranger les choses, le colon espagnol n’y a laissé pour seul héritage solide que la seule foi catholique. Aucune infrastructure social sérieuse n’existe ni à Malabo, la capitale insulaire, ni à Bata, la capitale continentale. L’infrastructure scolaire correspondant au niveau le plus élevé est un lycée situé à Malabo. Pour sortir du pays par avion, les Equato-Guinéens étaient obligés de s’enregistrer d’avance sur une liste et lorsque le nombre de voyageurs atteignait le chargement d’un avion-cargo militaire, une compagnie espagnole leur envoyait un avion de transport de troupes militaires pour les faire voyager.

Le nouvel homme fort du pays entreprend de faire des explorations. Même s’ils sont les damnés des Espagnols, il croit fermement que la nature ne peut pas, à son tour, les avoir condamnés. En effet, pourquoi les eaux continentales Gabonaises dans son flanc oriental, nigérianes dans son septentrion et de l’Angola dans son Midi regorgent de grosses réserves de pétrole, et celles, plus étendues de la Guinée Equatoriale en seraient dépourvues ?

Le Président Obiang se lance dans la prospection pétrolière dans les eaux territoriales guinéennes. Il confie, par réflexe naturel de tout colonisé, l’exploration à une société espagnole. Un permis d’exploration est concédé à cette dernière.

A l’expiration de la concession, l’entreprise dit n’avoir rien découvert mais paradoxalement demande une prorogation de la concession. Ce que le patient Obiang renouvelle.

A la fin de cette seconde concession, toujours rien, et l’entreprise espagnole demande un autre renouvellement de son permis d’exploration une troisième fois.

Le Président Obiang trouve la démarche de l’entreprise espagnole suspecte. Celle-ci ne peut pas investir à perte et vouloir continuer d’investir. Il la soupçonne de lui cacher des choses surtout que, dans le même temps, le Président Obiang est informé des manœuvres de déstabilisation de son régime que mènent secrètement les services espagnols pour le compte de son opposant Severo Moto Nsa, exilé en Espagne.

Le Président Obiang refuse de renouveler sa confiance au groupe espagnol. Il fait appel à un petit groupe américain qui va découvrir l’immensité des réserves pétrolières de 2 milliards de barils ainsi que des volumes impressionnant de gaz que les espagnols tentaient de cacher à Obiang. Le premier baril du pétrole est exploité en 1993.

Depuis lors, tous les grands groupes pétroliers américains se sont donné rendez-vous dans ce qui était, jadis, considéré comme un pays abandonné. Les USA y ouvrent même une ambassade. A quelques mètres du village Bioko, naissent les premiers signes de la modernisation du petit maudit pays d’Afrique Equatoriale. Le Punto Europa, village moderne construit et habités par les travailleurs occidentaux du pétrole donne une allure de ville à Malabo. Mais les Espagnols, victimes de leur propre turpitude, ruminent leur colère et leur vengeance contre le Président Obiang.

Dès 1995, le Président Obiang, que tous ignoraient, est devenu subitement un dictateur à abattre. Les media européens et les fameux défenseurs des droits de l’Homme surgissent comme des champignons après une première pluie. L’Espagne s’associe aux autres puissances européennes pour chasser le Président Obiang du pouvoir. Des pieds nickelés montent une opération d’envergure en 2004, une opération qui implique un certain Mark Thatcher qui n’est autre que l’enfant de Margaret Thatcher, Première femme Premier ministre d’Angleterre qui a formé avec Reagan le duo de charme de l’ultralibéralisme des années 80. Le coup consiste à chasser Obiang qui serait remplacé par son opposant historique mis au frais en Espagne. Le coup échoue grâce au Président Robert Mugabe du Zimbabwe dont les services en ont eu vent.

En effet, l’avion qui transportait le gros lot des mercenaires recrutés par le barbouze sud-Africain Mann Simon décolle d’ Harare pour déverser sa cargaison de criminels internationaux à Malabo. Le Président Mugabe informe son homologue équato-guinéen qui monte un comité d’accueil très musclé pour recevoir ces visiteurs indélicats. Ceux-ci seront cueillis à l’aéroport de Malabo pendant que le bénéficiaire politique de cette opération, l’opposant équato-guinéen qui avait déjà décollé de ses bases espagnoles dans un jet privé affrété à cette occasion, était encore dans les airs.

Le coup foiré, l’entreprise médiatique de destruction de l’image d’Obiang prend de l’ampleur. Une lugubre association se crée pour porter plainte en France contre les Obiang pour biens mal acquis.

Il faut dire que le comportement des enfants Obiang apporte de l’eau au moulin de leurs détracteurs. A la différence du père qui est très sobre, l’ainé des Obiang affiche un appétit immodéré pour le luxe. Ses sorties tapageuses en France, entre ses hôtels particuliers de luxe et ses grosses cylindrées, militent fortement contre le père qui a pourtant changé, en très peu de temps, l’infrastructure économique de la Guinée Equatoriale au point de jalouser un certain Bongo père, puis fils. Les relations entre ces deux pays voisins (Gabon et Guinée Equatoriale) vont vite se dégrader suite à un contentieux frontalier à forte odeur de pétrole finalement remporté par la Guinée Equatoriale. Les nombreux ennuis politico-judiciaires des Obiang en Europe montrent la ténacité de la rancune des anciens colonisateurs envers leurs anciennes colonies qui cherchent partenaire ailleurs.

Si jusque-là l’Espagne n’a pas eu la peau du Président Obiang, c’est surtout grâce à la protection américaine. Tout le pétrole équato-guinéen est exploité par les grandes firmes américaines, Exon, Chevron, Mobil etc. Malheureusement, si cette amitié américaine le protège, l’exploitation du pétrole équato-guinéen n’échappe pas à la prédation. Profitant de la faiblesse de l’administration fiscale du pays, les multinationales américaines s’adonnent à d’énormes fraudes. Un travail fait par un cabinet international commis par le gouvernement équato-guinéen a débouché sur un rappel historique de plusieurs milliards de dollars américains. La fraude s’organise autour de double comptabilité, de la minimisation des quantités de pétrole vendues, d’une interprétation biaisée de la législation fiscale du pays. Le dossier est entré en phase de négociation politique. Il y a très peu de chance que les montants appelés dans le cadre de ce redressement fiscal soient payés au Trésor équato-guinéen.

Ainsi souffrent les petits pays d’Afrique en face de la mafia financière des multinationales. C’est certainement ce qu’Ali Bongo va apprendre à ses dépens.

3/ BONGO CONTRE SES ANCIENS ALLIÉS

La dynastie Bongo règne sur le Gabon depuis pratiquement un demi-siècle. La gloire dès Bongo a commencé le 2 décembre 1967 lorsque Bongo père hérite du Gabon au décès du père fondateur : le vieux Léon Mba. Il s’appelle alors Albert-Bernard Bongo, ancien officier de l’armée française reconverti à la politique où il occupe le poste de Vice-Président du Congo du 12 novembre 1966 au 2 décembre 1967 dans l’attente de la mort quasi-certaine de Léon Mba. Son règne s’arrête naturellement suite à son décès survenu le 8 juin 2009, soit exactement 41ans, 6 mois et 6 jours. Son long règne est la contrepartie des offrandes faites par le Gabon à la France à travers son empire politico-financier ELF.

Le sort du pétrole gabonais a été scellé, on pourrait dire, après les accords d’Evian du 18 mars 1962 qui ont mis fin à la guerre franco-algérienne, et ouvrirent en même temps la voie de l’indépendance de l’Algérie. La France voulait une Algérie française non pas seulement pour les belles plages ensoleillées de d’Alger et d’Oran, ou les belles falaises à la vue panoramique envoutante de Constantine mais, également, pour son sous-sol très riche en pétrole. Dans les négociations sécrètes d’avant les accords d’Evian et même après, De Gaulle a tenté d’imposer le contrôle français sur le pétrole algérien en vain.

L’échec de ses négociations secrètes plaça le Gabon au centre des intérêts stratégiques français. Au Gabon, la France n’a pas besoin de forcer la main à Léon Mba qui est plus francophile que De Gaulle lui-même. Il a été un militant ardent de la communauté française de 1958. A la dissolution de fait de cette communauté, Léon Mba avait proposé un schéma institutionnel franco-africain de même nature que le Commonwealth. Dans ce schéma, l’autorité du Président Français s’étendrait sur l’ensemble de ses anciennes colonies africaines qui seraient alors gérées par des premiers ministres, comme cela se fait entre le Canada, l’Australie, la nouvelle Zélande et la Couronne d’Angleterre. Il avait même proposé à cet effet que le drapeau tricolore apparaisse en filigrane sur les drapeaux des pays africains nouvellement indépendants.
Donc, au Gabon, la France est chez elle.

