topblog Ivoire blogs

jeudi, 17 mai 2012

POUR LA LIBERATION IMMEDIATE DU CITOYEN FRANÇAIS MICHEL GBAGBO

 

 

Pour la libération immédiate du citoyen français... par legrigriinternational

samedi, 14 avril 2012

RESISTANCE A LA RESIDENCE DE COCODY, ARRESTATION DE GBAGBO, SEJOUR AU GOLF: CE QUI N'A JAMAIS ETE DIT

 

RESIDENCE DE GBAGBO EN FEU.jpg

 

Mystères et questionnements. Les derniers jours passés par le président Laurent Gbagbo dans sa Résidence présidentielle de Cocody encerclée par des troupes pro-Ouattara incapables de venir à bout de la résistance de quelques centaines de loyalistes mais surtout par l’armée française dont les bombardements ont fini par incendier quasi-totalement l’édifice, continuent d’alimenter rumeurs, fantasmes et interrogations. Parce que de nombreux acteurs de ces moments terribles sont aujourd’hui embastillés, donc privés de leur droit à la parole et de toute possibilité de raconter.

Mais également parce que ces jours de feu et de sang témoignent de la vraie nature des relations entre la France et ses ex-colonies plus de cinquante ans après les indépendances formelles. A l’occasion de ce triste anniversaire, Le Nouveau Courrier révèle quelques-uns des secrets de cette période peu ordinaire.

 La force mentale et les interrogations de Laurent Gbagbo 

«Tant qu’il était là, nous n’avions pas peur. Jusqu’à ce qu’on vienne le prendre, le président Gbagbo était égal à lui-même. Avec son même sens de l’humour. C’est vrai qu’il était sérieux, mais détendu.

Jusqu’à la fin, il a cherché à comprendre l’acharnement toujours plus grandissant de la France. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a envoyé Alcide Djédjé à l’ambassade de France pour savoir pourquoi la France nous bombarde parce qu’il n’était pas en guerre contre la France», raconte une des personnes qui l’ont accompagné jusqu’au bout.
 
Ces snipers français qui ont commis des homicides en toute connaissance de cause

Bien entendu, Louis Moreno-Ocampo, procureur de la Cour pénale internationale (CPI) et Fatou Bensouda, qui va bientôt le remplacer, n’ouvriront jamais d’enquête sur l’armée d’un des principaux Etats bailleurs de fonds de leur institution. Mais des témoignages concordants attestent de la présence de snipers français dans le périmètre de la Résidence de Cocody, plus particulièrement sur le toit de la Résidence de France, où s’est trouvé par moments l’ambassadeur Jean-Marc Simon. Ce sont ces snipers qui ont tué le colonel-major Hilaire Babri Gohourou, ex-porte parole des FDS à la grande entrée de la Résidence présidentielle, qui donne sur l’ambassade de France. Bloqué par de jeunes militaires accusant les généraux et les hauts gradés qui leur sont proches d’avoir «trahi», Babri, qui se trouve en dehors de toute position de belligérance, reçoit une balle dans la cuisse gauche. Puis une deuxième dans le dos. Il décède de ses blessures à l’infirmerie. A quoi répondaient ces crimes crapuleux de militaires français absolument pas mandatés pour faire directement la guerre, surtout à des personnes ne combattant pas? Bien entendu, tout cela relevait d’une bataille psychologique totale, et avait pour objectif de créer une psychose et empêcher l’afflux toujours plus grandissant de militaires à la Résidence, où un commandement cohérent se réorganisait après le lâchage d’une hiérarchie militaire travaillée au corps pendant des mois, souvent directement par des ambassadeurs accrédités à Abidjan.

côte d'ivoire,11 avril 2011,résidence présidentielle de gbagbo,laurent gbagbo,simone gbagbo,bombardements de l'armée française,luis moreno-ocampo,procureur de la cour pénale internationale cpi,frci,onuci,philippe mangou,mamadou koulibaly,hôtel du golf,michel gbagbo

Simone Gbagbo ne contrôlait pas tout dans le «bunker», loin de là…

Pendant le siège de la Résidence de Cocody et même après, la Première Dame Simone Ehivet Gbagbo a été décrite par certains médias comme une sorte de Messaline mystique et hystérique régnant impitoyablement sur la Résidence et radicalisant un époux sous influence. On peut aujourd’hui dire qu’il s’agissait de fausses informations, maintenant que des ex-pensionnaires de ce que l’on a appelé le «bunker» peuvent parler sous couvert d’anonymat. «C’est vraiment n’importe quoi. Simone était en retrait. Elle passait tout son temps dans la prière. C’est seulement le soir qu’elle rejoignait son époux. C’est le ministre Désiré Tagro qui était vraiment opérationnel. Il faisait le gros du boulot. Quand chacun finissait ce qu’il avait à faire, on rendait compte au chef. Qui décidait seul, sous le regard d’Aboudrahmane Sangaré et non de Simone. C’est clair qu’elle pouvait donner son avis, mais elle ne validait rien. Elle n’avait pas le rôle qu’on lui prête. Les gens racontent n’importe quoi», nous révèle un témoin.
 
La ministre Christine Adjobi confondue avec Simone Gbagbo

Une double ration de coups. Parce que son visage en sang a souvent été pris pour celui de Simone Gbagbo au Golf Hôtel, la ministre Christine Nebout Adjobi a été particulièrement malmenée. Malmenée par ceux qui la reconnaissaient, quasiment déchiquetée par ceux qui la prenaient pour Simone, elle a été battue au point d’être laissée pour morte. Comme Simone, ses cheveux ont été arrachés, ses vêtements ont été enlevés et déchirés. Elle a été poignardée d’un coup de couteau avec lequel ses bourreaux ont sectionné une de ses cuisses. Mais c’est aussi la confusion avec Simone qui l’a sauvée.

C’est parce qu’un FRCI l’a prise pour Simone devant un militaire de la force Licorne que ce dernier a arrêté la voiture qui la menait à Anyama pour être éliminée selon toute évidence. Devant les réticences du soldat pro-Ouattara, le Français a prononcé des mots très clairs, le renvoyant à son statut de supplétif. «Ici, l’autorité, c’est nous», a-t-il dit.
 
Un Casque bleu au moins parmi les tortionnaires du Golf

Les photos et les vidéos diffusées depuis un an ont très clairement établi que les Casques bleus de l’ONUCI, présents de manière massive, ont oublié leur fameuse «responsabilité de protéger» les civils pro-Gbagbo (dont Simone et Michel Gbagbo) contre la furia des FRCI et de leurs auxiliaires civils pro-Ouattara à l’hôtel du Golf. Mais un témoignage troublant nous est parvenu. Un Casque bleu au moins (au profil «asiatique») a prêté main forte aux bourreaux de cette journée atroce du 11 avril. Comment en avoir le cœur net? En ouvrant une Commission d’enquête, ce que l’ONU ne fera pas.
 
L’hypothèse d’une transition avec Mangou ou Koulibaly

Désespérés par l’incapacité des FRCI à prendre le contrôle d’Abidjan malgré l’aide multiforme reçue de la part de l’armée française et de l’ONUCI et inquiets du manque de coopération des Chinois et des Russes au Conseil de sécurité (avant leur assouplissement), certains «réseaux» parisiens au sommet ont évoqué, alors que la Résidence était assiégée, une sortie de crise «par le haut» qui verrait le président Gbagbo abandonner le pouvoir au profit soit de Mamadou Koulibaly, alors dans les bonnes grâces des patriotes, soit de Philippe Mangou. L’hypothèse a été vite abandonnée au profit d’un schéma maximaliste mais l’évolution de la situation en Côte d’Ivoire lui donne du piquant a posteriori.
 
Le dévouement émouvant de la garde rapprochée de Gbagbo

Dans sa prison de La Haye, Laurent Gbagbo se remémore sans doute les trahisons d’un certain nombre de généraux croulant sous les honneurs et les privilèges. Mais il sait aussi l’héroïsme d’un certain nombre de «corps habillés» ivoiriens. Au moment où il devait finalement être pris, son aide de camp, Dua Kouassi Norbert, s’est couché sur lui, pour prendre l’éventuelle balle lui étant destinée.

Tandis que des membres de sa garde rapprochée dont l’adjudant Zokoubi et les lieutenants Kobly Rémi et Guédé Zagahi se sont levés pour dresser un ultime bouclier humain autour de leur chef. Fidèles jusqu’au bout, même face à la mort.
 
 
Philippe Brou


vendredi, 08 juillet 2011

LE MINISTRE HAMED BAKAYOKO PRIS EN FLAGRANT DELIT DE MENSONGE


HAMED BAKAYOKO.JPG

S'il est une chose qui prospère dans le gouvernement d'Alassane Ouattara c'est bien le mensonge et la dernière sortie du ministre Hamed Bakayoko sur les antennes d'Africa 24 vient renchérir cette thèse.

En effet, le ministre Hamed Bakayoko, ministre de l'intérieur était l'invité d'Africa 24 le mardi 24 juin dernier. Appelé à réagir sur les propos des proches du président Laurent Gbagbo qui se plaignent de mauvais traitements et de mauvaises conditions de détention, le ministre Hamed Bakayoko ne s'est pas embarrassé de fioritures pour répondre. Voici en substance ce qu'il a dit, à cet effet :

«Ils sont mal placés pour parler de maltraitance. Quand nous arrivions au pouvoir nous n'avons trouvé personnes vivant dans les geôles de Gbagbo, ce n'était que des ossements. Ils sont logés dans un hôtel quatre étoiles qu'on appelle La Pergola. Allez-y à Abidjan, vous verrez cet hôtel. Ils sont mieux logés que nous quand nous étions à l'Hôtel du Golf».

Voici des propos tout de même surprenants qui appellent bien des réflexions. Beaucoup de choses ont été dites par les membres du gouvernement Ouattara pour incriminer le Président Gbagbo et ses proches, mais ces propos du ministre Hamed Bakayoko sont d'une teneur renversante. Monsieur le ministre nous fait, ici, des révélations que nous tenons à porter à votre connaissance.

La première, c'est que le RDR et ses alliés ont le don de ramener des ossements à la vie, ce que le Fils de Dieu, sans vouloir blasphémer n'a pas fait durant son passage sur la terre, car lui a ressuscité son ami Lazare qui venait de mourir, quelques jours auparavant. Oui, il affirme qu'ils n'ont trouvé que des ossements dans les prisons, alors comment comprendre que des gens soient sortis de prisons et se soient retrouvés dehors avec des armes ?

Cela ne peut relever que du miracle, et ce miracle a été réussi par le ministre Hamed Bakayoko et ses amis du RHDP.

La deuxième révélation, c'est que tous les prisonniers fait par eux sont logés à La Pergola, un hôtel quatre étoiles, c'est donc une vue de l'esprit des Ivoiriens qui affirment qu'Affi N'guessan, Michel Gbagbo et autres sont à Bouna et Katiola. Monsieur le ministre nous rassure à ce sujet, l'hôtel La Nouvelle Pergola s'étend d'Abidjan à Katiola en passant par Bouna.

Un autre exploit réussi par eux; alors il n' y a plus lieu de se faire du mauvais sang pour tous ces détenus pour qui des SOS ont été lancés. Voilà qui est rassurant.

La troisième révélation, c'est qu'ils n'étaient pas allé à l'Hotel du Golf de leur propre chef, mais ils étaient retenus prisonniers dans ce fleuron de l'hôtellerie Ivoirienne dont le luxe est en deçà de celui de La Pergola, puisqu'il affirme que les personnes retenues à La Pergola sont dans des conditions meilleures que celles dans lesquelles eux vivaient à l'Hotel du Golf.

Révélation importante tout de même pour ceux qui avaient encore des doutes sur le fait qu'ils étaient prisonniers au Golf Hôtel. Après le ministre Ahoussou Koffi, voici que le ministre Hamed Bakayoko a décidé de se lancer dans des envolées lyriques pour nous faire voyager dans un décor qui est loin de la réalité.

Non, Monsieur le ministre, vous n'avez pas trouvé des ossements à la MACA, mais plutôt 6.000 prisonniers à qui vous avez offert la liberté et des armes pour certains, et cela, la presse l'a si bien relayé. Non, Monsieur le ministre, il n'y a pas que La Pergola où sont retenus les pro-Gbagbo, il y a aussi Bouna, Katiola et Odienné dans le nord, où certains détenus se meurent.

Non, Monsieur le ministre, les conditions de vie à l'Hôtel du Golf n'ont rien à voir avec celles de l'Hôtel La Pergola. C'est une évidence, parce que vous y aviez une armée pour vous protéger, une radio et une télévision pour faire porter votre voix, vos téléphones mobiles pour appeler vos proches et amis, des droits de visites pour ceux que vous vouliez bien recevoir, le droit d'aller et venir, transportés par l'Onuci.

Tout cela n'existe point pour ces détenus de La Pergola qui y vivent reclus et coupés même de leurs familles, sans aucun moyen de communication avec l'extérieur.

Il est vrai que la volonté d'incriminer Gbagbo et ses proches est grande mais cela ne devrait pas empêcher de rester humain et d'avoir le triomphe modeste.

Que gagnez-vous à vouloir présenter le Président Gbagbo comme un meurtrier, un sanguinaire, alors que vous savez tout au fond de vous que cela n'est pas vrai. Sachons raison garder parce que l'histoire nous juge comme elle juge aujourd'hui Charles Taylor, Jean Pierre M'Bemba et autres. L'histoire a une mémoire qui est aussi constituée du sang des victimes innocentes de Duékoué, plus récemment, mais aussi de celui des autres de Guitorzon, Sakassou, Bouaké, etc.


In woudyti@abidjanici.net


Source: COTE D'IVOIRE, LA LUTTE CONTINUE

samedi, 26 février 2011

COTE D'IVOIRE - LE PANEL DE L'UNION AFRICAINE PROPOSE DE REVENIR AUX ACCORDS JAMAIS RESPECTES DE OUAGADOUGOU

 

CARICATURE OUATTARA. FABIEN HULOT.jpg

Alassane Ouattara, mis K.-O. par Jacob Zuma et le panel de l'UA


28 novembre 2010 au soir. Second tour de la présidentielle ivoirienne. Au regard du taux de participation, de près de 10 points inférieur à celui, remarquable, du premier tour, les plus chevronnés observateurs l'annoncent : Laurent Gbagbo ne peut pas perdre. Avec les plus de 80% de participation du premier tour, Alassane Ouattara pouvait espérer le battre, à condition de bénéficier des reports pleins et entiers des suffrages recueillis par le troisième candidat, l'ancien président Henri Konan Bédié. Avec les à peine 70% annoncés tout à la fois par Youssouf Bakayoko, président de la Commission électorale (soi disant) indépendante (et en fait ouattariste) et par France 24, la messe était dite et ADO cuit... Une large part des partisans de Bédié avaient préféré ne pas aller voter, incapables, contrairement à leur candidat, de se résoudre à élire Ouattara - fut-ce pour battre Gbagbo. C'est là que le putsch médiatico-politique a débuté vraiment... D'un peu partout fusèrent des mails, sms et bientôt même des tweets. Qui tous, au contraire, annonçaient un irréel et irréaliste score de près de 55% en faveur de... Ouattara ! La CEI se mit au boulot. Les (ultra minoritaires) favorables à Gbagbo en son sein dénoncèrent rapidement des fraudes massives, des registres électoraux falsifiés, des signatures absentes ou contrefaites... des bureaux de vote où Gbagbo ne recueillait pas un suffrage, alors même que ses représentants étaient présents, puisque leurs "signatures" apparaissaient... d'autres où le nombre de suffrages exprimés (bêtise, mépris et suffisance des tricheurs) est supérieur à celui des inscrits... bref, une pantalonnade électorale. Réalisée d'autant plus facilement que le Centre et le Nord du pays, sous contrôle rebelle, n'ont jamais été démilitarisés. Bravo l'ONU. Avec ses deux pantins, Ban Ki Moon le controversé et Choi la Muppet. R esponsables du non désarmement des rebelles de Guillaume Soro, financés depuis septembre 2002 par ADO et soutenus quasi officiellement par la France, via le Burkina Faso de Blaise Compaoré.

La CEI, incapable de "consolider sur la base du consensus" des résultats faussés, il fut essayé de proclamer illégalement des résultats bidon, donnant ADO vainqueur. L'image de cette feuille mensongère arrachée des mains d'un escroc électoral fit le tour des médias occidentaux (et donc africains, déplorons leur suivisme confinant à l'aliénation). Image, comme le scrutin, détournée de son sens... Infoutue donc de produire des résultats fiables dans son temps de compétence, la CEI devait techniquement céder la place au Conseil constitutionnel. (Ce qu'elle finira par faire, d'ailleurs, au regard du strict respect des institutions ivoiriennes et des accords de Ouagadougou, qui jamais n'ont mis aucune autorité au-dessus des institutions nationales). Mais sous les pressions conjuguées des ambassadeurs français et américain, Bakayoko fut "extrait" de la CEI. Pour aller annoncer, Choi l'a avoué, les frauduleux résultats à l'ONUCI. Muppet Choi refusa. Il veut bien certifier les conditions de vote calamiteuses, les bourrages d'urnes et les violences. Mais pas assumer l'annonce. On opta pour l'Hôtel du Golf. (Il faut avoir entendu Bakayoko, des semaines plus tard, sur la coopé-loniale RFI, oser prétendre qu'il ignorait que le dit hôtel était le QG de Ouattara !).
La suite, chacun la connaît : le Conseil constitutionnel ivoirien a annulé des votes - comme la CEI l'avait fait avec les suffrages de la diaspora ivoirienne en France. Et proclamé Laurent Gbagbo vainqueur des élections et nouveau président de la république de Côte d'Ivoire. Un Conseil constitutionnel dont aura été mise en doute une légitimité sous la protection de laquelle pourtant et Sarkozy, le 2 décembre, puis Ouattara, le 4, auront tenté de se placer.

Depuis, Ouattara, "reconnu" jusque sur Mars mais incapable de soulever un mouvement populaire, est le pauvre président du peuple, héroïque et spolié de sa victoire par le dictateur Gbagbo, avec ses bras longs et bolloréens, ses mains pleines de doigts patriotes ensanglantés ! L'hollywoodien film était en marche. Sarkozy, bien avant Alliot-Marie, Fillon et le monokineur Boris Boillon, mettait la diplomatie et la politique étrangère française sur le trottoir. Comme Chirac, refusant d'honorer en 2002 des accords de coopération militaire, lorsque la meurtrière rébellion s'élança, sous prétexte de ne pas défendre Gbagbo, déjà.

Les missions de conciliation de l'Union africaine ou les menaces de la Cédéao, toutes, ont fini par achopper sur une réalité : Ouattara a triché... et par conséquent, suite à l'élimination, régulière, logique et morale du tricheur : Laurent Gbagbo a gagné. Comment l'avouer sans se dédire ? Même les médias ne savent pas faire ça. Depuis mi janvier et les premières révélations du forfait, chacun l'a compris, la question est moins de savoir comment déloger le légitime vainqueur Gbagbo, que de réussir à soustraire le perdant grugeur Ouattara. Le moins indignement et le moins violemment possible. Comment épargner ses soutiens et souteneurs notoirement impliqués. De Sarkozy à Soros, avec son avion "prêté" à ADO et les officieux et subventionnés services de Human rights watch, ses communiqués aussi invérifiés qu'invérifiables sur des charniers aussi inexistants que nécessairement gbagbistes. En passant par les lobbyistes d'Avaaz et les spéculateurs de cacao d'Amarajo. Faure Gnassingbé, président togolaid dynastique aussi illégitime qu'Ali Bongo. Et Wade, bientôt centenaire. Le remplaçant, le joker nigerian Goodluck Jonathan. Blaise Compaoré, là depuis 23 ans... Comment retenir le violent Soro, l'éternel rebelle qui a compris lui que Ouattara était rincé. Mais qui doit des comptes à ses hommes, ses chefs rebelles régnant sur le Nord et le Centre depuis 2002 au prix de 10 000 morts (jamais dénoncés par "la communauté internationale" ou les ONG).
Au final, les yeux baissés ou avec soulagement, les deux parties ont accepté de s'en remettre à l'Union africaine. Un panel de présidents africains a été désigné lors du sommet d'Addis Abeba. Sarkozy réussira à y imposer le soldat français Compaoré, pourtant plus que partie prenante et partial. Par trouille de l'influence et du poids de l'Afrique du Sud de Zuma, également sollicitée. Et bien moins mauviette que celle de Thabo Mbeki. Preuves par l'absurde que l'atmosphère a changé : presque plus du tout de sujets sur la Côte d'Ivoire à la télé française... loin de la curée raciste des semaines folles de décembre. Loin de la désormais embarrassante Côte d'Ivoire.

La semaine dernière, le pitre sanguinaire Soro lança sa "révolution tunisienne de Côte" d'Ivoire (ou égyptienne, tant il serait en peine de les distinguer). Elle devait démarrer d'Abidjan à partir du 21 février. Entre amateurisme et décadence. Aussi aveuglé que Ben Ali ou Moubarak. Refusant de voir que même dans une localité comme San Pedro, pourtant dirigée par un ouattariste, plus personne pour "les rebelles" ne se lèvera... Soro se ravise et décide que sa révolution finalement démarrera à Bouaké. "Fief rebelle". Ou ville martyre. Et le 19 plutôt que le 21. Soro "le séquestré", qui, depuis des semaines, butine et lutine les primatures et présidences africaines (au point de se faire éconduire par Zuma qui refusera de le recevoir !). En quête de soutiens à ramener à la Ruche du Golf Hôtel reconnue par l'ONU. Soro arrive le jour dit à Bouaké. Mais tout seul : le public n'est pas venu. Le voilà obligé de transformer le fiasco en une rencontre, sûrement prévue de longue date, avec des chefs coutumiers et religieux...
Le 21 février, toujours dans l'indifférence médiatique, le panel arrive à Abidjan. Enfin, presque. Les jeunes patriotes ivoiriens dévoués au ministre Charles Blé Goudé, en manifestant à l'aéroport contre sa venue, ont réussi à faire renoncer le Mobutu de Thomas Sankara, Blaise Compaoré. Laurent Gbagbo a reçu le panel. S'est expliqué. A présenté les pièces du dossier omises ou occultées par Choi. Alassane Ouattara, ultime chochotterie, a d'abord refusé de rencontrer Zuma. Sous prétexte de l'absence de Compaoré. (Rires). Le reste du panel, le Mauritanien Ould Abdel Aziz, le Tchadien Idriss Déby et le Tanzanien Jakaya Kikwete, a été ferme : avec Zuma ou rien. De cela non plus, la presse occidentale ne se fit pas l'écho. Puis Ouattara a cédé. Au même moment, l'opportune Amnesty International publie elle un communiqué qui dénonce les violations des droits de l'homme des deux camps. Quelle pondération soudaine ! Jusque-là, qui aurait osé admettre que, bien que peu nombreux, les partisans à mains nues de M.Ouattara étaient singulièrement dotés en armes à feu lourdes et légères ?

Zuma prévint qu'il ne voulait pas voir de "rebelles" aux abords du Golf quand il y serait. (Est-ce pour ça que Soro est parti ?). Quelques dizaines de jeunes ouattaristes en retard d'une conspuation l'accueillirent en l'injuriant. Derniers râles. À l'intérieur, c'est lui qui donne le la. Le pauvre Alassane, le regard vidé, décomposé, hagard, débite un texte aussi insignifiant et pleurnicheur que ses rares interventions télé. Au bout de 3 minutes, il commence à mentir, à prétendre qu'il a gagné les élections, que les mini émeutes que certains de ses partisans essaient de faire démarrer, depuis deux jours, en espérant les voir dégénérer assez pour justifier une intervention franco-onusienne, sont en fait des manifestations pacifiques de bienvenue au panel ! Et que c'est le camp Gbagbo qui en a fait des bains de sang... Sauf que Zuma l'arrête. "Stop, stop, stop..." Il vient de se faire insulter par les jeunes ouattaristes, il connaît leur pacifisme. Toujours poli, il se contente d'exhorter Ouattara à entrer dans la discussion et les photographes à sortir.

À l'heure où nous publions ces lignes, le panel ne s'est toujours pas officiellement prononcé, quand aux propositions "contraignantes pour les deux parties" qu'il doit formuler. Ce qui n'empêche pas l'AFP et ses relais depuis hier après midi de spéculer sur un éventuel partage de pouvoir... ou un pouvoir tournant sur deux ans... Ultime manière de minorer et déconsidérer le cinglant désavoeu. Un des conseillers de Laurent Gbagbo (et il vaut bien après tout l'AFP et ses mensonges répétés en qualité de source), Alain Toussaint, a depuis hier soir, après le départ de Jacob Zuma, affiché sur facebook un statut aussi serein que vraisemblable, si l'on en juge la débandade et le black out français : "Jacob Zuma et les Chefs d'Etat du panel de l'UA opposés au partage du pouvoir. Propositions : Laurent Gbagbo demeure à son poste de Président de la République jusqu'à l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle. Préalables : désarmement effectif des rebelles et des milices, révision et nettoyage du fichier électoral, redéploiement de l'Administration sur toute l'étendue du territoire national." C'est à dire, en somme, un retour aux accords de Ouagadougou jamais respectés...

De sources dignes de foi et proches du dossier, en provenance d'Afrique du Sud et de Guinée Équatoriale, dont le président Obiang Nguema dirige actuellement l'Union africaine, on serait bel et bien sur cette ligne-là.


Dessin: Fabien Hulot - Texte: G.P


Source: LE GRI-GRI INTERNATIONAL

mercredi, 05 janvier 2011

HOTEL DU GOLF : PLUS DE 500 PERSONNES AU BORD DU CHAOS SANITAIRE


HOTEL DU GOLF.jpg

Voilà plus d'un mois que le site de l'Hôtel du Golf est envahi par Alassane Ouattara et sa clique. Depuis que l'ex-Président de la Cei a tronqué la vérité sous la pression de la France et de ses alliés pour le déclarer vainqueur de la présidentielle 2010, le président du Rdr a élu domicile au Golf Hôtel. Malheureusement, ce putschiste a entraîné avec lui plus de 500 personnes dans sa bêtise. Civils, rebelles, soldats de l'Onuci et mercenaires se côtoient chaque jour dans ce lieu érigé en Quartier Général du candidat malheureux du Rdr. Si au début, l'ambiance était bon enfant, aujourd'hui, les visages des uns et des autres sont très crispés et anxieux.


Selon des informations dignes de foi en notre possession, les occupants de ce complexe hôtelier vivent dans des conditions exécrables. La vie là-bas est comparable à celle des bidonvilles et autres favelas du Brésil. Les repas quotidiens du jour ne sont plus réguliers. Si au début, chaque personne recevait un pain, ce n'est plus le cas actuellement. La nourriture est une denrée très rare à « la république hôtelière du golf ». C'est désormais, un pain qui est servi à quatre personnes, par jour. Fini les repas copieux des premiers jours. Très souvent, les habitants du royaume de Ouattara ont droit à des plats de riz accompagnés de « sauce claire ».

Ne vous y trompez pas, la sauce n'est pas le plus souvent garnie de condiments, de viande ou poisson, informe notre source. Le mets le plus riche en vitamines, au Golf Hôtel est le « tchèp » (mets sénégalais). Mais, il se prépare très rarement. A côté de cela, il faut également souligner que la gestion de l'eau est devenue méticuleuse au village du roitelet, Alassane Ouattara. Les bains quotidiens ont été réduits à un seul du matin jusqu'au soir. Il est interdit à tout occupant de faire la lessive à tout moment. Pis, les chambres sont devenues exigües. Une chambre est destinée à huit personnes par étage. Quelle misère! Plus de 500 hommes et femmes luttent pour survivre dans un cadre malsain. C'est un climat de suspicion, de grogne et de bagarres qui règne au Golf Hôtel. Sans compter que les maladies telles que le choléra, la fièvre typhoïde, menacent chaque jour les occupants. Ce qui est déplorable, c'est que de nouvelles personnes ne cessent d'arriver au Golf Hôtel.

Quel sera leur sort ? Les mercenaires recrutés par le mentor du Rdr sont gagnés par le désespoir au fil du temps. Eux à qui, il avait été promis à chacun selon sa catégorie, 800.000 Fcfa, 1 million de Fcfa et 1,5 million de Fcfa. Aucun d'eux n'a reçu un seul centime de l'argent promis. La colère enfle dans leurs rangs. Les émissaires de Ouattara leur font croire qu'ils recevront leurs dividendes dans les jours qui suivent. Et toujours rien. L'ambiance est donc implosive à la «république hôtelière du golf». Mensonges, suspicion, grogne, promiscuité, mauvaise hygiène, famine, maladies, sont le lot quotidien des habitants du royaume de Ouattara.

Cet homme a jeté son dévolu sur une attaque militaire contre l'Etat de Côte d'Ivoire. Notre informateur nous apprend que ce sont 345 Maliens et 238 Burkinabè qui ont été recrutés à Bouaké. Ils suivent actuellement une formation dans cette ville sous les ordres d'un milicien spécialisé en armement, nommé Mathurin. Ils doivent être transportés incessamment sur Abidjan par le biais de l'Onuci et de Licorne. Idem pour les 425 mercenaires recrutés à Man et de nombreux Guinéens engagés à Danané. Ces derniers sont en route pour la capitale économique. Il leur a été remis à chacun 50.000 Fcfa, en attendant qu'ils touchent individuellement 1 million, une fois à Abidjan. Ce recrutement de nouveaux combattants, est l'œuvre de Guillaume Soro. Parce qu'il ne compte plus sur ses hommes pour l'accompagner dans cette nouvelle aventure suicidaire. Car en face, ils auront une puissance de feu à nulle pareille de la part des Fanci.


Source: GBAGBO.CI

lundi, 20 décembre 2010

WATTAO AGONISANT: VRAIMENT DOMMAGE POUR CE FRERE EN QUI NOUS AVIONS CRU UN MOMENT



WATTAO AGONISANT.JPG

Wattao agonisant, à l'Hotel du Golf d'Abidjan, après la confrontation musclée des rebelles avec les Forces de Défense et de Sécurité de la République de Côte d'Ivoire, le jeudi 16 décembre 2010. Nous avons de la peine pour ce soldat en rupture de ban qui s'était montré fort sympathique à l'égard de ses frères ivoiriens, au moment où nous pensions encore avec foi, aller dans la bonne direction: celle de la réconciliation nationale.

Que DIEU le garde en vie. Selon sa souveraine volonté. Nous espérons et prions qu'il soit seulement blessé.

 

Le SEIGNEUR ETERNEL protège et bénisse la Côte d'Ivoire!

16:56 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : côte d'ivoire, crise ivoirienne, wattao agonisant, hotel du golf | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |