topblog Ivoire blogs

vendredi, 29 mars 2013

LA MINISTRE DE L'EDUCATION NATIONALE KANDIA CAMARA RACKETTE LES FOURNISSEURS

 

côte d'ivoire,kandia camara,gouvernement ouattara,la ministre de l'éducation nationale de côte d'ivoire,kandia camara rackette les fournisseurs,didier kéi



Le ministère de l’Education nationale et de l’enseignement technique est encore au centre d’un nouveau scandale financier. Dans un document dont nous avons obtenu copie, le ministère de l’Education nationale et de l’enseignement technique a, à travers son comité d’organisation de la célébration de la journée mondiale de la femme présidée par Mme Dosso Nimaga Mariam, adressé des « demandes d’appui » à des fournisseurs et autres entrepreneurs pour réussir cette manifestation.

En clair, ces personnes dont les entreprises travaillent régulièrement avec ledit ministère par rapport à des projets, sont contraintes, selon des sources bien introduites, de débourser des sommes d’argent allant de 500.000FCfa à 2.000.000FCfa comme « aide » au comité d’organisation de la journée mondiale de la femme que le ministère entend organiser le samedi 6 avril prochain. Une des personnes sollicitées a révélé qu’elle a été appelée récemment au ministère.

Alors que cette personne croyait à l’obtention d’un contrat pour réaliser des travaux, on lui tend un courrier dans lequel il est écrit ceci : « A l’occasion de la journée mondiale de la femme, le ministère de l’Education nationale et de l’enseignement technique a décidé de célébrer ses femmes. Cette cérémonie de grande mobilisation de toutes les femmes du district d’Abidjan et de celles en provenance des 40 directions régionales et départementales, aura lieu le samedi 6 avril 2013, sous le parrainage de Mme la Grande Chancelière de la République de Côte d’Ivoire. Pour la réussite de cet important événement, le comité d’organisation vous saurait gré de lui apporter une aide financière et ou matérielle. En outre, une belle opportunité vous est offerte de faire connaître davantage votre structure dans nos plaquettes destinées à plusieurs milliers de participants ». Edifiant non?

Ce n’est pas tout. Puisqu’il est demandé à la personne rançonnée de décharger le courrier dans un registre. A sa grande surprise, il est mentionné la somme d’un montant de 500.000F Cfa en face de son nom comme contribution à donner. Au risque visiblement de ne plus se voir attribuer des marchés par le ministère, à en croire nos sources. Cette forme de racket a provoqué une sourde colère des personnes victimes contactées.

Jointe hier matin, une dame membre du comité d’organisation et dont les contacts téléphoniques figurent sur le document compromettant en question a refusé de révéler son identité, et a affirmé ne pas se reconnaître dans ces accusations. « Nous n’avons jamais demandé de l’aide à quelqu’un mais si cette personne veut nous aider, ce sera le bienvenu. Nous voulons une confrontation avec celui qui nous accuse. D’ailleurs, la secrétaire va vous contacter pour que tout soit mis au clair ». Cette dame n’a pas voulu montrer le siège du comité d’organisation. Pire la secrétaire n’a jamais rappelé notre rédaction comme promis. La cérémonie officielle de la journée mondiale de la femme a eu lieu le 21 mars dernier.

Didier Kéi, in le quotidien ivoirien "Notre Voie".

jeudi, 28 mars 2013

GNAMIEN KONAN, TEL UN VOYOU DE BAS QUARTIER, SANS EGARDS POUR LES FONCTIONNAIRES, LES IVOIRIENS ET LA COTE D'IVOIRE

 

 

côte d'ivoire,gouvernement ouattara,gnamien konan tel un voyou de bas quartier,sans egards pour les fonctionnaires,les ivoiriens et la côte d'ivoire,rti1 reçoit gnamien konan,ministre de la fonction publique et de la réforme administrative


Rarement j'aurais entendu un ministre de l'Etat être aussi outrageux, arrogant, suffisant, expéditif, méprisant, dédaigneux, violent et sans égards pour ses agents, pour les Ivoiriens et pour le pays qu'il est censé représenter.

Si vous en avez les tripes et le mental, essayez de regarder ("encaisser" serait le verbe le plus appropié) cette vidéo du mardi 26 mars 2013: RTI1 reçoit Gnamien Konan (Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative de Côte d'Ivoire).

Sur le lien ci-dessous, seule la deuxième partie de l'émission est disponible sur le site de RTI1. Qu'en est-il advenu de la première où il a dit des énormités? Silence et boule de gomme! L'information sélective et réductrice d'une chaîne qui se veut professionnelle? Publiez vos faits et méfaits et que le monde entier découvre la vraie nature de votre régime.

 

Chapeau pour la bêtise! Vive la "nouvelle Côte d'Ivoire!

 

Voir la vidéo de la deuxième partie de l'émission: ICI

samedi, 03 décembre 2011

3 JOURS APRES, LE CARREFOUR DE LA RIVIERA 2 REVIENT A LA VIE


CARREFOUR RIVIERA 2.JPG

Pour pointer à son service à 7h30 mn, comme l'exige dorénavant la direction de son service, Ruth-Francheska s'est levée de bonne heure et même un peu plus tôt que d'habitude car il lui fallait désormais prendre en compte les multiples déviations qu'imposait depuis vendredi dernier, aux automobilistes, la fermeture du grand carrefour de la Riviéra 2. Habitant le quartier de Yopougon, et étant en service à Bingerville, Ruth n'avait nullement envie de se faire remonter les bretelles par le nouveau patron qui lui, était très pointilleux sur les horaires de travail. C'est pourquoi, dans le mini-car où elle avait pris place, la jeune dame n'arrêtait pas de pester contre l'apprenti-chauffeur à chaque fois que celui-ci signalait un arrêt au conducteur. Déjà tendue, elle le fut davantage  lorsqu'après avoir dépassé l'école de police, le véhicule, au lieu de bifurquer sur la bretelle donnant sur les jardins de la Riviéra, s'engagea tout droit dans le sens du grand carrefour de la Riviéra 2. Prise de rage, le souffle faillit lui manquer lorsqu'elle lança à l'endroit du conducteur : « Tu ne sais pas que c'est fermé par là-bàs ? Tu vas nous perdre le temps pour rien ! » La plupart des passagers autour de Francheska abondèrent dans le même sens qu'elle.

Mais très vite la tension retomba lorsque tous s'entendirent dire par l'apprenti que la voie était à nouveau ouverte à la circulation depuis seulement la veille. Subitement, le visage de Ruth s'éclaira pour laisser apparaître son beau sourire et une dentition argentée. Soulagée à l'idée de pointer dans le temps à son boulot, elle eut néanmoins  honte d'elle-même pour s'être emporté tout à l'heure dans le « gbaka ». Elle s'en excusa auprès du conducteur qui en fit de même pour les multiples arrêts observés tout au long du trajet, le tout, dans une ambiance de paix des braves. Se tenant à carreau vis-à-vis de la politique, elle se garda de faire le moindre commentaire sur la réouverture du grand carrefour de la Riviéra 2.

Comme cette jeune dame, ils sont nombreux les abidjanais qui ont eut droit hier matin, à la surprise du chef. Qui aurait pu imaginer qu'après la cérémonie de lancement des travaux de l'échangeur de ce quartier, tenue vendredi dernier en grandes pompes, en présence du premier ministre, l'on assisterait trois jours après à une reculade du gouvernement vu que la mesure de fermeture de cette voie était prévue pour durer une année? En 72 heures, qu'est-ce qui a bien pu infléchir la position gouvernementale ? Bien malin qui pourrait le savoir, surtout  en l'absence de toute déclaration officielle des autorités compétentes sur le sujet. Un vide que la rumeur abidjanaise a vite fait de combler en expliquant la mesure de réouverture par une volonté du gouvernement d'éviter de créer des désagréments aux populations en cette veille de fêtes de fin d'année. Une thèse vite contrariée par d'autres sources qui mettent plutôt en avant le manque de ressources financières pour le démarrage effectif des travaux. Généreuses dans la diffusion de l'information, celles-ci indiquent que la cérémonie de lancement des travaux de l'échangeur de la Riviéra 2 a été faite en prévision de la récente tournée du chef de l'Etat en Belgique et des fonds qu'il ramènerait de son séjour bruxellois. La récolte n'ayant pas été à la hauteur des espérances, le démarrage des travaux a été ainsi reportée à plus tard.

Aussi pour railler le régime sur cet autre mauvais coup, certains sont-ils allés puiser dans le christianisme pour comparer le retour à la vie du carrefour de la 2, trois jours après, à celui de la résurrection du Christ. Une coïncidence renforcée par le fait que la voie en question a été  fermée un vendredi pour être rouverte le dimanche suivant. Et pour mieux marquer le coup, ces petits malins proposent même que l'on désigne désormais  cette place sous l'appellation  du « carrefour de la résurrection ». Assurément, c'est un autre mauvais coup qui vient rallonger la liste déjà bien garnie des promesses gouvernementales sans lendemain. Comme par exemples, les chantiers de la construction du 3ème pont et celui de la rénovation des campus universitaires d'Abidjan qui sont aujourd'hui pratiquement au point mort après un démarrage en fanfare.


Géraldine Diomandé, in le quotidien ivoirien N° 107 du mardi 29 novembre 2011.

 

----------------------------------------------

 

GOUVERNANCE A VUE


Voulez-vous avoir une idée de la pagaille qui règne dans la conduite de l'Etat de Côte d'Ivoire ? Il aurait fallu fréquenter cette semaine le grand carrefour de la Riviera II à Cocody. Le jeudi  24 novembre dernier à minuit, Le gouvernement de Ouattara a fermé cette  grande voie qui relie  Adjamé, Cocody et Bingerville au niveau du grand carrefour de la Riviera II. Imaginez la galère des automobilistes et des usagers qui, le lendemain, étaient obligés de se chercher des passages sur les voies cahoteuses d'Attoban  et de la Riviera Palmeraie pour rallier soit leur lieu de travail, soit leur domicile. Quand on sait la densité de la circulation à cet endroit aux heures de pointe, le désarroi dans les embouteillages monstres est inimaginable. Le gouvernement Ouattara a justifié cela par le fait que les travaux du troisième pont devraient incessamment débuter. « On va faire comment, on n'a pas dit qu'on veut pont ! De toute façon un an de maquis pour s'offrir un pont ce n'est pas cher payé. C'est encore mieux que le bombardement de nos palais !  ».

Grande fut ma surprise, moi qui avais déjà commencé le compte à rebours, de constater à mon réveil ce lundi 28 novembre que le rond-point de la Riviera II était de nouveau ouvert à la circulation. Quelqu'un me dit à côté que c'est la résurrection du carrefour de la II. Oui, parce que bizarrement ce doux calvaire qui berçait nos rêves  de riche de pont a duré 3 jours comme le Christ dans son tombeau. Mais alors que devient le début des travaux du pont ? J'apprends qu'après les fêtes de fin d'année nous allons encore réapprendre à nous passer de ce grand carrefour de la voie Mitterrand. On s'est regardé et quelqu'un s'est interrogé: « Mais Dramane ne savait-il pas que les fêtes arrivaient? ». Un autre a répondu: gouvernance à vue!


Joseph Marat, in le quotidien ivoirien N° 107 du mardi 29 novembre 2011.

 

---------------------------------------------


SILENCE, LE GOUVERNEMENT BRICOLE!


Hier matin, en route pour la rédaction, quelle ne fut ma surprise de voir le conducteur du taxi s'engager sur la voie qui mène au grand carrefour de la Riviéra 2. Je demandai donc à ce dernier s'il n'était pas informé que cette voie était fermée à la circulation depuis le week-end dernier et cela pour une durée d'un an. Il répond que la bretelle en question a été rouverte aux automobilistes depuis la nuit dernière. Volubile, le jeune homme va même plus loin en soutenant que c'est à partir du mois de janvier prochain que la mesure de fermeture sera de rigueur, avec le démarrage effectif des travaux de l'échangeur du 3ème pont.

Et le taximan de conclure en ces termes teintés d'une grande déception : « Ces gens sont des menteurs, de faux types, des incapables. C'est nous qui les avons mis là et nous allons finir par les chasser. » Je n'eus pas le temps de poursuivre la conversation parce qu'arrivé à destination. Mais dans mon for intérieur, je me convainquis davantage que les Ivoiriens ne pouvaient pas attendre grand-chose de nos gouvernants actuels. Ils viennent de nous en donner une fois encore la preuve avec cette fermeture suivie de la réouverture du grand carrefour de la Riviéra 2. Deux décisions majeures prises en l'espace de trois jours et qui dénotent de la précipitation, de la navigation à vue et du manque de vision qui caractérisent très souvent l'action gouvernementale.

En décidant de fermer la voie, le gouvernement n'avait-il pas analysé au préalable, tous les contours de la question ? Ou bien c'est seulement après coup qu'il a réalisé avoir été mal inspiré ? Ça sent le bricolage tout ça. Car gouverner, c'est prévoir.


In le quotidien ivoirien N° 107 du mardi 29 novembre 2011.