Dans la nuit du 17 au 18 février 1964, le vieux Léon Mba est déposé par une poignée d’officiers de l’armée. Mais ils hésitent à placer un homme à la tête de l’Etat, et attendent l’instruction de Paris. Jean-Hilaire Aubame, ancien ministre des affaires étrangères est placé, malgré lui à la tête d’un gouvernement éphémère. Finalement, Paris décide de réinstaller le vieux Léon Mba apeuré et affaibli et au pouvoir. Il est coaché comme un novice par Paris qui tente de le rassurer. A cet effet, Foccart dépêche auprès du vieil homme ses meilleurs éléments pour le soutenir.

En 1966, Albert-Bernard Bongo est placé en embuscade par la France pour assurer la transmission du pouvoir entre le vieux cheval mourant Léon Mba et le nouvel étalon français, Bongo. Opération réussie à 100%. Depuis le 2 décembre 1967, El Hadj Omar alias Albert-Bernard Bongo assure les intérêts français au Gabon et dans la sous-région. Ayant échappé à la vague des conférences nationales de 1990 et ayant succédé à Houphouët à la tête de l’empire Franco-RDA, Omar Bongo installe durablement et profondément son pouvoir au Gabon. Pour ce faire, il s’entoure, à partir des années 90, de trois mousquetaires tous tirés du giron familial.

Feu Mba Aubame, ministre de l’intérieur. La rumeur le présente comme un enfant naturel d’Omar Bongo.

Jean Ping, ministre des affaires étrangères et époux de Pascaline Bongo, donc gendre du Président de la République.

Ali Bongo, ministre de la défense, enfant légitime du Président Bongo, donc oncle maternel des enfants Ping

A la mort d’Omar Bongo, Ali Bongo sort vainqueur de la bataille fraternelle pour le contrôle de l’Etat qui l’a opposé à Mba Aubame. Il est élu, sinon nommé par Sarkozy comme Président de la République, face à Mba Aubame, qui avait été le réel vainqueur de cette confrontation fraternelle.

Entre temps, la découverte du pétrole en Guinée Equatoriale ouvre les yeux des Gabonais sur l’immensité du tort qui leur a causé par le cartel Bongo-ELF. Obiang donne une véritable leçon de l’utilisation de l’argent du pétrole aux dirigeants Gabonais. En moins de 10 ans, la Guinée Equatoriale se métamorphose grâce à la manne pétrolière. Là où les dirigeants gabonais justifiaient l’absence d’infrastructures routières dans le pays par la densité de la forêt équatoriale, leurs voisins équato-Guinéens, enveloppés par la même forêt équatoriale, par ailleurs confrontés à des défis géographiques plus élevés, parsèment leur pays d’infrastructures routières modernes. Les hôtels de Luxe sortent de terre. Bata et Malabo font rêver les Librevillois. Oyala, la ville ultra moderne sortie de terre avec une université du future en plein cœur de la forêt équatoriale, fait rougir de honte les dirigeants gabonais.

Le Nouveau Chef de l’Etat, Bongo fils, entend changer le cours du destin de son pays confisqué par le fait de son propre père et de la France. Pour se faire, il n’a d’autres choix que de s’attaquer à certains tabous. Le rappel à l’ordre sous forme de contrôles fiscaux que le gouvernement gabonais opère sur les entreprises pétrolières françaises n’est pas du goût de Paris. La tête de Bongo est mise à prix. Or, cette tête ne coûte plus très cher pour trois raisons.

D’abord, 50 ans d’exercice du pouvoir par la famille Bongo a érodé définitivement l’estime du peuple pour l’actuel chef de l’Etat.

Ensuite, comme le fils Obiang, Ali Bongo a suffisamment étalé le faste de la famille Bongo en France.

Enfin, Ali Bongo n’est arrivé au pouvoir que par la seule volonté française.

L’élection de 2016 sonnait d’emblée comme un chant de hibou qui annonce le crépuscule des temps Bongo. Ali devrait perdre même s’il gagnait. C’est comme cela que marchent les amitiés franco-africaines. Elles ne résistent pas à l’épreuve du changement. Pourtant Ali n’avait pas d’autre choix que d’opérer quelques changements afin de réparer l’énorme préjudice que son père a fait subir au peuple gabonais.

Le peuple lui-même l’entendrait-il de cette oreille ? Rien n’est moins sûr. Wait and see.

 

Le ministre Justin KATINAN KONE.

lundi, 05 septembre 2016

L’EXIGENCE DU «RECOMPTAGE DES VOIX» DE LA PRESIDENTIELLE GABONAISE, UNE PREUVE DE PLUS DE LA NUISIBLE DUPLICITE DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE !

 

 

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Il faut vraiment que la France, les USA, l’ONU et leurs complices de l’ordre du crime imposé à l’humanité à travers une certaine « Communauté Internationale », prennent les autres peuples du monde pour moins que des « bouts de bois de Dieu ». Ce sont ces gens-là qui, en 2011, se sont opposés avec un acharnement démentiel, à Laurent Gbagbo, lorsqu’il demandait que soient recomptées les voix de la présidentielle ivoirienne, juste pour démontrer que le protégé de « la Communauté Internationale » Alassane Ouattara, porté à bouts de bras par la France, les USA et l’ONU, n’avait pas pu gagner l’élection en Côte d’Ivoire, ce pays où, en réalité, Ouattara était connu comme indigne de confiance.

Le Secrétaire Général du « machin de New York », le sieur Ban Ki Moon, avait même osé déclarer sans sourciller, que « recompter les voix de l’élection était faire honte à Alassane Ouattara », l’homme qu’on avait décidé d’imposer aux Ivoiriens, par tous les moyens, y compris en les bombardant, avec les armes de l’ONU, de la France et des USA, après avoir usé de tout, y compris de la mesquine lâcheté, pour priver le pays du moindre outil de défense.

Dans la foulée, un obligé de cet ordre inique imposé à l’humanité, un certain Jean Ping, alors au premier rang de l’Union Africaine, déclara, à la 16ème session ordinaire de cette Union, le 28 janvier 2011, à propos du contentieux électoral en Côte d’Ivoire, que « la réouverture des résultats de l’élection serait une grave injustice et un précédent fâcheux (…) L’UA ne reviendra pas en arrière. Il y a des gens qui demandent de recompter les voix. Les opinions sont libres. Les gens sont libres de dire ce qu’ils veulent. Mais nous, notre position est claire ». Voilà ce que clamait Monsieur Jean Ping, adossé à ses maîtres dans la falsification de l’Histoire.

Ce sont aujourd’hui, ces mêmes falsificateurs de l’Histoire, pour placer leur pion, qui demandent qu’au Gabon, l’on recompte les voix de l’élection présidentielle ! C’est vrai que depuis longtemps, ces gens-là ont montré et démontré qu’ils n’ont aucun scrupule pour torde le cou à la vérité et à la justice. C’est également vrai que, convaincus d’être les plus forts, ils ne respectent rien qui soit aux autres sur la terre. Mais devraient-ils continuer de massacrer et faire massacrer tous les autres peuples de la terre, il faudra toujours leur opposer une résistance, aussi faible puisse-t-elle être, pour leur rappeler leur laideur morale et intellectuelle.

Apparemment, ils trouvent toujours dans les pays, des égoïstes vénaux, des corrompus sans état d’âme, appuyés par de soi-disant experts qui sont en réalité des agents de la falsification, dans un monde qu’ils ont pourri et continuent de détruire chaque jour un peu plus, un monde où les valeurs cardinales qui fondent l’humanité sont foulées au pied. La résistance, aussi minime soit-elle, est la voie qui permettra d’arrêter la progression de la destruction de l’harmonie entre les peuples. 

Pour l’observateur qui a suivi les crimes de la « Communauté Internationale » en Côte d’Ivoire, crimes qui ont conduit le président élu par les Ivoiriens, le président Laurent Gbagbo, à la prison de La Haye, où il est maintenu depuis des années sans aucune preuve de quelque culpabilité que ce soit, rien de ce qui peut  venir de cette communauté du crime ne peut rien présager de bon pour les Africains.

Même si Jean Ping avait pu gagner l’élection au Gabon, la posture de ses « amis » de la « Communauté Internationale » est une preuve que les Gabonais, pourvu qu’ils soient lucides, doivent se rendre compte que ce Jean Ping-là ne peut être que le « Cheval de Troie » des prédateurs occidentaux, qui se sont autoproclamés « Communauté Internationale ».

Notre propos n’est pas fondé par une quelconque haine de qui que ce soit. Nous n’exprimons pas non plus un sentiment de dépit : nous sommes bien au-delà de cela ! Ces gens nous ont rassasiés de l’usage qu’ils font, sans aucun discernement, du mensonge, de la falsification, des armes et de tous, pour s’approprier indûment ce qui appartient aux autres. Et ce serait cela être « une grande puissance ! ». De quoi susciter du dégoût, comme celui qu’on a du gangster qui écume les quartiers ! Non ! Ils ne peuvent plus nous étonner, ni susciter de ressentiment fort en nous. Sans être blasés, nous les prenons comme ils sont : des manipulateurs, que chacun peut qualifier comme il veut, et que le temps dévoilera au grand jour, un jour prochain, pour le bonheur de l’humanité !

 Nous réagissons ici, pour soutenir le peuple gabonais, afin qu’il reste ferme, non pas parce que Monsieur Ali Bongo, élu selon les lois du pays, est le meilleur d’entre eux, mais simplement parce que son adversaire ne peut pas être meilleur que lui. Même si les deux hommes peuvent avoir des tares identiques, le fait que l’autre soit soutenu par les prédateurs occidentaux, au point de vouloir que les Gabonais s’entretuent, fait de ce dernier un pion, le pire possible.

Il n’y a pas longtemps, les Nigériens ont fait barrage à la France qui avait misé sur l’ancien président de l’Assemblée Nationale en fuite à Paris ; en Centrafrique, le peuple a récusé celui que la France avait choisi ; au Bénin, l’homme de la France a été retourné à ses affaires ; au Burkina Faso, le peuple a mis en congé Blaise Compaoré, le coursier des occidentaux dans la déstabilisation des pays africains ; au Tchad, le rejet de Déby n’a pas marché, malgré le déploiement de gros moyens. Il semble que c’est seulement au Congo Brazza que l’argent des Congolais a servi à permettre à la France de contrôler le jeu de la présidentielle. Pour ce qui est du Mali, de nombreuses questions restent encore sans réponse, tandis que la Côte d’Ivoire va à vau l’eau avec le pion des prédateurs, en dépit d’une communication bien arrangée…

Nous avons choisi de taire pour le moment notre opinion sur les autres pays (ex)colonies françaises en Afrique. La réalité, c’est que chacun des pays, surtout en Afrique, où la France est profondément enracinée, a besoin de savoir que cette puissance occidentale ne peut rien lui apporter de positif. Comme d’un serpent dont on se méfie même s’il est endormi, il faut craindre tout ce qui vient de ce pays, quand bien même cela paraîtrait sans danger.

 

BEDI HOLY, Enseignant.

lundi, 20 février 2012

DECLARATION DE L'AIRD RELATIVE A LA SITUATION SOCIOPOLITIQUE

 

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Alors que la CAN (2012, au Gabon et en Guinée Equatoriale, Ndlr) était présentée comme une occasion de réconciliation entre les Ivoiriens, c'est au lendemain de la brillante participation des "Eléphants" que la Côte d'Ivoire est traversée par un vent de violences contre les populations, d'est en ouest, notamment à Arrah impliquant des éléments des Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) et à Kouibly avec l'attaque d'un village ivoirien par des ressortissants Burkinabé en représailles, croit-on, à une action de coupeurs de route. Ces violences ont, comme à l'accoutumée macabre, fait de nombreuses et innocentes victimes.

L'Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) s'incline avec respect devant la mémoire des victimes de tous bords et présente ses condoléances aux familles à nouveau éplorées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. L'AIRD note, qu'à l'exception de Vavoua où des violences, ayant opposé des FRCI à des populations nordistes ont fait l'objet de condamnation ferme de la part du régime avec annonce de mesures, les autres violences et exactions qui interviennent si régulièrement entre les FRCI et les populations non nordistes semblent faire l'objet d'une autre gestion.


Le silence du pouvoir ou les justifications tantôt partisanes, tantôt complaisantes de certains membres du gouvernement sont malheureusement interprétés par les auteurs de ces violences et exactions comme une caution. Or, ces violences prétendument présentées comme des actions de représailles, ou de vengeance par rapport à un passé plus ou moins lointain, ou même de soutien ethnique au régime ne sont que des prétextes aux pillages et aux vols, portant ainsi un coup à l'économie nationale, à la réconciliation nationale et à la paix. Notre pays rentre sournoisement dans un système de braquages à ciel ouvert: braquages politiques, braquages économiques, braquages culturels et intellectuels, etc.


Certes le contexte est particulier et inédit, mais dans un climat politique à plusieurs centres de décisions, où le chantage le dispute à la peur, seuls le courage et le sens des responsabilités nationales et collectives conduisent au succès. Le pouvoir ivoirien ne peut en faire l'économie, au risque de s'auto désintégrer. Ce n'est ni par l'émission de mandats d'arrêt internationaux contre ceux qui osent s'exprimer sur la grave situation du pays, ni par le soutien des puissances étrangères, ni par le canal des organisations sous-régionales dont la direction n'a jamais été convoitée par le président Félix Houphouët-Boigny (FHB) que la réconciliation interviendra en Côte d'Ivoire, même si l'AIRD félicite le Chef de l'Etat pour ses nouvelles responsabilités au sein de la CEDEAO.


L'AIRD, dont de nombreux militants sont originaires du Nord, s'inquiète de la dangereuse dérive ethnique qui ne profite qu'à une minorité mais dont l'écrasante majorité des Nordistes qui la désapprouve en silence pourrait faire les frais. En effet, il est dangereux de constater que la politique politicienne semble de plus en plus faire percevoir une région et une religion comme les ennemis de toutes les autres régions et religions du pays, alors que le régime était attendu sur la mise en œuvre du "vivre ensemble".


D'ores et déjà, l'AIRD, membre fondateur du CNRD, invite les Ivoiriens au discernement, au dépassement, à la tolérance, au pardon, à l'amour vigilant et à l'unité nationale devant l'accumulation grandissante des ingrédients d'une guerre civile.

L'AIRD remercie et félicite tous les responsables politiques qui, y compris au sein du RHDP, élèvent avec courage et sincérité la voix pour désamorcer l'orage qui se profile à l'horizon.

Enfin, l'AIRD réitère son invitation au chef de l'état et au gouvernement à la prise des mesures urgentes et idoines en vue de l'apaisement, à commencer par la condamnation sans équivoque de la violence de leurs partisans et par un dialogue républicain inclusif auquel n'ont de cesse de les inviter la communauté nationale et internationale, entendu qu'un choix politique ou un vote en faveur du président Laurent Gbagbo ne sauraient être des fautes à expier toute la vie.


Fait à Abidjan, le 18 Février 2012 - La Direction de l'AIRD.

jeudi, 09 février 2012

1000 MILLIARDS DE FRANCS CFA POUR «ORGANISER» UNE DEMIE CAN ET SERVIR DE COUPES-COUPES AUX MALIENS EN 1/4 DE FINALE!

 


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Un des stades de la demie CAN gabonaise

 

CAN 2012 : LA MALEDICTION DU «GAGUISME»!


Près de 1000 milliards de francs CFA pour organiser (de manière chaotique) une moitié de CAN et, surtout, pour servir de coupés-coupés aux Maliens en 1/4 de finale ! Est-ce bien raisonnable ?


S'il n'y a rien à dire sur la prestation des footballeurs (encore que !), tout le reste, en revanche, est d'une nullité insondable. Rien qu'à lire le communiqué pondu par Gaguie-le-Battu, au lendemain de sa défaite, on mesure l'ampleur des dégâts et l'on comprend aussitôt que le président du PDG et sa bande étaient complètement à côté de leurs pompes : le texte est d'une vacuité et d'une légèreté affligeantes. La syntaxe, quant à elle, était tellement boiteuse (comme qui ?) que L'union a pris la liberté de la redresser avant publication.

Pendant un peu plus de deux ans, toutes les ressources (financières, matérielles, humaines, spirituelles...) du pays ont été mobilisées pour faire de la ½ CAN gabonaise, un succès. Sans être dupes, les Gabonais ont laissé faire. L'arrière-pensée politicienne qui guidait Ali dans cette entreprise était flagrante. L'inclination des dictateurs à vouloir se servir du sport comme vitrine est une vieille ficelle. Jean-Marc Diakité du quotidien sénégalais Le Soleil le rappelle en quelques phrases : « C'est  connu que les dictatures et le sport font souvent bon ménage. Quand la situation intérieure d'un pays est mauvaise, les présidents-dictateurs sortent de leur manche une performance sportive pour flatter l'ego du peuple et le remobiliser derrière eux. Selon la bonne vieille méthode du pain et des jeux à jeter en pâture au bon peuple pour qu'il oublie sa misère et la mal-gouvernance, les meurtres et le pillage des élites qui mettent le pays en coupe réglée. C'est pourquoi les dictateurs jettent souvent leur dévolu sur les grandes manifestations sportives dans lesquelles ils vont investir des milliards de francs pour relever victorieusement le défi de la participation ou au moins celui de l'organisation. Ce sont des moments particuliers durant lesquels on parle d'unité nationale, de solidarité et de patriotisme... »

Pour Ali, cela aurait pu fonctionner si les « Panthères » avaient remporté le trophée. L'euphorie de la victoire aurait masqué les énormes carences que l'on peut encore observer et déplorer aujourd'hui à Libreville. De tous les chantiers annoncés et vantés par les griots du pouvoir, aucun n'a été livré. Les plus emblématiques d'entre eux, les fameuses passerelles de la Voie express, sont une honte nationale. On risque sa vie chaque fois qu'on les emprunte : d'énormes blocs de béton font office de glissières de sécurité,  absence d'éclairage et de signalisation, pas de passages piétons. Quant à la bande de roulage, ce n'est même pas digne d'un bitume d'occasion. Les gravats laissés sur place après les démolitions de la fin de l'année dernière et les poubelles à ciel ouvert donnent de notre capitale une image tellement surréaliste que nombre de journalistes étrangers, présents dans notre pays, ne manqueront pas d'en parler.

A Libreville, toujours, le réseau routier urbain et les outils de communication que sont le téléphone et Internet font pitié. Toujours dispo quand il s'agit de donner un coup de pouce à son « fils », Marie-Joséphine Kaama, alias Patience Dabany, a transformé son domicile de Likouala en annexe du COCAN : avant chaque match, des dizaines de badauds et d'affamés s'y pressaient pour obtenir un billet d'entrée au stade, ou tout simplement un sandwich. Les intéressés devaient, au préalable, agiter des banderoles à la gloire de « Ya Ali ». Mais tout cela n'a servi à rien, un penalty raté d'Aubameyang a tout « footu » en l'air. Maintenant, il va falloir expliquer au bon peuple pourquoi on a brûlé près de 1000 milliards de francs, qui représentent, quand-même, l'équivalent de plus 1000 kilomètres de routes goudronnées. Mais il n'y a pas d'illusion à se faire, aucun bilan financier ne sera rendu public, car, comme d'habitude, l'argent sorti des caisses de l'Etat ne sera pas perdu pour tout le monde : les probabilités qu'une bonne partie de ce magot ait déjà pris la direction de quelques paradis fiscaux accueillants sont très grandes.

C'est ce qui pourrait, en partie, expliquer la tenue précipitée d'une réunion du conseil d'administration de l'Agence nationale des grands travaux (ANGT), cette énorme pompe à fric qui a servi à régler les vraies et les fausses factures du COCAN. Dimanche soir, le match à peine terminé, les deux âmes damnées de Gagui, Liban Soleman et Maixent Accrombessi, se sont rendues directement au siège de l'ANGT, situé à côté de l'ancien gouvernorat. Il fallait finaliser la préparation des dossiers que le conseil d'orientation, prévu pour le lendemain et coprésidé par Ali Bongo et Maixent Accrombessi, allait examiner. Comme d'habitude, cette énième farce émergente a accouché d'un énorme mensonge : « Le Gabon va investir 12 mille milliards de Francs CFA (18 milliards d'euros) dans des projets d'infrastructures d'ici 5 ans... » Alors que nombre de chantiers sont arrêtés (la route du PK9 à Libreville, le tronçon Ndjolé/Medoumane, etc.), où Gagui-la machine à promesses pense-t-il trouver tout cet argent ? Avec la triste réputation que le régime Bongo/PDG s'est taillée auprès des bailleurs de fonds, on lui souhaite bien du plaisir.

En attendant, pour les Gabonais, la CAN est terminée. Ils vont devoir reprendre leur (sur)vie habituelle. Dans l'amertume et la résignation. Ce qui n'est pas le cas de Habib Sylla « Ngoye » et de son poulain Seydou Kane, les amis maliens d'Ali. Ils ont fêté la victoire des « Aigles » jusqu'au petit matin. Comme on dit, tout Malien est un malin et demi. Fin du match!


Source: LE GRI-GRI INTERNATIONAL

lundi, 20 décembre 2010

OUI, LES GABONAIS ONT ETE CAPABLES DU SURSAUT HISTORIQUE


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Le samedi 29 août 2009, je postais sur ce blog l'article titré "Les gabonais seront-ils capables du sursaut historique (attendu)?" (Voir texte plus bas). C'était la veille de l'élection présidentielle, au Gabon. Les développements de l'actualité récente nous ont révélé que oui. Les gabonais avaient brillamment élu Mba Obamé à 42% contre 37% pour Ali Bongo. Malheureusement, la France était passée par là et grâce à ses réseaux françafricains, leur avait confisqué cette belle victoire. DIEU ne dormant pas, des indiscrétions françaises, notamment tirées du film documentaire "Françafrique" de Patrick Benquet, ont dévoilée l'imposture.

Comme le dit le site Média Libre Pour Tous: "Un documentaire proposé en deux parties, respectivement intitulées, « raison d'Etat » ou cinquante ans de secret, et «l'argent roi ». Le centre d'intérêt de la dernière sortie en date de l'Union Nationale, parti politique gabonais, est la levée du voile par un conseiller « Afrique » du président français, Jacques Chirac, Michel De Bonnecorse, sur la manipulation au bénéfice d'Ali Bongo Ondimba par les lobbies français, des résultats de la présidentielle du 30 août 2009 au Gabon, en inversant les scores entre le premier (André Mba Obame) crédité de 42% et le deuxième (Ali Bongo Ondimba) qui était crédité de 37%. Conséquence de ce tripatouillage au nom des intérêts supérieurs de la France, Ali Bongo Ondimba est proclamé vainqueur du scrutin, la rue gronde, des émeutes meurtrières son enregistrées dans la capitale économique, Port Gentil, et la France trinque, pour avoir fait passer en force son poulain.

Vraisemblablement surpris par la gravité de ses propos, ou probablement au nom d'espèces sonnantes et trébuchantes, Michel Debonnecorse verse quelques jours plus tard dans des démentis, sans toute fois convaincre personne. Le politique français tente cette fois d'affirmer que les propos dont il est certes l'auteur, ne reflètent pas la profondeur de sa pensée, et qu'ils sont tout simplement le fruits de manipulation de l'équipe de montage.

Comme si l'interventionnisme de la France dans le processus électorale en Afrique datait de l'arrivée controversée au pouvoir d'Ali Bongo Ondimba. Les travers de la Françafrique sur le quotidien des populations africaines frappent comme le nez sur le visage, et les immixtions dans la crise politique en côte d'ivoire, sont d'autant exemples de tentatives de garder la main sur les richesses du pays, par le biais de valets interposés, bref
".

C'est la même combine qui se trame en Côte d'Ivoire mais le peuple digne d'Eburnie n'est pas dupe et n'entend pas se laisser voler sa victoire. Comme dit l'adage: "On peut voler une partie du peuple une partie du temps mais on ne peut pas voler tout le peuple tout le temps". Le peuple gabonais vient de découvrir ou de se voir confirmer le jeu des réseaux politico-mafieux de la françafrique contre son pays. Gabon, tu es à nouveau face à ton histoire. Libère-toi du joug de l'oppression et de la servitude et que DIEU te bénisse.

D'ici là, en Côte d'Ivoire, cette levée de bouclier récente des patriotes gabonais va amener les chercheurs de vérité à regarder de plus près la crise ivoirienne et à mieux la comprendre. Merci, Monsieur Partick Benquet, pour ce documentaire salutaire pour nous autres, peuples opprimés d'Afrique francophone, même si "au nom de la raison d'état françafricaine", vous êtes curieusement prêt à renier votre âme!

 

Que DIEU bénisse le Gabon et la Côte d'Ivoire!

 

DINDE Fernand AGBO

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LES GABONAIS SERONT-ILS CAPABLES DU SURSAUT HISTORIQUE?


Demain, dimanche 30 août 2009, le Gabon pourrait écrire une nouvelle page de son histoire ou manquer totalement le rendez-vous de l'Histoire. Au risque de sombrer pour longtemps dans l'instabilité ou des lendemains imprévisibles et incertains. Après plus de 40 ans d'un règne sans partage du Président Omar Bongo Ondimba, véritable tribun et oligarque achevé, dans ce petit pays dont la population est d'à peine 1,6 millions d'habitants, l'équivalent de celle d'un quartier d'Abidjan.

Un pays dont le budget s'évalue à environ 1700 milliards de francs CFA, l'équivalent - à peu de chose près - du budget de la Côte d'Ivoire, qui compte plus de 16 millions d'habitants. Pour saisir le sens de ces chiffres et comprendre la monstruosité du pillage du Gabon, imaginez un quartier de la Commune de Yopougon, à Abidjan, géré avec le budget de la Côte d'Ivoire tout entière ! Alors, comment comprendre que le Gabon puisse avoir de si graves problèmes d'infrastructures sanitaires et scolaires, avoir une population aussi pauvre, ne posséder que 900 Kms de bitume ? Comment comprendre que les gabonais dépendent, en ce qui concerne leur vivrier, du voisin du Nord, le Cameroun, et que le Gabon n'ait que deux villes dignes de ce nom, Libreville et Port-Gentil ?

La question logique qui découle de ce questionnement, c'est de savoir où passe toute la manne financière générée par la forte production pétrolière, par les industries extractives d'uranium et de manganèse et par l'exploitation abondante du bois de ce petit pays de 268 000 Km2 d'Afrique centrale, couvert à plus de 70% d'une forêt dense équatoriale ?

Cette véritable mine d'or naturelle qu'est le Gabon croupit dans la misère. Est-ce seulement pensable, acceptable ? Ce précieux trésor n'était qu'au service du tribun et de l'oligarchie qui constituait sa cour. Et au besoin, servait à acheter ou soudoyer des opposants politiques encombrants et empêcheurs de ''manger en rond'', pour en faire des alliés, à jamais muselés. L'essentiel de cette manne atterrissait dans les caisses d'entreprises politico-mafieuses françaises comme ELF et consorts, et à entretenir des relations françafricaines indispensables pour se maintenir au pouvoir, ad vitam aeternam.

Visiblement, pendant plus de quatre décennies, le Gabon aura été administré comme une entreprise française dont Omar Bongo Ondimba était le Président Directeur Général (vous avez dit PDG ? Le PDG est le parti politique d'Omar Bongo, actuellemnt au pouvoir). Et le candidat Ali Bongo n'en est que le digne successeur. Il est donc, le plus naturellement du monde, celui qui bénéficie de tout l'appui (politique et militaire) de l'Elysée et du soutien des milieux ultralibéraux les plus orthodoxes de France.

Le peuple gabonais acceptera-t-il, de bon cœur, de laisser se prolonger, pour quelques nouvelles décennies, sa propre prise en otage, se rendant ainsi complice de sa propre captivité ou trouvera-t-il les ressorts nécessaires, au plus profond de sa dignité, pour mettre le holà définif à ce simulacre de démocratie dont on le repaît depuis une petite éternité ? Les résultats de l'élection présidentielle de demain nous le diront ! Que DIEU bénisse le peuple gabonais !


DINDE Fernand AGBO

GABON - BEN MOUBAMBA - ANALYSE : LAURENT GBAGBO ET LES ARMEES INTERNATIONALES EN COTE D'IVOIRE


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Ainsi donc Laurent Gbagbo a osé le faire ? Demander le départ de l'Armée Française de la Côte d'Ivoire !? Quand on connait l'extrême manque de courage des acteurs politiques Africains en général (l'actuel Président Gabonais de la Commission de l'Union Africaine en est un exemple), nombreux sont ceux qui pensent qu'il s'agit là d'un baroud d'honneur ou d'un coup de poker qui pourrait déverrouiller l'étau françafricain autour de nos pays.

L'avenir le dira mais à mon humble avis le départ des troupes françaises et onusiennes du sol ivoirien n'est pas la bonne manière de poser le problème, même si M. Gbagbo a mille raisons de se méfier de l'ONU et de la France.

Précisément, la présence de l'Armée Française en Afrique francophone est si ancienne qu'elle a toujours suscité des controverses au Tchad, à Djibouti, au Gabon, en Centrafrique, au Rwanda et ailleurs. Elle correspond à l'ancienne doctrine d'endigment du Communisme qui a vu l'Occident confier à Paris un rôle de gendarme du « Monde Libre » en terre africaine.

Les temps ont changé depuis la fin de la Guerre Froide et l'Afrique est devenue le théâtre d'une Guerre Mondiale pour les ressources minières qui ne dit pas son nom : des Grands-Lacs au Maghreb et de la Corne de l'Afrique à toute l'Afrique de l'ouest peu peut-être. En attendant l'Afrique Centrale ?


UNE GUERRE MONDIALE AFRICAINE POUR LES MATIÈRES PREMIÈRES ?


Selon une opinion généralement admise, l'Afrique constitue un « scandale géologique » qui est la cause première de nos malheurs. On y trouve d'immenses ressources minières sans comparaison aux yeux des multinationales et des États puissants, comme le pétrole, le fer ou l'or pour ne citer que ces richesses.

De toute évidence, l'Afrique est donc « utile » pour l'économie mondiale mais pas les Africains eux-mêmes. Pas encore !? Nous fournissons au monde une bonne partie de son « carburant » pourtant, les populations locales en Afrique ne profitent aucunement de cette manne tombée du ciel et sont souvent obligés d'émigrer pour des raisons sociopolitiques.

Oui, pour nombre d'Africains l'émigration vers l'Occident est devenue la seule solution pour une vie à peu-près normale même au péril de leurs vies. D'ailleurs, la France, l'Europe et les USA s'en inquiètent grand bruit régulièrement même si ce phénomène, en réalité, concerne surtout l'intérieur du continent Africain : Africains de l'ouest vers des pays au fort PNB comme le Gabon (mais c'est un leurre), travailleurs du Burkina Faso ou du Libéria vers la Côte d'Ivoire ...etc.

La misère sans nom de la majorité des Peuples Africains tranche avec l'abondance de nos matières premières. Le reste du monde sait bien que le sol africain abrite plus de 30 % des réserves minérales de la planète. Cette moyenne déjà impressionnante, cache en fait des pics : 80 % des ressources du monde en coltan, un minerai qui sert notamment à la fabrication des téléphones portables, sont en Afrique, 90 % du platine, 50 % du diamant, 40 % de l'or. De quoi aiguiser les convoitises, attiser les conflits et tuer des présidents incontrôlables comme Laurent Gbagbo

Certains n'hésitent pas à évoquer le terme d'extermination passive des Africains qui ne mériteraient pas leurs richesses au vu de leur sous-humanité. Voici les bases du racisme géopolitique global posées !


DES ARMÉES ÉTRANGÈRES EN AFRIQUE POUR QUI ? ET POURQUOI FAIRE ?

Le 6e Commandement Militaire Américain en Afrique (Africom) est installé à Stuttgart, en Allemagne. Il est entièrement dédié à l'Afrique exception faite de l'Égypte et matérialise le retour direct des USA après le traumatisme de l'opération « Restore Hope » en Somalie en 1992. Face à l'inefficacité de l'Union Africaine et particulièrement de la Commission Africaine, incapable de créer une force continentale de paix, la multiplication des partenariats militaires avec Washington conduit peu-à-peu (départ des Forces Françaises ou onusiennes de Côte d'Ivoire ou pas) à une « américanisation » de la « sécurité africaine ». On comprend d'autant plus l'empressement des Président Obama et Sarkozy de voir partir Laurent Gbagbo au profit d'Alassane Ouattara.

« Africom » se concentre dans trois régions principales : le Sahel (et revoilà la Côte d'Ivoire non loin), la Corne de l'Afrique dans l'Océan Indien, qui accueille l'unique base militaire permanente américaine en Afrique, de près de deux mille hommes, à Djibouti (L'Armée Française n'arrive plus à endiguer toute seule la fragmentation de la terreur antioccidentale) et de plus en plus, le Golfe de Guinée - qui devrait fournir plus de 25 % du pétrole américain d'ici à 2020.

De l'Angola à la Guinée Conakry en passant par la Côte d'Ivoire ou le Gabon, ce sont d'énormes intérêts qui sont en jeux et c'est à se demander si Laurent Gbagbo ne va pas finir comme Jonas Savimbi qui a été éliminé sitôt qu'on a plus eu besoin de lui pour déstabiliser le pouvoir procommuniste de Luanda, après la chute du Mur de Berlin en 1989.


AL QAÏDA AU MAGHREB ET DEMAIN EN AFRIQUE SUB-SAHARIENNE


Laurent Gbagbo demande le départ de l'Armée Française et des troupes onusiennes de son pays comme moyen de pression sans doute. Du moins peut-on l'espérer pour sa propre intégrité physique. Mais si par malheur, il venait à subir le sort de l'angolais Jonas Savimbi, c'est-à-dire un assassinat ciblé pour des raisons géopolitiques, sa mort n'empêchera pas Al Qaïda au Maghreb de recruter jusqu'au Cameroun ou de se financer même au Gabon.

Je ne peux pas imaginer que Laurent Gbagbo ignore que le Sahel (donc, entre autre le Burkina Faso de Blaise Compaoré son ennemi intime) fait l'objet d'un partenariat transsaharien de lutte contre-terrorisme faisant appel à une logique de sous-traitance militaire des combats, visible lors de la participation indirecte des Américains en 2004 à une opération de quatre pays contre le Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC) algérien.

Hillary Clinton a confirmé que l'islamisme radical était devenu pour les États-Unis un nouvel ennemi idéologique et militaire, et ce jusqu'en Afrique. Le 14 janvier 2009, devant la Commission des affaires étrangères du Sénat américain, elle a notamment déclaré : « En Afrique, les objectifs en matière de politique étrangère de l'administration Obama sont enracinés dans des intérêts sécuritaires, politiques, économiques et humanitaires ... ».

Faire partir l'Armée Française qui est une partie intégrante d'Africom ... est le nouveau projet du chrétien Laurent Gbagbo dans le bras de fer politique qui l'oppose au musulman modéré Alassane Ouattara (et donc susceptible de s'inscrire dans la logique américaine contre les Salafistes ou Al Qaïda au Maghreb). Mais pour la remplacer par quoi ?

Le chef de l'État libyen Mouammar Kadhafi a dit récemment que l'Union Africaine devrait se doter d'une armée de près d'un million d'hommes. Encore un écran de fumée, car, tant que nous n'aurons pas des États forts dignes de ce nom, l'Union Africaine et notre capacité à sécuriser notre continent seront une plaisanterie de mauvais goût.

Chaque Africain peut légitimement se demander à quoi servent les troupes françaises ou onusiennes en Afrique : à sécuriser l'accès aux immenses ressources minières ? Quid alors de l'enrichissement des Africains eux-mêmes ? Défendre l'Occident d'Al Qaïda ? Certains alliés des Occidentaux financent le terrorisme en cachette ! En réalité, nous restons dans le même débat : il est intenable pour la Communauté internationale de continuer à faire en sorte que le continent qui autant de jeunes et de matières premières croule sous une pauvreté inacceptable au XXIe siècle. Aucune armée au monde n'empêchera dans les trente prochaines années les jeunes Africains de tout faire pour avoir une vie meilleure.



Bruno Ben MOUBAMBA (bruno@moubamba.com)


Source: LVDPG - Média Libre pour tous

14:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, France, Gabon | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : côte d'ivoire, gabon, france, bruno ben moubamba, lvdpg média libre pour tous | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 03 septembre 2009

ALI BONGO, PRESIDENT CONTESTE

Des incidents ont éclaté au moins dans deux quartiers de Libreville après l'annonce officielle de 

Lu sur ABIDJAN TRIBUNE. Photo: Des incidents ont éclaté au moins dans deux quartiers de Libreville après l'annonce officielle de l'élection d'Ali Bongo. (AFP)

Incidents et protestations se multiplient ce jeudi notamment à Libreville après l'annonce officielle de la victoire d'Ali Bongo à la présidentielle, avec 41,73% des voix. La France, accusée de cautionner cette élection, pourrait voir ses intérêts visés.

Ali Bongo, fils du défunt président, a été élu avec 41,73% des voix président du Gabon, selon une annonce officielle jeudi contestée par l'opposition, qui a entraîné des incidents à Libreville et Port-Gentil (environ 100 km au sud) où le consulat de France à été incendié. D'autres incidents ont visé des installations industrielles françaises dans cette dernière ville, selon le secrétaire d'Etat français à la Coopération Alain Joyandet, qui a indiqué que 70 à 80 militaires français avaient été «sollicités». Il a «appelé au calme» au Gabon et recommandé aux ressortissants français de «rester chez eux».

«Président de tous les Gabonais»

Ali Bongo, 50 ans, a remporté l'élection à un tour tenue le dimanche 30 août devant André Mba Obame (25,88% des voix), ex-ministre de l'Intérieur, et Pierre Mamboundou (25,22%), candidat indépendant, a déclaré le ministre de l'Intérieur Jean-François Ndongou. Ali Bongo succède à Omar Bongo Odimba, son père mort début juin après 41 ans de pouvoir. Il a promis d'être «le président de tous les Gabonais (...) sans exclusive», peu après l'annonce de son élection, que les deux autres candidats affirmaient avoir remportée depuis plusieurs jours.

Depuis son quartier général de campagne à Libreville, il s'est engagé à respecter ses promesses, disant vouloir «dans la continuité, apporter des changements nécessaires» à ce pays d'environ 1,5 million d'habitants, riche en pétrole mais aux richesses inégalement réparties. Il a promis notamment de favoriser «un développement accru et progressif», d'«assainir les finances publiques» et d'«instaurer un climat de justice».

Les rivaux de Bongo blessés

Mais un conseiller d'André Mba Obame a affirmé qu'il ne reconnaissait pas le résultat, précisant que le candidat était «en sécurité dans un lieu tenu secret». L'autre grand rival, Pierre Mamboundou, est aussi «en lieu sûr», mais a été «blessé à la tête et à l'épaule» lors de la dispersion, selon son entourage. Un autre leader, Paul-Marie Gondjout, du parti UGDD, a affirmé avoir lui aussi été blessé au visage par une balle en caoutchouc.

La publication des résultats par la Commission électorale nationale autonome et permanente était prévue initialement pour mercredi soir. Pendant qu'étaient égrenés les résultats de chaque province de 10H00 à 12H00 locales (9H00-11H00 GMT), des partisans de Pierre Mamboundou ont attaqué la prison de Port-Gentil, deuxième ville du pays. Ils ont libéré les prisonniers avant de se diriger vers le centre-ville où des barricades ont été dressées, et un bâtiment incendié.

Peu après la proclamation, le consulat général de France à Port-Gentil a également été incendié par des opposants. Des soldats français du 6e Bataillon d'infanterie de marine ont pris position dans la soirée devant les bâtiments.

La France dans le collimateur

La France dispose d'une base militaire à Libreville, avec un millier d'hommes. Environ 10.000 ressortissants français sont établis au Gabon.

Alain Joyandet a aussi fait état de manifestations «contre les installations de Total et de Schlumberger, toujours à Port-Gentil, avec a priori deux blessées, une Gabonaise et une Anglaise». D'après Total, groupe pétrolier français, trois de ses stations-service ont été endommagées ou pillées. Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a pour sa part indiqué que les autorités françaises étaient en contact avec les trois principaux candidats. L'un des prétendants déçus, Bruno Ben Moubamba, a accusé la France de «jouer un jeu trouble» et a estimé que les violences, notamment antifrançaises, dans le sillage de l'annonce de la victoire d'Ali Bongo, allaient «s'accentuer».

A Libreville, des incidents se sont produits dans au moins deux quartiers populaires. A Plein-Ciel (nord), des carcasses de voitures étaient visibles sur la voie expresse, qui ceinture la capitale. Des jeunes tenaient des discours hostiles à Ali Bongo et à la France, qu'ils ont accusée d'avoir «imposé» aux Gabonais le fils du président Omar Bongo. Paris avait officiellement souligné ne pas avoir de candidat préféré.

(Source AFP)

23:11 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Gabon | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : gabon, ali bongo, manifestations post-électorales au gabon, incidents à libreville | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 08 juin 2009

OMAR BONGO EST MORT. QUE DE MYSTERE POUR ANNONCER UN DECES!

Annoncé pour mort par France 24, toute la journée d'hier, dimanche 7 juin 2009, et à nouveau pour vivant, ce matin, par le porte-parole du gouvernement gabonais, en démenti formel, et pour (re)mort, cette fois officiellement, le Président gabonais Omar Bongo Ondimba, a finalement quitté le monde des vivants, ce jour lundi 8 juin 2009, à 14h30, à 73 ans, après 41 ans de règne sans partage sur le Gabon. Que de mystère pour un décès!

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Apportant un démenti cinglant à l'annonce du décès du Président Bongo faite par les media français, le gouvernement gabonais avait annoncé qu'il se portait très bien et qu'il s'apprêtait à rentrer au Gabon, précisant même que les autorités gabonaises préparaient son retour imminent au pays (voir article ci-dessous). Que de mensonges, que d'intrigues, que de cachoteries pour un avis de nécrologie! Un homme mort est un homme mort! A quoi bon alors mystifier le monde entier sur le jour, l'heure et le lieu de sa mort?

Au regard de toute cette intrigue, on pourrait en toute objectivité se demander si le Président Omar Bongo est vraiment décédé aujourd'hui, lundi 8 juin 2009, à 14h30, et pas plusieurs jours avant. Des raisons politiques et même politiciennes pourraient être à la base de la confusion la plus complète qui a prévalu toute cette matinée sur les médias internationaux, sur le sujet.

Une colonne de la Françafrique s'en est allée. Le peuple gabonais pourra t-il faire le bon qualitatif attendu par tous les fils de l'Afrique digne et mettre, enfin, le Gabon sur le vrai chemin du développement et de la démocratie, plutot que de sombrer dans la plus primaire des monarchies? C'est l'occasion ou jamais! Mais attendons de voir!

Malgré tout, nous partageons la douleur du peuple gabonais et lui présentons toutes nos condoléances! Que DIEU soutienne, fortifie et console le peuple frère gabonais!

DINDE Fernand AGBO

 

Le gouvernement gabonais dément le décès d'Omar Bongo.

Source REUTERS: (Ce lundi matin, 8 juin 2009)  Le porte-parole du gouvernement gabonais a démenti, ce lundi, le décès du président Omar Bongo, affirmant qu'il s'apprêtait à rentrer au pays après un séjour dans une clinique espagnole.

"J'apporte dès maintenant un démenti formel total", a déclaré Raphaël N'Toutoume sur France Info. "Aux dernières nouvelles ça allait très bien, il devait même quitter la clinique. Nous nous préparons à recevoir le chef de l'Etat. on n'est pas encore fixé sur la date de son retour."

Le site internet du magazine Le Point (www.lepoint.fr) a annoncé dimanche soir le décès du président gabonais, à l'âge de 73 ans, citant une source proche de son entourage.

Le gouvernement français et son avocat ont déclaré ne disposer d'aucune information.

Emmanuel Jarry et Clément Guillou, édité par Yves Clarisse.

 

20:12 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Gabon | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : mort omar bongo, gabon, france 24 | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 21 mai 2009

GABON : LE PRESIDENT OMAR BONGO EST DANS UN ETAT SERIEUX ENTRE LA VIE ET LA MORT

Le président gabonais Omar Bongo Ondimba, 73 ans dont 41 au pouvoir, prend «quelques jours de repos en Espagne» où il «fait un bilan de santé complet», a affirmé jeudi la présidence gabonaise.

Photographe : Abdelhak Senna AFP/Archives :: Le président gabonais Omar Bongo Ondimba, le 18 mars 2009 à Rabat


OMAR BONGO EN «BILAN DE SANTÉ» SUIT DES «SOINS APPROPRIÉS».

Le président gabonais Omar Bongo Ondimba, le 18 mars 2009 à Rabat. Il «suit des soins appropriés» pour «reprendre au plus vite ses activités», est-il ajouté dans un communiqué.

Le président Bongo «qui a subi un choc d'une très forte intensité émotionnelle à la suite du décès prématuré de sa jeune épouse au terme d'une longue maladie, a décidé de prendre quelques jours de repos en Espagne» , selon un communiqué de la présidence gabonaise reçu par l'AFP.

«Le président de la République séjourne actuellement à l'hôpital Quiron de Barcelone, structure médicale de grande renommée internationale pour y faire un bilan de santé et y suivre des soins appropriés afin d'être au mieux de sa forme pour regagner le Gabon et reprendre au plus vite ses activités», est-il ajouté dans ce texte envoyé depuis Barcelone.

Le texte précise que «le président n'a subi aucune intervention chirurgicale» et que le «chef de l'État est naturellement au fait des questions les plus impératives».

«Comme tout être humain, fut-il chef d'État, tout homme peut être affecté temporairement par des épreuves personnelles comme toute personne a droit à de légitimes périodes de repos, ce que le président Omar Bongo Ondimba s'est peu octroyé dans l'exercice de ses fonctions», selon le texte.

«Malgré l'acharnement médiatique, aujourd'hui particulièrement indécent et savamment entretenu pour semer le trouble dans l'esprit du peuple gabonais à des fins déstabilisatrices, la Présidence de la République rappelle que le Gabon est un État de droit doté d'institutions qui assurent la continuité du fonctionnement du pays», souligne le communiqué.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, a confirmé jeudi au cours d'un voyage à Sarajevo que le doyen des chefs d'États africains était soigné en Espagne.

OMAR BONGO EST ATTEINT D'UNE TUMEUR CANCÉREUSE GRAVE DE L'INTESTIN

Il a été hospitalisé il y a une dizaine de jours pour un cancer de l'intestin, a indiqué à Madrid une source bien informée ayant requis l'anonymat.

Le journal catalan La Vanguardia a assuré dans son édition en ligne que M. Bongo souffrait d'une «Grave tumeur», citant M. Moratinos qui aurait indiqué à un de ses journalistes qu'il allait «Très très mal»

Selon la source interrogée par l'AFP, le chef de l'État gabonais aurait subi une hémorragie pendant son transfert par avion en Espagne. Il est accompagné de membres de son entourage, dont sa fille, Pascaline Bongo, directrice de son cabinet.

Sources : AFP et AFRICDOSSIER


NOTE DE LA REDACTION AFRICDOSSIER (NDLR) :

Officiellement, le Président Omar Bongo avait cessé ces activités pour faire le deuil de sa femme, mais votre blog « Africdossier » vous informait d'un éventuel secret qui annonçait une maladie grave, voici la mise en garde de notre rédaction du 09 mai 2009, à propos du secret et de la constitution gabonaise :

Selon le communiqué lu mercredi soir (06 mai 2009) par la Radio-Télévision Gabonaise (Chaîne publique) le gouvernement gabonais informait le peuple que le président Omar Bongo Ondimba avait décidé « la suspension momentanée de ses activités », officiellement pour se reposer et faire le deuil de son épouse Edith Lucie, dont « le décès l'a, profondément marqué ».

Curieusement, le repos du président gabonais, qui s'inscrit dans la tradition gabonaise du veuvage, coïncide avec l'état de santé du président au plus mal, jusqu'à quitter expressément le Gabon pour se rendre d'urgence en Suisse.

Nous rappelons fortement ici, le « Secret » des clans gabonais et congolais et le manque de transparence publique pendant toute la grande épreuve de la maladie de Edith Lucie Bongo (épouse du président gabonais et fille du président congolais), et il revient à chacun de juger, si la suspension momentanée des activités de Mollah Omar Bongo correspond au deuil ou au traitement de sa maladie. L'avenir, encore, proche nous le dira.

Selon la constitution gabonaise, « en cas de vacances de la présidence de la république, pour quelque cause que ce soit, ou d'empêchement définitif de son titulaire constaté ou en cas de décès, le président du Sénat, devient le président intérimaire de la république et doit organiser une élection présidentielle au plus dans les 45 jours.

Mais entendu sur ce point, le porte parole du gouvernent a fait comprendre, que le pouvoir n'était pas vacant, le repos du président gabonais n'empêche au chef de l'état de rester président et de veiller aux affaires courantes. Pas étonnant, de la part d'un régime qui se veut président à vie, même agonisant par une grave maladie.

En attendant, « Africdossier » vous informera de l'évolution de la situation de l'état de maladie du président gabonais et de son repos.

23:06 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Gabon | Lien permanent | Commentaires (28) | Tags : état de santé bongo, maladie omar bongo, gabon, bilan de santé en espagne | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 09 mai 2009

BIENS MAL ACQUIS : LA FRANCE CONFIRME SON SOUTIEN AUX DICTATEURS AFRICAINS ET DEVANT L'HISTOIRE

Au moment où, Tranparency International France, faisait écho d'une décision historique, en France, pour enquêter sur les patrimoines détenus dans ce pays par des dictateurs africains, une certaine euphorie s'était emparée des Africains. Mais, cette euphorie sera de courte durée. En effet, le parquet de Paris vient de décider de faire appel de la décision de la doyenne des juges d'instructions Françoise DESSET, qui avait jugé recevable la plainte.

Photo_Appolinaire+No%C3%ABl+KOULAMA_%5B2%5D.jpgPar Appolinaire Noël KOULAMA (Un certain regard sur les biens mal acquis)


LA VOLONTÉ INDÉNIABLE DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS  D'ETOUFFER CE DOSSIER.


Dans la juridiction française, on trouve 2 types de magistrats : les magistrats de « Siège » qui sont les juges qui instruisent le dossier et les magistrats « Debout », qui sont aussi appelés « Parquet » ou « Ministère public ». Le parquet représente le pouvoir politique ou le pouvoir exécutif.

Lorsque le parquet de paris prend la mesure de faire appel à la décision de la doyenne des juges en France, il conteste donc cette décision. Les magistrats du parquet obéissent aux instructions écrites du garde des sceaux ou le ministère de la justice, en même temps possèdent leurs relatives indépendances de juger à l'égard du gouvernement, pendant les décisions sur les jugements.

Autrement dit, il suffit une instruction écrite du ministre de la justice Rachida Dati ou de son cabinet, stipulant au parquet de « faire appel » et de manière pratique, le parquet exécute, en raison de sa subordination auprès du pouvoir politique.

Le parquet en France s'occupe de l' « action pénale » et peut prendre l'initiative de « poursuite judiciaire » ou de « non-poursuite judiciaire ».C'est dans ce dernier cas du droit, que le parquet s'arroge pour faire appel. Il y a dans tous les cas, des intérêts du gouvernement français de contourner malicieusement, le droit pour étouffer l'affaire des biens mal acquis, car il ne faut pas fâcher « Papa Bongo » le doyen de la Françafrique et le représentant des intérêts français en Afrique.

A l'annonce de l'ordonnance prise par la doyenne des juges d'instruire, le dossier des biens mal acquis en France des dictateurs africains, le ministère de justice a, rapidement, bondit sur le dossier, qui témoigne le niveau élevé de la sensibilité de cette affaire, Et, curieusement, l'information circule dans tout le ministère de justice et qui transmet cette information à la presse pour publication, avant même que les avocats des plaignant ne soient mis au courant de l'ordonnance de la doyenne du juge Françoise Desset.

2 jours plus tard, après la décision de Françoise Desset, c'est le parquet qui fait appel de cette décision devant la chambre d'instruction qui statuera sur la poursuite ou la non-poursuite de ce dossier, ce qui a pour conséquence, la suspension des investigations, en attendant la décision de la chambre des instructions de la Cour d'appel de Paris dans 6 mois.

Pire encore, comme si ce soutien visible du gouvernement français ne suffisait pas pour faire plaisir à « Papa Bongo », le Conseil présidentiel vient de prévenir, en cas de rejet de notre dossier par la Chambre d'instruction, il restera la Cour de cassation de statuer sur cette affaire.

Officiellement, le Parquet a fait appel, estimant que l'affaire est très explosive, le gouvernement français prend la porte dérobée, pour éviter tout commentaire, et toute polémique...

Source : Africdossier.oldiblog.com 

20:04 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gabon, congo-brazzaville, guinée équatoriale, omar bongo, sassou-nguesso, teodoro obiang, françoise desset | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 07 mai 2009

UN JUGE FRANÇAIS OUVRE UNE ENQUÊTE SUR 3 CHEFS D'ETAT AFRICAINS

Un juge d'instruction de Paris a décidé d'ouvrir une information judiciaire pour « recel de détournement de fonds publics » concernant le patrimoine détenu en France par trois présidents africains en exercice (Gabon, Congo-Brazzaville et Guinée équatoriale), a-t-on appris mardi auprès du bureau du procureur.

La doyenne des juges du pôle financier de Paris, Françoise Desset, a rendu cette décision contre l'avis du parquet, qui estimait irrecevables les plaintes déposées.

La juge a accepté la plainte déposée par l'association Transparency International France, mais non celle d'un Gabonais, Grégory Gbwa Mintsa. 

Le procureur de Paris peut faire appel et une décision sera prise dans les cinq jours à venir, a-t-on souligné.

Une bataille judiciaire est engagée en France sur les logements fastueux, les voitures de luxe et les centaines de comptes bancaires de trois présidents africains. 

Ce trésor français, minutieusement inventorié par la police financière parisienne en 2007 dans une enquête sans précédent, est aux mains des chefs de trois Etats producteurs de pétrole - Omar Bongo (Gabon), Denis Sassou-Nguesso (Congo-Brazzaville) et Teodoro Obiang (Guinée équatoriale) - et de leurs parents proches.

L'organisation anticorruption Transparency international demande des poursuites pour « recel de détournement de fonds publics ». Le procureur, qui a déjà classé sans suite deux plaintes depuis 2007, s'est opposé à une information judiciaire le 18 avril 2009. 

Deux Congolais qui voulaient porter plainte ont renoncé en expliquant avoir reçu des menaces. En janvier, Grégory Gbwa Mintsa a été emprisonné durant douze jours dans son pays. 

Me William Bourdon, avocat des plaignants, assure qu'un avocat de Paris se disant mandaté par le Gabon est venu lui proposer d'ouvrir un compte bancaire en Suisse bien garni pour son association, Sherpa, associée à la procédure. 

Les immeubles cossus du trésor africain sont devenus encombrants. Un hôtel particulier acheté près des Champs-Elysées pour 18,8 millions d'euros par l'épouse d'Omar Bongo, fille de Denis Sassou-Nguesso, a fait l'objet en 2007 d'un simulacre de « saisie » publique par des militants anticorruption. 

Les fonds ne peuvent venir, pour les plaignants, des salaires des présidents. Ils soulignent que le procès Elf à Paris en 2003 a démontré que les revenus du pétrole profitaient personnellement aux chefs d'Etats en question. 

Ces derniers nient toute malversation. Mais Omar Bongo n'a pas engagé à ce jour les poursuites en diffamation qu'annonçait son avocat, Me Patrick Maisonneuve. 

Source : REUTERS

15:20 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : gabon, congo-brazaville, guinée équatoriale, omar bongo, sassou-nguesso, teodoro obiang, françoise desset | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 10 janvier 2009

QU'EST-CE QUI SE TRAME EN COTE D'IVOIRE?

ARMEE FRANçAISE 2.jpg

Cet article, publié hier sur le site RDPG.ORG et que je vous propose de lire, est titré: "Qu'est ce qui se trame au Gabon? La France y envoie 300 commandos parachutistes, en renfort". La Côte d'Ivoire y est citée, relativement à un possible positionnement de troupes françaises au Gabon, en vue d'une éventuelle opération, en Eburnie. Au-delà, bien entendu, des interrogations que ce détachement militaire pose au peuple gabonais.
En tout état de cause, la question que je me pose, en tant qu'ivoirien (pour avoir assisté à toutes les postures et impostures de la France, en Côte d'Ivoire, et ayant écho d'âpres préparatifs en cours, visant à profiter de la situation de pourrissement social et politique, dans notre pays, ainsi que du retard important accusé par le processus électoral), est: "Qu'est-ce qui se trame en Côte d'Ivoire? La France envoie indirectement 300 commandos parachutistes en renfort, au Gabon".



Alors qu'un détachement de 300 parachutistes du régiment de l'Ariège dont le colonel Frédéric Blachon, chef de corps du 1er régiment de chasseurs parachutistes, est encore pour deux mois au Tchad, qu'un groupe de commandos parachutistes d'une dizaine d'hommes est quant à lui toujours en Afghanistan, le 1er RCP envoie, par voie aérienne entre le 8 et le 25 janvier, 300 autres militaires au Gabon pour une mission de quatre mois.


Depuis la signature en 1960 des accords de défense entre le Gabon et la France, cette dernière déploie un dispositif d'environ 1000 militaires dans ce pays d'Afrique.

La mission principale de ce détachement est d'assurer la sécurité, en cas de menace, des 12 000 ressortissants français vivant au Gabon.

Forces prépositionnées, les troupes françaises au Gabon constituent également un réservoir pour les opérations menées dans les autres pays d'Afrique comme entre autres le Tchad ou encore la Côte d'Ivoire.

Enfin, les troupes françaises poursuivent, sur un terrain qui n'a rien de commun avec le profil ariégeois, leur entraînement tout particulièrement en coopération avec l'armée gabonaise.

La mission hors métropole: l'aboutissement d'un entraînement long et difficile.

Officiers, sous-officiers et militaires du rang, les 300 parachutistes issus de la 1ère compagnie du capitaine Cyril Mitnik et de la 3ème compagnie du capitaine Stéphan Cognon ont enchaîné exercice sur exercice afin d'être prêts à accomplir leur mission et à représenter à l'étranger les parachutistes français dont ils seront les ambassadeurs, s'il le faut, d'une diplomatie opérationnelle.

Depuis que le régiment est professionnalisé, la plupart de ses militaires a déjà participé à de nombreuses missions hors métropole.

Officier issu de l'école militaire interarmes, le capitaine Mitnik, commandant la compagnie dont la devise est «Du ciel au Combat» n'en est pas à sa première expérience puisqu'il a déjà servi en Côte d'Ivoire, en Bosnie, au Gabon et au Tchad.

Quant au jeune Saint-Cyrien, le capitaine Cognon, commandant la 3ème compagnie, avec pour devise «Je veux, Je peux», outre un stage en Israël, il a connu à deux reprises le théâtre de la Côte d'Ivoire ainsi que celui du Gabon où il a d'ailleurs participé à l'accueil de ressortissants évacués du Tchad.

Comme à chaque départ, le réseau soutien aux familles s'active.

Certes, le régiment de l'Ariège dispose d'une cellule d'aide aux familles qui répond sans délai aux sollicitations de celui ou celle dont le conjoint est en mission extérieure.

«Mais, c'est surtout le réseau épouses, amis, voisins, qui est le plus souvent et spontanément activé» confirme le caporal-chef Xavier Masdeu, lavelanétien d'origine, installé près de Pamiers avec son épouse et ses trois enfants.

«Durant mes missions au Tchad, Guyane, Côte d'Ivoire, Gabon et Afghanistan, ma famille a toujours trouvé un soutien sans faille» ajoute Xavier.

Quant au sergent Gérald Macquart, «chti» il ne se fait aucun souci depuis que sa famille au grand complet a fait le grand voyage Nord-Sud pour s'installer définitivement dans la région de Foix.

Tous vont partir sereins pour vivre une nouvelle mission exaltante durant quatre mois sans interruption dans un cadre opérationnel incomparable.

Source : ariegeNews.com

15:43 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne, France, Gabon | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : commandos parachutistes, gabon, accords de défense | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |